Netanya : Les élèves de la Yechiva Loubavitch de Netanya publient un livre exceptionnel de commentaires sur le Tanya

Netanya : Les élèves de la Yechiva Loubavitch de Netanya publient un livre exceptionnel de commentaires sur le Tanya

Un livre exceptionnel sur la Tanya réalisé par les élèves de la Yechiva Habad de Netanya vient de paraître, fruit d’un travail collectif d’une année entière. Ce projet ambitieux propose des commentaires détaillés sur l’ouvrage fondamental de la philosophie Habad. L’ouvrage a été présenté au Grand Rabbin d’Israël lors de la cérémonie de fin d’année.

 

Les élèves de la Yechiva B’ du Talmud Torah Habad de Netanya ont mené à terme un projet éditorial remarquable : la publication d’un livre de commentaires sur la Tanya, texte fondamental de la philosophie hassidique Habad. Cette initiative pédagogique innovante témoigne de l’engagement des jeunes étudiants dans l’étude approfondie des textes sacrés.

Genèse du projet lors des festivités de Tichri

L’idée de ce travail d’écriture a germé lors du rassemblement du 6 Tichri 5785 de la Yechiva. Le Rav Shimon Serror, directeur d’études et guide spirituel de l’établissement, y avait évoqué le lien particulier entre la section « Igueret Hatechouva » du Tanya et cette date significative. Il avait notamment rappelé que le Rabbi avait financé personnellement l’édition de cette épître à la mémoire de sa mère.

Cette présentation a inspiré une décision fructueuse : entreprendre l’explication des douze chapitres d’Igueret Hatechouva. Face au succès rencontré par cette première étape, les responsables ont décidé d’étendre le travail à l’ensemble des cinquante-trois chapitres de la section « Likoutei Amarim » du Tanya.

Une pédagogie quotidienne d’excellence

Quotidiennement, le Rav Shimon Serror a dispensé des cours approfondis sur la Tanya, créant une atmosphère hassidique propice au développement du projet. Ces enseignements réguliers ont considérablement enrichi l’ambiance d’étude et ont eu un impact déterminant sur la qualité du livre produit par les élèves.

La méthode pédagogique adoptée combinait étude théorique rigoureuse et application pratique à travers la rédaction collective. Cette approche a permis aux étudiants de s’approprier véritablement les concepts hassidiques tout en développant leurs capacités d’analyse et de synthèse.

Présentation officielle et reconnaissance institutionnelle

La publication de l’ouvrage a été officiellement présentée lors de la cérémonie de fin d’année du Talmud Torah, en présence de la direction de l’établissement et du Rav Shimon Serror. Cette présentation solennelle a marqué l’aboutissement d’un travail collectif exemplaire.

L’ouvrage a également été remis à d’éminentes personnalités religieuses, témoignant de sa qualité et de sa valeur académique. Parmi les destinataires figurent le Grand Rabbin d’Israël et président du Conseil du Grand Rabbinat, le Rav Kalman Meir Bar, ainsi que le Rav Menahem Volpo, émissaire du Rabbi, président des institutions et Rabbin de la communauté Habad de Netanya.

Le Rav Yossef Yaakov Naki, émissaire du Rabbi et Rav du quartier Yad Hatecha à Herzliya, a également reçu un exemplaire de cette œuvre collective remarquable.

Reconnaissance du travail accompli

Les remerciements s’adressent en premier lieu au Rav Shimon Serror pour son investissement considérable et dévoué tout au long de l’année. L’équipe du « Comité des commentaires du Tanya » mérite également d’être saluée pour son travail assidu et son engagement constant.

Les véritables auteurs de cette réalisation restent naturellement les élèves Temimim eux-mêmes, qui ont composé ce livre avec une sagesse remarquable. Leur capacité à transformer un enseignement quotidien en une œuvre éditorialle aboutie illustre parfaitement l’excellence de la formation dispensée dans cette institution.

Ce projet éditorial s’inscrit dans la tradition d’étude et de transmission de la Hassidout, démontrant que les jeunes générations continuent de porter avec fierté l’héritage spirituel de leurs prédécesseurs.

 

 

 

Tehilim de Chabbat Mévarhim du mois d’Eloul : Une Initiative de Tsivot Hachem

Tehilim de Chabbat Mévarhim du mois d’Eloul : Une Initiative de Tsivot Hachem

Le mouvement Tsivot Hachem lance une initiative remarquable pour encourager les jeunes à se connecter avec la récitation des Tehilim (Psaumes de David). Ce programme, organisé autour de Chabbat Mévarhim du mois d’Eloul, combine spiritualité et modernité pour créer une expérience enrichissante pour toute la famille.

 

Comment Participer ?

Étape 1 : Préparation Spirituelle – Commencez la lecture des Tehilim avant la Téfila (prière), créant ainsi un moment de recueillement et de connexion spirituelle dès le début de la journée.

Étape 2 : Respect du Quota selon l’Âge – Le programme propose un système adapté à chaque tranche d’âge :

  • 5 à 7 ans : 20 minutes de lecture
  • 8 à 10 ans : 30 minutes de lecture
  • 11 à 13 ans : 45 minutes et plus

Cette approche progressive permet à chaque enfant de s’engager selon ses capacités, favorisant une expérience positive et durable.

Étape 3 : Participation Digitale – Après Chabbat, les participants sont invités à se connecter sur tshm.fr/tehilim pour valider leur participation et s’inscrire automatiquement à la tombola.

Une Tombola aux Prix Attractifs

L’initiative se distingue par ses récompenses variées, pensées pour motiver les jeunes participants :

  • Set de livres pour nourrir l’intellect
  • Feutres de coloriage pour stimuler la créativité
  • Objets à souffler pour les moments de détente
  • Montre intelligente pour allier tradition et technologie
  • Verre de Kiddouch pour les célébrations religieuses
  • Livre de Tehilim pour approfondir la pratique
  • Bougeoir en cristal pour embellir Chabbat

La Puissance Spirituelle des Tehilim

Cette initiative s’appuie sur un enseignement profond du Tséma’h Tsédek, rapporté dans le Hayom Yom du 24 Chevat :
« Si vous saviez la puissance des versets de Tehilim et ce qu’ils accomplissent dans les sphères célestes, vous les réciteriez constamment. Sachez que les Psaumes brisent toutes les limites, s’élèvent de plus en plus haut, sans aucun obstacle. Ils présentent leur supplication devant le Maître du monde et sont exaucés avec bonté et miséricorde. »
Cette citation souligne la dimension transcendante de cette pratique, qui dépasse le simple exercice de lecture pour devenir un véritable pont entre le terrestre et le céleste.

 

EN IMAGES.  Levaya de la Rabbanit Batya Kalmenson a’h à Aubervilliers

EN IMAGES. Levaya de la Rabbanit Batya Kalmenson a’h à Aubervilliers

La communauté Habad de Paris rend hommage à une figure emblématique de l’éducation juive française. Mme Batya Kalmenson, décédée à 95 ans, laisse derrière elle un héritage exceptionnel après des décennies consacrées à la formation de générations d’élèves. Son cercueil sera rapatrié en Israël pour l’inhumation, témoignant de l’impact international de son œuvre éducative.

    Levaya à Jérusalem

 

 

Les membres de la communauté Habad d’Aubervilliers, rejoints par l’ensemble des communautés Habad de Paris et de sa région, se sont rassemblés pour rendre un dernier hommage à la Chli’ha senior, Mme Batya Kalmenson, disparue le 25 Av 5785 à l’âge de 95 ans.

Une pionnière de l’éducation juive en France

Mme Kalmenson était la fondatrice et directrice de longue date des institutions éducatives Chnei-Ohr, où elle a consacré plusieurs décennies à l’édification de générations d’étudiants et à façonner l’avenir de l’éducation juive en France. Son dévouement exceptionnel a marqué durablement le paysage éducatif de la communauté juive française.

Cette figure emblématique du mouvement Habad en France a bâti une œuvre pédagogique remarquable, transmettant les valeurs et traditions juives à travers un système éducatif qu’elle a développé avec passion et détermination. Son approche novatrice de l’enseignement a permis de former des centaines d’élèves qui perpétuent aujourd’hui son héritage à travers le monde.

Un dernier voyage vers la Terre Sainte

Suite a la Levaya organisée en France, le cercueil sera transporté en Israël pour l’inhumation. La levaya aura lieu demain mercredi à 14h00 à Shamgar à Jérusalem, suivie de l’enterrement au mont des Oliviers (Har HaZeisim), près du lieu de repos de son époux, le Chalia’h Rav Chalom Mendel Kalmenson zal.

Un héritage familial international

Mme Kalmenson laisse derrière elle neuf enfants qui perpétuent son œuvre à travers le monde : Beila Gansbourg (Milan, Italie), Rivka Lipsker (Crown Heights), Rahel Bruchstat (Crown Heights), Feiga Levitin (New Haven, Connecticut), Leah Raskin (Australie), Sterna Deutsch (Migdal Ha’emek, Israël), Haya Nisselevitch (Aubervilliers, France), Meir Simcha Kalmenson (Aubervilliers, France), et Yossef Its’hak Kalmenson (Aubervilliers, France).

La disparition de Mme Batya Kalmenson marque la fin d’une époque pour la communauté Habad française, mais son héritage éducatif continuera d’inspirer les futures générations d’enseignants et d’élèves dans les institutions qu’elle a contribué à bâtir.

 

 

Renouvellement – Le pouvoir de dépasser les limites de notre caractère

Renouvellement – Le pouvoir de dépasser les limites de notre caractère

 

La Torah nous enseigne une vérité profonde : chacun d’entre nous doit apprendre à être à la fois constant comme le soleil et renouvelé comme la lune. Cette double nature, symbolisée par l’union du calendrier solaire et lunaire, révèle le secret d’une vie juive authentique et épanouie. Ce voyage spirituel nous dévoile comment briser les barrières de notre caractère pour atteindre notre véritable potentiel.

 

Par le Rav Shabtai Slavaticki
Le Rav Chabtaï Slavatitski, Chaliah du Rabbi a Anvers, représente l’excellence de la mission Habad en Europe. Parti d’un milieu non-Habad, il est devenu l’une des figures les plus respectées du mouvement, dirigeant la communauté d’Anvers avec sagesse et créant des institutions durables pour l’avenir du Judaïsme européen. Son parcours illustre parfaitement la capacité de transformation personnelle et l’impact profond qu’un individu déterminé peut avoir sur sa communauté et au-delà.

 

Une leçon de lumière dans les ténèbres

À la Yechiva de Kfar Habad enseignait un homme extraordinaire, Rav Mendel Futerfas. Né vers Tichri 5668 et décédé le 4 Tamouz 5755, ce Juif hassidique au cœur rempli d’amour pour son peuple vivait en Russie où il accomplissait des merveilles avec un dévouement total pour répandre la Torah et le judaïsme. Cette mission lui valut dix années d’exil et de travaux forcés dans les camps glacés de Sibérie.

Dans ce lieu désolé, il partageait sa cellule avec des prisonniers de toutes origines. L’électricité n’existait pas ; chaque soir, les gardiens distribuaient à chaque détenu une petite bougie. Un Chabbat, quand vint le moment d’allumer, son compagnon de cellule – un homme simple qui avait appris à respecter ce Juif singulier – le vit demeurer dans l’obscurité.

« Pourquoi ne rallumes-tu pas ta bougie ? » demanda-t-il avec curiosité.

« Le Chabbat, il m’est interdit d’allumer le feu, » répondit simplement Rav Mendel.

Touché par cette explication, l’homme prit la flamme de sa propre bougie et alluma celle de son compagnon juif. Mais selon la loi juive, il est interdit de profiter d’un feu allumé par un non-Juif le Chabbat. Avec délicatesse, Rav Mendel proposa : « Cela te dérangerait-il que nous échangions nos bougies ? »

L’homme accepta de bon cœur, sans comprendre la raison de cette demande.

Le Chabbat suivant, voulant éviter toute complication, le compagnon de cellule eut une idée qu’il crut ingénieuse : il alluma d’abord sa bougie, puis celle de Rav Mendel, et procéda immédiatement à l’échange.

Mais voilà que Rav Mendel se retrouvait face à un nouveau dilemme ! En allumant « sa » bougie, l’homme avait en réalité l’intention de l’allumer pour le Juif. Une fois de plus, il fallut demander l’échange.

Perplexe, l’homme s’exclama : « Chez vous les Juifs, tout fonctionne à l’envers, tout est différent ! »

Le mystère du mois d’Aviv

Cette observation nous mène vers un enseignement profond de la Torah. Dans Parachat Re’eh, nous lisons : « Garde le mois d’Aviv et célèbre Pessah pour l’Éternel ton D.ieu, car c’est au mois d’Aviv que l’Éternel ton D.ieu t’a fait sortir d’Égypte. »

Rachi nous éclaire : « Garde le mois d’Aviv » signifie : planifie à l’avance pour que Pessah tombe toujours au printemps, au moment où la nature renaît. Si ce n’est pas le cas, il faut intercaler l’année en ajoutant un mois.

Le Netsiv explique pourquoi la Torah insiste sur ce « mois d’Aviv » – le mois du renouveau. C’est que D.ieu parle à un peuple qui connaîtra l’exil. Au printemps, les graines germent, la vie renaît, la terre se réveille. Pessah au printemps nous rappelle cette vérité éternelle : « En Nissan ils furent délivrés, et en Nissan ils seront délivrés à nouveau. »

Toutes nos fêtes suivent ce rythme naturel : Chavouot coïncide avec la moisson, Souccot avec la récolte. Pour maintenir cet équilibre, nous devons parfois intercaler une année en ajoutant un treizième mois.

Quand les astres nous parlent

Pourquoi cette complexité ? Le soleil règne sur une année de 365 jours et un quart, divisée en douze mois de trente jours environ. La lune, elle, gouverne des mois de 29 jours et demi, créant une année de 354 jours seulement – soit onze jours de moins.

Les musulmans ont choisi de suivre uniquement la lune ; c’est pourquoi leur Ramadan voyage à travers les saisons. Le monde occidental suit le soleil pour sa simplicité et sa régularité.

Mais la Torah, dans sa sagesse, unit les deux luminaires. Nous comptons les mois selon la lune tout en gardant l’année alignée sur le soleil. Tous les trois ans environ, nous ajoutons un mois pour harmoniser ces deux rythmes.

Cette complexité soulève une question profonde : pourquoi D.ieu n’a-t-Il pas créé le soleil et la lune avec le même cycle ? Pourquoi cette apparente contradiction ? Quel message se cache derrière ce système qui nous semble « à l’envers » ?

Le monde comme théâtre divin

La réponse se trouve dans les premiers mots de la Torah : « Au commencement, D.ieu créa les cieux et la terre. » Rachi nous enseigne que le monde fut créé « pour Israël » et « pour la Torah » – autrement dit, comme un théâtre où l’humanité peut révéler le divin.

Chaque élément de la création a un but spirituel. Pourquoi les arbres ? Pour construire la Souccah. Pourquoi nos mains ? Pour mettre les Tefillines et donner la Tsedaka. Chaque détail du monde matériel est un instrument au service de la sainteté.

Comme l’enseigne le Baal HaTanya : « Il a mis le monde dans leur cœur. » Chaque action, parole ou pensée humaine a le pouvoir de transformer et d’élever le monde. C’est pourquoi le Baal Chem Tov répétait que tout ce que nous voyons ou entendons contient un enseignement pour notre service divin.

Soleil et lune – Deux facettes de l’âme

Que symbolisent donc le soleil et la lune dans notre vie spirituelle ?

Le soleil représente la constance, la fidélité, la persévérance. Il se lève chaque jour à l’heure exacte, sans état d’âme ni variation. Il symbolise ces personnes sur qui on peut compter, dont on connaît les réactions, qui tiennent parole en toute circonstance. Quand nous voulons exprimer quelque chose de certain, nous disons : « Aussi sûr que le soleil se lèvera demain. »

Ces « personnes-soleil » sont organisées, méthodiques. Elles se couchent et se lèvent aux mêmes heures, planifient leurs voyages des mois à l’avance. Leur régularité est leur force.

La lune, elle, évoque le renouvellement constant. Elle grandit et décroît, disparaît et reparaît. Elle symbolise les âmes créatives, toujours en quête de croissance, jamais satisfaites de leurs acquis. Ces « personnes-lune » se demandent chaque jour : « Qu’ai-je appris de nouveau ? Comment puis-je grandir ? »

L’art de l’équilibre

Une histoire illustre les limites de chaque approche. Un Suisse méticuleux réserva son siège d’avion six mois à l’avance, appelant chaque mois pour confirmer sa place côté couloir. Le jour du voyage, on lui attribua un siège au milieu ! Furieux, il gâcha les retrouvailles familiales. Son petit-fils lui demanda : « Pourquoi n’as-tu pas demandé à échanger avec ton voisin ? » Le grand-père répondit : « J’y ai pensé, mais le siège était vide ! »

Cette rigidité excessive montre qu’il faut savoir doser sa constance.

La Torah nous enseigne l’art de l’union : être à la fois soleil et lune, constant et renouvelé.

Les fondations et l’élévation

Dans le judaïsme, le « soleil » représente l’acceptation du joug divin – ces fondements inébranlables qui ne dépendent ni de notre humeur ni de nos sentiments. Quand nous enseignons à un enfant de treize ans à mettre les Tefillines, nous lui transmettons une chaîne ininterrompue : ces mêmes Tefillines que portaient nos frères à Auschwitz, pendant l’Inquisition, en Sibérie.

Cette constance forge notre identité juive. Pendant des millénaires, nous avons préservé le Sefer Torah sans qu’une seule lettre ne change, aux quatre coins du monde, même quand les communautés ne se connaissaient pas.

Mais sans la « lune » du renouvellement, cette constance risque de devenir routine mécanique. Si nous n’insufflons pas de vie nouvelle à notre pratique, nous risquons de devenir des robots spirituels, perdant la passion, l’émotion, cette élévation de l’âme qui donne sens à nos actes.

L’exemple vivant de Pessah

Voyez comme cet enseignement s’exprime dans le Seder de Pessah ! D.ieu a voulu que cette fête de la liberté – Pessah signifie « sauter », « bondir » – soit la soirée la plus ordonnée de l’année. Quinze étapes précises, un rituel méticuleux où rien n’est laissé au hasard.

Pourquoi cette apparente contradiction ? Parce qu’il faut les deux : de l’ordre dans la liberté, et de la liberté dans l’ordre. Comme le carré et le cercle – l’un délimité et structuré, l’autre sans commencement ni fin.

Certains selon la Kabbale offrent des alliances de mariage combinant ces deux formes : carrée d’un côté, ronde de l’autre. Le mariage aussi unit ces deux dimensions. D’un côté la Houppa symbolise l’engagement inconditionnel (« Il plaça sur eux le mont comme un tonneau »), de l’autre l’amour libre et choisi.

L’enfant qui sommeille en nous

Le Bobover Rabbi raconta un jour cette histoire touchante : lors d’un Tisch nocturne, les boissons vinrent à manquer. « Qui ira en chercher ? » demanda-t-il. Silence. « Alors j’irai moi-même, » dit-il en quittant la salle.

Les minutes s’écoulèrent, puis les heures. À son retour, il expliqua : « Quand j’ai eu ma Bar Mitsva, j’ai dit à l’enfant en moi : ‘Je ne te renvoie pas, je te mets dans ma poche. Quand j’aurai besoin d’être un enfant, je te sortirai.’ Ce soir, j’ai senti que j’avais besoin de cette spontanéité enfantine. »

Comme Yehouda qui implora : « Comment monterai-je vers mon père si l’enfant n’est pas avec moi ? » – comment nous élever spirituellement si nous perdons notre capacité d’émerveillement ?

Tsaddikim et Baalei Techouva

Le Zohar enseigne que les « gens de la lune » sont les Baalei Techouva (les repentants), toujours en mouvement, toujours en croissance. Les « gens du soleil » sont les Tsaddikim (les justes), constants dans leur perfection.

Mais même les Tsaddikim ont besoin de Techouva ! Non pas repentir d’une faute, mais retour vers un niveau toujours plus élevé. Comme l’enseigne l’Admour HaZaken : il faut faire Techouva même sur le bien qu’on aurait pu faire mieux.

Une anecdote l’illustre : une mère inquiète vint voir son Rabbin : « Mon fils est devenu fou ! Il est parti en Israël et depuis, il mange cachère, met les Tefillines, observe Chabbat. Nous, nous sommes des Juifs normaux – synagogue pour les Bar Mitsva, Roch Hachana, Yom Kippour, ça suffit ! »

Le Rabbin répondit : « Moi aussi je fais tout cela. Suis-je fou ? »

« Mais vous, c’est différent ! C’est votre habitude, votre métier. Lui, il y croit vraiment, il le vit vraiment ! »

Voilà le défi : accomplir nos Mitsvot avec la fraîcheur de la foi et non par simple habitude.

Le courage de rester juif

Une histoire illustre magnifiquement cette force du « soleil » juif. Pendant le mandat britannique en Terre d’Israël, un haut fonctionnaire anglais visitait le bureau du gouverneur à l’hôtel King David de Jérusalem. Impressionné par le travail accompli, il offrit à chaque employée une chaînette en or ornée d’une croix.

Toutes acceptèrent avec gratitude – sauf une jeune secrétaire, Esther. « Je vous remercie de votre générosité, mais je ne peux accepter ce présent. »

« Pourquoi ? »

« Parce que je suis juive. »

L’homme s’excusa et continua sa distribution. Les collègues d’Esther la critiquèrent : « Pourquoi ce refus ? Tu aurais pu l’accepter et le revendre ! Tu risques de nous causer des ennuis ! »

Esther ne répondit pas. Pourtant, cette femme courageuse avait maintes fois risqué sa vie pour aider le peuple juif, cachant notamment des lettres qui tentaient d’imposer le dimanche comme jour de repos au lieu du Chabbat.

Le lendemain, surprise générale : le fonctionnaire britannique revint et offrit à Esther une chaînette ornée d’une étoile de David ! Quand d’autres employées juives, qui avaient accepté la croix la veille, demandèrent à échanger leurs bijoux, l’homme répondit fermement : « Ceci n’est donné qu’à quelqu’un qui est toujours juif. »

Le message de l’année intercalaire

Nous entrons dans le mois d’Elloul, mois de la Techouva. Le Rabbi enseigne que l’année intercalaire nous délivre ce message : unis le soleil et la lune de ton âme. Prends ta constance, prends ton renouvellement, et marie-les ensemble.

Quand on intercale l’année, celle-ci grandit. De même, quand nous unissons notre fidélité aux Mitsvot avec notre soif de croissance spirituelle, notre « année » personnelle s’agrandit. Notre service constant s’approfondit, nos « perpétuels selon leur ordre » deviennent plus riches de sens.

Un Grand Rabbin de Gour disait : « Comme j’aimerais être un Baal Techouva ! » Car au début du mouvement hassidique, tous les disciples du Baal Chem Tov s’appelaient ainsi – non qu’ils eussent fauté, mais parce qu’ils incarnaient ce retour perpétuel vers un niveau toujours plus élevé.

Rabbi Naftali de Ropshitz raconta un jour ses illustres origines familiales, remontant jusqu’au roi David. Un homme simple l’interrompit : « Rabbi, je suis plus noble que vous ! Mon père était un ignorant, mon grand-père ne portait pas les Tefillines, l’autre ne séparait pas la viande du lait, mes oncles avaient épousé des non-juives. Mais moi, j’ai éduqué tous mes enfants dans la Torah et les Mitsvot. Cela fait de moi un vrai noble ! »

Le Rabbi acquiesça : « Tu as raison. »

Puissions-nous tous mériter ce titre de noblesse : être des Baalei Techouva, des êtres en constant renouvellement, tout en gardant la fidélité du soleil à nos traditions éternelles. Que nous méritions bientôt de voir la venue du Machia’h, dans la justice et la paix.

Barouh Dayan Haemet : La Rabbanit Batya a’h Kalmenson, 95 ans, a quitté ce monde le 25 Menahem Av 5785

Barouh Dayan Haemet : La Rabbanit Batya a’h Kalmenson, 95 ans, a quitté ce monde le 25 Menahem Av 5785

La communauté juive d’Aubervilliers en deuil après le décès de la Rabbanit Batya Kalmenson, 95 ans, (née Hazanov), figure emblématique de l’éducation religieuse. La fondatrice des institutions et école Chne Ohr s’est éteinte, laissant derrière elle un héritage éducatif considérable. Épouse du Rav Shalom Mendel Kalmenson, émissaire du Rabbi à Aubervilliers, elle avait consacré sa vie à l’enseignement après avoir elle-même traversé les épreuves de la Seconde Guerre mondiale. De quinze élèves à l’ouverture, l’établissement accueille aujourd’hui près de 700 élèves.

  Levaya à Jérusalem

Les shiva pour la Rabbanit Kalmenson se tiendront à partir de jeudi matin chez la famille Shapira.

* Adresse : Rehov Hanina Shif 7/12, Yerushelaim (code d’entrée : #9507)
* Accès : 2e étage G
* Tefilot : Les horaires seront communiqués ultérieurement.
Nous vous demandons de ne pas venir avec des enfants.

Elle laisse dans le deuil ses enfants : Beila Gansbourg (Milan, Italie), Rivka Lipsker (Crown Heights), Rochel Bruchstat (Crown Heights), Feiga Levitin (New Haven, CT), Leah Raskin (Australie), Sterna Deitsch (Migdal Ha’emek, Israël), Haya Niselevitch (Aubervilliers, France), Meir Simha Kalmenson (Aubervilliers, France), et Yossef Itshak Kalmenson (Aubervilliers, France).

Elle laisse également dans le deuil ses frères et sœurs : Rivka Rubashkin – Boro Park, Meir ‘Hazanow – Crown Heights, et Rahel Dagan – New Haven, CT.

 

Un couple au service de l’éducation juive

C’est avec une profonde émotion que la communauté juive française apprend le décès de la Rabbanit Batya Kalmenson, figure incontournable de l’enseignement religieux en région parisienne. Aux côtés de son époux, le Rav Shalom Mendel Kalmenson, Chalia’h du Rabbi à Aubervilliers, elle avait bâti un véritable empire éducatif fondé sur les valeurs authentiques de la Torah et de la ‘Hassidout.

Le Rav Kalmenson, pionnier dans le domaine de l’éducation juive en France, avait lui-même connu la clandestinité dans la Russie communiste où il étudiait la Torah en secret. Devenu l’un des artisans du départ de nombreux Juifs du « paradis communiste » au sortir de la Seconde Guerre mondiale, il avait trouvé en Batya une compagne partageant sa vision éducative et son dévouement communautaire.

Des débuts modestes à une réussite exceptionnelle

L’école maternelle Chne-Or avait ouvert ses portes avec une quinzaine d’enfants seulement. La Rabbanit incarnait alors la polyvalence absolue : elle cuisinait, encadrait, supervisait, dispensant généreusement sourires et encouragements aux élèves. Son dévouement allait jusqu’à passer son permis de conduire catégorie poids lourds pour assurer elle-même le transport scolaire des enfants.

Cette petite école de jadis est devenue aujourd’hui une structure impressionnante accueillant près de 700 élèves de la Maternelle à la Terminale. Les propres enfants du Rav et de la Rabbanit Kalmenson, qui comptaient parmi les premiers élèves de l’établissement, sont devenus à leur tour des animateurs de l’école Chne-Or, perpétuant ainsi l’héritage familial.

 

L'œuvre du Rav Chalom Mendel Kalmenson, Fondateur de Chné-Or

 

Un parcours forgé par l’adversité

L’histoire personnelle de Mme Batya Kalmenson témoigne d’une résilience exceptionnelle. Enfant durant la Seconde Guerre mondiale, elle avait vécu paisiblement à Moscou avant de connaître les bombardements, les restrictions alimentaires, la peur constante et l’exil jusqu’à Samarkand en Ouzbékistan. Comme le souligne sa fille, Haya Nissilevitch : « Ma mère sut triompher de ces épreuves, et de bien d’autres encore, sans se départir de sa joie. »

Cette expérience douloureuse avait forgé son caractère et nourri sa vocation éducative, lui permettant de transmettre aux jeunes générations des valeurs de courage et d’espoir face aux difficultés de l’existence.

Une équipe dévouée pour perpétuer l’œuvre

Aujourd’hui, l’école Chne-Or s’appuie sur une chaleureuse équipe d’une centaine de collaborateurs dévoués et passionnés. Le Rav Kalmenson, qui occupait les fonctions de Cho’het, Bodek et Mohel, était apprécié pour ses qualités de cœur et son amour envers tous. Ensemble, ils ont rapproché des milliers de Juifs de la pratique religieuse et permis à de nombreuses familles de se construire sur la base du judaïsme authentique.

Derniers hommages

Conformément à la tradition, la Rabbanit sera inhumée au mont des Oliviers à Jérusalem. Une cérémonie de Tehilim aura lieu au 34 rue du Goulet à Aubervilliers, permettant à la communauté de rendre un dernier hommage à cette personnalité qui aura marqué plusieurs générations. Son héritage perdurera à travers l’institution qu’elle a fondée et les milliers de vies qu’elle a touchées.

 

https://www.allodons.fr/bdhrabbanitkalmenson

 

 

 

 

 

EN IMAGES. Prestigieux Kinous Torah Yarhei Kalla avec le Rav ‘Hilik Kalmenson, Roch Yechiva de Brunoy, au séminaire des 2 Alpes

EN IMAGES. Prestigieux Kinous Torah Yarhei Kalla avec le Rav ‘Hilik Kalmenson, Roch Yechiva de Brunoy, au séminaire des 2 Alpes

Le prestigieux Kinous Torah Yarhei Kalla s’est déroulé aux 2 Alpes en l’honneur du 20 Av, avec la participation exceptionnelle du Rav Ye’hiel Kalmenson, Roch Yechiva de Brunoy, devant des centaines de participants réunis dans le cadre du séminaire annuel du Beth Loubavitch.

 

 

Cet événement d’exception, organisé sous la direction du Rav Mendel Azimov, Chalia’h principal et directeur du Beth Loubavitch, a transformé la station alpine en véritable centre d’excellence talmudique. L’assemblée a été marquée par des pilpoulim remarquables présentés par une pléiade de Rabbanim prestigieux venus spécialement pour l’occasion.

Un aréopage rabbinique d’exception

L’événement a réuni une assemblée rabbinique prestigieuse venue spécialement pour cette occasion unique. Outre le Rav Ye’hiel Kalmenson, invité d’honneur et Roch Yechiva de Brunoy, plusieurs éminentes personnalités ont honoré l’assemblée de leur présence et de leurs enseignements.

Le Rav El’hanan Morozov, le Rav Eliezer Wolff, Dayan d’Amsterdam, le Rav Markowitz, Dayan de la communauté Satmar de Londres, le Rav Ifergan, Dayan de la ville d’Argenteuil, et le Rav Elbaz, membre du Rabbinat du 15ème arrondissement de Paris, ont chacun contribué à l’excellence de ce Kinous par leurs interventions érudites.

Cette convergence exceptionnelle de l’élite rabbinique européenne aux 2 Alpes témoigne du prestige croissant de ce rassemblement alpin. Les participants ont ainsi bénéficié d’une diversité d’approches et de perspectives halakhiques rarement réunie en un même lieu.

Des pilpoulim d’une rare intensité

Le programme a été marqué par la qualité exceptionnelle des pilpoulim présentés par les Rabbanim participants. Ces analyses dialectiques pointues, caractéristiques du plus haut niveau d’étude talmudique, ont captivé l’assistance venue nombreuse pour cette session d’excellence.

Le Rav Ye’hiel Kalmenson a particulièrement brillé par ses développements novateurs sur des sujets halakhiques complexes, démontrant une fois de plus pourquoi la Yechiva de Brunoy jouit d’une réputation internationale. Ses interventions, alliant rigueur méthodologique et clarté pédagogique, ont établi la référence de ce Kinous alpin.

Les échanges entre les différents intervenants ont créé une dynamique intellectuelle remarquable, chaque Rav apportant sa perspective unique aux débats. Cette confrontation d’idées dans le respect mutuel illustre parfaitement l’esprit du Yarhei Kalla traditionnel adapté au contexte européen contemporain.

Une clôture émouvante et festive

Le Yarhei Kalla s’est achevé en beauté par quelques mots chaleureux du Rav Mendel Azimov, qui a su exprimer toute la signification spirituelle de cette rencontre exceptionnelle. Son discours de clôture a souligné l’importance de perpétuer ces traditions d’excellence dans le contexte alpin unique des 2 Alpes.

L’événement s’est prolongé par un grand farbrenguen, moment privilégié de partage et de célébration hassidique. Cette assemblée festive a permis aux participants de prolonger les échanges dans une atmosphère plus détendue, consolidant les liens tissés pendant les sessions d’étude intensive.

Ce farbrenguen final, tradition emblématique du mouvement Habad, a transformé la conclusion académique en véritable célébration communautaire. Les ‘Nigounime hassidiques ont résonné dans les Alpes, créant une symbiose unique entre la majesté montagnarde et la ferveur spirituelle loubavitch.

Un impact communautaire majeur

L’organisation du Kinous Torah aux 2 Alpes s’inscrit dans la stratégie du Beth Loubavitch de renforcement de l’identité juive en France. Dirigé par le Rav Mendel Azimov, l’organisation perpétue ainsi l’héritage de son père, le regretté Rav Chmouel Azimov, en innovant constamment.

Cette initiative alpine permet de démocratiser l’accès à l’excellence talmudique, traditionnellement réservée aux grands centres d’étude américains ou israéliens. Les participants repartent enrichis de cette expérience unique, devenant à leur tour vecteurs de transmission dans leurs communautés respectives.

Le succès de cette édition alpine pourrait inspirer d’autres initiatives similaires, positionnant les 2 Alpes comme nouveau pôle d’attraction pour l’élite rabbinique européenne. Cette transformation de la station en centre d’étude temporaire illustre parfaitement la capacité du Beth Loubavitch à réinventer les traditions ancestrales.

L’événement marque ainsi une étape historique dans l’évolution des séminaires d’étude juifs en Europe, démontrant que l’excellence talmudique peut rayonner depuis les sommets alpins. Cette réussite exceptionnelle du Kinous Torah aux 2 Alpes ouvre la voie à de futures éditions, consolidant la réputation de cette station comme nouveau pôle d’attraction pour l’élite rabbinique internationale.

 

 

  

Semaine #2 au séminaire des Deux Alpes : 600 participants pour une immersion spirituelle unique

Semaine #2 au séminaire des Deux Alpes : 600 participants pour une immersion spirituelle unique

 

Plus de 600 personnes, dont 180 étudiants venus de toute l’Europe, se sont rassemblées aux Deux Alpes pour un séminaire d’études organisé par le Beth Loubavitch durant le mois d’août à l’Hôtel Le Panorama.

 

 

Ce rassemblement exceptionnel transforme temporairement la station de ski savoyarde en véritable centre d’études juives, offrant une expérience spirituelle intensive dans un cadre montagnard privilégié. Les participants bénéficient d’un programme complet alliant apprentissage, prière et vie communautaire.

Une organisation logistique d’envergure

L’ampleur de cet événement nécessite une coordination remarquable. Les étudiants sont hébergés directement sur place à l’Hôtel Le Panorama, tandis que les familles ont opté pour la location d’appartements dans la station afin de participer pleinement aux cours proposés. Cette répartition permet d’accueillir dans de bonnes conditions l’ensemble des 600 participants.

L’organisation prévoit également des activités spécialement dédiées aux enfants grâce à un centre aéré, permettant aux parents de suivre sereinement les enseignements dispensés. Cette attention portée aux plus jeunes illustre la dimension familiale de ce séminaire.

Une vie spirituelle intense

L’ambiance extraordinaire qui règne durant ces journées d’études se traduit notamment par l’organisation de huit minyanim quotidiens. Cette multiplicité des offices de prière témoigne de la ferveur des participants et de leur désir d’approfondir leur pratique religieuse dans ce cadre exceptionnel.

Les cours et études font l’objet d’un véritable reportage photographique, immortalisant ces moments d’apprentissage collectif. Cette documentation permet de garder une trace de cette expérience unique où se mélangent tradition séculaire et modernité alpine.

Une infrastructure gastronomique adaptée

Pour répondre aux besoins alimentaires spécifiques de cette communauté, plusieurs solutions ont été mises en place. Au carrefour Montagne proche, les participants peuvent se procurer une gamme complète de produits : viande, fromages, vin, crackers, chips, gâteaux, œufs blancs, légumes, poisson et fromage panés surgelés, boîtes de thon et bien d’autres articles.

Le restaurant bassari « Le Smithys », situé 7 rue du Cairou aux Deux Alpes, fonctionne sous la stricte surveillance du Rav Avraham Barouh Pevzner. Suite au succès rencontré la semaine précédente, l’établissement recommande vivement aux clients de ne pas attendre la dernière minute pour passer commande. Les quantités étant limitées, le principe du « premier arrivé, premier servi » s’applique. Les commandes doivent être passées avant le mercredi 20 août à 22h, avec un retrait prévu le vendredi entre 12h et 14h.

Des programmes éducatifs élargis

Au-delà du séminaire principal, l’événement génère d’autres initiatives pédagogiques. Suite à une conférence sur le thème « Être présent et disponible pour chacun de nos enfants » organisée au Panorama, une forte demande s’est exprimée concernant les programmes destinés aux parents.

Les ateliers Enfance font ainsi leur retour, spécifiquement conçus pour les parents d’enfants âgés de 6 à 12 ans. Ces sessions de septembre complètent l’offre éducative proposée par la communauté, démontrant une approche globale de la formation.

Une expérience gastronomique raffinée

L’Hôtel Signature des Deux Alpes enrichit l’offre en proposant des dîners et brunchs raffinés dans un cadre élégant. Ces prestations sur réservation permettent aux participants de prolonger leur séjour dans des conditions particulièrement confortables.

Ce séminaire d’été aux Deux Alpes illustre parfaitement la capacité d’adaptation de la communauté Loubavitch, qui réussit à créer un véritable écosystème spirituel et culturel temporaire en montagne, réunissant tradition millénaire et cadre alpin exceptionnel.

 

 


 

Evénement historique à Kfar Habad pour célébrer les 70 ans du camp d’été « Gan Israël »

Evénement historique à Kfar Habad pour célébrer les 70 ans du camp d’été « Gan Israël »

Pour la première fois de son histoire, Kfar Habad a accueilli une cérémonie grandiose marquant sept décennies d’existence du célèbre réseau de camps d’été « Gan Israël », réunissant campeurs, équipes pédagogiques et familles dans une atmosphère unique. L’événement s’est déroulé dans la cour du bâtiment 770 de Kfar Habad, créant un moment historique pour la communauté Habad mondiale.

 

 

Le 20 Mena’hem Av (correspondant à cette semaine), la place du bâtiment de l’Association des Hassidim de Habad – 770 – s’est transformée en un théâtre d’émotion pour accueillir cet événement exceptionnel. Cette cérémonie historique a marqué non seulement les 70 ans du réseau « Gan Israël », mais également la clôture des programmes estivaux 5785, rassemblant l’ensemble des campeurs et du personnel de tous les camps d’été de Kfar Habad, garçons et filles confondus, accompagnés de leurs parents.

L’ampleur de ce rassemblement témoigne de l’importance du réseau « Gan Israël » dans l’éducation juive contemporaine. Depuis sa création, ce programme estival est devenu une référence mondiale pour l’épanouissement spirituel et culturel des jeunes générations juives.

Une programmation riche en émotion et en tradition

Sous la direction experte du Rav Binyamin Wilhelm, la cérémonie a débuté par l’intervention du Rav Shimon Rabinowitz, président du conseil local de Kfar Habad et directeur du réseau de camps d’été. Ce dernier a donné lecture d’une lettre particulière que le Rabbi avait adressée au camp « Gan Israël », créant immédiatement une atmosphère de recueillement et de connexion spirituelle.

La production artistique élaborée autour du thème « Gan Israël » a proposé une programmation diversifiée et captivante. Les spectateurs ont pu découvrir un panorama historique retraçant l’évolution de « Gan Israël » depuis ses premières années jusqu’à aujourd’hui, agrémenté de clips émouvants et de chants originaux dans de nouveaux arrangements musicaux.

L’un des moments forts a été la présentation d’une série de chansons emblématiques de Gan Israël Kfar Habad, ces mélodies devenues familières et chères au cœur de nombreuses générations de campeurs.

Un film bouleversant inspire l’assemblée

Le point culminant artistique de la soirée fut la projection en première mondiale d’un film particulièrement touchant. Cette œuvre cinématographique, basée sur une histoire vraie, raconte le parcours d’un enfant juif de l’Utah dont la participation au camp « Gan Israël » a profondément transformé son existence ainsi que celle de sa famille entière.

Pour accompagner cette projection, une chanson thématique a été spécialement enregistrée, ajoutant une dimension musicale originale à cette production exceptionnelle. Ce récit authentique illustre parfaitement l’impact durable que peuvent avoir ces programmes estivaux sur la vie des participants et leur environnement familial.

La force de ce témoignage réside dans sa capacité à démontrer comment une expérience estivale peut devenir un catalyseur de transformation personnelle et spirituelle, dépassant largement le cadre temporel du camp lui-même.

Un cadeau spirituel exceptionnel au Rabbi

L’apogée émotionnel de la cérémonie s’est cristallisé autour de la présentation du cadeau offert au Rabbi par les campeurs de « Gan Israël ». Cette offrande spirituelle consistait en des milliers de chapitres de Tanya et de Mishna que les jeunes participants avaient étudiés et mémorisés par cœur tout au long de leur période d’activité estivale.

Cette démarche illustre parfaitement la philosophie éducative de « Gan Israël », qui privilégie l’apprentissage approfondi et l’intériorisation des textes fondamentaux du judaïsme. L’engagement des campeurs à mémoriser ces enseignements témoigne de leur dévouement et de la qualité de l’encadrement pédagogique dont ils bénéficient.

La présentation de ce cadeau collectif a créé un moment de communion intense entre tous les participants, soulignant l’unité qui caractérise l’esprit « Gan Israël ».

Une atmosphère unique qui marque les esprits

L’émotion palpable, l’unité manifeste et l’atmosphère particulière ont conféré à cet événement un caractère exceptionnel et profondément marquant. L’ambiance caractéristique des camps « Gan Israël », combinée à une production artistique de très haut niveau, a laissé une impression durable sur l’ensemble des participants.

Les parents, membres du personnel et campeurs sont repartis chez eux avec le sentiment d’avoir vécu une expérience hassidique unique en son genre. Cette cérémonie démontre la vitalité et la pérennité du mouvement Habad, capable de rassembler plusieurs générations autour de valeurs partagées et d’une vision éducative commune.

L’événement confirme également l’importance stratégique de Kfar Habad comme centre névralgique du mouvement, capable d’organiser des rassemblements de cette ampleur tout en préservant l’intimité et l’authenticité qui caractérisent l’esprit hassidique.