Six enfants ukrainiens franchissent le pas et decident de faire leur Brit Mila au Camp Yeka

Six enfants ukrainiens franchissent le pas et decident de faire leur Brit Mila au Camp Yeka

 

 

Six enfants du Camp Yeka en Ukraine ont courageusement décidé de faire leur Brith Milah cette semaine, rejoignant ainsi l’alliance éternelle d’Avraham Avinou. Parmi eux, Yan, un participant de longue date, a surmonté ses dernières hésitations grâce au soutien de ses encadrants. Cette démarche illustre la renaissance spirituelle de la jeunesse juive ukrainienne malgré les défis du conflit.

 

 

Au Camp Yeka Ukraine, l’identité juive ne se contente pas d’être enseignée, elle se vit pleinement. Cette semaine, six jeunes campeurs ont pris la décision capitale de faire leut Brith Milah, démontrant leur engagement profond envers leur héritage spirituel. L’histoire de Yan, campeur fidèle depuis près d’une décennie, symbolise cette quête d’authenticité religieuse qui anime la jeunesse juive ukrainienne, même en temps de guerre.

Un parcours spirituel de dix années

Yan représente l’essence même de la transformation spirituelle au Camp Yeka. Fidèle participant depuis près de dix ans, il a assisté à plus de vingt sessions du camp – été, hiver et Pessah confondus. Au fil des années, il a progressivement embrassé le judaisme, mais repoussait toujours cette étape decisive pour son âme.

Le déclic s’est produit lors d’un repas de Chabbat, quand son conseiller s’est assis à ses côtés pour un farbrenguen encourageant. Après une discussion approfondie sur l’importance de cette mitzvah, Yan a levé les yeux et déclaré avec détermination : « Cette fois, je la fais. »

Entre doutes et résolution finale

Quelques jours plus tard, la résolution de Yan a vacillé. Son meilleur ami, non-juif, l’avait menacé de rompre leur amitié s’il franchissait ce pas. Cette nuit-là, les encadrants du camp se sont discrètement assis à ses côtés sur un banc et ont entonné le chant emblématique « Yeka oh Yeka », suivi du nigoun de Shamil.

Tandis que les mélodies emplissaient l’air, Yan s’est mis à pleurer. Dans ce moment d’émotion pure, sa décision s’est cristallisée. Le lendemain, entouré de ses conseillers, il est entré dans la salle de brith avec courage et fierté.

Un impact au-delà des frontières du camp

À l’issue de la session ukrainienne, l’équipe du Camp Yeka a étendu son action en visitant de nombreuses familles vivant dans des villes et villages reculés de l’ouest de l’Ukraine. Ces déplacements apportent joie, inspiration et connexion communautaire à des enfants souvent isolés de leur héritage juif.

Parallèlement, la première session du Camp Yeka en Israël depuis trois ans a débuté. Les enfants juifs ukrainiens qui vivent en Terre Sainte depuis leur fuite du conflit découvrent désormais la même chaleur inoubliable et l’énergie spirituelle qui caractérisent Yeka.

Un appel urgent pour la continuation

Malgré le démarrage du camp, des fonds critiques restent nécessaires pour maintenir le programme. L’équipe Yeka fait face à un déficit de 70 000 dollars et lance un appel urgent au soutien pour garantir la poursuite de toutes les activités.

Le dévouement du mohel, Rav Alex Weiner, qui a voyagé dans cette région éloignée pour aider un autre juif à accomplir une mitzvah, mérite une reconnaissance particulière. Son sacrifice personnel illustre l’engagement exceptionnel nécessaire pour servir la communauté.

Cette renaissance spirituelle au Camp Yeka Ukraine témoigne de la résilience de l’identité juive face aux épreuves contemporaines, offrant à une nouvelle génération les clés de son héritage millénaire.

 

 

Le Rav Yossef Its’hak Havlin raconte l’histoire extraordinaire de l’acquisition du 770 à Brooklyn le 12 Av 5700-1940

Le Rav Yossef Its’hak Havlin raconte l’histoire extraordinaire de l’acquisition du 770 à Brooklyn le 12 Av 5700-1940

Il y a exactement 85 ans, la communauté Habad achetait le célèbre bâtiment du 770 Eastern Parkway à Brooklyn, qui allait devenir le centre mondial du mouvement Loubavitch. Cette acquisition historique, réalisée dans des circonstances remarquables, transformerait à jamais le visage du judaïsme hassidique en Amérique. Voici le récit fascinant de cette page d’histoire qui continue d’inspirer des millions de personnes à travers le monde.

 

 

L’arrivée du Rabbi précédent en Amérique

L’histoire commence lorsque le Rabbi précédent arriva aux États-Unis en 5700 (1940), fuyant l’Europe en proie aux persécutions nazies. Après avoir échappé aux terreurs de la guerre, il arriva brisé et affaibli par toutes les épreuves qu’il avait endurées en Russie. Les premières semaines, il résida dans un hôtel de Manhattan, dans une chambre dont l’adresse et le numéro sont encore connus aujourd’hui.

Immédiatement, le Rabbi déclara vouloir établir ses bureaux. Ils louèrent une chambre supplémentaire dans l’hôtel qui servit de bureau pour les institutions du Rabbi. Pour Pessa’h, un juif généreux de Lakewood offrit son appartement au Rabbi pour qu’il puisse y passer la fête. Le Rabbi y séjourna environ un mois, d’avant Pessa’h jusqu’après la fête.

La recherche d’une résidence permanente

Après Pessa’h, le Rabbi déclara qu’il fallait maintenant chercher un bâtiment permanent. Les Hassidim souhaitaient que le Rabbi s’installe à Lakewood, qui était alors une ville de villégiature. Ils pensaient qu’après tant de souffrances, le Rabbi méritait de résider dans un lieu de repos paisible où l’on pourrait établir une yechiva.

Mais le Rabbi refusa catégoriquement : « Je veux être parmi mon peuple », dit-il. Il expliqua que les juifs qui arrivaient d’Europe se dirigeaient vers New York, et c’est là qu’il voulait être, au cœur de l’action, pour recommencer sa mission.

La découverte du 770 Eastern Parkway

La recherche commença pour trouver un appartement au Rabbi. Finalement, ils découvrirent une proposition au 770 Eastern Parkway, dans le quartier de Crown Heights. À cette époque, c’était un quartier exclusivement conservateur – il n’y avait pas un seul juif orthodoxe. Les voisins s’opposaient même à la vente d’appartements aux juifs orthodoxes dans ce quartier.

Crown Heights était alors un quartier prestigieux, avec de belles rues et de magnifiques villas. Le bâtiment du 770 était le plus récent du quartier, construit seulement quelques années auparavant par un médecin gynécologue pour sa clinique privée. Le bâtiment comprenait des salles d’opération et des bureaux médicaux.

Les circonstances exceptionnelles de la vente

Le médecin qui avait construit le bâtiment avait investi, selon les estimations de l’époque, 200 000 dollars – une somme équivalente à environ deux millions de dollars aujourd’hui. Il avait fait venir des matériaux d’Europe pour cette construction exceptionnelle, avec notamment un ascenseur – le seul du quartier à cette époque.

Mais le médecin eut des problèmes avec la justice pour des opérations illégales et fit faillite. Les banques mirent le bâtiment en vente. Ce bijou architectural, qui avait coûté 200 000 dollars à construire, fut proposé à seulement 30 000 dollars.

Même cette somme représentait un défi financier. La communauté n’avait que 2 000 dollars en liquide. Ils contractèrent une hypothèque de 20 ans à 1 350 dollars par mois, nécessitant un versement initial de 5 000 dollars seulement.

L’opposition des voisins

Quand la nouvelle de l’achat se répandit dans le quartier, les résidents organisèrent une pétition pour empêcher la vente. Il y eut même des tensions avec le voisin du 766, qui était également médecin. Un jour, un Hassid qui rendait visite à ce médecin vit quelqu’un faire du porte-à-porte avec cette pétition.

Ce Hassid, indigné, déclara : « Le Rabbi précédent vient de sortir de Russie après de telles persécutions, après avoir sacrifié sa vie pour tout le peuple d’Israël, et vous n’avez pas honte d’essayer de l’empêcher d’avoir un toit ? » Il arracha la pétition, qui comportait déjà des centaines de signatures, et la déchira en morceaux. Cet acte courageux annula l’opposition organisée.

L’installation et les premiers temps

Le 18 Eloul 5700 (1940), le Rabbi précédent emménagea dans le bâtiment. Le 1er Eloul eut lieu l’inauguration de la maison, avec des invités et des bénédictions. Le Rabbi bénit ce bâtiment pour qu’il soit un lieu de prière avec intention et de service divin.

La chambre du Rabbi était l’ancien bureau du médecin, magnifiquement décorée avec du bois noble – décoration qui existe encore aujourd’hui sans modification. Le grand hall, qui servait de secrétariat, était composé des anciennes salles d’opération réunies.

Dans les premières années, l’assistance était modeste. Pour les jours redoutables (Roch Hachana et Yom Kippour), ils installaient trois tables avec des bancs – c’était tout l’équipement pour la communauté. Plus tard, ils remplacèrent les tables par 100 chaises pour accueillir une assistance plus nombreuse.

Le développement de la communauté

Progressivement, des familles hassidiques commencèrent à s’installer dans le quartier. Les trois premières familles furent les Chaskin. À cette époque, comme il n’y avait pas assez de monde pour les discours du Chabbat, le Rabbi donnait ses enseignements (‘Maamarim) le mardi soir dans sa chambre privée.

Le Rabbi précédent reçut également des audiences privées (yehidout) dans cette chambre. Il y dormit même une fois, la veille de Yom Kippour, pour éviter d’utiliser l’ascenseur pendant Chabbat, car il ne pouvait pas monter les escaliers à pied.

L’évolution des espaces

Quand le Rabbi (l’actuel Rabbi de Loubavitch) arriva à New York et qu’ils cherchaient un appartement pour lui, le Rabbi et la Rabbanit résidèrent temporairement dans la chambre des audiences privées. Plus tard, cette pièce devint le secrétariat principal.

Le Rabbi travaillait à une table, avec le Rav Hodakov d’un côté, le Rav Mindel de l’autre, et parfois le Rav Krinsky les rejoignait. Tout l’administration mondiale de Loubavitch se déroulait dans cette seule pièce. Il y avait même des cours pour étudiants dans cette salle.

Rabbi Schusterman venait y dactylographier les discours et enseignements du Rabbi. Tout se passait dans cette même pièce jusqu’à ce que, plus tard, le Rabbi prenne la chambre pour lui seul et que le secrétariat soit transféré dans le hall principal.

L’héritage et la signification spirituelle

Le Rabbi expliqua dans plusieurs discours la signification spirituelle du bâtiment à trois étages et pourquoi le Rabbi précédent habitait spécifiquement au deuxième étage. Le nombre 770 correspond en guématria à « Paratsta » (tu as percé), symbolisant que cette maison donne des enseignements au monde entier.

Cette histoire extraordinaire montre comment la Providence divine œuvre parfois à travers des circonstances apparemment difficiles. Un bâtiment construit par un médecin pour des besoins profanes devint le centre spirituel d’un mouvement qui influencerait des millions de personnes à travers le monde.

Aujourd’hui, le 770 Eastern Parkway reste le cœur battant du mouvement Habad-Loubavitch, accueillant des visiteurs du monde entier qui viennent s’inspirer de ce lieu chargé d’histoire et de sainteté. L’histoire de son acquisition nous rappelle que même dans les moments les plus sombres, l’espoir et la foi peuvent transformer les défis en opportunités de croissance spirituelle et d’impact mondial.

 

 

 

Lettonie : Une découverte familiale émouvante unit le président Herzog aux émissaires du Habad

Lettonie : Une découverte familiale émouvante unit le président Herzog aux émissaires du Habad

Lors de sa visite officielle dans les pays baltes, le président israélien Its’hak Herzog a vécu un moment historique à Riga en découvrant une lettre de son grand-père adressée à l’ancêtre d’un émissaire Habad. Cette rencontre bouleversante illustre les liens profonds entre les familles juives à travers les générations.

 

 

Résumé : Durant sa tournée diplomatique en Lettonie, le président israélien a rencontré les représentants du mouvement Habad établis dans le pays. La découverte inattendue d’une correspondance familiale datant de 1937 entre son grand-père et l’aïeul d’un émissaire local a transformé cette visite protocolaire en moment d’émotion intense, témoignant de la continuité historique du judaïsme européen.

Une rencontre diplomatique qui devient personnelle

Ce matin, dans la capitale lettone, le président Its’hak Herzog a atterri dans le cadre de sa visite officielle dans les États baltes. Au programme de cette journée particulière figurait une rencontre avec les émissaires Habad œuvrant en Lettonie, une communauté active depuis plusieurs décennies dans cette région historiquement marquée par une forte présence juive.

Le Rav Mordekhaï Glouzman et son épouse, la Rabbanit Rivka Glouzman, ont accueilli le président pour lui présenter un panorama complet des activités florissantes du mouvement Habad en Lettonie. Ces actions communautaires, développées sur plusieurs générations, témoignent de la renaissance du judaïsme dans cette région après les traumatismes du XXe siècle.

La surprise d’une correspondance historique

L’apogée de cette rencontre protocolaire s’est transformée en moment d’émotion intense grâce à une initiative remarquable du Rav Shnieur Kott, émissaire Habad à Riga, et du Rav Mendi Zilbershtrom, représentant du mouvement dans la station balnéaire de Jurmala. Ces derniers ont préparé une surprise exceptionnelle pour le président : la présentation d’une lettre authentique datant de l’année 1937.

Illustration.Cette correspondance, soigneusement préservée à travers les décennies, révèle un lien familial insoupçonné. Le document historique fut rédigé par Haïm Herzog, père du président actuel et sixième président d’Israël de 1983 à 1993, et était destiné à l’aïeul de l’émissaire, le regretté Rav Binyamin Nahum Zilbershtrom. Dans cette missive, l’ancien président exprimait sa profonde appréciation pour les relations d’amitié sincères qui les unissaient.

Une lignée présidentielle aux racines religieuses

Cette découverte prend une dimension encore plus remarquable quand on connaît l’histoire familiale des Herzog. Haïm Herzog était lui-même le fils d’Its’hak HaLevi Herzog, qui occupa la prestigieuse fonction de Grand Rabbin de la communauté juive en Palestine de 1935 jusqu’à la création de l’État d’Israël en 1948. Cette lignée illustre parfaitement les liens profonds entre leadership spirituel et politique dans l’histoire israélienne moderne.

Le président actuel Its’hak Herzog, élu en 2021, représente ainsi la troisième génération d’une famille marquée par le service public et l’engagement communautaire, depuis son grand-père Grand Rabbin jusqu’à son père, général, diplomate et président d’Israël.

L’émotion d’un héritage retrouvé

Face à cette révélation inattendue, le président Herzog n’a pu masquer son émotion. Cette découverte fortuite illustre parfaitement la complexité des liens familiaux et communautaires qui tissaient le judaïsme européen avant les bouleversements historiques du siècle passé.

La préservation de cette correspondance témoigne également de l’attachement des familles juives à leur mémoire collective, malgré les migrations, les persécutions et les changements géopolitiques qui ont marqué la région.

« Cette surprise démontre que l’histoire juive ne se limite pas aux livres d’histoire, mais vit encore dans nos familles et nos communautés », confie un proche du président présent lors de cette rencontre.

Un message d’espoir pour l’avenir

Profondément touché par cette attention particulière et cette découverte familiale, le président Its’hak Herzog a conclu cette rencontre mémorable par une déclaration chaleureuse qui résume parfaitement l’esprit de cette journée exceptionnelle : « Habad, c’est bon, et c’est bien qu’ils soient partout ! ».

Cette phrase simple mais significative souligne l’importance du travail accompli par les émissaires du mouvement à travers le monde, particulièrement dans ces régions d’Europe orientale où la renaissance de la vie juive constitue un défi permanent et un symbole d’espoir pour les générations futures.

 

Le projet ‘Nostalgie’ dévoile une interprétation bouleversante d’un Nigun de danse Habad

Le projet ‘Nostalgie’ dévoile une interprétation bouleversante d’un Nigun de danse Habad

 

Le projet « Nostalgie – Mélodies Habad » présente à l’occasion des vacances scolaires une interprétation spéciale, envoûtante et hassidique d’un célèbre nigun de danse Habad, qui ne figure pas dans le livre des mélodies. Montez le volume de vos haut-parleurs pour une expérience musicale authentique. Cette création musicale met en lumière la richesse du patrimoine mélodique hassidique à travers une approche contemporaine respectueuse de la tradition.

 

 

Le projet ‘Nostalgie – Mélodies Habad’

Le projet ‘Nostalgie – Mélodies Habad’ constitue une collection de nigunim interprétés de manière authentique par le Rav Menahem Mendel Amar, Rabbin du centre ‘Or Menahem’ à Ashdod. Cette initiative vise à préserver et transmettre le riche patrimoine musical hassidique à travers des interprétations fidèles à l’esprit originel de ces mélodies sacrées.

Crédits artistiques

Chant : Rav Menahem Mendel Amar
Arrangement musical : R’ Oved Mounis
Violon et production musicale : R’ Mordekhaï Broutski
Conseils et accompagnement : Rav Haïm Weiss

Cette collaboration artistique reflète l’engagement de transmettre les trésors musicaux de la tradition Habad avec excellence et authenticité, créant un pont entre la spiritualité hassidique et l’expression artistique contemporaine.

Les Alpes accueillent le grand séminaire d’étude du Beth Loubavitch – Jour 1

Les Alpes accueillent le grand séminaire d’étude du Beth Loubavitch – Jour 1

Le Beth Loubavitch organise un séminaire d’études européen d’envergure aux 2 Alpes du 4 au 24 août 2025, attirant des centaines d’étudiants pour trois semaines d’immersion spirituelle et intellectuelle.  L’événement transforme temporairement la station de ski savoyarde en véritable centre d’études talmudiques à haute altitude.

 

 

Le Beth Loubavitch lance une opération d’envergure avec l’organisation d’un séminaire d’études exceptionnel aux 2 Alpes durant l’été 2025. Du 4 au 24 août, l’hôtel Le Panorama accueillera des étudiants venus de toute l’Europe pour trois semaines d’approfondissement des textes sacrés dans un environnement montagnard unique. Cette initiative vise à révolutionner l’approche traditionnelle de l’étude en combinant rigueur académique et cadre dépaysant.

La haute montagne au service de l’étude sacrée

L’organisation a choisi la station des 2 Alpes, perchée à 1650 mètres d’altitude, pour accueillir ce séminaire d’études inédit. « Prenez le temps de vivre… Quelques jours, une semaine, ou plus! », proclame la brochure officielle du programme. L’hôtel Le Panorama, établissement trois étoiles proposant la pension complète, servira de base à cette expérience spirituelle unique.

Le choix de cette destination alpine répond à une philosophie particulière. Selon les organisateurs, « l’été est le bon moment, revigorons l’âme comme nous renforçons le corps ». Cette approche combine l’étude traditionnelle avec les bienfaits de l’air pur montagnard et des activités de plein air.

Un programme d’études intensif et structuré

Le programme quotidien débute dès 7h30 avec les Hassidout, suivi du Chaharit à 8h30. La journée se structure autour d’un emploi du temps rigoureux incluant Guemara à 10h00, Hazara à 11h30, et se poursuit jusqu’à 22h15 avec la Siha. Entre les temps d’étude, les participants bénéficient de moments de détente avec le Rambam à 14h00 et le Houmach à 17h00.

« Étudier enfin, sans souci, librement, se pénétrer de cette sagesse qui fait envie à chacun », explique un responsable du Beth Loubavitch. Le séminaire propose différents niveaux d’enseignement pour s’adapter aux connaissances de chacun, depuis les débutants jusqu’aux étudiants avancés.

Les cours magistraux alternent avec des sessions d’étude en petit groupe sur le Pirké Avot, le Sefer Néguim, et d’autres textes fondamentaux. La Minha, suivie de cours sur différents sujets talmudiques, ponctue les après-midis d’étude. Les soirées se terminent par l’étude du Beth Hamikdach et de la Gueoula Tanya à 21h00.

Une logistique d’exception mobilisant toute la station

L’infrastructure mise en place révèle l’ampleur de l’événement. Pas moins de dix agences de location locales ont été répertoriées pour l’hébergement, de l’Agence SC2A à l’Agence Les Cimes, en passant par l’Agence Immobilier des Alpes. Cette mobilisation témoigne de l’affluence attendue pour ce séminaire européen.

Les transports sont organisés depuis plusieurs villes européennes. Des liaisons régulières sont prévues depuis Grenoble, avec correspondance à la gare routière via les cars régionaux. Le Beth Habad de Grenoble, situé 10 rue Lazare Carnot, sert de point relais pour les participants transitant par cette ville. Des services FlixBus et autres compagnies de transport complètent le dispositif.

Le Carrefour Montagne s’est spécialement adapté à cette clientèle en proposant des produits casher. « D’autres produits frais restent à venir avant le début du mois d’août pour le séminaire du Beth Loubavitch et de tous les vacanciers », précise la direction de l’enseigne qui reçoit progressivement les produits nécessaires.

Innovation pédagogique et rayonnement européen

Cette initiative s’inscrit dans une démarche d’innovation pédagogique du Beth Loubavitch. « Comment ? Par le lien avec D.ieu que seul donne l’étude de la Torah – une union merveilleuse à laquelle aucune autre n’est comparable et que Tanya », soulignent les organisateurs.

Les activités complémentaires enrichissent le programme : randonnées en montagne, ateliers à thème, moments de convivialité. « Une ambiance jeune et dynamique » caractérise ce séjour, selon les organisateurs qui promettent « un moment d’inspiration qui vous enrichira pour toute l’année ».

Pour les familles, un programme spécial « Gan Israël » est prévu pour les enfants de 6 à 12 ans, avec des activités adaptées. Cette attention portée aux plus jeunes illustre la volonté d’impliquer toute la communauté dans cette démarche éducative révolutionnaire.

Un numéro spécial (+33 7 62 74 12 12) a été mis en place pour recevoir toutes les informations durant les trois semaines du séminaire.

Les inscriptions, coordonnées depuis le Beth Loubavitch d’Île-de-France au 01 45 26 87 60, témoignent déjà d’un engouement certain.

Cette expérience alpine pourrait bien devenir un rendez-vous annuel incontournable de la communauté juive européenne, marquant une nouvelle ère dans l’enseignement hassidique contemporain.

 

Émotion au Beth Habad de Riga : le fils de l’ambassadeur canadien célèbre sa Bar Mitsva

Émotion au Beth Habad de Riga : le fils de l’ambassadeur canadien célèbre sa Bar Mitsva

 

Une cérémonie de Bar Mitsva exceptionnelle s’est déroulée au Beth Habad de Riga, marquant l’entrée dans l’âge adulte de Brendan Szwarc, fils de l’ambassadeur du Canada en Lettonie, Brian Szwarc. L’événement, orchestré par les émissaires Habad locaux, témoigne du dynamisme de la communauté juive lettone. Cette célébration illustre parfaitement le renouveau spirituel qui anime la capitale balte depuis la chute du communisme.

 

 

Le Beth Habad de Riga a accueilli une cérémonie de Bar Mitsva particulièrement émouvante, celle de Brendan, fils de l’ambassadeur du Canada en Lettonie, Brian Szwarc.

Sous la direction du Rav Mendel Zilbershtrom et avec le soutien des Rabbanim locaux, le jeune homme a franchi avec succès toutes les étapes de préparation, symbolisant le renouveau de la vie juive dans cette communauté historique des pays baltes.

Un parcours d’excellence spirituelle

Brendan Szwarc a brillamment accompli l’ensemble de son cursus de préparation au sein de l’institut Bar Mitsva dirigé par le Rav Mendel Zilbershtrom, émissaire du Rabbi pour la station balnéaire de Jurmala, située à proximité de Riga. Cette formation intensive, qui s’étale sur plusieurs mois, comprend l’apprentissage de la lecture de la Torah, l’étude des commandements et la compréhension des responsabilités spirituelles qui incombent désormais au jeune homme.

« C’est un moment de fierté extraordinaire pour notre communauté », confie un proche de la famille. « Voir un jeune homme, fils d’un diplomate en poste, s’investir avec autant de détermination dans sa préparation spirituelle est véritablement inspirant. »

Une mobilisation communautaire exemplaire

La cérémonie s’est déroulée dans le Beth Habad de Riga, avec le concours précieux du Rav Mordehai Glazman, émissaire principal du Rabbi en Lettonie, et l’assistance du Rav Shneour Kot, émissaire du Rabbi à Riga. Cette collaboration entre les différents émissaires Habad illustre parfaitement l’esprit de solidarité qui anime le mouvement dans les pays baltes.

Le Beth Habad de Riga, véritable pilier de la communauté juive locale, accueille régulièrement des événements d’envergure. Ses locaux, rénovés et modernisés, offrent un cadre authentique pour les célébrations religieuses, alliant tradition séculaire et confort contemporain.

Le renouveau de la communauté juive lettone

La communauté juive de Riga, forte d’environ 10 000 membres, connaît depuis les années 1990 un remarquable renouveau spirituel et culturel. Après des décennies de répression soviétique qui avaient considérablement affaibli la pratique religieuse, l’arrivée des émissaires Habad a insufflé une nouvelle dynamique.

Le Rav Glazman, présent en Lettonie depuis plus de deux décennies, a contribué à reconstruire les infrastructures religieuses et éducatives. Sous son impulsion, plusieurs institutions ont vu le jour : école juive, mikve, restaurant casher, et bien sûr le Beth Habad qui sert de centre névralgique à toutes les activités communautaires.

« Nous assistons à un véritable renaissance », explique un membre actif de la communauté. « Les jeunes familles reviennent vers leurs racines, les enfants apprennent l’hébreu et les traditions, et des cérémonies comme celle de Brendan nous rappellent que l’avenir de notre communauté est entre de bonnes mains. »

Un symbole d’intégration réussie

La Bar Mitsva de Brendan Szwarc revêt une dimension symbolique particulière. Fils d’un diplomate canadien en poste en Lettonie, le jeune homme incarne parfaitement l’intégration réussie des familles juives expatriées dans le tissu communautaire local. Sa démarche témoigne également de l’attractivité des programmes éducatifs proposés par les institutions Habad de Riga.

Cette célébration s’inscrit dans une série d’événements marquants qui jalonnent la vie de la communauté juive de Riga. Récemment, plusieurs familles ont choisi de confier l’éducation religieuse de leurs enfants aux institutions locales, préférant cette proximité aux solutions plus lointaines proposées dans d’autres capitales européennes.

 

Tisha Beav à Moscou : La communauté juive de Moscou s’est réunie en masse à la synagogue centrale « Marina Roshcha »

Tisha Beav à Moscou : La communauté juive de Moscou s’est réunie en masse à la synagogue centrale « Marina Roshcha »

La communauté juive de Moscou s’est réunie en masse à la synagogue centrale « Marina Roshcha » pour observer le jeûne de Tisha Beav sous la direction du Grand Rabbin de Russie Berel Lazar. Cette commémoration solennelle du 9 Av a rassemblé des centaines de fidèles dans un élan de recueillement et de solidarité communautaire. L’événement a également donné lieu à une importante collecte de fonds caritatifs destinée aux familles nécessiteuses de la capitale russe.

 

 

La synagogue centrale de Moscou a accueilli les cérémonies traditionnelles de Tisha Beav, marquées par des prières, la lecture des Lamentations et une mobilisation caritative exceptionnelle orchestrée par le Rav Berel Lazar et son équipe.

Une mobilisation spirituelle exceptionnelle à Moscou

Samedi soir, à la sortie du Chabbat, la synagogue centrale « Marina Roshcha » de Moscou s’est transformée en un véritable centre de recueillement pour la communauté juive russe. Le jeûne de Tisha Beav, qui commémore la destruction du Temple de Jérusalem, a rassemblé une foule considérable venue participer aux offices traditionnels sous la houlette du Grand Rabbin de Russie, le Rav Berel Lazar.

L’atmosphère solennelle qui régnait dans l’enceinte sacrée témoignait de l’importance spirituelle de cette journée pour les fidèles moscovites. Dès l’office du soir, les participants ont pu entendre la lecture mélodieuse du livre d’Eikha (Lamentations) selon la tradition séculaire, suivie par la récitation des kinot (complaintes liturgiques) dans un esprit de deuil et d’espoir en la rédemption.

Des prières dès l’aube et une tradition caritative millénaire

Le lendemain matin, dès les premières heures, plusieurs groupes de prière se sont constitués pour l’office de Shaharit. Cette organisation en multiples minyanim (quorums de prière) a permis d’accueillir l’ensemble des fidèles souhaitant participer à cette journée de jeûne dans les meilleures conditions.

Respectant une coutume ancestrale, les responsables de la synagogue ont organisé une collecte de charité durant cette journée particulière. Cette initiative s’appuie sur l’enseignement talmudique selon lequel « la récompense du jeûne réside essentiellement dans la charité qui l’accompagne ». L’intégralité des sommes récoltées sera redistribuée aux organismes caritatifs locaux pour soutenir les familles nombreuses, les personnes démunies et isolées de la capitale russe.

Une logistique impressionnante pour la rupture du jeûne

L’organisation de cette journée a nécessité une coordination remarquable de la part des bénévoles et des responsables communautaires. L’équipe de « Grisha’s Tsimer », structure étroitement liée à la synagogue centrale, s’est particulièrement distinguée dans la préparation du repas de rupture du jeûne.

Cette préparation minutieuse a mobilisé de nombreuses femmes de la communauté qui ont confectionné chez elles des plats nutritifs et savoureux, ainsi que des bénévoles dévoués qui ont œuvré directement dans les locaux de la synagogue. Cette mobilisation collective illustre parfaitement l’esprit de solidarité qui anime la communauté juive moscovite.

À l’issue du jeûne, le Rav Mordekhaï Visberg, directeur de la communauté, a procédé à la cérémonie de Havdala marquant la fin de cette journée de recueillement. Les centaines de participants se sont ensuite retrouvés autour d’un repas convivial et généreux, concluant cette journée dans un esprit de gratitude et d’unité communautaire.

Cette célébration de Tisha Beav à Moscou témoigne de la vitalité de la vie juive en Russie et de l’attachement indéfectible de cette communauté à ses traditions millénaires, même dans un contexte géopolitique complexe.