Un étudiant de la Yechiva Habad d’Elad termine l’étude complète du Talmud en cinq ans et demi

Un étudiant de la Yechiva Habad d’Elad termine l’étude complète du Talmud en cinq ans et demi

 

L’étudiant Dovber Zaklas de la Yechiva Tomkhei Temimim d’Elad a achevé l’étude complète du Talmud en cinq ans et demi. Son grand-père, le Rav Shimon Eisenbach, Rabbin du quartier Hashakhmon à Eilat, lui a posé plusieurs questions sur cette remarquable réalisation qui a été célébrée lors de la cérémonie de fin d’année scolaire 5785.

 

Par le Rav Shimon Bentsion Eiseinbach

La décision de commencer cette aventure spirituelle

L’étudiant distingué Dovber Zaklas, élève de la petite Yechiva Tomkhei Temimim d’Elad, figurait parmi ceux qui ont terminé l’étude du Talmud cette année. Cet accomplissement a été souligné et célébré parmi les étudiants de la Yechiva et leurs parents lors de la fête de fin d’année scolaire Impressionné par cette réalisation, j’ai interrogé ce jeune prodige sur son parcours exceptionnel.

Quand as-tu décidé de commencer l’étude du Talmud ?
J’ai pris cette décision il y a quelques années, avant même d’entrer à la petite Yechiva, quand j’étudiais encore au Talmud Torah. J’ai décidé de commencer l’étude du Talmud, non pas comme un essai, mais comme un fait accompli : étudier l’intégralité du Talmud.

Un projet de longue haleine réalisé plus rapidement que prévu

Combien de temps a duré cette étude longue et exigeante ?
L’étude a duré environ cinq ans et demi.

Quand tu as commencé, avais-tu estimé combien d’années il te faudrait pour parcourir tout le Talmud ?
Quand j’ai commencé, j’estimais que cela prendrait au moins dix ans, mais finalement, avec l’aide divine, cela n’a pris que la moitié du temps que j’avais initialement planifié. Je pensais le terminer vers la fin de la grande Yechiva, mais le Ciel a fait que je le termine avant même d’entrer à la grande Yechiva.

Méthode d’étude et défis rencontrés

As-tu étudié le Talmud avec Rachi et les Tossafot ?
Non. J’ai principalement étudié avec les commentaires explicatifs comme Steinsaltz, Schottenstein et Metivta. Ainsi, il m’était facile d’avancer avec clarté et de ne pas me bloquer sur des questions ou un manque de compréhension des propos du Talmud.

Y a-t-il eu des traités particulièrement difficiles dans tout le Talmud ?
Il y a un dicton connu selon lequel « il est difficile d’être pauvre », et le sigle עני correspond aux premières lettres d’Erouvin, Nidda et Yevamot. J’ai effectivement constaté à quel point celui qui a prononcé cette phrase avait raison, car ces trois traités sont vraiment difficiles et défient énormément l’étudiant.

As-tu étudié tout le Talmud dans l’ordre ou es-tu passé d’un traité à l’autre selon un autre ordre ?
J’ai étudié dans l’ordre, de manière organisée. J’ai commencé par l’ordre Zeraïm, Moed, Nachim, etc., du début à la fin.

L’expérience d’apprentissage : défis et facilités

Qu’est-ce qui était le plus difficile pour toi : la première moitié du Talmud ou la seconde ? J’imagine que la seconde moitié était plus facile puisque tu avais plus d’expérience après avoir parcouru la première moitié
Non, exactement l’inverse. J’ai d’abord étudié l’ordre Moed où l’on apprend des sujets plus familiers, mais quand on arrive à la seconde moitié du Talmud, on est exposé à des sujets et des discussions qui sont parfois complètement nouveaux et presque totalement inconnus, ce qui est plus difficile que la première moitié.

Combien de temps faut-il pour étudier une page de Talmud en moyenne ?
Pour une page normale, cela prend entre vingt minutes et une demi-heure. Mais évidemment, il y a des pages plus longues ou plus complexes, et alors le temps s’allonge.

Y a-t-il un traité parmi tous ceux que tu as étudiés auquel tu t’es particulièrement attaché et que tu aimes plus que les autres ?
Je n’ai pas de traité de ce genre. Tous les traités sont égaux à mes yeux, sans préférence de l’un sur l’autre.

Organisation et discipline dans l’étude

Connais-tu d’autres étudiants qui ont décidé d’étudier tout le Talmud comme toi ?
Oui. Il y a un étudiant à la Yechiva qui est plus âgé que moi d’au moins un an, nommé Levi Kanelsky, et lui aussi a terminé le Talmud à la Yechiva Tomkhei Temimim de Kfar Habad. Sa réussite a été soulignée et célébrée avec lui à la Yechiva de Kfar Habad comme ils ont célébré avec moi à Tomkhei Temimim d’Elad.

L’étude du Talmud se faisait-elle seulement pendant le temps libre des programmes de la Yechiva ou empiétait-elle aussi sur les heures d’étude de la Yechiva ?
Elle n’empiétait pas sur les heures d’étude de la Yechiva car je veillais à n’étudier qu’en dehors des programmes de la Yechiva. Bien sûr, les jours de congé et entre les sessions, je réussissais à étudier une quantité plus respectable pendant ces jours-là, car mon temps était à ma disposition.

L’importance de l’étude du Rambam

Tu as sûrement eu des lacunes dans l’étude du Rambam, et je ne t’ai pas encore demandé si tu as veillé à étudier tout au long de ces années un chapitre ou trois chapitres du Rambam ?
J’ai toujours étudié trois chapitres du Rambam et non pas seulement un chapitre, et cela n’a fait que m’aider dans l’étude du Talmud. En effet, l’étude du Rambam, étant écrite de manière très organisée et avec de nombreux résumés, mettait de l’ordre dans ma tête, et de nombreuses discussions du Talmud ont acquis une clarté particulière précisément grâce à l’étude du Rambam.

Moments difficiles et persévérance

L’étude s’est-elle déroulée de manière continue tout au long des années d’apprentissage ou y a-t-il eu des interruptions et des moments de crise où tu as pensé abandonner l’idée et tout arrêter ?
Il ne fait aucun doute qu’il y a eu des périodes très difficiles et il y a eu aussi des moments durs où tu penses à baisser les bras, mais toujours le bon sens et le désir intérieur ont réussi à surmonter les obstacles et les empêchements, et j’ai réussi à avancer sans m’arrêter du tout.

As-tu étudié tout le Talmud y compris les Michnayot qui complètent les soixante traités ?
Malheureusement, je n’ai pas encore eu le temps d’étudier les Michnayot et j’espère les compléter bientôt.

Concilier différents types d’apprentissage

Y a-t-il eu une collision entre les études régulières de la Yechiva et l’étude du Talmud ?
Il y a clairement eu une collision entre les deux, car l’ordre d’étude enseigné à la Yechiva et l’étude de tout le Talmud sont deux types d’apprentissage complètement différents l’un de l’autre. L’un s’étudie plus en profondeur et lentement et demande plus d’approfondissement, l’autre consiste à apprendre le minimum et à se dépêcher autant que possible. Mais grâce à D.ieu, j’ai réussi à naviguer entre les deux malgré cette difficulté.

Y a-t-il des traités dont tu te souviens favorablement parce que tu as réussi à les étudier facilement ?
Il y a des traités comme Taanit, Moed Katan et Haguiga qui contiennent beaucoup d’Aggadot et le flux y est très rapide, et ils sont gravés chez moi comme des traités très faciles.

Rythme et horaires d’étude

Quand préférais-tu étudier : le matin ou le soir et la nuit ?
Tu ne peux pas choisir pour toi-même matin ou nuit, tu fais des efforts à chaque minute possible pour étudier et tu dois profiter de chaque minute pour réussir autant que possible, que ce soit le matin ou la nuit.

Conseils et encouragements pour les autres

Quel est le message pour tes amis ? Leur proposerais-tu aussi de se lancer dans cette « aventure » qui dure plus de cinq ans ?
Clairement oui. Je le leur proposerais et je les encouragerais à le faire sans leur cacher qu’il y a des jours ici et là qui sont difficiles, mais avec une volonté forte, ils réussiront à le faire et c’est recommandé car cela élève la personne vers de hauts sommets.

Projets d’avenir et nouvelles ambitions

Prévois-tu d’étudier à nouveau tout le Talmud dans l’avenir ?
En effet oui. Sauf que je ne sais pas quand je recommencerai. Je n’ai pas encore pris de décision sur le moment où je pourrai le faire et j’espère que cela arrivera bientôt.

Après avoir terminé le Talmud, as-tu des projets pour terminer d’autres parties de la Torah, comme par exemple terminer tout le Choulhan Aroukh et autres ?
Celui qui a cent veut deux cents, et il est évident qu’après avoir franchi tout le Talmud, l’envie se réveille aussi d’étudier d’autres parties de la Torah. Puissé-je y réussir.

Y a-t-il eu une figure particulière qui t’a influencé et sur laquelle tu peux pointer en disant qu’elle t’a fait persévérer dans l’étude de tout le Talmud ?
Il n’y a pas de telle figure. C’était ma décision depuis ce moment-là qui a mûri dans mon cœur et qui s’est développée de jour en jour et de mois en mois. Peut-être que c’était parce que j’ai pensé combien cela fait plaisir au Rabbi qui s’est exprimé plusieurs fois avec admiration quand il entendait que des Temimim étaient examinés sur une quantité respectable de pages de Talmud.

Aurais-tu été heureux d’avoir un partenaire d’étude pour apprendre le Talmud ensemble ?
Pas nécessairement. Je suis quelqu’un qui aime étudier seul et réussit aussi à étudier et avancer plus quand j’étudie seul.

Je te souhaite que grâce à la conclusion du Talmud, nous arrivions bientôt à la fin de l’exil qui perdure et que nous méritions la venue de notre juste Machia’h très bientôt, Amen.

 


Le Rav Chimon Aizenbakh : Une vie dédiée à la Chli’hout à Eilat

Le Rav Chimon Bentsion Aizenbakh, né en 1964 à Jérusalem, est l’émissaire du Rabbi à Eilat depuis 1986, où il dirige les institutions Habad de la ville et sert comme rabbin du quartier Hachamon. Reconnu pour son expertise dans l’étude du Rambam et son dévouement communautaire, il a transformé la vie juive à Eilat au cours de ses quatre décennies de service.

Formation et jeunesse

Né le 25 Elloul 5723 (1964) à Jérusalem, fils du Rav Its’hak Tsvi Aizenbakh, il fut nommé d’après son grand-père le Rav Chimon ben-Tsion Aizenbakh. Il grandit dans le quartier Habad de Jérusalem et étudia à la Yechiva Torat Emet puis à Tomkhei Temimim à Kfar Habad. En 5740 (1980), il eut le privilège de se rendre chez le Rabbi à New York et de recevoir un entretien privé.

Mission à Eilat

Après avoir consulté le Rabbi et des conseillers spirituels, il partit en mission à Eilat en 5746 (1986) avec sa famille. Il épousa Léa, fille du Rav Chmouël Yehouda Weinfeld, et dirigea dès lors les institutions éducatives Habad de la ville. Il développa considérablement les activités communautaires et devint une figure respectée de la ville.

Réalisations communautaires

Le Rav Aizenbakh établit le centre communautaire « Netsah Israël », la plus grande institution juive d’Eilat et de la vallée de l’Arava, avec une vaste bibliothèque spécialisée en littérature hassidique. Il créa également une réplique précise du Tabernacle selon l’interprétation de Rachi, construisit un nouveau Sefer Torah pour la communauté, et maintient d’excellentes relations avec les autorités locales, contribuant ainsi au rayonnement du judaïsme dans cette ville du sud d’Israël.

Quand l’aspiration à l’unité se heurte aux campagnes de manipulation de l’opinion publique – Rav Mena’hem Brod

Quand l’aspiration à l’unité se heurte aux campagnes de manipulation de l’opinion publique – Rav Mena’hem Brod

Les campagnes deviennent de plus en plus sophistiquées et manipulatrices. Certaines d’entre elles nous les voyons de manière évidente, mais elles se cachent aussi derrière des influenceurs et des « bots ». Les médias se mobilisent également au profit de ces campagnes de manipulation de l’opinion publique.

 

Chronique du Rav Mena’hem Brod, porte parole du mouvement Habad en Israel

 

Nous entrons cette semaine dans le mois d’Elloul. Nous aspirons tous tellement à un autre souffle, à l’apaisement des tensions, à la conciliation, au rapprochement des cœurs en vue des jours redoutables. N’est-ce pas qu’il y a seulement deux ans nous avons vécu cette terrible déchirure interne, qui a fait croire à nos ennemis que c’était le moment de nous frapper. N’avons-nous vraiment pas tiré la leçon ?

En ces jours, il aurait été approprié que nous mettions tous de côté toutes les controverses et les luttes, et que nous ouvrions nos cœurs en vue de la nouvelle année. Dans nos prières, nous demandons « bénis-nous notre père, nous tous comme un » – la bénédiction d’en haut se répand sur nous quand nous sommes unis. Et qui ne veut pas de la bénédiction divine pour une année bonne et douce ?

La sophistication s’accroît

Seulement, tandis que les masses du peuple aspirent à l’unité et aux connexions, nous sommes captifs dans les mains de forces très puissantes qui tentent de faire l’inverse. Au-dessus de nos têtes se déroulent des campagnes aux budgets considérables, dont tout l’objectif est de dresser un public contre l’autre, de repousser tout dialogue et compromis, et de créer une atmosphère permanente de colère et d’agitation.

Les êtres humains tendent à se voir comme indépendants et dotés d’une pensée libre, mais s’il en était ainsi, il n’y aurait pas de gagne-pain pour tous les bureaux de publicité et toute l’industrie géante qu’ils animent. Les campagnes nous influencent, consciemment ou inconsciemment. Elles nous font acheter certaines marques, adopter de nouvelles modes, préférer un produit à un autre.

Les campagnes deviennent de plus en plus sophistiquées. Certaines d’entre elles nous les voyons de manière évidente – dans les panneaux publicitaires, dans les annonces des journaux, dans toutes sortes de vidéos. Mais elles se cachent aussi derrière des influenceurs et derrière des « bots » dont le public n’a pas les outils pour examiner le degré de fiabilité. Les systèmes médiatiques se mobilisent également au profit des campagnes, et ainsi nous nous trouvons soumis à un lavage de cerveau incessant.

Les campagnes s’emparent d’un sujet douloureux et exploitent celui-ci. Cela peut être les otages ou l’allègement du fardeau des réservistes. Les dirigeants des campagnes savent extraire la douleur et jouer sur les cordes sensibles de l’émotion, mais ils ne proposeront bien sûr jamais de vraie solution. Au contraire, la plupart du temps, l’intensification émotionnelle et l’élévation du niveau de protestation et de colère ne font qu’éloigner la solution.

Chercher une solution et non une protestation

Prenez par exemple la question du service militaire. Qu’ont accompli les campagnes à part dresser un public contre l’autre ? Est-ce que cela amènera ne serait-ce qu’un soldat supplémentaire dans les unités de combat ? Est-ce que l’autoritarisme causera l’allègement du fardeau des réservistes et de leurs familles ? Quiconque s’y connaît dans le sujet sait que non. Seulement, les dirigeants des campagnes ne s’intéressent pas à la solution mais à la protestation et à l’agitation.

Il n’est pas facile de faire face à de telles forces redoutables, mais le simple fait de savoir que nous sommes dans une campagne peut fournir une certaine protection. Quand tu sais qu’on essaie de te laver le cerveau, tu deviens plus méfiant envers les messages qu’on tente de te faire avaler. Tu développes un sens critique plus aiguisé, et tu ne laisses pas les bureaux de publicité te mener par le bout du nez.

Certes, il y a ici de vrais problèmes qui demandent une solution, mais elle ne viendra pas de l’intensification de l’agitation et de l’élévation du niveau de haine, mais au contraire du dialogue dans le respect et la sensibilité, à partir de la compréhension des besoins et des valeurs de chacun. Pour cela, nous devons secouer de nous les campagnes, et aspirer à de vraies connexions entre les parties du peuple. Une telle approche peut nous amener à une autre réalité en vue de la nouvelle année.

 

 

Vendredi 29 août 2025 à 10h30 : Likouté Si’hot Choftim volume 34,  Siha 1 – par le Rav Levi Azimov

Vendredi 29 août 2025 à 10h30 : Likouté Si’hot Choftim volume 34, Siha 1 – par le Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
au Beth Loubavitch – 8 rue Lamartine 75009 Paris
Ce cours est retransmis en direct par téléphone
Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593 (♯)

ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

La différence fondamentale entre les policiers
de Choftim et ceux de Devarim
Likouté Si’hot Michpatim volume 34, Siha 1

 

Rachi explique deux fois le rôle des « Chotrim » (policiers) dans deux contextes différents, révélant une distinction essentielle dans leurs fonctions. Cette analyse du Likoutei Sih’ot dévoile la dimension spirituelle de cette différence et son application dans le service de D.ieu. L’enseignement nous éclaire sur la nature du jugement et de l’application de la loi dans la Torah.

 

Kovets – Likouté Si’hot Choftim volume 34, Siha 1

 

La question sur l’explication répétitive de Rachi

Dans le commentaire de Rachi sur le verset (16, 18) : « Juges et policiers : les juges sont ceux qui tranchent le jugement. Les policiers sont ceux qui dirigent le peuple selon leurs ordres, frappant et punissant avec le bâton et les lanières jusqu’à ce qu’il accepte sur lui le jugement du juge. » Il faut comprendre pourquoi Rachi avait déjà expliqué dans la section Devarim (1, 15) : « Et les policiers : je les ai établis sur vous selon vos tribus. Ce sont ceux qui frappent et punissent avec les lanières selon les juges. » Pourquoi explique-t-il encore une fois, et pourquoi développe-t-il davantage son explication dans notre section ?

Deux types distincts de policiers

L’explication est la suivante : les policiers de notre section sont différents de ceux de la section Devarim. Dans la section Devarim, il s’agit de ceux qui exécutent concrètement la sentence des juges – « selon les juges ». Mais les policiers de notre section agissent pour que le justiciable respecte la décision du juge, et de manière générale pour que les gens acceptent sur eux l’autorité du juge – « jusqu’à ce qu’il accepte sur lui le jugement du juge. » La nécessité pour Rachi d’expliquer qu’ici il s’agit d’un type différent de policiers vient du fait que le juge dans la Torah n’est pas seulement celui qui juge mais aussi celui qui exécute la sentence – comme par exemple à la fin de la section Balak (25, 5) : « Aux juges d’Israël : tuez chacun ses hommes. » Si c’est le cas, on ne peut pas expliquer que les policiers sont ceux qui exécutent la sentence, car l’exécution de la sentence est incluse dans les juges. Seule dans la section Devarim peut-on expliquer que les policiers sont ceux qui exécutent la sentence car là n’est pas mentionné « juges » mais « vos chefs. »

L’indication textuelle de cette différence

Dans la section Devarim, Rachi explique qu’il s’agit de policiers qui exécutent la sentence des juges – et non comme dans notre section – car il est dit là « et des policiers pour vos tribus, » c’est-à-dire que c’était une nomination sur les enfants d’Israël, qu’il y ait ceux qui jugent et ceux qui exécutent la sentence. Mais si l’intention était des policiers qui menacent le justiciable d’accepter le décret des juges, il aurait fallu dire dans le verset « et des policiers pour (aider) vos juges. »

L’application spirituelle : juges et policiers intérieurs

L’enseignement spirituel de la Torah : il est connu l’explication du Chla sur la Torah concernant « tes portes » qui sont les portes du corps – la bouche et les oreilles etc. – et il faut placer sur elles des juges et des policiers. En apparence, « juges » est l’aspect de l’étude et « policiers » est l’aspect de l’action. Mais selon ce qui précède, l’action aussi est incluse dans les juges – car la finalité de la sagesse est le repentir et les bonnes actions – et s’il manque dans l’action, alors il manque aussi dans l’étude elle-même.

Le rôle des policiers spirituels

Donc « policiers » c’est l’annulation du mauvais penchant en lui disant « tu es mauvais etc. » pour exciter le bon penchant contre le mauvais penchant, car par cela s’annule la domination du penchant. C’est pourquoi dans l’avenir il y aura « et Je restaurerai tes juges » – et non des policiers – car alors le mal sera annulé et donc on n’aura pas besoin de policiers mais seulement de juges – l’étude de la Torah et l’accomplissement des Mitsvot.

 

Un prêtre catholique sourd-aveugle retrouve ses racines juives après six décennies

Un prêtre catholique sourd-aveugle retrouve ses racines juives après six décennies

À 83 ans, le Père Cyril Bernhard Axelrod, premier prêtre sourd-aveugle au monde et Officier de l’Ordre de l’Empire britannique, redécouvre sa foi d’origine. Né Sheftil Binyamin dans une famille juive, il avait embrassé le catholicisme dans sa jeunesse avant de consacrer sa vie au service des personnes handicapées. Sa récente rencontre avec des émissaires Habad marque un retour spirituel bouleversant vers le judaïsme de son enfance.

 

 

Cette histoire extraordinaire illustre un parcours de vie exceptionnel, marqué par le dépassement des handicaps et une quête spirituelle qui traverse les frontières religieuses. Cyril Axelrod, atteint du syndrome d’Usher qui lui a fait perdre l’audition puis la vue, a fondé des centres d’aide dans quatre pays avant de retrouver les traditions de ses parents.

Une enfance juive interrompue

Né sourd dans une famille juive, Sheftil Binyamin fréquente une école catholique spécialisée pour enfants sourds, faute d’alternative adaptée dans sa communauté d’origine. Cette éducation catholique façonne sa jeunesse et l’oriente vers une vocation religieuse qui l’éloigne progressivement de ses racines familiales.

Dans la vingtaine, il se convertit au catholicisme et devient prêtre de l’Ordre des Rédemptoristes. Malgré cette conversion, les souvenirs de son enfance juive persistent : le Kiddouch de son père le vendredi soir, la ‘Halla que préparait sa mère. Ces images restent gravées dans sa mémoire, comme des fragments d’une identité première jamais totalement effacée.

 

 

Un ministère dédié aux plus vulnérables

Le Père Cyril Bernhard Axelrod consacre sa vie sacerdotale à l’amélioration du sort des personnes handicapées. Il fonde des centres et institutions pour sourds en Afrique du Sud, au Royaume-Uni, à Hong Kong et à Macao. Son action dépasse les frontières géographiques et confessionnelles, motivée par une empathie profonde née de sa propre expérience du handicap.

Lorsque le syndrome d’Usher lui fait perdre progressivement la vue, il s’adapte avec une détermination remarquable. Il communique désormais grâce à un clavier braille et au langage des signes tactile. Cette double déficience ne freine pas son engagement : il devient le premier sourd-aveugle à recevoir le titre d’Officier de l’Ordre de l’Empire britannique, reconnaissance de ses contributions exceptionnelles.

La rencontre qui change tout

En décembre 2024, une rencontre décisive se produit en Angleterre. Le Rav Yehoshua Soudakoff, lui-même sourd et représentant du mouvement Habad auprès de la communauté sourde en Israël, rencontre Cyril. Cette première prise de contact ravive des souvenirs enfouis et réveille une nostalgie spirituelle longtemps endormie.

Ensemble, ils accomplissent le rituel des Tefilines. Pour Cyril, ce geste représente bien plus qu’un simple acte religieux : c’est un pont jeté vers son passé, une reconnexion avec l’héritage de ses ancêtres. Ce moment marque le début d’un retour progressif vers ses origines spirituelles.

Un retour aux sources à Macao

Installé à Macao dans le centre qu’il a fondé il y a vingt-cinq ans, Cyril reçoit la visite du Rav Mendy Rabinowitz, émissaire Habad de Hong Kong. Cette nouvelle rencontre confirme sa démarche de retour vers le judaïsme. En enfilant à nouveau les Tefilines, les mots du Chema surgissent spontanément de sa mémoire, intact après des décennies d’oubli apparent.

Le rabbin trace des lettres hébraïques sur la paume de Cyril, lui souhaitant la bienvenue dans sa communauté d’origine. Cette communication tactile, adaptée à sa double déficience, symbolise l’universalité du message spirituel qui transcende les barrières physiques. L’émotion de ces retrouvailles spirituelles marque profondément les deux hommes.

La démarche de Cyril culmine avec sa demande d’installation d’une Mezouza sur la porte de sa résidence. Ce symbole de la foi juive, fixé au seuil de son domicile, matérialise officiellement son retour vers le judaïsme après six décennies d’absence. À 83 ans, l’ancien prêtre catholique renoue ainsi avec la tradition de ses parents, bouclant un cycle de vie extraordinaire marqué par la résilience et la quête spirituelle.

 

Kollel Tiferet Zekenim Levi Its’hak : Des milliers de pensionnaires israéliens se rassemblent pour la convention annuelle à Jérusalem

Kollel Tiferet Zekenim Levi Its’hak : Des milliers de pensionnaires israéliens se rassemblent pour la convention annuelle à Jérusalem

Plusieurs milliers d’érudits âgés ont rempli ce matin l’auditorium principal du Binyanei HaOuma à Jérusalem lors de la cérémonie annuelle de reconnaissance du réseau de Kollels « Tiféret Zekenim Levi Its’hak ». L’événement a attiré des participants de tout le pays qui étudient quotidiennement dans ces institutions dédiées à l’apprentissage de la Torah. Cette assemblée exceptionnelle marque le début d’une nouvelle année d’études dans un esprit d’unité et de dévotion spirituelle.

 

 

L’événement, organisé en présence de Rabbanim et de dignitaires, a attiré des milliers d’érudits du troisième âge de tout le pays, qui étudient quotidiennement dans le Kollel « Tiféret Zekenim Levi Its’hak » dans leur lieu de résidence. Tous se sont rassemblés pour célébrer les réalisations des Kollels et s’unir dans l’étude de la Torah en vue de la nouvelle année d’études.

Un programme particulièrement riche

Un programme particulièrement chargé attendait les érudits, avec en point d’orgue une cérémonie de fin d’étude du plus grand traité talmudique au monde, impliquant tous les érudits âgés.

Le discours principal « Atéret Zekenim » (Couronne des Anciens) a été prononcé par l’émissaire et conférencier renommé Rav Chniéour Achkenazi, qui a parlé de l’importance de l’étude de la Torah à l’âge d’or. « Vous célébrez et moi je pleure », a déclaré le Rav Achkenazi, décrivant avec émotion comment la réalisation de la vision du Rabbi se concrétise progressivement.

Intervention du Grand Rabbin

Un discours remarquable a été prononcé par le Grand Rabbin d’Israël Rav Chlomo Moché Amar, qui a également organisé une cérémonie d’acceptation du joug du Royaume divin qui a ému les milliers de participants.

Au centre de la cérémonie, sous la direction de Rav Ephraïm Kamissar, des récits inspirants de la vie des érudits ont été présentés, notamment un témoignage bouleversant du quartier d’Ofakim, où des terroristes ont pénétré lors du massacre horrible. Les aînés, dont beaucoup souffrent de stress post-traumatique, ont raconté avec émotion le remède que représente le Kollel « Tiféret Zekenim Levi Its’hak ».

Ambiance spirituelle et festivités

Le musicien Rav Yoni Chlomo et son groupe ont agrémenté l’atmosphère avec des mélodies hassidiques.

Les participants ont savouré un festin de Mitsva soigneusement préparé avec un menu riche et raffiné.

Les milliers de participants ont visionné des images sacrées du Rabbi et ont également écouté des paroles émouvantes sur Rabbi Levi Its’hak, le père du Rabbi, dont le nom a été donné au réseau de Kollels qui devient une formidable puissance de Torah.

Vision d’expansion du réseau

L’orateur d’honneur était le partenaire principal du réseau de Kollels, le philanthrope hassidique Levi Lebayev, qui a raconté l’instruction du Rabbi d’établir le réseau de Kollels et la vision prophétique concernant l’attitude touchante envers les personnes du troisième âge immergées dans le monde de la Torah. Au cours de son discours, Lebayev a annoncé la vision d’établir pas moins de 1 000 Kollels !

Clôture depuis New York

La cérémonie a été clôturée par le directeur du Kollel Habad Rav Chalom Doukh’man, venu spécialement de New York. Le Rav Doukh’man a relaté l’annonce du Rabbi concernant l’établissement des Kollels, à laquelle il a assisté personnellement lors d’un rassemblement au 770. Le Rav Doukh’man a félicité tous les érudits et les a encouragés à intensifier leurs études.

L’événement s’est déroulé tout au long de la matinée et s’est terminé dans l’après-midi, les participants repartant avec un sentiment d’élévation spirituelle et un renouvellement de leur engagement dans l’étude de la Torah. La cérémonie a été dirigée par les érudits dévoués, le producteur de l’événement Rav Mendi Marton, Rav Moïchi Krassik, Rav Poula Henig, Rav Douvi Brod et Rav Douvi Baloï.

 


 

 

 

 

 

 

 

Israël : Un missionnaire chrétien se faisant passer pour un rabbin orthodoxe a été démasqué

Israël : Un missionnaire chrétien se faisant passer pour un rabbin orthodoxe a été démasqué

Un missionnaire chrétien se faisant passer pour un rabbin orthodoxe a été démasqué en Israël après avoir officié pendant des années lors de mariages et de conversions juives tout en pratiquant secrètement des baptêmes.

 

 

L’organisation Yad L’Achim a révélé l’identité choquante d’Ariel Katzenberg, qui a mené une double vie pendant plusieurs années en trompant des Juifs sans méfiance et des visiteurs étrangers. Cette affaire met en lumière les méthodes sophistiquées employées par certains missionnaires pour infiltrer les communautés juives orthodoxes.

Une imposture sophistiquée au cœur des communautés orthodoxes

Ariel Katzenberg a débuté son stratagème à Bnei Brak avant de s’installer à Harish, Migdal et dans d’autres communautés du nord d’Israël. Déguisé en rabbin orthodoxe, il officiait lors de mariages, supervisait des conversions et dispensait des cours de Torah. Parallèlement, les enquêteurs de Yad L’Achim l’ont filmé en train de procéder à des baptêmes et de tenter de convertir des Juifs au christianisme.

L’homme utilisait des documents falsifiés qu’il soumettait aux tribunaux rabbiniques pour légitimer ses activités. Sa principale cible était constituée de touristes étrangers, à qui il soutirait des dizaines de milliers de shekels en échange de faux certificats attestant de leur conversion ou de leur statut juif. De nombreuses victimes se sont retrouvées démunies, incapables de payer leur nourriture, leur logement ou leurs frais de voyage.

Une infiltration jusqu’aux plus hautes sphères

Au cours des derniers mois, Katzenberg était parvenu à s’infiltrer dans les cercles officiels, rencontrant même des Rabbanim éminents et des responsables publics avant que sa supercherie ne soit découverte. Cette capacité d’infiltration souligne la sophistication de son opération et les risques que représentent de telles impostures pour l’intégrité des institutions religieuses.

Rav Shimon Abergel, coordinateur de terrain du département anti-missionnaire de Yad L’Achim, a déclaré : « Nous avons démontré aux tribunaux que les documents avaient été falsifiés, et ils ont été choqués. » Cette révélation a conduit les tribunaux rabbiniques à renforcer leurs procédures de sécurité.

Mesures préventives et vigilance renforcée

Suite à ces révélations, les tribunaux rabbiniques ont commencé à émettre de nouveaux certificats de conversion dotés de dispositifs de sécurité avancés pour prévenir de nouvelles falsifications. Cette mesure vise à protéger l’intégrité du processus de conversion et à éviter que d’autres imposteurs puissent exploiter le système.

Un responsable de Yad L’Achim a souligné : « La technique d’usurpation d’identité et de tromperie est typique des missionnaires. Cet escroc a déployé des efforts considérables pour traquer des victimes innocentes et les égarer. Nous continuerons à poursuivre les missionnaires partout où ils se trouvent et à bloquer leurs tentatives par tous les moyens légitimes. »

Cette affaire illustre les défis auxquels font face les communautés juives pour préserver leur identité religieuse face aux tentatives de prosélytisme déguisées. Elle souligne également l’importance de la vigilance communautaire et du travail d’organisations comme Yad L’Achim dans la protection des fidèles contre de telles manipulations.

 

 

Habad à Moscou conclut avec succès sa saison estivale de colonies de vacances avec plus de 1000 enfants

Habad à Moscou conclut avec succès sa saison estivale de colonies de vacances avec plus de 1000 enfants

La communauté juive de Moscou vient de clôturer une saison exceptionnelle de colonies de vacances, accueillant plus de 1000 enfants et adolescents dans diverses activités éducatives et récréatives. Cette initiative, organisée par les institutions locales, témoigne du dynamisme croissant de la vie juive dans la capitale russe. Les programmes proposés ont combiné enseignement traditionnel, activités sportives et découverte du patrimoine culturel juif.

 

 

Les colonies moscovites ont proposé cette année une programmation particulièrement riche, adaptée aux différentes tranches d’âge. Les plus jeunes ont bénéficié d’activités ludiques centrées sur la découverte des traditions juives, tandis que les adolescents ont participé à des séminaires d’approfondissement et des projets communautaires.

« Nous avons organisé des ateliers de cuisine traditionnelle, des cours d’hébreu interactifs et des spectacles culturels », explique l’un des organisateurs. Les participants ont également eu l’opportunité de rencontrer des personnalités de la communauté et d’échanger sur leur identité juive dans le contexte russe contemporain.

Une mobilisation communautaire remarquable

Le succès de cette saison estivale repose sur l’engagement exceptionnel des bénévoles et des éducateurs. Plus de 200 encadrants ont contribué au bon déroulement des activités, créant un environnement chaleureux et sécurisant pour les jeunes participants.

Les familles ont massivement répondu à l’appel, témoignant de leur confiance envers ces programmes éducatifs. « Mes enfants reviennent chaque année avec enthousiasme. Ils y trouvent leurs repères et nouent des amitiés durables », confie une mère de famille de la communauté.

Cette mobilisation illustre la vitalité de la communauté juive moscovite, qui parvient à maintenir ses traditions tout en s’adaptant aux réalités contemporaines de la société russe.

Des retombées positives pour l’avenir

Au-delà de l’aspect récréatif, ces colonies de vacances constituent un investissement majeur dans la formation de la jeunesse juive moscovite. Les organisateurs observent que de nombreux anciens participants deviennent à leur tour bénévoles, créant une dynamique générationnelle positive.

Les responsables communautaires soulignent l’impact durable de ces programmes sur l’engagement des jeunes dans la vie juive. Beaucoup poursuivent leur implication dans les activités communautaires tout au long de l’année, participant aux offices du Chabbat et aux célébrations des fêtes.

Cette réussite encourage les organisateurs à développer davantage leurs programmes pour la saison prochaine. Des projets d’extension vers d’autres villes russes sont déjà à l’étude, témoignant de l’ambition de la communauté juive de Russie de renforcer son maillage éducatif sur l’ensemble du territoire.

La conclusion de cette saison estivale marque ainsi une étape importante dans le développement de la vie juive en Russie, démontrant la capacité de cette communauté à transmettre ses valeurs aux nouvelles générations dans un contexte géopolitique complexe.

 

 

La communauté juive du Panama : un pont entre traditions et modernité en Amérique centrale

La communauté juive du Panama : un pont entre traditions et modernité en Amérique centrale

Nichée entre deux océans, la communauté juive du Panama incarne une histoire remarquable de résilience et d’intégration dans un pays stratégiquement positionné. Forte de près de 15 000 membres, cette communauté vibrante a su préserver ses traditions tout en contribuant activement au développement économique et culturel du pays. Des premières migrations du début du XXe siècle aux institutions florissantes d’aujourd’hui, le judaïsme panaméen révèle une success story unique en Amérique latine.

 

 

La République du Panama abrite l’une des communautés juives les plus prospères et les mieux organisées d’Amérique centrale. Cette population, concentrée principalement dans la capitale Panama City, représente environ 0,4% de la population totale du pays, soit une proportion remarquablement élevée pour la région. Cette communauté se distingue par sa diversité, regroupant des familles d’origines séfarades, ashkénazes et mizrahies qui ont su créer un tissu social cohérent tout en maintenant leurs spécificités culturelles.

Les pionniers de l’immigration juive

L’histoire juive au Panama débute véritablement au début du XXe siècle, coïncidant avec la construction du canal de Panama. Les premiers immigrants juifs arrivent principalement de l’Empire ottoman, fuyant les persécutions et cherchant de nouvelles opportunités économiques. Ces pionniers séfarades s’installent dans la zone du canal, profitant de l’effervescence économique générée par ce projet pharaonique.

Une seconde vague d’immigration significative survient durant les années 1930 et 1940, avec l’arrivée de réfugiés ashkénazes fuyant l’Europe en guerre. Ces nouveaux arrivants apportent avec eux leurs traditions d’Europe de l’Est, enrichissant le paysage culturel juif déjà établi. L’accueil relativement favorable des autorités panaméennes contraste avec les restrictions imposées par d’autres pays de la région à cette époque.

 

Un écosystème institutionnel remarquable

La communauté juive panaméenne s’est dotée d’institutions impressionnantes qui témoignent de sa vitalité. La Shevet Ahim, synagogue centrale de Panama City, constitue le cœur spirituel de la communauté. Construite dans les années 1960, elle accueille les principales célébrations religieuses et sert de point de ralliement pour les événements communautaires majeurs.

Le Club Hebraica représente un autre pilier de la vie communautaire. Ce centre social et sportif offre des installations modernes incluant piscines, terrains de sport et espaces de réception. Il organise régulièrement des événements culturels, des conférences et des activités pour tous les âges, favorisant la cohésion intergénérationnelle.

 

 

Une intégration économique réussie

La communauté juive panaméenne s’est particulièrement distinguée dans le secteur économique. De nombreuses familles juives ont développé des entreprises prospères dans l’import-export, tirant parti de la position géographique stratégique du Panama. La Zona Libre de Colón, l’une des plus importantes zones franches mondiales, compte plusieurs entreprises dirigées par des entrepreneurs juifs.

Le secteur bancaire et financier attire également de nombreux professionnels juifs, Panama City étant devenu un centre financier régional majeur. Cette réussite économique se traduit par une implication philanthropique significative, la communauté soutenant non seulement ses propres institutions mais aussi des causes d’intérêt général au Panama.

Traditions et modernité en harmonie

Malgré sa taille relativement modeste, la communauté maintient une vie religieuse active avec plusieurs synagogues représentant différents courants du judaïsme. Les fêtes juives sont célébrées avec ferveur, rassemblant les familles dans un esprit de convivialité qui caractérise la culture latino-américaine.

La jeunesse juive panaméenne bénéficie de programmes éducatifs spécialisés, notamment des voyages en Israël organisés par diverses organisations sionistes. Ces expériences renforcent l’identité juive tout en ouvrant des perspectives internationales aux jeunes générations.

L’héritage culinaire témoigne également de cette richesse multiculturelle, les cuisines séfarade, ashkénaze et latino-américaine se mêlant lors des célébrations familiales et communautaires. Cette fusion gastronomique symbolise parfaitement l’adaptation créative de la communauté à son environnement panaméen.

La communauté juive du Panama représente un modèle d’intégration réussie en Amérique latine, démontrant qu’il est possible de préserver son identité culturelle tout en contribuant activement au développement de son pays d’adoption. Cette success story continue d’attirer l’attention des observateurs internationaux étudiant les dynamiques diasporiques contemporaines.