19 Kislev: Comment combattre l’antisémitisme de nos jours ?!
La célébration, organisée par le comité de Kfar Habad sous la direction du Rav Shimon Rabinovitz, a été diffusée hier en direct ici sur le site COL dans le but de permettre au grand public de participer à la célébration et d’écouter les conférenciers et les paroles de réconfort.
Lors de la célébration centrale, des conférenciers, des rabbins importants et des anciens d’Anach ont pris la parole. Des discours ont été prononcés par le Rav Moshe Zev Fyzam – l’émissaire du Rabbi à Sderot, le Rav Liraz Zaïra – l’émissaire du Rabbi au campus du Collège de Jérusalem et le conférencier Rav Assi Shpigler.
Drame pendant l’événement : lors d’un barrage intense de missiles des terroristes de Gaza vers le centre d’Israël, une alerte a également été entendue à Kfar Habad. L’officier du commandement de la défense civile a ordonné aux participants de rester à leur place. D.ieu merci, l’événement s’est terminé en paix.
Conformément aux paroles du Rabbi lors de la célébration de Youd Teth Kislev 5734 après la guerre du Kippour « C’est précisément le bon moment pour la joie, et la vraie joie », la célébration était accompagnée par l’orchestre de R’ Moshe Mona Rozenblum avec la chorale Royauté et le chanteur hassidique Nemouel Haroush. Les participants ont continué la célébration même après la fin de l’orchestre, comme le veut la tradition, jusqu’aux petites heures du matin.
Photos : Shneur Schiff, COL






































































Le Farbrenguen a commencé par un siyoum sur le Shas et le Tanya mené par le Rav Avraham Osdoba du Beth Din de Crown Heights. Suivi par le Rav Michoel Golomb qui a enseigné un Maamar du Rabbi.
Le Farbrenguen a ensuite été animé par le Rav Mendel Blau, le Rav Shlomo Majeski, le Rav Itche Misholovin, le Rav Baruch Boaz Yurkowitz, le Rav Avraham Barouh Pevzner et le Rav Yossef Kaminetzky. Le maître de cérémonie était le Rav Mendel Yusewitz.
À la suite du programme officiel, une foule s’est dispersée en plus petits Farbrenguens, qui ont duré toute la nuit.














































































































































































































































































Par le Rav Haim Mellul
Le Rabbi Rayats relate, dans Likouteï Dibbourim, tome 1, page 29a :
« Quand on lui annonça qu’il était libre, l’Admour Hazaken ne le souhaita pas, car il avait prononcé les trois prières du 19 Kislev avec le Maguid de Mézéritch et le Baal Chem Tov. Et, à Min’ha, il avait clairement ressenti ‘la Volonté de toutes les Volontés’.
Nous n’adoptons pas la conception des ‘Hassidim de Pologne, privilégiant systématiquement les miracles. Pour autant, il est clair que, si l’Admour Hazaken n’avait pas signifié son accord, il n’aurait pas été emprisonné. Son incarcération avait donc une portée spirituelle et, quand on le libéra, il fut établi qu’il avait emporté la victoire. Dès lors, qu’importe s’il quittait sa cellule un jour plus tard ?
Il se trouvait avec le Maguid, entendait le Baal Chem Tov. C’est effectivement là les termes qui ont été utilisés devant moi, ‘se trouvait’, ‘entendait’. Et, l’on peut donc comprendre la peine que lui inspira le départ de cet endroit. Bien plus, il dut alors se rendre dans la maison d’un opposant à la ‘Hassidout ! »
Le Rabbi dit, le 19 Kislev 5727-1966 : « L’accusation portait sur la diffusion des sources de la ‘Hassidout du Baal Chem Tov et du Maguid. La Guemara dit que, dans le monde futur, Rabbi ‘Hya ira à la rencontre de celui qui a étudié son enseignement. De même, le Baal Chem Tov et le Maguid vinrent rendre visite à l’Admour Hazaken, au dernier jour de son emprisonnement.
Pendant tous les jours de son emprisonnement, leur présence ne fut pas ressentie clairement. Au jour de sa délivrance, en revanche, le Baal Chem Tov et le Maguid passèrent avec lui les vingt quatre heures de la journée. Et, ils furent donc présents pendant les prières de ce jour.
On peut donner, à ce propos l’explication suivante. Une âme se trouvant dans un corps peut s’unir à celles qui sont dans le monde de la Vérité par l’intermédiaire des Mitsvot que l’on accomplit concrètement, ici-bas. C’est ainsi que Rabbi Yehouda le Prince, après avoir quitté ce monde, retournait chez lui, tous les vendredis soirs, pour réciter le Kiddouch devant les membres de sa famille.
Le moment de la journée qui apporte l’élévation, non seulement à l’âme mais aussi au corps, est celui de la prière. Pendant les trois prières du 19 Kislev, le Baal Chem Tov et le Maguid se trouvaient donc avec l’Admour Hazaken. Et, celui-ci put ainsi ressentir à quel point chaque prière était plus élevée que la précédente. »
Le Rabbi expliqua, le 19 Kislev 5713-1952 :
« Quand le Baal Chem Tov et le Maguid vinrent rendre visite à l’Admour Hazaken, celui-ci leur demanda pourquoi il avait été puni en étant incarcéré. Ils lui répondirent qu’on lui reprochait sa diffusion de la ‘Hassidout. L’Admour Hazaken demanda encore si, après sa libération, il devait l’interrompre. Le Baal Chem Tov et le Maguid lui répondirent par la négative. Bien plus, ajoutèrent-ils, cette diffusion devait être renforcée.
Quand mon beau-père, le Rabbi, revint de Petersburg, son père, le Rabbi Rachab lui demanda s’il y avait, dans la cellule de l’Admour Hazaken, de la place pour d’autres personnes. On peut en déduire que la présence du Baal Chem Tov et du Maguid fut effectivement physique.
On peut donner, à ce sujet, l’explication suivante. La ‘Hassidout fut donnée pour modifier les comportements naturels, issus de l’âme animale et liés au corps. La partie révélée de la Torah ne suffit pas pour obtenir un tel accomplissement. L’Admour Hazaken donna donc à la ‘Hassidout une formulation rationnelle, afin que le corps et l’âme animale l’intériorisent profondément. Et, quand il souhaita recevoir un accord sur cette conception, celui-ci ne pouvait lui être donné que par une âme vêtue d’un corps. »
Le Hayom Yom, à la date du 19 Kislev, dit :
« L’Admour Hazaken fut libéré de son premier emprisonnement le 19 Kislev, au soir du mardi de la Parchat Vayéchev 5559. »
Et, le Rabbi expliqua, à ce propos, le 19 Kislev 5727-1966 :
« La libération intervint au moment de la prière de Min’ha et l’Admour Hazaken précise lui-même qu’elle est liée au mardi, troisième jour de la semaine, lorsque deux fois fut dit le mot ‘bon’, lors de la création. Elle est, en outre, également liée à la Hilloula du Maguid. Ces deux caractéristiques s’étendent à tous les vingt quatre heures de ce jour.
En conséquence, la libération, même si elle eut lieu avant que le jour s’écoule en totalité, concerne bien l’ensemble de cette date, de sorte que toute cette journée est celle de sa délivrance. »
Par le Rav Haim Mellul
Le Rabbi expliqua, à ce propos, le 19 Kislev 5726-1965 :
« Pourquoi l’emprisonnement s’acheva-t-il dans la maison d’un opposant à la ‘Hassidout ? Tout est effet de la divine Providence et, lorsque l’accusation fut supprimée là-haut, la libération n’aurait-elle pas dû être immédiate et sans obstacle ? Il faut en conclure que ceci fut partie intégrante de sa délivrance.
La libération de l’Admour Hazaken fut conforme au verset « Il a libéré mon âme dans la paix ». Il y avait donc antagonisme entre deux éléments et
« ils furent nombreux avec moi ». En conséquence, il fallait que l’Admour Hazaken parvienne chez un opposant à la ‘Hassidout, qui lui marque de la déférence. Il est dit que « je le chasserai peu à peu » et un certain temps fut donc nécessaire à cet opposant pour intérioriser l’enseignement de l’Admour Hazaken.
Et, c’est alors, précisément, que la libération de l’Admour Hazaken s’exprima dans toute son essence. En effet, celle-ci n’était nullement comparable à la victoire que l’on obtient à l’issue d’une guerre, par exemple. Car, il s’agissait là d’un frère, selon le terme qu’emploie l’Admour Hazaken lui-même, dans Iguéret Ha Kodech.
Il résulte de tout cela un enseignement sur la manière dont les sources de la ‘Hassidout doivent être diffusées à l’extérieur. »
Le 19 Kislev 5738-1987, le Rabbi ajoute :
« Après avoir souffert dans la maison de l’opposant à la ‘Hassidout, l’Admour Hazaken déclara qu’il souhaitait rester encore chez lui pendant le temps nécessaire pour prendre un verre de thé, puisque son hôte l’avait préparé pour lui. De la sorte, il adopta un comportement qui était ‘bon pour les créatures’.
Les ‘créatures’ n’ont d’autre qualité que d’avoir été créées par D.ieu et l’Admour Hazaken s’employa à être bon envers elles. En l’occurrence, l’opposant à la ‘Hassidout fit souffrir le Rabbi, par toutes les manières possibles. Il voulut, de nouveau, susciter en lui l’état d’esprit qui était le sien avant sa délivrance. Une telle attitude défiait la raison.
Bien plus, cet homme était convaincu de bien agir et il prenait donc, à proprement parler, l’obscurité pour de la lumière. De ce fait, il pouvait être considéré comme une ‘créature’, faisant un usage négatif du libre arbitre qui lui était accordé. Malgré cela, l’Admour Hazaken fut ‘bon envers les créatures’. »
Après sa libération, l’Admour Hazaken apprit que son fils, l’Admour Haémtsahi venait d’avoir une fille. Il dit alors : « Désormais nos connaîtrons la tranquillité (Menou’ha) ». En conséquence, l’enfant fut appelée Menou’ha Ra’hel.
Dans le Likouteï Dibbourim, tome 1, page 84, le Rabbi Rayats relate :
« Le soir du 21 Kislev, deux hommes, des personnes simples, se présentèrent devant l’Admour Hazaken et lui demandèrent de prononcer un discours de ‘Hassidout. Le Rabbi dit alors un discours introduit par le verset ‘Comme le visage se reflète dans l’eau’. En guise d’introduction, il expliqua :
Il est dit : Chaque génération a ceux qui la recherchent, qui désirent ta face, Yaakov, pour l’éternité. Ainsi, ceux qui, dans la génération, recherchent, au même titre que Yaakov, réclament la dimension profonde de la Lumière infinie de D.ieu. »
Le Rabbi précisa, le 19 Kislev 5718-1957 :
« On peut déduire de cette affirmation l’enseignement suivant. Chacun doit rechercher sa propre dimension profonde et, de manière amicale, demander à son prochain qu’il en fasse de même, qu’il mette, à son tour, en éveil la profondeur de lui-même, la dimension cachée de son âme, qui est éternelle, étant liée à la puissance et à l’éternité de la Lumière infinie de D.ieu. »
Et, le Likouteï Si’hot, tome 20, page 469, conclut ce récit par la précision suivante :
« L’Admour Hazaken arriva dans la ville de Vitebsk, le mardi, troisième jour de ‘Hanoukka. Il y resta pendant tout le reste de cette fête. »













































