Dans le Dvar Ma’lhout sur la Paracha Bamidbar, le Rabbi explique que ‘par sa nature un homme ne peut pas connaître le repos et la sérénité s’il n’a pas conscience et s’il ne ressent pas le but de son existence, et c’est précisément quand il ressent la raison et le but de son existence qu’il connait le repos de l’âme et du corps, et son repos personnel influence et apporte aussi le repos dans le monde entier’.
Nous sommes sans cesse confrontés à des changements. Dans l’espace, nous sommes constamment en mouvement, obligés de nous rendre d’un endroit vers un autre endroit. Dans le temps, nous vieillissons et passons d’un état vers un autre état. Tous ces changements qui interviennent dans les domaines de l’espace et du temps sont à l’opposé d’une situation de repos.
Cela est aussi vrai dans pour ce qui concerne notre service divin, pour la Mitsvah d’aimer D.ieu, qui inclut en elle les 248 Commandements positifs, et pour la Mitsvah de craindre D.ieu, qui inclut en elle les 365 interdits.
Il est écrit :’Tu aimeras L’Eternel ton D.ieu de tout ton cœur’, or, même l’amour ressenti dans le cœur est sujet à des changements. La ‘Hassidout parle du mouvement du bas vers le haut qu’elle appelle : Ratso, et du mouvement du haut vers le bas : Chov. Ces deux mouvements peuvent être définis de la manière suivante.
Lorsqu’un Juif ressent durant sa prière un amour très fort pour D.ieu, et que son âme est alors attirée vers sa source (cette impulsion de l’âme vers sa source est appelée Ratso), au point qu’elle serait prête à quitter le corps. Il est impératif après la prière que cet homme exprime cet amour intense de D.ieu qui est né dans son cœur pendant la prière, et qu’il fasse descendre cet amour dans le réceptacle de l’étude de la Torah, ou dans celui de l’accomplissement des Commandements divins. Ce retour de la lumière vers le bas est appelé Chov.
Cependant, dans le Dvar Mal’hout, le Rabbi nous enseigne que l’essentiel de notre travail consiste à ‘revenir à Un’ :
אם רץ לבך שוב לאחד
Cette déclaration du ‘Séfer ha Yètsira’ (Livre attribué à Avraham Avinou) souligne l’importance de ne pas se laisser envahir par nos émotions, mais de ‘revenir à Un’.
Le Rabbi déclare donc que ‘la perfection de notre service divin est atteinte dans la paix, le repos, au point que même dans une situation de changements, de mouvements tels que Ratso et Chov, on éprouve le sentiment d’une paix profonde. Cela n’est possible que lorsque l’on ressent la Volonté de D.ieu, dans tous les détails de notre service divin’.
Le but de notre service divin ne consiste pas seulement à élever notre âme et à ressentir un amour élevé pour D.ieu, que l’on exprimera dans notre prière et notre étude de la Torah, pour ensuite élever à nouveau notre âme vers un plus haut niveau encore…
‘Revenir à ‘Un’ signifie que l’on doit revenir toujours à la conscience que l’on accomplit la Volonté unique de l’Unique de ce monde. Cette prise de conscience a pour effet que le cœur ne sera plus sujet aux changements et aux mouvements, mais au contraire, le sentiment d’accomplir la Volonté de D.ieu apporte la paix en nous-mêmes et dans tous les détails de notre service divin.
De la même façon, le Chabbat est un jour de repos, spirituel et physique, qui a la force de bénir et d’insuffler de la vitalité à tous les jours de la semaine, car en ce jour l’Eternel dévoile les raisons et Son intention d’avoir créé le monde. Dans ce cas ‘revenir à Un’ signifie que le jour du Chabbat nous prenons conscience du contenu profond de notre existence, de la raison pour laquelle nous avons été créés.
Nous voyons donc que le véritable repos est lié à l’esprit, et c’est la raison pour laquelle le don de la Torah est venu achever la Création, car par le don de la Torah le peuple d’Israël a connu la paix intérieure. L’Eternel parle aux enfants d’Israël avec la Voix de la Torah, et les Paroles de L’Eternel apaisent l’esprit de ceux qui l’entendent. Aussi, de même que la voix de l’homme unit les sentiments aux mots (l’esprit avec la matière), lorsque l’homme accomplit ‘la Voix de la Torah’, il réalise sa mission d’unir l’Esprit divin avec ce monde matériel, et c’est de cette façon que l’homme peut enfin connaître le repos. C’est la prise de conscience de notre propre mission qui nous apporte la paix.
Le dévoilement de l’Essence divine à Matan-Torah s’exprime par le fait que le Nom divin ‘Havayéh’ Se révéla dans l’âme et dans le corps de chaque Juif. Hachem dévoila Son Essence dans la Torah ainsi qu’il est écrit ‘J’ai écrit Mon Essence et Je L’ai donnée’. Cela eut pour effet que même lorsque l’âme descend dans l’obscurité du monde et s’habille dans le corps, elle est toujours ‘une parcelle véritable de Divinité d’en-haut’ et quand un Juif étudie la Torah ou accomplit les Commandements divins, la force du lien qui l’unit à son Père qui est dans le ciel se dévoile dans son âme.
C’est à ce sujet qu’il est dit : ‘Je (Anohi) suis L’Eternel (Havayéh) Ton D.ieu (Elokeï’ha) : Ano’hi représente ici le dévoilement de l’Essence divine et avec Matan-Torah L’Eternel (Havayéh) est devenu Ton D.ieu (Elokeï’ha), c’est à dire que la possibilité nous fut donnée de dévoiler en nous-mêmes (l’âme dans le corps) l’Essence divine.
‘Revenir à ‘Un’ signifie que l’on médite à l’Essence divine et au fait qu’elle est élevée au-dessus du monde et au-dessus de ce qui est au-delà du monde. C’est précisément pour cela que l’Essence divine peut pénétrer et agir dans tous les endroits, qu’ils soient matériels ou spirituels, et tout cela provient de la perfection infinie de l’Essence.
Seule l’Essence divine a le pouvoir de transformer l’obscurité en lumière. L’Essence agit sur tous les sujets de l’existence car elle est au-delà de tous ces sujets, au-delà de toutes les particularités et de tous les détails qui composent les mondes spirituels et matériels. Elle est divine, et échappe donc à toutes les limites et c’est pour cela qu’elle seule détient la force de transformer le monde en une demeure pour D.ieu.
Dès-lors, nous pouvons comprendre que l’une des raisons pour lesquelles la Délivrance finale est appelée ‘un Chabbat éternel’, car L’Eternel dévoilera la partie la plus profonde de la Torah, ainsi qu’Il le déclare Lui-même : ‘Une Torah nouvelle sortira de Moi’.
Le dévoilement de la Torah nouvelle est celui de la Volonté la plus profonde et la plus intérieure de D.ieu. L’Eternel révèlera les raisons des Commandements divins, et à la lumière de ce qui a été dit précédemment, c’est par le don de la Torah nouvelle que la paix et le repos atteindront leurs perfections véritables.
Notre travail pendant l’exil consiste donc à ‘revenir à Un’, c’est à dire revenir au lien essentiel qui existe entre notre âme et D.ieu. C’est par notre ‘Bitoul’, notre soumission la plus totale vis-à-vis de l’Eternel que nous y parvenons. Le Rabbi établit la différence qui existe entre la prière du pauvre et la prière du riche. Quand le riche entre dans le palais du Roi, du fait qu’il n’est pas étranger à la richesse il sera attiré par la beauté du palais et en oubliera l’essentiel : le Roi. A l’opposé, le pauvre qui n’a pas du tout de connaissances sur tous les trésors du Roi, sera seulement attiré par le Roi lui-même.
Il en va de même pour la prière. Celui qui est riche car il possède de profondes connaissances, est attiré par les trésors du Roi. Il demande donc à D.ieu de lui dévoiler des secrets de la Torah, mais ce faisant il ne parvient pas à l’essentiel : le Roi lui-même. A l’opposé, le pauvre, qui ne possède aucune de toutes ces profondes connaissances, se tient malgré tout dans le palais du Roi en ressentant pour Lui la soumission la plus totale. Son seul désir sera de voir et de parler au Roi des rois, le Saint béni soit-Il, et par ce désir il dévoilera le lien le plus profond qui l’unit au Roi et il s’attachera à Lui, à Son Essence. C’est cela ‘revenir à Un’.
Gabor Leibovitch est une figure connue en Hongrie. Ancien vice-président de la compagnie ferroviaire nationale et aujourd’hui vice-président de la compagnie des eaux du pays. Aujourd’hui (lundi), à l’âge de 63 ans, il a célébré sa « Bar Mitsva » avec 50 ans de retard, en faisant une montée à la Torah. L’événement a réuni des personnalités du monde des affaires et de la politique de Budapest, ses amis et même son père âgé de 94 ans, survivant de la Shoah.
Gabor Leibovitch est né à Budapest de parents ayant survécu à l’Holocauste. Le judaïsme à la maison tournait autour des horreurs de la guerre, sans célébration de fêtes ni aucun signe d’identité juive, si bien que la seule chose que Gabor savait était qu’il appartenait au peuple juif.
Lors du repas de fête après la montée à la Torah, l’ému « Bar Mitsva » a raconté le déroulé des événements : il y a environ 5 ans, il est venu avec sa famille en visite en Israël pour la première fois de sa vie. Lors de leur visite au Mur Occidental, il a mis les Tefilines pour la première fois grâce aux émissaires du Rabbi au stand à l’entrée du site. Ensuite, pendant la visite des tunnels du Mur, le guide a dit qu’ils se trouvaient au plus près du Saint des Saints. Gabor a prié D.ieu de lui montrer le chemin vers une vie pleine de sens.
De retour à Budapest, il a décidé d’entrer dans l’alliance d’Abraham à 59 ans et a reçu le nom juif Jacob-Abraham, d’après ses deux grands-mères assassinées dans la Shoah.
Un an plus tard, alors qu’il courait comme chaque jour le long du Danube traversant Budapest, il a remarqué un groupe de Juifs rassemblés autour de leur rabbin, qui tenait un objet près de sa bouche en produisant des sons étranges. En s’approchant, il a découvert qu’il s’agissait de l’émissaire le Rav Shlomo Kovesh – le rabbin principal de l' »Union des communautés orthodoxes de Hongrie » et de sa communauté, venus accomplir la coutume du Tachlich pour Roch Hachana. Jacob-Abraham-Gabor fut alors exposé pour la première fois à ces concepts. Il demanda des explications et se lia d’amitié. Dès Yom Kippour de cette année-là, il se présenta à la magnifique synagogue du Rav Kovesh et entama un processus de retour aux sources, déclarant peu après : « Je veux célébrer ma Bar Mitsva ». Il apprit l’hébreu et même à lire la Torah, et lorsqu’il y est monté cette semaine pour sa « Bar Mitsva » tardive, il a même lu le début de la Paracha de la semaine, Behar.
Parallèlement, Leibovitch a récemment mené tout le processus bureaucratique de mise en place de l’Erouv à Budapest, une initiative du Rav Baruch Oberlander, l’émissaire principal dans le pays.
« Ce fut une célébration particulièrement émouvante qui a grandement sanctifié le Nom divin, et de nombreux invités ont aussi été exposés à des concepts juifs qui leur étaient étrangers. Comme Budapest compte plus de 100 000 Juifs, parmi ses amis se trouvaient aussi de nombreux Juifs de la haute société, dont le candidat en vue à la mairie M. David Vitezi. Avec 50 ans de retard, nous avons eu la joie de célébrer avec Jacob-Abraham sa ‘Bar Mitsva’ tardive, et nous lui souhaitons de continuer à progresser dans la Torah et les Mitsvot. »
Depuis plus de 4 ans, Menorah s’engage pour la communauté en proposant divers projets qui visent à renforcer notre judaïsme et l’éducation de nos enfants.
Nous organisons une tombola pour vous permettre de nous soutenir dans nos projets actuels et à venir, notamment
cours de Torah en direct tous les soirs,
publication mensuelle de livres pour enfants,
Prof-de-Kodech.com,
formations,
dessins animés pour divertir vos enfants,
plateforme d’études,
et bien d’autres initiatives encore.
Votre soutien est crucial pour continuer sur cette lancée et pour pouvoir également lancer de nouveaux projets.
La Yéchivat Kayits (séminaire d’été pour jeunes) de Prague se prépare activement pour son inauguration cet été. Les préparatifs battent leur plein pour offrir aux participants une expérience inoubliable alliant étude de la Torah, atmosphère chaleureuse et découverte d’une ville au riche patrimoine juif.
Comme chaque Yéchivat Kayits, le programme comprendra des cours approfondis de ‘Hassidout (philosophie du mouvement ‘Habad), de Niglé (étude talmudique), des Farbrengens (rassemblements ‘hassidiques) et une ambiance ‘hassidique à la fois stimulante et édifiante. Les étudiants pourront ainsi progresser dans leur étude et leur pratique du judaïsme, tout en tissant des liens d’amitié durables.
Mais ce qui rend cette Yéchivat Kayits unique, c’est son emplacement au cœur de la ville historique de Prague. Les participants auront l’opportunité de visiter l’ancien quartier juif, de prier dans des synagogues ancestrales et de marcher sur les traces des grands maîtres du judaïsme qui ont vécu à Prague au fil des siècles.
Des activités spéciales de diffusion du judaïsme (Mivtsaïm) seront organisées pour aller à la rencontre de la communauté juive locale et des touristes juifs venus du monde entier. Les étudiants pourront ainsi mettre en pratique les valeurs de bonté et de partage au cœur du mouvement ‘Habad.
Les responsables de la Yéchivat Kayits travaillent dur pour créer un cadre propice à l’étude, à l’introspection et au renforcement de l’identité juive des participants. Des Rabbanim et enseignants expérimentés ont été sélectionnés avec soin pour transmettre leur savoir et inspirer les élèves.
En parallèle du programme d’études intensif, des temps de détente et de loisirs permettront de profiter des beautés de la ville de Prague et de sa région. Des excursions seront proposées pour découvrir des lieux d’intérêt et s’imprégner de la riche histoire juive locale.
La Yéchivat Kayits de Prague s’annonce donc comme une opportunité exceptionnelle de combiner vacances et étude approfondie de la Torah, le tout dans un lieu chargé d’histoire au charme unique. Une expérience qui marquera les participants pour la vie et leur permettra d’entamer l’année à venir dans les meilleures dispositions.
Les places étant limitées, les organisateurs invitent les personnes intéressées à s’inscrire dès que possible. Nul doute que cette première Yéchivat Kayits à Prague connaîtra un immense succès et ouvrira la voie à de futures éditions, permettant à un nombre croissant de jeunes juifs de vivre cette expérience inoubliable alliant Torah et patrimoine au cœur de l’Europe.
Suite à de nombreuses demandes concernant l’utilisation des tapis en silicone pour les plaques à induction pour Pessa’h, le Rav L. Kahn informe que ces tapis ne sont pas encore au point et sans risques selon le rite ‘Habad pour une utilisation pendant Pessa’h.
L’opération Matsa bat son plein : À l’initiative de Lev Habad – la branche médicale de Tzeirei Habad, les émissaires du Rabbi dans les hôpitaux distribueront 100 000 Matsot Chmourot aux patients et à leurs familles. Et aussi : Combien de jours de cuisson ce projet géant a-t-il nécessité ?
L’opération du Rabbi atteint un nouveau sommet : À l’initiative de Lev Habad – la branche médicale de Tzeirei Habad, les émissaires du Rabbi dans les hôpitaux distribueront 100 000 Matsot Chmourot aux patients, à leurs familles et au personnel médical.
Cet immense projet de distribution de la nourriture médicinale – « Michla D’assouta », a nécessité un investissement important : La fabrique de Matsot de Kfar Habad a consacré une semaine entière pour répondre à la forte demande des émissaires du Rabbi dans les hôpitaux.
Une partie des Matsot sont destinées aux Séders publics qui auront lieu dans les centres médicaux, et le reste pour une distribution individuelle de kits de trois Matsot pour le Séder.
La distribution de Matsot aura lieu dans l’ombre de la commémoration des six mois de la guerre « Harberot Barzel », qui a conduit à une augmentation des activités et notamment à un réveil spirituel et à une demande accrue pour les services des émissaires dans les hôpitaux.
Pendant ce temps, le Rav Lévi Mendelson, directeur de Lev Habad Israël, note que les émissaires dans les hôpitaux sont simultanément engagés dans des préparatifs intenses pour la fête de Pessah et les Séders publics, auxquels de nombreux patients et leurs familles devraient participer.
« Le Rabbi appréciait grandement tout ce qui concerne « le Mivtsa Matsa » qui, selon le saint Zohar, est la nourriture de la foi et la nourriture de guérison », déclare le président de Tzeirei Habad, le Rabbi Yossef Yitzhak Aharonov, « surtout maintenant, en cette période difficile, la distribution de la nourriture de la foi est le meilleur remède ».
Nous vous informons que le Rav Kahn procédera à la vente du ‘Hamets lors du Farbrenguen du 11 Nissan qui se tiendra au Beth Haya Mouchka le mardi soir 8 avril.
Cette cérémonie traditionnelle précédant Pessah vous permettra de confier la vente de votre ‘Hamets selon la tradition. Nous vous invitons à vous joindre à nous pour cette occasion importante qui coïncide avec les célébrations du 11 Nissan.
Hag Pessah Cacher Ve’Sameah,
La direction du Beth Haya Mouchka
L’origine de cette mélodie n’est pas connue, mais elle est célèbre et acceptée parmi les ‘hassidim ‘Habad, ainsi que dans d’autres cours ‘hassidiques.
Le nigoun apparaît dans le Sefer Hanigounim (Livre des Mélodies) sous le numéro 301.
Le Rabbi précédent a rapporté au nom de son père le Rabbi Rachab : « Chaque serrure a sa propre clé, mais un artisan possède une clé universelle capable d’ouvrir toutes les serrures, et c’est là l’essence de la mélodie. »
Yossef Its’hak Uzan, fils des émissaires de Habad au Nigéria, a célébré sa Bar Mitsva dans ce pays africain et les voisins locaux se sont surpassés pour se réjouir en ce jour de fête. De nouveaux puits d’eau ont été inaugurés et des foules d’habitants émus ont dansé des danses traditionnelles.
Vous n’avez jamais vu une telle Bar Mitsva : Yossef Its’hak Uzan, fils des émissaires de Habad au Nigéria – le Rav Israël Uzan et son épouse Haya – a célébré sa Bar Mitsva, et la fête est devenue une célébration commune avec les voisins locaux, près de 2000 personnes – tous musulmans.
La Bar Mitsva a attiré un public varié, pas seulement de la communauté juive et pas seulement du Nigéria, mais aussi des pays africains voisins. Les habitants locaux ont demandé à faire partie de la joie et la famille Uzan a accepté, bien au-delà.
L’événement festif a débuté par des prières et la lecture de versets de la Torah, appelant à la paix en Israël et au retour des otages. Michael Friedman, ambassadeur d’Israël au Nigéria, a exprimé des messages d’espoir et d’unité.
La joie s’est propagée avec une fête hassidique traditionnelle, et comprenait également le lancement de projets pour les locaux, comme la construction de puits d’eau et le renforcement des établissements d’enseignement. Le public local a accueilli le garçon de la Bar Mitsva et ses parents émissaires avec des danses et des cérémonies traditionnelles.
« Mon fils, le garçon de la Bar Mitsva, a décidé de faire don de l’argent qu’il a reçu pour sa fête de Bar Mitsva au développement d’eau potable pour les habitants locaux dans l’un des quartiers voisins. Ces derniers mois, des professionnels ont creusé des trous jusqu’à ce que l’eau souterraine sorte du sol », a raconté avec émotion le Rav Uzan. « C’était un geste touchant, qui a beaucoup réjoui les habitants ».
« Cette fête a laissé à tous les participants un goût de revenez-y », a ajouté le Rav Uzan, « il y avait ici une unité émouvante de tous les juifs du pays et une grande joie aussi pour les locaux, qui ont partagé la joie avec nous ».
L’événement s’est déroulé à l’ombre de l’enlèvement d’enfants au Nigéria par l’organisation terroriste Boko Haram, qui bouleverse l’Afrique. « Nous avons prié pour leur bien-être pendant l’événement », a raconté le Rav Uzan, révélant que des colis d’aide de la part de la communauté juive seront bientôt envoyés aux familles des otages au Nigéria.
Parmi les dignitaires présents figuraient également des rabbins venus des pays voisins, dirigés par le Rav Shlomo Ben Tolila, émissaire principal de Habad pour les pays d’Afrique centrale. « Cette Bar Mitsva laissera une empreinte importante et profonde d’unité et d’espoir entre les peuples », a conclu le Rav Uzan.
C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès du Dr Robert Richter à l’âge de 90 ans. Le Dr Richter a occupé divers postes dans des hôpitaux de New York, dont environ 20 ans en tant que chirurgien général et ancien directeur de la chirurgie au Jewish Hospital de Brooklyn. Au fil des années, il faisait partie des médecins qui ont prodigué des soins médicaux au Rabbi et a même eu la chance d’entretenir des liens d’amitié personnels avec le Rabbi et la Rabbanit.
C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès du Dr Robert Richter a’h à l’âge de 90 ans.
Le Dr Richter a occupé divers postes dans des hôpitaux de New York, dont environ 20 ans en tant que chirurgien général et ancien directeur de la chirurgie au Jewish Hospital de Brooklyn.
En 2012, il a accordé une interview au programme de la société de médias JEM :
Je suis né en 1933, dans une famille non orthodoxe à New York. J’ai fait des études de médecine et j’ai ensuite travaillé dans plusieurs hôpitaux de la ville, devenant chef de clinique en chirurgie générale au Mount Sinai Hospital de Manhattan, ainsi qu’en chirurgie universitaire et en cabinet privé.
Mon lien avec le Rabbi a commencé en 1954, lorsque j’avais 21 ans, après mes fiançailles avec ma femme Gladys – son grand-père était le Rav Menachem Mendel Cunin, un éminent ‘hassid Habad, et ses parents étaient proches de la famille du Rabbi. Être exposé au monde de Habad, et au Rabbi en particulier, a été toute une révélation.
Gladys et moi rejoignions ses parents pour rendre visite à la femme du Rabbi, la Rebbetzin Haya Mushka, et j’ai fini par rencontrer le Rabbi de manière indépendante. Il y a eu plusieurs occasions où je l’ai rencontré sur le trottoir et où nous nous sommes arrêtés pour parler. Plus tard, il y a eu de nombreuses fois où le Rabbi, par l’intermédiaire de son secrétaire ou d’une invitation dans son bureau, m’interrogeait sur diverses questions médicales que des gens lui avaient présentées.
Lorsque mon cabinet se trouvait au centre-ville de Brooklyn, la Rebbetzin m’appelait pour m’inviter à prendre le gâteau et le thé l’après-midi, si je n’étais pas occupé. Les gâteaux de la Rebbetzin, je dois le dire, étaient un trésor ; je sais qu’ils venaient d’une patisserie, mais je n’ai pas encore trouvé celle qui les fabriquait. Un après-midi, le temps a filé et je suis probablement resté près de deux heures. Alors que je m’apprêtais à partir, elle m’a dit : « Mon mari rentre à la maison », ce que j’ai pris comme le signal qu’il était temps de m’en aller.
Je descendais les marches de la maison du 1304 President Street lorsque le Rabbi est arrivé, et nous nous sommes rencontrés sur l’allée. Comme tous ceux qui lui ont déjà parlé l’ont remarqué, lorsque vous parlez au Rabbi, il vous regarde droit dans les yeux et ne semble penser à rien d’autre. C’est une attention totalement concentrée, et elle suscite la même réponse de la part de la personne à qui il parle. Je suis sûr qu’il voulait rentrer chez lui, mais il a commencé à me parler. Il me posait des questions, puis donnait les réponses avant que j’aie eu le temps de les verbaliser. Quoi qu’il m’ait demandé – certaines choses étaient personnelles, d’autres techniques, d’autres dont je ne me souviens pas – il lisait dans mes pensées. Je pouvais voir son amusement. L’ensemble a duré en tout dix ou quinze minutes, du moment où je l’ai rencontré jusqu’à ce que nous nous disions au revoir. Je suis ensuite monté dans ma voiture et je suis parti.
Je suis, avant tout, un scientifique. Je ne crois pas à la magie, à la sorcellerie ou à toutes ces choses. Je suis rentré chez moi ce soir-là et ma femme m’a regardé, comme pour me dire « Quelque chose ne va pas ? ».
« On vient de lire dans mes pensées », ai-je dit. J’en suis encore étonné aujourd’hui. C’était surnaturel.
Peut-être un an plus tard, j’ai vu quelqu’un publier un article décrivant exactement la même expérience avec le Rabbi, et j’ai su que je n’avais pas rêvé. C’était étrange, surhumain, au-delà de toute expérience que j’avais jamais eue ; je n’ai pas d’autres mots pour le décrire.
En 1969, j’ai vécu un autre miracle, plus personnel. J’avais été exposé professionnellement au virus de l’hépatite et j’ai contracté un cas très grave. D’après mes lectures de médecin, c’était fatal : je ne voyais pas l’intérêt d’être hospitalisé. J’ai mis de l’ordre dans mes affaires et, comme je me trouvais par hasard dans ma maison d’été à l’extérieur de la ville, j’y suis resté, tandis qu’un médecin du voisinage passait me voir. Je n’avais qu’une trentaine d’années mais j’étais en train de mourir.
Il faut comprendre une chose à propos de ce virus : l’hépatite ne s’améliore pas radicalement d’un jour à l’autre. À l’époque, avant l’apparition des antibiotiques, quand les gens attrapaient une pneumonie, et en particulier la pneumonie à pneumocoque plus virulente, il se produisait l’une de ces deux choses : soit ils mouraient, soit ils avaient une « crise », en jargon médical, où soudainement, sans raison apparente, le corps prenait le dessus et guérissait. Mais cela n’arrive jamais, au grand jamais, dans le cas de l’hépatite. L’hépatite virale est une maladie qui progresse normalement lentement, sur plusieurs mois, mais parfois le déclin est rapide. J’étais en déclin rapide.
Un mardi après-midi, vers 14h30, j’ai soudain senti qu’un poids se soulevait de moi. Je ne pouvais pas le déterminer, mais à partir de ce moment-là, j’ai commencé à me rétablir. Il y a eu une « crise », au sens où je viens de la définir.
Ma femme était en ville ce jour-là et elle est rentrée à 19 heures.
« Tiens, je me sens beaucoup mieux », lui ai-je dit.
« Oh, D.ieu merci », a-t-elle répondu.
« Où étais-tu ? »
« À Brooklyn. »
« Où ? »
« Je suis allée voir le Rabbi. »
J’ai demandé : « À quelle heure es-tu allée voir le Rabbi ? »
« 14h30 », a-t-elle répondu. Fin de l’histoire. Encore une fois, je suis un scientifique ; un sceptique absolu, confirmé, pur et dur. De tous les sceptiques, je suis le sceptique en chef – mais voilà.
Quelques années plus tard, le jour de la fête de Shmini Atseret, en 1977, le téléphone a sonné. Je suis médecin, donc même si c’était Yom Tov, j’ai décroché. Tout ce que j’ai entendu, c’est « Venez ici ! ».
Il n’y avait pas de présentation, mais je savais que c’était le cousin de Gladys, le Rav Shlomo Cunin.
« C’est le Rabbi ? » ai-je demandé.
« Oui ».
Il s’est avéré que le Rabbi avait été victime d’une crise cardiaque. Je suis monté dans ma voiture et j’ai foncé au 770 en 22 minutes environ, où j’ai trouvé une foule de gens dans la Soucca.
« Qui est responsable ici ? » j’ai demandé.
Tout le monde montrait tout le monde du doigt ; personne n’était responsable. Il y avait un autre médecin que je connaissais – le Dr Bob Feldman. J’ai regardé dans sa direction, il a hoché la tête, et j’ai annoncé : « Très bien, tout le monde dehors ! ».
Bob et moi avons pris les choses en main et nous sommes restés avec le Rabbi. Nous avons appelé des spécialistes pour obtenir les informations dont nous avions besoin, et nous nous sommes occupés de tout sur le plan médical jusqu’à ce qu’un cardiologue, le Dr Ira Weiss, arrive de Chicago. Nous exercions en dehors de notre spécialité, mais grâce à D.ieu, nous n’avons fait aucune erreur.
Pendant les premières vingt-quatre heures, nous avons essayé de convaincre le Rabbi qu’il devait être hospitalisé. Pour la surveillance et l’administration des médicaments, j’ai expliqué qu’une unité de soins intensifs était le meilleur endroit.
« Ce n’est pas convaincant », a-t-il rétorqué. « Tout cela ne peut-il pas être fait ici ? ».
J’ai dû pâlir mais je devais donner une réponse honnête. « Avec de grandes difficultés », ai-je dit. Le Rabbi a pris cela pour un oui.
À 2h30 du matin, j’ai appelé l’hôpital juif de Brooklyn et j’ai expliqué ce dont nous avions besoin pour le Rabbi. Dans l’heure qui a suivi, tout le matériel a commencé à arriver au 770. Il n’a jamais été nécessaire de transférer le Rabbi dans une unité de soins intensifs car nous en avons établi une au 770.
Ses connaissances en médecine m’ont simplement étonné. En tant que patient, il savait poser les bonnes questions et souvent, j’en suis sûr, il connaissait également les réponses avant que je ne les donne. Il était l’homme le plus intelligent que j’aie jamais rencontré, dans tous les sens du terme. J’ai été constamment impressionné lors de nos conversations par ce qu’il savait. J’ai appris à ne jamais supposer qu’il ne savait pas quelque chose ; quand je le faisais, il me prouvait que j’avais tort – mais toujours avec le sourire.
Cours sur le Likoutei Si’hot vol. 36 2e Si’ha de Ki Tissa donné par le le Rav Haïm Nissilevitch mercredi 28 février 2024 au 770 de Ramat Shlomo
« Celui qui rapporte une chose au nom de celui qui l’a dite fait venir la délivrance dans le monde »
Résumer de la Si’ha
Dans la Torah, il y a deux aspects : (a) la Tradition (Mesora) (b) et l’action des Enfants d’Israël pour ajouter et innover dans la Torah. C’est pourquoi « celui qui rapporte une chose au nom de celui qui l’a dite fait venir la délivrance dans le monde » s’applique spécifiquement lorsque le maître lui dit cette chose, car cela met l’accent sur l’ordre de la Tradition. Mais quand il entend comment le rabbin dit cette loi à un autre, alors il n’a pas besoin de dire au nom de celui qui l’a dit, car cela met l’accent sur le second aspect, à savoir que les Enfants d’Israël innovent dans la Torah.
Dans le Zohar de notre section hebdomadaire, il est raconté que Rabbi ‘Haïa et Rabbi Yossi marchaient sur le chemin et Rabbi ‘Haïa dit un commentaire sur le verset « La montagne de la maison de l’Eternel sera établie », et Rabbi Yossi lui demanda « de qui l’as-tu entendu ? ». Rabbi ‘Haïa répondit qu’il avait entendu Rabbi Hamnuna Saba dire ce commentaire à Rabbi A’ha. Et mon père-maître (Rabbi Lévi Its’hak Schneerson) explique qu’au début, Rabbi ‘Haïa n’a pas mentionné le nom de l’auteur du commentaire, bien que « celui qui rapporte une chose au nom de celui qui l’a dite fait venir la délivrance dans le monde ». Car cette obligation existe seulement « quand celui qui a dit la chose la lui a dite à lui, alors celui qui la rapporte doit la dire au nom de celui qui l’a dite », comme pour Morde’hai et Esther etc. Mais dans notre cas, cela n’a pas été dit à Rabbi ‘Haïa etc. mais à Rabbi A’ha.
Et il faut comprendre : apparemment, dans le Talmud – et cette obligation est citée pour la loi – il y a un autre raisonnement pour dire la chose au nom de celui qui l’a dite, à cause de « אל תגזול דל » « tu ne dépouilleras point le pauvre », et ainsi, quand il entend une chose qui a été dite à un autre – même s’il n’y a pas de preuve de Morde’haï et Esther – il devrait y avoir l’obligation de dire la chose au nom de celui qui l’a dite à cause de « tu ne dépouilleras point le pauvre » ?
Et on peut expliquer en précisant qu’on trouve de nombreux enseignements de nos Sages qui n’ont pas été dits au nom de ceux qui les ont dits, et cela est particulièrement souligné chez Rabbi Eliézer le Grand « qui n’a rien dit qu’il n’avait pas entendu de ses maîtres », et pourtant il y a de nombreux enseignements où il n’a pas mentionné le nom de celui qui les avait dits (bien qu’il avait plus d’un maître). Et l’explication est : quand l’élève s’efforce de comprendre la chose avec son intellect, jusqu’à ce que les mots s’enracinent profondément dans son intellect, alors cela s’appelle « sa Torah », et il n’y a pas d’obligation de dire la chose au nom de celui qui l’a dite à cause de « אל תגזול דל » « tu ne dépouilleras point le pauvre ». Et c’est seulement afin d' »apporter la délivrance dans le monde » – ce qui signifie révéler (Olам vient de Elèm, caché, et Guéoula est la sortie de cet état caché) dans chaque aspect de la Torah sa source, qui est l’ordre de la Tradition – qu’il y a l’obligation de dire la chose au nom de celui qui l’a dite, car même si le maître a innové cette loi par lui-même, néanmoins la méthode d’étude il l’a reçue de son maître etc. jusqu’à Moché Rabénou.
Mais dans la Torah, il y a deux aspects : (a) la Tradition que l’on reçoit d’en haut (b) et l’action des Enfants d’Israël pour ajouter et innover dans la Torah. C’est pourquoi « celui qui rapporte une chose au nom de celui qui l’a dite fait venir la délivrance dans le monde » s’applique spécifiquement lorsque le maître lui dit cette chose, car cela met l’accent sur l’ordre de la Tradition. Mais quand il entend comment le Maître dit cette loi à quelqu’un d’autre, alors il n’a pas besoin de dire au nom de celui qui l’a dit, car cela met l’accent sur le second aspect, à savoir que les Enfants d’Israël innovent dans la Torah.
Et c’est ce que mon père-maître explique : Rabbi Yossi insiste particulièrement pour qu’on dise les choses au nom de ceux qui les ont dites, car « l’attribut de Rabbi Yossi est similaire à l’attribut d’Esther qui est l’attribut de la Royauté, et de même Rabbi Yossi est l’attribut de la Royauté ». Et l’explication est : le Sefira de Royauté (Malkhout) est la fin de tous les degrés, elle « n’a rien d’elle-même », et c’est pourquoi on y souligne que même les innovations venant du côté d’Israël viennent en fait du Saint béni soit-Il.
Le Rav Haïm Nissilevitch (né en 1959), est l’émissaire du Rabbi dans le quartier Armon Hanatziv à Jérusalem, et l’un des influents de la communauté ‘Habad locale.
Né à Samarkand le 27 Sivan 1959 de ses parents Moché et Mirea Nissilevitch, il fut nommé d’après son grand-père, qui était parmi les Hassidim de ‘Habad à Krementchug. En 1971, il immigra avec ses parents en Israël.
Après son mariage avec Blouma Yehudit de la famille du Rav Chmouel Elazar Chaulzon, il s’installa à Jérusalem et commença à étudier au kollel Tzemah’ Tzedek dans la ville, sous la direction du Rav ‘Haïm Chalom Deutch et du Rav Yossef Zvi Segal. Quelques années plus tard, il fut nommé Machpia à la Yechiva ‘Habad Torat Emet.
Le Rav Haïm Nissilevitch chante dans certaines des enregistrements de Ni’hoa’h. Vers ‘Hanoucca 1983, il veilla avec son ami le Rav Zalman Sharpp, à remplacer la grande hanoukkia placée au 770, qui avait des branches rondes, par une hanoukkia magnifique aux branches diagonales, suivant les instructions du Rabbi.
Aujourd’hui, le Rav Haïm Nissilevitch sert comme émissaire du Rabbi dans le quartier Armon Hanatziv de Jérusalem, et comme l’un des influents de la communauté locale de ‘Habad. Il anime aussi des Farbrenguens dans la Yechiva Ketana Torat Emet.
« La terre est devenue corrompue devant Dieu ; la terre était remplie de Hamas, de violence »
Dans la portion biblique de Noé, il est question d’un monde rempli de « Hamas », un mot hébreu signifiant violence, effusion de sang et meurtre. Ce terme est répété deux fois, décrivant un monde submergé par la violence et la corruption. D.ieu décide alors d’éradiquer toute cette violence et corruption en apportant le grand déluge. Ce fut le dernier recours, car le monde était tellement rempli et pollué qu’il n’y avait pas d’autre choix. Cependant, ce déluge était aussi un moyen de purification. L’objectif n’était pas la destruction, mais la purification, le renouveau, la renaissance. Parfois, il faut éliminer l’infection.
Nous lisons également comment D.ieu choisit Noé et sa famille, les justes, pour les préserver afin qu’ils puissent reconstruire le monde. Les leçons pour notre époque ne pourraient être plus évidentes.
Le « Hamas » a infecté l’humanité, révélant sa brutalité et son atrocité. Il arrive un moment où il n’y a pas d’autre choix que d’apporter un « déluge » pour éradiquer cette violence, non pas parce que nous le voulons, mais parce qu’il n’y a pas d’autre choix. L’objectif est la purification, la reconstruction, et de faire ressortir le meilleur chez les êtres humains. Ce n’est pas seulement un effort juif, mais un effort mondial, car cela affecte tous ceux dans ce monde qui aiment la vie, la décence et la civilité.
Est-ce un message d’en haut ? C’est presque étrange que, alors que nous lisons littéralement dans la Torah comment le monde est rempli de « Hamas » et qu’en conséquence vient le déluge, nous devons également oblitérer et anéantir toute forme de « Hamas ». Commençons par sa forme physique la plus flagrante. Le livre de Joël, le prophète, parle de la désolation d’une terre ennemie à cause de la violence faite aux enfants de Juda, car ils ont versé du sang innocent dans leur terre. Et dans le livre d’Isaïe, il est dit que la violence ne sera plus entendue dans votre terre.
Mais notre objectif n’est pas la vengeance, c’est la purification. C’est pourquoi Noé et sa famille sont invités à construire une arche pour se protéger des eaux déchaînées qui doivent éradiquer la violence. Construire une arche, en hébreu, signifie aussi construire des mots, des mots saints de prière et d’étude de la Torah qui vous protégeront et serviront d’oasis pour les justes. Noé était un juste, donc vous pouvez vous protéger et finalement reconstruire le monde jusqu’à ce que nous transformions un monde de « Hamas » en un monde divin.
Mais tout ce qui existe dans le macrocosme existe également dans le microcosme. Si le mal existe dans le monde, cela signifie que nous devons aussi l’éradiquer en nous-mêmes, même sous sa forme la plus subtile. C’est un moment où nous devrions déclarer la guerre dans nos propres cœurs et âmes contre toute forme de violence, de colère, de blessure, de crime ou de corruption. Nous devrions éradiquer et purifier toute trace de cela, et cela aussi a un impact jusqu’à ce que nous transformions ce monde, comme le dit le prophète Isaïe, en un monde rempli de connaissance divine, comme les eaux recouvrent la mer.
Chacun de nous est appelé en un temps comme celui-ci à prendre cette décision morale. Il est très clair, ce n’est pas ambigu : le bien et le mal, la lumière et les ténèbres. Et puissions-nous mériter que cela se produise de la manière la plus rapide possible, avec le moins de douleur possible. C’est là l’une des leçons les plus profondes que nous enseigne la Torah.
Au cœur d’un rassemblement pour Youd Chevat le Chabbat dernier au Beth Habad de Hashmonaïm dirigé par le Rav Barak Kokhavi, un cher Juif du nom de Rav Its’hak Markowitz s’est levé et a surpris tous les participants en disant : « J’ai participé aux funérailles du Rabbi précédent à l’âge de 5 ans. »
Au cœur d’un rassemblement pour Youd Chevat le Chabbat dernier au Beth Habad de Hashmonaïm dirigé par le Rav Barak Kokhavi, un homme du nom d’Its’hak Markowitz s’est levé et a surpris l’assemblée en déclarant: « J’ai participé aux funérailles du Rabbi précédent à l’âge de 5 ans. »
Voici ce qu’il a raconté: « Une foule immense assistait aux funérailles, avec des cortèges de police ouvrant le convoi. Tout en marchant aux côtés de mon père, Rav Moshe Aryeh Markowitz, nous avons croisé un policier non-juif.
Celui-ci s’est adressé à mon père, expliquant que le Rabbi était un grand saint qui avait accompli un miracle pour sa famille. De quoi s’agissait-il? s’enquit mon père. Le policier lui apprit alors que sa fille était gravement malade, les médecins ne lui donnant aucun espoir. Des amis lui avaient parlé d’un grand Rabbin faisant des miracles dans le quartier.
Nous sommes donc allés le trouver, émus et pleins d’espoir, pour le supplier de prier pour la guérison de notre fille bien-aimée. Après nous avoir écoutés avec attention, le Rabbi me demanda: « Avez-vous déjà accompli une bonne action pour un juif? » Je réfléchis puis répondis par l’affirmative, racontant comment j’avais aidé un juif religieux en panne sur le bord d’une route.
Le Rabbi précédent plongea son regard dans le mien et déclara: « En récompense de cette faveur faite à un juif, je te bénis pour que ta fille retrouve la santé. » La petite guérit par la grâce de D.ieu.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Lors des condoléances, mon père raconta l’anecdote. Soudain, un participant s’écria: « C’était moi en panne ce jour-là! Incroyable! »
« L’évènement me marqua profondément » conclut R. Its’hak Markowitz, bouleversé.