Roch Hachana 5786 : Ecrire un Pan (Pidyon Nefesh) au Rabbi – demande de bénédictions

Roch Hachana 5786 : Ecrire un Pan (Pidyon Nefesh) au Rabbi – demande de bénédictions

Avant Roch Hachana, des milliers de juifs écrivent un Pidyon Nefesh, une demande de bénédiction au Rabbi pour la nouvelle année qui arrive.

 

Il est de coutume de commencer la lettre par les mots :

אנא לעורר רחמים רבים בעבור [שם שלך] בן/בת [שם של אמך] 

« S’il vous plaît, suscitez une miséricorde abondante pour [votre nom hébraïque] fils/fille de [nom hébraïque de votre mère]. »

Vous pouvez lister les noms de votre famille et d’autres personnes qui ont besoin de prière. Ensuite, vous pouvez écrire tout ce que vous désirez au Rabbi lors d’une réunion en face à face : les défis auxquels vous faites face, les bénédictions que vous recherchez, les décisions dont vous n’êtes pas sûr.

Assurez-vous aussi de signaler également les bonnes choses, à la fois ce que vous avez fait et les bonnes actions que vous espérez accomplir.

Lorsqu’on mentionne un individu juif, il est d’usage d’utiliser son nom hébreu et le nom hébreu de sa mère.

DEMANDE DE BENEDICTION

 

Le “Ohel” est le lieu où le Rabbi de Loubavitch, Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson, repose depuis le 3 Tamouz 5754 (le 12 Juin 1994), à côté de son beau-père, le sixième Rabbi de Loubavitch, Rabbi Yossef Yts’hak Schneersohn.

Le terme “Ohel” (littéralement: “tente”) désigne la structure édifiée au-dessus du tombeau d’un Tsadik, d’un Juste.

Le Rabbi a toujours été à l’écoute de chacun, quels qu’aient été son degré d’éducation ou de pratique religieuses.

Ceux qui ont approché le Rabbi savent l’extrême attention qu’il portait à chaque situation. Ils ont trouvé un puissant réconfort dans ses conseils et ses bénédictions.

Aujourd’hui, rien n’a changé : des milliers d’hommes et de femmes se rendent au Ohel ou écrivent au Rabbi pour le prier d’intercéder en leur faveur auprès du Tout-Puissant. Elles en ressentent une inspiration et une vitalité renouvelées.

A défaut de se rendre personnellement au Ohel, on peut lui écrire des lettres, des fax ou des mails.

“Un Tsaddik, un Juste, qui quitte ce monde n’en disparaît pas. Il s’y trouve avec une intensité encore plus grande”, nous enseigne le Zohar. Le 3 Tamouz, jour où le Rabbi quitta matériellement ce monde, cette phrase, immanquablement, résonne dans l’esprit et dans l’âme de chacun.

Par conséquent,  avec le déroulement du temps, chacun constate à quel point la présence du Rabbi semble être encore plus sensible avec les années. Par ses enseignements, par les actions croissantes qu’il suscite aux quatre coins du monde, le Rabbi continue de guider. Il conduit, vivifie des centaines de milliers de personnes, diverses tant par leur origine que par leur mode de vie, leurs opinions ou leur situation géographique.

Le Rabbi recevait des centaines de lettres chaque jour. Des gens de tous les milieux lui écrivaient, quels qu’aient été leur origine sociale, leur âge, leur niveau de pratique religieuse, leur lieu de résidence.

Aujourd’hui encore, des milliers de personnes continuent d’écrire au Rabbi pour solliciter ses bénédictions et ses conseils.

DEMANDE DE BENEDICTION

 

 

 

Barouh Dayan Haemet : Moché Spitzer a’h a quitté ce monde le 25 Elloul 5785

Barouh Dayan Haemet : Moché Spitzer a’h a quitté ce monde le 25 Elloul 5785

Un drame s’est produit dans la communauté avec la disparition soudaine de notre cher ami Moché Spitzer (a »h).

Nous nous engageons à organiser sa levaya à Har Hazeitim. Nous avons besoin de la participation de chacun afin d’alléger la peine et la douleur, déjà intenses, de la famille.

https://www.allodons.fr/rachbi/categories/moche-spitzer

Merci à tous de votre participation.
ונזכה תכף ומיד להקיצו וענינו שוכני עפר והוא בתוכם.

25 Elloul :  l’anniversaire du monde

25 Elloul : l’anniversaire du monde

 

La coutume, répandue parmi tous les hommes, veut que l’on célèbre les anniversaires. Il en est sans doute de plus importants que d’autres et, pour cette raison, ils ne sont pas tous fêtés avec le même faste, comme s’il y avait une attention différente apportée à l’un ou à l’autre.

Haim Nisenbaum

C’est justement cette semaine que le monde est né, le 25 du mois d’Elloul. Un calcul simple nous en fait prendre conscience. Roch Hachana tombe le jour où D.ieu créa l’homme, le 1er Tichri. C’était le sixième de la création. Six jours avant, cela fait précisément le 25 Elloul.

Il est clair que vivre un tel anniversaire concerne chacun en tant qu’habitant du monde et gardien de sa pérennité. C’est certainement un jour remarquable, et pourtant peu remarqué. Aucune cérémonie n’est prescrite à cette occasion et tout semble s’effacer devant la perspective toujours grandissante du rendez-vous de Roch Hachana.

C’est justement ce désintérêt apparent qui attire ici le regard. Certes, Roch Hachana – et le grand retour à D.ieu auquel il appelle – emplit notre conscience. Pourtant, penser au monde ne paraît-il pas naturel ? Celui-ci n’est-il pas notre indispensable demeure ?

Certaines questions portent leur réponse en elles-mêmes. Le monde fut créé dans un but : en faire la résidence Divine. Pour cela, il fut confié à l’homme afin que ce dernier, dans les termes du verset, « le travaille et le garde ». C’est dire qu’il est, en quelque sorte, le couronnement de toute l’œuvre de la création. S’il y apparaît en dernier, c’est parce que ce n’est qu’à partir de ce moment qu’il peut y entreprendre sa tâche.

D’une certaine façon, la création du monde fait partie de lui-même, car c’est lui qui lui donne sens. Et sa responsabilité est immense. Lorsqu’il regarde autour de lui, il prend conscience que l’harmonie des choses ne dépend que de lui, que l’équilibre général est littéralement entre ses mains. Il comprend qu’il détient toutes les clés, confiées par le Créateur pour qu’il en fasse le meilleur usage.

Ce n’est pas que d’une vision collective qu’il s’agit ici même si elle nous est commune. Car cette responsabilité ne peut pas être diluée dans le plus grand nombre. Elle appartient, individuellement et à égalité, à chacun. L’idée est certes bien ambitieuse. Voici qu’à l’occasion de l’anniversaire du monde, il nous faut redécouvrir que nous en sommes les gardiens.

En un temps où l’on entend de-ci de-là s’exprimer les inquiétudes et les interrogations sur l’avenir, voici un jour qui rappelle des choses essentielles : c’est de l’homme que tout dépend, c’est à lui qu’il appartient d’agir. Et il dispose de la force et de la volonté de le faire. N’est-ce pas aussi là toute l’histoire du peuple juif ?

 

Hayom Yom du 25 Elloul :  Tichri est béni par D.ieu Lui-même.

Hayom Yom du 25 Elloul : Tichri est béni par D.ieu Lui-même.

אדמו »ר הזקן סיפר: בהיותי במעזריטש שמעתי ממורי ורבי הרב המגיד בשם מורו ורבו הבעש »ט נ »ע: החודש השביעי שהוא החודש הראשון לחדשי השנה, הקב »ה בעצמו מברכו בשבת מברכים שהוא השבת האחרון דחודש אלול, ובכוח זה ישראל מברכים את החדשים יא פעמים בשנה, כתיב « אתם נצבים היום », ד’היום’ קאי על ראש השנה שהוא יום הדין, וכמ »ש « ויהי היום גו' » ותרגם « והוה יום דינא רבא »; ו’אתם נצבים’ – קימים ועומדים, והיינו שזוכים בדין. ובשבת שלפני ר »ה, שהוא שבת אחרון דחודש אלול, קוראין אז פרשת אתם נצבים, דהוא ברכתו של הקב »ה, בשבת מברכים חודש השביעי שהוא המושבע והמשביע ברוב טוב לכל ישראל על כל השנה.

 

L’Admour Hazaken raconta:
«Lorsque j’étais à Mezeritch, j’entendis de mon maître, le Maguid, du nom de son propre maître, le Baal Chem Tov, que le septième mois, qui est le premier mois de l’année (Tichri) est béni par D.ieu Lui-même, au cours du Chabbat Mevare’him, c’est-à-dire le dernier Chabbat du mois d’Elloul. Et c’est par cette force que les Juifs peuvent bénir les onze (autres) mois de l’année.

Il est écrit que «vous êtes présents aujourd’hui». Ce verset fait allusion à Roch Hachana, jour du jugement, ainsi qu’il est dit (Job 2, 1) «et ce sera le jour», le Targoum précisant «le jour du grand jugement». « Vous êtes présents » signifie que vous vous tenez fermement debouts et sortez triomphants du jugement.

Durant ce Chabbat qui précède Roch Hachana, le dernier du mois d’Elloul, on lit la Paracha commençant par «vous êtes présents aujourd’hui». Car celle-ci est la bénédiction divine, accordée pendant le Chabbat qui bénit le septième mois. Ce dernier est rassasié et rassasie Israël de tout le bien pour toute l’année à venir.

Gabriel Attal visite l’orphelinat Habad d’Odessa : « Un véritable cours de vie »

Gabriel Attal visite l’orphelinat Habad d’Odessa : « Un véritable cours de vie »

l’ancien premier ministre Gabriel Attal s’est rendu à l’orphelinat Habad d’Odessa où vivent 124 enfants, exprimant son émotion face au courage extraordinaire des jeunes orphelins ukrainiens.

 

En pleine tourmente politique en France, l’ancien Premier ministre Gabriel Attal a choisi de se déplacer en Ukraine pour rencontrer les enfants de l’orphelinat « Famille Ukraine ». Cette visite symbolique de celui qui pourrait succéder au président Macron témoigne de son engagement envers la communauté juive et l’Ukraine en guerre.

Une visite chargée d’émotion politique

Alors que la France traverse une période de tensions avec des manifestations massives contre la politique économique du président Macron, Gabriel Attal a fait le choix marquant de se rendre à l’orphelinat juif « Famille Ukraine » d’Odessa.

Accompagné d’une délégation parlementaire française composée de Pierre-Alexandre Anglade, du président de la commission des Affaires européennes Tristan Lahaye, de Thierry Suter et de Liliana Tanguy, Attal préside actuellement le groupe d’amitié France-Ukraine au Parlement.

Cette visite intervient dans un contexte particulier, marqué par les déclarations pro-israéliennes d’Attal et ses critiques à l’égard des décisions du président français d’interdire aux entreprises israéliennes de participer aux salons d’armement en France. « Un État palestinien n’est pas pertinent pour le moment », avait-il récemment déclaré, provoquant une vive polémique.

 

 

Un témoignage bouleversant face aux orphelins

L’ancien Premier ministre, qui détient le record du plus jeune chef de gouvernement de l’histoire de la République française, n’a pu cacher son émotion devant les 124 enfants qui vivent, étudient et grandissent dans cet établissement dirigé avec dévouement par le Chaliah du Rabbi, Rav Avraham Wolff et son épouse, malgré les défis imposés par la guerre.

« J’avais beaucoup entendu parler de cet orphelinat juif », a confié Gabriel Attal. « Nombreux m’avaient dit : ‘Si tu visites l’Ukraine, tu dois absolument t’y rendre’. Je pensais venir pour encourager ces enfants, mais je repars renforcé par leur foi, par cette force extraordinaire qu’ils manifestent pour leur avenir. C’est un véritable cours de vie. »

Des conditions exceptionnelles malgré la guerre

La délégation française a pu constater les conditions remarquables offertes aux enfants, même durant cette période particulièrement difficile. Les parlementaires ont souligné l’importance du soutien à la communauté juive et la contribution unique de l’institution « Famille Ukraine » en tant que foyer chaleureux et aimant.

La Rabbanit Haya Wolff, directrice de l’établissement, a exprimé sa gratitude envers la délégation pour cette visite : « Savoir que des personnes pensent à nous et nous soutiennent au-delà même des frontières de l’Ukraine donne une force immense aux enfants pour continuer d’avancer. »

Un engagement diplomatique renforcé

Cette visite s’inscrit dans la stratégie diplomatique de Gabriel Attal qui, malgré les turbulences politiques intérieures françaises, maintient son engagement international. La délégation française s’est engagée à poursuivre le renforcement des liens avec la communauté juive locale et à demeurer des ambassadeurs fidèles des valeurs de compassion, de soutien et d’amitié entre les peuples.

Pour Gabriel Attal, cette rencontre avec les orphelins juifs d’Odessa représente bien plus qu’un simple déplacement diplomatique : elle illustre sa vision d’une politique étrangère française active et empathique, particulièrement envers les communautés vulnérables touchées par les conflits actuels.

 

Le danger d’une autonomie à Gaza : une illusion dangereuse

Le danger d’une autonomie à Gaza : une illusion dangereuse

 

Sur fond de guerre à Gaza et des discussions sur « le jour d’après », l’émissaire du Rabbi pour les questions de l’intégrité de la Terre, le Rav Yossef Its’hak Gutnik, met en garde : «L’autonomie à Gaza est une illusion dangereuse qui recèle des dangers sécuritaires, politiques et spirituels ». Dans un contexte où certains évoquent l’autonomie comme solution de stabilité, le Rav Gutnik rappelle les enseignements clairs du Rabbi et les leçons de l’histoire. Une mise en garde essentielle pour comprendre les enjeux véritables de cette proposition.

 

 

Les discussions sur l’autonomie palestinienne reviennent dans le débat public

Les discussions sur l’établissement d’une autonomie palestinienne à Gaza reviennent dans le débat public en Israël, parfois comme moyen d’obtenir une prétendue « stabilité ». Mais il s’agit d’une illusion dangereuse qui recèle des dangers sécuritaires, politiques et spirituels.

La position claire et sans équivoque du Rabbi

Le Rabbi s’est exprimé de manière claire et explicite, encore et encore, dans des lettres, des discours et des réponses personnelles : opposition absolue à toute forme d’autonomie palestinienne. Ce n’était pas un sujet marginal, mais l’un des thèmes centraux sur lesquels il est revenu et a mis en garde : l’autonomie est un danger absolu pour le peuple d’Israël. Le Rabbi a souligné que le simple fait de parler d’« autonomie » accorde une légitimité à l’ennemi et renforce ses positions.

Une mission personnelle confiée par le Rabbi

Personnellement, le Rabbi m’a confié une mission explicite sur ce sujet, et dans réponse après réponse, il a précisé que c’était l’une des missions principales qui m’incombaient : mettre en garde sans relâche contre tout plan d’autonomie. La fidélité à cette mission oblige à dire haut et fort : « autonomie civile », « gestion civile » et tout autre langage édulcoré — tous constituent une pente glissante qui met en danger la sécurité d’Israël.

Les leçons de l’histoire : d’Oslo au désengagement

L’histoire, d’Oslo jusqu’au désengagement, a prouvé que toute concession territoriale ou plan d’autonomie s’est terminé par des effusions de sang et le renforcement du terrorisme. Nous n’avons pas le droit de répéter les mêmes erreurs.

L’intégrité de la Terre : un commandement divin

L’intégrité de la Terre n’est pas un slogan politique ; c’est un commandement divin et une question de Pikouah Nefech (sauvegarde des vies) au sens littéral. Il est de notre devoir de nous dresser fermement pour la sécurité du peuple d’Israël et l’intégrité de la Terre d’Israël.

 

 

L’ambassadeur Huckabee prévoit de lire le livre « Make Peace » pour mieux comprendre le conflit israélo-palestinien

L’ambassadeur Huckabee prévoit de lire le livre « Make Peace » pour mieux comprendre le conflit israélo-palestinien

Le Rav Israël Goldberg, émissaire du Rabbi à Rechavia et Nahlaot à Jérusalem, a remis à l’ambassadeur américain Mike Huckabee le livre « Make Peace » traitant de l’opinion du Rabbi sur la sécurité d’Israël. L’ambassadeur a été profondément touché par ce cadeau unique et s’est engagé à renforcer son plaidoyer pour un Eretz Israël complet et sûr. Cette rencontre illustre l’influence continue des enseignements du Rabbi sur les dirigeants internationaux.

 

 

Un cadeau symbolique remis à l’ambassadeur

Aujourd’hui, le Rav Israël Goldberg, émissaire du Rabbi à Rechavia et Nahlaot à Jérusalem, a offert à l’ambassadeur américain Mike Huckabee le livre « Make Peace », qui traite de l’opinion du Rabbi sur la sécurité et la sûreté d’Israël.

Le livre a été écrit par le Rav Elisha Pearl et publié par Yona Press, une filiale de Kehot Publication Society. Il a été sponsorisé par le Rav Yossef Gutnick, émissaire du Rabbi pour l’intégrité d’Eretz Israël.

L’engagement de l’ambassadeur

L’ambassadeur a été très touché par ce cadeau unique, a promis de lire le livre et de renforcer son engagement à plaider pour un Eretz Israël complet et sûr.

Le Rav Goldberg a remercié l’ambassadeur d’avoir inspiré le président américain Donald Trump, un jour avant la récente guerre avec l’Iran, en déclarant que la Torah dit qu’Eretz Israël appartient à Am Israël.

Une invitation spéciale

M. Huckabee a également accepté l’invitation du Rav Goldberg à visiter l’incroyable salon de Tsahal, sous les auspices du Habad de Rechavia et Nahlaot à Jérusalem.

Réactions enthousiastes

Les réactions ont été très positives : « C’est fantastique ! Merci ! » Les objectifs complets, la stratégie et les tactiques du Rabbi, dans ses propres mots.

L’ambassadeur Huckabee tirera beaucoup de bénéfices de la lecture de cet excellent livre expliquant les directives du judaïsme et du Rabbi pour Shleimus HaAretz.

« Make Peace » : Un guide stratégique révolutionnaire pour la paix au Moyen-Orient inspiré par le Rabbi de Loubavitch

Ce guide stratégique puise dans les enseignements visionnaires du Rabbi Menachem Mendel Schneerson, figure emblématique du judaïsme du XXe siècle qui a conseillé de nombreux dirigeants israéliens pendant des décennies. L’ouvrage analyse pourquoi les négociations traditionnelles de paix échouent souvent et propose des alternatives basées sur la force et la dissuasion militaire.

Une genèse née de l’urgence du 7 octobre

Initialement conçu comme un simple article de 12 pages quelques jours après l’attaque terroriste du 7 octobre, le projet s’est rapidement transformé en un ouvrage de 480 pages. Le rabbin Elisha Pearl, auteur et chercheur à l’institut Sichos In English, explique que cette expansion naturelle reflétait l’ampleur et la profondeur des enseignements du Rabbi sur cette question cruciale.

L’ouvrage arrive à un moment particulièrement critique, alors qu’Israël fait face à des défis sécuritaires sans précédent et que la communauté internationale cherche désespérément des solutions durables au conflit israélo-arabe. Depuis plus d’un demi-siècle, les dirigeants mondiaux poursuivent la paix au Moyen-Orient, investissant des milliards de dollars et des efforts considérables, pourtant la sécurité d’Israël et la stabilité régionale restent précaires.

La vision du Rabbi : force et dissuasion plutôt que concessions

Contrairement aux approches diplomatiques traditionnelles, les enseignements du Rabbi de Loubavitch prônent une stratégie basée sur la force et la dissuasion militaire crédible. L’ouvrage explique pourquoi les cessez-le-feu, la médiation internationale et les négociations terre-contre-paix échouent souvent, exposant les limitations de ces approches dans le conflit israélo-arabe.

Cette philosophie s’appuie sur une analyse approfondie des racines idéologiques du conflit, mettant l’accent sur le lien spirituel et historique indéniable entre le peuple juif et la Terre d’Israël. Le Rabbi considérait que cette connexion, ancrée dans la Torah, constituait le fondement légitime de la revendication juive sur cette terre.

Des recommandations concrètes pour les décideurs

« Make Peace » ne se contente pas d’analyser les problèmes existants mais propose des solutions pratiques pour les dirigeants israéliens, Tsahal et les décideurs politiques. L’ouvrage plaide pour une action militaire décisive, soulignant le besoin de dissuasion crédible, de défense proactive et la nécessité de neutraliser complètement les menaces.

Cette approche, bien qu’elle puisse paraître belliciste, vise paradoxalement à minimiser la violence à long terme en restaurant la stabilité en Israël et dans l’ensemble du Moyen-Orient. Le livre démontre comment une position de force peut effectivement conduire à une paix plus durable que les concessions territoriales ou les échanges de prisonniers.

Un impact international croissant

L’influence de cet ouvrage dépasse largement les cercles académiques et religieux. Des exemplaires de « Make Peace » sont distribués aux législateurs et aux personnalités influentes de tout l’Occident, le moment est venu de mettre ces idées en action, selon Diane Mizrachi, docteure et bibliothécaire spécialisée dans les études juives et israéliennes à UCLA.

Les recommandations académiques témoignent de la rigueur intellectuelle de l’ouvrage. Le rabbin Yosef Bronstein, auteur spécialisé dans la philosophie du Rabbi de Loubavitch, qualifie ce travail d' »incontournable pour quiconque veut connaître l’approche du Rabbi sur ce qui est malheureusement devenu une question existentielle pour les Juifs vivant en Terre d’Israël ».

Une méthode d’analyse unique

La particularité de cette approche réside dans sa capacité à allier sagesse traditionnelle juive et analyse géopolitique moderne. Le rabbin Pearl a minutieusement compilé et organisé des centaines de sources du Rabbi, créant un système cohérent applicable aux défis contemporains d’Israël.

L’ouvrage contextualise les insights du Rabbi dans le cadre de la stratégie militaire et de l’histoire d’Israël, offrant une approche à la fois spirituelle et pragmatique pour résoudre ce conflit apparemment insoluble. Cette synthèse unique entre tradition religieuse et réalisme politique constitue l’une des forces principales du livre.

Cette publication intervient alors que les questions de sécurité israélienne et de politique moyen-orientale occupent une place centrale dans les débats internationaux, rendant les enseignements du Rabbi de Loubavitch plus pertinents que jamais pour comprendre les enjeux actuels de la région.

Visite historique au Ohel : Bruce Blakeman renouvelle son soutien à la communauté juive

Visite historique au Ohel : Bruce Blakeman renouvelle son soutien à la communauté juive

L’exécutif du comté de Nassau, Bruce Blakeman, s’est rendu au Ohel du Rabbi de Loubavitch accompagné d’une délégation officielle et de nombreux émissaires Habad. Cette visite, marquée par des gestes symboliques forts, témoigne de l’engagement des autorités locales envers la communauté juive dans un contexte de montée de l’antisémitisme.

 

Bruce Arthur Blakeman (né le 2 octobre 1955) est le 10e exécutif du comté de Nassau, New York, élu en 2021. Il est le premier dirigeant juif de l’histoire du comté.
Parcours : Diplômé en sciences politiques (Arizona State University) et en droit (California Western School of Law), il a été commissaire de l’Autorité portuaire de NY-NJ pendant huit ans et conseiller municipal de Hempstead (2015-2021).
Politique : Républicain conservateur, il a battu la démocrate Laura Curran avec 50,35% des voix en 2021. Il a éliminé 150 millions de dollars d’augmentations d’impôts et renforcé la sécurité avec 200 nouveaux policiers.
Engagement juif : Membre de la synagogue orthodoxe moderne Jewish Center of Atlantic Beach, il a organisé le plus grand rassemblement pro-Israël de la région (6 000 personnes) et créé un groupe de travail contre l’antisémitisme.
Famille : Marié à Segal Magori Blakeman depuis 2015, père d’un fils et deux beaux-enfants. 

 

Dans une démarche empreinte de spiritualité et de solidarité, Bruce Blakeman, accompagné de la législatrice Mazi Pilip et de plus d’une douzaine d’émissaires Habad représentant les communautés du comté de Nassau, s’est recueilli au Ohel du Rabbi. Cette visite revêt une dimension particulière alors que les communautés juives font face à une recrudescence des actes antisémites sur le territoire américain.

Un moment de recueillement et d’unité

La délégation s’est rassemblée dans l’unité et la prière au Ohel, lieu saint où repose le septième Rabbi de Loubavitch. Bruce Blakeman a notamment revêtu les Tefilines avec le Rav Zalman Wolowik, marquant ainsi son attachement aux traditions juives. Dans ses remarques empreintes d’émotion, l’exécutif du comté a salué les accomplissements durables de Habad et son dévouement à la vie juive à travers Long Island.

La législatrice Mazi Pilip, elle-même fière de ses origines juives, a rendu hommage à la force, à la résilience et au soutien indéfectible de M. Blakeman envers Israël, soulignant sa position ferme contre l’antisémitisme. Cette reconnaissance mutuelle témoigne d’une alliance politique forte au service de la protection des valeurs juives.

Des symboles porteurs de sens

Dans un geste chargé de symbolisme, le Rav Zalman Wolowik a offert un chofar à M. Blakeman, symbole d’élévation, de résilience et d’appel à l’unité, en reconnaissance de son leadership exemplaire. « Le chofar est plus qu’une corne ; c’est une voix qui vient des profondeurs de l’âme. Tout comme son son s’élève vers le haut, il nous rappelle de nous élever au-dessus du désespoir et de nous réengager dans la foi, la résilience et l’unité », a expliqué le rabbin.

Cette symbolique prend une résonance particulière dans le contexte actuel où les communautés juives cherchent des signes d’espoir et de soutien face aux défis contemporains. Le Rav Eli Goodman a ajouté : « Voir Bruce exprimer fièrement son identité juive de manière si publique encourage beaucoup d’entre nous à ne pas nous incliner devant l’antisémitisme, mais plutôt à nous tenir debout et à répondre par des actes de bonté et de bienveillance. »

Un engagement pour la sécurité des lieux de culte

Le Rav Anchelle Perl a exprimé sa gratitude pour l’engagement de l’exécutif du comté à assurer la sécurité de toutes les maisons de culte, reconnaissant son leadership dans la protection des communautés religieuses. Cette préoccupation sécuritaire constitue un enjeu majeur pour les autorités locales face à la multiplication des menaces visant les institutions juives.

Dans un moment solennel au Ohel, l’exécutif du comté Blakeman a offert des prières pour la paix au Moyen-Orient et pour la libération en sécurité de tous les otages, faisant écho aux préoccupations de la communauté juive mondiale concernant la situation en Israël et Gaza.

Une mobilisation représentative

Cette visite a rassemblé une impressionnante délégation de Rabbanim représentant le comté de Nassau, incluant les Rav Mendy Brownstein, Yona Eidelkopf, Nochum Goldschmidt, Eli Goodman, Mendy Gordon, Levi Gurkov, Shimon Kramer, Yossef Lieberman, Sholom Paltiel, Anchelle Perl, Nochum Tennenbaum et Zalman Wolowik. Cette mobilisation témoigne de l’importance accordée par la communauté Habad à cette rencontre avec les autorités civiles.

La présence de l’assemblée membre Mazi Pilip, décrite comme une défenseuse acharnée d’Israël, renforce le message de soutien institutionnel aux causes juives. Cette visite souligne un profond sentiment d’unité, de force et d’espoir, démontrant la reconnaissance des dirigeants politiques locaux envers une communauté qui contribue activement à la vie sociale et culturelle de Long Island.