Le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou livre une analyse détaillée de la stratégie militaire israélienne face à l’Iran, révèle l’existence d’une coordination étroite avec le président américain Donald Trump, et évoque ses projets d’extension des Accords d’Abraham. Il justifie les frappes contre l’Iran par l’urgence de la menace nucléaire et confirme qu’Israël était « à la 90e minute » avant une potentielle acquisition de l’arme atomique par Téhéran.
Interrogé sur les changements survenus depuis le 7 octobre, Netanyahou établit une continuité dans sa vision géostratégique. « Il y a une compréhension maintenant partagée par tous : nous avons un seul ennemi. Cet ennemi, c’est l’Iran », déclare-t-il. Le Premier ministre souligne que ce qu’Israël a observé avec le Hamas, le Hezbollah et les Houthis ne sont que des « tentacules de l’Iran ».
Cette analyse, Netanyahou affirme l’avoir développée il y a quarante ans : « J’ai dit il y a 40 ans que la plus grande menace à notre existence venait de la République islamique d’Iran, cette secte religieuse extrémiste fanatique qui menace le monde musulman, menace l’État juif, menace le monde entier. »
La stratégie des trois objectifs contre l’Iran
Le Premier ministre détaille la stratégie iranienne qu’Israël devait contrer. Selon lui, l’Iran avait « trois plans de destruction d’Israël » : premièrement, le plan de l’axe avec un étranglement et une attaque simultanée depuis le nord, le sud et tous les affiliés ; deuxièmement, un tir massif de missiles que l’État hébreu ne pourrait pas contrer ; troisièmement, l’acquisition de l’arme nucléaire.
« Nous avons brisé l’axe iranien », affirme Netanyahou, expliquant sa stratégie en étapes : d’abord porter un coup massif au Hamas, puis se tourner vers le nord pour « mettre le Hezbollah à genoux », notamment par l’élimination de Hassan Nasrallah qu’il qualifie d’« axe de l’axe ».
L’urgence de la menace nucléaire justifie l’action
Le moment choisi pour frapper l’Iran s’explique par l’imminence de la menace nucléaire. « Nous savions qu’en quelques mois, moins d’un an, elle pourrait atteindre l’arme nucléaire. C’est pourquoi il fallait agir à la 90e minute. Il n’y aura pas de 91e minute », explique le Premier ministre.
Cette urgence a motivé sa détermination face aux alliés : « Nous devions éliminer la menace iranienne durant notre mandat – car il n’est pas certain qu’il y en aura un après nous. » Netanyahou révèle avoir donné une directive claire il y a six mois à Tsahal et au Mossad pour « se préparer à l’élimination de ces deux menaces ».
Une coordination étroite avec Trump révélée
Contrairement aux spéculations médiatiques, Netanyahou confirme une coordination totale avec Donald Trump. « Nous parlons, le président et moi, presque quotidiennement », révèle-t-il, ajoutant que « tous ceux qui ont dit que Trump et moi n’étions pas amis ont rendu un grand service » à Israël.
Cette coordination s’est étendue aux opérations militaires : « Je n’ai pas été surpris par son action [contre les installations nucléaires]. J’étais parfaitement informé de son action. » Le Premier ministre confirme également avoir informé Trump de l’opération israélienne.
Les réalisations militaires qualifiées d’historiques
Netanyahou revendique des résultats exceptionnels : « C’est l’élimination ciblée la plus puissante de l’histoire », concernant l’élimination du commandement supérieur iranien et des scientifiques nucléaires « dans les premières minutes, nous parlons des deux premières minutes de cette opération ».
Le renseignement israélien et le Mossad ont selon lui « réalisé un travail exceptionnel pour éplucher toutes les couches de leur défense », tandis que l’armée de l’air a permis « d’éliminer leur commandement supérieur d’un coup ».
L’extension des Accords d’Abraham en perspective
Fort de ces succès militaires, Netanyahou envisage l’avenir avec optimisme concernant la normalisation avec d’autres pays arabes. « Quand vous êtes fort, on vient vers le fort. On ne vient pas vers le faible », analyse-t-il, confirmant que « certainement » de nouveaux Accords d’Abraham sont à prévoir.
Interrogé spécifiquement sur la normalisation avec l’Arabie saoudite, l’Indonésie ou la Malaisie, il répond : « J’ai noté toutes tes propositions et elles seront examinées sérieusement. Il y en a beaucoup d’autres auxquelles tu ne penses peut-être pas, mais elles sont notées. »
Gaza : les otages comme facteur de ralentissement
Concernant Gaza, Netanyahou assume une approche mesurée motivée par la présence d’otages. « Nous aurions pu raser Gaza d’un seul coup avec la force aérienne. Nous n’avons pas agi ainsi », explique-t-il, précisant que « la guerre a été retardée principalement à cause des otages ».
Le Premier ministre se dit « déterminé à les ramener tous, morts et vivants jusqu’au dernier », tout en maintenant les objectifs d’« écraser le Hamas » et de « garantir que Gaza ne constituera plus une menace pour Israël ».
Une vision pour l’avenir d’Israël
Au-delà des opérations militaires immédiates, Netanyahou dessine sa vision stratégique : « Éliminer la menace existentielle, élargir le cercle de paix avec nos voisins, propulser Israël économiquement et technologiquement vers des niveaux que nous n’imaginons même pas. »
Cette ambition s’appuie sur la conviction que « notre force est la clé de tout » – militaire, technologique et l’unité du peuple – des éléments qui selon lui « font une impression énorme sur les dirigeants arabes ».
Une épreuve personnelle assumée
Face aux critiques et aux procédures judiciaires, Netanyahou adopte une métaphore militaire : « Quand tu plonges sous l’eau, c’est calme, tu prends la boussole, tu vises la direction et tu plonges vers l’objectif, ignorant simplement les bruits de fond. »
Il défend également sa famille, particulièrement son épouse Sara, soulignant qu’elle « n’a pas choisi cela » mais « résiste de manière merveilleuse » aux « attaques si cruelles » qu’elle subit.
Beth Menahem, institution éducative de Fontenay-sous-Bois, organise une campagne de collecte de fonds du 19 au 25 juin 2025. Cette initiative vise à réunir 104 000 euros pour financer des bourses scolaires et moderniser les infrastructures afin d’accueillir 50 enfants supplémentaires. Une tombola propose un voyage familial chez le Rabbi d’une valeur de 3 000 euros, avec un ticket obtenu pour chaque tranche de 260 euros de don.
Beth Menahem se positionne aujourd’hui comme un acteur majeur de l’éducation juive en région parisienne. Cette campagne de soutien s’inscrit dans une démarche d’expansion réfléchie, baptisée symboliquement « Un chemin vers l’épanouissement ».
L’institution fait face à une demande croissante de familles souhaitant inscrire leurs enfants dans un environnement alliant excellence académique et valeurs traditionnelles.
« Nous recevons de plus en plus de demandes d’inscription », explique un responsable de l’établissement. « Notre priorité est de pouvoir accueillir tous les enfants, indépendamment de la situation financière de leurs familles. »
Des infrastructures modernes pour 50 nouveaux élèves
Le projet de modernisation s’articule autour de plusieurs axes stratégiques. Les fonds collectés permettront d’aménager de nouvelles salles de classe équipées des dernières technologies éducatives.
Des espaces de restauration agrandis et des aires de jeux sécurisées complèteront cette transformation.
« Nos infrastructures actuelles arrivent à saturation », précise la direction. « Cette modernisation nous permettra d’accueillir 50 enfants supplémentaires dans des conditions optimales dès la rentrée 2025. »
L’établissement mise sur des équipements numériques de pointe pour enrichir l’expérience pédagogique.
Tableaux interactifs, espaces de travail collaboratif et laboratoires scientifiques figurent parmi les investissements prioritaires.
Un système de bourses pour l’égalité des chances
L’accessibilité financière constitue un pilier fondamental de cette campagne. Beth Menahem souhaite développer son programme de bourses scolaires pour permettre à davantage de familles de bénéficier d’une éducation juive de qualité.
« L’éducation ne doit pas être un privilège réservé aux plus fortunés », souligne un membre du conseil d’administration. « Ces bourses garantiront que chaque enfant puisse suivre sa scolarité dans notre établissement, quelle que soit la situation économique de sa famille. »
Le système de bourses couvrira différents niveaux d’aide. Une commission d’attribution étudiera chaque demande avec bienveillance et discrétion.
Tombola originale : un voyage en famille chez le Rabbi de Loubavitch
Pour dynamiser la collecte, Beth Menahem propose une tombola originale avec un prix d’exception un voyage en famille chez le Rabbi de Loubavitch d’une valeur de 3 000 euros. Cette initiative ludique vise à récompenser la générosité des donateurs tout en créant une émulation positive au sein de la communauté.
Le mécanisme est simple : chaque don de 260 euros permet d’obtenir un ticket de tombola. « Nous avons voulu créer un système équitable où chaque contribution, même modeste répétée, peut être récompensée », explique l’équipe organisatrice.
Cette approche innovante transforme l’acte de don en participation à un événement communautaire fédérateur.
La limite de 500 euros par billet d’avion et par membre de la famille directe garantit un accès démocratique au concours.
Une mobilisation communautaire de quelques jours
La campagne se déroule sur une période concentrée du 19 au 25 juin 2025, coïncidant avec une période propice aux dons dans le calendrier juif. Cette temporalité resserrée vise à créer un élan collectif et à maintenir l’attention de la communauté sur l’objectif fixé.
Les organisateurs misent sur les réseaux sociaux et le bouche-à-oreille pour diffuser l’information. Le site allodons.fr/bmf25 centralise les contributions et permet un suivi en temps réel de la progression vers l’objectif des 104 000 euros.
« Six jours peuvent suffire quand toute une communauté se mobilise pour une cause commune », affirme un bénévole impliqué dans l’organisation. « Nous comptons sur la solidarité qui nous unit pour atteindre notre objectif. »
Beth Menahem incarne une vision contemporaine de l’éducation juive, conciliant respect des traditions et ouverture sur le monde moderne. Cette philosophie pédagogique attire des familles en quête d’un enseignement équilibré pour leurs enfants.
L’établissement propose un cursus bilingue français-hébreu, des études talmudiques adaptées à chaque niveau et un programme d’éducation civique renforcé. Cette approche globale vise à former des citoyens épanouis, fiers de leur identité et ouverts sur la société.
« Notre mission dépasse la simple transmission de connaissances », explique un enseignant. « Nous formons les leaders communautaires de demain, capables de naviguer entre tradition et modernité. »
La réussite de cette campagne de soutien déterminera la capacité de Beth Menahem à poursuivre son développement et à consolider sa position d’institution de référence dans l’éducation juive francilienne.
L’Iran a lancé ce soir une attaque coordonnée contre plusieurs bases militaires américaines au Qatar, en Irak, à Bahreïn et au Koweït, marquant une escalade dramatique dans la crise régionale. Les systèmes de défense qataris ont intercepté 9 missiles sur les 10 tirés contre la base d’Al-Udeid, tandis que Donald Trump supervise la situation depuis la salle de crise de la Maison Blanche. Cette riposte iranienne fait suite aux frappes israéliennes et américaines contre les installations nucléaires de Téhéran.
L’Iran a déclenché l’opération « Bénédiction de la Victoire » contre les bases américaines du Golfe Persique en riposte aux attaques sur ses installations nucléaires. Dix missiles ont visé la base qatarie d’Al-Udeid, dont neuf ont été interceptés. Les espaces aériens du Qatar et des Émirats arabes unis sont fermés jusqu’à nouvel ordre. Le président iranien Massoud Pezeshkian a promis une réponse ferme à toute agression, tandis que les marchés mondiaux réagissent avec une hausse des prix du pétrole.
Une attaque coordonnée contre quatre pays
Selon l’agence Reuters, l’Iran a simultanément frappé des installations militaires américaines au Qatar, en Irak, à Bahreïn et au Koweït. Un responsable israélien a confirmé : « Les Iraniens ont tiré vers les bases américaines ». Cette offensive marque la première attaque directe de l’Iran contre des intérêts américains dans le cadre de l’escalation actuelle.
Les systèmes de défense antiaérienne ont été activés sur la base américaine d’Aïn al-Assad en Irak, selon des sources militaires citées par Reuters. Cette mobilisation témoigne de l’ampleur de la menace perçue par les forces américaines dans la région.
Le Qatar intercepte la majorité des missiles
Le ministère de la Défense qatari a annoncé que ses systèmes de défense antiaérienne avaient intercepté une attaque de missiles iraniens dirigée contre la base d’Al-Udeid. Selon le ministère, aucune victime n’a été signalée et « les cieux et le territoire qataris demeurent sécurisés ».
Des sources du média qatari « Al-Araby » précisent que « les systèmes de défense antiaérienne qataris ont abattu 9 missiles sur les 10 tirés par l’Iran contre la base d’Al-Udeid ». Le missile restant serait tombé dans une zone ouverte à l’intérieur de la base, sans causer de dommages significatifs.
Le Qatar a condamné l’attaque iranienne contre la base américaine sur son territoire, soulignant qu’aucune victime ou incident supplémentaire n’avait été signalé suite à cette agression.
Trump en salle de crise, Washington en alerte
La Maison Blanche a confirmé ce soir que les États-Unis suivent de près les menaces potentielles pesant sur la base aérienne d’Al-Udeid au Qatar. Un haut responsable de l’administration a confirmé que le Pentagone était également conscient de la situation et surveillait les développements.
Le président Donald Trump se trouve actuellement en salle de crise à la Maison Blanche aux côtés du secrétaire à la Défense et du chef d’état-major interarmées. Cette mobilisation exceptionnelle illustre la gravité avec laquelle Washington perçoit cette escalade directe avec l’Iran.
L’opération « Bénédiction de la Victoire »
L’agence iranienne Tasnim a rapporté ce soir que l’opération de missiles contre les bases américaines au Qatar et en Irak avait commencé, sous le nom d’« opération Bénédiction de la Victoire ». Cette dénomination suggère que Téhéran considère cette attaque comme une riposte légitime et nécessaire.
Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré : « Nous n’avons pas commencé cette guerre et nous ne la voulions pas, mais l’agression contre l’Iran ne restera pas sans réponse. Nous défendrons de toutes nos forces la sécurité de l’Iran et répondrons à chaque blessure infligée à son corps avec foi, sagesse et détermination. »
Fermeture des espaces aériens et alertes internationales
Suite à ces attaques, le Qatar a annoncé la fermeture de son espace aérien jusqu’à nouvel ordre, une mesure également adoptée par les Émirats arabes unis. Ces fermetures perturbent considérablement le trafic aérien dans une région cruciale pour les liaisons internationales.
Le gouvernement britannique a mis en garde ses citoyens présents au Qatar de rester dans des abris jusqu’à nouvel ordre, face à la préparation d’une possible attaque iranienne contre les bases américaines au Moyen-Orient. Parallèlement, le gouvernement chinois a recommandé à ses ressortissants dans le pays de renforcer les mesures de précaution.
Al-Udeid : un enjeu stratégique majeur
La principale inquiétude concerne la base américaine d’Al-Udeid au Qatar, l’une des deux bases militaires centrales du sud-ouest qatari, proche de Doha. Cette installation accueille l’armée de l’air qatarie, l’US Air Force, la Royal Air Force britannique ainsi que d’autres forces étrangères.
Al-Udeid constitue le quartier général avancé du Commandement central de l’armée américaine et est considérée comme un atout majeur et stratégique des États-Unis au Moyen-Orient. Sa position géographique en fait un point névralgique pour les opérations militaires américaines dans la région.
Répercussions sur les marchés mondiaux
Les marchés financiers réagissent à cette escalade avec des mouvements contrastés. La séance de Wall Street s’est ouverte avec des hausses modérées des principaux indices, tandis que les prix du pétrole grimpent sur fond de tensions croissantes entre l’Iran et les États-Unis et de risques de fermeture du détroit d’Ormuz.
L’indice Dow Jones a gagné 0,4%, le S&P 500 s’est renforcé de 0,5%, et le Nasdaq a ajouté 0,4%. Le prix du pétrole Brent a dépassé 77 dollars le baril, et le WTI a franchi le seuil de 74 dollars, après avoir bondi de plus de 5% en début de journée suite aux rapports sur l’approbation de la fermeture du détroit d’Ormuz par le parlement iranien.
La réaction de Trump sur les réseaux sociaux
Le président Trump a réagi sur les réseaux sociaux en écrivant : « Tout le monde, maintenez les prix du pétrole bas. Je surveille ! » avant d’ajouter : « Forez, bébé, forez !!! Et je veux dire maintenant !!! »
Israël confirme ses attaques sur Fordow
Dans ce contexte tendu, Tsahal a confirmé aujourd’hui que ses forces avaient attaqué des cibles pour perturber les voies d’accès au site d’enrichissement nucléaire de Fordow. Cette révélation intervient après que le Premier ministre Benjamin Netanyahu ait refusé hier de confirmer que l’installation de Fordow avait effectivement été détruite lors de l’attaque américaine.
Le commentateur militaire Noam Amir avait révélé hier l’allusion d’un responsable sécuritaire déclarant : « Comme cela semble actuellement, l’installation a été gravement endommagée. Si nécessaire, nous saurons nous en occuper à nouveau.
Un ministre israélien Le ministre de l’Immigration et de l’Intégration Ofir Sofer se trouvait en Azerbaïdjan lors de l’offensive israélienne nocturne contre l’Iran. Son retour en Israël s’est transformé en véritable odyssée sécuritaire. Une mission diplomatique qui illustre les défis logistiques auxquels font face les responsables israéliens en temps de crise.
Le ministre israélien de l’Immigration Ofir Sofer s’est retrouvé dans une situation délicate lors de l’attaque israélienne contre l’Iran dans la nuit de jeudi à vendredi. Présent en Azerbaïdjan pour une mission avec l’Agence juive, il a dû être évacué sous haute protection vers la Grèce, puis Chypre, avant de rentrer en Israël par bateau. Cette opération exceptionnelle révèle les mesures de sécurité extraordinaires déployées pour protéger les responsables israéliens à l’étranger en période de tensions.
Une mission interrompue par l’offensive
Ofir Sofer avait rejoint l’Azerbaïdjan pour participer à un séminaire de jeunesse juive aux côtés d’une délégation de l’Agence juive. Le timing s’est révélé particulièrement mal choisi : le ministre se trouvait à quelques centaines de kilomètres seulement de l’Iran au moment où Israël lançait son offensive contre la République islamique.
L’opération israélienne a pris de court le ministre, qui n’a pu participer qu’à un seul événement avec la communauté juive locale le vendredi. Les autorités sécuritaires ont immédiatement modifié ses plans et lui ont interdit de quitter son hôtel.
« Une sécurité de folie »
Le ministre a livré ses impressions à Ynet : « Il y avait eu l’affaire de la loi sur le service militaire mercredi et j’étais resté éveillé toute la nuit, j’ai donc demandé à reporter le vol vers Bakou. Quand j’ai atterri et allumé mon téléphone, l’attaque était en cours. Il y avait une sécurité de folie. Je n’avais jamais eu une telle protection. Impossible de compter le nombre de leurs gardes du corps. »
Dès le vendredi, Sofer a reçu l’ordre de plier bagage. Après avoir participé à l’accueil du Shabbat avec la communauté juive, il a été évacué vers Athènes deux heures plus tard.
Un retour mouvementé par la mer
Le périple du ministre ne s’est pas arrêté en Grèce. Les responsables sécuritaires ont jugé nécessaire de l’éloigner davantage de la zone de tensions. Sofer a ainsi été dirigé vers Larnaca à Chypre, puis vers Limassol, d’où il est finalement rentré en Israël par yacht avec la délégation de l’Agence juive.
« Tout le Shabbat, j’étais confiné dans ma chambre », raconte le ministre. « Le lendemain, je suis arrivé à Chypre puis je suis rentré en Israël en yacht. Quand nous nous sommes approchés, il y avait des tirs de missiles sur Haïfa, alors nous avons été retardés encore longtemps en mer. Au total, un voyage de neuf heures. »
Impact sur l’immigration
Cette mission perturbée illustre les difficultés rencontrées par les programmes d’immigration israéliens en période de tensions. Sofer déplore que tous les jeunes juifs prévus n’aient pas pu participer au séminaire de Bakou : « Il devait y avoir 50 enfants, seule la moitié est venue. Au cours de la semaine, 300 immigrants devaient arriver. Nous ne voulons pas que cela nuise à l’immigration. L’été est la haute saison de l’immigration. »
Cette mésaventure diplomatique souligne les défis opérationnels auxquels font face les responsables israéliens lors de leurs missions à l’étranger, particulièrement dans les régions proches des zones de conflit. Elle révèle également l’ampleur des mesures de sécurité déployées pour assurer leur protection en temps de crise.
L’Autorité de la population et de l’immigration révèle que 82 282 Israéliens ont regagné leur pays depuis le début du conflit avec l’Iran. De nombreux ressortissants bloqués à l’étranger ont bénéficié du soutien des émissaires Habad dans le monde entier. Chypre s’est imposée comme un axe central pour faciliter ces retours.
Depuis le déclenchement du conflit avec l’Iran, 82 282 citoyens israéliens ont franchi les frontières du pays pour rentrer chez eux, selon les dernières données publiées par l’Autorité de la population et de l’immigration. Cette opération de rapatriement massif, baptisée « Am Kelavia » (Peuple du Lion), a largement bénéficié du réseau mondial des émissaires du mouvement Habad, qui ont apporté une aide précieuse aux ressortissants bloqués à l’étranger lors du déclenchement des hostilités.
Un retour massif par tous les points d’entrée
Les statistiques officielles révèlent une répartition des entrées sur l’ensemble des postes frontières israéliens. 46 344 personnes ont franchi les passages terrestres, constituant la majorité des retours. Les voies maritimes ont accueilli 8 162 ressortissants, tandis que 27 776 citoyens ont emprunté les corridors aériens pour regagner le territoire national.
Cette mobilisation exceptionnelle témoigne de l’ampleur de la diaspora israélienne temporaire qui s’est trouvée prise au dépourvu par l’escalade militaire avec l’Iran.
Le réseau Habad, pilier du rapatriement
Le mouvement Habad s’est imposé comme un acteur incontournable de cette opération de retour. Ses émissaires, implantés aux quatre coins de la planète, ont coordonné leurs efforts pour venir en aide aux Israéliens bloqués dans leurs destinations respectives.
« De nombreux ressortissants séjournant à l’étranger ont reçu une assistance des émissaires Habad répartis dans le monde entier », précisent les autorités. Cette aide s’est révélée cruciale pour les citoyens qui se sont retrouvés coincés dans leur lieu de séjour lors de l’éclatement du conflit.
Chypre, pont stratégique vers Israël
Comme l’avait rapporté le site COL, Chypre s’est affirmée comme un axe central et durable pour faciliter le retour des citoyens israéliens. L’île méditerranéenne, située à proximité géographique d’Israël, a bénéficié du soutien actif des émissaires Habad locaux pour organiser ces transits.
Cette route s’est avérée particulièrement efficace pour les ressortissants provenant de destinations éloignées ou de zones où les liaisons directes avec Israël avaient été interrompues.
Un mouvement de population bidirectionnel
Parallèlement à ces retours, les données révèlent également un mouvement de sortie du territoire. Entre le 13 juin et le 23 juin 2025, 38 116 Israéliens ont quitté le pays par l’ensemble des points de passage.
La répartition de ces départs s’établit comme suit : 31 717 personnes par les passages terrestres, 2 877 par les voies maritimes et 3 522 par les corridors aériens. Ces chiffres illustrent la complexité de la situation sécuritaire et les mouvements de population qu’elle génère.
L’opération « Am Kelavia » démontre la capacité de mobilisation du réseau associatif religieux face à une crise majeure, transformant les structures communautaires en véritables ponts logistiques pour assurer la sécurité des citoyens israéliens dispersés dans le monde.
Les mises en garde prophétiques du Rabbi de Loubavitch sur la menace iranienne trouvent une résonance dramatique avec la destruction par Tsahal de l’horloge de l’anéantissement installée au cœur de Téhéran. Ce leader spirituel avait prédit dès 1979 l’émergence d’une hostilité iranienne systémique envers Israël et les États-Unis. La frappe israélienne qui vient d’anéantir ce symbole génocidaire confirme la lucidité géopolitique remarquable du Rabbi, formulée il y a plus de quatre décennies.
Depuis 2017, une horloge numérique installée sur la Place de Palestine à Téhéran décomptait les années jusqu’à la destruction prédite d’Israël par le Guide suprême Ali Khamenei. Ce dispositif symbolisait l’engagement idéologique de la République islamique d’Iran dans sa campagne pour l’anéantissement de l’État hébreu. Tsahal vient de détruire ce symbole lors de frappes précises, confirmant de manière saisissante les prophéties géopolitiques du Rabbi de Loubavitch, qui avait immédiatement saisi les implications de la Révolution iranienne de 1979.
Une vision anticipatrice de la menace iranienne
Après la Révolution iranienne de 1979, le Rav Menachem Mendel Schneerson, connu sous le nom de Rabbi de Loubavitch, avait immédiatement saisi les implications géopolitiques de ce bouleversement. Dans ses discours publics de l’époque, ce leader spirituel d’envergure mondiale avait décrit cette révolution comme un tournant significatif dans la politique internationale, dont les répercussions dépasseraient largement les frontières iraniennes.
Avec une perspicacité remarquable, le Rabbi avait averti que le défi iranien aux États-Unis affaiblirait progressivement l’influence américaine dans la région et encouragerait une hostilité croissante envers Israël. Ses prédictions, formulées il y a plus de quatre décennies, résonnent aujourd’hui avec une actualité saisissante face à l’émergence de l’axe iranien et la destruction de l’horloge de l’anéantissement.
L’alarme concernant la communauté juive d’Iran
Le Rabbi de Loubavitch avait également exprimé une alarme particulière concernant la sécurité de la communauté juive en Iran, qui comptait alors environ 50 000 personnes. Face à l’escalade de la crise et aux menaces grandissantes, il avait mobilisé la diaspora juive mondiale autour de cette préoccupation majeure.
Cette réaction traduisait une compréhension profonde des enjeux : le Rabbi pressentait que la révolution iranienne ne se limiterait pas à un changement de régime, mais inaugurerait une ère d’hostilité systémique envers le peuple juif et l’État d’Israël. Les décennies suivantes ont confirmé cette analyse, avec l’émergence d’une doctrine d’État iranienne explicitement génocidaire.
Des paroles d’une prescience troublante
Une rencontre particulièrement éclairante eut lieu en 1991, lors d’une distribution de dollars après Chabbat Beréchit 5752. M. Ron Nachman, maire d’Ariel en Terre d’Israël, était alors aux États-Unis pour une mission diplomatique visant à promouvoir une garantie de prêt de 10 milliards de dollars destinée à l’installation d’immigrants juifs soviétiques en Israël.
Venu recevoir une bénédiction du Rabbi, Nachman sollicita ses conseils sur la meilleure façon de présenter l’importance de ces garanties de prêt aux médias américains. La réponse du Rabbi résonne avec une actualité saisissante, 33 ans plus tard.
L’alliance stratégique Israël-États-Unis face à l’Iran
« Comme je l’ai dit plusieurs fois, le bien-être d’Israël est dans l’intérêt supérieur des États-Unis, parce qu’Israël constitue la ligne de front contre les Arabes, et les Arabes sont opposés aux États-Unis ; ils veulent que les États-Unis échouent, et que l’Iran et des nations similaires réussissent », déclara le Rabbi avec une prescience remarquable.
Il poursuivit en expliquant que « des questions extérieures sont entrées en jeu, et vous devez être capable de répondre à ces questions. Il est facile de clarifier cela en examinant les discours des présidents américains… qu’il est impératif – pour le bien du monde entier y compris les États-Unis – qu’il y ait un Israël fort afin d’inhiber l’influence de la Syrie, de l’Iran, et ainsi de suite… Car ils sont contre les États-Unis pas moins qu’ils ne sont contre Israël – et peut-être même davantage. »
Une méthode d’analyse intemporelle
Le Rabbi souligna la simplicité de cette explication géostratégique : « Il est si facile d’expliquer, parce qu’il n’y a pas besoin d’inventer quoi que ce soit de nouveau ; il suffit de trouver les journaux d’il y a deux et trois ans, et vous y trouverez tout cela déjà détaillé. »
Cette méthode d’analyse, recommandant l’étude des précédents historiques pour comprendre les constantes géopolitiques, démontre la continuité de la menace iranienne depuis des décennies. Ces paroles, prononcées en 1991, anticipaient avec une précision troublante l’émergence de l’Iran comme principale menace existentielle pour Israël.
Un symbole génocidaire au cœur de Téhéran
Les mises en garde du Rabbi de Loubavitch ont trouvé leur matérialisation la plus frappante avec l’installation, en 2017, de l’horloge de l’anéantissement sur la Place de Palestine à Téhéran. Ce dispositif, qui décomptait les années jusqu’à la destruction prédite d’Israël pour 2040, incarnait exactement les craintes qu’avait exprimées le leader spirituel près de quarante ans plus tôt.
Érigée sur l’un des espaces publics les plus visibles de la capitale iranienne, cette horloge numérique fonctionnait comme un rappel permanent des objectifs génocidaires du régime. Elle matérialisait les prédictions du Guide suprême Ali Khamenei selon lesquelles l’État hébreu disparaîtrait d’ici 2040, s’inscrivant dans une stratégie plus large de destruction portée par l’ensemble de l’appareil d’État iranien.
La rhétorique d’anéantissement confirmée
Depuis l’arrivée au pouvoir de l’ayatollah Ruhollah Khomeini en 1979, la destruction d’Israël constitue un pilier central de la politique iranienne, exactement comme l’avait prévu le Rabbi. Le fondateur de la République islamique avait qualifié l’État hébreu de « Petit Satan » et de « tumeur cancéreuse », confirmant les craintes exprimées par le Rabbi de Loubavitch dès les premiers jours de la révolution.
Le Guide suprême actuel perpétue cette rhétorique destructrice. En septembre 2015, il proclamait : « Si D.ieu le veut, il n’y aura plus de régime sioniste dans 25 ans », donnant naissance au compte à rebours matérialisé par l’horloge détruite par Tsahal.
Une frappe chirurgicale confirmant la vulnérabilité iranienne
Dans le cadre d’une opération militaire ciblant les symboles du pouvoir iranien, Tsahal a détruit l’« horloge de l’anéantissement d’Israël » installée depuis 2017 sur la place de la Palestine, en plein centre de Téhéran. Cette frappe d’une précision remarquable confirme une autre dimension des enseignements du Rabbi : la capacité d’Israël à se défendre efficacement contre ses ennemis.
Le ministère israélien de la Défense a annoncé que l’armée avait mené une frappe puissante en plein cœur de la capitale iranienne, visant délibérément les structures symboliques et opérationnelles du régime des mollahs, incluant la prison d’Evin, des quartiers généraux des Gardiens de la Révolution et le siège du Bassidj.
Un message direct au Guide suprême
« Pour chaque tir dirigé contre le territoire israélien, le dictateur iranien paiera le prix fort. Les frappes se poursuivront avec la plus grande intensité », a affirmé le ministre de la Défense israélien, adressant un message direct au Guide suprême Khamenei.
Cette destruction représente bien plus qu’un succès militaire tactique : elle constitue l’accomplissement pratique des enseignements du Rabbi de Loubavitch sur la nécessité d’un « Israël fort » capable d’inhiber l’influence iranienne. En anéantissant le symbole même de la doctrine génocidaire iranienne, Tsahal démontre que les prédictions du Rabbi sur la résilience israélienne face à la menace iranienne étaient aussi justes que ses mises en garde sur cette menace elle-même.
Une vision géostratégique validée par l’histoire
L’héritage des mises en garde du Rabbi de Loubavitch revêt aujourd’hui une dimension prophétique, alors que la destruction de l’horloge de l’anéantissement par Tsahal valide simultanément ses prédictions sur la menace iranienne et sur la capacité israélienne à y faire face. Son appel à la vigilance et à la mobilisation spirituelle face à la menace iranienne naissante témoigne d’une lucidité géopolitique remarquable.
La destruction de l’horloge de l’anéantissement par Tsahal marque l’accomplissement dramatique des prophéties du Rabbi de Loubavitch. Ce dispositif qui matérialisait depuis 2017 la doctrine génocidaire iranienne contre Israël a été réduit en poussière, démontrant que les enseignements du Rabbi sur la menace iranienne et la résilience israélienne se révèlent d’une justesse prophétique saisissante, quarante-cinq ans après leur formulation.
Le bureau du ministre de la Défense confirme que Tsahal a frappé avec une puissance inédite l’horloge symbolique « pour l’anéantissement d’Israël » installée par le régime iranien, qui s’était fixé pour objectif de détruire Israël d’ici 2040. Cette frappe historique accompagne les bombardements de la prison d’Evin et des quartiers généraux des Gardiens de la révolution, marquant une escalade sans précédent dans le conflit.
L’armée de l’air israélienne a mené une campagne de bombardements d’une intensité exceptionnelle contre les symboles du pouvoir iranien au cœur de Téhéran, détruisant notamment l’horloge comptant les jours « jusqu’à l’anéantissement d’Israël » que le régime avait érigée place Palestine. Cette offensive cible directement les centres de répression et les emblèmes idéologiques du régime des ayatollahs. Le ministre de la Défense Katz lance un avertissement direct à Khamenei : « Pour chaque tir dirigé vers l’arrière-pays israélien, le dictateur iranien sera puni et les attaques se poursuivront avec toute leur intensité ».
Frappes contre les symboles de la haine anti-israélienne
Le bureau du ministre de la Défense a annoncé ce dimanche que les forces israéliennes ont attaqué avec force au cœur de Téhéran « l’horloge pour l’anéantissement d’Israël », devenue un symbole du régime iranien qui s’était fixé pour objectif de détruire Israël d’ici 2040, en plus du bombardement de la prison d’Evin pour prisonniers politiques et des quartiers généraux de sécurité intérieure des Gardiens de la révolution.
Dans le communiqué du bureau ministériel, il est précisé que « conformément aux directives du Premier ministre Netanyahu et du ministre de la Défense Israël Katz, Tsahal attaque actuellement avec une puissance sans précédent des cibles du régime et des organes de répression gouvernementaux au cœur de Téhéran, parmi lesquels : le quartier général du Basij, la prison d’Evin pour prisonniers politiques et opposants au régime, l’horloge ‘pour l’anéantissement d’Israël’ de la place Palestine, les quartiers généraux de sécurité intérieure des Gardiens de la révolution, le quartier général idéologique et d’autres cibles du régime ».
Les forces paramilitaires du régime dans le viseur
L’offensive a également visé le quartier général du « Basij », qui constitue l’une des bases de pouvoir des Gardiens de la révolution et est notamment responsable de l’application du code islamique et du signalement aux autorités des citoyens qui l’enfreignent.
De plus, les forces « Alborz » ont été attaquées. Cette unité est chargée de protéger plusieurs villes de la province de Téhéran contre diverses menaces et d’assurer la stabilité du régime. La police du renseignement et de la sécurité générale des forces de sécurité intérieure, qui font également partie des forces militaires du régime iranien, ont aussi été prises pour cible.
Simultanément, les diffusions de la télévision d’État iranienne ont été interrompues suite à une frappe directe sur les bâtiments de la chaîne et les installations de diffusion centrales de Téhéran, paralysant ainsi la machine de propagande du régime.
Un message direct au Guide suprême iranien
Plus tôt dans la journée, le ministre de la Défense Israël Katz s’est exprimé sur les frappes de Tsahal au cœur de Téhéran, dans le contexte des tirs de missiles dirigés vers Israël. Il a précisé que les forces israéliennes frappent des cibles gouvernementales en Iran, et a même adressé un message menaçant à Khamenei : « Pour chaque tir dirigé vers l’arrière-pays israélien, le dictateur iranien sera puni et les attaques se poursuivront avec toute leur intensité ».
Le correspondant militaire Hillel Biton Rosen a rapporté que cette frappe pourrait constituer un tournant dans la guerre, dans la mesure où l’atteinte aux symboles du pouvoir peut conduire à l’ébranlement du régime iranien. La libération des prisonniers incarcérés sous de fausses accusations par le régime des ayatollahs pourrait modifier les rapports de force et revêtir une signification physique au-delà de la portée symbolique.
Des sirènes d’alerte dans tout Israël
Cette action israélienne d’envergure est survenue après l’activation d’alertes dans de vastes zones du pays, notamment dans le nord, le sud, le centre, à Jérusalem, en Samarie et dans la Shephela, en raison de tirs de missiles depuis l’Iran. Les sirènes ont retenti pendant de longues minutes, dans ce qui a été qualifié comme le temps de séjour le plus long dans les espaces protégés depuis le début de la guerre, et des échos d’explosions ont été distinctement entendus dans la région de Jérusalem et du centre.
Six bases aériennes iraniennes neutralisées
En plus de l’action à Téhéran, plus tôt dans la journée, les forces israéliennes ont attaqué six aéroports en Iran au moyen de drones. Au cours de cette frappe, 15 avions de type F-14, F-5 et AH-1, utilisés par le régime des ayatollahs, ont été détruits. Les pistes de décollage et les hangars souterrains ont également été endommagés. Tsahal a indiqué que cette opération visait à « approfondir la supériorité aérienne » et à perturber la capacité de l’armée iranienne à déployer sa force aérienne contre Israël.
Pas de changement immédiat des consignes de sécurité
Dans ce contexte, les responsables sécuritaires estiment que face à l’escalade des tensions, aucun changement n’est prévu dans les directives de protection de l’arrière-pays dans les prochaines 24 heures.
Cette offensive marque une escalade significative dans le conflit entre Israël et l’Iran, avec des frappes directes contre des symboles du pouvoir iranien au cœur même de sa capitale. La destruction de l’horloge « pour l’anéantissement d’Israël » revêt une dimension particulièrement symbolique, signifiant la détermination israélienne à neutraliser les menaces existentielles brandies par le régime des ayatollahs. Cette action témoigne d’une nouvelle phase dans l’affrontement régional, où les symboles idéologiques deviennent des cibles militaires prioritaires.
Pour la première fois, Aryeh Deri, bras droit de Netanyahu et témoin privilégié des heures les plus cruciales d’Israël, raconte les dessous de l’opération militaire qui a changé la donne au Moyen-Orient. Entre crise politique interne et mission quasi-impossible, récit d’une nuit où tout a failli basculer.
« Cette génération vit l’époque messianique »
Mouvement Shas, membre de la Knesset Ari Deri, merci beaucoup d’avoir pris le temps de nous accorder cette interview sur Patriotes.
Merci beaucoup.
Vous êtes dans le métier depuis l’âge de 32 ans ? Quel âge avez-vous aujourd’hui ?
66 ans. Cela fait exactement 35 ans en juin que je suis au cabinet.
Vous avez vraiment tout vu, vécu tous les gouvernements… Dans quelle période historique nous trouvons-nous aujourd’hui ?
C’est paradoxalement à la fois la période la plus difficile et la plus significative de ma vie. D’un côté, Simhat Torah le 7 octobre fut un traumatisme sans nom, après toutes ces années de divisions politiques. Mais d’un autre côté, en tant que juif croyant, je comprends que nous vivons quelque chose d’extraordinaire : la réalisation de la vision des prophètes, la rédemption d’Israël en marche.
Je sens cette siyata dishmaya [aide divine], ces miracles immenses malgré les épreuves. Nous sommes des émissaires pour aider le peuple d’Israël et surtout pour soutenir le Premier ministre Netanyahu dans cette mission historique.
Dans l’intimité du pouvoir : « Je n’ai jamais quitté Bibi »
Vous accompagnez Netanyahu au plus près depuis le 7 octobre. Que pouvez-vous révéler sur la conduite d’Israël depuis cette date tragique ?
Le 7 octobre, j’étais à la synagogue d’Arnona pour Simhat Torah, j’étais Hatan Torah [celui qui lit la fin de la Torah]. Au milieu de la cérémonie, un officier m’a arraché de là – nous sommes immédiatement partis.
Depuis ce moment, je ne l’ai plus quitté. Je crois être le premier politicien à l’avoir rejoint en tête-à-tête dans les bunkers de la Kirya [QG militaire]. L’ambiance était apocalyptique : même armée, même renseignement, même aviation – et pourtant cette débâcle inouïe…
Mais j’ai assisté à quelque chose de saisissant : en trois heures, j’ai vu cet homme se ressaisir complètement. Il s’est levé et a dit : « Peu importe, nous allons changer cela. »
« Nous allons changer l’Histoire » – La promesse de Netanyahu
Que voulait-il dire exactement ?
Il m’a regardé droit dans les yeux : « Aryeh, ils voulaient détruire le peuple d’Israël. Nous allons changer cela. Cela prendra du temps, beaucoup de temps, mais nous serons forts. »
Le 7 octobre même, il répétait : « Nous allons changer l’événement, transformer cette tragédie. » Il voyait déjà tout en grand, avec une vision stratégique claire : d’abord le Hamas, puis le Hezbollah, la Syrie, et enfin l’Iran. Pas tout à la fois – une progression méthodique.
Personnellement, j’étais opposé à l’ouverture simultanée de plusieurs fronts. Pourquoi attaquer le Hezbollah alors que le Hamas était encore debout ? J’ai même fait venir Gantz et Eisenkot au cabinet restreint pour appuyer cette position prudente.
La stratégie secrète : démanteler « l’axe de la terreur »
Notre objectif était l’Iran, après avoir systématiquement affaibli ses relais. Car les Iraniens avaient bâti une stratégie diabolique : investir des centaines de milliards – l’argent du pain de leur peuple – dans sept organisations proxy pour détruire Israël tout en gardant les mains propres.
Cette mystique du Hezbollah « invincible » nous paralysait. Mais c’était un château de cartes financé par Téhéran.
Le 7 octobre a donc paradoxalement « sauvé » Israël ?
Absolument. Cette attaque nous a révélé leurs vrais plans. Dans les documents saisis, nous avons découvert un plan coordonné : sept points d’attaque simultanés pour kidnapper massivement soldats et civils, une tentative d’anéantissement total.
Comme dit le prophète Isaïe : « Pour un petit moment je t’ai abandonnée, mais dans ma grande miséricorde je te rassemblerai. » Ce « petit moment » du 7 octobre nous a ouvert les yeux sur l’ampleur de la menace.
Trump, l’élection providentielle
Sinwar a commis une erreur fatale en agissant seul, sans attendre la coordination totale. Et le Saint béni soit-Il nous a fait un autre miracle : l’élection de Trump. Sans le 7 octobre, sans Trump, sans Netanyahu, cette opération était impossible.
Netanyahu était-il vraiment obsédé par l’Iran ?
Depuis des années, à chaque réunion, il martelait ce danger. Parfois, je me disais qu’il exagérait… Mais il avait raison. Ces derniers mois, il a poussé l’armée jour après jour, avec une discrétion absolue.
Je dois saluer mes collègues ministres : aucune fuite, une fidélité totale. Contrairement aux gouvernements précédents, personne – pas même les familles – ne savait rien.
Des mois de préparation dans l’ombre
Jour après jour, des heures entières, le Premier ministre menait l’armée et le Mossad avec une ténacité inouïe. Quand on lui disait « impossible », il trouvait une autre voie. Trois à quatre réunions par semaine pendant des mois, planifiant chaque détail.
Et cela, après ses huit heures quotidiennes au tribunal ! Il rentrait épuisé, effaçait tout pour se concentrer sur le sauvetage d’Israël. N’importe qui d’autre aurait craqué.
Comment tenait-il le coup psychologiquement ?
Dans nos conversations privées, je lui demandais : « Comment fais-tu ? » Il répondait : « Aryeh, nous sommes en mission historique. Je regarde l’existence même du peuple d’Israël. L’Histoire jugera. »
Le jour J : quand tout a failli capoter
Mercredi, veille de l’opération, Netanyahu était au tribunal – malade, fiévreux, laryngite sévère – tandis qu’une crise politique menaçait de faire chuter le gouvernement.
Un timing catastrophique…
Catastrophique ! Je vous révèle quelque chose : si la Knesset s’était dissoute ce jour-là pour une raison bureaucratique sans importance, l’opération aurait pu recevoir un coup fatal des Américains. Trump se serait dit : « Pourquoi aider un gouvernement partant en élections ? »
Pendant que Netanyahu négociait pendant des heures avec Rubio, Waltz, le président américain, moi je gérais la crise avec Edelstein et mes collègues haredim qui ne comprenaient rien à l’urgence – et ils avaient raison d’être frustrés après deux ans de blocage !
Yuli Edelstein était-il dans le secret ?
Yuli a su dans les derniers jours. Je pense que cela a pesé dans sa décision de débloquer la situation.
C’était surréaliste : d’un côté, je savais que l’attaque aurait lieu le lendemain soir ; de l’autre, le gouvernement pouvait s’effondrer dans l’heure.
L’étau du secret
J’avais dit aux rabbins : « Le peuple d’Israël va prendre des décisions difficiles. » Tout le monde s’attendait à des actions contre l’Iran, mais personne ne savait que c’était pour jeudi soir, avec les avions déjà prêts au décollage.
Comment aucune fuite n’a-t-elle eu lieu ?
Il faut saluer cette équipe exceptionnelle : le chef d’état-major, Israël Katz au ministère de la Défense – froid peut-être, mais d’une efficacité redoutable. Il a soudé l’armée comme un bloc unique derrière la politique de Netanyahu.
Cette fois, contrairement au passé, il y avait un seul commandant reconnu : le Premier ministre. Personne ne rivalisait, ne cherchait le crédit. Chacun dans son rôle : Affaires étrangères, Défense, et nous les « petits » ministres dans nos missions.
Un changement radical par rapport aux équipes précédentes ?
Complètement. Fini les ultimatums, les discussions infinies qui paralysaient l’action. Une chaîne de commandement claire et efficace.
« Nous vivons l’époque messianique »
Nous traversons une heure historique sacrée. D’ailleurs, votre chaîne qui refuse de diffuser le shabbat même en guerre, c’est du jamais vu en Israël ! Mes respects.
Nous avons besoin d’unité maximale. Assez de haine gratuite ! Notre génération a le privilège de vivre ce que j’appelle « l’époque messianique » – la vision des prophètes se réalisant sous nos yeux.
Les miracles d’aujourd’hui
Regardez les missiles d’aujourd’hui : quelle destruction ils auraient pu causer, et pourtant… C’est une siyata dishmaya [aide divine] extraordinaire !
Qui aurait imaginé que les Américains attaqueraient trois sites nucléaires iraniens ? Que nous éliminerions leur programme nucléaire ? Le chef d’état-major américain l’a reconnu : « Ils ont reçu un coup dur. »
Trump et la dimension spirituelle
Écoutez Trump : l’homme le plus puissant du monde n’a pas honte de dire « Nous aimons Dieu, Dieu nous aide. » Netanyahu aussi, avant l’opération, a dit : « Que Dieu nous aide. »
Je me souviens : quelques jours avant l’attaque, à 2h du matin, après une réunion sur la commission Défense, nous nous sommes retrouvés seuls dans le couloir du bureau du Premier ministre.
Le moment de grâce
Netanyahu me dit soudain : « Aryeh, siyata dishmaya, siyata dishmaya… » Puis, mi-sérieux mi-blagueur : « L’aide divine, c’est le plus grand parti de la coalition ! »
Je lui ai répondu : « Bibi, assure-toi que ce parti reste dans la coalition. Même quand nous serons forts, souviens-toi de cette aide divine. »
Il faut être le plus grand ingrat du monde pour ne pas voir les prodiges que le Très-Haut accomplit avec nous.
Les prophéties déjouées
Rappelez-vous les catastrophes annoncées : « Des milliers de morts si vous entrez à Gaza », « Touchez Nasrallah et c’est l’apocalypse »… Les Iraniens nous ont tiré près de 1000 missiles en plusieurs salves, et les dégâts ? Regardez par vous-même !
Pensez-vous que Netanyahu traverse une transformation spirituelle ? Lui qui vient d’un milieu athée…
L’éveil spirituel du leader
Sans aucun doute, il voit les miracles de ses propres yeux. Du 7 octobre – cette humiliation totale, « Il relève le pauvre de la poussière » – aux victoires actuelles : comment ne pas voir la main divine ?
C’est sûr, cela demande des efforts titanesques de sa part, de l’armée, des services. Mais les signes sont évidents, surtout ce dernier mois avec l’alliance américaine.
Quand cette coopération s’est-elle scellée avec Washington ?
Le Premier ministre gère ces aspects. Je ne révélerai pas tout. Mais contrairement aux rumeurs de « conversations difficiles », nous voyons les résultats…
D’ailleurs, chez nous, Zimri avait dit : « S’il y a des fuites sur une ‘conversation difficile’, l’attaque aura lieu le soir même ! » Les agendas personnels de certains journalistes ne changent rien : le peuple voit la réalité.
Une menace existentielle déjouée
Même les plus sceptiques comprennent : nous avons vécu une menace existentielle sur tout le peuple d’Israël, pas seulement Tel-Aviv. Il faut capitaliser sur cette unité retrouvée.
Et tout le poison déversé sur Netanyahu pendant qu’il préparait cette opération pour sauver Israël ?
Accordons-leur le bénéfice du doute : ils ignoraient sur quoi nous travaillions. Maintenant, tous les chefs d’opposition comprennent l’ampleur historique du moment.
La politique compte moins face à cette heure sacrée. Tout juif croyant, tout juif qui prie pour la rédemption d’Israël : nous y sommes !
Netanyahu doit-il continuer à diriger Israël ?
« Personne ne peut le remplacer »
Absolument, même aux prochaines élections, tant qu’il en a la force. Quand je vois tous ceux qui prétendent pouvoir le remplacer… Qui en est capable ? Pourquoi l’ai-je suivi toutes ces années en payant des prix politiques ?
Il n’y a personne qui puisse le remplacer. Personne.
A-t-il encore les forces nécessaires ?
Je prie pour qu’il les ait. Il n’est plus jeune, et ce qu’il endure… La pression énorme qu’il porte seul… Si cette opération avait échoué, si les Américains nous avaient lâchés…
Nous connaissons la vérité sur cet homme exceptionnel.
Quel a été le rôle de Ron Dermer dans tout cela ?
Dermer, « l’émissaire providentiel »
Un émissaire de Dieu ! Un cadeau au peuple d’Israël. Parfois j’étais en désaccord avec lui, je pensais qu’il se trompait… Mais regardez ce qu’il a accompli !
Depuis l’élection de Trump, lui qui connaît l’Amérique peut-être mieux qu’Israël, il s’est senti investi d’une mission. 25 ans aux côtés de Netanyahu, concentré uniquement sur le dossier iranien.
Il était notre liaison avec Waltz, Rubio, le président américain. Son travail remarquable – tous l’apprécient et le respectent. La relation Netanyahu-Dermer ? Comme un père et son fils, c’est bouleversant à voir.
Racontez-nous un moment dramatique de la nuit d’attaque…
La nuit de tous les dangers
Les avions étaient en route – 1500 kilomètres, pas Gaza ! Une mission périlleuse où chaque pilote risquait sa vie face aux défenses sophistiquées iraniennes.
Dans le bunker, nous prions… Et catastrophe : les Iraniens avaient compris ! Des tweets, des « alliés » indiscrets dans la région… Deux heures avant le décollage, ils savaient !
Nos cibles principales avaient quitté leurs positions. Nous craignions un fiasco…
L’aide divine en action
Mais miracle ! Ces dirigeants qui avaient fui se sont regroupés dans des sites secondaires. Au lieu d’éliminer une cible à la fois, nous en avons eu plusieurs d’un coup !
L’armée avait fixé des objectifs optimistes – nous les avons dépassés ! Depuis des décennies, nous n’avions jamais si bien réussi une opération.
Qui dirigeait depuis le bunker ?
Chacun son rôle, mais Netanyahu connaissait chaque détail : noms des scientifiques, des commandants… Une maîtrise impressionnante. Comment étions-nous sûrs que tous seraient à leur poste cette nuit-là ?
J’ai prié le Très-Haut pour que nous atteignions tous nos objectifs.
L’élimination du programme nucléaire
Ce que nous avons accompli dépasse les frappes américaines à Fordow, Esfahan et Natanz. Nous avons éliminé les scientifiques, toute la chaîne de commandement, la première ligne et leurs remplaçants. L’opération continue d’ailleurs…
Quelle est la suite ? Vers où va cette campagne ?
Nous devons d’abord confirmer la destruction du programme nucléaire. Sur les missiles, ils ont été touchés mais ce n’est pas fini. Ce matin encore, deux appareils militaires israéliens étaient en mission…
Le nucléaire et les missiles étaient nos priorités. Mission quasi-accomplie sur le nucléaire, en cours sur les missiles.
L’avenir du régime iranien
Voulez-vous faire tomber le régime ?
Ce régime qui s’est fixé pour objectif suprême de détruire le peuple d’Israël ? Évidemment qu’il ne doit plus exister. Mais c’est au peuple iranien de faire ce travail.
En deux ans, nous avons prouvé que ce « géant » terrifiant n’était qu’un colosse aux pieds d’argile. Plus de proxy, plus de missiles balistiques, plus de nucléaire… Nous avons levé la menace existentielle sur Israël.
Nous continuons selon les réactions. S’ils tirent encore, nous ripostons. Trump tente de les amener à négocier – mais dans des conditions totalement différentes maintenant.
Ce matin, nous frappions encore en Iran. Cette campagne peut durer…
Gaza : vers la capitulation ?
Pour Gaza, faut-il exiger une reddition sans conditions comme Trump le demande à l’Iran ?
Le Hamas en tant qu’organisation militaire menaçant Israël n’existe plus. Regardez Gaza… Bien sûr, des terroristes subsistent, mais la menace stratégique est éliminée.
Nous devons récupérer nos otages – notre devoir absolu. Ce ne sont pas des soldats envoyés au combat, mais des civils arrachés de chez eux.
Comment ? Hier soir, pendant la frappe historique contre l’Iran, où étaient nos forces ? À Gaza, récupérant des corps d’otages ! Voilà nos priorités…
Je pense qu’après la chute de leur parrain iranien – surtout l’élimination hier de Yazdi, leur liaison financière – le Hamas comprendra qu’il est isolé.
L’accord sur la conscription des haredim
L’accord Edelstein sur les haredim était-il judicieux ? Vers une conscription réelle ?
Cette guerre a montré l’unité : haredim, laïques, religieux-nationalistes, ashkénazes, séfarades – tous au front ensemble ! Les missiles ne font pas de distinction.
Et nous avons vu que les miracles viennent des mérites de l’étude de la Torah – notre « défense aérienne » spirituelle.
L’accord trouvé est bon. Il permet aux vrais étudiants de continuer leur étude vitale, tout en intégrant ceux qui n’étudient pas réellement. Nous ne faisons pas de loi pour dispenser les haredim, mais pour protéger l’étude authentique.
Pour les autres : des unités adaptées comme « Hashmonaim », où des soldats haredim combattent déjà à Gaza et ont éliminé quatre terroristes récemment !
L’armée doit prouver sa bonne foi – créer de vrais cadres respectueux de nos valeurs. Le temps nous le dira.
Message final : « Nous aimons le Très-Haut »
Je veux reprendre les mots de Trump hier soir : « Je veux remercier tout le monde, et particulièrement Dieu. Nous t’aimons, Dieu, nous aimons notre armée. Protège-les, Dieu. Que Dieu bénisse le Moyen-Orient, Israël et l’Amérique. »
À notre public : le Saint béni soit-Il, nous L’aimons ! Il faut en être fier. Celui qui a demandé l’aide au début doit dire merci à la fin.
Les élections auront-elles lieu bientôt ?
Des élections ? Nous parlons de la rédemption d’Israël et vous me parlez d’élections ? Il n’y aura ni partis ni divisions – un peuple d’Israël unifié !
Souvenez-vous de l’épisode de Koré et des explorateurs… Nous vivons l’époque de la réunification sous le roi David !
Aryeh Deri, président du mouvement Shas, s’exprimait pour la première fois aussi longuement depuis le début de la guerre. Un témoignage exceptionnel sur l’une des périodes les plus critiques de l’histoire israélienne.
Suite à une frappe préventive israélienne contre l’Iran vendredi matin, des milliers de passagers en route vers Israël ont été déroutés vers Chypre. Les centres Habad d’Europe ont accueilli des centaines d’invités de dernière minute pour Chabbat. Benny Rogosnitzky, Hazzan à la synagogue Park East de Manhattan, témoigne de cette expérience unique qui l’a profondément marqué.
Benny Rogosnitzky se rendait en Israël pour rendre visite à son père malade lorsque l’espace aérien israélien a été fermé suite aux tensions avec l’Iran. Dérouté vers Chypre avec des centaines d’autres passagers, il découvre l’extraordinaire mobilisation du centre Habad de Larnaca qui accueille spontanément tous ces voyageurs bloqués. Entre aide aux familles en détresse, rencontres émouvantes et célébrations improvisées, ce Chabbat forcé devient une leçon de vie sur la solidarité juive et l’action du mouvement Habad.
Un voyage qui tourne court
Jeudi matin, Benny Rogosnitzky quitte New York pour Israël, comme il le fait régulièrement depuis 23 mois pour rendre visite à son père dont la santé décline. « Vivre à des milliers de kilomètres d’un parent qui lutte contre des problèmes de santé dans ses dernières années est à la fois attristant et compliqué », confie-t-il.
Le vol se déroule normalement jusqu’aux derniers instants. L’écran indique qu’il reste moins de dix minutes avant l’atterrissage à Ben Gourion quand les choses se compliquent. « Les dix minutes à l’écran sont rapidement devenues dix-neuf minutes, puis trente – et j’ai réalisé que quelque chose n’allait pas », raconte le voyageur.
Destination forcée : Chypre
Le commandant de bord annonce finalement que les frontières israéliennes sont officiellement fermées en raison du début du conflit avec l’Iran. L’avion est dérouté vers Chypre. Après l’atterrissage, les passagers restent bloqués plusieurs heures dans l’appareil, dans l’attente d’instructions des autorités israéliennes.
« Il y avait un courant sous-jacent d’incertitude désespérée, ironiquement mélangé à une foi intrinsèque que le bien prévaudrait et que nous serions bientôt dans un espace sûr », se souvient Benny Rogosnitzky.
Le refuge du centre Habad
Une fois autorisés à débarquer, la question se pose : où passer Chabbat ? « Où va un Juif quand il a des problèmes ? Sans aucun doute, au Beth Habad la plus proche », répond l’auteur.
À son arrivée au centre Habad, c’est le chaos total. Des familles s’inquiètent pour leurs proches en Israël, des étudiants en voyage Birthright se retrouvent perdus avec peu d’argent, tous cherchent désespérément de la nourriture cachère et un hébergement pour Chabbat.
« Comme seul Habad pouvait le faire, les Rabbanim ont montré une telle empathie et une telle grâce, calmant les gens avec un sourire chaleureux et un amour que seul un émissaire du Rabbi peut donner », témoigne-t-il.
Des gestes qui marquent à vie
Après avoir trouvé un hébergement, Benny Rogosnitzky revient au centre pour aider. Il remarque une jeune femme avec un bébé, complètement épuisée. Voyageant seule avec son enfant de 14 mois, elle laisse derrière elle un mari et cinq enfants à Jérusalem. « Désemparée, elle m’a confié qu’elle n’avait jamais été séparée de ses enfants et de sa famille un Chabbat auparavant. »
L’homme propose de promener l’enfant pour donner un répit à la mère. Dans la rue, des passants le complimentent sur « son » beau bébé. Quand on lui demande le nom de l’enfant, il lève les yeux vers l’enseigne Habad au-dessus de lui : « Machiah », répond-il spontanément. « C’était trivial – un très petit geste – mais le soulagement signifiait tellement pour sa mère. »
La rencontre avec le sage
Plus tard, Benny Rogosnitzky croise un homme âgé en tenue hassidique traditionnelle, assis sur un banc. « Il ressemblait à ce que j’imaginais que Moïse aurait pu ressembler, avec un visage rayonnant et une belle barbe blanche. » L’homme, complètement perdu, ne parle pas anglais et n’a qu’un téléphone à clapet sans chargeur.
Une conversation en yiddish s’engage. « Soudain, il a commencé à sourire comme s’il venait de gagner à la loterie. Enfin, quelqu’un avec qui il pouvait parler ! » L’homme comptait dormir sur un banc derrière la synagogue, mais Benny et le Rav Habad lui trouvent une chambre d’hôtel.
En guise d’adieu, le vieil homme lui donne une bénédiction émouvante : « Que Hachem te bénisse et te le rende au centuple. Tu m’as rendu mon âme ; j’étais dévasté à l’idée de ne pas être de retour avec ma famille en Israël. Tu n’as pas seulement sauvé mon Chabbat, tu as sauvé mon esprit. Puisses-tu être béni. »
Un office de Chabbat mémorable
L’apogée de cette expérience arrive vendredi soir. La synagogue est bondée, « des centaines et des centaines de Juifs, certains avec des kippot, d’autres sans – hommes d’un côté, femmes de l’autre – rassemblés, couvrant chaque centimètre carré de la pièce. »
L’émotion submerge l’assemblée pendant Kabbalat Chabbat. « Je n’ai pas honte de dire que je ne pouvais même pas prier ou dire les mots, j’étais tellement submergé par l’émotion », avoue Benny Rogosnitzky. « J’ai levé les yeux et j’ai vu que je n’étais pas seul, presque tous les autres autour de moi pleuraient aussi. »
Quand la déception se transforme en célébration
Parmi les fidèles, un grand-père avait organisé la Bar Mitsva de son premier petit-fils avec 300 invités venus du monde entier, mais se retrouve finalement à Larnaca. Benny le prend par la main, l’emmène devant l’assemblée et danse avec lui. « Les gens se sont joints à nous, et tout le monde dansait, comme si le garçon de la Bar Mitsva était là avec nous. »
Un des pilotes de l’avion, assis dans un coin sans kippa, est invité à rejoindre le cercle de danse dans « un incroyable spectacle d’unité ».
Une leçon de vie inoubliable
« Que sommes-nous, sinon des frères et sœurs unis ? Oui, nous pouvons avoir de grandes différences. Certes, tout le monde ne voit pas les choses de la même façon. Mais pour ce seul Chabbat, il y avait plus d’amour, de joie et d’unité présents que je n’en ai jamais vécu de ma vie », conclut le témoin.
Cette expérience renforce son admiration pour le mouvement Habad et le Rav Raskin de Larnaca. « J’ai dû perdre deux kilos avec mon maigre régime de poisson farci et de 2 tranches de Halla que j’ai savamment réussi à assembler en sandwich, mais j’ai gagné tellement plus en amour, respect et admiration pour l’incroyable travail que fait Habad. »
Pour Benny Rogosnitzky, cette expérience illustre parfaitement sa devise favorite : « Quand la vie vous donne des citrons, faites de la limonade ». Et cette fois, « la limonade débordait ».
Dans une opération militaire d’une précision chirurgicale baptisée « Marteau de Minuit », les États-Unis ont mené une frappe dévastatrice contre les installations nucléaires iraniennes. Sept bombardiers furtifs B-2 ont effectué un vol de 18 heures, larguant 14 bombes anti-bunkers sur les sites de Fordow, Natanz et Ispahan à 2h10 du matin, heure iranienne. Le Pentagone affirme avoir « effacé les ambitions nucléaires de l’Iran » sans rencontrer la moindre résistance.
Dans une conférence de presse historique qui a captivé l’attention mondiale, le secrétaire à la Défense américain Pete Hegseth et le chef d’état-major interarmées, le général Dan Kane, ont levé le voile sur l’une des opérations militaires les plus audacieuses de l’histoire moderne. L’opération « Marteau de Minuit » a porté un coup fatal au programme nucléaire iranien en l’espace d’une seule nuit. Cette révélation marque un tournant géopolitique majeur au Moyen-Orient et confirme la détermination de l’administration Trump à empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire.
Une mission de haute voltige : 18 heures dans les airs
L’ampleur logistique de cette opération défie l’imagination. Sept bombardiers furtifs B-2 Spirit, fleurons de l’aviation stratégique américaine, ont décollé de leur base dans l’ouest des États-Unis pour entreprendre un périple aérien de 18 heures consécutives.
« Plus de 125 avions militaires ont été impliqués dans l’opération globale », a précisé le général Kane, soulignant l’envergure exceptionnelle de cette mission. L’itinéraire choisi révèle la complexité géopolitique de l’entreprise : après avoir traversé l’Atlantique, la formation aérienne a survolé directement le territoire israélien, allié stratégique des États-Unis dans la région, avant d’atteindre ses objectifs iraniens d’ouest en est.
Cette trajectoire n’est pas anodine. Elle témoigne de la coordination étroite entre Washington et Tel-Aviv, et de la confiance mutuelle qui caractérise cette alliance militaire. « Je tiens à reconnaître notre alliée, Israël. Cette opération a nécessité des semaines et des mois de planification et d’organisation pour que le président puisse prendre sa décision », a souligné Hegseth lors de la conférence de presse.
L’effet de surprise total : aucune résistance iranienne
L’élément le plus saisissant de cette opération réside dans l’absence totale de riposte iranienne. À 2h10 du matin, heure locale iranienne (18h40 heure de la côte Est américaine), les bombardiers ont frappé leurs cibles dans un silence complet.
« Nos forces n’ont fait face à aucune résistance », a déclaré le chef d’état-major avec une satisfaction évidente. « Aucun tir n’a été dirigé vers nos appareils. L’élément de surprise a été préservé tout au long du parcours. »
Cette réussite tactique révèle soit une défaillance majeure du système de défense aérienne iranien, soit une infiltration remarquable des services de renseignement américains. L’Iran, qui s’enorgueillissait de ses capacités défensives et de ses systèmes de détection, s’est retrouvé totalement aveugle face à cette armada aérienne.
Un arsenal destructeur : bombes anti-bunkers et missiles Tomahawk
Pour garantir la destruction complète des installations nucléaires iraniennes, particulièrement celles enfouies profondément sous terre, l’armée américaine a déployé son arsenal le plus sophistiqué. « Au total, environ 14 bombes anti-bunkers ont été larguées », a détaillé Kane, évoquant ces armes spécialement conçues pour percer les fortifications les plus robustes.
Les sites visés – Fordow, Natanz et Ispahan – constituent le cœur du programme nucléaire iranien. Fordow, en particulier, était considéré comme pratiquement indestructible en raison de sa position souterraine dans une montagne. Pour s’assurer de l’anéantissement total du site d’Ispahan, « des missiles Tomahawk ont été tirés dans les phases finales pour garantir la destruction », a précisé le général.
Cette gradation dans l’utilisation des armements témoigne d’une planification minutieuse visant à éliminer toute possibilité de récupération ou de reconstruction rapide des installations.
Les implications géopolitiques : un message clair à Téhéran
Au-delà de l’exploit militaire, cette opération porte un message politique sans équivoque. « L’Iran a découvert que le président Trump était sérieux quand il a dit 60 jours de négociations – le président a dit : pas de nucléaire », a martelé Hegseth.
Le vice-président J.D. Vance a renchéri en soulignant les nouvelles perspectives diplomatiques : « Nous avons détruit le programme nucléaire. Trump n’a pas pris cette décision à la légère, mais elle offre une opportunité de redémarrer les relations avec l’Iran. »
Cependant, l’avertissement final du secrétaire à la Défense ne laisse place à aucune ambiguïté : « Permettez-moi d’être clair. Nous agirons de manière décisive si nos hommes, nos partenaires ou nos intérêts sont menacés. L’Iran doit écouter le président Trump. »
Les répercussions régionales et internationales
Cette frappe marque un précédent dans les relations internationales contemporaines. Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale, une puissance n’avait détruit aussi complètement le programme nucléaire d’un autre État en une seule opération. Les conséquences de cet acte se répercuteront bien au-delà du Moyen-Orient.
Pour Israël, cette opération représente l’élimination de ce qu’il considérait comme une menace existentielle. Pour les pays arabes du Golfe, elle pourrait ouvrir la voie à une reconfiguration géopolitique régionale. Quant à l’Iran, privé de ses ambitions nucléaires, il devra repenser entièrement sa stratégie d’influence régionale.
Une efficacité redoutable : trois sites détruits en 25 minutes
Les détails tactiques révélés par le général Kane soulignent l’efficacité chirurgicale de cette opération. « Tous les objectifs ont été bombardés en seulement 25 minutes », a-t-il précisé lors du briefing officiel à Washington. Cette rapidité d’exécution témoigne d’une coordination parfaite entre les différents éléments de la force de frappe américaine.
« Selon les évaluations préliminaires du Pentagone, les trois sites qui ont été attaqués ont subi des dommages graves et sévères », a confirmé le chef d’état-major interarmées. Ces premiers bilans, bien que provisoires, suggèrent que l’objectif stratégique de neutralisation définitive des capacités nucléaires iraniennes a été atteint.
Un record dans l’histoire de l’aviation stratégique
Cette mission marque un jalon historique pour l’aviation militaire américaine. Il s’agit de « la plus grande attaque de bombardiers B-2 » jamais réalisée et du « deuxième vol le plus long de ces appareils depuis les attentats du 11 septembre », a souligné Kane. Cette référence n’est pas anodine : elle rappelle que depuis les tours jumelles, l’Amérique n’avait pas déployé une telle puissance de feu à si grande distance.
Les bombardiers B-2 Spirit, d’une valeur unitaire de plus de 2 milliards de dollars, représentent le summum de la technologie furtive américaine. Leur capacité à voler 18 heures d’affilée tout en échappant aux radars ennemis en fait des armes stratégiques incomparables.
La Maison Blanche suit l’opération en temps réel
Une photographie diffusée par la Maison Blanche révèle l’intensité du moment : la « situation room » lors de la frappe en Iran, où les plus hauts responsables américains ont suivi chaque étape de l’opération. Cette image historique capture l’instant où l’administration Trump a franchi le Rubicon, passant des menaces diplomatiques à l’action militaire directe.
L’opération « Marteau de Minuit » restera dans les annales comme un tournant majeur du XXIe siècle, démontrant que même à l’ère nucléaire, la supériorité technologique et la détermination politique peuvent encore modifier radicalement l’équilibre des forces mondiales.