C’est avec une grande tristesse que nous vous faisons part du décès du Hassid
Reb Yossef (Jojo) Sebag ז״ל
(Orly – Bonneuil) )
Le jour de Yom Kipour
Il laisse derrière lui son épouse et de nombreux descendants en France et en Israël. Il fut l’un des premiers du »Groupe » à participer activement à la « révolution française » initiée par Rav Chmouel Azimov dans les années 60.
L’enterrement aura lieu SDV aujourd’hui dimanche 13 octobre à 17:00 au Beit Halevayot du Nouveau Cimetière d’Ashkelon – rue Arav Barouh Sabag à Ashkelon
La chiva aura lieu (jusqu’à mercredi matin) chez sa fille Mme Lahiany,
Rehov Alimon 13 à Richon letsion.
במוצאי יוהכ »פ תקנ »ו בליאזנא אמר רבינו הזקן תורה ברבים – כנהוג אז דרושים קצרים – על הפסוק « מי כה’ אלוקינו בכל קראנו אליו » – ‘אליו ולא למדותיו’: ה’פרדס’ אומר: « אליו » הם האורות המתלבשים בכלים דעשר ספירות דאצילות; הרבי הבעש »ט אומר: « אליו » הוא האלוקות שבכלים דעשר ספירות דאצילות; הפירוש הפשוט הוא: « אליו » – עצמות אין סוף שבתודעה העצמית – שעל ידי אמונה פשוטה – של כל יהודי פשוט. וזהו ‘קרובים אליו’, ו’בכל קראנו אליו’ – עצמות א »ס ועצמות הנשמה; תפילה באמונה פשוטה מחברת עצמות הנשמה עם עצמות א »ס, שעצמות א »ס יהיה הרופא חולים ומברך השנים.
A l’issue de Yom Kippour 5596 (1795), à Lyozna, l’Admour Hazaken prononça un discours ‘hassidique. (A l’époque, ceux-ci étaient très courts.) Il portait sur le verset .
Nos Sages expliquent: « nous invoquons Son Essence mais non Ses Attributs ».
Le Pardess Rimonim explique que « nous L’invoquons » fait allusion aux Lumières célestes qui pénètrent les réceptacles des dix Sefirot du monde spirituel d’Atsilout.
Le Rabbi, le Baal Chem Tov, enseigna que l’expression « nous L’invoquons » s’adresse à la Divinité qui s’investit dans les réceptacles des dix Sefirot d’Atsilout.
Le sens simple de ces explications est le suivant:
L’Essence de D.ieu se révèle en chaque Juif ordinaire, de la manière la plus évidente. Sa foi intense lui en confère la perception. C’est ainsi qu’il faut comprendre les expressions « proche de Lui » et « en tout, nous L’invoquons », qui désignent l’essence de l’âme et l’Essence de D.ieu.
Une prière dite avec une foi sincère permet de lier l’essence de l’âme à l’Essence de D.ieu. Ainsi, l’Essence divine peut être « Celui qui guérit les malades » et « Celui qui bénit les années ».
À l’approche de Yom Kippour 5785 (2024), la communauté juive de Paris et ses environs s’est rassemblée en grand nombre pour participer à la coutume ancestrale des Kapparot. Cet événement, organisé au profit du Beth Loubavitch, a attiré des milliers de personnes sur trois jours, démontrant la vitalité et l’engagement de la communauté envers ses traditions.
Du mercredi 9 au vendredi matin 11 octobre 2024, hommes, femmes et enfants se sont succédé pour accomplir le rituel des Kapparot. Cette affluence massive témoigne de l’importance que revêt cette coutume pour de nombreux membres de la communauté à la veille de Yom Kippour, le jour le plus saint du calendrier juif.
La tradition des Kapparot
Les Kapparot sont une coutume pratiquée traditionnellement avant Yom Kippour. Elle consiste à faire tourner un poulet vivant (ou de l’argent pour ceux qui préfèrent) au-dessus de sa tête tout en récitant des prières spécifiques. Ce geste symbolique représente le transfert des péchés de la personne sur l’animal, qui sera ensuite abattu selon les lois de la cacherout et dont la viande sera donnée aux nécessiteux.
Un processus respectueux et conforme à la Halakha
Après la cérémonie, toutes les volailles ont été transportées dans l’enceinte d’un abattoir spécialement préparé pour l’occasion. Là, la Che’hita (abattage rituel) a été effectuée par des Cho’hatim (abatteurs rituels) hautement qualifiés, garantissant ainsi le respect le plus strict des lois juives en la matière.
Une fois l’abattage effectué, les volailles ont été soumises à un processus de cachérisation minutieux. Cette étape cruciale assure que la viande est préparée conformément aux lois alimentaires juives, la rendant ainsi propre à la consommation pour la communauté.
Une action caritative au cœur de l’événement
L’organisation de ces Kapparot à Gennevilliers s’inscrit dans une démarche à la fois spirituelle et caritative. En effet, la viande issue de ce rituel est traditionnellement distribuée aux familles dans le besoin, permettant ainsi d’accomplir la double Mitsva de la pratique des Kapparot et de la Tsedaka (charité).
Un moment de préparation spirituelle
Au-delà de l’aspect rituel, ces trois jours ont offert à la communauté un moment de réflexion et de préparation spirituelle intense avant Yom Kippour. Pour beaucoup, participer aux Kapparot est une manière tangible de se confronter à ses actes de l’année écoulée et de s’engager dans un processus de repentir sincère.
L’organisation des Kapparot 5785 à Gennevilliers a rassemblé des milliers de participants dans un esprit de communauté et de spiritualité. Cet événement illustre la capacité du judaïsme à maintenir vivantes ses traditions tout en les adaptant aux exigences de la vie moderne, notamment en termes d’organisation logistique et de respect des normes sanitaires.
Alors que la communauté se prépare maintenant à entrer dans Yom Kippour, l’énergie et la ferveur démontrées lors de ces Kapparot promettent une journée de jeûne et de prière profondément ressentie et vécue.
Le jour de Yom Kippour est qualifié dans le verset de « A’hate Bachana », l’unique dans l’année. En effet, ce jour est unique car le Grand prêtre, qui est unique, rentre dans le Saint des Saints, qui est un endroit unique.
C’est donc l’unicité qui est à l’honneur ce jour-là. Chaque Juif dispose d’une âme divine composée de cinq niveaux : « Néfech, Roua’h, Néchama, ‘Haya et Ye’hida ». « Ye’hida » signifie l’unique. Lorsque ce niveau d’âme se dévoile, il n’existe plus qu’Hachem et le peuple juif, chacun considère l’autre comme étant unique.
Lorsque ce niveau se dévoile, la faute est impossible et le mauvais penchant ne peut agir. C’est pour cela qu’en ce jour unique où se dévoile la « Ye’hida », Hachem pardonne automatiquement toutes les fautes du peuple d’Israël.
La veille de Yom Kippour, on doit mettre l’accent sur le regret du passé et le jour du Yom Kippour, la Téchouva s’exprimera plus à travers la volonté de bien agir à l’avenir.
C’est ainsi que l’on conclut tout le processus de Téchouva, en déracinant les mauvaises actions du passé et en labourant le terrain pour l’avenir comme il se doit. Un Juif règle ainsi de nouveau sa sensibilité pour le spirituel et sa soumission envers Hachem. Durant Roch Hachana, les dix jours de Téchouva et Yom Kippour, un Juif répare sa crainte d’Hachem et puise toute la crainte qui lui sera nécessaire pour l’année à venir.
VEILLE DE YOM KIPOUR – VENDREDI 9 TICHREI / 11 OCTOBRE
Les Kaparot
– Le mot « Kaparot » signifie les expiations. Il s’agit d’un ancien rituel consistant à demander à Hachem de nous pardonner.
– Il est de coutume de se lever tôt et d’effectuer les Kaparot la veille de Yom Kippour (si ce n’est pas possible, on pourra le faire l’un des dix autres jours de Téchouva sauf Roch Hachana ou Chabbat).
– Pour cela, on prendra un coq par homme ou garçon et une poule par femme ou fille. Pour les femmes enceintes, la coutume est de prendre deux poules et un coq. On récitera le rituel tel qu’indiqué dans les livres.
– S’il n’y a pas de coq ou de poule à disposition, on pourra effectuer les Kaparot sur de l’argent ou sur un poisson.
Se tremper au Mikvé trois fois de la veille de Yom Kippour
Tous les hommes doivent s’immerger dans un Mkvé (bain rituel) la veille de Yom Kippour.
Chez Habad, les hommes ont la coutume de se tremper au Mikvé trois fois en ce jour :
avant la prière du matin
avant la prière de Min’ha
avant Séoudat Hamafseket
La matinée de la veille de Yom Kippour
– La veille de Yom Kippour est également considérée comme un jour de fête. On se vêtira donc avec des habits de fête dès le matin, après les Kaparot.
– On se rend à la prière du matin après laquelle on demande un morceau de gâteau au miel au responsable de la synagogue qui nous souhaitera une bonne et douce année.
– On a l’habitude de consommer une quantité de nourriture équivalente aux repas de deux jours. Il est également de coutume de consommer en petite quantité de la viande entourée de pâte, style ravioli.
– Les hommes recevront « Malkoute », c’est-à-dire 39 petits coups symboliques et non douloureux, procédure durant laquelle on demande à Hachem de nous pardonner nos fautes et de nous acquitter de toute autre punition. Les hommes ont ensuite l’habitude de s’immerger dans un Mikvé (bain rituel) en l’honneur de ce saint jour.
– On effectue la prière de Min’ha plus tôt que d’habitude, durant laquelle on récite « Al ‘Heth ».
– On donne encore plus de Tsédaka que les jours précédents.
– On se fait tout propre. Les hommes mariés ont l’habitude de se vêtir d’une tunique blanche appelée « Kittel » dès la deuxième année de mariage.
– On prend le repas de coupure « Séoudate Hamafséket » avant l’entrée de Yom Kippour. Les pères bénissent leurs enfants de la « Birkat Cohanim » avant de se rendre à la synagogue.
LES CINQ PRIÈRES ET LES INTERDITS DE YOM KIPPOUR
– On priera cinq prières le jour de Yom Kippour : celle du soir « Arvite », du matin « Cha’harite », du supplément des fêtes « Moussaf », de l’après-midi « Min’ha » et exceptionnellement à Yom Kippour, la prière de conclusion « Néila ». Les cinq parties de l’âme se dévoilent en ce jour et c’est en lien avec cela que l’on récite cinq prières.
– Il est interdit de manger ou boire, travailler, se chausser avec du cuir.
– Il est également interdit d’entrer au contact de l’eau volontairement, sauf pour le Nétilate Yadaïm du matin ou lorsque l’on sort des toilettes. Il est également interdit de se parfumer, se maquiller ou s’enduire avec une quelconque matière. Les adultes contacteront un rabbin à propos des lois qui les concernent en ce jour.
– Une personne qui n’est pas en bonne santé consultera un rabbin qui lui dira comment agir.
SOIR DE YOM KIPPOUR – VENDREDI SOIR 10 TICHREI / 11 OCTOBRE
– Avant l’entrée de la fête, les filles dès l’âge d’environ trois ans allument une bougie et les femmes mariées minimum deux, puis elles récitent les bénédictions d’allumage
Le jeûne de Yom Kippour commence à 18h 50 (horaire de Paris).
Après avoir mis des pièces à la Tsedaka, les femmes mariées allument au moins deux bougies avant 18h50, horaire de Paris (les jeunes filles et petites filles allument une bougie) et récitent les deux bénédictions suivantes : 1) « Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè’h Haolam Achère Kidéchanou Bémitsvotav Vetsivanou Lehadlik Nèr Chel Chabbat Vechel Yom Hakipourim » – 2) « Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè’h Haolam Chéhé’héyanou Vekiyemanou Vehigianou Lizmane Hazé » –
Il est d’usage d’allumer également une bougie qui dure au moins vingt-cinq heures et sur laquelle on récitera la bénédiction de la « Havdala » à la fin de la fête. On allume aussi des bougies de vingt-cinq heures à la mémoire des parents disparus.
On enlève les chaussures en cuir et on met des chaussures en toile ou en plastique. Les hommes mariés mettent le grand Talit et le « Kittel » (vêtement rituel blanc).
– Avant le coucher du soleil, les pères veillent à allumer une bougie qui restera allumée jusqu’à la sortie de fête. Ils s’enveloppent de leur grand « Talite », châle de prière, qu’ils garderont jusqu’à la fin de la prière.
– On introduit la prière du soir avec le traditionnel « Kol Nidrei », prière où l’on va annuler les vœux pour la seconde fois et dans laquelle les hommes uniquement vont réciter la bénédiction de Chéhé’héyanou pour accueillir la fête (les filles et dames l’ont récitée lors de l’allumage des bougies).
– La prière du « Al ‘Heth » est une prière où l’on cite toutes les catégories de fautes de manière beaucoup plus détaillée que le reste de l’année.
– Le « Al ‘Heth » sera récité lors de chacune des cinq prières de Yom Kippour.
– Puisque Yom Kippour tombe Chabbat, on ne dit pas Avinou Malkénou après la prière, à l’exception de la Néila, dernière prière de Yom Kippour.
– Après la prière du soir, on récite l’ensemble des cinq livres des « Téhilim », Psaumes de David.
JOUR DE YOM KIPPOUR – SAMEDI 10 TICHREI / 12 OCTOBRE
– Pour le Nétilate Yadaïm, rinçage des mains du matin, on ne verse de l’eau que sur les doigts et pas la paume de la main. On ne récite pas la bénédiction « chéassa li kol tsorki » jusqu’au lendemain.
– On récite la prière du matin suivie de la lecture de la Torah et de la Haftara. Ceux qui ont perdu l’a leur père ou leur mère réciteront la prière de Yizkor.
– On récite ensuite la prière de Moussaf durant laquelle on décrit tout le service effectué au Temple durant Yom Kippour, « la Avoda ». Hachem considère ainsi nos paroles comme si nous avions agi.
– Après une pause, on récite la prière de Min’ha durant laquelle on lit la Torah et la Haftara relatant l’histoire du prophète Yona qui reçut l’ordre d’Hachem de sauver la ville de Ninvé. Ce passage nous enseigne combien Hachem a pitié de Ses créatures et fait tout jusqu’à l’extrême pour les sauver.
– On récite ensuite la prière de la Néila qui signifie « la fermeture des portes », c’est-à-dire la conclusion de toute cette sainte journée. On conclura cette prière avec le Kaddish, durant lequel on fera une pause pour chanter la Marche de la Victoire, suivie de la longue sonnerie du Choffar en signe de raccompagnement de la Ché’hina dans les cieux, à l’instar de la fin de la transmission des dix commandements.
SORTIE DE YOM KIPPOUR – SAMEDI SOIR 11 TICHREI / 12 OCTOBRE
– On récite la prière du soir de sortie de fête, sans oublier d’intercaler « Ata ‘honantanou », passage de sortie de Chabbat et des fêtes. On n’intercale plus les quatre phrases des dix jours de Téchouva, et on dit de nouveau « ha-El hakadosh » pour la 3ème bénédiction et « Mélè’h ohev Tsédaka oumichepate » pour la 11ème bénédiction. On récite la bénédiction sur la lune si elle est visible.
– Puisque c’est également une sortie de Chabbat, on récite la Havdala sur une coupe de vin, des aromates et une bougie allumée depuis la veille.
– On prend ensuite un repas de fête qui fera office de repas de fête de Yom Kippour. Il est également coutume de mentionner quelques lois de la Souccah.
Dans l’histoire récente du judaïsme français, certaines figures se distinguent par leur impact extraordinaire sur leurs communautés. Parmi elles, le Rav ‘Haïm Morde’haï Pevzner, affectueusement connu sous le nom de Mottel, occupe une place toute particulière. Son parcours, marqué par le miracle dès son plus jeune âge et couronné par seize années de service dévoué à Perpignan, incarne l’essence même de la mission ‘hassidique : apporter la lumière du judaïsme là où elle est le plus nécessaire.
Dans la pittoresque ville de Perpignan, au cœur du sud-ouest de la France, une communauté juive modeste a eu le privilège de bénéficier pendant 16 ans de la présence extraordinaire de Rav ‘Haïm Morde’haï Pevzner. Connu affectueusement sous le nom de Mottel, cet homme remarquable a transformé la vie spirituelle de cette région, laissant un héritage qui continue d’inspirer bien au-delà des frontières de sa communauté.
Une enfance marquée par le miracle
Né en 1980 à Paris, Mottel était le fils de Rav Yossef Yits’hak et Rivka Pevzner, émissaires dévoués du Rabbi de Loubavitch. Sa vie fut marquée dès son plus jeune âge par un événement qui allait façonner son destin. À seulement trois ans, le jeune Mottel contracta une méningite grave qui le plongea dans le coma pendant deux semaines. Face au pronostic pessimiste des médecins, qui conseillaient même aux parents de ne pas prier pour sa guérison en raison des séquelles potentiellement invalidantes, la famille se tourna vers le Rabbi de Loubavitch.
Le Rabbi, dans sa sagesse, accorda sa bénédiction et demanda qu’on imprime le livre du Tanya dans l’immeuble où résidait la famille Pevzner. Ce qui suivit fut décrit par beaucoup comme un miracle : non seulement Mottel se réveilla, mais en quelques jours, il était capable de réciter par cœur des versets de la Torah. Bien que cette épreuve lui laissa une claudication permanente, elle forgea en lui une résilience et une foi inébranlables qui allaient caractériser toute sa vie.
Un parcours d’érudition inspirant
Dès son plus jeune âge, Mottel manifesta un amour profond pour l’étude de la Torah. Son père, Rav Yossef Yits’hak, directeur de la Cité de l’Éducation Sinaï, raconte : « Il chérissait l’étude de la Torah comme peu d’autres. Même enfant, il passait des heures plongé dans les textes sacrés. »
Son parcours académique le conduisit dans les prestigieuses Yechivot de Brunoy, Brooklyn et Melbourne. Dans chacune de ces institutions, Mottel laissa une empreinte indélébile. À Melbourne, malgré la barrière de la langue – il ne parlait alors que le français et le yiddish – il devint rapidement un mentor pour de nombreux étudiants australiens anglophones, les inspirant par sa foi simple et son humour contagieux.
Sa soif de connaissance ne se limitait pas à la salle d’étude. Mottel publiait fréquemment des articles dans divers fascicules de Yechivot et annotait méticuleusement les ouvrages de sa vaste bibliothèque personnelle, témoignant d’une érudition rare pour son âge.
Un mariage et un appel au service
En 2004, Mottel unit sa vie à celle de Ra’hel Itkin, issue d’une famille d’émissaires Loubavitch d’Hamilton, Ontario. Ce mariage marqua non seulement l’union de deux âmes, mais aussi le début d’une nouvelle aventure. Alors que ses problèmes de santé auraient pu justifier un emploi confortable à Paris, le couple choisit courageusement de partir en Chli’hout (mission) dans la petite ville de Perpignan.
Un Chalia’h hors du commun à Perpignan
Dès son arrivée à Perpignan, Rav Morde’haï Pevzner se distingua par son sourire radieux et son enthousiasme contagieux. Il avait un don particulier pour découvrir des Juifs dans les coins les plus reculés de la campagne française, souvent des personnes qui se croyaient seules de leur foi dans leur région.
Son approche était unique : il refusait catégoriquement de s’engager dans des querelles politiques locales. Au contraire, il endossait fréquemment le rôle de médiateur dans les conflits communautaires. Sa méthode de résolution de conflit était empreinte d’amour et de compassion, se concluant invariablement par sa phrase devenue célèbre : « Quoi que vous pensiez de moi, je vous aime ! »
Un dévouement sans limites
Les anecdotes sur le dévouement extraordinaire de Rav Morde’haï Pevzner sont nombreuses et touchantes. Une fois, il donna toutes les matsot qu’il possédait à de parfaits étrangers qui passaient Pessa’h dans un hôtel voisin. On le voyait souvent sortir en pleine nuit, bravant les intempéries et sa propre fatigue, pour visiter, nourrir et réconforter ceux qui en avaient besoin.
Son épouse, Ra’hel, raconte une histoire particulièrement émouvante : peu avant son décès, alors qu’il souffrait terriblement, Mottel reçut l’appel d’un Juif hospitalisé qui demandait de la nourriture. Sans hésiter, il se déplaça sous la pluie pour lui apporter de quoi manger, pour découvrir que l’homme était en bien meilleure santé que lui. Cet acte de bonté pure laissa l’homme abasourdi, lui qui avait en vain contacté plusieurs organisations de bienfaisance et services sociaux.
Face à l’adversité : une foi inébranlable
Il y a six ans, une tumeur fut découverte dans sa colonne vertébrale. Trois ans plus tard, elle se métastasa agressivement, paralysant le bas de son corps. Face à cette épreuve, Mottel fit preuve d’un courage extraordinaire. Il décida, selon ses propres mots, de « cracher sur l’Ange de la Mort » en intensifiant encore ses actions pour sa communauté et sa famille.
Même confiné à une chaise roulante motorisée, il continuait à parcourir des kilomètres pour rencontrer des Juifs et partager avec eux la beauté de leur héritage. Aucune distance ne le dissuadait, aucune personne n’était insignifiante à ses yeux.
Un père dévoué et un ami fidèle
Malgré son engagement intense envers sa communauté, Rav Morde’haï Pevzner était un père aimant et attentif. Son père témoigne : « Il se dévouait pour ses enfants et, même dans ses moments les plus difficiles, veillait à réserver des moments pour étudier avec chacun d’entre eux. » Les sept enfants Pevzner, dont la plus jeune n’a que deux ans, étaient éduqués à la maison, les plus grands suivant leurs études via le système international Shluchim Online School.
Sa mémoire prodigieuse et son amour du prochain se manifestaient aussi dans sa capacité à se souvenir des anniversaires de ses amis et des dates de décès des parents de ses connaissances. Il était toujours le premier à envoyer ses pensées affectueuses, renforçant ainsi les liens au sein de sa communauté élargie.
Les derniers jours : un héritage assuré
Conscient que sa fin approchait, Rav Morde’haï Pevzner fit preuve d’une lucidité et d’un dévouement remarquables. Il exprima le souhait d’être enterré dans sa ville d’adoption, Perpignan, plutôt qu’à Jérusalem avec les autres membres de sa famille, y compris son jeune frère bien-aimé Schnéour Zalman, décédé en 2015 à l’âge de 22 ans.
Plus important encore, il s’assura de la continuité de son œuvre en trouvant un successeur. Le vendredi précédant son décès, il finalisa l’arrivée de Rav Chmouël Bensoussan et son épouse, qui devinrent le second couple d’émissaires Loubavitch dans la ville.
Un adieu émouvant
Rav ‘Haïm Morde’haï Pevzner s’éteignit le mardi matin, veille de Yom Kippour 5783 (2022). Conformément à ses vœux, il fut enterré le jour même à Perpignan, entouré d’une foule nombreuse venue lui rendre un dernier hommage. Chaque personne présente réalisait qu’elle avait perdu bien plus qu’un rabbin – elle avait perdu son meilleur ami.
Un héritage d’amour et de service
L’héritage de Rav Morde’haï Pevzner perdure à travers sa femme, ses enfants, et tous ceux dont il a touché la vie. Son exemple de foi inébranlable face à l’adversité, son amour inconditionnel pour chaque être humain, et son dévouement sans faille à sa communauté continuent d’inspirer bien au-delà des frontières de Perpignan.
Comme le résume si bien son père : « Il était toujours joyeux et mettait tout en œuvre pour que les autres le soient aussi ». Cette phrase capture l’essence même de la vie extraordinaire de Rav Mottel Pevzner – une vie consacrée à apporter la lumière, la joie et la spiritualité à tous ceux qu’il rencontrait.
La petite communauté juive de Perpignan, et bien au-delà, se souviendra longtemps de cet homme exceptionnel qui a transformé chaque défi en opportunité de croissance spirituelle et chaque rencontre en occasion d’exprimer l’amour divin. L’histoire de Rav ‘Haïm Morde’haï Pevzner restera un témoignage inspirant de ce qu’une vie de dévouement et de foi peut accomplir, même face aux plus grands défis.
À l’occasion du 60e anniversaire du décès de la Rebbetzin Hanna Schneerson, le consul général israélien à New York, M. Ofir Akunis, a effectué une visite mémorable à la maison du Rabbi et au siège mondial de Habad – le célèbre 770. Cette visite, organisée par le Rabbi Yosef Yitzchak et Rivky Noyman, a été l’occasion de rendre hommage à l’héritage durable du mouvement Habad-Lubavitch.
Ofir Akunis a partagé ses impressions : « Notre visite à la maison du Rabbi et au 770 a été profondément inspirante. Ce lieu est d’une importance capitale pour le peuple juif. L’influence du Rabbi continue de toucher des millions de personnes à travers le monde. Sa sagesse, sa bonté et sa foi ardente en l’unité d’Israël, l’amour du prochain et l’intégrité de la terre d’Israël sont remarquables. »
Accueilli à la résidence du Rabbi par Le Rav Yirmiyahu Berkowitz et le Rav Mendel Krinsky, le consul général a allumé une bougie à la mémoire de la Rebbetzin et en hommage aux victimes de la guerre. Il a également prié pour le succès des soldats de Tsahal et des forces de sécurité.
La visite s’est poursuivie par un tour du 770 et de la salle de diffusion WLCC, guidé par le Rav Mendel Eisenbach. Ofir Akunis a saisi l’occasion pour réciter le Tashlih dans la cour du 770.
Un moment particulièrement émouvant a eu lieu lorsque le consul, revêtu du Talit et des Tefilines, a prié dans la chambre du Rabbi. Le Rav Kuti Feldman a expliqué la préparation spirituelle nécessaire avant d’entrer en Yehidout (audience privée) avec le Rabbi.
Dans le hall du 770, le Rav Noyman a présenté des vidéos historiques, dont une montrant sa propre rencontre avec le Rabbi alors qu’il était enfant, ainsi que la visite d’un précédent consul général israélien.
La visite s’est conclue par une présentation détaillée du Rav Shalom Dovber Levin dans la salle d’exposition de la bibliothèque Agudas Chassidei Habad. Ofir Akunis a été particulièrement impressionné par les objets personnels du Rabbi et les documents historiques liés aux Rebbeim.
Cette visite souligne l’importance continue du mouvement Habad-Lubavitch et de l’héritage du Rabbi, non seulement pour la communauté juive mondiale, mais aussi pour les représentants diplomatiques d’Israël.