15e congrès « Yar’hei Kala » à Kfar Habad : un événement exceptionnel réunit un millier de participants

15e congrès « Yar’hei Kala » à Kfar Habad : un événement exceptionnel réunit un millier de participants

 

Un grand Kinous Torah, Halakha et ‘Hassidout s’est tenu à Kfar Habad à l’occasion du 20 Av, Hilloula de Rabbi Levi Its’hak Schneersohn, père du Rabbi. Malgré les températures caniculaires, près d’un millier de participants se sont réunis pour huit heures d’étude intensive, marquant le 15e congrès annuel « Yar’hei Kala » en Terre Sainte.

 

 

L’événement a confirmé sa position de rendez-vous incontournable du calendrier académique ‘hassidique en Israël, attirant des Chlou’him du monde entier, des dirigeants rabbiniques et des érudits de renom.

Un honneur particulier pour Loubavitch

Ce rassemblement exceptionnel s’est déroulé à l’occasion de la Hilloula de Rabbi Levi Its’hak Schneersohn, père du Rabbi, transformant cette journée en véritable célébration de l’étude et de la transmission. L’événement a débuté à 14h et s’est achevé vers 22h, proposant une série de conférences et de cours magistraux qui ont captivé l’assistance.

Parmi les participants figuraient des émissaires venus d’Allemagne, des pays de l’ex-URSS, des États-Unis et du Canada, profitant de leur séjour estival en Terre Sainte pour participer à ce rendez-vous spirituel unique. La présence de centaines d’étudiants avancés témoigne de l’importance accordée à cet événement dans le calendrier ‘hassidique.

La participation remarquée du Grand Rabbin

L’honneur particulier de cette édition fut la présence du Grand Rabbin d’Israël, le Gaon Rabbi Kalman Bar, ami de longue date du mouvement Habad et soutien de l’œuvre de Chli’hout mondial. Durant sa longue intervention, il a développé une analyse approfondie des lois relatives à la lecture du Chema, apportant des innovations remarquables concernant les bénédictions qui l’accompagnent.

Le Grand Rabbin a particulièrement mis l’accent sur l’héritage de Rabbi Levi Its’hak, soulignant comment, malgré l’exil et les persécutions, ce dernier a continué à diffuser son enseignement et à influencer les Juifs de son entourage. « Même dans les moments les plus difficiles, cela reste une mission divine », a-t-il déclaré, citant le verset : « Si c’est ainsi, va, car l’Éternel t’envoie. »

Une coïncidence remarquable a marqué sa visite : les lettres du Rabbi mentionnant précisément l’anecdote qu’il avait évoquée sont parues dans le nouveau volume des « Igrot Kodech » vendu lors de l’événement, suscitant son émotion face à cette providence manifeste.

Des sessions thématiques d’excellence

Le programme s’est articulé autour de quatre sessions principales. La première, consacrée à l’étude de la Halakha, a vu intervenir des figures éminentes comme le Rav Meir Ashkenazi, responsable rabbinique de Kfar Habad, qui a approfondi les lois de l’ablution matinale des mains, et le Rav Its’hak Koenig, directeur de la Yechiva centrale de Lod, qui a traité la question complexe de la « demi-mesure » en matière d’interdits.

Un moment particulièrement émouvant s’est produit lorsque le Rav Yossef Its’hak Blinov, directeur de la Yechiva de Kfar Habad, a pris la parole concernant les décrets gouvernementaux touchant les étudiants des Yechivot. « Je parle au nom de tous les étudiants de Terre Sainte qui crient ‘Au secours !’ Laissez-nous étudier ! Donnez-nous la possibilité de terminer encore deux années ! », a-t-il lancé avec passion, soulevant l’émotion de l’assemblée.

Soixante ans de commentaires sur Rachi

La session la plus attendue célébrait les soixante ans des commentaires du Rabbi sur Rachi. Le Rav Tovia Bloy, doyen des Rabbanim Habad en Terre Sainte et éditeur des « Klalei Rachi », malgré ses quatre-vingt-dix ans, a fait le déplacement spécialement pour cet événement. Ses explications sur la méthode unique du Rabbi dans l’étude de Rachi et les directives qu’il avait reçues personnellement ont fasciné l’auditoire.

Le Rav Aaron Shapira, responsable du projet « Metivta de Rachi », et le Rav Ye’hezkel Sofer, auteur des « Mayanei Rachi », ont enrichi cette session de leurs analyses approfondies sur les principes et méthodes développés par le Rabbi dans ses commentaires.

L’événement s’est conclu par une session pratique de Halakha, avec notamment l’intervention du Gaon Rabbi Eliahou Bar-Shalom, Grand Rabbin de Bat Yam, qui a traité des spécificités du mariage juif et de la préservation des traditions face aux influences extérieures.

 

 

Un nouveau couple de Chlou’him du Rabbi s’installe au Paraguay

Un nouveau couple de Chlou’him du Rabbi s’installe au Paraguay

Un nouveau couple de Chli’hout s’installe au Paraguay pour développer la vie juive dans ce pays d’Amérique du Sud où Habad représente la seule présence orthodoxe

 

Le Rav Mendel et Hanna Pink, accompagnés de leur fille Sheina, s’apprêtent à rejoindre Asunción au Paraguay pour débuter leur mission de Chli’hout le 18 Eloul 5785. Cette initiative vise à renforcer et développer la communauté juive locale, estimée à un peu plus de 1 000 personnes, dans un pays où Habad constitue l’unique représentation orthodoxe.

Le Paraguay, nation en développement d’Amérique du Sud, abrite une petite mais dynamique communauté juive qui manifeste un véritable appétit pour la judaïcité. Cette soif spirituelle s’est particulièrement révélée lors des deux Tichri que le Rav Mendel a déjà passés sur place, où la question qui revenait le plus souvent était : « Quand allez-vous vous installer ici définitivement ? Il y a tant à accomplir ! »

Un héritage familial à perpétuer

Pour Hanna Pink, cette mission représente l’aboutissement d’un rêve de longue date. Pendant plus de deux décennies, elle a vu ses parents, le Rav Levi et Miri Feigelstock, diriger le centre Habad d’Asunción avec un dévouement total. Leur action s’est étendue de la représentation de la communauté juive auprès des autorités gouvernementales à la fourniture de nourriture cachère dans des conditions difficiles, en passant par la construction d’une synagogue et d’un mikvé.

Le moment est désormais venu d’élargir cette œuvre avec un accent particulier mis sur la jeunesse, les familles et l’éducation. Cette continuité familiale témoigne de l’enracinement profond de Habad dans ce pays sud-américain.

Des projets ambitieux pour la communauté

Les projets des Pink s’articulent autour de plusieurs axes stratégiques. Ils envisagent d’abord de créer un espace chaleureux et accueillant proposant des offices de Chabbat pour enfants, des célébrations de fêtes juives et des activités « Maman et moi » destinées aux jeunes familles.

Le développement de programmes Ckids et Cteen constitue un autre pilier de leur action, avec des activités hebdomadaires visant à cultiver la fierté juive et le sentiment d’appartenance chez les enfants et adolescents. L’éducation juive personnalisée complète cette approche, offrant des cours individuels, une préparation à la Bar Mitzva et des leçons adaptées à chaque enfant juif.

Des signes encourageants d’engagement communautaire

L’enthousiasme de la communauté se manifeste déjà concrètement. Lors du dernier Souccot, un événement pour enfants organisé sans publicité a attiré plus de 25 participants enthousiastes. Cette année, sept bébés sont nés dans la communauté, et de nouvelles familles israéliennes s’installent à Asunción, à la recherche de connexions spirituelles et communautaires.

Cette dynamique démographique positive augure bien de l’avenir de la communauté juive paraguayenne et justifie les investissements envisagés par le couple Pink.

Un appel au soutien pour concrétiser la vision

Les Pink ont lancé une campagne de financement visant à réunir 100 000 dollars, avec déjà plus de 150 donateurs ayant apporté leur contribution. Leur vision consiste à établir des fondations solides qui pourront être soutenues par la communauté locale pendant de nombreuses années.

« C’est une opportunité extraordinaire de faire grandir la vie juive au Paraguay », déclare le Rav Mendel. « Nous sommes prêts à concrétiser cette mission. Avec votre partenariat, nous pouvons réaliser le rêve du Rabbi. »

Cette initiative s’inscrit dans la vision globale du mouvement Habad-Loubavitch de renforcer la présence juive dans le monde entier, particulièrement dans les régions où les communautés ont besoin d’un soutien spirituel et organisationnel renforcé.

givingamp.com/paraguay

 

 

 L’histoire méconnue des Juifs du Paraguay : de l’exil européen à l’intégration latino-américaine

L’histoire juive du Paraguay illustre un phénomène migratoire unique en Amérique latine. Contrairement aux destinations privilégiées comme l’Argentine ou le Brésil, ce pays enclavé a servi de refuge temporaire puis permanent à des milliers de Juifs européens, créant une communauté discrète mais influente au cœur d’Asunción.

Les premiers pas d’une migration organisée

Dès la fin du XIXe siècle, le Paraguay adopte une politique d’immigration libérale suite à la guerre de la Triple Alliance (1864-1870) qui décima les deux tiers de sa population. La Constitution de 1870 garantit la liberté religieuse, attirant les premiers immigrants juifs français et italiens dans les années 1890.

Cette ouverture contraste avec les restrictions imposées par les pays voisins. Alors que l’Argentine et le Brésil durcissent leurs politiques migratoires, le Paraguay ne reqiert ni visa ni permis de travail, devenant une porte d’entrée stratégique vers l’Amérique du Sud.

En 1881, les médias paraguayens relaient déjà les persécutions antisémites européennes, témoignant d’une sensibilité précoce aux droits juifs. Cette bienveillance gouvernementale facilitera les vagues migratoires ultérieures.

L’afflux massif de l’entre-deux-guerres

Les années 1920 marquent l’arrivée de Juifs polonais et ukrainiens, suivis dans les années 1930 par environ 20 000 Allemands fuyant le régime nazi. Entre 1933 et 1939, les lois libérales paraguayennes offrent une échappatoire aux persécutés d’Autriche et de Tchécoslovaquie.

La Seconde Guerre mondiale intensifie cette migration. En 1942, 3 000 Juifs s’installent définitivement au Paraguay, soit 150% d’augmentation depuis 1930. Beaucoup utilisent le pays comme tremplin vers l’Argentine, obtenant des visas paraguayens avant de franchir clandestinement la frontière.

Cette période révèle les contradictions du Paraguay. Si le gouvernement accueille les réfugiés juifs, il abrite simultanément la colonie allemande Fernheim, composée de 2 000 mennonites pro-nazis qui voient d’un mauvais œil l’immigration juive. Josef Mengele lui-même trouvera refuge temporaire dans cette communauté après 1945.

Entre diplomatie et tensions géopolitiques

L’indépendance d’Israël en 1948 transforme la donne. Le Paraguay établit des relations diplomatiques dès 1949, mais les tensions du Proche-Orient résonnent jusqu’à Asunción. Le 4 mai 1970, l’ambassade israélienne subit un attentat palestinien qui tue un employé juif paraguayen.

Cet incident divise la communauté. Le Conseil représentatif juif paraguayen refuse d’importer le conflit israélo-arabe, revendiquant une neutralité qui préserve l’intégration locale. Cette position illustre la volonté d’autonomie d’une communauté soucieuse de son ancrage national.

En 2018, le Paraguay devient le deuxième pays à transférer son ambassade à Jérusalem, avant de revenir sur cette décision quelques mois plus tard lors du changement présidentiel, provoquant la fermeture de l’ambassade israélienne.

Une influence culturelle durable

Aujourd’hui, les 1 000 Juifs paraguayens, majoritairement ashkénazes concentrés à Asunción, maintiennent trois synagogues dédiées aux communautés ashkénaze, séfarade et Habad. Leur nombre diminue depuis 1967 (1 200 membres) en raison de l’émigration, notamment vers Israël avec 51 Alyah entre 1948 et 2018.

L’école Escuela Integral Estado de Israel, créée en 1959, accueille 70% des enfants juifs paraguayens et s’ouvre depuis 2009 à tous les Paraguayens. Cette évolution symbolise l’intégration réussie d’une communauté qui a su transformer les difficultés socio-économiques initiales en ascension vers les classes moyennes et supérieures.

La production culturelle témoigne de cette mémoire vivante. Le film « Passeports pour le Paraguay » (2019) et le roman « Barrio Palestina » de Susana Gertopan (2005) racontent ces parcours migratoires, perpétuant le souvenir d’une histoire singulière au cœur de l’Amérique latine.

 

 

Quatre ans après l’attentat, un ‘hassid Habad retourne sur le lieu où il a échappé de justesse à un lynchage

Quatre ans après l’attentat, un ‘hassid Habad retourne sur le lieu où il a échappé de justesse à un lynchage

Rouven Benhamou, membre de la communauté Habad de Nof HaGalil, est retourné pour la première fois sur les lieux où il avait été violemment attaqué par une foule arabe dans le village de Kana il y a quatre ans et trois mois. Cette visite émouvante s’est déroulée lors d’une cérémonie d’introduction d’un Sefer Torah au poste de police de Kana. L’événement a permis au survivant de réciter la bénédiction du « Gomel » et de revivre avec émotion les moments terrifiants qu’il avait vécus.

 

L’attaque s’était produite au début des émeutes de « Shomer Homot » (Gardien des murailles), lorsque Rouven avait été pris pour cible par une foule en colère qui tentait de le lyncher. Il n’avait dû son salut qu’à l’intervention providentielle d’un habitant local qui l’avait mis à l’abri dans sa maison.

Un retour chargé d’émotion

Lors de cette visite mémorable, Rouven était accompagné des policiers qui l’avaient secouru ce jour fatidique. Ensemble, ils se sont rendus dans la maison où il avait trouvé refuge, revivant les moments dramatiques de cette journée qui avait failli lui coûter la vie.

Les larmes aux yeux, Rouven a partagé tous les détails du miracle qui lui était arrivé, décrivant les minutes interminables durant lesquelles il avait cru sa dernière heure arrivée. Les policiers présents ont également été émus de revoir ce « miracle ambulant », se remémorant leurs propres sentiments difficiles lorsqu’ils avaient vu le véhicule en flammes et leur joie immense en découvrant que Rouven avait survécu.

L’équipe de secours avait ensuite évacué la victime vers l’hôpital Poriya de Tibériade, où elle avait reçu les soins nécessaires. Cette intervention rapide et coordonnée avait été déterminante dans le sauvetage de Rouven.

Une cérémonie symbolique au poste de police

La cérémonie d’introduction du Sefer Torah au poste de police de Kana revêtait une dimension particulièrement symbolique. Pour Rouven, pouvoir réciter la bénédiction du « Gomel » – traditionnellement prononcée par ceux qui ont échappé à un danger mortel – sur le lieu même de l’attaque représentait un moment de grande intensité spirituelle.

Cette bénédiction, qui remercie D.ieu pour la protection accordée dans les moments de péril extrême, prenait ici tout son sens. La présence du Sefer Torah dans ce lieu chargé d’histoire personnelle transformait ce retour traumatisant en moment de reconnaissance et de foi renouvelée.

Un témoignage poignant sur les réseaux sociaux

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Rouven a exprimé ses sentiments contradictoires : « Encore un voyage dans ma vie après 4 ans et 3 mois, retourner sur le lieu du lynchage au village de Kana, un endroit très traumatisant pour moi. Quoi de mieux que d’arriver un jour de mérite lors de l’introduction d’un Sefer Torah au poste de police du village de Kana – que D.ieu les préserve et les protège. Grande émotion mêlée de peurs. »

Ce témoignage reflète la complexité des émotions vécues : entre la peur persistante liée au traumatisme et la joie spirituelle de participer à un événement religieux significatif sur ce même lieu.

Rouven était accompagné lors de cette visite par son ami Menahem Gandel, membre du conseil municipal de Nof HaGalil, qui l’accompagne depuis le jour de l’incident dans son processus de réhabilitation. Cette présence bienveillante témoigne de l’importance du soutien communautaire dans le parcours de guérison des victimes de violences.

 

 

le maire de Kiryat Malakhi s’engage à créer des structures éducatives aux enfants à besoins particuliers de la communauté Habad

le maire de Kiryat Malakhi s’engage à créer des structures éducatives aux enfants à besoins particuliers de la communauté Habad

Après des mois de mobilisation, le maire de Kiryat Malakhi s’engage à créer des structures éducatives adaptées aux enfants à besoins particuliers de la communauté Habad. Cette décision historique met fin à une bataille menée par les familles pour obtenir un enseignement approprié dans leur ville.

 

 

Une victoire émotionnelle s’est dessinée ces derniers jours à Kiryat Malakhi, où les familles de la communauté Habad ont obtenu gain de cause après des mois de démarches acharnées. Le maire Eliahou Zohar a officiellement annoncé la création de structures éducatives spécialisées pour les enfants à besoins particuliers de la communauté, marquant un tournant décisif dans ce dossier sensible.

Un engagement officiel après des mois de lutte

Dans une lettre officielle adressée aux résidents, le maire Eliahou Zohar a déclaré : « J’ai été amené à repenser entièrement le système pour permettre aux enfants à besoins particuliers de la communauté Habad d’étudier dans des structures adaptées ici même en ville. » Cette annonce fait suite à une mobilisation sans précédent des familles concernées, qui ont multiplié les démarches, courriers, réunions et actions publiques pour faire entendre leur cause.

Le maire a souligné que cette initiative naît « de la reconnaissance du besoin immédiat de l’ensemble des élèves et de leurs parents ». Dans sa correspondance, Zohar confirme officiellement l’ouverture de nouvelles structures pour la population à besoins particuliers du mouvement Habad dès la prochaine année scolaire.

Une collaboration renforcée avec le ministère de l’Éducation

« En collaboration avec le ministère de l’Éducation et les institutions communautaires, nous avons mis en place un nouveau processus visant à ouvrir des structures éducatives adaptées, avec une équipe professionnelle et qualifiée », a précisé le maire. Il a ajouté que cette démarche constitue « un devoir personnel et une foi absolue pour organiser une réponse complète et adaptée à chaque garçon et chaque fille ».

Cette annonce a provoqué une vague d’émotion intense dans la communauté après des mois de tension et d’inquiétude. Pour ces familles qui se battent au quotidien, les vacances d’été représentent habituellement un moment de repos et de détente. Mais cette année, les parents Habad n’ont pas cessé leurs efforts un seul instant.

Des larmes de joie après l’angoisse

Ils se sont mobilisés pour cette bataille en faveur d’une éducation adaptée à leurs enfants, organisant des réunions, naviguant dans la bureaucratie, mobilisant des ressources et tissant des liens jusqu’à ce que leurs efforts portent leurs fruits. Ce matin, une délégation émue de parents accompagnés de leurs enfants s’est rendue au domicile du maire pour le remercier personnellement.

« Après des mois d’incertitude, il n’y a pas de joie comparable à la levée des doutes ! Les larmes de tristesse ont laissé place aux larmes de joie », ont-ils témoigné. Cette victoire représente bien plus qu’une simple décision administrative : elle incarne l’espoir retrouvé de familles qui se battaient pour l’avenir éducatif de leurs enfants.

Une vigilance maintenue pour l’application concrète

Cependant, les parents insistent sur le fait que le combat n’est pas encore terminé. « La joie est réelle, mais la tranquillité ne viendra que lorsque nos enfants seront effectivement assis dans les classes qui leur conviennent. La responsabilité de mener à bien cette initiative incombe entièrement au maire », soulignent-ils avec détermination.

La communauté entend poursuivre son suivi attentif et s’assurer que les engagements contenus dans la lettre soient pleinement mis en œuvre dès la prochaine année scolaire. L’objectif est clair : faire en sorte que les paroles du maire ne restent pas lettre morte mais se transforment en réalité éducative sur le terrain.

Cette mobilisation exemplaire illustre la force de la détermination parentale face aux défis de l’éducation spécialisée, et ouvre la voie à une nouvelle ère pour l’inclusion des enfants à besoins particuliers dans le système éducatif local.

Fusillade meurtrière à Brooklyn : trois morts et huit blessés dans un restaurant non-cacher de Crown Heights

Fusillade meurtrière à Brooklyn : trois morts et huit blessés dans un restaurant non-cacher de Crown Heights

Une fusillade meurtrière fait trois morts et huit blessés dans un restaurant de Brooklyn dimanche matin. Plusieurs tireurs ont ouvert le feu dans l’établissement « Taste of the City Lounge » à Crown Heights vers l’heure de fermeture. Aucun membre de la communauté Habad du quartier n’a été touché.

 

Trois hommes ont été tués et huit autres personnes blessées lors d’une fusillade impliquant plusieurs tireurs dans le restaurant « Taste of the City Lounge » à Crown Heights, Brooklyn. L’attaque s’est produite dimanche vers 3h30 du matin. Malgré la localisation dans ce quartier emblématique de la communauté Habad, l’établissement non-casher n’entretient aucun lien avec la communauté Habad.

 

 

Attaque meurtrière à l’heure de fermeture

La tragédie s’est déroulée juste avant 3h30 du matin au « Taste of the City Lounge », situé au 903 Franklin Avenue dans le quartier de Crown Heights. Selon Jessica Tisch, commissaire de la police de New York (NYPD), plusieurs hommes armés ont ouvert le feu à l’intérieur de l’établissement alors qu’il s’apprêtait à fermer.

Les trois victimes décédées sont des hommes âgés de 27 ans, 35 ans, et un troisième dont l’âge n’a pas encore été communiqué. Les huit personnes blessées ont été transportées dans les hôpitaux locaux, mais leur état de santé n’a pas été divulgué par les autorités lors de la conférence de presse.

Les forces de l’ordre ont rapidement répondu aux appels d’urgence et sécurisé la zone. L’enquête se poursuit activement pour identifier et arrêter les suspects qui ont pris la fuite après l’attaque.

Aucun lien avec la communauté juive

Bien que Crown Heights soit mondialement connu pour abriter l’une des plus importantes communautés Habad, le restaurant « Taste of the City Lounge » n’entretient aucun rapport avec la population juive du quartier. L’établissement ne respecte pas les lois de la cacheroute et ne fait pas partie du réseau commercial fréquenté par les résidents Habad.

Yaakov Berman, figure engagée de la communauté Habad à Crown Heights, a tenu à clarifier la situation : « Alors que des rapports dans les médias suggéraient un lien avec la communauté juive ou Habad, ce n’est pas le cas. L’endroit n’est pas casher, et bien que l’emplacement soit à environ cinq rues de chez moi, il ne se trouve pas dans une zone où sont situées des boutiques cachères. »

Cette précision est importante car les premiers rapports avaient créé une confusion sur la nature de l’établissement visé, certains médias laissant entendre qu’il pourrait s’agir d’un lieu fréquenté par la communauté juive.

Un quartier marqué par la violence

L’activiste communautaire exprime sa profonde tristesse face à cette tragédie : « Nous sommes tous très attristés par cet incident tragique. Nos pensées accompagnent les victimes et leurs familles. Crown Heights a subi trop de pertes déchirantes de jeunes vies à cause de la violence. »

Cette fusillade mortelle s’inscrit dans un contexte préoccupant de violences par armes à feu dans certains quartiers de New York. Les autorités locales et la communauté appellent à un renforcement des mesures de sécurité et à une action coordonnée contre la criminalité armée.

La police de New York poursuit son enquête et encourage toute personne disposant d’informations sur cette attaque à contacter les forces de l’ordre. L’identification des tireurs et leur arrestation constituent une priorité absolue pour les enquêteurs.

Les circonstances exactes de la fusillade, notamment les motifs des assaillants, demeurent à élucider. Cette tragédie rappelle la nécessité urgente de lutter contre la prolifération des armes à feu et la violence urbaine qui endeuille régulièrement les familles new-yorkaises.

Le Yarkhei Kalla mondial se réunit dans les montagnes de New York ; Melaveh Malka Motsaei Chabbat du Chabbat

Le Yarkhei Kalla mondial se réunit dans les montagnes de New York ; Melaveh Malka Motsaei Chabbat du Chabbat

 

 

Un rassemblement prestigieux commence le jour de la Hilloulah du 20 Av au Ohel du Rabbi avec des Rabbanim, des chefs de Yechivot et des maîtres spirituels. La cérémonie se poursuit au camp Gan Israël à Parksville, New York. Motsaei Chabbat, un grand Melaveh Malka pour le grand public aura lieu, événement que le Rabbi a encouragé les Hassidim à rejoindre en l’honneur de son illustre père.

 

 

 

Un événement d’envergure internationale

Le rassemblement Yarkhei Kalla mondial débute le 20 Av, jour de la Hilloulah, au Ohel sacré du Rabbi. Cette assemblée prestigieuse réunit des Rabbanim, des dirigeants de Yechivot et des maîtres spirituels venus du monde entier.

Un cadre exceptionnel dans les montagnes

La cérémonie se déroule ensuite au camp Gan Israël situé à Parksville, dans les montagnes de New York. Ce lieu emblématique offre un cadre propice à l’étude et à la réflexion spirituelle pour cet événement annuel majeur.

Une Melaveh Malka spéciale pour honorer la mémoire

Au sortir du Chabbat, un grand Melaveh Malka sera organisé pour le grand public. Cette cérémonie revêt une importance particulière car le Rabbi lui-même avait encouragé les Hassidim à y participer afin d’honorer la mémoire de son père vénéré, Rav Lévi Its’hak Schneerson.

Un héritage spirituel perpétué

Cet événement annuel perpétue la tradition du Yarkhei Kalla, période d’étude intensive qui trouve ses racines dans les académies talmudiques de Babylonie. Il constitue un moment privilégié de rassemblement et d’élévation spirituelle pour la communauté Habad mondiale.

 

Le cri du cœur du Rav Yossef Itshak Belinov face aux restrictions imposées aux étudiants

Le cri du cœur du Rav Yossef Itshak Belinov face aux restrictions imposées aux étudiants

 

Le Rav Yossef Itshak Blinov, dirigeant de la Yechiva centrale de Kfar Habad, a lancé un appel vibrant lors d’un rassemblement d’étudiants, dénonçant les mesures gouvernementales qui menacent la poursuite des études religieuses. Ses paroles passionnées reflètent l’inquiétude croissante de la communauté religieuse face aux nouvelles réglementations. Cette prise de position marque un tournant dans le débat sur l’avenir de l’enseignement traditionnel en Israël.

 

 

Dans une atmosphère électrique, la Yechiva centrale de Kfar Habad a été le théâtre d’un moment historique lors du rassemblement national « Yarhi Kallah ». Le Rav Yossef Itshak Blinov, figure respectée de l’enseignement religieux, a livré un discours poignant qui résonne bien au-delà des murs de l’établissement, soulevant des questions fondamentales sur l’avenir de l’éducation traditionnelle juive en Israël.

Un appel désespéré pour la préservation des études

« Je parle au nom de tous les étudiants d’Israël qui crient ‘Gevald’! Pourquoi nous empêche-t-on d’étudier comme nous l’avons fait jusqu’à présent ? », a déclaré le Rav Blinov devant une assemblée captivée. Sa voix, chargée d’émotion, portait le poids de milliers d’étudiants confrontés à un avenir incertain.

Le dirigeant de la Yechiva a particulièrement insisté sur la nécessité de laisser les étudiants terminer leurs cursus : « Nous voulons étudier ! Laissez-nous finir encore deux années, et ne nous forcez pas à signer quoi que ce soit. Laissez-nous étudier, vous vous occuperez de nous après ! »

Une vision théologique de la crise

S’appuyant sur les textes sacrés, le Rav Blinov a développé une argumentation profondément ancrée dans la tradition juive. Il a cité le Talmud, traité Chabbat, évoquant « le sixième jour » et expliquant que « tous les cieux et la terre dépendent de ce sixième jour ». Selon lui, si la Torah gouverne le monde, il est inconcevable que les autorités puissent empêcher ne serait-ce qu’un jour d’étude de moins.

« Si ce n’est mon alliance, les lois des cieux et de la terre », a-t-il poursuivi, établissant un lien direct entre l’étude de la Torah et l’équilibre cosmique. Cette perspective illustre la profondeur philosophique du débat, qui dépasse la simple question administrative pour toucher aux fondements mêmes de la foi.

Une solidarité communautaire affirmée

Le discours a pris une dimension particulièrement émouvante lorsque le Rav Blinov a évoqué la responsabilité mutuelle au sein de la communauté : « Il s’agit de nos frères, il s’agit de personnes pour lesquelles nous sommes garants, ils sont garants pour nous et nous pour eux. »

Cette déclaration souligne l’interconnexion profonde qui unit les différentes composantes de la société religieuse, où chaque individu porte une part de responsabilité collective. Le Rav Blinov a insisté sur le bénéfice que représenterait pour la société le maintien de ces études : « C’est un bienfait pour vous d’avoir le mérite d’avoir permis que des millions d’heures supplémentaires et des milliers d’étudiants n’aient pas à interrompre leurs études. »

Un refus catégorique de la stigmatisation

L’un des moments les plus saisissants du discours a été sa dénonciation véhémente de la manière dont les étudiants sont perçus : « Ici on fait une manifestation, est-il possible qu’on fasse des étudiants comme l’un des voleurs et des meurtiers du marché ?! » Cette comparaison choquante illustre le sentiment d’injustice ressenti par la communauté religieuse, qui refuse d’être assimilée à des éléments criminels de la société.

Le dirigeant a clairement exprimé son opposition à ce qu’il perçoit comme une discrimination : « Nous protestons contre cela, et nous voulons appliquer les paroles du Rabbi : l’affaire d’un étudiant, c’est uniquement l’étude de la Torah. »

L’héritage du Rabbi et l’espoir messianique

En conclusion de son intervention, le Rav Blinov a invoqué l’enseignement du Rabbi de Loubavitch, soulignant que l’essence même d’un étudiant réside dans l’étude de la Torah. Il a établi un lien entre cette mission éducative et l’espoir messianique : « Laissez étudier la Torah, et alors cela renforcera les cieux et la terre, renforcera la Terre sainte, et accélérera certainement la venue du Machiah. »

Cette dimension eschatologique confère au débat une portée qui transcende les considérations politiques immédiates, plaçant l’enjeu dans une perspective spirituelle globale où l’étude de la Torah devient un facteur déterminant pour la rédemption finale.

Les paroles du Rav Yossef Itshak Blinov ont trouvé un écho considérable bien au-delà de l’enceinte de la Yechiva, cristallisant les préoccupations d’une communauté qui voit dans l’étude traditionnelle non seulement un droit, mais un devoir sacré envers les générations futures.

 

 

Rav Yossef Yitzchak Belinov

Naissance : 11 Eloul 5721 (1961) à Paris, France
Résidence : Bnei Brak
Appartenance : Hassidisme Habad

  • Rosh Yeshiva de la Yeshiva centrale Tomchei Temimim à Kfar Habad
  • Rabbi du centre-ville de Bnei Brak
  • Rabbi de la communauté Habad de Bnei Brak
  • Président du tribunal rabbinique et du centre d’enseignement « Moreshet Moshe » à Bnei Brak
  • Directeur du Kollel et institut d’édition « Paamei Yaakov »

Parcours biographique

Famille : Fils de Sheina Rivka et du Rabbi Mordechai Belinov, président du tribunal rabbinique de l’assemblée des rabbins Loubavitch en France.

Formation :

  • Yeshiva Tomchei Temimim à Brunoy (influencé par le Rabbi Israel Noah Blinitzky)
  • Yeshiva centrale Tomchei Temimim 770

1983 : Mission au Maroc comme directeur principal de la grande Yeshiva Habad de Casablanca.

1985 : Mariage avec Nahama Dina, fille du Rabbi Moshe Yehuda Leib Lando. Études au Kollel Tsemach Tsedek à Jérusalem, éditeur de recueils talmudiques.

Été 1986 : Nomination comme directeur du Kollel « Paamei Yaakov » ouvert en mémoire du Rabbi Yaakov Lando.

Responsabilités communautaires

  • Supervision rabbinique du « Bureau de Halakha pratique »
  • Ancien directeur du système de certification casher du Rabbi Moshe Lando (jusqu’en 2013)
  • Rabbi d’une communauté Habad de centaines de familles avec institutions éducatives et caritatives
  • Directeur de la synagogue centrale Habad rue Rashi à Bnei Brak

2019 : Nomination comme Rosh Yeshiva de Tomchei Temimim à Kfar Habad, où il dirige avec emphasis sur l’étude fondamentale du Talmud selon les enseignements du Rabbi Rashab.