Samedi 2 décembre à 20h30 : Grande Fête en direct de Youd Teth Kislev à Kfar Habad

Samedi 2 décembre à 20h30 : Grande Fête en direct de Youd Teth Kislev à Kfar Habad

 

La grande réunion publique de Youd Teth Kislev sera retransmise en direct – avec la participation d’émissaires du front, de rabbins influents et de personnalités publiques

La grande réunion publique annuelle de Youd Teth Kislev (19 Kislev) aura lieu ce samedi soir à Kfar Habad et sera retransmise en direct sur le site. Des émissaires du front, des Rabbanim influents et des personnalités publiques y participeront.

Cette réunion aura lieu samedi soir 19 Kislev à 20h30 à Kfar Habad.

Les participants se réuniront pour se renforcer spirituellement et « faire pencher la balance du monde ». Cette année, lors de cette fête de la Délivrance, ils réclameront la délivrance en disant : « Que la joie perce les limites » avec les chanteurs Nemouel Harroch, Mouna Rosenblum et ses fils dans un programme spécial.

Il s’agit d’un événement important dans le calendrier hassidique, qui commémore la libération de Rabbi Shneur Zalman de Liadi, le premier leader de la Hassidout Habad, de prison en 1798.

La retransmission en direct  visera à toucher un public encore plus large et à diffuser le message de joie, de résilience et de délivrance spirituelle de Youd Teth Kislev.

 

Texte et Audio : Vayichla’h à la lumière du Dvar Mal’hout, par le Rav Yaacov Abergel

Texte et Audio : Vayichla’h à la lumière du Dvar Mal’hout, par le Rav Yaacov Abergel

 

 

La qualité de Moché et la qualité du Machia’h :

Le Rabbi écrit que l’une des principales qualités de notre Maître Moché est celle de ‘Machpia’, c’est à dire celui qui ‘influence’ les enfants d’Israël en leur enseignant la Torah. A l’opposé, le Machia’h est définit par le Rabbi comme le ‘Mékabel’ c’est-à-dire celui qui possède la qualité de ‘recevoir’ les plus hauts dévoilements divins. Ainsi, conformément au principe selon lequel ‘L’Eternel ne réside que dans un endroit qui Lui est parfaitement soumis’, Machia’h est celui qui est parfaitement soumis à D.ieu au point d’être le seul capable de recevoir de D.ieu la Torah ‘Hadacha et de l’enseigner aux enfants d’Israël au moment de la Délivrance finale.

Chaque Chalia’h du Rabbi se doit de posséder la qualité de ‘Machpia’ (Moché) et la qualité de ‘Mékabel (Machia’h). A l’exemple du Machia’h dont la qualité essentielle est celle de ‘Mékabel’ le Chalia’h doit faire preuve de la plus grande soumission pour accomplir la mission qui lui a été confiée, et comme la lune qui ne possède pas sa propre lumière et qui ne fait que refléter la lumière du soleil, le Chalia’h suit à la lettre les instructions qu’il a reçu du Rabbi sans en changer le moindre détail. Plus encore, le Chalia’h doit également posséder la qualité de ‘Machpia’ de Moché, c’est-à-dire qu’il doit enseigner la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout avec passion afin de créer un lien profond entre tous ceux qui reçoivent son enseignement et le Rabbi. Le Rabbi insuffle une vitalité nouvelle à tout celui qui s’attache à lui de manière profonde. A commencer par le Chalia’h car le simple fait de recevoir une mission du Rabbi est en soi une source de Bénédictions. Le Rabbi souligne d’ailleurs que la valeur numérique de ‘Chalia’h’ est égale à 348 et si l’on ajoute à ce nombre le chiffre 10 qui correspond aux 10 forces de l’âme, on obtient 358 qui est la valeur numérique de ‘Machia’h’.

A la lumière de ce qu’il vient d’être dit il apparaît que le Chalia’h est celui qui possède la faculté d’unir les opposés. Comme le ‘Mékabel’ il fait preuve de la plus grande soumission en accomplissant fidèlement la volonté de celui qui l’envoie, et en même temps il sait exploiter son propre potentiel et comme le ‘Machpia’ il est capable de donner tout ce qu’il a pour mener à bien sa mission.

Le Rabbi et le ‘Hassid (‘le Soleil et la Lune’- ‘le Machpia et le Mékabel’) :

Le Rabbi délivre un enseignement sur la relation entre le Rabbi et le ‘Hassid au moyen de l’exemple du soleil et de la lune.

Le premier jour du mois (‘Roch-‘Hodèch : la ‘tête du mois’) la lune apparaît sous la forme d’un simple point (à l’exemple de la ‘tête’ : ‘Roch’) de lumière qui naît (naissance : nouveauté : ‘Hidouch : ‘Hodèch) dans le ciel. A partir du jour de Roch-‘Hodèch, ce point lumineux va en grandissant jusqu’au quinzième jour qui est appelé ‘jour de pleine lune’ car la lune atteint en ce jour sa taille maximale.

Durant la première partie du mois de Kislev, c’est à dire du premier au 15, la lune s’éloigne progressivement du soleil, et dans la seconde partie du mois, du 15 au 30, la lune se rapproche du soleil. Le jour du 15 qui est le ‘jour de pleine lune’ la lumière du soleil se reflète sur toute la surface de la lune, puis du 15 jusqu’au 30, cette lumière va en diminuant progressivement jusqu’à disparaître complètement dans le ciel le jour du 30.

Les trois moments de l’entretien privé avec le Rabbi :

• Plus la lune se rapproche du soleil plus sa taille diminue et de la même façon plus le ‘Hassid se rapproche du Rabbi plus sa lumière diminue. ‘La lumière du ‘Hassid diminue’ signifie que le ‘Hassid met sa propre lumière de côté avant de recevoir la lumière du Rabbi. Ainsi, le contenu spirituel de la diminution de la taille de la lune correspond au travail de soumission et d’annulation du ‘Hassid (voir la note 32 du Dvar Ma’lhout sur la Paracha).

• Juste avant le jour de Roch-‘Hodèch la lune a complétement disparu dans le ciel et cela correspond au moment où le ‘Hassid se trouve à l’intérieur du bureau du Rabbi, face au Rabbi. De fait, on ne peut pas être un Machpia et un Mékabel en même temps. Quand il se trouve devant le Rabbi, il n’émane du ‘Hassid aucune lumière car il se trouve alors dans la position du Mékabel, c’est-à-dire dans la position de ‘celui qui reçoit la lumière du Rabbi’ et il ne peut donc pas en même temps dispenser sa propre lumière à l’extérieur.

• Le jour de Roch-‘Hodèch, lorsque la lune renaît dans le ciel sous la forme d’un simple petit point lumineux correspond au moment où le ‘Hassid quitte le bureau du Rabbi, après avoir reçu la lumière du Rabbi. Le ‘Hassid n’est plus alors dans la position du Mékabel mais dans celle du Machpia. Comme la lune qui renaît dans le ciel dès qu’elle s’éloigne du soleil, Le ‘Hassid redevient un Machpia et illumine le monde extérieur de la lumière qu’il a reçue du Rabbi dès qu’il s’éloigne du Rabbi.

 

La similitude entre la Séfira de Mal’hout et la lune :

L’Eternel crée les mondes et tout ce qu’ils contiennent au moyen de Sa Parole. L’Admour Hazaken nous enseigne dans le Livre du Tanya que la dernière Lettre du Nom divin ‘Havayé’ qui est un ‘Hé’, représente le Souffle divin par lequel L’Eternel porte le monde du néant à l’existence. Ce souffle divin correspond dans l’enchaînement des mondes à la Séfira de Mal’hout.

Dans le cinquième discours de son ouvrage intitulé ‘La Source’ (chapitre 2), le Rabbi Rachab rapporte l’enseignement du Livre du Zohar d’après lequel la Lettre ‘Hé’ ‘désire et aspire à monter à sa source car elle répugne à descendre dans les mondes inférieurs pour leur donner vie car ils sont un mélange de bien et de mal’.
Pour comprendre le fait que ‘la Lettre ‘Hé’ désire retourner à sa source’ il est fondamental de savoir que ‘la Parole divine n’est pas comme celle des hommes, car la parole humaine est inerte, alors que les articulations de la parole divine sont douées de volonté et de sagesse’.

A la lumière de cet enseignement nous devons comprendre que ‘de même que la flamme tend naturellement à monter, la parole de D.ieu, Mal’hout : la lettre Hé, source de la Création, aspire toujours à s’élever, à remonter là-Haut’.

Ainsi, la Lettre Hé répugne à descendre dans les mondes inferieurs car Elle craint que la vitalité que l’homme reçoit d’Elle soit employée à mauvais escient. Le fait que dans ce monde matériel la possibilité est donnée à l’homme de choisir entre le bien et le mal est la raison pour laquelle la Lettre Hé aspire davantage retourner à sa source divine plutôt que de prendre le risque de donner de la vitalité à l’autre côté de la Sainteté.

La Lettre Youde exprime la plus totale soumission qui précède les plus hauts dévoilements :

A la lumière de cet enseignement du Zohar, nous comprenons les raisons pour lesquelles la Séfira de Mal’hout est comparée à la lune : tout comme la lune reçoit sa lumière du soleil, Mal’hout reçoit sa lumière des Séfirot (plus élevées qu’Elle) du monde d’Atsilout, et tout comme la lune reflète la lumière qu’elle reçoit du soleil, Mal’hout insuffle aux mondes inférieurs la vitalité dont ils ont besoin, et de même que la taille de la lune diminue dans le ciel plus elle se rapproche du soleil, de même lorsque la lettre Hé s’élève vers sa source divine sa taille diminue au point ‘que l’on ne voit d’Elle qu’un point, qui est le ‘Youde’, ainsi qu’il est écrit (Zohar 3, 191a) :
‘Au moment où Elle (la Lettre ‘Hé’) se trouve dans un état d’amour sublime…La forte pression de cet amour qu’Elle ne peut supporter provoque en Elle une contraction telle qu’on ne voit d’Elle qu’un point, qui est le Youde.’ Ce qui veut dire que le ‘Hé’ devient un ‘Youde’, le ‘Youde’ étant la fusion avec le Divin.

La Lettre ‘Hé’ qui diminue et qui finit par devenir un ‘Youde’ rappelle l’attitude d’un ‘Hassid qui se fait tout petit lorsqu’il se trouve en présence du Rabbi. Cela n’est donc pas sans évoquer l’enseignement de l’Admour Hazaken dans le Livre du Tanya selon lequel ‘L’Eternel ne peut résider que dans un endroit qui Lui est parfaitement soumis’.

La soumission du ‘Hassid est symbolisée par la petitesse de la Lettre ‘Youde’ dont la forme se réduit à un simple point. Le Rabbi a déclaré que la ‘Pchitout’ (la Simplicité de l’homme) est le réceptacle de la Simplicité divine c’est à dire de l’Essence divine qui est aussi appelée aussi ‘Pchitout’. L’Eternel ne fusionne avec le réceptacle qui reçoit Sa lumière que si celui-ci est parfaitement conforme à Sa Volonté. Ainsi, un Juif ne fait qu’Un avec D.ieu que s’il s’annule totalement devant le Saint béni soit-Il. Le Rav Haïm Morde’haï Aïzik ‘Hadakov, chef du secrétariat du Rabbi et son homme de confiance a dit que ‘tout le monde veut suivre les instructions du Rabbi, mais il y a une grande différence entre ceux qui préfèrent que le Rabbi comprenne leur volonté et adapte ses instructions en conséquence, et ceux qui, dès le départ, ne tiennent pas compte de leur volonté personnelle et agissent entièrement selon la volonté du Rabbi. C’est ainsi qu’il faut se comporter’.

L’enseignement du Rav Hadakov met en evidence que le ‘Hassid ne fait qu’Un avec le Rabbi que ‘s’il agit entièrement selon la volonté du Rabbi’ c’est à dire qu’il s’annule totalement devant le Rabbi, qu’il ne tient pas compte de sa propre volonté car son seul désir est celui d’accomplir la volonté du Rabbi.

A l’exemple de Yaacov qui ‘se fit tout petit’ lorsqu’il réalisa tout le bien qu’il reçut de D.ieu, un ‘Hassid doit être un ‘réceptacle vide’ pour recevoir toute la lumière du Rabbi. Le Rabbi Rachab explique à ce sujet qu’être un ‘réceptacle vide’ signifie que lorsque l’on désire apprendre un enseignement du Rabbi on doit tout d’abord et seulement, l’écouter attentivement. C’est-à-dire que l’on doit s’attacher seulement à comprendre ce que le Rabbi nous dit, en faisant abstraction de notre propre compréhension du sujet qu’il nous enseigne. Plus on est vide de nous-mêmes, de notre propre perception, plus on devient capable de recevoir les enseignements du Rabbi tels qu’ils sont véritablement.

Dans l’enchaînement des mondes, la Lumière infinie de D.ieu se révèle tout d’abord dans la Séfira de ‘Ho’hma du monde d’Atsilouth, qui est aussi représentée par un point, lequel n’est autre que la lettre Youde du Nom d’Havayé. Chez l’homme, ‘Ho’hma, qui est la force la plus élevée de l’intellect (du fait qu’elle permet de saisir la Sagesse divine) est également comparée à un point, ainsi qu’il est dit :
‘L’un des aspects de ‘Ho’hma est ‘l’éclair intuitif, la saisie initiale de l’esprit ; bien qu’il soit encore au-dessus de la compréhension effective, car il est sous forme de noyau, généralisé, non appréhendé… ‘ (La Source, 27ème discours, chapitre 2).

L’endroit dans lequel se révèle la Lumière divine est toujours semblable à un point, et ce point représente la force de soumission. Dans le cas du ‘Hassid, plus le ‘Hassid se soumet au Rabbi en faisant le vide en lui-même, en devenant un simple point dont la forme tend vers l’absence de forme, le vide, l’abstraction, plus le ‘Hassid devient un réceptacle capable de tout recevoir. Comme la Séfira de ‘Ho’hmah d’Atsilout est le réceptacle de la Lumière infinie de D.ieu, le ‘Hassid est le réceptacle de la Lumière infinie du Rabbi si et seulement si ‘il met sa propre lumière de côté’ (les forces de son intellect, ses propres sentiments) et crée en lui-même un ‘espace vide’ qui devient le réceptacle de l’Essence de la Torah du Rabbi.

Il en va de même pour les Bénédictions du Rabbi. Le Rabbi Rachab a expliqué que l’on ne doit pas faire intervenir notre intellect lorsque l’on demande une Bénédiction au Rabbi. Nous devons simplement avoir la Emouna que la Bénédiction du Rabbi se réalisera. En agissant de cette façon on n’impose aucune limite au Rabbi. La Emouna ouvre les portes de Bénédictions illimitées. Dévoiler la Emouna en nous-mêmes c’est faire le vide en nous-mêmes et donc devenir le réceptacle de Lumières illimitées.

Résumé :
Comme la lune reçoit sa lumière du soleil, le ‘Hassid reçoit sa lumière du Rabbi. Un ‘Hassid doit posséder la qualité de Machpia de Moché, et la qualité de Mékabel du Machia’h. On ne peut pas être un Machpia et un Mékabel en même temps. Quand il se trouve devant le Rabbi, il n’émane du ‘Hassid aucune lumière car il se trouve alors dans la position du Mékabel, c’est-à-dire dans la position de ‘celui qui reçoit’ la lumière du Rabbi. En revanche, au moment où le ‘Hassid quitte le bureau du Rabbi il devient un Machpia. La lumière du ‘Hassid commence à briller à l’extérieur dès qu’il s’éloigne du Rabbi. Ces enseignements s’accordent à la déclaration suivante : ‘L’Eternel ne peut résider que dans un endroit qui Lui est parfaitement soumis’ (Tanya) car L’Eternel ne fusionne avec le réceptacle qui reçoit Sa lumière que si celui-ci est parfaitement conforme à Sa Volonté. A l’exemple de Yaacov qui ‘se fit tout petit’ lorsqu’il réalisa tout le bien qu’il reçut de D.ieu, un ‘Hassid doit se faire tout petit pour devenir un réceptacle capable de recevoir le dévoilement de la lumière du Rabbi. Exactement comme la Lettre Hé qui lorsqu’elle s’élève vers sa source devient un Youde, un simple point, à l’exemple de la lune qui diminue dans le ciel lorsqu’elle se rapproche du soleil et qui finit, elle aussi, par devenir un simple point lumineux à l’image de la Lettre Youde.
Il est dit que dans les temps futurs ‘la lune retrouvera sa taille originelle’, dès-lors la lune deviendra un luminaire qui possède sa propre lumière. Ce dévoilement des temps messianiques est équivalent au dévoilement de l’Essence de l’âme Juive. L’Essence de l’âme d’un Juif se dévoile quand il se trouve dans les quatre coudées du Rabbi, l’âme du ‘Hassid s’unit alors avec l’âme du Rabbi, fusionne avec l’âme du Rabbi, comme ‘la lune qui retrouve sa taille originelle’.

 

Reportage photos du Voyage Culturel à Rome avec les « Chana Beth » du Séminaire de Beth Rivkah (Yerres, France)

Reportage photos du Voyage Culturel à Rome avec les « Chana Beth » du Séminaire de Beth Rivkah (Yerres, France)

 

Les Chana Beth du Séminaire de Beth Rivkah ont eu l’opportunité de vivre une expérience inoubliable lors de leur voyage à Rome du 23 au 26 novembre 2023.

 

Découverte du Grand Musée juif de Rome:
Sous la conduite d’une guide francophone, les Chana Beth ont exploré les trésors du Grand Musée de Rome.
Un moment chargé d’émotions alors qu’elles se remémoraient le 16 octobre 1943, une journée sombre où 1023 personnes furent déportées de Rome. Seules 15 personnes, dont une seule femme, sont revenues vivantes.

Grande Synagogue de Rome:
Les jeunes filles ont ensuite découvert la splendeur de la Grande Synagogue de Rome, un lieu empreint d’une riche histoire juive.

Magnifique Chabbat à Rome:
Le vendredi soir, la prière d’Arvit s’est déroulée à la synagogue Beth Chmouel. Le repas qui a suivi au Beth Habad a été honoré par la présence du Chaliah Rav Menachem Lazar et de nombreux invités.

Un invité, directeur d’école à Kfar Aza en Israël, a partagé un témoignage émouvant du 7 octobre, évoquant le fait d’être resté confiné dans un abri anti-roquettes pendant plus de 26 heures.
Sa force et sa résilience ont été une source d’inspiration, d’autant plus qu’il était à Rome avec deux enfants, dont le papa a été tragiquement assassiné en Israël.

Le chabbat matin s’est tenu à la synagogue Agudat Ashkenazim, en présence du Chaliah Rav Hazan et de Rav Menachem Lazar.
Le repas chez la famille Arbib fut un moment magique, avec les beaux chants de la liturgie italienne.

M. Riccardo Pacifici, président de la communauté juive de Rome nous a rejoint et a partagé son point de vue lors du repas. Son expérience et ses entrevues télévisées ont apporté une perspective unique sur la situation en Israël.

Enfin le voyage s’est conclu par un farbrenguen hassidisme et chaleureux motzae chabat chez les Chlou’him Rav Ronnie et Sterna Canarutto, que nous remercions chaleureusement.

 

 

 

Vendredi 1er décembre 2023 à 10h30 : Etude du Kovets Vayichla’h – Likouté Si’hot volume 20, 1ère Si’ha,  par le Rav Levi Azimov

Vendredi 1er décembre 2023 à 10h30 : Etude du Kovets Vayichla’h – Likouté Si’hot volume 20, 1ère Si’ha, par le Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Attention : nouveau numéro
Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593#
ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

Rabbi Chimon et le baiser d’Essav
Source : Likouté Si’hot volume 20, première Si’ha sur Vayichla’h

Rachi explique que l’étreinte entre les deux frères était sincère, car Essav fut pris de pitié en voyant Yaakov se prosterner devant lui à plusieurs reprises. Cependant, le baiser est plus ambigu, le mot étant ponctué dans le texte pour en atténuer le sens.
Deux approches sont données :

  1. Le baiser n’était pas sincère, contrairement à l’étreinte.
  2. Le baiser était sincère sur le moment, sous l’effet de la compassion d’Essav, mais ne reflétait pas ses sentiments habituels et durables de haine envers son frère.

Rabbi Chimon Bar Yohaï, qui vivait à une époque de persécutions, estime que la haine d’Essav (Rome) envers Yaakov (Israël) est une « Hala’ha », c’est-à-dire immuable. Mais ponctuellement, grâce à l’influence de Justes habitués aux miracles, cette haine peut s’atténuer et même se transformer temporairement en amour.

L’enseignement est qu’Israël ne peut compter en exil sur l’aide durable des nations, représentées par Essav. Mais les juifs pieux peuvent avoir une influence positive passagère sur leur attitude, jusqu’à la Délivrance finale avec la venue du Machia’h.

 

19 Kislev : Gut Yom Tov! Lechana Tova Belimoud Ha’ hassidout Ouverdarké Ha’ hassidout Tikatevou Vese’ hasemou !

19 Kislev : Gut Yom Tov! Lechana Tova Belimoud Ha’ hassidout Ouverdarké Ha’ hassidout Tikatevou Vese’ hasemou !

Le 19 du mois de Kislev, le Youd Teth Kislev, est le jour anniversaire de la libération de Rabbi Schnéour Zalman de Liady, fondateur de la ‘Hassidout ‘Habad, des prisons tsaristes. Cet évènement, pris dans sa linéarité, semble assez simple. Et pourtant, les ’hassidim lui accordent une signification de toute évidence très profonde.

Les faits : en 1798 Rabbi Schnéour Zalman est, à la suite du Baal Chem Tov et du Maguid de Mézeritch dont il a été le disciple, l’un des grands Maîtres du ‘hassidisme en plein essor. Il se heurte à l’opposition souvent farouche des tenants du judaïsme synagogal d’alors, inquiets de ce mouvement qui embrase les masses juives laissées jusque-là à l’écart. Calomnies et machinations (on osera, par exemple, dénoncer l’envoi de subsides aux ‘hassidim de Terre Sainte, laquelle est sous la domination de l’empire turc, le grand ennemi de la Russie) aboutiront à l’arrestation du Rabbi par la police tsariste. Crime de haute trahison : Rabbi Schnéour Zalman est conduit à Petersbourg dans le sinistre fourgon noir dont la seule vue inspire la terreur. Il est emprisonné dans la terrible forteresse bâtie sur une ile au milieu de la Neva.

A son procès, le Rabbi doit répondre à de nombreuses questions sur les pratiques et la foi juives. On fait traduire en russe le Tanya, l’immense livre sur lequel il a travaillé vingt ans, dont il a pesé chaque mot, chaque lettre, un ouvrage fondamental de la ‘Hassidout.

Le 19 Kislev enfin, cinquante-trois jours après son arrestation, on annonce à Rabbi Schnéour Zalman qu’il a été reconnu innocent des crimes dont on l’accusait. Il est libre. Depuis, le 19 Kislev est une grande fête ‘hassidique : on l’appelle le « Roch Hachana, le Nouvel an, de la ‘Hassidout ». C’est que, pour les ‘hassidim, ce moment dépasse infiniment sa ponctualité historique. Il marque un tournant capital de notre histoire spirituelle telle qu’elle s’inscrit dans ce monde.

Un tribunal, ici-bas, a en effet tranché. Mais quelle était la question vraiment posée ? Le tribunal d’en-bas, le tribunal russe, renvoie à celui d’En-Haut. Et la question réellement débattue, celle qui était posée En-Haut et à la résolution de laquelle était attachée la sentence des magistrats tsaristes était celle-ci : Rabbi Schnéour Zalman, le grand Maître qui avait porté à un tel degré d’achèvement la pensée ‘hassidique, pouvait-il propager son enseignement ?

Quelques siècles auparavant déjà, Rabbi Yts’hak Louria avait annoncé que, dans les dernières générations, il deviendrait nécessaire de dévoiler la sagesse de la Cabbale. La ’Hassidout la porte en elle. Et les ‘hassidim savent aussi que le Baal Chem Tov a interrogé, au cours d’une élévation que nous sommes impuissants à seulement imaginer, le Machia’h, le Messie lui-même :

« Maître, quand viendras-tu ?
– Lorsqu’au dehors seront répandues les sources de ton enseignement ».

Mais pourquoi, peut-on s’interroger, les dernières générations au mérite semble-t-il plus limité que les générations plus anciennes, doivent-elles recevoir pareille révélation ? Parce que, nous dit le Rabbi dans l’un de ses discours, « l’obscurité de l’exil se fait de plus en plus intense. Pour la vaincre, il faut donc avoir recours à une lumière de plus en plus forte. C’est pour cela qu’a été révélée l’âme de la Torah mettant en éveil et révélant les forces les plus profondes de l’âme juive ».

Bien sûr, la dissémination de ces « sources » avait déjà commencé. Les disciples du Baal Chem Tov d’abord, puis ceux du Maguid (qui a quitté ce monde le 19 Kislev de l’année 1772) en avaient reçu le premier surgissement. Il s’exprimait par des commentaires d’une grande concision. Rabbi Schnéour Zalman, cependant, avait voulu aller bien plus loin. Expliquant largement chaque concept, il entendait apporter la dimension la plus profonde de la Torah à la population la plus large, à ce petit peuple à la vie humble et difficile, ignoré des pesants docteurs de la Loi.

Certes, le Tanya peut être l’objet d’une étude méditative toute une vie durant sans même que soit dépassé un niveau encore assez superficiel de son sens. Mais l’important est d’entrer dans ce champ  de sens-là dont la plénitude apparaitra avec l’ultime libération, celle des temps messianiques. Or, chacun, dans le Tanya comme dans toute la ‘Hassidout héritée de Rabbi Schnéour Zalman, peut trouver une entrée à sa mesure. Chacun peut recevoir les vivifiantes sources.

Ainsi, la libération de Rabbi Schnéour Zalman par un tribunal terrestre ne peut que signifier l’acquiescement du Tribunal céleste. Oui, les temps annoncés peuvent maintenant s’accomplir, désormais les sources de la Hassidout peuvent être pleinement libérées, jaillir avec une force encore inconnue et, partout, se répandre.

Alors aussi, c’est l’horizon même du temps qui  apparait et  la fin de l’Histoire qui peut être aperçue. Comment les ‘hassidim pourront-ils jamais danser toute la grandeur, chanter toute la joie d’un tel moment ?

Barou’h Ziegelman

La diffusion des sources de la ‘Hassidout dans le monde, après le 19 Kislev

La diffusion des sources de la ‘Hassidout dans le monde, après le 19 Kislev

Par le Rav Haim Mellul

Un acte contesté

A A’haron Chel Pessa’h 5734-1974, le Rabbi dit :

« L’emprisonnement insuffla une vigueur particulière à l’étude de la ‘Hassidout. Ceci peut être comparé à un acte officiel dont la valeur est contestée. Lorsque, par la suite, celui-ci est certifié par le tribunal, il reçoit une force particulière, car, même s’il a été mis en cause, il est clair, désormais, qu’il ne peut plus l’être, qu’il restera toujours valable, de sorte que sa qualité résulte effectivement de la contestation.

Il en est de même pour le 19 Kislev. Avant l’emprisonnement, la ‘Hassidout était déjà connue. Puis, l’Admour Hazaken fut arrêté. Une accusation fut portée devant le Tribunal céleste et, en conséquence, également ici-bas. Par la suite, la diffusion des sources de la ‘Hassidout put donc être beaucoup plus forte. »

 

Diffusion grâce à l’emprisonnement

Dans le Séfer Ha Si’hot Torat Chalom, page 26, le Rabbi Rachab explique :

« Quand l’Admour Hazaken revint de Pétersburg, la ‘Hassidout reçut une dimension profonde. En effet, on écrase une olive pour que celle-ci donne l’huile. De même, les accusations et l’emprisonnement avaient révélé cette dimension profonde ».

A ce sujet, le Rabbi précise (Séfer Ha Maamarim Meloukat, tome 1, page
416) :

« L’ajout obtenu de cette façon fut sans aucune commune mesure avec ce que l’on possédait au préalable. De ce fait, il est précisé que l’olive écrasé ‘donne l’huile’ et l’on sait que ‘quiconque donne le fait avec largesse’. »

Le Rabbi Rachab dit encore (Séfer Ha Si’hot Torat Chalom, page 112) :

« Je considère que la diffusion des sources a essentiellement commencé après Pétersburg, car c’est là que l’Admour Hazaken vit le Baal Chem Tov. »

Le Rabbi explique (Séfer Itvaadouyot 5745-1984, tome 2, page 845) :

« L’emprisonnement et la libération par les autorités, ici-bas, furent, comme on le sait la conséquence d’événements similaires qui se déroulèrent là-haut.

L’Admour Hazaken fut emprisonné parce que l’on se demandait, là-haut, si l’on pouvait, si l’on avait le droit de diffuser l’enseignement profond de la Torah. Et, le Rabbi fut arrêté, dans ce monde, précisément parce que le Tribunal céleste avait formulé cette interrogation.

Par la suite, le Tribunal céleste prit la décision que l’on avait non seulement le droit, mais aussi le devoir de diffuser ces connaissances, bien plus qu’il fallait en diffuser les sources à l’extérieur, sans se demander si celui qui les recevait était apte à les intégrer ou non.

Grâce aux souffrances de l’exil, aux épreuves que les Juifs avaient surmontées jusqu’à cette époque-là, tous étaient aptes à étudier les sources de la Torah, en plus du Talmud et des écrits des Décisionnaires. »

Le 19 Kislev 5730-1969, le Rabbi dit encore :

« Il fallut avoir recours à un emprisonnement, même si, déjà avant celui-ci, les Juifs faisaient don d’eux mêmes pour étudier la ‘Hassidout. De fait, ils sont coutumiers de tels sacrifices. Ainsi, ils reçurent la Torah grâce à l’abnégation dont ils furent preuve en Egypte et qui leur permit, en outre, de quitter ce pays. Puis, la Torah leur fut donnée avec largesse et, quand ils entrèrent en Erets Israël, ils en pratiquèrent les Mitsvot également avec largesse.

Il en fut de même pour la ‘Hassidout. D.ieu voulut la donner pleinement, avec toute sa profondeur et toute sa largesse, la révéler jusqu’à l’extérieur. Les autorités du pays devaient donc décider la libération de l’Admour Hazaken, reconnaître que les Juifs étaient en droit d’accepter cette conception de la Torah. Un non Juif devait également pouvoir comprendre tout cela. »

Le Séfer Ha Maamarim Meloukat, tome 1, page 396, dit :

« C’est précisément pour cette raison que l’Admour Hazaken fut incarcéré pendant cinquante trois jours, valeur numérique du mot Gan, jardin.

Car c’est bien grâce à cela que, par la suite, il fut possible de diffuser les sources de la ‘Hassidout dans ce monde matériel, qui est le jardin du Saint béni soit-Il. »

Le Chabbat Parchat Vaychla’h 5733-1972, le Rabbi expliqua :

« Il y eut un miracle, le 19 Kislev, parce que la situation, dans un premier temps, était plus basse que la nature. Il fallut donc avoir recours aux voies surnaturelles.

Commentant le verset ‘C’est un moment de détresse pour Yaakov et de lui, il sera sauvé’, le Baal Chem Tov souligne que la détresse elle-même, la situation la plus basse, conduit vers le sommet le plus élevé.

C’est pour cela qu’après la libération, la diffusion des sources prit des proportions nouvelles. Et, cet enseignement permet de répondre à la question de ceux qui se demandent pourquoi, dans la mesure où l’on attend d’eux de diffuser les sources, des obstacles se dressent devant eux, lors de cette diffusion. En effet, le 19 Kislev montre que l’élévation la plus grande est celle qui fait suite à la chute. »

 

Les discours ultérieurs

Le Rabbi Rachab explique, dans le Séfer Ha Si’hot Torat Chalom, page 26 :

« Les ‘Hassidim savaient qu’avant Pétersburg, avant l’emprisonnement et la libération, la ‘Hassidout de l’Admour Hazaken faisait brûler le monde, car elle se limitait à entourer les concepts. Or, par nature, ce qui ne fait qu’entourer brûle. Nul ne pouvait alors entendre son enseignement et rester ce qu’il était au préalable.

Puis, après Pétersburg, tout fut différent. Car, après sa libération, il introduisit la ‘Hassidout dans la dimension intérieure. »

Le Rabbi Rayats donne, à ce sujet, une explication légèrement différente, dans le Likouteï Dibbourim, page 28. Et, le Chabbat Parchat Chemot 5737- 1976, le Rabbi précise :

« Alors, commença la diffusion des sources et c’est pour cela qu’après la libération du 19 Kislev, les discours ‘hassidiques de l’Admour Hazaken purent être intégrés en soi, mieux compris. »

Le Rabbi Rachab dit encore (Séfer Ha Maamarim 5679-1919, additifs) :

« Le Baal Chem Tov vint révéler l’enseignement profond de la Torah, mais il ne fit pas en sorte qu’on la comprenne pleinement et l’on sait que le Maguid de Mézéritch, avant de la commenter, disait toujours : ‘Venez écouter les secrets de la Torah !’.

Le monde n’était pas encore capable de contenir un dévoilement aussi élevé. Le service de D.ieu était, à l’époque, particulièrement haut. Pour autant, l’essence de la Torah n’était pas encore dévoilée. L’expression rationnelle de la ‘Hassidout est l’œuvre de l’Admour Hazaken et, grâce à lui, cette essence devint perceptible. »

 

La source

Le 19 Kislev 5715-1954, le Rabbi expliqua :

« Une source contient de l’eau, mais cette eau vive n’a pas d’existence indépendante. Elle est partie intégrante de la source, jusque dans la moindre goutte qui la constitue.

L’eau fait allusion à la Torah, qui a une partie révélée et une dimension profonde, tout comme on distingue l’eau qui sort de la source et reçoit une existence propre de celle qui reste dans la source et en est une partie.

La partie révélée de la Torah reçut d’emblée une formulation logique, appliquée aux préoccupations de ce monde. Elle fait même état de mensonges et, de ce point de vue, elle a effectivement quitté la source. La dimension profonde de la Torah, par contre, se trouve toujours dans la source, dont elle reste une partie.

C’est pour cela que les sources doivent être diffusées à l’extérieur. Leur eau, proche de son origine, conserve la qualité de la soumission. Elle peut donc, sans crainte, se rendre à l’extérieur. Elle y reste la source elle-même et n’a pas d’autre motivation que de mettre en pratique la Volonté de D.ieu, dans l’espace et dans le temps, d’illuminer par ‘la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière’.

C’est de cette façon que l’on se prépare à la venue du Machia’h, lorsque ‘tous Le serviront d’une seule épaule’. »

 

La diffusion

Le 19 Kislev 5735-1974, le Rabbi dit :

« Un Juif peut se trouver ‘à l’extérieur’. Certes, la Torah plaide sa cause, mais l’on ne peut ne trouver aucun élément permettant de justifier qu’il soit à l’intérieur. Or, la Torah et les Mitsvot doivent pouvoir lui parvenir également. Plus encore, on les lui donnera telles qu’elles se trouvent dans la source, dans l’essence de l’âme.

Comment obtenir un tel résultat ? Grâce à la diffusion, qui doit être menée avec une grande force, de la manière la plus large. »

Le 11 Nissan 5737-1977, le Rabbi poursuivit :

« La diffusion consiste, avant tout, à étudier et à propager avec force. Et, l’on ne peut se contenter d’apporter à l’autre un verre d’eau provenant de la source, ni même un fleuve relié à la source. On ne peut lui offrir la puissance de ce fleuve tout en conservant la source pour soi-même. C’est, à proprement parler, la source qui doit se trouver à l’extérieur.

Bien plus, il ne suffit pas de placer cette source à quatre coudées de soi-même, ou même dans toute la ville, dans tout le pays. Il faut l’envoyer à l’étranger, jusqu’à l’extérieur le plus éloigné. Là, les sources elles-mêmes participeront à cette diffusion. »

Et, le Likouteï Si’hot, tome 30, page 292, précise :

« Il est dit que les sources doivent se diffuser à l’extérieur. Cela veut dire que la voie de la ‘Hassidout ‘Habad est la compréhension et la rationalisation de tous les concepts ‘hassidiques. »

L’effet de la diffusion

Dans le Séfer Ha Maamarim Meloukat, tome 6, page 72, le Rabbi explique :

« Il ne suffit pas de placer l’eau vive à l’extérieur. Les sources elles-mêmes doivent s’y trouver. De la sorte, on peut mettre en évidence la nature profonde de l’extérieur et s’apercevoir qu’il est, en réalité, lui-même une source.

La diffusion des sources à l’extérieur commença le 19 Kislev parce qu’une Lumière céleste transcendant l’enchaînement des mondes, à l’image de l’huile qui ne se confond pas aux autres liquides, se révéla alors. De ce fait, la diffusion put commencer après la libération et la source se plaça en tout endroit, tout comme l’huile imbibe toute chose. »

Et, le Séfer Ha Maamarim Meloukat, tome 1, page 416, dit aussi :

« On peut comprendre l’importance de la révélation qui résulta de l’emprisonnement si l’on sait que l’Admour Hazaken l’accepta de son plein gré. En effet, un Juste est maître de tout événement physique qui lui arrive. Chaque événement de sa vie doit donc recevoir son accord.

L’Admour Hazaken accepta la prison, malgré les souffrances qu’il en conçut, l’impossibilité d’enseigner la ‘Hassidout pendant son incarcération. On peut en déduire l’importance de diffuser les sources à l’extérieur, comme il put le faire après sa libération. Car c’est bien cette diffusion qui justifia l’emprisonnement. »

Dans une lettre (Iguerot Kodech, tome 10, page 304), le Rabbi Rayats ajoute :

« En ce jour, prêtez attention à ce qui est le besoin du moment, la diffusion de l’enseignement de la ‘Hassidout dans tous les cercles de nos frères, les enfants d’Israël.

L’étude de la ‘Hassidout n’est pas le fait d’un groupe. L’obligation en incombe à tous les Juifs, en général et aux érudits de la Torah, en particulier. »

 

La soumission

Le 19 Kislev 5723-1962, le Rabbi dit :

« Chacun s’efforcera de diffuser les sources de la ‘Hassidout auprès des autres.

Pour mener à bien une telle mission, il faut soi même être profondément soumis. C’est seulement dans ce cas que s’accomplissent les termes du verset : ‘Comme le visage se reflète dans l’eau, le cœur de l’homme se reflète dans celui de son prochain’. »

 

L’extérieur de l’homme

Le Séfer Itvaadouyot 5744-1893, tome 2, page 601, rapporte :

« En enseignant la ‘Hassidout, surtout après la libération du 19 Kislev, l’Admour Hazaken introduisit un fait nouveau en permettant que les sources en soient diffusées à l’extérieur.

Ceci est vrai pour l’extérieur, au sens littéral, mais aussi pour l’extérieur de la personne qui étudie la ‘Hassidout. De cette façon, la ‘Hassidout sera clairement comprise, appliquée à l’action concrète. Elle pénétrera toutes les forces de l’âme, de l’intellect à la force d’action. »

 

Unité d’Israël

Le 19 Kislev 5726-1965, le Rabbi expliqua :

« Après sa libération, l’Admour Hazaken s’efforça que tout soit pacifique, que tous les Juifs s’unissent dans un même but, ‘accomplir Ta Volonté d’un cœur entier’, grâce à la lumière et à la vitalité de la dimension profonde de la Torah.

Pour cela, il fallait convaincre d’autres personnes, se rapprocher d’elles, accomplir de plus en plus fortement les termes de la mission confiée par D.ieu, celle de diffuser les sources à l’extérieur, jusqu’à parvenir au sommet de la perfection, la période du Machia’h. »

 

Révélation de la source

Le Chabbat Parchat Vayéchev 5730, 1969, le Rabbi souligna :

« C’est le 19 Kislev que ‘Il a libéré mon âme dans la paix’. Il faut donc diffuser les sources à l’extérieur, en sorte que celles-ci parviennent en tout endroit, car c’est bien la le sens de cette paix, supprimant les différences, réalisant l’union.

Bien plus, c’est en l’occurrence la source qui se révèle et celle-ci ne connaît pas la limite. Elle confère la pureté, par quarante Séa d’eau ou bien avec une seule goutte, de manière totalement identique. Et, cette absence de limite se marque également dans le temps, puisque l’on peut étudier la ‘Hassidout à n’importe quel moment de la semaine.

C’est la raison pour laquelle nos maîtres, en général et mon beau-père, le Rabbi, chef de notre génération, en particulier, demandèrent de diffuser les sources de manière pacifique. Tel fut précisément l’apport du 19 Kislev. »

 

L’enseignement pour le 19 Kislev

Le Séfer Ha Itvaadouyot 5743-1982, tome 1, page 559 dit :

« Chaque année, quand revient le 19 Kislev, on doit éveiller en soi une motivation particulière, intensifier la diffusion des sources à l’extérieur. Bien plus, cet ajout doit être une ‘délivrance’ par rapport à la situation antérieure, à la manière dont ont diffusait ces sources avant le 19 Kislev.

En d’autres termes, la différence entre la diffusion précédant le 19 Kislev est celle qui la suit, chaque année, est comparable au passage de l’emprisonnement à l’état d’homme libre, comme ce fut le cas la première fois. »

Le Séfer Ha Maamarim Meloukat, tome 6, page 56, explique encore :

« La diffusion des sources de la ‘Hassidout consiste à les conduire jusqu’au point le plus extérieur que l’on puisse imaginer, afin que leur profondeur s’y révèle pleinement.

C’est précisément de cette manière que cette diffusion des sources provoquera la venue du roi Machia’h, qui, lui aussi, révélera le stade le plus élevé jusqu’au point le plus bas. »

19 Kislev, Hilloula du Rabbi Dov Ber, le Maguid de Mézéritch, successeur du Baal Chem Tov (1704-1773)

19 Kislev, Hilloula du Rabbi Dov Ber, le Maguid de Mézéritch, successeur du Baal Chem Tov (1704-1773)

par Haim Mellul

Successeur du Baal Chem Tov, Rabbi Dov Ber, qui structura la ‘Hassidout, naquit à Loukatch, vers 5464 (1704), à son père, Rabbi Avraham. Encore enfant, il apparut qu’il possédait des capacités hors du commun et il fut envoyé à Lvov, dans la Yechiva du « Pnei Yochoua ». Là, il accumula de profondes connaissances du Talmud.

Après son mariage, il enseigna la Torah aux enfants d’un village et en profita pour s’isoler, se plongeant dans l’étude de la Kabbalah. Il eut alors une vie de jeûnes et de mortifications, qui affaiblirent sa santé. Il devint ensuite un « Maguid », personnage central dans la vie des communautés à cette époque. Voyageant dans les villes et villages de Podolie et de Wholinie, il conduisait les Juifs à la Techouva par ses commentaires et ses discours publics.

Peu après, Rabbi Dov Ber se rapprocha du Baal Chem Tov qui, d’emblée, se révéla à lui dans toute sa grandeur. Il devint son ‘Hassid et le Baal Chem Tov lui enseigna les secrets de la Kabballa et même le langage des oiseaux et des arbres.

Un an après que la Baal Chem Tov ait quitté ce monde, le Maguid prit la tête des ‘Hassidim et s’installa à Mézéritch. C’est de là qu’il délégua ses émissaires auprès de toutes les communautés d’Europe Orientale, afin de diffuser les idées de la ‘Hassidout. En effet, si le Baal Chem Tov fit de nombreux voyages, le Maguid resta chez lui. Du reste, la ‘Hassidout était d’ores et déjà connue, jusque dans les contrées les plus reculées. Mézéritch devint alors un grand centre, attirant des milliers de Juifs qui, ayant eu connaissance des enseignements délivrés par les émissaires, étaient désireux de rencontrer le maître. Ainsi, le cercle de ceux qui étudiaient la ‘Hassidout s’élargit considérablement et, en 5525 (1765), trois grands centres furent créés, l’un à Loubavitch, dirigé par Rabbi Issakhar Dov, le second à Karlin, dirigé par Rabbi Aharon et le troisième à Horodok, dirigé par Rabbi Mena’hem Mendel de Vitebsk.

Les trois livres présentant l’enseignement du Maguid furent rédigés par ses disciples, « Maguid Devarav LeYaakov » par Rabbi Chlomo de Loutsk, « Or Hatorah » par Rabbi Ichaya de Donivitch et « Or HaÉmet » par Rabbi Lévi Its’hak de Berditchev.

Le Maguid de Mézéritch aimait tout particulièrement Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi, son disciple. C’est à lui qu’il confia la mission de rédiger un Choul’hane Aroukh. Il le rapprocha également de son fils, Rabbi Avraham HaMalakh (« l’Ange »). Ainsi, jour après jour, pendant de nombreuses années, Rabbi Chnéour Zalman enseignait la Guemara à Rabbi Avraham pendant trois heures, puis, pendant trois autres heures, Rabbi Avraham enseignait la ‘Hassidout à Rabbi Chnéour Zalman.

C’est à l’époque du Maguid, à partir de 5530 (1770), que les Mitnagdim, opposants à la ‘Hassidout, se renforcèrent. Le Maguid, à plusieurs reprises, confia à Rabbi Chnéour Zalman des missions secrètes, qui le conduisirent dans les bastions de l’opposition. En 5532 (1772), le Maguid organisa lui-même une confrontation publique entre ‘Hassidim et Mitnagdim. Les idées de la ‘Hassidout furent défendues par Rabbi Chnéour Zalman et par Rabbi Avraham de Kalisk.

A la veille de Roch Hachana 5533 (1773), le Maguid écrivit son testament, indiquant ce que devait être, après son décès, le comportement des ‘Hassidim en général et de son fils, Rabbi Avraham, en particulier. Il écrivit que « l’avis de mon élève, Rabbi Zalman, auteur du Choul’hane Aroukh, peut être considéré comme une petite prophétie. Il faudra, en tout point, se conférer à son opinion, car, même s’il avait vécu à l’époque du Baal Chem Tov, sa personnalité aurait été tout à fait remarquable. »

Peu après, le 19 Kislev 5533 (1773), le Maguid quitta ce monde, à Anipoli.

Les disciples de Maguid se réunirent par la suite. Il fut décidé que quelques uns d’entre eux, conduits par Rabbi Mena’hem Mendel de Horodok, se rendraient en Erets Israël. Rabbi Chnéour Zalman accompagna Rabbi Mena’hem Mendel jusqu’à Mogilev, au bord du fleuve Dniester. Il fut alors chargé de diriger les ‘Hassidim de Lituanie et d’organiser la défense de la ‘Hassidout contre les attaques des Mitnagdim.

Extrait de « Habad Loubavitch: Repères et Définitions », ed. Beth Loubavitch.