Couverture : Le Rav Yaacov Mazouz, Chaliah pour les francophones, avec Nissan Asher au Kikar de Netanya
Nissan Asher, un résident de Netanya dont la belle-fille Doron Asher et ses deux petites-filles Raz et Aviv ont été enlevées à Gaza par le Hamas lors de l’attaque de Simhat Torah contre les localités du sud, est venu semaine après semaine le vendredi au stand de Tefilines à Netanya géré par les émissaires francophones – le Rav Yaakov Mazouz et le Rav Mendy Laloum.
Nissan Asher venait mettre les Tefilines au stand Habad tenu par le Rav Mendy Laloum et priait le Saint béni soit-Il de faire un miracle – qu’elles soient libérées de leur captivité et retrouvent leur famille.
Et en effet, cette semaine il a eu le mérite de les voir à la télévision, en direct sortir de captivité et revenir sur le sol de la terre d’Israël, dans le cadre de l’accord d’échange de prisonniers entre Israël et le Hamas, qui a libéré des enfants, des femmes et des personnes âgées.
« Je lui ai dit qu’il devrait danser car bientôt il reverrait ses petites-filles et sa belle-fille », a partagé le Rav Mazouz. « Il a prié pour qu’elles reviennent saines et sauves et grâce à D.ieu elles sont revenues en bonne santé ».
Le Rav Mendy Laloum et Nissan Asher au stand de Tefilines
Le fils de Nissan Ashe, Yoni, dont l’épouse et les filles faisaient partie des otages libérés vendredi, a raconté sa rencontre avec sa famille : « Ma famille – Doron, Raz et Aviv sont revenues à la maison depuis leur captivité. Je suis déterminé à permettre le rétablissement de ma famille après le traumatisme et le terrible deuil que nous avons subis, pour l’avenir des filles et de Doron. Un immense merci et reconnaissance à nos soldats qui risquent leur vie. Merci au merveilleux peuple d’Israël pour son soutien ».
Selon le rapport, Yoni Asher était l’un des premiers Israéliens à s’adresser aux médias le 7 octobre, alors que le chaos régnait dans le sud, et à rapporter que sa famille – Doron et ses filles Aviv et Raz – avait été enlevée dans la bande de Gaza. Ce Chabbat-là, les trois rendaient visite dans le kibboutz Nir Oz, où Doron a grandi, à sa mère.
Yoni a reçu la dernière photo de Doron et des filles peu après 9 heures ce Chabbat-là, lorsque Doron a photographié les filles jouant dans l’abri. Une heure plus tard, Doron, comptable de profession, a appelé et a signalé à son mari en chuchotant qu’il y avait des terroristes dans la maison. Après un certain temps sans avoir de ses nouvelles et en n’obtenant pas de réponse en rappelant, Yoni a localisé à 11h30 le téléphone de Doron et a découvert qu’il se trouvait à Khan Younès. Plus tard, il a trouvé sur Telegram une vidéo montrant les terroristes faisant monter Doron et les filles dans une charrette, couvrant les cheveux de Doron – et les emmenant dans la bande de Gaza.
« Béni soit Celui qui libère les prisonniers », ont déclaré les émissaires de Netanya, émus pour le grand-père qui fréquente le stand tous les vendredis.
Yoni Asher avec son épouse Doron et ses filles Raz, 4 ans, et Aviv, 2 ans
Les membres des familles d’otages de nationalité russe sont arrivés à Moscou dans le but d’agir par tous les moyens pour obtenir la libération de leurs proches. Ils ont entamé leur visite par une réunion avec le Grand Rav de Russie, le Rav Berel Lazar.
Au début, les représentants des familles de quatre des captifs étaient arrivés en Russie, mais après la libération de l’otage Roni Krivoy, sa famille est immédiatement retournée en Israël.
Lors de la réunion avec le Rav Berel Lazar, les familles ont exprimé leur immense douleur face à l’absence d’informations officielles sur le sort de leurs proches et ont partagé certaines mises à jour qu’ils avaient reçues par divers moyens.
Les membres de la famille Lizarovitch ont entendu avec beaucoup d’émotion de la bouche du Rav Lazar le fait qu’il connaissait la famille de leur sœur captive, lorsqu’il avait visité la synagogue de l’organisation juive mondiale Loubavitch à Rostov, où elle se rend tous les Chabbat et jours de fête, et où maintenant la grand-mère est détenue captive avec sa fille et son petit-fils par les meurtriers du Hamas.
Les participants ont entendu de nombreuses paroles de réconfort et de foi, en plus d’importantes mises à jour dont une grande partie ne peut être publiée pour le moment – sur les nombreux efforts en collaboration avec l’activité de la communauté juive pour les familles de leurs proches captifs.
L’ambassadeur d’Israël en Russie, Alexander Ben Zvi, et le consul Eti Benjamin, ont également participé à la réunion. Il convient de noter que lors de leur visite de quatre jours en Russie, les familles devraient rencontrer de hauts responsables du gouvernement russe, sensibiliser à la situation critique de leurs enfants et agir par tous les moyens possibles pour obtenir leur libération le plus tôt possible.
Lors de l’événement central et majeur en l’honneur de la fête de la Délivrance de Youd Teth Kislev qui devrait avoir lieu dimanche prochain, un représentant des familles prononcera une prière spéciale pour le sauvetage de tous les captifs et pour tous nos frères, les enfants d’Israël, dans notre terre sacrée.
Face à la montée de l’antisémitisme dans les universités et collèges à travers les États-Unis, un groupe d’étudiants juifs de l’Université d’État de l’Arizona a décidé de lancer un défi de pose collective de Téfilines qu’ils ont appelé (Téfilines Ensemble).
Le défi est devenu une campagne juive pour relever la fierté juive en diaspora. Il a commencé dans la première université et s’est propagé à plus de 30 collèges et universités en Amérique du Nord.
Le défi, qui est arrivé grâce à l’activité enthousiaste de Chabad sur les campus avec les jeunes juifs, leur a permis de canaliser la fierté et la joie juives des rencontres hebdomadaires.
Dans le défi – un groupe d’étudiants juifs se prennent en photo au centre du campus avec des Téfilines sur la tête et le bras et ensemble ils crient « Shema Israël » en signe de soutien à leurs frères en terre d’Israël, et pour montrer au monde entier – qu’il arrive ce qui pourra, ils seront toujours des juifs fiers.
C’est une démonstration inspirante de solidarité et d’identité juives de la part de ces étudiants, qui utilisent une pratique juive traditionnelle pour exprimer leur attachement à Israël et au peuple juif. Le défi des Téfilines se répand rapidement et donne de l’espoir quant à l’avenir de l’identité juive chez les jeunes, même dans un climat parfois hostile aux campus.
Dans le cadre du 30è anniversaire du jour de la Hiloula du Rabbi le 3 Tammouz, a eu lieu la 19e mission de solidarité annuelle de Beth Habad 77 pour nos soldats de Tsahal – précisément maintenant, en pleine période de guerre -, bien que cela aurait dû initialement se dérouler en février 2024. C’est ainsi, que nous avons visité quatre bases militaires dans le sud, tout près de la bande de Gaza.
Particulièrement dans les bases qui, il y a seulement un mois, ont eu lieu les massacres des terroristes du Hamas que D. Efface leurs noms, nous sommes venus encourager, renforcer le moral avec la joie et des danses, servi des grandes grillades pour 500 soldats, distribuer 30 paires de Téfilines à ceux qui n’en avaient pas et qui ont pris sur eux de les mettre (dont certains ne l’on pas fait depuis la bar mitzva!), et distribuer des livres de ‘Hitat et des Tsitsit.
Nous avons même pu vivre en direct plusieurs « alerte rouge » suite aux tirs de roquettes et d’obus et les interceptions de Tzahal, et couru avec nos chers soldats vers les abris. Nous avons également eu l’occasion de parler avec des observateurs de l’unité du renseignement militaire qui étaient sur place lors du massacre du 7.10 et ont raconté comment, par grand miracle, toutes les personnes présentes de leurs unité ont survécu.
Ensemble, nous avons récité des Psaumes, Shema Israël, et une prière pour le succès de tous les soldats, la guérison de tous les blessés, et le retour de tous les otages. Nous avons exprimé notre souhait commun de remporter la victoire avec l’aide de D.ieu, combinant les efforts spirituels (symbolisés par les Téfilines et ‘Hitat que nous avons distribués) et les efforts matériels, le tout dans la joie et la confiance en D.ieu.
Nous avons rappelé les enseignements du Rabbi de Loubavitch sur l’importance de la joie, le miracle de Hanouccah, et comment ces concepts se manifestent concrètement dans l’observation des Mitsvot par le peuple juif, particulièrement les tefilin et les tzitzit, contribuant ainsi à diffuser la lumière divine dans le monde.
Un grand merci à tous ce qui nous ont courageusement accompagnés: Jordan, Julie, Laurie et Déborah. Que nous méritions toujours d’apporter la joie et bénédictions abondantes à tous nos soldats !
Pour participer financièrement à cette gigantesque mission solidarité cliquez ici:
Javier Milei, une personnalité colorée qui a parlé du Rebbe à la télévision et a rendu visite au Ohel, a été élu président de l’Argentine dimanche. Milei, un économiste de 52 ans qui dirige le parti La Libertad Avanza âgé de deux ans, a recueilli plus de 55% des voix au niveau national, battant Sergio Massa, le ministre de l’économie du gouvernement de gauche actuel.
Principalement connu pour sa campagne antisystème tapageuse comparée à celle de l’ancien président américain Donald Trump – le tout sur fond de l’un des taux d’inflation les plus élevés au monde – Milei a également de forts liens avec le judaïsme.
L’économiste et ancien commentateur télévisé et radiophonique entretient des liens étroits avec le principal émissaire en Argentine, le rabbin Tzvi Grunblatt. Selon des informations de presse argentines, le Rav Grunblatt a aidé à établir des connexions entre Milei et d’importants hommes d’affaires. Milei étudie aussi régulièrement avec un autre rabbin.
Dans ses apparitions publiques, Milei cite souvent des passages de la Torah. Il est même apparu à la télévision pour parler du Rebbe. En juillet dernier, Milei a fait un voyage de 11 heures à New York pour visiter le Ohel du Rebbe à Queens.
Après cette surprise électorale, le Rav Mendy Kotlarsky a publié des photos de la visite sur Facebook et a souhaité au président élu plein succès, en espérant l’accueillir à nouveau prochainement pour une visite significative au Rebbe.
Milei est également un fervent défenseur d’Israël et a promis de transférer l’ambassade argentine de Tel Aviv à Jérusalem. Il a même exprimé son désir de se convertir au judaïsme après sa carrière politique.
Dans une de ses premières interviews depuis sa victoire écrasante, Milei a déclaré que son premier voyage en tant que président serait aux États-Unis, au Ohel, puis en Israël.
Depuis plus d’une décennie, les événements « Tzama » au Centre des Congrès de Jérusalem attirent des milliers de juifs de toutes origines et de tous horizons. Des rassemblements, des cours, des spectacles, des examens et une foire du livre y sont organisés. Cette année, ces événements se dérouleront dans un format différent à cause de la guerre dans le pays.
Chez Tzama, on a compris dès les premiers stades de la guerre que les événements de cette année seraient différents compte tenu des circonstances complexes et douloureuses.
L’équipe a décidé d’organiser un événement sous la forme d’un rassemblement d’unité, de Torah, de prière et de charité, à travers les mélodies sacrées capables de percer les cieux.
Ces mélodies seront menées par Avraham Fried et Yonatan Razel. L’événement comprendra également des paroles de renforcement et de foi et un appel à chacun à se fortifier dans la Torah et à embellir les mitzvot avec la vitalité intérieure de la Hassidout.
Comme chaque année, les événements se tiendront au Centre des Congrès de Jérusalem, financés par le département de la culture toranique de la mairie de Jérusalem, à l’initiative du maire, Moshe Leon.
Une journée pour les femmes aura lieu le mercredi 29 novembre, et une journée pour les hommes le jeudi 30 novembre.
Tout au long de la journée, cinq événements identiques se succéderont, du matin jusqu’au milieu de la nuit. L’immense foire traditionnelle aux livres hassidiques aura également lieu, où de nombreux nouveaux livres de Hassidout seront présentés. Dans la nuit de jeudi à vendredi, au sortir de Chabbat et le dimanche, des rassemblements de renforcement auront lieu sous la direction d’influenceurs connus.
Rav Moshe Shilat : « Nous avons longuement hésité sur l’opportunité de tenir le rassemblement du 19 Kislev ‘Tzama’ cette année et dans quel format. Quand nous avons vu les paroles du Rabbi après la guerre du Kippour disant qu’il faut organiser les festivités du 19 Kislev et que la joie adoucira les jugements, nous avons bien sûr décidé de maintenir Tzama, mais dans un concept différent de d’habitude, ce qui renforcera et intensifiera avec l’aide de D’ esprit. »
« Au mois de Kislev, mois de la délivrance et de la lumière, nous demanderons d’accomplir des miracles, nous prierons ensemble pour le retour des captifs et des disparus, pour la guérison de tous les blessés et pour l’élévation de l’âme des soldats tombés au combat qui ont sacrifié leur vie dans cette guerre. »
Les événements traditionnels Tzama pour les garçons et les filles n’auront pas lieu au Centre des Congrès cette année, mais dans un format différent au sein des établissements d’enseignement à travers le pays, et des dizaines de milliers d’étudiants y participeront.
Le 14 et le 19 Kislev approchent à grands pas. Le 14 Kislev marque le 95eme anniversaire du mariage du Rabbi et de la Rebbetzin et le 19 Kislev, le Roch Hachana de la Hassidout. À l’occasion de ces événements, une grande soirée sera organisée par le Rav Moshé Vishedski au Beth Haya Mouchka, Au programme : Cours sur le Maamar du Rabbi « Marguela Bépoumé Dérava 5740 ».
Le Rav Moshé Vishedski donnera un cours sur le Maamar du Rabbi relatif à cette date importante. Une excellente opportunité d’approfondir les enseignements hassidiques liés à ces évènements.
Ce cours se tiendra le Motsaeï Chabbat Parachat Vayetsé, le 12 Kislev (25 novembre) à 20h45 à Beth Haya Mouchka. Une collation sera offerte sur place.
Que ce soit par l’étude ou la célébration, saisissons l’occasion de nous préparer spirituellement à ces dates charnières dans l’histoire de la Hassidout. Participons à ces activités pour enrichir notre connexion à cette période sacrée.
Faire de nous-mêmes et de ce monde matériel une demeure pour l’Essence divine :
Il est rapporté dans le Midrache que ‘D.ieu désire que l’homme fasse de ce monde inférieur une demeure pour Lui’. D’après l’enseignement de la ‘Hassidout sur la signification de ce Midrache ‘faire de ce monde une Demeure pour D.ieu’ signifie que la mission qui a été donnée à l’homme consiste à agir dans le monde afin que celui-ci devienne l’endroit du dévoilement de l’Essence divine. C’est la raison pour laquelle le terme de ‘demeure’ est employé ici, car l’Essence d’un homme se dévoile précisément dans l’endroit où il vit, où il demeure, et quand L’Eternel dévoilera Son Essence dans ce monde, il aura alors le mérite d’être appelé ‘la Demeure de D.ieu’ (voir Tanhouma, Nasso, 16. Be’houkotaï, 3. Béréchit Raba, fin du chapitre 3. Bamidbar Raba, chapitre 13. Tanya, début du Chapitre 36).
Préparer ce monde matériel au dévoilement du Machia’h consiste à raffiner ce monde matériel en accomplissant les Commandements divins (dont la majorité est accomplie au moyen de la matière) afin qu’il devienne le réceptacle de l’Essence divine. De la même façon nous devons faire de nous-mêmes une demeure pour D.ieu en purifiant notre corps et notre âme animale afin qu’ils deviennent des réceptacles capables de recevoir le dévoilement de l’Essence de la Torah par l’intermédiaire du Machia’h lors de la Délivrance finale.
Shimon ha-Tsaddik déclare dans le Pirkeï Avoth (1, 2) que ‘le monde repose sur trois choses : l’étude de la Torah, la prière (qui remplace les Sacrifices) et les actes de bienfaisance’, et il est écrit par ailleurs que ‘l’homme est un petit monde’. Dans la Si’ha du 20 Tamouz 5740, le Rabbi unit ces deux citations et nous enseigne que ‘l’homme qui est un petit monde ne subsiste que s’il s’oblige à servir D.ieu au moyen de son étude de la Torah de sa prière et de ses actes de bonté’. A la lumière de cet enseignement, nous comprenons que ‘le petit monde’ qu’est l’homme doit lui aussi devenir une demeure pour D.ieu et c’est à cela que se rapporte la Parole de D.ieu du verset de la Paracha Terouma : ‘Faites-Moi un sanctuaire et Je résiderais parmi vous’.
La perfection des jours de la Vie de l’Admour Haemtsaeï :
Il est écrit dans le premier Livre des Rois (8, 27) que ‘les cieux, et les cieux des cieux ne peuvent Te contenir’. De fait, c’est précisément ce monde inferieur, dans le Beït-Ha-Mikdache, dans le cœur et dans l’âme des enfants d’Israël que L’Eternel a choisi de résider. Non pas seulement dans le côté droit du cœur qui est le siège de l’âme divine mais également dans le côté gauche du cœur où réside l’âme animale. Aussi, le Livre du Tanya nous enseigne l’importance de soumettre tous les membres du corps, sans exception aucune, à la Volonté du Saint béni soit-Il.
Dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha Vayetsé le Rabbi approfondit le sujet de notre mission qui consiste à ‘faire de nous-mêmes et de ce monde une Demeure pour D.ieu’ en prenant l’Admour Haemtsaeï pour exemple. Au sujet de la déclaration de L’Eternel (Michpatim, 23, 26) : ‘le nombre de tes jours Je remplirai’, le Rabbi explique que ‘L’Eternel remplit les jours de la Vie d’un Tsaddik de façon à ce que le nombre de ses années soit un chiffre rond’. Ce fut le cas de l’Admour Haemtsaeï qui naquit le 9 Kislev en l’an 5534 (1773) et qui quitta ce monde 54 ans plus tard, jour pour jour, le 9 Kislev en l’an 1827 (5588). Ce fut aussi le cas de Moché Rabbénou qui naquit le 7 Adar et qui quitta ce monde 120 ans plus tard, jour pour jour, le 7 Adar, ainsi qu’il est dit (Dévarim, 31, 2, Rachi) : ‘Aujourd’hui ont été remplis mes jours et mes années, ce jour-ci je suis né et ce jour-ci je mourrai’
Le Rabbi explique que le chiffre rond du nombre de jours de la Vie du Tsaddik représente la perfection. Le Rabbi déclare alors que ‘même si la Vie d’un Tsaddik n’est pas matérielle et qu’elle est au contraire spirituelle, la perfection de son service divin provient du fait que sa Vie spirituelle pénètre et illumine aussi sa Vie matérielle. De fait, la Vie matérielle du Tsaddik est le réceptacle de sa Vie spirituelle. Plus encore, sa Vie matérielle est le prolongement et la continuité de sa Vie spirituelle, l’une et l’autre s’unissent au point de devenir une seule et même chose’.
La Vie spirituelle du Tsaddik Se reflète dans sa Vie matérielle. Le monde matériel devient le miroir du monde spirituel. Les ‘Hassidim de l’Admour Haemtsaeï disaient que ‘si l’on ouvrait les veines de l’Admour Haemtsaei, on verrait couler à la place du sang, de la ‘Hassidout ‘.
Ces paroles s’accordent à la déclaration du Rabbi selon laquelle ‘la ‘Hassidout nous insuffle une vitalité nouvelle’. Les mots du Rabbi : ‘vitalité nouvelle’ semblent faire allusion à ‘la Torah nouvelle’ (‘Torah ‘Hadacha’) que dévoilera le Machia’h au moment de la Délivrance finale. La ‘Hassidout qui coule dans les veines du Rabbi’ exprime l’idée que les mots de ‘Hassidout sont vivants et ils nous insufflent la Vie.
Les écrits vivants du Rabbi Rachab :
Dans son ouvrage intitulé ‘Iniana chel Torat-ha-Hassidout’, le Rabbi nous enseigne que ‘la ‘Hassidout nous insuffle une vitalité nouvelle’ et dans le même ordre d’idée le Rabbi Rayats écrit au sujet des écrits de son père, le Rabbi Rachab, que ‘les mots du Rabbi sont vivants’ :
‘A l’heure actuelle, les mots du Rabbi ont été écrits, imprimés sur du papier, mais ces mots écrits et imprimés vivent, d’une vitalité profonde. Ces mots eux-mêmes poussent un cri. Ces saintes paroles, qui sont issues d’un cœur brûlant, brûlent encore actuellement, D.ieu merci, d’une sainte flamme, comme lorsqu’ils émanaient de leur source et de leur origine. Ces mots poussent un cri, demandent, ordonnent. Quand on étudie quelques lignes d’une lettre du Rabbi, imprimée ou manuscrite, quand on assimile ses mots, ceux-ci mettent en éveil et ils exercent une influence, sur la tête comme sur le cœur’.
A la lumière de ces quelques lignes du Rabbi Rayats nous pouvons nous rendre compte de la force de l’impact que le Rabbi exerce sur ce monde matériel. Les mots que le Rabbi écrit sur du papier ne sont pas de simples mots inanimés. Les mots du Rabbi vivent car ils sont une demeure dans lesquels réside l’Esprit divin. ‘Faire une demeure pour Hachem’ signifie donc aussi employer les lettres et les mots comme on emploie des pierres et des briques. En effet, l’Admour Hazaken mentionne le ‘Séfer-ha-Yetsira’ pour nous enseigner que les Lettres de la Torah sont telles des pierres et des briques que l’on assemble pour construire une maison dans laquelle réside l’Esprit divin. Il en va de même pour les écrits des discours ‘Hassidiques du Rabbi car les Mots du Rabbi peuvent contenir l’Essence divine, et dans ce cas ‘faire de ce monde une demeure pour D.ieu’ signifie que le Rabbi construit une demeure avec des lettres et avec des mots, matériels, une demeure que l’on appelle aussi ‘un Discours ‘Hassidique’. Dès-lors, nous comprenons l’une des raisons pour laquelle les ‘Hassidim de l’Admour Haemtsaeï disaient que ‘si l’on ouvrait les veines du Rabbi, on verrait couler de la ‘Hassidout à la place du sang’ car la ‘Hassidout est l’Essence de la Torah. La Torah est appelée ‘Torah de Vie’ et la ‘Hassidout est l’Essence de la Torah de Vie. Lorsque on étudie quelques lignes d’une lettre du Rabbi, imprimée ou manuscrite, quand on assimile ses mots, ceux-ci mettent en éveil et ils exercent une influence, sur la tête comme sur le cœur’.
‘La Torah unit la matière à l’esprit’ :
L’Admour Hazaken explique dans le Likouteï-Torah sur la Paracha Réé la raison pour laquelle ‘la Torah est appelée ‘la Voix’ (‘Quand tu écouteras la Voix de l’Eternel’, page 23a).
La voix d’un homme exprime les sentiments cachés dans le cœur. En écoutant une personne parler nous pouvons entendre le sentiment qui transparait dans les mots qu’il prononce le sentiment qui anime cette personne.
C’est pour cette raison que le Rabbi nous enseigne que ‘la voix unit le spirituel avec le matériel’, c’est à dire qu’elle unit le sentiment qui est impalpable et abstrait (le spirituel) avec les mots de la parole qui sont eux même concrets et matériels. L’Admour Hazaken poursuit son enseignement et nous explique que la Torah, aussi, unit le spirituel avec le matériel. La Lumière infinie de D.ieu s’habille dans ‘la matière de la Torah’ c’est-à-dire dans les lettres matérielles écrites avec de l’encre sur le parchemin et dans les 613 commandements divins que l’on accomplit en majorité au moyen de la matière’. Ainsi, de même que la Torah unit l’Esprit divin avec les mots de la Torah, le Rabbi unit le Divin avec ses écrits.
Le nom du Patriarche ‘Yaakov’ exprime la mission de tous les enfants d’Israël :
Dans le Dvar Mal’hout, le Rabbi délivre plusieurs enseignements au sujet de notre mission de faire de ce monde inférieur une demeure pour D.ieu. L’histoire de Yaakov sert d’exemple au sujet de ce lien que nous devons établir entre le monde spirituel et le monde matériel.
Il est écrit que ‘Yaakov sortit de Beer-Cheva et il alla vers ‘Harane’ (Vayetsé, 28, 10). La ‘Hassidout nous enseigne que ce voyage que Yaacov entreprit pour se rendre à ‘Harane est en soi une descente car Yaakov quitta la Maison de son père qui était un Juste et se rendit chez Lavan qui était un être vil.
La ‘Hassidout compare donc ce voyage à partir d’un endroit de Sainteté (la maison d’Itz’hak) vers un endroit impur (la maison de Lavan) à la descente de l’âme dans le corps.
De fait, l’âme divine ‘fait Un avec D.ieu’ et elle descend s’habiller dans un corps et dans une âme animale pour agir dans un monde où la possibilité est donnée à l’homme de choisir entre le bien et le mal. La ‘Hassidout souligne à ce sujet que toute descente a pour but une élévation et il en va de même pour l’âme car sa descente dans le corps lui permet de s’élever vers les plus hauts niveaux. Le nom : ‘Yaakov’ fait lui-même allusion à la mission que Yaakov a accompli tout au long de sa vie :
‘Yaakov’ se décompose en ‘Youde-Ekev’.
La lettre Youde qui est la première lettre du Nom Havayé symbolise l’attribut divin de ‘Ho’hmah (la ‘Sagesse’) qui est la première Séfira du monde dAtsilout’ et qui représente donc le commencement du dévoilement divin dans l’enchaînement des mondes. Le nom Ekev qui signifie ‘talon’ représente ce monde matériel. Yaakov, Youde-Ekev, exprime donc la mission qui incombe à chaque Juif de faire de ce monde matériel (‘Ekev’) une demeure pour l’Essence divine (‘Youde’).
Dans le Livre du Zohar, Rabbi Shimon Bar-Yo’haï a enseigné qu’il y a dans chaque génération un Tsaddik qui est l’équivalent de Moché, et le Rabbi a comparé ce Tsaddik à la ‘Pierre fondamentale’ (‘Even ha Chtia’) sur laquelle repose le monde. Par ailleurs, il est écrit dans le Midrache que ‘le nom du Machia’h est gravé sur la Pierre fondamentale’. Cette image des lettres du nom du Machia’h gravées sur la Pierre fondamentale est riche de sens et de profondeur. Elle evoque notamment la mission qui nous incombe d’unir le spirituel au matériel au point que ‘la Vie spirituelle se reflète dans notre Vie matérielle et que le monde matériel devient le miroir du monde spirituel’.
Résumé : D.ieu désire que l’homme fasse de ce monde inférieur une demeure pour Lui’. ‘Faire de ce monde une Demeure pour D.ieu’ signifie que l’homme doit agir dans le monde afin que celui-ci devienne l’endroit du dévoilement de l’Essence divine. L’homme est un ‘petit monde’, qui doit aussi devenir une demeure pour D.ieu. L’Eternel remplit les jours de la Vie d’un Tsaddik de façon à ce que le nombre de ses années soit un chiffre rond. Ce fut le cas de l’Admour Haemtsaeï qui naquit le 9 Kislev en l’an 5534 (1773) et qui quitta ce monde 54 ans plus tard, jour pour jour, le 9 Kislev en l’an 1827 (5588). Le Rabbi explique que ce chiffre rond du nombre de jours de la Vie du Tsaddik représente la perfection : la Vie matérielle du Tsaddik est le réceptacle de sa Vie spirituelle. La Vie matérielle du Tsaddik est le prolongement et la continuité de sa Vie spirituelle, l’une et l’autre s’unissent au point de devenir une seule et même chose. Le nom ‘Yaakov’ qui se décompose en ‘Youde-Ekev’ évoque l’union entre l’esprit et la matière. Le nom du Machia’h qui est gravé sur la pierre fondamentale représente aussi l’union entre spirituel et le matériel, au point que ceux-ci deviennent une seule et même chose.