Jérusalem : Le plus grand sommet caritatif d’Israël réunit plus de 2000 leaders associatifs

Jérusalem : Le plus grand sommet caritatif d’Israël réunit plus de 2000 leaders associatifs

La plateforme de collecte de fonds Charidy a organisé à Jérusalem sa conférence « Sommet des Leaders », établissant un nouveau record d’affluence pour ce type d’événement en Israël. Entre panels d’experts, échanges avec des philanthropes et concours d’innovation sociale, l’événement marque un tournant dans la professionnalisation du secteur caritatif israélien.

 

Le Palais des Congrès de Jérusalem peinait à contenir les plus de 2 000 directeurs d’institutions et d’organisations venus participer au « Sommet des Leaders », la conférence professionnelle mondiale de Charidy. Un événement record qui s’impose comme la plus grande conférence du genre jamais organisée en Israël, adoptant les standards des grandes conventions américaines.

Les participants ont pu assister à une série de panels professionnels couvrant la gestion d’institutions, le développement international, le marketing et la communication, l’externalisation, les relations gouvernementales et le développement organisationnel. Une session spéciale était dédiée aux directeurs et administrateurs de communautés, offrant une formation pratique sur la création et la gestion de synagogues.

L’un des moments forts de l’événement fut le dialogue captivant entre le philanthrope Lev Leviev, président du Congrès des Juifs de Boukhara, et le journaliste Yossi Elitouv. « Je ne me suis jamais retrouvé face à autant de directeurs d’associations », a déclaré Leviev, « Charidy nous a enseigné, à nous les philanthropes, de nouveaux concepts en matière de charité. Voir des Juifs aux moyens modestes faire des dons aussi importants est très engageant. »

Un moment particulièrement émouvant fut le discours de l’homme derrière cette révolution, le Rav Shay Cherbinskiy, directeur de Charidy, qui a souligné que « l’aspect le plus touchant de cette conférence est sa capacité à unir tous les secteurs du peuple juif engagés dans la mitsva de la charité autour d’une même table, dans un événement aux plus hauts standards internationaux. »

Durant son discours, le Rav Shay Cherbinskiy a demandé à tous les participants de se lever en déclarant : « Je veux que vous applaudissiez tous, en votre honneur, chers directeurs. Chacun d’entre vous est un leader, une source d’inspiration, qui opère de véritables révolutions et vous méritez tout le respect. »

Le point culminant de la soirée fut le programme innovant « Les Requins », auquel cinq associations sur 162 candidates ont participé. Après le vote combiné des juges et du public, l’organisation « Hasadei Naomi » a remporté la première place et un prix d’une valeur de 250 000 shekels, suivie par l’association Maagalim (200 000 shekels), et la Fondation Lemihyatam en troisième position (80 000 shekels).

(Photo : Dov Ber Hechtman)

 

 

Attentat dans le Gush Etzion : 5 blessés dont un enfant dans un état critique après des tirs contre un bus

Attentat dans le Gush Etzion : 5 blessés dont un enfant dans un état critique après des tirs contre un bus

 

 

Un bus civil a été la cible de tirs mercredi soir près du carrefour d’Al-Khadar, faisant plusieurs blessés dont un enfant de 10 ans entre la vie et la mort. Une chasse à l’homme est en cours pour retrouver le terroriste.

Un nouvel attentat a frappé la région de Jérusalem mercredi soir, lorsqu’un bus de la compagnie « Kavim » a été pris pour cible près du checkpoint des tunnels, dans le Gush Etzion. Selon les premiers éléments, les tirs auraient été effectués depuis un véhicule en mouvement au niveau du carrefour d’Al-Khadar.

Parmi les victimes, un enfant d’environ 10 ans se trouve dans un état critique à l’hôpital Hadassah Ein Kerem de Jérusalem, où les médecins luttent pour sa vie. « Il souffre de blessures par balle au haut du corps », précisent les sources médicales. Un jeune homme d’une vingtaine d’années est dans un état grave à modéré, tandis qu’une femme d’environ 40 ans est dans un état modéré. Deux autres personnes ont été légèrement blessées par des tirs et des éclats de verre.

Les forces de sécurité ont immédiatement lancé une vaste opération de recherche. Un poste de commandement conjoint a été établi entre Tsahal, le Shin Bet et la police aux frontières. Le village palestinien de Husan, près de Bethléem, ainsi que Bethléem même ont été encerclés. Les enquêteurs examinent également la possibilité que l’assaillant ait continué à tirer en direction du checkpoint des tunnels, bien que cette information n’ait pas encore été confirmée.

Les secouristes du Magen David Adom, arrivés rapidement sur place, témoignent : « Nous avons effectué un examen rapide et identifié un enfant de 12 ans avec des blessures par balle dans le haut du corps. Nous lui avons prodigué des soins d’urgence avant de l’évacuer vers l’hôpital Hadassah Ein Kerem, tout en continuant à lutter pour sa vie. »

Cet attentat intervient une semaine après une attaque similaire à Ariel, où un chauffeur de bus, Hassan al-Saken, avait été grièvement blessé par six balles tirées à travers le pare-brise de son véhicule.

Le Conseil de Yesha (organisation représentant les colonies israéliennes) a réagi dans un communiqué : « Le terrible attentat de ce soir n’est pas une fatalité. Il est temps de mener des opérations au cœur des villes et de détruire les infrastructures terroristes en Judée-Samarie. Il n’y a aucune différence entre l’ennemi à Gaza et celui à Bethléem. Le terrorisme reste le terrorisme. La solution doit être identique. »

10 Kislev : Yortzaït de l’oncle du Rabbi, Rav Chmouel Schneerson

10 Kislev : Yortzaït de l’oncle du Rabbi, Rav Chmouel Schneerson

Il y avait un lien particulier entre le Rabbi et son «double oncle» (en effet, le frère de Rabbi Lévi Yits’hak avait épousé Myriam-Guittel, la sœur de la Rabbanit ‘Hanna : c’est le cas un peu particulier de deux frères qui épousent deux sœurs).

Les parents du Rabbi n’avaient pas reçu la permission de voyager pour assister au mariage de leur fils à Varsovie (Pologne). Ils avaient cependant organisé une grande réception à leur domicile à Yékatronislav (aujourd’hui Dniépopétrovsk) pour célébrer l’événement – même sans les mariés.

Le Rabbi avait écrit à son oncle, Rabbi Chmouël pour que celui-ci lui décrive les événements. Voici sa réponse :

« Tu me demandes par exemple de résumer les discours. D’abord ce n’est pas très intéressant. Si j’avais su que tu en as besoin pour préparer un discours, je t’en aurais peut-être rapporté le contenu mais, autant que je le sache, tu n’es pas intéressé à cela pour le moment et tu n’en as donc pas besoin – à mon avis.
Les paroles de Torah, les versets et paroles talmudiques cités ne constituent certainement pas des ‘Hidouchim (nouveautés) pour toi. Il est aussi inutile de répéter les paroles flatteuses (ou moins agréables) qui ont été prononcées.
 De plus, les discours étaient trop nombreux pour que je les cite tous. Ce qui a été dit oralement, on ne peut pas le mettre par écrit…. »

Ces quelques lignes suffisent à prouver le lien profond qui existait entre Rabbi Chmouël Schneerson et son neveu.

Les parents du Rabbi avaient quitté la ville de Nikolaïev en 1909, quand Rabbi Lévi Yits’hak avait été nommé Rav de la ville de Yékatronislav. Son frère, Rabbi Chmouël n’était pas encore marié et il vint vivre quelques temps à leur domicile car il travaillait comme professeur d’hébreu.

Nous avons retrouvé une lettre écrite par Rabbi Chmouël au Rabbi en 1928 alors que celui- ci habitait en Allemagne et avait apparemment besoin d’un document officiel pour ses études à l’université de Berlin :
« J’atteste – au mieux de mes connaissances et de celles d’autres personnes dignes de foi – que le jeune Mena’hem Mendel, fils de Rabbi Lévi Yits’hak Schneerson a réussi les examens à l’école de Yékatronislav en 1919 et a obtenu de très bonnes notes dans toutes les matières. Il a obtenu un diplôme qui a été perdu ».

Voici deux épisodes – rapporté par Rav Pin’has Althaus, Rav de la ville de ‘Holone en Israël, qui attestent de la proximité du Rabbi avec son oncle : durant la fête de Chavouot 1991, il se trouvait dans la synagogue du Rabbi à New York et transmit au secrétaire, Rav Binyamine Klein l’acte de naissance de sa tante, Mme Batchéva Althaus, la fille du ‘Hassid (et ami de la famille du Rabbi), Rav Éliahou ‘Haïm Althaus qui était née elle aussi à Nikolaïev.

Cet acte de naissance était écrit sur le papier à lettres de Rabbi Chmouël et signé de sa main. Voici ce que raconta ensuite Rav Klein :

« le Rabbi avait contemplé longtemps le papier en question et on voyait qu’il était heureux. Effectivement, Rav Althaus mérita une réponse de remerciement du Rabbi : « Il m’a occasionné une grande satisfaction pendant un long moment» ».

Dans la marge d’une lettre envoyée en 1978 au professeur Flaxsman qui habitait à Kiriat Gat, le Rabbi écrivit :

« Puisqu’il rappelle qu’il a séjourné en prison avec mon oncle le (défunt) Rav de Nikolaïev, je lui serais infiniment reconnaissant s’il pouvait m’envoyer des détails à ce propos. Je suggère, afin de ne pas trop le fatiguer, qu’il puisse facilement contacter des jeunes ‘Hassidim Habad de la ville de Kiriat Mala’hi qui seraient prêts à l’écouter raconter des détails et à me les rapporter par la suite. En effet, chaque détail m’est très, très précieux. D’avance je le remercie infiniment».

Rav de la ville

En 1930, Rabbi Chmouël retourna s’installer à Nikolaïev. L’année suivante, Roch ‘Hodech Eloul 1931, il épousa Myriam-Guittel, la fille du Rav de la ville, Rabbi Méir Chlomo Yanovsky et son épouse la Rabbanit Ra’hel – donc la sœur de la Rabbanit ‘Hanna qui était mariée avec son frère Rabbi Lévi Yits’hak.

Au début il fut seulement nommé Rav de la communauté ‘Habad et, en 1937, il devint le Grand Rabbin officiel de la ville. De par sa fonction à cette époque troublée, alors que régnait un gouvernement antireligieux, il dut faire preuve d’énormément de détermination malgré les nombreuses difficultés.

Dans une lettre adressée avant la fête de Pessa’h 1939 à son frère, il s’intéressa quant au moyen de cachériser des fours communautaires pour la cuisson des Matsot :

« Mon frère, je te demande de me répondre de toute urgence : comment cuit- on chez vous le « pain de misère » ? Y a-t-il un seul four ou plusieurs? Comment se procure-t-on de « l’eau qui a dormi » ? Avez-vous des machines réservées pour les Matsot ou d’autres machines ? Quel est le poids de la pâte pour chaque équipe de pétrisseurs ? Combien de surveillants ? Vas-tu surveiller toi aussi ? Comment vend-on les Matsots ? Ici, sur place ou dans des magasins spécialisés, enveloppées dans un papier ? Tous les ustensiles ont-ils été cachérisés ? Bref j’ai besoin de connaitre tous les détails et je te demande instamment de me répondre immédiatement. Voici ce qui se passe ici : après beaucoup d’efforts, j’ai discuté avec le responsable de la cuisson du pain mais il ne m’a pas répondu clairement pour les matsot. Seulement à Chouchane Pourim il me donnera sa réponse… ».

Rabbi Chmouël ne s’occupait pas uniquement des besoins religieux des Juifs de la ville mais aussi de leurs problèmes matériels. A cause de la très mauvaise gestion économique des communistes et, surtout quand avait éclaté la seconde Guerre mondiale, la situation sur place était désastreuse.

D’après les documents de son interrogatoire, on comprend qu’il se porta au secours de Juifs indigents, distribua des sommes que lui faisaient parvenir des organisations juives de l’étranger pour ce qui était sans doute une maison de retraite ou des hospices pour personnes handicapées. Il organisa aussi des distributions de repas cachères pour des familles pauvres.

Mais il ne s’occupa pas uniquement de sa communauté : il s’impliqua aussi pour le reste de la population.

Dernièrement, un livre intitulé « Citoyen de notre pays » a été publié par la municipalité de Nikolaïev: Mme Lavtchinsky et le chercheur M. Kouchine ont dépouillé de nombreux documents sur les familles Lavout, Yanovsky et Schneerson.  En effet, la ville de Nikolaiëv s’enorgueillit qu’un personnage né dans cette ville – le Rabbi – ait tellement influencé notre génération.

Pour cela, ces chercheurs ont fait appel au Rav de la ville, le Chalia’h Rav Chalom Gottlieb ainsi qu’à l’équipe de JEM à New York. « En 1921 et 1922, alors que la population souffrait de la famine, Rav Chmouël Schneerson fit construire une cuisine populaire qui put nourrir plus de 500 personnes, y compris des non-Juifs, grâce à des fonds que lui faisaient parvenir des organisations humanitaires juives de l’étranger, en particulier le JOINT avec lequel il entretenait des relations étroites.

Des centaines de gens ont pu survivre durant ces années terribles grâce à Rav Chmouël qui entretenait une correspondance suivie avec les directeurs de ces agences étrangères.

Grâce à lui, la ville put ouvrir un hôpital en 1929 : le matériel et l’argent pour entretenir cet hôpital venaient de l’étranger.

Lors de l’inauguration officielle, Rav Chmouël déclara :

« La clinique a effectivement été construite grâce à de l’argent de la communauté juive mais servira tous les citoyens, quelle que soit leur religion ».

Selon Rav Gottlieb, cet hôpital fonctionne encore aujourd’hui.

Un érudit hors-pair

Rabbi Chmouël Schneerson était un érudit dans tous les domaines de la Torah : Niglé, Kabala et ‘hassidout. C’est ce qu’on comprend quand on lit le chef d’accusation à son encontre. En effet, il fut arrêté par les autorités en 1941 et voici ce qu’on lui reprochait :

« Puisqu’il est le rabbin de la ville, il a entretenu des contacts avec des organisations juives à l’étranger et avait des liens familiaux avec des gens qui habitent en France, en Palestine et dans ce qui était la Pologne. A cause de sa religion, il dirige des activités antisoviétiques nationalistes parmi la population juive. Il tient chez lui des réunions illégales ».

Un autre document atteste qu’il possède une importante bibliothèque de livres de Torah désignés comme « la plupart sont des livres sur la Bible et la religion écrits dans la langue de la Bible ».

Les enquêteurs chargés de perquisitionner chez lui restèrent abasourdis devant l’importance de sa bibliothèque « qui comportait plus de 1500 volumes et qu’il était impossible d’emporter ». Ils décidèrent donc de stocker tous ses livres dans une pièce de sa maison qu’ils placèrent sous scellés. Sa belle-mère, la Rabbanit Ra’hel Yanovsky fut nommée responsable des scellés.

L’arrestation et l’emprisonnement

Ces activités et le respect que lui manifestait la population déplaisaient fortement aux autorités.

Le dimanche 4 Tamouz 1941, il fut arrêté à Nikolaiëv. Au bout de quelques jours, comme la guerre se rapprochait de la ville, il fut déporté dans un grand mouvement d’exode de toute la population vers l’intérieur de la Russie.

Il fut transféré dans la prison numéro 4, à Tomsk en Sibérie où on continua de l’interroger pendant plus d’une année. Finalement il fut condamné à trois ans de travaux forcés.

Cette terrible année le marqua profondément, il était devenu très faible. Son dossier médical atteste de sa très mauvaise condition physique mais cela n’empêcha pas ses bourreaux de le déclarer apte aux travaux « légers ».

Son dossier carcéral indique : « Après tous ces interrogatoire, il n’y a pas de preuves formelles contre lui » et tout le verdict repose sur une phrase prononcée par deux témoins qui auraient entendu le Rav dire ceci ou cela. « Il faut envoyer le citoyen Schneerson Chmouël Zalmanovitch dans un camp de travail pour dix ans ».

Cependant, du fait de sa santé chancelante, un second verdict diminua la peine de cinq années, peine commuée finalement à trois ans pour « agitation antisoviétique ».

Le verdict fut signé en Sivan 1942 et il fut envoyé aux travaux forcés. Mais déjà en Adar Aleph 1943, il fut libéré à cause de sa santé défaillante. Sa faiblesse était extrême ainsi que son état cardiaque.

Après sa libération, Rabbi Chmouël arriva dans la maison de son fils Mena’hem Mendel qui habitait alors à Tchedzov, à l’est du Turkménistan. Il y vécut un an et décéda le 10 Kislev 1943. Il fut enterré dans le cimetière juif.

 

Première historique : Pour la première fois, un livre du Tanya est imprimé en territoire syrien

Première historique : Pour la première fois, un livre du Tanya est imprimé en territoire syrien

 

Pour la première fois de l’histoire, le livre fondamental du mouvement Habad-Loubavitch a été imprimé sur le sol syrien, marquant une étape symbolique dans la diffusion de la Hassidout au Moyen-Orient.

 

Un événement sans précédent s’est déroulé aujourd’hui aux pieds du mont Hermon, en territoire syrien récemment passé sous contrôle israélien. Un groupe d’émissaires du mouvement Habad-Loubavitch a procédé à l’impression du Tanya, ouvrage majeur de la philosophie Habad, écrit par Rabbi Shneur Zalman de Liadi, fondateur du mouvement Loubavitch.

Cette initiative, menée sous l’égide de l’organisation « Ezer LaHayal » (Aide au Soldat) et coordonnée par le Rav Eliyahu Gutman, s’inscrit dans une tradition établie par le Rabbi de Loubavitch, Menachem Mendel Schneerson. Ce dernier avait notamment encouragé l’impression du Tanya dans tous les lieux possibles du monde, y compris les plus inattendus.

« L’ouverture d’un premier Beth Habad en Syrie représente un moment historique », a déclaré le Rav Shalom Ber Hertzel, émissaire du mouvement dans le Golan. Cette démarche fait écho à une action similaire réalisée pendant la première guerre du Liban, lorsque des hassidim avaient imprimé le Tanya à Beyrouth, sur instruction directe du Rabbi.

Cette impression symbolique intervient dans un contexte géopolitique particulier, après la récente prise de contrôle de cette zone par Tsahal suite à l’effondrement du régime syrien. Elle illustre la volonté du mouvement Habad de diffuser les enseignements de la Hassidout au-delà des frontières traditionnelles, conformément à sa mission de répandre la lumière de la Torah et de la hassidout dans tous les recoins du monde.

Pour rappel, le Tanya, publié pour la première fois en 1797, est considéré comme l’un des textes fondamentaux de la pensée hassidique, exposant les principes de base de la philosophie Habad et de son approche du service divin.

 

Crown Heights : Un étudiant de Yechiva poignardé, le suspect en fuite

Crown Heights : Un étudiant de Yechiva poignardé, le suspect en fuite

Un jeune étudiant russe de 28 ans a été sauvagement agressé au couteau lundi à Crown Heights par un individu qui avait gagné la confiance de la communauté en se présentant comme juif. Hébergé depuis trois semaines par une famille du quartier, le suspect, d’origine hispanique, est activement recherché par la police de New York et les services de sécurité communautaires. 

 

Un étudiant de la Yechiva Habad de Moscou, Haim Mamedov, 28 ans, a été gravement blessé lors d’une attaque au couteau à Crown Heights. L’agression s’est produite lundi vers 13h00 devant la maison de Moshé Rubashkin sur President Street.

Selon l’enquête, la victime portait une valise lorsque le suspect l’a attaqué par surprise sur les marches de la maison. « Il n’y a personne ici pour t’aider », aurait crié l’agresseur avant de le poignarder au cou, sans aucune provocation préalable.

Une intervention rapide qui a sauvé une vie

L’organisation Shomrim, service de sécurité du quartier, est rapidement intervenue sur les lieux, découvrant Haim grièvement blessé. Transporté à l’hôpital Kings County, il a subi une opération de trois heures. « Les médecins ont parlé d’un miracle, l’artère principale n’ayant pas été sectionnée », a confié une source proche du dossier.

L’enquête en cours

Le suspect, qui s’est fait passer pour un Juif prénommé Yossef, avait séjourné ces trois dernières semaines chez Rubashkin. D’origine hispanique, il était connu pour fréquenter régulièrement Crown Heights en se faisant passer pour un membre de la communauté juive. « Il était dans le quartier il y a environ 5 ans et y est revenu vers Tichri », précise une source proche de l’enquête.

Une traque active

La police de New York et les Shomrim poursuivent activement le suspect, considéré comme « armé et extrêmement dangereux ». Les caméras de surveillance ont permis de retracer sa fuite vers Eastern Parkway en direction d’Utica Avenue.

État de santé rassurant

La victime, dont l’état s’améliore, a demandé ses Tefilines mardi matin, signe encourageant de son rétablissement. Un rétablissement complet est attendu.

La communauté est appelée à prier pour la guérison complète de Haim ben Linda.

 


Moshe Rubashkin, le « Avraham Avinou » de Crown Heights…

Yechiva Ktana de Brunoy : Une trentaine d’élèves brillent au premier examen du Mivtsa Torah

Yechiva Ktana de Brunoy : Une trentaine d’élèves brillent au premier examen du Mivtsa Torah

Plus de trente étudiants de la Yechiva Ktana de Brunoy ont démontré leur maîtrise des textes sacrés lors du premier examen intermédiaire du Mivtsa Torah, témoignant de l’excellence de l’enseignement talmudique dans cette institution prestigieuse.

 

La Yechiva Ktana de Brunoy a organisé hier le premier examen intermédiaire dans le cadre du Mivtsa Torah, destiné aux élèves de Chiour Alef. Plus de trente étudiants ont participé à cette évaluation qui marque une étape importante dans leur parcours d’études talmudiques.

Un engagement remarquable

Les semaines précédant l’examen ont été marquées par un intense effort de mémorisation, les élèves s’étant consacrés à l’apprentissage par cœur de plusieurs pages de Guemara. Cette démarche s’inscrit dans la tradition d’excellence de l’étude de la Torah.

Une initiative réussie

Le succès de cet événement doit beaucoup à l’investissement du Chalia’h Avraham Barou’h Slonim, dont l’engagement dans la préparation de l’examen et le soutien constant aux élèves ont été particulièrement salués par la direction de la Yechiva.

Cette première évaluation représente une étape encourageante dans le programme Mivtsa Torah, réaffirmant l’importance de l’étude approfondie des textes sacrés au sein de la Yechiva de Brunoy.

 

New York : Les allumages publics de Hanouccah sauvées après la levée de l’interdiction des feux par le maire Eric Adams

New York : Les allumages publics de Hanouccah sauvées après la levée de l’interdiction des feux par le maire Eric Adams

 

La suspension des permis pour les feux à ciel ouvert, qui menaçait les célébrations publiques de Hanouccah à New York, a été levée lundi par le maire Eric Adams, au soulagement de la communauté juive.

 

 

Le 2 novembre, face à un risque accru d’incendies dû à la sécheresse, la ville avait mis en place des mesures préventives strictes. Le maire Adams, accompagné du commissaire des pompiers Robert Tucker et de la commissaire des parcs Sue Donoghue, avait alors suspendu tous les permis pour feux d’artifice et d’allumage de flammes nues dans la ville.

Un retour opportun des célébrations

Cette levée d’interdiction permet la tenue des événements emblématiques comme l’allumage de la « Plus Grande Menorah du Monde » sur la 5e Avenue et celle de Brooklyn à Prospect Park. Ces célébrations revêtent une importance particulière cette année, dans un contexte de montée de l’antisémitisme.

Appel à la vigilance maintenu

Malgré les pluies récentes ayant permis cette décision, la ville reste en alerte sécheresse. « Nous ne sommes pas encore sortis d’affaire », a averti le maire, appelant les New-Yorkais à poursuivre leurs efforts d’économie d’eau.

« C’est un miracle de Hanouccah juste à temps », s’est réjoui l’activiste Yaacov Behrman, reflétant le soulagement des centres Chabad et des organisateurs qui peuvent maintenant finaliser leurs préparatifs pour les nombreuses célébrations prévues à travers la ville.

Jérusalem : Une interruption totale du service du tramway est prévue du 15 au 25 janvier 2025

Jérusalem : Une interruption totale du service du tramway est prévue du 15 au 25 janvier 2025

 

Une interruption totale du service du tramway de Jérusalem est prévue mi-janvier 2025, perturbant le quotidien de plus de 150 000 usagers quotidiens. La reprise du service sur le tracé étendu est programmée pour le 25 janvier 2025. Cette mesure exceptionnelle s’inscrit dans le cadre des travaux d’extension de la ligne rouge.

Le projet vise à prolonger la ligne jusqu’à l’hôpital Hadassah Ein Kerem et au quartier de Neve Yaakov. La reprise du service sur le tracé étendu est programmée pour le 25 janvier 2025.

Cette interruption permettra de réaliser des tests approfondis des nouveaux systèmes avant la mise en service de l’extension. Pendant cette période, des rames circuleront pour des essais techniques, mais sans voyageurs.

Le ministère des Transports prévoit :
– Des lignes de bus supplémentaires
– Un renforcement des fréquences sur le réseau existant
– Un dispositif d’information avec des agents en station
– Une communication élargie auprès des usagers

Des voix s’élèvent contre l’organisation de ces tests, suggérant qu’ils auraient pu être effectués les vendredis soir et samedis (shabbat), réduisant ainsi la durée d’interruption du service commercial.

« Cette procédure est standard et appliquée mondialement pour la certification d’une ligne commerciale », justifie le ministère des Transports, qui reconnaît néanmoins que des perturbations importantes sont à prévoir dans la capitale israélienne.

L’extension représente une avancée majeure pour les transports publics à Jérusalem, malgré les désagréments temporaires pour les usagers.