Lyon : Une soirée mémorable pour célébrer Youd Teth Kislev 5784

Lyon : Une soirée mémorable pour célébrer Youd Teth Kislev 5784

La communauté juive de Lyon était en liesse hier soir pour fêter Youd Teth Kislev, date anniversaire de la libération du premier Rabbi de Loubavitch, Rabbi Shneur Zalman de Liadi, fondateur du mouvement ‘Habad Loubavitch. Près de 500 personnes se sont rassemblées pour cet événement mémorable orchestré par les Beth Habad de la région, sous la direction du Rav Chmouel Gurewitz.

 

Youd Teth Kislev marque le « Roch Hachana de la Hassidout », le Nouvel An du mouvement, puisqu’il commémore le jour où Rabbi Shneur Zalman de Liadi a été libéré de prison en 1798 après de fausses accusations de trahison. La date est donc chérie par tous les hassidim ‘Habad qui y voient un message d’espoir et de persévérance.

Pour marquer le caractère historique et spirituel de ce jour spécial, de grands rabbins étaient présents et ont partagé des paroles fortes et inspirantes, dont le Rav Gurewitz, le Rav Maknouz, le Rav Aouizrat et le Rav Taïeb, venu spécialement d’Israël.

Des moments musicaux enchantés ont également marqué la soirée, avec la participation exceptionnelle du célèbre chanteur Yoni Shlomo et de la chorale de Beth Menahem.

Dans une ambiance festive et fraternelle, les participants ont célébré avec ferveur cette date hautement symbolique, en espérant que le mérite de l’Admour Hazaken nous conduira rapidement vers la délivrance finale !

 

 

Que la lumière soit ! Comment le Rabbi a transformé Hanouccah en symbole d’espoir pour les Juifs du monde entier

Que la lumière soit ! Comment le Rabbi a transformé Hanouccah en symbole d’espoir pour les Juifs du monde entier

 

Hanouccah, la fête des lumières, occupe une place particulière dans la tradition juive. Mais au-delà de sa symbolique spirituelle, le Rabbi de Loubavitch en a fait un instrument concret de rapprochement entre les Juifs, y compris les plus éloignés. En transformant les allumages publics de Hanouccah en véritables happenings fédérateurs et rassembleurs, il a redonné espoir à des générations de Juifs dispersés aux quatre coins du monde.

 

Hanouccah est la fête de la lumière par excellence. Nos sages nous certifient que cette fête restera célébrée même quand le Machia’h viendra. À ce moment, tous les jours de l’année seront des jours de fête comparables à Pessah, Souccot ou Chavouot, mais Hanouccah sera encore plus lumineuse, plus élevée encore que tous les jours de l’année. Hanouccah est en effet le rappel de l’abnégation du peuple juif dans les moments les plus difficiles de l’exil. Cela, le Créateur ne l’oublie jamais. Hanouccah est la seule fête dont la publication du miracle est aussi exigée par nos sages. C’est pourquoi le chandelier de Hanouccah est allumé dans la partie la plus extérieure de nos demeures afin de publier le miracle.

En 1973, dans un discours de la Paracha « Vayechev », le Rabbi demanda, en pleine guerre de Yom Kippour, que les Hassidim procèdent à des allumages publics d’un candélabre de Hanouccah, d’abord auprès des soldats, des malades dans les hôpitaux, puis également sur les places publiques au centre des villes du monde entier. Le Rabbi demanda même d’allumer un candélabre pour les détenus juifs dans les prisons. Le Rabbi envoya de l’argent de Hanouccah (Hanouccah gelt) à tous les soldats et à tous ceux qui avaient participé à la campagne de Hanouccah.

Le dernier jour de Hanouccah 1973, le Rabbi demanda, lors d’un discours public, à tous les participants à cette campagne de dire Le’haïm sur un verre de vin. Cette année également, le Rabbi demanda de manière exceptionnelle et unique aux jeunes filles d’allumer leur propre chandelier. C’est ainsi qu’on vit fleurir dans les capitales mondiales où se trouvent des communautés juives, des allumages publics de grandes et belles Hanoukiot, en Israël, aux Etats-Unis, en Europe, en Asie, en Afrique, en Amérique du Sud et même dans l’espace, des allumages parfois originaux et pittoresques.

En 1986, en plein procès relatif aux livres du Rabbi précédent dont une partie avait été dérobée, le Rabbi demanda d’intensifier la campagne d’allumage public. Le Rabbi précisera lui-même que cette année-là, la réussite avait dépassé toutes les attentes. Il demanda d’éditer un livre rassemblant toutes les photos de ces allumages publics, intitulé « Vayehi Or », Le Rabbi insita pour atteindre tous les Juifs, pour leur offrir un candélabre et des bougies, pour visiter les malades, les personnes âgées, les détenus et bien entendu les soldats de Tsahal. Là où il serait impossible d’allumer des flammes, le Rabbi proposa d’allumer des ampoules électriques. Il demanda de rassembler les enfants autour de la fête de Hanouccah, de leur distribuer les pièces de Hanouccah, de leur raconter l’histoire de Hanouccah et de leur faire donner la Tsedaka.

Ces allumages publics furent contestés aux USA dans les milieux juifs réformés, mais après une longue bataille juridique, le mouvement Loubavitch eut gain de cause sur tout le territoire américain. En France fut instaurée une campagne de panneaux publicitaires rappelant à tous l’occurrence de la fête. Vint alors le tour des défilés de voitures arborant un chandelier électrique de Hanouccah. C’est ainsi que de nombreux défilés furent ultérieurement organisés dans les plus grandes villes du monde.

Depuis la création du mouvement « Tsivot Hachem », les armées de D.ieu, destiné aux enfants à l’initiative du Rabbi en 1981, un rassemblement de plusieurs centaines d’enfants a eu lieu chaque année dans la synagogue du Rabbi au 770. Le Rabbi s’adressait aux enfants à cette occasion.

En 1989 eut lieu pour la première fois une retransmission par satellite de l’allumage public dans le monde. Au même moment, on put assister à l’allumage d’une Hanoukia en Israël, au mur des Lamentations, à New York dans la synagogue du Rabbi, à Paris, à Moscou à Melbourne et de nombreuses autres villes… Il y eut également de telles retransmissions en 1990 et 1991.

En 1983, il y a 50 ans, après l’odieux attentat de Ma’alot dans le nord d’Israël où 22 enfants furent assassinés par des terroristes palestiniens, le Rabbi demanda d’amplifier les 5 Mivtsaïm qu’il avait lancées et d’utiliser des camions appelés « Tanks » à cet effet. Voilà tout juste 50 ans que ces tanks sillonnent les rues des grandes villes juives dans le monde entier. « Tank » en hébreu sont les premières lettres de trois traités importants de la Michna : Taarot, Nezikin et Kodashim. À de très nombreuses reprises, le Rabbi dans ses réunions hassidiques a distribué des dollars de Tsedaka aux Hassidim par l’intermédiaire des « Tankistim », c’est-à-dire ceux qui participaient aux campagnes de Mivtsaïm dans ces fameux Tanks.

La fête de Hanouccah est une fête que le Rabbi a complètement transformée. Elle reste le symbole de la lumière juive éclairant l’obscurité profonde de l’exil. Les flammes de Hanouccah qui ont illuminé le monde ont brûlé les derniers pans des murs de l’exil. Elles vont bientôt illuminer le Candélabre du 3ème Temple reconstruit, avec la venue du Machia’h immédiatement.

Fête de Youd Teth Kislev 5784 à Moscou : le père d’un otage à Gaza a partagé avec le public

Fête de Youd Teth Kislev 5784 à Moscou : le père d’un otage à Gaza a partagé avec le public

Les deux jours de la fête de la Délivrance, le 19 et le 20 Kislev, ont été célébrés cette année dans la capitale russe avec un zèle et une ferveur particuliers, des Farbrenguen pendant le saint Chabbat dans toutes les synagogues, institutions éducatives et maisons ‘Habad dans tous les quartiers de Moscou, suivis de plusieurs repas Melave Malka festifs, le plus important ayant lieu dans la synagogue centrale « Marina Rosha » jusqu’aux petites heures du dimanche.

 

Malgré le temps orageux et les fortes chutes de neige qui se sont abattues presque sans interruption sur Moscou, des centaines de jeunes se sont rassemblés pour une journée de Torah et de ‘Hassidout – les deux caractéristiques centrales du Baal Shem Tov et du Admour Hazaken, Rabbi Shneur Zalman de Liadi, auteur du Tanya Kadisha et du Choulhan Aroukh, comme l’avait ordonné et demandé son maître et Rabbi, le Maggid de Mezritch. À cette fin, le Gaon et Hassid Rabbi ‘Haïm Prous de Kfar ‘Habad, qui, en plus des cours de halakha qu’il a donnés, a également tenu un Farbrenguen lors de plusieurs rassemblements avec tous les hébreuphones, a été invité de la Terre Sainte.

La journée d’étude a été organisée par l’organisation « Merkaz Torah » sous la direction du Rabbin Mena’hem Mendel Viledanski et s’est déroulée pendant de nombreuses heures, dans plusieurs salles du luxueux hôtel Mariott au centre de Moscou, avec des conférences variées données en plusieurs langues par le Grand Rabbin de Russie le Rav Berel Lazar, le juge Rabbinique Yisrael Bernstein, le responsable du cacherout le Rav Yossef Its’hak Merzel, le responsable de l’abattage rituel le Rav Yehouda Chagav Freidman, le rabbin communautaire de 4ème génération Rav Guedalia Chestak et le Roch Yéchiva du Centre Torah le Rav Yonathan Feldman.

En soirée, les portes de la grande salle du de l’hôtel se sont ouvertes et se sont rapidement remplies de centaines de juifs de Moscou. Ceux-ci se sont assis autour des tables rondes pour le repas festif, accompagné d’un riche et captivant programme animé par le directeur de la communauté juive de Moscou, le Rav Mordekhai Vaisberg, et intitulé : « De l’exil à la délivrance ».

L’invité, l’émissaire Rabbi Yossef David Whitman, l’un des principaux émissaires de Sao Paulo au Brésil et rabbin de la grande synagogue Beth Yaakov Sefaradi de la ville, qui a captivé le grand public avec le voyage en Russie qu’il a eu la possibilité de faire il y a plus de quarante ans sur instruction du Rabbi, afin d’y introduire des objets sacrés, des tefillin et des livres saints, et d’œuvrer avec les juifs locaux, a ouvert les festivités centrales.

L’invité Rav Shlomo Gurary de Kew Gardens Hills a prononcé un discours fascinant et spécial dans lequel il a décrit son enfance en Russie et a relié cela à notre époque, ainsi que l’exigence pour chaque Juif de s’investir dans l’étude et les voies du Hassidout.

Le philanthrope Reb Yehouda Davidov, fondateur et président de la fondation caritative ‘770’ en Russie, a été invité à réciter avec le public le psaume 122 du Rabbi, immédiatement suivi par le Grand Rabbin de Russie, Rav Berel Lazar, qui est monté pour dire les versets du psaume 20, récités avec une grande ferveur. À ses côtés sur l’estrade se tenait le Rav Dov Peretz, dont le fils Daniel Shalom, que D.ieu le garde, est détenu en otage par le Hamas depuis plus de deux mois après être allé se battre dans le sud pour aider à vaincre l’ennemi, et a été capturé par nos ennemis, et on ne sait toujours pas ce qu’il est advenu de lui.

Après une diffusion en direct depuis le Mur occidental, devant lequel se tenait le hazan de la synagogue Dovid Keitak qui a prononcé une prière émouvante de « Nos frères, toute la maison d’Israël », au nom de tous les juifs de Russie, le Grand Rabbin a prononcé le discours central en l’honneur de la grande fête.

Parmi ses paroles, il a dit: « On sait que le Baal Hatanya a témoigné avoir reçu la nouvelle de sa libération de sa prison de Saint-Pétersbourg alors qu’il récitait des psaumes et s’était arrêté au verset « Il rachètera mon âme en paix ». À ce sujet, nos Sages ont commenté: « Le Saint béni soit-Il a dit: quiconque s’occupe de Torah, de bonté et prie avec la communauté, Je le considère comme s’il M’avait racheté, Moi et Mes enfants, du milieu des nations. ».

Et on peut dire que l’ouverture « Quiconque s’occupe » s’applique aux trois sujets mentionnés ci-après, et que l’avantage de ce magnifique travail qui amène le rachat du Saint béni soit-Il et de Ses enfants réside précisément dans le choix des mots « s’occupe de… », c’est-à-dire que le travail de Torah et de mitsvot et la prière ne sont pas faits comme s’il s’agissait simplement de remplir une obligation et comme si on n’y mettait pas son cœur, mais ils sont faits précisément « comme une occupation ». C’est-à-dire que de la même manière qu’une personne investit son énergie et ses biens dans son commerce matériel sachant que la vie de son corps en dépend, et qu’elle est donc préoccupée jour et nuit par son commerce sans s’en détacher dans ses pensées et ses rêves ; il en est de même du service divin de la Torah, des mitsvot et de la prière, auxquels l’homme doit s’adonner comme à sa propre entreprise, jusqu’à ce que même en marchant dans la rue il soit préoccupé par elles, et que dans ses rencontres avec ses connaissances et ses amis il trouve des moyens de les relier à la Torah et à la prière, et en particulier en sachant que la vie de son âme et de son esprit en dépend.

Mais s’occuper seul ne suffit pas, mais tout cela – la Torah, les mitsvot et la prière – doivent être faits précisément « avec la communauté ». Et simplement, c’est réunir ses amis pour étudier la Torah en groupe, pratiquer la bonté en groupe, et prier spécifiquement avec le minyan. Et en particulier, comme on le sait, que « communauté » est l’acronyme de : justes, gens de niveau intermédiaire et méchants. Car c’est précisément en les accomplissant avec tout Israël dans sa diversité que celui qui le fait mérite de racheter et de délivrer le Saint béni soit-Il et Ses frères d’Israël. ».

En s’adressant à l’invité Rav Dov Peretz, le Rav Lazar a lu la fin du psaume que le Baal Hatanya avait dit lorsqu’il avait été libéré de prison : « Et je me confierai en Toi », et a déclaré : la mélodie bien connue se termine par la répétition à plusieurs reprises des deux mots « Je me confierai en toi » – car au-delà de tous les degrés de confiance tels qu’ils apparaissent dans le livre « Obligations des cœurs » du Rav Bahya ibn Paquda, il existe le degré révélé par la Hassidout : « Je me confierai en Toi » sans le ‘Je’ du tout. C’est une confiance basée sur la pensée et la parole, qui amène à la joie et fait que tout ira bien, dans le bien visible et révélé !

Le père du captif, Rav Dov Peretz, pour qui c’est la première visite en Russie, était ému de se tenir devant le grand public et a partagé tous les détails, depuis le matin du Chabbat et de Sim’hat Torah, a parlé de son fils aîné qui avait été blessé et, grâce à D.ieu, guéri, et qui s’était même marié il y a quelques semaines, et de son second fils, Daniel Shalom ben Sharon, dont ils n’ont appris que cinq jours plus tard qu’il avait été enlevé par les terroristes du Hamas. Il a exprimé sa foi totale que, grâce à cette journée propice et aux prières des juifs de Russie, ils verront bientôt le salut de leur fils et des autres captifs, de l’exil à la délivrance totale !

Dans une atmosphère sublime et émouvante, le public est rentré chez lui, rempli et débordant de forces renouvelées pour continuer le service divin avec un zèle et une ferveur accrus.

 

Fils d’un terroriste du Hamas, il se convertit au Judaïsme

Fils d’un terroriste du Hamas, il se convertit au Judaïsme

 

Dor Shahar, 46 ans, est né Ayman Abu Subuh dans la bande de Gaza. Dès son enfance, on lui a appris à haïr les juifs qui, selon son grand-père, avaient pris leurs terres. À la mosquée et à l’école, on encourageait les enfants à tuer des juifs. Pourtant, son père travaillait en Israël depuis 27 ans.

À 12 ans, Dor s’est enfui de chez lui et a trouvé du travail comme gardien de nuit dans un quartier riche. Un soir, un homme religieux juif lui a offert de la nourriture et des vêtements. À l’approche de Pâque juive, Dor lui a dit « Je veux être juif ». L’homme l’a aidé à étudier le judaïsme.

Après s’être converti, Dor s’est senti libéré de toutes ses souffrances passées. Son rêve est la paix et l’amour entre Juifs et Palestiniens. Selon lui, la haine et la division empêchent la présence divine. Lorsqu’il y a l’amour et l’unité, tout est possible.

Je suis rentré à la maison après l’école. En passant la porte, j’ai vu une corde suspendue au plafond, une cuisinière en marche avec le feu allumé. Mon père portait son uniforme du Hamas, un couteau à la main, seuls ses yeux étaient visibles. J’ai vu la mort, le visage des assassinés, des enlevés. La peur. Voir la mort, regarder le visage des meurtriers. Ce visage, je le connais.

Oui, je le connais. Je m’appelle Dor Shahar, j’ai 46 ans, je suis de Rishon Le Zion, anciennement connu sous le nom d’Ayman Abu Subuh de la bande de Gaza, à Khan Younès. Palestinien musulman. La première chose dont je me souviens de mon enfance, c’est quand mon grand-père me disait : « Les juifs ont pris notre terre ».

À la mosquée, chaque vendredi, le cheikh donnait sa leçon : tuez les juifs. C’est le plus grand commandement que de tuer des juifs. Le paradis vous est garanti. Mon père entendait qu’un juif avait été assassiné et je l’entendais dire : « Dieu soit loué » pour le meurtre des juifs. Je trouvais ça bizarre parce qu’il avait travaillé 27 ans en Israël.

À 3 ans, en allant au marché avec ma mère pour m’acheter des bonbons, j’ai vu une tête rouler comme un ballon de basket sur la route. J’ai levé les yeux et j’ai vu des gens sur des poteaux électriques, électrocutés à mort. On appelle ça « coopérer avec Israël ». Ça, je l’ai vu.

À l’école, un prof est entré en costume-cravate. Il avait l’air respectable. Et puis ça a été : « Les juifs sont des meurtriers d’enfants, de femmes, d’hommes et de personnes âgées. Les juifs ont pris la terre de ton grand-père. Tout le pays est la Palestine. » Et tous les élèves de crier : « Allah akbar ! Nous égorgerons les juifs ! » Je ne me sentais pas bien. J’ai demandé à sortir me passer de l’eau sur le visage. On m’a immédiatement giflé.

Je me suis enfui vers la mer. Il y avait une base militaire en mer à Khan Younès. J’allais m’asseoir là-bas. Je rencontrais des soldats avec qui on jouait au foot et qui me donnaient des bonbons. Je prenais les emballages et je courais à la maison. Je disais à mon père : « Apporte-moi ce bonbon, j’aime ça ! » Furieux d’apprendre que c’était des juifs qui me les avaient donnés, il m’a interdit d’en reprendre.

Pourtant, je voyais aussi des juifs d’Israël venir faire leurs courses au marché de Gaza, c’était moins cher qu’en Israël. Ça cliquait bien avec eux. Tous les jours, j’allais m’asseoir près de la base. Puis, à 12 ans et demi, mon père m’a emmené travailler avec lui sur des chantiers. Après 3 mois, un matin, il n’a pas pu me trouver : j’étais parti, très loin. J’ai trouvé du travail comme gardien de nuit dans un quartier de villas.

Un soir, un juif religieux m’a demandé où était mon père. Je lui ai dit que je n’en avais pas. Une demi-heure plus tard, il est revenu avec de la soupe chaude, de la nourriture, des jouets, des vêtements. J’allais le voir tous les soirs pour dîner avec lui. À l’approche de Pâque juive, je lui ai dit : « Je veux être juif ». Quelque chose dans l’âme vous fait reconnaître votre peuple, vos racines.

J’ai commencé à étudier le judaïsme dans une yeshiva. Après 10 mois, on m’a envoyé dans une autre école rabbinale. Mon rêve était de me convertir. Quand je suis entré dans le bain rituel à Jérusalem, ce fut une expérience incroyable. Toute la douleur, les souffrances se sont envolées. On vit une nouvelle vie.

Mon rêve est l’amour entre nous, entre juifs et palestiniens, la paix. Ce qui s’est passé à Gaza ne m’a pas surpris parce que je les connais, mais ça m’a fait terriblement souffrir. La haine et la division empêchent la présence divine. Quand il y a l’amour et l’unité, tout est possible.

Hannouccah : Une guerre toute spirituelle

Hannouccah : Une guerre toute spirituelle

Ces derniers temps, nous ressentons dans notre chair « qu’à chaque génération, des ennemis se lèvent pour nous anéantir… et le Saint béni soit-Il nous sauve de leurs mains ».

Comme dans les périodes sombres qui ont été accompagnées de grands miracles, dont certains sont encore célébrés aujourd’hui – à Pessah, à Pourim…

Et Hanouccah ? Hanouccah est une fête exceptionnelle.

Dans les autres fêtes, il y a des aspects spirituels dans l’exil physique, mais pour Hanouccah, il n’est pas nécessaire d' »aspects » spirituels – le combat était entièrement pour des raisons spirituelles pures.

« L’enjeu de Hanouccah était d’effacer Ta Torah et de les empêcher de suivre les lois que « Tu veux »… le but du royaume impie de Grèce était non pas simplement d’interdire l’étude de la Torah en tant que sagesse, mais d’effacer précisément Ta Torah, la Torah parfaite d’Hachem. Et de même en ce qui concerne l’accomplissement des Mitsvot – leur intention n’était pas l’accomplissement des Mitsvot intellectuelles mais précisément des lois sans raison, et même celles-ci ne les auraient pas dérangés si elles n’avaient pas été précisément Vos lois, la volonté du Créateur ».

Les Grecs ne sont pas venus pour tuer ou asservir, ils se sont battus contre l’attachement à D.ieu, contre le lien supra-rationnel entre les Juifs et D.ieu. Ils voulaient une Torah humaine et ils visaient à effacer le fait que la Torah est la Torah de D.ieu, que la divinité en elle est plus dominante que l’intellect, et que les Mitsvot sont toutes fondamentalement des lois au-delà de la compréhension.

Ils ont souillé et n’ont pas renversé

La Torah et les Mitsvot, « car la mitsva est une bougie et la Torah est lumière », ne sont pas basées uniquement sur la compréhension mais sur la lumière, la vitalité et l’attachement. La mitsva la plus éclairante est l’allumage des bougies de la ménorah, d’où émane la lumière pour le monde entier, lumière de pureté divine du Divin qui réside dans le peuple juif par l’intermédiaire de Son Temple.

Les Grecs ont souillé l’huile et ne l’ont pas renversée car l’accomplissement même de la mitsva ne les dérangeait pas comme la pureté qu’elle contient. Impureté et pureté sont l’exemple classique de la dimension non logique des Mitsvot, que les Grecs voulaient justement détruire.

La victoire surnaturelle dans la guerre semble diminuée et cède la place au miracle principal, le miracle de la fiole d’huile. Un miracle unique et spirituel sans équivalent – qui s’est produit pour que nous puissions accomplir la mitsva, pour trouver de l’huile pure pour les Mitsvot d’allumage de la Ménorah et qu’elle suffise pour huit jours.

« De ‘Hanouccah nous tirons la force que chez le fils et la fille d’Israël brille la lumière de l’âme de telle sorte que les préoccupations corporelles ne prennent absolument pas de place ».

Un miracle qui s’allume et amplifie la lumière de l’âme en nous, jusqu’à aujourd’hui.