Attentat à Jérusalem : Deux terroristes tirent sur deux autobus et assasinent 6 personnes au carrefour de Ramot

Attentat à Jérusalem : Deux terroristes tirent sur deux autobus et assasinent 6 personnes au carrefour de Ramot

Six personnes ont été assassinées dans une attentat terroriste à un carrefour de Jérusalem, deux terroristes palestiniens ouvrent le feu sur des passagers d’autobus avant d’être neutralisés

 

 

Un attentat meurtrier a frappé la capitale israélienne ce matin, faisant six morts et de nombreux blessés dans un secteur très fréquenté. Les forces de sécurité ont immédiatement bouclé la zone et lancé des opérations dans les villages d’origine des assaillants. Cette tragédie intervient dans un contexte de tensions sécuritaires accrues dans la région.

Bilan tragique au carrefour de Ramot

L’attentat s’est déroulée au carrefour de Ramot, dans le nord de Jérusalem, vers 10h13 ce matin. Parmi les victimes figurent une femme et un homme dans la cinquantaine, trois hommes dans la trentaine et un homme supplémentaire. Les autorités ont déjà publié les noms de quatre des victimes : Levi Its’hak Pesh, employé de maintenance à la Yechiva « Kol Torah » de Jérusalem et résident de Tel Tsion ; Israël Matsner, 28 ans de Jérusalem ; Yossef David, 43 ans de Jérusalem, qui se rendait à ses études au Kollel ; et Yaakov Pinto, 25 ans de Jérusalem, nouvel immigrant d’Espagne récemment marié.

Les deux terroristes palestiniens, dépourvus d’autorisations de séjour, ont ouvert le feu sur un arrêt d’autobus et visé deux bus des lignes 62 et 320 qui étaient bloqués dans les embouteillages. L’attentat a été mené avec une arme automatique, retrouvée sur les lieux après la neutralisation des assaillants.

Intervention héroïque et neutralisation rapide

Les terroristes ont été éliminés par un soldat de la brigade Hashmonayim (unité orthodoxe) et un civil orthodoxe, dont l’intervention courageuse a été filmée alors qu’il se précipitait vers les assaillants. Cette réaction rapide a sans doute évité un bilan encore plus lourd.

Au total, 21 blessés ont été évacués vers les hôpitaux Hadassah Ein Kerem et Hadassah Har Hatsofim, la plupart dans un état modéré à léger. L’hôpital Shaare Tsedek a accueilli 17 autres victimes, dont deux dans un état grave et le reste souffrant de traumatismes psychologiques.

Réponse sécuritaire immédiate

Les forces de sécurité ont immédiatement réagi en fermant les passages dans la périphérie de Jérusalem et en interdisant les entrées et sorties d’Israël par ces points. Tsahal a imposé un bouclage sur les villages de Kubeiba et Katana, au nord-ouest de Jérusalem, d’où provenaient les terroristes, et a lancé des opérations de recherche de complices potentiels.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou s’est rendu sur les lieux après avoir tenu une évaluation de la situation avec les responsables de la sécurité. Il a profité de l’occasion pour critiquer la Cour suprême concernant sa décision d’hier relative aux prisonniers de sécurité : « Vous êtes aussi dans cette guerre. Vous en faites partie. Nous ne faisons pas de concessions à nos ennemis – et vous devez agir de même. »

Témoignages poignants des survivants

Malka Cohen, témoin de l’attentat, a décrit les moments terrifiants : « Je me suis cachée sous une voiture. J’étais allongée sur le sol. Les terroristes étaient devant et j’étais dans le bus, à la porte arrière. Aucun terroriste n’est monté à l’arrière. Il y a eu une coopération – ils ont attendu que nous descendions. C’était quelque chose de coordonné, ce n’était pas une plaisanterie. »

Eli Bir, président d’Ichud Hatsala, a expliqué : « Il y avait des embouteillages terribles à cause d’un accident. Les gens étaient simplement bloqués dans les bouchons à cause d’un accident sur la route Begin. »

Cette attentat constitue la première attentat par arme à feu à Jérusalem depuis près de deux ans, la précédente ayant eu lieu un mois et demi après le début de la guerre actuelle au carrefour de Givat Shaul, où trois personnes avaient été tuées.

Les 6 victimes de l’attentat mortel de ce matin (lundi) au carrefour de Ramot à Jérusalem sont des résidents de Jérusalem et Tel Tsion.

    Lévi Its’hak Fesh : Il était âgé de 57 ans, résidente de Tel Tsion, travaillait à la Yechiva ‘Kol Torah’ dans le quartier de Beth Vegan à Jérusalem comme homme d’entretien. Dans le communiqué de la Yechiva, il est dit que la victime « accomplissait de nombreux actes de bonté, renonçait à ses biens, étudiait constamment la Torah ». La Yechiva a ajouté qu’il était bien connu dans tout le quartier de Beth Vegan comme une personne dévouée et pratiquant la charité.
Ce matin, il se rendait à la Yechiva en auto-stop avec un enseignant de la Yechiva. Une personne à la station de Ramot a demandé qu’il cède sa place dans le véhicule pour des soins médicaux, et Rav Its’hak a cédé sa place, est sorti du véhicule et a été assassiné environ 5 minutes plus tard.
Les funérailles auront lieu aujourd’hui à 16h30 depuis la maison funéraire Shamgar, et à 17h15 depuis la cour de la Yechiva – vers le mont du Repos, où il sera enterré.

Yaakov Pinto : Il était âgé de 25 ans, nouvel immigrant d’Espagne. Dans sa jeunesse, il a étudié à la Yechiva Nehoura puis à la Yechiva ‘Derekh Emouna’ à Lod. Il s’est marié avec son épouse Assnat au début de l’attaque iranienne – et servait comme guide à la Yechiva ‘Hedvat HaTorah’ à Jérusalem.

Israël Matsner : Il était âgé de 31 ans, est le fils du Rav Ouri Matsner du quartier Ramat Aharon à Bné Brak – le troisième d’une fratrie de trois. Dans sa jeunesse, il a étudié à la Yechiva ‘Nahalat David’ pour jeunes puis à la Yechiva Hevron. Après son mariage avec son épouse, fille du Gaon Rabbi Haïm Greinman, dirigeant du Kollel Taharot, il a étudié au Kollel dirigé par le Gaon Rabbi Haïm Tsvi Rosenberg dans le hall de la Yechiva Prechbourg à Guivat Chaoul.

Yossef David : Il était âgé de 43 ans, résidente du quartier de Ramot, se rendait au Kollel avec ses livres d’étude à la main. Son épouse sert comme jardinière d’enfants dans le quartier de Ramot. Il priait à la synagogue ‘Michkan Sarga’ à Ramot.

Mordekhaï Steintsag surnommé « Docteur Mark » : La victime, âgée de 79 ans, résidente de Ramot B, est le propriétaire de « La boulangerie du Docteur Mark » à Beth Chemech. Il a immigré des États-Unis il y a des dizaines d’années. En tant que cardiologue de formation, il vivait le domaine de la santé. La petite boulangerie artisanale qu’il a créée est devenue pionnière et leader dans le domaine des farines et pains sains et possède aujourd’hui plusieurs succursales – avec la succursale principale située à Beth Chemech.

Madame Sarah Mendelson : La victime, âgée de 60 ans, résidente du quartier Ramat Chelomo à Jérusalem.

 

Un étudiant de la Yechiva Habad d’Elad termine l’étude complète du Talmud en cinq ans et demi

Un étudiant de la Yechiva Habad d’Elad termine l’étude complète du Talmud en cinq ans et demi

 

L’étudiant Dovber Zaklas de la Yechiva Tomkhei Temimim d’Elad a achevé l’étude complète du Talmud en cinq ans et demi. Son grand-père, le Rav Shimon Eisenbach, Rabbin du quartier Hashakhmon à Eilat, lui a posé plusieurs questions sur cette remarquable réalisation qui a été célébrée lors de la cérémonie de fin d’année scolaire 5785.

 

Par le Rav Shimon Bentsion Eiseinbach

La décision de commencer cette aventure spirituelle

L’étudiant distingué Dovber Zaklas, élève de la petite Yechiva Tomkhei Temimim d’Elad, figurait parmi ceux qui ont terminé l’étude du Talmud cette année. Cet accomplissement a été souligné et célébré parmi les étudiants de la Yechiva et leurs parents lors de la fête de fin d’année scolaire Impressionné par cette réalisation, j’ai interrogé ce jeune prodige sur son parcours exceptionnel.

Quand as-tu décidé de commencer l’étude du Talmud ?
J’ai pris cette décision il y a quelques années, avant même d’entrer à la petite Yechiva, quand j’étudiais encore au Talmud Torah. J’ai décidé de commencer l’étude du Talmud, non pas comme un essai, mais comme un fait accompli : étudier l’intégralité du Talmud.

Un projet de longue haleine réalisé plus rapidement que prévu

Combien de temps a duré cette étude longue et exigeante ?
L’étude a duré environ cinq ans et demi.

Quand tu as commencé, avais-tu estimé combien d’années il te faudrait pour parcourir tout le Talmud ?
Quand j’ai commencé, j’estimais que cela prendrait au moins dix ans, mais finalement, avec l’aide divine, cela n’a pris que la moitié du temps que j’avais initialement planifié. Je pensais le terminer vers la fin de la grande Yechiva, mais le Ciel a fait que je le termine avant même d’entrer à la grande Yechiva.

Méthode d’étude et défis rencontrés

As-tu étudié le Talmud avec Rachi et les Tossafot ?
Non. J’ai principalement étudié avec les commentaires explicatifs comme Steinsaltz, Schottenstein et Metivta. Ainsi, il m’était facile d’avancer avec clarté et de ne pas me bloquer sur des questions ou un manque de compréhension des propos du Talmud.

Y a-t-il eu des traités particulièrement difficiles dans tout le Talmud ?
Il y a un dicton connu selon lequel « il est difficile d’être pauvre », et le sigle עני correspond aux premières lettres d’Erouvin, Nidda et Yevamot. J’ai effectivement constaté à quel point celui qui a prononcé cette phrase avait raison, car ces trois traités sont vraiment difficiles et défient énormément l’étudiant.

As-tu étudié tout le Talmud dans l’ordre ou es-tu passé d’un traité à l’autre selon un autre ordre ?
J’ai étudié dans l’ordre, de manière organisée. J’ai commencé par l’ordre Zeraïm, Moed, Nachim, etc., du début à la fin.

L’expérience d’apprentissage : défis et facilités

Qu’est-ce qui était le plus difficile pour toi : la première moitié du Talmud ou la seconde ? J’imagine que la seconde moitié était plus facile puisque tu avais plus d’expérience après avoir parcouru la première moitié
Non, exactement l’inverse. J’ai d’abord étudié l’ordre Moed où l’on apprend des sujets plus familiers, mais quand on arrive à la seconde moitié du Talmud, on est exposé à des sujets et des discussions qui sont parfois complètement nouveaux et presque totalement inconnus, ce qui est plus difficile que la première moitié.

Combien de temps faut-il pour étudier une page de Talmud en moyenne ?
Pour une page normale, cela prend entre vingt minutes et une demi-heure. Mais évidemment, il y a des pages plus longues ou plus complexes, et alors le temps s’allonge.

Y a-t-il un traité parmi tous ceux que tu as étudiés auquel tu t’es particulièrement attaché et que tu aimes plus que les autres ?
Je n’ai pas de traité de ce genre. Tous les traités sont égaux à mes yeux, sans préférence de l’un sur l’autre.

Organisation et discipline dans l’étude

Connais-tu d’autres étudiants qui ont décidé d’étudier tout le Talmud comme toi ?
Oui. Il y a un étudiant à la Yechiva qui est plus âgé que moi d’au moins un an, nommé Levi Kanelsky, et lui aussi a terminé le Talmud à la Yechiva Tomkhei Temimim de Kfar Habad. Sa réussite a été soulignée et célébrée avec lui à la Yechiva de Kfar Habad comme ils ont célébré avec moi à Tomkhei Temimim d’Elad.

L’étude du Talmud se faisait-elle seulement pendant le temps libre des programmes de la Yechiva ou empiétait-elle aussi sur les heures d’étude de la Yechiva ?
Elle n’empiétait pas sur les heures d’étude de la Yechiva car je veillais à n’étudier qu’en dehors des programmes de la Yechiva. Bien sûr, les jours de congé et entre les sessions, je réussissais à étudier une quantité plus respectable pendant ces jours-là, car mon temps était à ma disposition.

L’importance de l’étude du Rambam

Tu as sûrement eu des lacunes dans l’étude du Rambam, et je ne t’ai pas encore demandé si tu as veillé à étudier tout au long de ces années un chapitre ou trois chapitres du Rambam ?
J’ai toujours étudié trois chapitres du Rambam et non pas seulement un chapitre, et cela n’a fait que m’aider dans l’étude du Talmud. En effet, l’étude du Rambam, étant écrite de manière très organisée et avec de nombreux résumés, mettait de l’ordre dans ma tête, et de nombreuses discussions du Talmud ont acquis une clarté particulière précisément grâce à l’étude du Rambam.

Moments difficiles et persévérance

L’étude s’est-elle déroulée de manière continue tout au long des années d’apprentissage ou y a-t-il eu des interruptions et des moments de crise où tu as pensé abandonner l’idée et tout arrêter ?
Il ne fait aucun doute qu’il y a eu des périodes très difficiles et il y a eu aussi des moments durs où tu penses à baisser les bras, mais toujours le bon sens et le désir intérieur ont réussi à surmonter les obstacles et les empêchements, et j’ai réussi à avancer sans m’arrêter du tout.

As-tu étudié tout le Talmud y compris les Michnayot qui complètent les soixante traités ?
Malheureusement, je n’ai pas encore eu le temps d’étudier les Michnayot et j’espère les compléter bientôt.

Concilier différents types d’apprentissage

Y a-t-il eu une collision entre les études régulières de la Yechiva et l’étude du Talmud ?
Il y a clairement eu une collision entre les deux, car l’ordre d’étude enseigné à la Yechiva et l’étude de tout le Talmud sont deux types d’apprentissage complètement différents l’un de l’autre. L’un s’étudie plus en profondeur et lentement et demande plus d’approfondissement, l’autre consiste à apprendre le minimum et à se dépêcher autant que possible. Mais grâce à D.ieu, j’ai réussi à naviguer entre les deux malgré cette difficulté.

Y a-t-il des traités dont tu te souviens favorablement parce que tu as réussi à les étudier facilement ?
Il y a des traités comme Taanit, Moed Katan et Haguiga qui contiennent beaucoup d’Aggadot et le flux y est très rapide, et ils sont gravés chez moi comme des traités très faciles.

Rythme et horaires d’étude

Quand préférais-tu étudier : le matin ou le soir et la nuit ?
Tu ne peux pas choisir pour toi-même matin ou nuit, tu fais des efforts à chaque minute possible pour étudier et tu dois profiter de chaque minute pour réussir autant que possible, que ce soit le matin ou la nuit.

Conseils et encouragements pour les autres

Quel est le message pour tes amis ? Leur proposerais-tu aussi de se lancer dans cette « aventure » qui dure plus de cinq ans ?
Clairement oui. Je le leur proposerais et je les encouragerais à le faire sans leur cacher qu’il y a des jours ici et là qui sont difficiles, mais avec une volonté forte, ils réussiront à le faire et c’est recommandé car cela élève la personne vers de hauts sommets.

Projets d’avenir et nouvelles ambitions

Prévois-tu d’étudier à nouveau tout le Talmud dans l’avenir ?
En effet oui. Sauf que je ne sais pas quand je recommencerai. Je n’ai pas encore pris de décision sur le moment où je pourrai le faire et j’espère que cela arrivera bientôt.

Après avoir terminé le Talmud, as-tu des projets pour terminer d’autres parties de la Torah, comme par exemple terminer tout le Choulhan Aroukh et autres ?
Celui qui a cent veut deux cents, et il est évident qu’après avoir franchi tout le Talmud, l’envie se réveille aussi d’étudier d’autres parties de la Torah. Puissé-je y réussir.

Y a-t-il eu une figure particulière qui t’a influencé et sur laquelle tu peux pointer en disant qu’elle t’a fait persévérer dans l’étude de tout le Talmud ?
Il n’y a pas de telle figure. C’était ma décision depuis ce moment-là qui a mûri dans mon cœur et qui s’est développée de jour en jour et de mois en mois. Peut-être que c’était parce que j’ai pensé combien cela fait plaisir au Rabbi qui s’est exprimé plusieurs fois avec admiration quand il entendait que des Temimim étaient examinés sur une quantité respectable de pages de Talmud.

Aurais-tu été heureux d’avoir un partenaire d’étude pour apprendre le Talmud ensemble ?
Pas nécessairement. Je suis quelqu’un qui aime étudier seul et réussit aussi à étudier et avancer plus quand j’étudie seul.

Je te souhaite que grâce à la conclusion du Talmud, nous arrivions bientôt à la fin de l’exil qui perdure et que nous méritions la venue de notre juste Machia’h très bientôt, Amen.

 


Le Rav Chimon Aizenbakh : Une vie dédiée à la Chli’hout à Eilat

Le Rav Chimon Bentsion Aizenbakh, né en 1964 à Jérusalem, est l’émissaire du Rabbi à Eilat depuis 1986, où il dirige les institutions Habad de la ville et sert comme rabbin du quartier Hachamon. Reconnu pour son expertise dans l’étude du Rambam et son dévouement communautaire, il a transformé la vie juive à Eilat au cours de ses quatre décennies de service.

Formation et jeunesse

Né le 25 Elloul 5723 (1964) à Jérusalem, fils du Rav Its’hak Tsvi Aizenbakh, il fut nommé d’après son grand-père le Rav Chimon ben-Tsion Aizenbakh. Il grandit dans le quartier Habad de Jérusalem et étudia à la Yechiva Torat Emet puis à Tomkhei Temimim à Kfar Habad. En 5740 (1980), il eut le privilège de se rendre chez le Rabbi à New York et de recevoir un entretien privé.

Mission à Eilat

Après avoir consulté le Rabbi et des conseillers spirituels, il partit en mission à Eilat en 5746 (1986) avec sa famille. Il épousa Léa, fille du Rav Chmouël Yehouda Weinfeld, et dirigea dès lors les institutions éducatives Habad de la ville. Il développa considérablement les activités communautaires et devint une figure respectée de la ville.

Réalisations communautaires

Le Rav Aizenbakh établit le centre communautaire « Netsah Israël », la plus grande institution juive d’Eilat et de la vallée de l’Arava, avec une vaste bibliothèque spécialisée en littérature hassidique. Il créa également une réplique précise du Tabernacle selon l’interprétation de Rachi, construisit un nouveau Sefer Torah pour la communauté, et maintient d’excellentes relations avec les autorités locales, contribuant ainsi au rayonnement du judaïsme dans cette ville du sud d’Israël.

Habad à Moscou conclut avec succès sa saison estivale de colonies de vacances avec plus de 1000 enfants

Habad à Moscou conclut avec succès sa saison estivale de colonies de vacances avec plus de 1000 enfants

La communauté juive de Moscou vient de clôturer une saison exceptionnelle de colonies de vacances, accueillant plus de 1000 enfants et adolescents dans diverses activités éducatives et récréatives. Cette initiative, organisée par les institutions locales, témoigne du dynamisme croissant de la vie juive dans la capitale russe. Les programmes proposés ont combiné enseignement traditionnel, activités sportives et découverte du patrimoine culturel juif.

 

 

Les colonies moscovites ont proposé cette année une programmation particulièrement riche, adaptée aux différentes tranches d’âge. Les plus jeunes ont bénéficié d’activités ludiques centrées sur la découverte des traditions juives, tandis que les adolescents ont participé à des séminaires d’approfondissement et des projets communautaires.

« Nous avons organisé des ateliers de cuisine traditionnelle, des cours d’hébreu interactifs et des spectacles culturels », explique l’un des organisateurs. Les participants ont également eu l’opportunité de rencontrer des personnalités de la communauté et d’échanger sur leur identité juive dans le contexte russe contemporain.

Une mobilisation communautaire remarquable

Le succès de cette saison estivale repose sur l’engagement exceptionnel des bénévoles et des éducateurs. Plus de 200 encadrants ont contribué au bon déroulement des activités, créant un environnement chaleureux et sécurisant pour les jeunes participants.

Les familles ont massivement répondu à l’appel, témoignant de leur confiance envers ces programmes éducatifs. « Mes enfants reviennent chaque année avec enthousiasme. Ils y trouvent leurs repères et nouent des amitiés durables », confie une mère de famille de la communauté.

Cette mobilisation illustre la vitalité de la communauté juive moscovite, qui parvient à maintenir ses traditions tout en s’adaptant aux réalités contemporaines de la société russe.

Des retombées positives pour l’avenir

Au-delà de l’aspect récréatif, ces colonies de vacances constituent un investissement majeur dans la formation de la jeunesse juive moscovite. Les organisateurs observent que de nombreux anciens participants deviennent à leur tour bénévoles, créant une dynamique générationnelle positive.

Les responsables communautaires soulignent l’impact durable de ces programmes sur l’engagement des jeunes dans la vie juive. Beaucoup poursuivent leur implication dans les activités communautaires tout au long de l’année, participant aux offices du Chabbat et aux célébrations des fêtes.

Cette réussite encourage les organisateurs à développer davantage leurs programmes pour la saison prochaine. Des projets d’extension vers d’autres villes russes sont déjà à l’étude, témoignant de l’ambition de la communauté juive de Russie de renforcer son maillage éducatif sur l’ensemble du territoire.

La conclusion de cette saison estivale marque ainsi une étape importante dans le développement de la vie juive en Russie, démontrant la capacité de cette communauté à transmettre ses valeurs aux nouvelles générations dans un contexte géopolitique complexe.

 

 

Belgique : La Yechiva Loubavitch d’Anvers ouvre solennellement le « Zman Elloul »

Belgique : La Yechiva Loubavitch d’Anvers ouvre solennellement le « Zman Elloul »

La Yechiva Tomhei Tmimim d’Anvers ouvre solennellement le « Zman Elloul » avec près de cent étudiants venus de toute l’Europe. Cet établissement prestigieux accueille principalement les fils de Chlou’him européens et renforce l’enseignement du yiddish cette année. L’événement constitue un véritable mini-congrès des émissaires Habad du continent.

 

 

La Yechiva Tomhei Tmimim d’Anvers en Belgique a inauguré ce mardi le « Zman Elloul », période d’études intensive précédant les fêtes de Tichri. Cette institution d’élite du mouvement Habad-Loubavitch rassemble désormais près de cent étudiants, constituant un véritable vivier pour les fils d’émissaires de tout le continent européen.

Un rassemblement familial exceptionnel

La cérémonie d’ouverture s’est transformée en mini-congrès des Chlou’him européens, avec la présence nombreuse des parents venus accompagner leurs fils dans cette étape cruciale de leur formation. Ces jeunes gens intègrent les rangs des « Tmimim » – étudiants d’élite – selon la tradition hassidique établie par les Rabbis de Loubavitch.

L’établissement accueille les nouveaux arrivants dans le « Chiour Alef », aux côtés des classes supérieures « Chiour Beth » et « Chiour Guimel » pour les étudiants plus avancés. Cette organisation pyramidale permet un accompagnement personnalisé selon le niveau de chaque étudiant.

Une direction rabbinique renforcée

Le Rav Mena’hem Mendel Tverdovitz, directeur de la Yechiva, a prononcé les paroles d’ouverture aux côtés du Rav Chabti Slavitzki, président des institutions et Machpia général. Leurs interventions ont souligné l’importance de cette période d’Elloul dans la préparation spirituelle des futurs émissaires.

Moment fort de la journée : l’étude commune entre pères et fils du traité talmudique Baba Kama, programme d’étude de l’année. Cette séance d’apprentissage s’est déroulée dans une atmosphère d’enthousiasme et d’émotion palpable, témoignant de la transmission générationnelle qui caractérise le mouvement Habad.

Le yiddish au cœur du renouveau pédagogique

L’administration de la Yechiva annonce plusieurs innovations pour cette nouvelle année académique. L’équipe pédagogique s’enrichit de nouveaux Rabbanim, renforçant l’encadrement spirituel et intellectuel des étudiants.

L’accent sera particulièrement mis sur l’apprentissage du yiddish, qualifié par l’institution de « Dem Rebbin Shprakh » (la langue du Rabbi). Cette démarche s’inscrit dans une volonté de préservation culturelle et de retour aux sources du hassidisme. La direction considère cette langue comme essentielle à la compréhension profonde des enseignements du mouvement Loubavitch.

La Yechiva d’Anvers confirme ainsi son statut d’institution de référence pour la formation des futures générations d’émissaires Habad en Europe, alliant tradition séculaire et adaptation aux défis contemporains de la transmission du Hassidisme

 

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Six enfants ukrainiens franchissent le pas et decident de faire leur Brit Mila au Camp Yeka

Six enfants ukrainiens franchissent le pas et decident de faire leur Brit Mila au Camp Yeka

 

 

Six enfants du Camp Yeka en Ukraine ont courageusement décidé de faire leur Brith Milah cette semaine, rejoignant ainsi l’alliance éternelle d’Avraham Avinou. Parmi eux, Yan, un participant de longue date, a surmonté ses dernières hésitations grâce au soutien de ses encadrants. Cette démarche illustre la renaissance spirituelle de la jeunesse juive ukrainienne malgré les défis du conflit.

 

 

Au Camp Yeka Ukraine, l’identité juive ne se contente pas d’être enseignée, elle se vit pleinement. Cette semaine, six jeunes campeurs ont pris la décision capitale de faire leut Brith Milah, démontrant leur engagement profond envers leur héritage spirituel. L’histoire de Yan, campeur fidèle depuis près d’une décennie, symbolise cette quête d’authenticité religieuse qui anime la jeunesse juive ukrainienne, même en temps de guerre.

Un parcours spirituel de dix années

Yan représente l’essence même de la transformation spirituelle au Camp Yeka. Fidèle participant depuis près de dix ans, il a assisté à plus de vingt sessions du camp – été, hiver et Pessah confondus. Au fil des années, il a progressivement embrassé le judaisme, mais repoussait toujours cette étape decisive pour son âme.

Le déclic s’est produit lors d’un repas de Chabbat, quand son conseiller s’est assis à ses côtés pour un farbrenguen encourageant. Après une discussion approfondie sur l’importance de cette mitzvah, Yan a levé les yeux et déclaré avec détermination : « Cette fois, je la fais. »

Entre doutes et résolution finale

Quelques jours plus tard, la résolution de Yan a vacillé. Son meilleur ami, non-juif, l’avait menacé de rompre leur amitié s’il franchissait ce pas. Cette nuit-là, les encadrants du camp se sont discrètement assis à ses côtés sur un banc et ont entonné le chant emblématique « Yeka oh Yeka », suivi du nigoun de Shamil.

Tandis que les mélodies emplissaient l’air, Yan s’est mis à pleurer. Dans ce moment d’émotion pure, sa décision s’est cristallisée. Le lendemain, entouré de ses conseillers, il est entré dans la salle de brith avec courage et fierté.

Un impact au-delà des frontières du camp

À l’issue de la session ukrainienne, l’équipe du Camp Yeka a étendu son action en visitant de nombreuses familles vivant dans des villes et villages reculés de l’ouest de l’Ukraine. Ces déplacements apportent joie, inspiration et connexion communautaire à des enfants souvent isolés de leur héritage juif.

Parallèlement, la première session du Camp Yeka en Israël depuis trois ans a débuté. Les enfants juifs ukrainiens qui vivent en Terre Sainte depuis leur fuite du conflit découvrent désormais la même chaleur inoubliable et l’énergie spirituelle qui caractérisent Yeka.

Un appel urgent pour la continuation

Malgré le démarrage du camp, des fonds critiques restent nécessaires pour maintenir le programme. L’équipe Yeka fait face à un déficit de 70 000 dollars et lance un appel urgent au soutien pour garantir la poursuite de toutes les activités.

Le dévouement du mohel, Rav Alex Weiner, qui a voyagé dans cette région éloignée pour aider un autre juif à accomplir une mitzvah, mérite une reconnaissance particulière. Son sacrifice personnel illustre l’engagement exceptionnel nécessaire pour servir la communauté.

Cette renaissance spirituelle au Camp Yeka Ukraine témoigne de la résilience de l’identité juive face aux épreuves contemporaines, offrant à une nouvelle génération les clés de son héritage millénaire.

 

 

Tisha Beav à Moscou : La communauté juive de Moscou s’est réunie en masse à la synagogue centrale « Marina Roshcha »

Tisha Beav à Moscou : La communauté juive de Moscou s’est réunie en masse à la synagogue centrale « Marina Roshcha »

La communauté juive de Moscou s’est réunie en masse à la synagogue centrale « Marina Roshcha » pour observer le jeûne de Tisha Beav sous la direction du Grand Rabbin de Russie Berel Lazar. Cette commémoration solennelle du 9 Av a rassemblé des centaines de fidèles dans un élan de recueillement et de solidarité communautaire. L’événement a également donné lieu à une importante collecte de fonds caritatifs destinée aux familles nécessiteuses de la capitale russe.

 

 

La synagogue centrale de Moscou a accueilli les cérémonies traditionnelles de Tisha Beav, marquées par des prières, la lecture des Lamentations et une mobilisation caritative exceptionnelle orchestrée par le Rav Berel Lazar et son équipe.

Une mobilisation spirituelle exceptionnelle à Moscou

Samedi soir, à la sortie du Chabbat, la synagogue centrale « Marina Roshcha » de Moscou s’est transformée en un véritable centre de recueillement pour la communauté juive russe. Le jeûne de Tisha Beav, qui commémore la destruction du Temple de Jérusalem, a rassemblé une foule considérable venue participer aux offices traditionnels sous la houlette du Grand Rabbin de Russie, le Rav Berel Lazar.

L’atmosphère solennelle qui régnait dans l’enceinte sacrée témoignait de l’importance spirituelle de cette journée pour les fidèles moscovites. Dès l’office du soir, les participants ont pu entendre la lecture mélodieuse du livre d’Eikha (Lamentations) selon la tradition séculaire, suivie par la récitation des kinot (complaintes liturgiques) dans un esprit de deuil et d’espoir en la rédemption.

Des prières dès l’aube et une tradition caritative millénaire

Le lendemain matin, dès les premières heures, plusieurs groupes de prière se sont constitués pour l’office de Shaharit. Cette organisation en multiples minyanim (quorums de prière) a permis d’accueillir l’ensemble des fidèles souhaitant participer à cette journée de jeûne dans les meilleures conditions.

Respectant une coutume ancestrale, les responsables de la synagogue ont organisé une collecte de charité durant cette journée particulière. Cette initiative s’appuie sur l’enseignement talmudique selon lequel « la récompense du jeûne réside essentiellement dans la charité qui l’accompagne ». L’intégralité des sommes récoltées sera redistribuée aux organismes caritatifs locaux pour soutenir les familles nombreuses, les personnes démunies et isolées de la capitale russe.

Une logistique impressionnante pour la rupture du jeûne

L’organisation de cette journée a nécessité une coordination remarquable de la part des bénévoles et des responsables communautaires. L’équipe de « Grisha’s Tsimer », structure étroitement liée à la synagogue centrale, s’est particulièrement distinguée dans la préparation du repas de rupture du jeûne.

Cette préparation minutieuse a mobilisé de nombreuses femmes de la communauté qui ont confectionné chez elles des plats nutritifs et savoureux, ainsi que des bénévoles dévoués qui ont œuvré directement dans les locaux de la synagogue. Cette mobilisation collective illustre parfaitement l’esprit de solidarité qui anime la communauté juive moscovite.

À l’issue du jeûne, le Rav Mordekhaï Visberg, directeur de la communauté, a procédé à la cérémonie de Havdala marquant la fin de cette journée de recueillement. Les centaines de participants se sont ensuite retrouvés autour d’un repas convivial et généreux, concluant cette journée dans un esprit de gratitude et d’unité communautaire.

Cette célébration de Tisha Beav à Moscou témoigne de la vitalité de la vie juive en Russie et de l’attachement indéfectible de cette communauté à ses traditions millénaires, même dans un contexte géopolitique complexe.

 

 

 

 

Donald Trump suit l’intervention d’un émissaire Habad sur Fox News depuis Air Force One

Donald Trump suit l’intervention d’un émissaire Habad sur Fox News depuis Air Force One

 

Le président Donald Trump a regardé Fox News lors de son vol de retour d’Iowa à bord d’Air Force One, au moment même où le Rav Haim Mentz, directeur du Beth Habad de Bel Air en Californie, s’exprimait sur la crise des otages à Gaza. L’émissaire Habad a livré un message passionné questionnant les négociations avec le Hamas, demandant pourquoi le groupe terroriste « dictait toutes les règles du jeu ». Le timing de la publication ultérieure de Trump sur Truth Social, louant l’émission de Trace Gallagher, coïncide parfaitement avec l’intervention du Rav, suggérant que le président et son entourage ont été témoins de ces déclarations en direct.

 

 

Le président Donald Trump était à bord d’Air Force One avec plusieurs membres éminents de son administration, de retour d’une visite en Iowa, lorsqu’il a allumé Fox News. L’émission de Trace Gallagher diffusait à ce moment l’intervention du Rav Haim Mentz, directeur du Beth Habad de Bel Air, qui s’exprimait avec force sur la crise des otages à Gaza. Le Rav a critiqué la direction prise par les négociations avec le Hamas, questionnant pourquoi Israël devait répondre aux exigences d’un groupe terroriste. Trump a ensuite publié sur Truth Social des éloges pour l’émission de Gallagher, sans mentionner directement le Rav mais dans un timing qui suggère qu’il a assisté à son intervention.

Un vol présidentiel sous haute surveillance médiatique

Le président Trump effectuait son retour vers Washington depuis l’Iowa accompagné d’un entourage de premier plan. Parmi les passagers d’Air Force One se trouvaient les secrétaires de Cabinet Kristi Noem et Doug Burgum, ainsi que Brooke Rollins. L’équipe présidentielle comptait également des conseillers clés comme Stephen Miller et la cheffe de cabinet Susie Wiles.

C’est dans ce contexte officiel que le président a décidé de suivre l’actualité télévisée, choisissant Fox News pour s’informer pendant le trajet. Cette habitude présidentielle de regarder les chaînes d’information pendant ses déplacements n’est pas nouvelle, mais elle a pris une dimension particulière ce jour-là.

L’intervention marquante du Rav Haim Mentz

Au moment où l’équipe présidentielle suivait Fox News, l’émission de Trace Gallagher accueillait le Rav Haim Mentz, directeur du Beth Habad de Bel Air en Californie. Cette intervention télévisée a offert une tribune significative au représentant du mouvement Habad pour s’exprimer sur des questions d’actualité brûlante.

Le Rav Mentz a utilisé son temps d’antenne pour aborder avec passion la crise persistante des otages à Gaza et les négociations en cours avec le régime terroriste du Hamas. Son approche directe et sans compromis a marqué les téléspectateurs par sa clarté et sa détermination.

Un message sans équivoque sur les négociations

« Pourquoi le Hamas dicte-t-il toutes les règles du jeu ? » a questionné le Rav Mentz de manière pointue, reprochant l’approche actuelle des négociations. Cette interrogation directe reflétait l’approche du Rabbi de Loubavitch prônant le courage moral face au mal, une tradition bien ancrée dans la pensée Habad.

Le directeur du Beth Habad a remis en question la direction prise par les pourparlers, critiquant le fait qu’Israël soit contraint de répondre aux exigences d’un groupe qu’il a qualifié de « terroristes assoiffés de sang ». Cette prise de position ferme s’inscrivait dans une démarche de clarification morale des enjeux du conflit.

La réaction présidentielle sur Truth Social

Après le vol, Trump a publié sur sa plateforme Truth Social des commentaires élogieux sur l’émission qu’il venait de regarder. Il a particulièrement loué Trace Gallagher, qu’il a décrit comme un « journaliste totalement professionnel… très divertissant et très intéressant ».

Bien que la publication présidentielle ne mentionne pas directement le Rav Mentz, le timing de ce message coïncide parfaitement avec la diffusion de l’intervention du représentant Habad. Cette synchronisation temporelle n’a pas échappé aux observateurs.

Un public de premier plan pour le message Habad

Le fait que le président, ses conseillers et des membres du Congrès aient potentiellement été témoins en direct des remarques du Rav souligne l’impact possible de cette intervention. L’audience d’Air Force One comprenait des décideurs de premier plan de l’administration américaine, donnant une résonance particulière au message délivré.

Cette situation illustre comment les représentants du mouvement Habad peuvent atteindre les plus hautes sphères du pouvoir américain, même de manière indirecte, à travers les médias traditionnels. L’influence potentielle de telles interventions sur les décideurs politiques ne peut être sous-estimée dans le contexte géopolitique actuel.

 

 

 

Un aumônier militaire israélien inspire les jeunes avec ses récits de courage au front

Un aumônier militaire israélien inspire les jeunes avec ses récits de courage au front

 

Le Rav Major Shlomo Goldfarb, aumônier militaire ayant servi près de 600 jours en service actif depuis le 7 octobre, a captivé dimanche dernier les campeurs du Camp L’man Achai par ses témoignages bouleversants. Ses récits de foi et de dévouement sur les lignes de front ont profondément ému les participants, illustrant comment la spiritualité juive peut prospérer même dans les conditions les plus extrêmes. Cette visite exceptionnelle s’inscrit dans sa tournée de conférences à travers les États-Unis, où il partage son expérience unique de service religieux en temps de guerre.

 

 

Le Rav Major Shlomo Goldfarb a rendu visite au Camp L’man Achai après avoir achevé près de 600 jours de service actif dans Tsahal suite aux événements du 7 octobre. Pendant sa présentation, il a partagé des histoires extraordinaires de son rôle d’aumônier militaire, notamment l’installation de Mezouzot sur les bases militaires, la célébration de mariages et de circoncisions sur le terrain, et des événements miraculeux de protection divine. Son fils Mendel, membre du personnel du camp, avait créé le lien entre son père et l’établissement. La visite a profondément inspiré les campeurs, dont plusieurs ont pris des engagements spirituels, recevant en retour des souvenirs militaires personnels du Rav.

Une connexion familiale qui ouvre les portes

La présence du Rav Goldfarb au camp découle d’un lien personnel établi l’été dernier par son fils Mendel, membre dévoué du personnel du Camp L’man Achai. Mendel avait tissé des liens solides avec ses campeurs, maintenant le contact tout au long de l’année et continuant même à donner des cours.

L’impact de Mendel a été si remarquable que lorsque le chalia’h local a rapporté au Rav Goldfarb le dévouement exceptionnel du personnel du camp, ce dernier a décidé qu’il devait le constater par lui-même. Actuellement en tournée de conférences à travers les États-Unis, le Rav Goldfarb a passé le Chabbat précédent à Deal, dans le New Jersey, avant de se rendre au camp pour partager ses expériences extraordinaires avec les jeunes.

Des miracles sur les champs de bataille

Les récits du Rav Goldfarb ont révélé des aspects méconnus de son service militaire unique. Il a décrit son rôle essentiel consistant à s’assurer que les besoins religieux des soldats étaient satisfaits, même pendant les combats les plus intenses.

Une histoire particulièrement saisissante concernait une base où lui et son équipe avaient installé 35 nouvelles Mezouzot. Le jour même, cette base a subi une attaque directe de drone du Hezbollah. Miraculeusement, personne n’a été blessé et aucun dommage grave n’a été causé.

Dans un autre cas remarquable, sa communauté avait offert un Sefer Torah à l’armée. Bien que la base qui l’abritait ait été détruite lors d’une attaque ultérieure, le Sefer Torah est resté presque entièrement intact, constituant un signe évident de protection divine.

La spiritualité au cœur du conflit

Le Rav Goldfarb a également partagé des témoignages extraordinaires de célébration de la vie juive dans les conditions les plus difficiles. Il a raconté comment il avait fait imprimer le Tanya pour la première fois en Liban et en Syrie, allumé des menorahs à travers les zones de guerre, et maintenu les traditions juives même dans les environnements les plus hostiles.

Ses interventions créatives pour répondre aux besoins spirituels des soldats ont particulièrement marqué l’audience. Lorsqu’un soldat s’inquiétait de ses projets de mariage perturbés par la guerre, le Rav Goldfarb a célébré la cérémonie directement sur la base militaire avec sa fiancée.

Un autre soldat ne pouvait quitter le champ de bataille pour la brit mila ou le pidyon haben de son nouveau-né. Le Rav Goldfarb a apporté ces cérémonies sur le terrain, utilisant des solutions halakhiques créatives pour s’assurer que les mitzvot soient accomplies.

Un impact émotionnel profond sur les campeurs

L’assemblée des jeunes campeurs était captivée par ces récits. L’émotion était palpable dans l’assistance, culminant lorsqu’un campeur, visiblement ému, a levé la main pour déclarer : « Rav, je veux vous serrer dans mes bras. Je suis si fier de vous. » Les deux se sont embrassés, créant un moment empli de fierté juive et d’unité.

Le Rav Goldfarb a partagé des écussons militaires et a même offert sa casquette personnelle de Tsahal et ses tsitsit verts à des campeurs qui ont accepté de prendre des engagements spirituels, comme porter des tsitsit quotidiennement ou mettre les téfilines régulièrement.

Une inspiration durable

L’expérience a laissé un impact puissant et durable. De nombreux campeurs ont fait la queue après la présentation pour obtenir son autographe, poser des questions et exprimer leur admiration. L’atmosphère était électrisée par l’inspiration et la fierté d’être juif.

Plus tard dans la soirée, le Rav Goldfarb a poursuivi sa tournée avec un arrêt au Camp Emunah, répandant son message de force et d’émouna partout où il passe. Cette visite du 14 Tamouz 5785 restera gravée dans la mémoire des participants comme un témoignage vivant de la résistance spirituelle face à l’adversité.

 

 






 

Il faut (parfois) être jaloux – Hayom Yom 30 Sivan

Il faut (parfois) être jaloux – Hayom Yom 30 Sivan

 

 

 

La jalousie positive dans la tradition juive, en s’appuyant sur les enseignements d’un Rabbi.

Contrairement à l’idée répandue que la jalousie est uniquement négative, le texte explique qu’il existe deux formes de jalousie :

La jalousie négative : Désirer posséder ce que l’autre a (sa voiture, sa maison, etc.). Cette forme est condamnée par la Torah dans les Dix Commandements.

La jalousie positive : Admirer quelqu’un et vouloir lui ressembler, adopter ses qualités. L’exemple donné est celui de Rachel qui était « jalouse » de sa sœur Léa, non pas pour lui prendre quelque chose, mais pour développer ses propres qualités spirituelles.

Le principe fondamental

Le Rabbi enseigne une distinction cruciale entre les domaines matériel et spirituel :

  • Matériellement : Se contenter de ce qu’on a est la plus grande qualité (comme dit la Mishna : « Qui est riche ? Celui qui se suffit de ce qu’il a »)
  • Spirituellement : Se contenter de son niveau est le pire défaut. Il faut constamment aspirer à grandir

L’application pratique

Cette « jalousie positive » consiste à regarder ceux qui prient mieux, étudient plus, ou ont de meilleures qualités morales, et se dire : « C’est cela que je veux devenir. » Cette émulation spirituelle est présentée comme nécessaire pour progresser.

Le message final est que le maximum qu’on peut faire spirituellement est le minimum qu’on exige de nous.

Hayom Yom 30 Sivan

La lecture de la Paracha, deux fois chaque verset et une fois le Targoum, se fait verset par verset. On lit également la Haftara ou les deux Haftarot, si c’est Chabbat Roch ‘Hodech ou si on lit des Parachyot jointes.

(Bien évidemment, ceci ne concerne que celui qui lit seul cette Paracha. Au moment de la lecture de la Torah, en revanche, pendant le Chabbat, on ne lit que la Haftara spécifique de ce Chabbat.)

L’Admour Hazaken répondit à un jeune homme particulièrement doué, qu’il reçut pour la première fois, en 5555 (1795), à Lyozna:

«Le spirituel et le matériel sont, par essence, opposés. Ce qui constitue une qualité dans le domaine matériel est un défaut, dans le spirituel.

Dans le domaine matériel, le plus grand est celui qui se contente de ce qu’il possède. Celui qui possède cette qualité et s’emploie au service de D.ieu parviendra à la plus haute élévation.

Dans le domaine spirituel, par contre, se satisfaire de son niveau est un grand défaut et conduit, D.ieu nous en garde, au déclin.»

 

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Reïch Lakish : l’extraordinaire métamorphose du gladiateur devenu géant du Talmud

Reïch Lakish : l’extraordinaire métamorphose du gladiateur devenu géant du Talmud

L’histoire de Rabbi Chimon Ben Lakich illustre l’une des transformations les plus saisissantes de l’histoire juive. Ce colosse du IIIe siècle abandonna les arènes sanglantes et la vie de brigand pour devenir l’un des plus grands sages du Talmud. Son alliance intellectuelle avec Rabbi Yohanan marqua l’apogée de l’époque talmudique et démontre que la repentance peut transformer même les erreurs passées en mérites. Son parcours exceptionnel continue d’inspirer près de deux millénaires après sa disparition.

Du savoir sacré aux arènes sanglantes : un parcours tragique dans l’ombre de Rome

Reïch Lakish grandit en terre d’Israël, probablement à Tibériade, dans un environnement propice à l’étude de la Torah. Sa jeunesse fut consacrée à l’apprentissage des textes sacrés auprès des principaux sages de sa génération, bénéficiant d’une éducation rabbinique de premier plan. Cette formation solide lui donna les bases intellectuelles qui resurgiront plus tard de manière éclatante.

Pourtant, les circonstances historiques bouleversèrent tragiquement son destin. Le IIIe siècle constituait une période particulièrement sombre pour les Juifs en terre d’Israël. L’Empire romain, dans sa volonté d’affaiblir définitivement la résistance juive après les révoltes de Bar Kokhba, imposait des décrets impitoyables. Les autorités menaient une campagne systématique visant à expulser les agriculteurs juifs de leurs terres ancestrales, leur infligeant un fardeau fiscal délibérément oppressant pour les contraindre à l’exode.

Cette pression économique insoutenable força de nombreux Juifs à abandonner leurs traditions pour survivre. Contraint de chercher d’autres sources de revenus, Reïch Lakish, doté d’une force physique immense et exceptionnelle, se tourna vers l’une des professions les plus dangereuses mais aussi les plus lucratives de l’époque : gladiateur. Cette activité, considérée comme particulièrement méprisée dans la société juive car associée à l’idolâtrie romaine et à l’effusion de sang, l’éloigna définitivement de ses racines spirituelles.

Les gladiateurs menaient une existence précaire et brutale. Sachant qu’ils allaient probablement mourir dans ces arènes cruelles, la plupart d’entre eux vivaient intensément l’instant présent. L’effusion de sang, la violence et l’anarchie faisaient partie de leur quotidien. En peu de temps, Reïch Lakish devint un gladiateur célèbre dans les amphithéâtres de Césarée et d’autres villes de l’empire. Contrairement à la plupart de ses pairs qui périssaient rapidement, il survécut, témoignant de capacités guerrières exceptionnelles.

Selon certaines sources talmudiques, il vécut également dans le désert où il dirigeait une bande de criminels, survivant comme hors-la-loi dans les montagnes de Judée. Le Midrash Pirkei D’Rabbi Eliezer rapporte que « lui et ses compagnons vivaient dans les montagnes et volaient tous ceux qui croisaient leur chemin ». Cette période sombre, marquée par la violence et le banditisme, semblait définitivement sceller son destin loin de la Torah et des valeurs de ses ancêtres.

La rencontre providentielle : quand la beauté spirituelle reconnaît la force cachée

Le tournant décisif survint lors d’une rencontre fortuite avec Rabbi Yohanan bar Nafha au bord du Jourdain, événement qui changea non seulement leurs vies mais l’histoire même du Talmud. Le Talmud babylonien relate cette scène mémorable avec une précision remarquable : Rabbi Yohanan, né à Tzippori en Galilée et célèbre dans tout le monde juif pour sa beauté physique exceptionnelle et l’absence de barbe sur son visage, se baignait paisiblement dans les eaux du fleuve sacré.

Reïch Lakish, l’apercevant de loin dans cette posture, le prit pour une femme en raison de son apparence délicate et juvénile. Attiré par cette beauté, il se jeta impétueusement dans l’eau, découvrant avec surprise qu’il s’agissait d’un homme. Cette méprise initiale, loin d’être anecdotique, révèle la puissance magnétique de la beauté spirituelle qui émane des grands tsadikim.

Rabbi Yohanan, loin d’être intimidé par cette apparition soudaine et menaçante, fut au contraire impressionné par la force physique extraordinaire du gladiateur. Avec la perspicacité mystique qui caractérise les grands sages, il perçut immédiatement le potentiel spirituel caché sous l’apparence du combattant. Il lui lança alors cette phrase prophétique qui changea le cours de l’histoire : « Votre force devrait être consacrée à la Torah. » Cette interpellation révèle la capacité remarquable du sage à discerner l’âme pure sous les couches de violence et de corruption extérieures.

Reïch Lakish, avec l’audace et la franchise qui le caractérisaient, rétorqua sans se laisser impressionner : « Votre beauté devrait être dédiée aux femmes. » Cette répartie, loin d’offenser le maître, révéla au contraire l’intelligence vive et l’esprit libre du gladiateur. Rabbi Yohanan y reconnut les qualités d’un futur géant de la Torah : l’indépendance d’esprit, le courage intellectuel et la capacité à défier même les autorités les plus respectées.

Comprenant l’importance de ce moment providentiel, Rabbi Yohanan proposa alors un accord qui transformerait leurs vies à jamais : il donnerait sa sœur, aussi belle que lui, en mariage au gladiateur si ce dernier acceptait de retourner au judaïsme et de consacrer entièrement son énergie à l’étude de la Torah. Cette proposition scellait une alliance entre la beauté spirituelle et la force physique, entre la sagesse acquise et le potentiel brut. Reïch Lakish accepta sans hésitation, épousant la sœur du sage et abandonnant définitivement les arènes pour retrouver le chemin de ses ancêtres.

L’émergence d’un géant intellectuel : quand la force devient sagesse transcendante

Le retour de Reïch Lakish au Beth Midrach révéla rapidement que les soupçons de Rabbi Yohanan étaient fondés. Son extraordinaire puissance physique s’avérait être la manifestation extérieure de sa force spirituelle et intellectuelle latente. Avec son talent immense, son énergie inépuisable et une diligence qui stupéfiait ses contemporains, il acquit rapidement une connaissance si complète des lois de la Torah qu’il se retrouva sur un pied d’égalité avec son maître Rabbi Yohanan.

Il devint rapidement l’un des principaux érudits du Beth Midrach de Tibériade, alors centre juif le plus important du monde, où se réunissaient les plus grands sages de leur génération. Sa transformation spectaculaire confirmait l’enseignement qu’il formula lui-même plus tard : « Une personne ne commet une transgression que si un esprit de folie la pénètre. » Son essence profonde, celle d’un géant de la Torah, n’avait jamais été altérée par ses égarements extérieurs.

La complémentarité entre les deux hommes devint légendaire dans le monde talmudique. Le Talmud de Jérusalem les désigne explicitement comme « les deux grandes autorités » et « deux des grands hommes du monde ». Leur méthode d’étude révolutionna l’approche talmudique : Reïch Lakish était généralement celui qui soulevait objections et défis, remettant en question pratiquement tout ce que disait Rabbi Yohanan. Cette dialectique créatrice, loin d’être destructrice, visait à clarifier et approfondir chaque question.

Comme l’explique avec admiration le sage Oula : « Quand il discutait de sujets halakhiques, c’était comme s’il arrachait les montagnes par les racines et les frottait les unes contre les autres. » Cette métaphore saisissante illustre la puissance intellectuelle dévastatrice de Reïch Lakish dans l’analyse talmudique. Personne ne l’égalait en termes de diligence et d’empressement à étudier la Torah. Sa force physique s’était entièrement muée en force spirituelle.

Une anecdote révélatrice du Talmud de Jérusalem illustre parfaitement leur interdépendance intellectuelle et l’intrépidité légendaire de l’ancien gladiateur. Lors d’une séance d’étude sur les lois relatives au Nasi – chef spirituel du peuple et président du Sanhédrin – qui commet une transgression, Reïch Lakish demanda audacieusement : « Si un Nasi a commis un péché, peut-il être fouetté ? » Recevant une réponse affirmative, il poursuivit : « Si un Nasi a été fouetté, peut-il être remis à son poste ? » La réponse négative s’appuyait sur la crainte qu’il n’exécute ses juges par vengeance.

Lorsque Rabbi Yehouda Nasi, petit-fils du célèbre Rabbi Yehouda HaNasi auteur de la Michna, entendit parler de cette discussion, il se sentit personnellement insulté et ordonna l’arrestation de Reïch Lakish. Averti qu’il serait arrêté, ce dernier s’enfuit du Beth Midrach, refusant de se soumettre à une autorité qu’il jugeait abusive. Le lendemain, lorsque Rabbi Yehouda Nasi demanda à Rabbi Yohanan de prononcer un enseignement de Torah, celui-ci tenta d’applaudir d’une seule main, démontrant symboliquement qu’il était incapable d’exprimer ses idées sans son partenaire d’étude.

Cette démonstration muette mais éloquente convainquit le Nasi de l’erreur de son jugement. Non seulement il permit le retour de Reïch Lakish, mais il alla personnellement le chercher pour le ramener. Touché par cette humilité inattendue, Reïch Lakish lui déclara : « Tu as agi de la même manière que D.ieu. Au lieu de m’envoyer un messager, vous êtes venu en personne. » Cependant, quand le Nasi lui demanda pourquoi il avait posé des questions si offensantes, Reïch Lakish répondit avec une fermeté inébranlable : « Pensiez-vous vraiment que j’arrêterais d’enseigner les vérités de la Torah par peur de vous ? »

La force au service de la vérité : de l’épée à la sagesse, l’alchimie de la repentance parfaite

L’ancien hors-la-loi devint paradoxalement le plus grand symbole d’honnêteté et d’intégrité de toute la littérature talmudique. Il évitait scrupuleusement de s’associer avec quiconque dont il n’était pas entièrement convaincu de la probité, refusant de parler en public avec des personnes au caractère ou à la fiabilité douteuse. Le Talmud enseigne que toute personne à qui Reïch Lakish parlait dans la rue pouvait recevoir un prêt sans avoir besoin de garants, tant sa recommandation implicite était considérée comme une garantie absolue de moralité.

Cette transformation morale radicale s’accompagnait d’une conservation remarquable de ses capacités physiques, qu’il mit désormais au service de causes nobles. Il conserva son courage légendaire et ses prouesses guerrières pour protéger les innocents et défendre la justice. Un récit saisissant du Talmud de Jérusalem illustre cette alchimie extraordinaire entre son passé de combattant et sa nouvelle vocation spirituelle.

Lorsque Rabbi Imi fut capturé par une bande de criminels, Rabbi Yohanan, malgré sa grandeur spirituelle, déclara avec un réalisme amer : « Enveloppez le mort dans son linceul », considérant la situation comme désespérée. Mais Reïch Lakish, faisant appel à toute son expérience d’ancien gladiateur et de chef de brigands, affirma avec détermination : « Je vais tuer ou être tué pour le libérer. J’irai le ramener avec mes forces. » Grâce à sa force physique exceptionnelle, sa maîtrise parfaite de l’épée et son expérience intime dans la lutte contre les criminels, il parvint à négocier efficacement la libération de son collègue.

Cette action héroïque symbolise parfaitement le concept talmudique de « techouva motivée par l’amour de D.ieu » : une transformation spirituelle si complète et authentique que les péchés passés se transforment rétroactivement en mérites. L’ancien gladiateur put sauver une vie précisément grâce aux compétences acquises dans son passé criminel. S’il n’avait jamais appris à manier l’épée, s’il n’avait jamais connu la mentalité et les méthodes des criminels, Rabbi Imi n’aurait jamais été libéré.

Cette expérience profondément transformatrice permit à Reïch Lakish de formuler l’un des enseignements les plus révolutionnaires du Talmud : « La repentance découlant de l’amour de D.ieu est si grande que les péchés prémédités sont jugés comme s’ils étaient des mérites. » Cette déclaration ne provient pas d’une spéculation théorique mais de son vécu le plus intime, de sa compréhension personnelle du processus de transformation spirituelle.

On peut imaginer les pensées qui rabaissèrent l’esprit de Reïch Lakish cette nuit-là, seul dans le Beth Midrach après avoir sauvé Rabbi Imi. Son maître Rabbi Yohanan, sans doute le plus grand sage de son temps, avait abandonné le prisonnier pour mort, n’ayant aucune aptitude à affronter les bandits. Lui seul, grâce à son passé apparemment honteux, avait pu accomplir cet acte de sauvetage. Ses péchés passés étaient devenus, dans ce contexte nouveau, la base de son plus grand mérite : sauver une vie humaine.

La dialectique de la vérité : deux géants dans l’arène intellectuelle

La relation entre Reïch Lakish et Rabbi Yohanan transcendait le simple rapport maître-disciple pour devenir un partenariat intellectuel d’une richesse inégalée. Bien que Reïch Lakish ait acquis l’essentiel de ses connaissances auprès de Rabbi Yohanan, il étudia également avec d’autres sages, développant sa propre approche méthodologique et ses idées originales. Il n’était pas dans l’ombre de son illustre beau-frère mais brillait de sa propre lumière.

Dans leurs discussions talmudiques, Reïch Lakish jouait généralement le rôle de l’opposant systématique, soulevant des objections et des défis à chaque affirmation de Rabbi Yohanan. Cette méthode dialectique ne visait jamais à établir qui avait raison, mais à parvenir ensemble à une compréhension plus profonde et plus fondée de chaque question. Quiconque étudie leurs discussions dans le Talmud pourrait croire qu’ils étaient en désaccord sur tout, alors qu’en réalité ils collaboraient dans une recherche commune de la vérité.

Leur complémentarité était si parfaite que Rabbi Yohanan reconnaissait ouvertement sa dépendance intellectuelle vis-à-vis de son partenaire. Comme il l’expliqua plus tard à Rabbi Elazar ben Pedat : « Lorsque j’adoptais une loi, il soulevait 24 objections et je lui donnais 24 réponses, puis nous parvenions à une compréhension complète de cette loi. » Cette méthode révolutionnaire, mêlant rigueur analytique et passion spirituelle, influença profondément toutes les générations suivantes de Rabbanim.

Malgré le leadership naturel et la personnalité dominante de Rabbi Yohanan, Reïch Lakish maintenait une position totalement indépendante. Dans les diverses disputes entre eux, la halakha était généralement déterminée selon Rabbi Yohanan, ce que Reïch Lakish acceptait volontiers, reconnaissant la supériorité de son maître. Cependant, sur plusieurs questions importantes, la halakha fut établie selon ses vues, et parfois sa logique implacable forçait même Rabbi Yohanan à abandonner son opinion initiale.

Cette indépendance intellectuelle reflétait la personnalité unique de Reïch Lakish : un mélange remarquable de bienveillance et d’humilité personnelles d’une part, et de génie idéologique, voire d’extrémisme principiel d’autre part. Sur le plan personnel, il ne se mettait jamais en colère contre quiconque. Mais en matière de Torah et de principes, il ne favorisait personne – pas même les dirigeants les plus puissants de son époque. Ses enseignements contenaient des déclarations courageuses non seulement à l’égard des masses, mais aussi à l’égard des autorités établies.

La fin tragique : quand les mots détruisent ce que l’amour avait construit

Tragiquement, cette amitié exceptionnelle et cette collaboration intellectuelle légendaire connurent une fin dramatique qui marqua la fin de toute une époque. Le Talmud rapporte avec une précision douloureuse comment un seul mot malheureux détruisit des décennies de complicité et d’amour mutuel.

Un jour, les deux maîtres débattaient à quel stade de leur production les armes – épées, couteaux ou lances – devaient être considérées comme achevées et donc susceptibles de devenir rituellement impures. Au cours de cette discussion technique complexe, Rabbi Yohanan, peut-être dans un moment de légèreté ou de plaisanterie malheureuse, déclara qu’un « voleur » comprenait naturellement son métier et connaissait mieux que quiconque les armes et les outils de son domaine, faisant ainsi allusion au passé de son beau-frère.

Cette remarque, apparemment anodine, frappa Reïch Lakish comme un coup de poignard au cœur. Profondément offensé que Rabbi Yohanan évoque publiquement son passé après tant d’années de transformation et de respectabilité, il rétorqua avec une amertume qui révélait la profondeur de sa blessure : « Si tel est le cas, en quoi m’avez-vous amélioré en me faisant étudier la Torah ? Avant, parmi les gladiateurs, on m’appelait Maître, et maintenant, ici, on m’appelle Maître ! » Cette réponse suggérait que son statut n’avait pas fondamentalement changé, remettant en question la valeur même de sa transformation.

Rabbi Yohanan, choqué par cette apparente ingratitude et par la remise en cause de son rôle salvateur, demanda avec stupéfaction : « Ne vous suffit-il pas que je vous ai amené sous la protection des ailes de la Chekhina, de la Présence Divine ? » Cette réponse révélait à quel point il était blessé par l’incompréhension de son beau-frère, qui semblait ne pas mesurer l’immensité du don spirituel qu’il avait reçu.

Les conséquences de cette confrontation douloureuse furent immédiates et terribles. Rabbi Yohanan se sentit profondément blessé dans son amour et sa générosité. Peu de temps après cette dispute, Reïch Lakish tomba gravement malade, maladie que les sages attribuèrent au fait qu’il avait manqué de respect à son maître et bienfaiteur. Malgré tous les efforts pour le soigner, Reïch Lakish mourut, emportant avec lui une partie de l’âme de Rabbi Yohanan.

Après cette disparition brutale, Rabbi Yohanan fut plongé dans un chagrin si profond qu’il ne parvint plus à fonctionner normalement. Les autres sages, témoins de ses souffrances dues à l’absence de son meilleur ami et partenaire d’étude, envoyèrent l’un des meilleurs érudits de la Torah de l’époque, Rabbi Elazar ben Pedat, pour lui tenir compagnie et tenter de le consoler.

Le Talmud nous raconte que ce dernier s’assit respectueusement devant Rabbi Yohanan et, lorsque le maître enseignait, Rabbi Elazar ben Pedat répondait invariablement : « Il y a un Baraïta qui justifie ce que dit le Maître. » Cette attitude déférente, qui aurait dû être réconfortante, ne fit qu’aggraver la douleur de Rabbi Yohanan. Un jour, n’en pouvant plus, il explosa : « Pensez-vous que vous ressemblez à Reïch Lakish ? Lorsque j’adoptais une loi, il soulevait 24 objections et je lui donnais 24 réponses, puis nous parvenions ensemble à une compréhension complète de cette loi. Mais vous, vous me dites simplement : ‘Il y a un Baraïta qui confirme ce que vous dites’. Pensez-vous que je ne sais pas si mes évaluations sont correctes ? »

Cette explosion révélait la profondeur de sa nostalgie et l’irremplaçable valeur de leur relation intellectuelle. Rabbi Yohanan quitta alors la Maison d’étude, déchira ses vêtements en signe de deuil éternel et, parcourant les rues en sanglotant, s’écria répétitivement : « Où es-tu, Ben Lakish ? Où es-tu, Ben Lakish ? » Il pleura ainsi jusqu’à perdre la raison. Les sages, voyant sa détresse inconsolable, supplièrent D.ieu d’avoir pitié de lui. Peu de temps après, Rabbi Yohanan mourut à son tour, emporté par un chagrin qui avait brisé son âme.

Un héritage éternel : quand la mort scelle l’immortalité

La mort simultanée de ces deux géants clôtura définitivement un chapitre glorieux de l’histoire du Talmud de Jérusalem et de l’étude de la Torah en terre d’Israël. Pendant des siècles, personne ne prit leur place, et leur niveau d’excellence intellectuelle et spirituelle demeura inégalé. En fait, peu de sages dans toute l’histoire juive ont eu une vie aussi riche, émouvante et transformatrice que celle de Reïch Lakish.

Pendant près de deux millénaires, Reïch Lakish et Rabbi Yohanan sont demeurés les enseignants et les compagnons d’étude de tous les Juifs qui se penchent sur le Talmud, à travers toutes les générations et dans tous les pays de la diaspora. Ils apparaissent si fréquemment dans la littérature talmudique et leurs discussions sont si engageantes et inspirantes que lorsque nous étudions un passage dans lequel ils figurent, nous avons l’impression qu’ils sont vivants, assis à nos côtés dans le Beth Midrach.

Le surnom même de « Reïch Lakish » porte une signification profonde qui résume toute sa trajectoire. Contrairement aux surnoms des autres sages, qui sont généralement des abréviations de leurs noms, celui-ci revêtait une dimension supplémentaire. Son nom fut simplifié en « Reïch » – initiale de Rabbi Chimon – et « Lakish », le nom de son père. En araméen, « Reïch » signifie « chef ou dirigeant ». Son surnom suggérait ainsi son rôle de leader non seulement parmi les sages de la Torah, mais aussi dans son passé de gladiateur et de chef de brigands. Cette combinaison unique d’associations – passé criminel et présent sanctifié – créait le composite extraordinaire de « Reïch Lakish ».

Parmi les innombrables enseignements de Reïch Lakish cités dans le Talmud, l’un d’eux résonne avec une beauté particulièrement poétique et révèle la tendresse cachée de cet ancien guerrier : « Le monde n’existe que grâce à l’encouragement des enfants qui étudient la Torah. L’étude de la Torah par les jeunes ne doit pas être interrompue, même pour construire le Temple. » Cette déclaration révèle comment l’homme qui avait vécu dans la violence la plus extrême était devenu le défenseur le plus passionné de l’innocence et de l’éducation.

L’histoire de Reïch Lakish continue de résonner avec une actualité saisissante dans notre époque troublée. Dans un monde où l’on tend à cataloguer définitivement les individus selon leurs erreurs passées, son enseignement rappelle que chaque être humain porte en lui une étincelle divine indestructible, capable de briller à nouveau quand on sait la reconnaître et l’honorer. Sa transformation spectaculaire prouve qu’aucun égarement n’est définitif et que la plus grande force peut devenir la plus pure sagesse quand elle trouve sa véritable direction.

 

Les élèves de l’école Chné-Or célèbrent Chavouot dans la joie et l’apprentissage

Les élèves de l’école Chné-Or célèbrent Chavouot dans la joie et l’apprentissage

 

 

L’école des filles Chné-Or s’est transformée en véritable ruche d’activités pour préparer la fête de Chavouot, cette célébration majeure du calendrier juif qui commémore le don de la Torah au mont Sinaï. Les élèves de tous niveaux ont participé à des ateliers pédagogiques enrichissants, mêlant tradition religieuse et moments festifs. Cette préparation minutieuse illustre parfaitement la mission éducative de l’établissement qui place l’étude de la Torah au cœur de son projet pédagogique.

Des salles de classe fleuries pour honorer la Torah

Dans les différentes classes de l’école Chné-Or, l’atmosphère était particulièrement festive. Les élèves, vêtues de leurs uniformes bleus caractéristiques, ont participé à la décoration de leurs espaces d’apprentissage avec des roses délicates, symbole traditionnel de Chavouot. Ces fleurs rappellent la beauté et le parfum de la Torah, enseignement central de cette fête religieuse.

« Voir nos élèves préparer avec tant d’enthousiasme cette fête si importante nous remplit de fierté », confie une enseignante de l’établissement. « Elles comprennent véritablement le sens profond de Chavouot et l’importance de recevoir la Torah dans nos cœurs. »

Les salles de classe ont été spécialement aménagées pour l’occasion, avec des supports pédagogiques adaptés à chaque niveau. Les plus jeunes ont découvert les traditions de Chavouot à travers des activités ludiques, tandis que leurs aînées ont approfondi l’étude des textes sacrés et des commentaires rabbiniques.

Une Torah magnifiée par les ornements floraux

Le moment le plus émouvant de cette préparation a sans doute été la décoration de la Torah elle-même. Recouverte d’un magnifique tissu vert orné de fleurs roses et blanches, elle trônait majestueusement dans la cour de l’école. Cette mise en scène exceptionnelle permet aux élèves de visualiser concrètement l’importance et la sainteté des Écritures.

Les jeunes filles ont participé activement à cette décoration, apprenant par la même occasion les règles de respect et de vénération dues aux rouleaux de la Torah. « C’est un privilège extraordinaire de pouvoir approcher la Torah d’aussi près et de participer à sa beauté », explique une élève de terminale.

Cette tradition de fleurir la Torah lors de Chavouot trouve ses racines dans les enseignements talmudiques qui comparent les mots de la Torah aux fleurs d’un jardin parfumé. Les élèves de Chné-Or perpétuent ainsi une coutume millénaire avec respect et dévotion.

L’enseignement du Rabbi de Loubavitch : les enfants, garants de la Torah

L’école Chné-Or s’inspire particulièrement des enseignements du Rabbi de Loubavitch, qui a toujours encouragé avec force la participation des enfants aux célébrations de Chavouot. Selon sa vision prophétique, les enfants constituent les véritables garants de notre Torah, porteurs de l’avenir du peuple juif.

« Le Rabbi de Loubavitch nous a enseigné que les enfants possèdent une pureté d’âme qui les rend particulièrement réceptifs aux enseignements de la Torah », explique la directrice de l’établissement. « Leur enthousiasme naturel et leur capacité d’émerveillement en font les gardiens privilégiés de notre héritage spirituel. »

Cette philosophie éducative imprègne toutes les activités organisées à l’école lors de Chavouot. Chaque élève est considérée comme un maillon essentiel de la chaîne de transmission, responsable de préserver et de transmettre les valeurs de la Torah aux générations futures. Cette responsabilité, loin d’être un fardeau, devient source de fierté et de motivation pour les jeunes filles.

Des festivités gourmandes qui rassemblent toute l’école

La dimension festive de Chavouot n’a pas été oubliée dans les célébrations de l’école Chné-Or. Les élèves ont eu la joie de déguster des glaces et des friandises, tradition culinaire associée à cette fête qui célèbre l’abondance et la douceur de l’enseignement divin.

Ces moments de partage et de convivialité renforcent les liens entre les élèves de différents niveaux. « Les glaces, c’est notre tradition préférée de Chavouot ! », s’exclame joyeusement une élève de primaire, son cornet à la main. Ces instants de bonheur simple contribuent à ancrer positivement les valeurs religieuses dans le quotidien des jeunes filles.

L’organisation de ces festivités demande un travail considérable de la part de l’équipe pédagogique, qui veille à maintenir l’équilibre entre apprentissage et célébration. Cette approche pédagogique permet aux élèves d’associer l’étude religieuse à des souvenirs heureux et marquants, conformément aux recommandations du Rabbi de Loubavitch qui prônait la joie dans l’accomplissement des mitzvot.

Un événement pédagogique avec une mascotte attachante

L’école a également organisé un événement spécial mettant en scène une mascotte bleue sympathique, entourée de livres symbolisant l’apprentissage et la sagesse. Cette initiative originale a particulièrement séduit les plus jeunes élèves, qui ont pu allier jeu et découverte des valeurs éducatives chères à l’établissement.

« Notre mascotte représente la joie d’apprendre et l’amour des livres », précise la directrice pédagogique. « Elle aide nos élèves les plus jeunes à comprendre que l’étude peut être source de plaisir et d’épanouissement. »

Cette approche moderne et ludique témoigne de la capacité de l’école Chné-Or à adapter ses méthodes pédagogiques tout en préservant l’authenticité de l’enseignement traditionnel. Les livres disposés autour de la mascotte rappellent que Chavouot célèbre avant tout le don du livre des livres : la Torah.

L’enthousiasme des élèves lors de ces célébrations démontre la réussite du projet éducatif de l’école Chné-Or. En associant rigueur pédagogique et moments festifs, l’établissement forme des jeunes filles épanouies, fières de leur héritage religieux et préparées à transmettre à leur tour ces valeurs précieuses. Cette préparation à Chavouot restera assurément un souvenir marquant pour toutes les participantes, qui portent désormais en elles la responsabilité d’être les gardiennes de la Torah, selon l’enseignement du Rabbi de Loubavitch.

 

 

 

Le guide incontournable de Chavouot 5785 du Beth Loubavitch tiré à 20.000 exemplaires et diffusé par mail à 15.000 destinataires

Le guide incontournable de Chavouot 5785 du Beth Loubavitch tiré à 20.000 exemplaires et diffusé par mail à 15.000 destinataires

Le Beth Loubavitch dévoile son tant attendu guide complet pour célébrer Chavouot 5785 qui se tiendra du 1er au 3 juin 2025. Cette publication exceptionnelle, tirée  à 20.000 exemplaires papier et diffusé par mail à 15.000 destinataires supplémentaires, offre aux familles juives tous les outils nécessaires pour vivre une fête authentique et profonde. Véritable compagnon spirituel, ce guide transforme l’expérience de cette célébration majeure du calendrier hébraïque en rendant accessible à tous la profondeur de ses traditions.

 

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Un joyau éditorial pour tous les foyers juifs

Soigneusement élaboré ce guide de Chavouot du Beth Loubavitch se distingue par sa présentation élégante et son approche pédagogique accessible.

« Notre ambition était de créer bien plus qu’un simple calendrier – nous avons élaboré un véritable compagnon spirituel qui accompagne les familles tout au long de cette fête fondatrice, » explique le Rav Mendel Azimov, directeur du Beth Loubavitch. Le résultat est à la hauteur des attentes : un document de référence tiré à 20.000 exemplaires papier et diffusé par mail à 15.000 destinataires supplémentaires.

Le guide se démarque par son contenu structuré qui aborde les multiples dimensions de Chavouot, depuis ses aspects symboliques et jusqu’aux détails pratiques de sa célébration. Des articles de fond comme « Le défi de Chavouot : transformer le 3 en 1 » côtoient des informations essentielles comme les horaires précis d’allumage des bougies pour l’Île-de-France.

Des enseignements profonds pour une fête vécue pleinement

L’article central du guide explore la symbolique du chiffre trois dans la tradition juive et son lien avec Chavouot. S’appuyant sur les enseignements du Rabbi de Loubavitch, il explique comment cette fête nous invite à percevoir l’unité divine dans un monde caractérisé par la diversité.

« C’est le 6 du mois de Sivan que D.ieu nous donna la Torah, en ce mois de Sivan, troisième de l’année juive, » peut-on lire dans l’article phare. « Le chiffre 3 a l’air bien important ici. Le Talmud (Chabbat 88a) le souligne : ‘Béni soit le Miséricordieux qui a donné une Torah triple à un peuple triple par un né en troisième le troisième jour du troisième mois.' »

À travers des explications claires et des références aux textes sacrés, le guide permet à chacun d’approfondir sa compréhension de cette fête qui commémore le don de la Torah au Mont Sinaï. Il détaille également les différents noms de Chavouot – Zman Matane Toraténou, ‘Hag Hachavouot, ‘Hag Hakatsir et ‘Hag Habikourim – chacun reflétant une dimension particulière de la célébration.

Pratique et complet pour une célébration réussie

Le guide ne néglige aucun aspect pratique de la fête. Les fidèles y trouveront un calendrier détaillé indiquant que les bougies de Yom Tov doivent être allumées avant 21h28 en région parisienne le dimanche 1er juin, veille de Chavouot. Les textes des bénédictions sont présentés en hébreu avec leur translittération, facilitant leur récitation pour tous.

Les traditions spécifiques à Chavouot sont expliquées avec précision : la veillée d’étude la première nuit, l’importance d’écouter la lecture des Dix Commandements à la synagogue le lundi 2 juin, et la consommation traditionnelle de plats lactés dont l’origine est détaillée dans le guide.

« Pour célébrer dignement le grand jour du don de la Torah, les Juifs s’empressèrent de préparer des plats à base de lait, » explique le texte. « En souvenir du dévouement qu’ils manifestèrent ainsi pour le respect de la loi juive, nous prenons traditionnellement un repas à base de lait le premier jour de Chavouot. »

Un impact transformateur sur la vie juive contemporaine

« Les différents guides édités par le Beth Loubavitch tout au long de l’année ont littéralement révolutionné notre façon de célébrer les fêtes, » témoigne Rachel Cohen, mère de trois enfants résidant à Paris 19e. « Ce ne sont pas de simples calendriers ou livrets d’instructions, mais de véritables compagnons spirituels qui nous accompagnent à chaque étape importante du cycle juif. »

Rachel se souvient avec émotion de sa première rencontre avec ces publications : « Avant, nous nous contentions de suivre mécaniquement les rituels sans vraiment en saisir la portée. Maintenant, chaque tradition prend tout son sens pour notre famille. Nos enfants posent des questions pertinentes, mon mari et moi approfondissons constamment notre connaissance, et nos célébrations sont devenues infiniment plus riches et significatives. »

Daniel Bensimon confirme l’importance de ces guides : « Le Beth Loubavitch remplit admirablement sa mission de rendre la tradition juive accessible à tous. Ces guides permettent à chaque famille, quelle que soit sa pratique religieuse, de s’approprier nos fêtes dans leur dimension la plus authentique. »

Disponible gratuitement dans les centres communautaires, synagogues et commerces casher d’Île-de-France, le guide peut également être consulté en ligne sur www.loubavitch.fr ou reçu sur simple demande auprès du siège parisien du Beth Loubavitch, rue Lamartine. À quelques semaines de Chavouot 5785, il s’impose comme la référence incontournable pour tous ceux qui souhaitent vivre pleinement cette fête fondatrice du judaïsme.

 

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Un élan nouveau à la Yéchiva : L’arrivée des Talmidim Hachlou’him

Un élan nouveau à la Yéchiva : L’arrivée des Talmidim Hachlou’him

La Yéchiva Tiferet Bahourim de Sarcelles Village connaît un renouveau significatif grâce à l’arrivée d’une équipe de Talmidim Hachlou’him. Ces jeunes Ba’hourim Habad, pleinement investis dans la vie de la Yéchiva et de la communauté, ont transformé l’ambiance générale par leur présence constante, leur enseignement et leur dévouement. Découvrez comment cette initiative dynamise la communauté et prépare de nouveaux projets innovants pour la rentrée 2025.

 

Cette année a marqué un véritable tournant à la Yéchiva Tiferet Bahourim de Sarcelles Village. Nous avons eu le mérite d’accueillir une équipe de Talmidim Hachlou’him — de jeunes Ba’hourim Habad venus s’immerger totalement dans la vie de la Yéchiva et de la communauté, dans un cadre structuré, constant et vivant.

Ils se sont investis avec assiduité dans l’étude, ont renforcé leur avodat Hachem, et surtout, ont su influencer positivement leur entourage par leur exemple, leur chaleur, leur étude et leur dévouement.

Depuis plusieurs années, la Yéchiva propose des cours quotidiens, matin et soir, couvrant des sujets variés tels que la Guemara, la Hala’ha, la ‘Hassidout, etc. Mais cette année, avec l’arrivée des Talmidim Hachlou’him, un nouveau cap a été franchi. Il ne s’agit plus simplement de cours ponctuels ou d’interventions limitées dans le temps : leur présence constante et leur engagement quotidien ont profondément transformé l’ambiance générale, l’intensité de l’étude et l’évolution spirituelle auprès de la communauté.

Une présence constante, une influence durable

Cette nouvelle dynamique a renouvelé l’ambiance de la Yéchiva et du village. Leur implication permanente crée une énergie inspirante, une chaleur visible, une motivation qui se propage.

Ils ont œuvré dans différents domaines, notamment :

  • La création d’une véritable ambiance d’étude au sein de la Yéchiva toute la journée, Ils ont également transmis des cours de Torah dans différents contextes, tels que au sein de la Yéchiva, dans des bureaux, ou même à domicile – rendant la Torah accessible à tous, partout.
  • La visite aux familles à travers le village, en posant de nouvelles Mézouzot, faisant vérifier les existantes, mettant les Tefiline, partageant un mot de Torah, et surtout, en créant un lien chaleureux et vivant avec chacun.
  • Les visites dans les écoles juives de la région, pour mettre les Tefiline aux élèves qui en ont besoin, répondre à leurs questions et renforcer leur attachement à la Torah et aux Mitsvot. Ces visites régulières permettent d’instaurer un lien fort avec les jeunes, en leur apportant encouragement, écoute et inspiration dans leur quotidien scolaire.
  • L’encadrement du club ados / centre aéré. Alliant études et activités, ils ont apporté un accompagnement de qualité et un encouragement constant aux plus jeunes.
  • Les Farbrenguens, moments de rassemblement, d’étude et d’inspiration, ont pris une place centrale grâce à leur présence, tout comme les liens personnels qu’ils ont su tisser avec les jeunes et les adultes pour les accompagner, les écouter, les conseiller et les motiver dans leur avancement personnel.
  • Lors des fêtes, par leur engagement. à Hanoucca, ils ont sillonné le village, s’assurant que chacun allume la Hanoukia,sans oublier ceux dans l’impossibilité de se déplacer. À Pourim, ils ont parcouru rues et immeubles pour lire la Méguila, et transmettre la joie profonde de la fête dans chaque foyer.

Un cadre idéal, propice à l’étude et à l’épanouissement

Ce projet prend place dans dans un lieu unique et privilégié, en plein cœur de Sarcelles Village.

La Yéchiva est installée sur un terrain de plus de 3 000 m², entouré de pelouse, d’un vaste jardin arboré, et d’espaces ouverts qui offrent calme, sérénité et inspiration. Un environnement paisible, propice à l’étude, ressourçant et calme, idéal pour une vie de Yéchiva dynamique et équilibrée.

Tout est sur place, pour répondre aux besoins spirituels comme matériels :

  • Une synagogue chaleureuse, où résonnent les voix de l’étude et de la prière durant les Chabbat, les fêtes et en semaines. l’espace accueille également les activités communautaires et éducatives : farbrenguens, cours, clubs ados ou diverses rencontres s’y déroulent dans une ambiance conviviale et vivante.
  • Et surtout, un mikvé moderne récemment construit, directement sur place, permettant aux Ba’hourim de s’y immerger sans avoir à se déplacer.

Ce programme est encadré par l’implication active et la direction attentive d’une équipe rabbinique expérimentée, aux côtés des Talmidim Hachlou’him au quotidien, tant sur le plan de l’étude, que sur celui des conditions matérielles, répondant à tous leurs besoins pratiques : Rav Mendy Bitton, Chalia’h de Sarcelles Village depuis plus de 15 ans. Ainsi que le Rav Lévy Goldberg, Mendy Bensoussan et Dan Benais.

Ils participent activement à l’organisation, à la pédagogie et à la vie quotidienne de la Yéchiva, en donnant des cours de Niglé, de Hassidout. Ils assurent également un accompagnement attentif et personnalisé, tout en veillant à ce que les conditions matérielles permettent un bon fonctionnement, et en étant à l’écoute des besoins de chacun au quotidien.

La Yéchiva assure les repas tous les jours de la semaine matin, midi et soir, ainsi que les repas de Chabbat. Les Talmidim Hachlou’him disposent également d’une cuisine équipée, leur permettant de préparer des repas supplémentaires et autres…

Un appartement récemment rénové, situé à seulement trois minutes à pied de la Yéchiva, est mis à leur disposition. Il comprend des chambres, salles de bains et toutes les commodités nécessaires, offrant ainsi un cadre de vie confortable. Tout le nécessaire est fourni pour leur permettre de profiter pleinement de leur Chli’hout et de leur étude dans les meilleures conditions.

Implication dans le nouveau projet

Pour la rentrée de septembre 2025, la Yéchiva lance un nouveau projet avec l’ouverture de la classe « Incubateur ». Cette nouvelle initiative vise à accueillir les jeunes dans un cadre unique, combinant formation en marketing digital, design et stratégie numérique avec une approche spirituelle profonde et hassidique.

Les étudiants suivront chaque matin un programme d’études et de développement spirituel, avant de se consacrer l’après-midi à une formation pratique dans des domaines modernes et innovants, tels que le marketing digital et le design. L’objectif est de préparer les jeunes à des carrières dans le monde numérique tout en maintenant une base solide de valeurs du judaïsme.

Les Talmidim Hachlou’him joueront un rôle central dans ce programme. Grâce à leur expérience et à leur engagement, ils accompagneront les étudiants en leur offrant des conseils, des d’expérience et en restant un lien constant de soutien spirituel. Leur présence au sein de l’Incubateur permettra de combiner de manière harmonieuse le développement professionnel et spirituel, garantissant ainsi un cadre d’étude et de croissance équilibré pour les jeunes.

 

 

 

Horaires des Shiva de Mme Dvorah Liberow à Brunoy

Horaires des Shiva de Mme Dvorah Liberow à Brunoy

La communauté juive de Brunoy se recueille cette semaine pour honorer la mémoire de Mme Dvorah Liberow, dont le départ laisse un vide immense au sein des fidèles. Les Chiva, période traditionnelle de deuil dans le judaïsme, se dérouleront au domicile familial situé au 16 rue Jules Ferry, à Brunoy, où proches et amis pourront venir présenter leurs condoléances.

Mme Dvorah Liberow était une figure respectée au sein de la communauté Loubavitch de Brunoy, connue pour son dévouement et sa bienveillance envers tous. Son engagement auprès des institutions communautaires a marqué profondément ceux qui l’ont côtoyée au fil des années. Particulièrement investie dans les œuvres de bienfaisance, elle incarnait les valeurs de solidarité et de générosité chères à la tradition Habad.

« Mme Liberow représentait pour nous tous un modèle de droiture et d’altruisme », témoigne un membre de la communauté qui l’a connue pendant de nombreuses années. « Sa porte était toujours ouverte pour accueillir ceux qui cherchaient conseil ou réconfort. »

Horaires de visite : tous les jours à partir de 10h00.
Horaires des Minyanim :
Jeudi 8 mai  (4 minyanim)
Cha’harit : 8h30, 9h30, 10h30
Min’ha : 21h00
Arvit : 22h00
Vendredi 9 mai  (4 minyanim)
Cha’harit : 8h30, 9h30, 10h30
Min’ha : 14h00
Dimanche 11 mai  (4 minyanim)
Cha’harit : 8h30, 9h30, 10h30
Min’ha : 21h00
Arvit : 22h00
Fin des Shiva : Lundi 12 mai  (4 minyanim)
Cha’harit : 7h00, 8h00

L’héritage de Mme Dvorah Liberow dépasse le cadre familial pour toucher l’ensemble de la communauté de Brunoy. Son engagement auprès des institutions éducatives Habad a contribué à transmettre aux jeunes générations l’importance des valeurs juives traditionnelles.

À 16 fois la vitesse du son : Comment les Houthis ont-ils déjoué le bouclier aérien israélien ?

À 16 fois la vitesse du son : Comment les Houthis ont-ils déjoué le bouclier aérien israélien ?

La faction houthie aurait utilisé une arme hypersonique d’un nouveau type dans sa récente attaque contre Israël. L’engin, qui se serait écrasé près de l’aéroport international Ben Gourion, représente une escalade significative des capacités militaires du groupe yéménite. Les systèmes de défense israéliens, malgré leur sophistication reconnue, n’ont apparemment pas réussi à intercepter complètement ce projectile.

 

Un missile d’un nouveau type aux capacités inconnues

Selon plusieurs médias arabes, le missile lancé par les Houthis dimanche et qui a touché les environs de l’aéroport Ben Gourion serait un missile hypersonique d’un nouveau type. Cette hypothèse est renforcée par la communication officielle du porte-parole houthi qui, contrairement à son habitude, n’a pas précisé le modèle exact de l’arme utilisée dans ses déclarations récentes. « Le porte-parole s’est contenté de mentionner un ‘missile hypersonique’, sans spécifier qu’il s’agissait du ‘Palestine 2’ comme il le fait habituellement », note l’analyste Its’hak Abouhatséra.

Cette omission délibérée dans les deux dernières déclarations officielles pourrait indiquer l’utilisation d’une technologie nouvelle ou modifiée, représentant potentiellement une évolution significative dans l’arsenal balistique des rebelles yéménites.

Des caractéristiques techniques redoutables

Jusqu’à présent, les Houthis utilisaient principalement le missile hypersonique « Palestine 2 », dont les spécifications techniques sont relativement connues des services de renseignement occidentaux. Ce modèle, annoncé l’année dernière par le groupe, dispose d’une portée impressionnante de 2000 kilomètres et pèse environ 4,5 tonnes.

Sa caractéristique la plus redoutable reste sa vitesse exceptionnelle, atteignant 16 fois celle du son (Mach 16), ce qui complique considérablement son interception par les systèmes de défense antimissile conventionnels. Malgré cette difficulté technique majeure, les systèmes de défense aérienne israéliens, considérés parmi les plus performants au monde, avaient jusqu’à présent réussi à faire face à cette menace avec une efficacité relative.

Un impact significatif sur les infrastructures stratégiques israéliennes

Les sirènes d’alerte ont retenti dimanche dans de nombreuses régions d’Israël suite au lancement du missile depuis le Yémen. L’impact a été confirmé dans l’enceinte de l’aéroport international Ben Gourion, bien que les autorités militaires n’aient pas encore précisé s’il s’agissait de la tête explosive du missile, de fragments ou de débris d’interception.

« Ce qui est certain, c’est que les systèmes de défense aérienne ont échoué à intercepter complètement le missile », confirme une source militaire qui souhaite garder l’anonymat. Cet échec relatif soulève des questions sur l’efficacité des boucliers antimissiles israéliens face à cette nouvelle génération d’armements hypersoniques.

Les conséquences immédiates ont été significatives : l’activité de l’aéroport a été temporairement suspendue, les accès routiers bloqués et le trafic ferroviaire interrompu dans la zone pendant environ 45 minutes. « Après vérification et autorisation de la police, les opérations ont repris et les barrages ont été levés », précise le communiqué officiel des autorités aéroportuaires.

Une enquête militaire en cours sur l’échec de l’interception

L’armée israélienne a immédiatement ouvert une enquête sur cet incident grave, particulièrement concernant les circonstances de l’échec d’interception. « Tsahal doit comprendre pourquoi nos systèmes de défense, parmi les plus sophistiqués au monde, n’ont pas réussi à neutraliser cette menace », explique un expert en défense antimissile.

Cette attaque intervient dans un contexte d’escalade continue entre Israël et l’axe de résistance soutenu par l’Iran, dont les Houthis constituent l’une des branches les plus actives. « Le fait que les rebelles yéménites puissent désormais toucher avec précision l’infrastructure aéroportuaire la plus importante d’Israël représente un développement stratégique majeur », analyse un spécialiste des questions militaires au Moyen-Orient.

Les forces armées israéliennes devront désormais adapter leurs systèmes de défense face à cette menace évolutive, alors que les tensions régionales continuent de s’intensifier. La capacité des Houthis à développer ou à acquérir des armements de plus en plus sophistiqués témoigne également de l’approfondissement de leurs relations avec leurs soutiens étrangers, notamment l’Iran, qui dispose d’une expertise reconnue dans le domaine des missiles balistiques et des technologies hypersoniques.

 

 

Habad en Ukraine : Un soldat ukrainien découvre ses origines juives lors d’une distribution de Matsot sur sa base

Habad en Ukraine : Un soldat ukrainien découvre ses origines juives lors d’une distribution de Matsot sur sa base

Un moment émouvant au cœur du conflit : alors que la guerre fait rage en Ukraine, un jeune militaire apprend son héritage familial caché depuis des générations

 

Dans l’ombre du conflit qui déchire l’Ukraine depuis plus de trois ans, des histoires profondément humaines continuent d’émerger, rappelant que même en temps de guerre, des découvertes personnelles peuvent transformer des vies. C’est précisément ce qui s’est produit lors d’une visite de l’émissaire à Kiev, le Rav Jonathan Markovitch, sur une base militaire ukrainienne.

À l’approche de la fête de Pessah, le Beth Habad de Kiev poursuit activement ses initiatives auprès des soldats en première ligne. Cette semaine, sur une base militaire abritant une unité d’élite non loin de la capitale ukrainienne, le Rav Jonathan Markovitch organisait une distribution de Matso lorsqu’un moment extraordinaire s’est produit.

Un jeune soldat, conversant avec sa mère au téléphone pour lui raconter cette visite inhabituelle, a reçu une révélation inattendue : sa grand-mère maternelle était juive. Une information que sa famille lui avait cachée jusqu’à ce jour.

Stupéfait par cette révélation, le militaire s’est immédiatement tourné vers le Rav Markovitch. Après une brève conversation, il a été confirmé que selon la loi juive traditionnelle (halakha) – qui reconnaît comme juive toute personne née d’une mère juive – ce jeune homme était effectivement lui-même juif. Le Rav et le soldat ont convenu de se retrouver lors de la prochaine permission du militaire pour approfondir la signification de cette nouvelle identité.

« C’était un moment aussi surprenant qu’émouvant, de voir ce jeune soldat découvrir soudainement son héritage juif, » confie le Rav Markovitch. « Ces dernières années, de plus en plus d’Ukrainiens renouent avec leur identité juive, précisément grâce à l’activité visible et continue de la communauté dans l’espace public, qui bénéficie du soutien des autorités. »

Cette découverte personnelle s’inscrit dans un contexte plus large de réappropriation identitaire en Ukraine, où de nombreuses familles avaient dissimulé leurs origines juives pendant l’ère soviétique par crainte des persécutions.

Parallèlement à ces initiatives sur le front, Beth Habad de Kiev se prépare à organisé des Sedarim communautaires publics dans plusieurs endroits de la ville. Elle fournit également des colis de fête aux survivants de l’Holocauste, aux personnes âgées et aux nécessiteux. Ces colis comprennent des Matsot, du vin, des produits alimentaires de base et des Haggadot , et sont livrés directement au domicile de ceux qui ne peuvent pas se déplacer pour participer aux événements communautaires.

Cette histoire illustre comment, même dans les circonstances les plus difficiles, la transmission culturelle et religieuse persiste, parfois de manière inattendue. Pour ce jeune soldat ukrainien, engagé dans la défense de son pays, cette découverte représente non seulement un héritage familial retrouvé, mais potentiellement une nouvelle dimension à son identité personnelle en ces temps troublés.

 

 

Message de Pessa’h de Binyamin Netanyahou : Espoir et résilience en temps d’épreuve

Message de Pessa’h de Binyamin Netanyahou : Espoir et résilience en temps d’épreuve

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu adresse un message solennel aux Israéliens pour la fête de Pessah, évoquant les chaises vides des otages, des soldats tombés et des blessés, tout en rappelant la force et la résilience du peuple israélien face à l’adversité. Dans ce discours empreint d’émotion et de détermination, il appelle à l’unité nationale et à la confiance en l’avenir malgré les épreuves traversées depuis le 7 octobre.

 

Mes frères et mes sœurs, citoyens d’Israël, durant la nuit du Séder, nous nous réunissons tous avec nos proches et racontons l’histoire de notre peuple qui est passé de l’esclavage à la liberté. Mais en cette fête, dans de nombreuses familles, des chaises resteront vides – les chaises de nos proches otages qui se trouvent encore en captivité du Hamas, les chaises de ceux qui sont tombés héroïquement sur le champ de bataille, et les chaises de nos proches blessés qui luttent pour revenir à la vie dans les services de réadaptation.

Mais de ce fond s’élève la voix claire de nos héros tombés, comme le dernier message de Kenah Vizel, de mémoire bénie, qui a écrit à sa famille : « Ne soyez pas tristes quand vous vous séparez de moi, chantez, soutenez-vous les uns les autres, car nous sommes une génération de rédemption. » Et en effet, nous sommes la génération de la renaissance, la génération de la victoire.

Ensemble, nous ramènerons nos otages, ensemble nous vaincrons nos ennemis, ensemble nous embrasserons nos blessés, et ensemble nous inclinerons la tête à la mémoire de nos morts. Le 7 octobre, certains croyaient que nous nous noierions dans la mer face aux menaces de l’ennemi, mais non seulement nous ne nous sommes pas noyés, nous nous sommes levés comme un seul homme et, d’une main forte et d’un bras tendu, nous avons brisé l’axe du mal.

Le monde entier regarde avec étonnement notre peuple ancien des jours qui, fois après fois, triomphe de ceux qui cherchent à nous détruire. À chaque génération, ils se dressent contre nous, et le Saint, béni soit-Il, et l’esprit de nos combattants nous sauvent de leurs mains.

Bénédictions pour la fête de la liberté, fête de Pâque cachère à tout le peuple.