“ Le Midrash(1) Tehilim(2) enseigne : Rabbi Eliézer dit : ‘Les enfants d’Israël demandèrent au Saint béni soit-Il: Maître du monde, nous désirons nous consacrer à la Torah jour(3) et nuit, mais nous n’en avons pas le temps’. Le Saint béni soit-Il leur répondit : ‘Mettez en pratique la Mitsva des Tefillin et Je considérerai que vous avez fait porter vos efforts sur la Torah jour(4) et nuit’. ”
On peut s’interroger sur ce passage. Quelle qualité possède la Mitsva des Tefillin, qui permettrait de se dispenser de l’étude de la Torah et quelle relation y a-t-il entre ces deux Préceptes ?
L’explication est, en fait, la suivante. Il est écrit(5) : “ Il dit Ses Paroles à Yaakov, Ses Décrets et Ses Jugements à Israël(6) ” et le Midrash précise(7), à ce sujet : “ Certains ordonnent aux autres d’agir, mais n’en font rien, eux-mêmes. Le Saint béni soit-Il, en revanche, demande aux enfants d’Israël d’accomplir ce qu’Il fait Lui-même ”.
Que signifie “ ce qu’Il fait Lui-même ”(8) ? Cela veut dire qu’en mettant en pratique les Mitsvot, les Juifs font en sorte que D.ieu les(9) accomplissent aussi(10). Ainsi, quand ils mettent les Tefillin, D.ieu le fait également.
Nos Sages enseignent(11) : “ Qu’est-il écrit dans les Tefillin du Maître du monde ? Le verset : ‘Qui est comme Ton peuple, comme Israël, nation unique sur la terre ?’. ” Il en résulte que, quand D.ieu met les Tefillin, les Juifs reçoivent la grandeur.
L’explication est la suivante(12). Il est écrit(13) : “ Observe(14) du sanctuaire de Ta sainteté, du ciel et bénis Ton peuple, Israël ”. Il est dit(15), en effet : “ L’Eternel se dresse aux-dessus des nations ”(16), ce qui est la constatation de Sa hauteur. Du point de vue de Son Essence, il est dit : “ Si(17) tu as fauté, que Lui as-tu fait ? Si tes transgressions sont nombreuses, que Lui as-tu causé ? Si tu as été juste, que Lui as-tu donné ? Et, que pourrait-Il prendre de ta main? ”. Car, tous les mondes supérieurs et inférieurs sont totalement insignifiants devant Lui, ainsi qu’il est dit(18) : “ Son Nom est élevé seul ”. Seul un reflet, un éclat, une parcelle de Lui se trouve sur la terre et dans les cieux.
C’est le sens de l’expression : “ Lorsque le Saint béni soit-Il(19) se retire dans les hauteurs(20) ”, qui fait allusion au retrait de la vitalité et de ce reflet, lequel connaît l’ascension jusqu’à réintégrer Son Essence. Dès lors, les mondes n’ont plus de place et leur conduite est assurée dans un état de sommeil(21), si l’on peut s’exprimer ainsi. Ceci peut être comparé à un homme qui dort et perd alors ses capacités intellectuelles. Ces capacités quittent son corps et réintègrent leur source. Et, il n’en conserve qu’une trace, qui lui suggère des images.
C’est pour cela qu’il est dit(22) : “ D.ieu se réveilla, comme s’Il avait dormi ” et(23) : “ Réveille-Toi, Eternel, pourquoi dormirais-Tu ? ”(24). On demande ainsi que la Lumière de l’En Sof, émanant véritablement de Son Essence, se révèle dans l’Attribut de découverte intellectuelle, ‘Ho’hma et dans celui de la bonté, ‘Hessed, afin d’éclairer Son Visage et la dimension profonde de Sa Volonté. C’est ce que l’on peut accomplir en mettant en pratique la Torah et les Mitsvot.
Telle est la signification des versets : “ Observe du ciel et vois ”(25), “ Observe du sanctuaire de Ta sainteté, du ciel ”,
Chamaïm, que l’on peut lire également Cham Maïm, là-bas il y a de l’eau(26). En effet, la Torah est comparée à l’eau, ainsi qu’il est dit(27) : “ Ah, quiconque a soif, qu’il aille vers l’eau ”, c’est-à-dire vers la Torah(28). De la sorte, se réalise le souhait : “ bénis Ton peuple, Israël ”. En révélant ce niveau, nous autres enfants d’Israël, acquerrons(29) de l’importance devant Lui. En effet, la perception et la révélation sont essentiellement obtenues par la Torah, laquelle est dévoilée en nous.
C’est le sens du verset(30) : “ Les cieux s’ouvrirent et j’eus des visions divines ”, une perception claire, que les cieux permettent comme s’ils étaient une loupe, un instrument de verre qui permet d’observer chaque objet en l’agrandissant, en en précisant les détails. De la même façon, l’observation de la Torah met en évidence les Juifs qui la mettent en pratique, proclame leur éloge et leur grandeur.
C’est le sens du verset : “ Qui est comme Ton peuple, Israël(31), une nation unique sur la terre ? ”, c’est-à-dire capable de mettre en évidence l’Unité de D.ieu sur la terre, afin qu’elle apparaisse à l’évidence, y compris en ce monde inférieur.
Chapitre 2
L’explication est la suivante(32). L’élévation de la Torah peut être déduite de l’enseignement de nos Sages(33) selon lequel : “ la Torah précéda le monde de deux mille ans ”(34). Mais, cette antériorité n’est pas chronologique(35), car le temps et l’espace ont eux-mêmes été créés, de sorte qu’avant l’apparition du monde, le temps n’existait pas(36). En réalité, l’antériorité est ici une marque de préséance.
En effet, les mondes émanent des Attributs de l’émotion, ainsi qu’il est dit(37) : “ D.ieu fit six jours ” et non : “ D.ieu fit, en six jours ”(38). Ceci est une allusion aux six Attributs supérieurs de l’émotion, qui furent abaissés jusqu’à l’action concrète.
C’est pour cela que la première des dix Paroles de la création est Béréchit, que l’on peut lire également Bara Chit(39), Il a créé six, tout comme il est dit(40) : “ Le monde est construit par la bonté ”. On peut donner, à ce propos, deux explications(41). Selon la première, pour que(42) les mondes puissent exister, il y eut l’Attribut de bonté, “ le jour qui accompagne tous les jours ”(43). D’après la seconde, il est nécessaire(44) de construire cet Attribut de bonté. De même, Béréchit, qui est lu Bara Chit, fait allusion à l’édification des Attributs de l’émotion, afin qu’ils puissent être la source des mondes de Brya, Yetsira et Assya.
La Torah, en revanche, précède le monde, car elle émane de l’Attribut de la découverte intellectuelle, ‘Ho’hma(45). Or, les forces de l’intellect n’ont aucune relation avec les mondes, tout comme celui qui ne peut enseigner la sagesse à personne conserve la possibilité de méditer lui-même. Il n’en est pas de même, en revanche, pour les émotions. Ainsi, celui qui est bon perdra ce sentiment, comme s’il n’avait jamais existé(46), s’il ne peut l’exercer sur personne. C’est pour cela qu’il est dit(47), à propos d’Avraham : “ Il était assis à la porte de la tente, à la chaleur du jour ”. En effet, Avraham recherchait les passants, afin de pouvoir leur prodiguer le bien, car toutes les actions de celui qui accorde son influence sont sans effet, s’il n’y a personne pour la recevoir(48).
Il en est de même dans les sphères célestes, ainsi qu’il est dit : “ Souviens-Toi(49) de Ta miséricorde et de Ta bonté, car elles appartiennent au monde ”. La miséricorde et la bonté de D.ieu sont en relation avec les mondes(50), comme on l’a vu, à propos de : “ J’ai dit que le monde serait bâti sur la bonté ”. Comme nous l’avons indiqué, il convient donc de construire l’Attribut de bonté. Or, sans la création(51), celui-ci aurait été inutile, car sur qui cette bonté aurait-elle pu s’exercer ?
C’est pour cela que le Ets ‘Haïm(52) est introduit par ces mots : “ Quand Il conçut la Volonté infinie de prodiguer le bien(53) à Ses créatures ”. Car, il est dans la nature de celui qui est bon de faire du bien(54). C’est le sens de la révélation de la bonté, émanant du fait que “ Il désire la bonté ”(55), de la bonté telle qu’elle se trouve dans le désir divin. A l’opposé, les Attributs de l’intellect ne se révélèrent pas, lors de la création du monde.
Certes, nos Sages disent(56) que : “ le Saint béni soit-Il créa Son monde(57) par dix éléments, par la découverte intellectuelle,par l’analyse raisonnée, par la connaissance… ” et le Séfer Yetsira ajoute(58) : “ par trois livres… par le livre, par le scribe et par le récit ”, comme l’explique le discours ‘hassidique intitulé : “ Et, vous puiserez ”(59). En effet, le scribe, Sofer avec un Vav(60), correspond à ‘Ho’hma, la découverte intellectuelle, tout comme un scribe rédige un livre, Séfer sans Vav(61), désignant Bina(62), l’analyse raisonnée. Toutefois, seul se révèle aux sentiments la partie de l’intellect qui est à l’origine de leur existence, mais non l’essence de cet intellect.
A l’opposé, la Torah émane de ‘Ho’hma. C’est pour cela qu’elle put précéder le monde de deux mille ans. C’est le sens de l’expression : “ ‘Ho’hma t’enseignera, Bina t’enseignera ”, faisant référence aux forces de l’intellect qui précédèrent le monde, lui-même lié aux Attributs de l’émotion. De ce fait, la Torah précéda le monde de deux mille ans, Alpaïm, de la même étymologie que Aaléfe’ha, t’enseignera(63).
Chapitre 3
C’est donc ainsi qu’il faut comprendre l’enseignement de Rabbi Eliézer : “ Les enfants d’Israël demandèrent au Saint béni soit-Il(64) : Maître du monde, nous désirons nous consacrer à la Torah ”. C’est, en effet, l’étude de la Torah qui permet de révéler les Attributs de l’intellect en ceux de l’émotion, ce qui est une qualité considérable et merveilleuse, “ mais nous n’en avons pas le temps. Le Saint béni soit-Il leur répondit : Mettez en pratique la Mitsva des Tefillin et Je considérerai que vous avez fait porter vos efforts sur la Torah, jour et nuit ”. En mettant les Tefillin, on obtient que le Saint béni soit-Il en fasse de même, comme on l’a dit.
Le Saint béni soit-Il désigne ici les sept Attributs de l’émotion du monde d’Atsilout, les six premiers, auxquels s’applique le terme de “ saint ” et le septième, Mal’hout, celui de la royauté, qui est “ béni ”(65), comme cela est expliqué à propos du jour et de la nuit. De ce fait, quand les anges disaient(66) “ saint ”, Moché notre maître, qui était sur la montagne, savait que c’était le jour. Quand ils disaient “ béni ”, il savait que c’était la nuit.
Mais, quand D.ieu met les Tefillin, c’est l’essence de l’intellect qui se révèle dans les émotions(67). En conséquence, l’enfant qui n’a pas encore treize ans, est dispensé de porter les Tefillin. Il n’est pas encore appelé Ich, un homme, et son intellect n’est pas mûr. Puis, à treize ans et un jour, il devient Ich(68) et, dès lors, quand il met les Tefillin, il peut obtenir que le Saint béni soit-Il en fasse de même.
Il résulte de tout cela que les Tefillin de D.ieu révèlent l’essence de l’intellect. Précisément, l’étude de la Torah a le même effet. D.ieu dit donc : “ Mettez en pratique la Mitsva des Tefillin et Je considérerai que vous avez fait porter vos efforts sur la Torah, jour et nuit ”(69). La comparaison faite entre ces deux situations est la suivante. L’effort sur la Torah permet de la révéler dans l’air du monde. De ce fait, D.ieu dit que, même si les Tefillin révèlent les forces de l’intellect tels qu’ils sont en leur source à l’origine de la création des mondes, Il n’en considère pas moins que les Juifs étudient la Torah jour et nuit(70), termes qui s’appliquent au monde, ici-bas.
Significations du nom ‘Houkat :
Le mot hébreu ‘Hok signifie ‘décret’. Il désigne une loi divine qui échappe totalement à notre compréhension. Il n’en demeure pas moins que nous devons à l’évidence obéir à ce décret, à l’accomplir, car même s’il échappe à notre compréhension il s’agit de la Volonté bénie de D.ieu. Aussi, en obéissant à un tel décret, l’occasion nous est donnée d’exprimer notre attachement à D.ieu, du lien qui nous unit à Lui et qui dépasse totalement l’intellect et la raison. Poursuivre et désirer D.ieu au point d’agir uniquement selon Son désir, et en faisant totalement abstraction de nous-même, de nos propres désirs et même de notre compréhension. Sans les ‘Houkim’, il aurait été impossible d’exprimer notre attachement à D.ieu qui est au-delà de notre raison et de notre intellect.
Par ailleurs, le Rabbi nous explique que le mot ‘Houkat qui désigne le décret, le commandement divin de la vache rousse est apparenté au mot ‘Hakika (gravure) qui évoque les lettres que l »Eternel grava dans la pierre des Tables de l’Alliance (voir le Likouteï Si’hot, 28, 129-130).
‘Hachem a gravé en Lui-même le désir d’être Roi’ :
Dans un discours Hassidique de l’année 5665, le Rabbi Rachab rapporte un enseignement du Zohar selon lequel L’Eternel, uniquement par bonté (car rien ne L’oblige), a ‘gravé’ en Lui-même le désir d’être Roi sur l’Assemblée d’Israël. Le Rabbi Rachab écrit précisément que ‘la Volonté de D.ieu d’être Roi est ancrée dans Son Essence.’
L’étude de ce discours nous amène à réfléchir sur le fait que l’âme d’Israël est ancrée dans l’Essence divine, ce qui signifie que L’Eternel en a décidé ainsi. Ce qui nous touche tout particulièrement dans l’étude que fait le Rabbi Rachab sur le fait que ‘la Volonté de D.ieu d’être Roi sur Israël est ancrée dans Son Essence’ est qu’un Juif peut agir afin d’attiser le désir de D.ieu d’être Roi au point que ce désir se réalise concrètement.
La ‘Hassidout rapporte souvent l’exemple ‘du visage qui se reflète dans l’eau’ pour expliquer que lorsque l’on manifeste de l’amour a une personne, celle-ci nous renvoie à son tour de l’amour. Ce principe est compréhensible quand il s’agit de deux personnes qui sont toutes les deux au même niveau, mais comment est-il possible que D.ieu renvoie à l’homme l’amour qu’il lui manifeste ? L’homme est limité et D.ieu ne l’est pas. Dans ce cas comment un homme peut-il éveiller le désir de D.ieu d’être Roi ?
La réponse donnée par le Rabbi est que D.ieu a Lui-même décidé que lorsqu’un Juif accomplit les Commandements divins il attire dans ce monde la Lumière d’Or-ein-sof. Rien n’oblige D.ieu apprendre une telle décision. C’est uniquement par bonté que L’Eternel agit en ce sens en gravant dans Son Essence le désir d’être Roi sur l’Assemblée d’Israël (voir le Séfer-ha-Maamarim de l’année 5665 (‘Yom-tov chel Roch-ha-Chana ché ‘Hal liyot bé Chabbat’).
Le Rabbi Rachab nous enseigne que c’est le ‘Bitoul’, c’est à dire la soumission la plus totale vis-à-vis de D.ieu qui donne la possibilité à un Juif de ‘réveiller la Volonté et le Plaisir de D.ieu d’être Roi’. Le Rabbi Rachab précise que le son du Choffar est l’expression même du ‘Bitoul’ car il est un ‘cri qui provient de la profondeur du cœur’ et qui exprime donc notre désir le plus profond de vivre enfin le dévoilement de D.ieu.
A la lumière de ces enseignements du Rabbi Rachab, il nous apparait que L’Eternel répond aux prières des enfants d’Israël lorsque ceux-ci dévoilent l’Essence de leur âme, comme c’est le cas lorsque les enfants d’Israël sonnent du Choffar et recitent les versets de la prière de Roch-ha-Chana en implorant L’Eternel d’être Roi sur eux. L’Essence de l’âme Juive fait Un avec D.ieu car Elle est enracinée dans l’Essence divine. Elle est totalement soumise au Divin car Elle Lui est unie. Dévoiler l’Essence de l’âme représente donc le fait d’être totalement soumis à D.ieu.
Enseignements du Rabbi Rayats :
Dans son discours commençant par les mots du verset (Yitro, 20 18) : ‘Et Moché s’approcha du brouillard où était là-bas D.ieu’, le Rabbi Rayats explique la signification profonde des mots de la prière du Chéma selon lesquels nous nous devons ‘d’aimer L’Eternel notre D.ieu, de tout notre coeur, de toute notre âme, et de tout notre pouvoir’.
De fait, un ‘Hassid ne peut vivre sans méditer au fait que la vie qui l’anime à chaque instant lui est dispensée par D.ieu. Cette idée doit le pénétrer au plus profond de lui-même. C’est-à-dire que cette idée doit toucher, influencer, et transformer, la partie la plus basse et la plus grossière de son être, laquelle n’est autre que son âme animale.
En effet, chaque Juif se doit de réaliser l’injonction selon laquelle ‘nous devons aimer D.ieu avec nos deux penchants’. Aussi, il convient d’expliquer à notre âme animale, qu’il est insensé de s’attacher aux plaisirs de ce monde car ils sont totalement dénués de Divin.
Un ‘Hassid s’efforce continuellement de faire comprendre à son âme animale la valeur et l’importance des Commandements divins. Il lui parlera longuement du bien véritable et de la profonde joie qu’elle connaîtra, lorsqu’elle commencera à aimer D.ieu. Ainsi, lorsqu’il parvient à convaincre l’âme animale de tout cela, il réalise l’injonction ‘d’aimer l’Eternel notre D.ieu de tout notre coeur’, avec nos deux penchants, avec notre âme divine, et avec notre âme animale.
Cependant notre travail ne s’arrête pas là, et dans son discours le Rabbi Rayats explique que nous devons atteindre le second niveau en aimant D.ieu de ‘toute notre âme’.
Cet amour exprime le désir qui doit nous animer après la prière du matin. Le désir que la Sainteté divine éclaire par la force de la lumière de la Torah les forces de notre âme, l’intellect et les sentiments, ainsi que ses vêtements, la pensée la parole et l’action.
Puis, enfin, vient le niveau le plus élevé qui n’est autre que celui ‘d’aimer L’Eternel notre D.ieu de tout notre pouvoir’. Rabbi Yossef-Itz’hak écrit que cet amour, qui ne connaît pas de limites, naît lorsque l’on médite au fait ‘qu’aucune pensée ne peut appréhender l’Essence divine’.
Aussi, du fait qu’il est impossible de saisir l’Essence divine au moyen des forces de l’intellect, le Rabbi demande par quelle force et par quel moyen un Juif attire-t-il un amour aussi grand et aussi illimité en son âme ?
‘L’amour de tout ton pouvoir’ découle de l’Essence de l’âme, laquelle est enracinée dans l’Essence divine. Le Rabbi nous enseigne que la révélation de l’Essence divine dans l’âme est réalisée au moyen des 5 sens (et plus particulièrement par la vision).
La ‘sens-ibilité’ d’une personne est liée à ses sens, et c’est la raison pour laquelle un être sensible possède des aptitudes particulières qui ne dépendent absolument pas de l’intellect et de la raison, car l’Essence se révèle, non pas dans les forces de l’âme, mais dans les 5 sens.
Une personne aux mains sensibles (douée de ses mains), même si elle ne connaît pas les techniques du métier, est capable grâce à sa sensibilité d’accomplir avec ses mains des choses remarquables.
Le Rabbi écrit également que ‘l’Essence même du plaisir se révèle dans les sens’. Il donne à ce sujet l’exemple d’une très belle musique qui a pour effet sur l’âme, qu’en l’écoutant elle connaît un tel amour et une telle extase qu’elle est à même de quitter le corps.
C’est là le point essentiel de cet enseignement du Rabbi, du fait qu’ils ont le pouvoir de réveiller et d’intensifier les forces de l’âme, les 5 sens détiennent le pouvoir d’ajouter considérablement à notre amour et à notre crainte de D.ieu. C’est ici que l’on peut établir un lien entre l’enseignement du Rabbi Rayats et celui de son gendre, le Rabbi.
‘Dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha Balak’ : A travers les enseignements du Rabbi nous comprenons que nous ne pouvons absolument pas nous suffire de l’aspect superficiel de la réalité. Au contraire, le regard et le comportement que nous devons adopter est celui de nous attacher profondément aux enseignements du Rabbi afin de toujours percevoir le contenu profond des évènements que nous vivons. L’étude de la partie profonde de la Torah nous donne à voir la profondeur de la Réalité afin que nos pensées nos paroles et nos actes s’inscrivent dans le projet divin qui n’est autre que le dévoilement de l’Essence de D.ieu.
Percevoir le contenu profond de chaque chose est une priorité dans notre mission de faire de ce monde une demeure pour D.ieu. C’est la raison pour laquelle dans le Dvar Mal’hout de la Paracha Balak, le Rabbi écrit que nous devons ajouter dans notre étude des sujets du Machia’h et de la Guéoulah, afin de vivre véritablement ces sujets de manière profonde. le Rabbi nous demande donc d’ajouter dans notre étude des sujets du Machia’h et de la Guéoula car de cette façon nous pourrons vivre véritablement ces sujets de manière profonde, ainsi qu’il est écrit dans le Dvar Mal’hout sur notre Paracha : ‘L’intellect doit être pénétré de ces sujets, et la lumière de notre compréhension doit également se répandre et pénétrer nos sentiments dans le cœur, jusqu’à atteindre notre action concrète, nos pensées nos paroles et nos actes.’
Le Rabbi Rayats a expliqué que l’âme divine et l’âme animale doivent être animées d’une même sensation. Chacune doit ressentir qu’elle est encore éloignée de D.ieu, tant que le Machia’h n’est pas encore là. Le Rabbi déclare que l’on parvient à aimer D.ieu ‘de tout son pouvoir’ précisément grâce à l’âme animale, car lorsque celle-ci parvient à aimer D.ieu, elle élève l’âme divine à un niveau qu’elle n’aurait pu atteindre seule, sans la participation de l’âme animale. C’est la signification du verset ‘De ma chair je verrais D.ieu’, car ce verset signifie que c’est par la transformation de l’obscurité de l’âme animale (‘ma chair’) en lumière, qu’un Juif atteint l’Essence divine (‘je verrais D.ieu’).
A la lumière de ce qui vient d’être dit, nous comprenons que notre travail qui consiste à transformer l’obscurité en lumière, implique d’éveiller nos sens, afin que ceux-ci éveillent à leur tour et renforcent notre crainte et notre amour de D.ieu.
Du fait que l’Essence divine se révèle précisément dans la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher, et le goût, nous comprenons par exemple, l’attention particulière que le Rabbi donne aux Niggunim, ou à celle de regarder les mots de la prière lorsque nous les prononçons. Le Rabbi Rayats écrit ‘qu’un Juif a la capacité (le ‘Houch) de ressentir très profondément le Divin au moyen de la force de la Emounah’.
C’est précisément par une totale soumission à D.ieu que l’on parvient à dévoiler l’Essence divine, et au Rabbi de nous enseigner que ‘l’Essence même du plaisir se dévoile plus dans la vision que dans tous les autre sens’.
Peut-être que cela est dû à la petitesse de la dimension de la pupille de l’œil, qui n’est pas sans évoquer la soumission la plus totale vis-à-vis de l’Eternel, conformément à l’enseignement de l’Admour Hazaken, selon lequel ‘L’Eternel ne réside que dans un endroit qui lui est parfaitement soumis’.
Source : Likouté Si’hot volume 18, troisième Si’ha sur Balak
Sous l’égide de la Paracha Balak se déroule une attaque personnelle lancée par Zimri contre Moché Rabénou. L’Israël antique se trouve à Chittîm et le peuple succombe à la débauche des filles de Moav. Parmi la multitude, Zimri, un israélite, introduit la Midianite Kozbi dans la communauté. Ce spectacle se déroule sous les yeux de Moché et de tous les enfants d’Israël, une vision qui les réduit aux larmes.
Ils s’adressent à Moché, lui demandant si cette femme est interdite ou permise. Et si elle est interdite, qui a autorisé l’union de Moché avec la fille de Yitro ? La loi stipule que quiconque s’unit à une Aramith peut être tué par ceux qui sont jaloux. Mais Moché oublie cette loi, créant une opportunité pour Pin’has de prendre sa part.
En explorant cette scène, plusieurs questions se posent. Pourquoi Moché avait-il le droit d’épouser Tsipora, la fille de Yitro ? Selon le commentaire de Rachi sur le Talmud de Sanhédrin, Moché a épousé avant la remise de la Torah, quand les enfants d’Israël étaient encore Noachides et que Tsipora, comme d’autres convertis, s’est jointe à eux. Mais Zimri, chef de tribu, a-t-il pu ignorer la différence entre un mariage contracté avant et après le don de la Torah ? Et pourquoi aucune réponse à cette question n’est-elle enregistrée dans le Talmud ?
L’autre question qui se pose concerne le droit de Moché, en tant que Cohen, d’épouser une convertie. Selon le Talmud, une femme convertie ne peut pas épouser un Cohen, car elle provient de nations qui s’adonnent à la débauche. Cependant, on dit que Moché n’était Cohen que pendant les sept jours d’inauguration du Tabernacle.
Zimri, en soulignant que la fille de Yitro avait été autorisée pour Moché, faisait allusion à l’interdiction pour un Cohen d’épouser une convertie. L’interdiction de la convertie est liée à son origine dans des nations idolâtres. Mais comment répondre à cet argument ? Pourquoi cette réponse n’a-t-elle pas été donnée à Zimri ?
Il y a une autre possibilité. Si Moché avait effectivement divorcé discrètement de Tsipora… Dans le Talmud, on trouve une indication que Moché aurait pu se séparer de son épouse. Il l’a fait de sa propre initiative, avec l’approbation de D.ieu, pour atteindre la prophétie. Moché a aussi ajouté un jour supplémentaire de préparation au don de la Torah et a brisé les Tables de la Loi.
Moché s’était marié avant que l’interdiction de prendre une convertie comme épouse ne soit promulguée. Si un simple Cohen se fiance avec une femme veuve et qu’il est ensuite nommé Cohen Gadol, il peut finaliser son mariage. Cette règle s’applique également à Moché, car son mariage était déjà contracté, d’une manière licite : même après être devenu Cohen, la fille de Yitro lui restait permise, malgré sa conversion.
Le silence de Moché face à l’argument de Zimri soulève des questions. Zimri, lui, était en désaccord avec cette interprétation de la Torah orale et selon lui, Moché aurait dû divorcer. Pourtant, Moché ne pouvait pas réfuter cet argument car selon la Hala’ha, un Sage n’est pas autorisé à enseigner une loi sur laquelle il est personnellement concerné.
Cette histoire nous enseigne qu’il n’est pas toujours nécessaire de répondre aux questions d’autrui. Parfois, les questions posées visent à justifier ce que la Torah interdit. Dans ces cas, le meilleur moyen de vaincre l’opposant n’est pas par le dialogue, mais par la détermination qui transcende toute rationalité.
La conduite de Pin’has illustre cette leçon. Il ne s’est pas laissé entraîner dans le dialogue et a pris des risques pour venger l’honneur de D.ieu, en tuant Zimri, sans demander l’avis de personne. Comme Pin’has, le Rabbi précédent, dont nous célébrons la libération, a constamment risqué sa vie pour diffuser la Torah et le judaïsme, sans tenir compte des objections de certains. Mais un vrai Chef d’Israël se distingue par sa générosité et sa miséricorde, même lorsqu’il s’agit de venger l’honneur de D.ieu.
Comme une étoile solitaire dans l’obscurité, Pin’has s’éleva parmi ses pairs et brilla d’un courage inébranlable. Il ne s’est pas embourbé dans des discussions inutiles, il n’a pas cherché l’approbation de ses pairs. Au lieu de cela, animé par une dévotion ardente, il a risqué sa propre vie, en supprimant Zimri, pour venger l’honneur divin. Sa méthodologie, bien que sévère, était inévitable dans le contexte de l’outrage infligé à l’honneur divin.
Le Rabbi précédent, dont nous célébrons avec ferveur et joie la libération le 12 et 13 Tamouz, a arboré un courage semblable. Indifférent aux remontrances de certains, qui affirmaient qu’il n’était pas nécessaire de mettre sa vie en jeu pour chaque cause, il a constamment risqué sa vie dans le but de propager la Torah et le judaïsme. Lorsqu’il s’agit de défendre une cause divine, aucun risque ne semblait trop grand, aucune épreuve trop accablante.
Néanmoins, il est crucial de souligner qu’un véritable chef d’Israël, même dans l’accomplissement de la « vengeance divine », le fait avec générosité et bénédiction. La justice est mise en œuvre non pas par des actes de violence brutale, mais avec bonté et compassion. C’est dans cette fusion délicate de justice et de miséricorde que se trouve le véritable leadership.
En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30 Tél.: +330756753993 – code: 33 41 593# ET SUR RADIO HASSIDOUT RADIO HASSIDOUT
Balak – Moché devait-il répondre à Zimri ? Source : Likouté Si’hot volume 18, troisième Si’ha sur Balak
MAKOROT
1 – Dans notre Paracha : L’attaque personnelle de Zimri contre Moché Rabénou
Balak 25, 1 : Israël s’établit à Chittîm. Là, le peuple se livra à la débauche avec les filles de Moav. …Puis, un israélite (Zimri) s’avança, amenant parmi ses frères la Midianite (Kozbi), aux yeux de Moché et de toute la communauté des enfants d’Israël, et eux pleuraient au seuil de la tente d’assignation.
Rachi : Aux yeux de Moché. Ils lui ont dit : « Moché ! Cette femme est-elle interdite ou permise ? Et si tu dis qu’elle est interdite, la fille de Yitro, qui te l’a autorisée ? »… Et eux pleuraient. La règle à appliquer, laquelle stipule que « tout celui qui s’accouple avec une Aramith, que ceux qui manifestent du zèle le frappent à mort ! » échappa à Moché, …et ce, afin que Pin‘has se présente pour prendre la part qui lui était due.
Rachi sur Guemara Sanhendrin 82a : La fille de Yitro, qui te l’a autorisée. Moché s’était marié avant le don de la Torah ; or, au moment où la Torah fut donnée, tous [les enfants d’Israël] avaient le statut de Noa’hides et ils devinrent assujettis au Mitsvot ; elle était donc avec eux, ainsi que de nombreux convertis du Erev Rav.
Likouté Si’hot : Zimri, qui était chef de tribu, ignorait-il la différence évidente entre un mariage antérieur au don de la Torah et celui qui lui était ultérieur ?! D’autre part, pourquoi ne voit-on pas dans la Guemara que Moché ou quelqu’un d’autre ait répondu à cet argument que Zimri souleva devant Moché ?
3 – Analyse (b) : Moché, le Cohen, avait-il le droit de se marier avec une convertie ?
Tossefot sur Guemara Yevamot 61a : Une femme convertie est interdite à un Cohen, même si elle a moins de trois ans, car elle provient des nations qui se maintiennent dans la débauche. Cet interdit est biblique.
Emor 21, 7 : Une femme prostituée ou déshonorée, ils ne prendront point ; une femme divorcée par son mari, ils ne prendront point. …Quant au Cohen [Gadol], il ne prendra pas une veuve ni une femme divorcée, déshonorée ou prostituée ; seule une femme vierge d’entre son peuple, il prendra pour femme.
Guemara Zeva’him 101b : Rav dit : Moché notre maître était Cohen Gadol et recevait sa part dans les choses sacrées. Les Sages disent : Moché n’était Cohen que pour sept jours d’inauguration [du Tabernacle].
4 – Développement : Zimri argumentait-il sur la non-judéité ou sur la conversion ?
Likouté Si’hot : Zimri, avec son argument « la fille de Yitro, qui te l’a autorisée », faisait effectivement
allusion à l’interdiction faite au Cohen d’épouser une convertie. Le rapport entre cet interdit et celui de la « Midyanite » est que l’interdiction de la convertie est liée au fait « qu’elle provient des nations idolâtres (les Aramim) qui se maintiennent dans la débauche ». Toutefois, les questions subsistent : (a) comment, de fait, répondre à cet argument ? (b) Et, pourquoi cette réponse n’a-t-elle pas été donnée à Zimri ?
5- Annexe : Et si Moché avait effectivement divorcé discrètement de son épouse…
Guemara Chabbat 87a : Trois éléments furent introduits par Moché de sa propre initiative et D.ieu lui donna Son accord : Il rajouta un jour supplémentaire [de préparation au don de la Torah], il se sépara de son épouse (il l’a divorça lorsqu’il voulut accéder à la prophétie – voir Rachi sur Beha’alote’ha 12, 1) et il brisa les Tables de la Loi.
6 – Explication : Moché s’était marié avant que cet interdit ne soit promulgué
Guemara Yevamot 61a : Michna. Si un simple Cohen se fiance avec une femme veuve, puis qu’il est
nommé Cohen Gadol, il pourra [finaliser] son mariage. Guemara. D’où le sait-on ? Car il est écrit (Emor ibid.) « il prendra pour femme » (ce mot est superflu, le texte aurait pu dire : « seule une femme vierge .. il prendra » – Rachi).
Likouté Si’hot : A fortiori dans notre cas, où le mariage était déjà contracté, et d’une manière permise : même après que Moché soit devenu Cohen, la fille de Yitro lui restait permise, bien qu’elle ait été convertie.
7 – Zimri ne savait-il pas tout cela ? Et pourquoi Moché ne répond rien à Zimri ?
Likouté Si’hot : Zimri n’était pas d’accord avec cette interprétation de la Torah orale sur le mot « pour femme » et, d’après lui, Moché devait donc divorcer. Cependant, Moché ne pouvait pas lui répondre en lui expliquant cette interprétation, car la Hala’ha stipule (Rama, Yoré Déa 242) qu’un Sage qui enseigne une Hala’ha sur laquelle il est personnellement concerné n’est pas habilité à dire : « ainsi j’ai reçu de mes maîtres ».
8 – Enseignement : Doit-on s’efforcer à répondre à toutes les questions d’autrui ?
Likouté Si’hot : Il n’est pas toujours nécessaire de répondre aux questions d’autrui : parfois, cette personne cherche, avec sa question, à autoriser une Midyanite ! Si son intention est bonne, il faut « répondre (même) à l’insensé selon sa sottise » (Proverbes 26, 5). En revanche, s’il cherche à autoriser ce que la Torah interdit : « il ne faut pas répondre à l’insensé selon sa sottise » (Proverbes 26, 4). Le moyen de vaincre un tel opposant n’est pas le dialogue, mais bien par la détermination transcendant toute rationalité.
Guemara Souccah 52b : Si le mauvais penchant [t’attaque] – tire-le vers la maison d’étude ! S’il [est dur] comme la pierre – il fondra, s’il est [tenace] comme du fer – il explosera !
9 – Le lien entre la conduite de Pin’has et celle du Rabbi précédent (libéré le 12 Tamouz)
Likouté Si’hot : Pin’has ne laissa pas entraîner dans le dialogue et, s’il avait demandé, on ne lui aurait pas dit de le faire. Il se mit en danger, en tuant Zimri, afin de venger la vengeance divine – par une méthode rigoureuse.
Le Rabbi [précédent], dont nous célébrons la libération et la joie, ne tint pas compte des arguments de certaines personnes qu’il n’était nécessaire de risquer sa vie pour chaque chose. Puisqu’il s’agit d’une cause divine, il mit concrètement sa vie en danger, constamment, afin de diffuser la Torah et le judaïsme. Cependant, chez un Chef d’Israël, même la « vengeance divine » se fait par une méthode généreuse et bénie, avec bonté et miséricorde !
בתניא דפוס זאלקווי שנת מבש’ר טו’ב [=תקנ’ט] נדפסה אגרת התשובה מהדורה קמא, ולא נחלקה לפרקים, גם יש כמה שינויים בתוכן האגרת.
Dans l’édition de Zolkvi du Tanya, parue en l’année ‘Mevasser Tov’ (celui qui annonce une bonne nouvelle, dont la valeur numérique est 5559-1799), Igueret Hatechouva fut imprimée dans sa première version. Celle-ci n’était pas divisée en chapitres et présentait quelques différences de contenu (avec le texte actuel).
Couverture : Rav Mendel Zarchi du Beth Habad de Porto Rico, le pionnier des Chlou’him dans la région,
Le Kinous régional des Caraïbes, une réunion des émissaires dévoués du Beth Habad qui servent les micro-communautés juives en croissance de la région des Caraïbes et du Mexique, a récemment eu lieu dans le sud de la Floride.
Pour la première fois lors du Kinous des Caraïbes, des Chlou’him et Chlou’hot de tous âges se sont réunis pour une conférence proposant des sessions uniques adaptées à chacun. Cette réunion sur le thème de Hakhel a mis en valeur le pouvoir de l’unité et le dévouement incessant des Chlou’him à leur mission, et a célébré un quart de siècle de Shlichus dans la région des Caraïbes.
Les 25 dernières années ont vu la présence des Beth Habad dans la région des Caraïbes passer d’un seul centre à plus de 18. Alors qu’auparavant, les îles avaient des ressources juives limitées, la région compte maintenant des communautés juives florissantes comprenant des services de synagogue, des mikvahs, des cours d’éducation pour adultes, des écoles juives et un accès à de la nourriture casher, créant ainsi une belle mosaïque de vie juive dans les tropiques.
Selon le Rav Berel Pevzner de la communauté juive Habad des îles Caïmans : « la simple présence des Chlou’him Habad dans la région a contribué à attirer davantage de résidents juifs dans la région, surtout à l’ère post-pandémique, maintenant que la vie juive peut être maintenue dans les Caraïbes sans aucun compromis en termes d’éducation et de pratique juive ».
L’un des aspects les plus remarquables du Kinous a été le sentiment de famille élargie parmi les familles des Chlou’him. L’accueil généreux du Rav Pinny et de Gity Andrusier et du Beth Habad du sud-ouest de Broward a ajouté à l’atmosphère familiale, faisant de l’événement un véritable foyer loin de chez soi. Plusieurs Shluchos ont commenté comment la réunion avait une atmosphère semblable à une colonie de bungalows familiaux. Les enfants, qui ont rarement l’occasion d’interagir les uns avec les autres en personne, se sont réjouis de l’occasion de se rencontrer et de créer des liens les uns avec les autres, avec MyShliach organisant des « conventions » parallèles pour les garçons et les filles.
Le Rav Mendel Zarchi du Beth Habad de Porto Rico, le pionnier des Chlou’him dans la région, a expliqué l’importance de se rassembler en tant que communauté. « En cette année de Hakhel », a-t-il expliqué, « nous cherchons à revivre l’expérience spirituelle du mont Sinaï. Nous nous sommes connectés, avons partagé notre force et notre inspiration, nos souvenirs des jours de gloire, et nous nous sommes encouragés mutuellement dans notre Hitkachrout (connexion spirituelle) au Rabbi. »
Les Chlou’him dans ces endroits ont des circonstances et des communautés uniques. Dans l’ensemble, ils dirigent chacun leur communauté juive locale tout en ayant un impact sur leurs « communautés mondiales » respectives, notamment les nombreux hommes d’affaires et visiteurs juifs qui séjournent temporairement sur les îles. Comme l’explique le Rav Zarchi, les habitants sont renforcés et soutenus par ceux qui viennent les visiter, créant ainsi une communauté indissociable, un espace où tout le monde peut en bénéficier.
Lors de cette réunion, les participants ont eu l’occasion de discuter des défis et des opportunités propres à la région. Un moment fort a été la table ronde avec le Rav Moshe Kotlarsky, vice-président de Merkos L’Inyonei Chinuch et responsable de la présence du Beth Habad dans les Caraïbes, où les Chlou’him ont partagé leurs idées et discuté des stratégies pour se soutenir mutuellement. « Chaque shliah autour de la table connaît le Rav Kotlarsky comme une oreille attentive », a déclaré le Rav Yakov Raskin du Beth Habad Jamaïque. « Les soins et le soutien qu’il nous a apportés à chacun d’entre nous dans les Caraïbes ont été le fondement de cette conversation des plus productives. »
Le Rav Dov Schochet, Roch Yéchiva du CYS College of Jewish Studies, a animé des sessions de Halakha lors du Kinous, abordant les défis uniques des petites communautés insulaires. Les Chlou’him ont également entendu des intervenants tels que le Rav Chaim Drizin, LMFT, sur la gestion du stress et la promotion de l’harmonie dans leur environnement stressant – et parfois solitaire.
Le discours d’ouverture et le Farbrengen mémorable ont été prononcés par le Rav Sholom et Mme Chani Lipskar de la Shul of Bal Harbour, qui ont partagé leur sagesse acquise au fil des décennies de Shlichus et l’inspiration bienveillante qu’ils ont reçue du Rabbi au fil des ans.
Des ateliers informatifs ont été animés par le Rav Shmuly Rothman de Rothman Coaching et le Rav Yossi Gordon, PDG du Beth Habad on Campus International. Naturellement, les soirées ont été marquées par des Farbrengens inspirants, dirigés par le doyen de LEC, le Rav Benjy Korf, ainsi que par le Rav Chai Amar.
Les participants ont également exploré les moyens de maintenir le lien et l’unité établis lors du Kinous, avec des rencontres régulières à distance prévues tout au long de l’année. L’impact de cette réunion continuera à résonner, favorisant un avenir juif plus fort et plus connecté pour ces communautés émergentes et en pleine croissance.
Une expression de l’unité des Chlou’him a été un engagement commun à partager des « points lumineux » des enseignements du Rabbi avec les visiteurs qu’ils rencontrent. Le dépliant distribué présente tous les centres Habad régionaux et les programmes auxquels on peut s’attendre. Le projet, ainsi que le Kinous de cette année, ont été dédiés à la mémoire de Mme Henya Federman, OBM, Shlucha des îles Vierges.
Le Rav Avromy Super du Beth Habad de Sainte-Lucie, dont le tweet de la « photo de classe » du Kinous a été vu plus de 60 000 fois, a exprimé son inspiration et sa joie en voyant les familles se réunir. « Cette réunion représente le cœur même de l’établissement juif sur les îles », a-t-il déclaré. « Ces quelques jours seront considérés comme un moment décisif dans l’histoire du judaïsme dans les Caraïbes. »
Gan Israel IDF prépare un weekend exceptionnel du 30 juin au 2 juillet 2023 pour les moniteurs des Gan Israël au Campus Leven. Cet événement promet une célébration de la spiritualité juive inédite, en préparation des camps d’été, avec la participation spéciale du Rav Michael Taieb, invité d’honneur venu d’Israël.
À l’aube de l’ouverture des Gan Israel, l’excitation et l’anticipation se font sentir à travers toute la France. Les organisateurs du Gan Israel IDF sont en train de mettre les touches finales à un événement majeur – un grand Chabbat Hakhel pour les moniteurs, prévu pour le weekend du 30 juin au 2 juillet 2023.
Cet événement se tiendra au Campus Leven, un lieu idéal pour célébrer la spiritualité juive et se préparer à la prochaine session des Gan Israel. Situé à Saint-Aubin-sur-Mer, dans le Calvados, à seulement 2h30 de Paris et 20 km de Caen, le Campus Leven offre un cadre unique sur les plages du débarquement. Avec 8500 m² d’hébergements et d’infrastructures innovantes, c’est un projet sans équivalent dans le monde juif français.
Le campus est composé de 27 chambres équipées de salles de bain et WC privatifs et de 12 bungalows adaptés aux adultes. Les repas sont pris dans une salle de restaurant avec une vue imprenable sur la mer, ce qui promet un cadre parfait pour ce weekend spécial.
Le Rav Michael Taieb, un invité d’honneur spécialement venu de Kfar Habad, en Israël, sera présent pour partager ses enseignements et sa sagesse avec les participants. Sa présence est une opportunité exceptionnelle pour les participants d’approfondir leur compréhension et leur connexion à la spiritualité juive.
Ce weekend offrira une variété d’activités, y compris des temps de détente, de formation, des Farbrenguens (réunions hassidiques conviviales) et même des départs en car pour des excursions autour du campus. C’est une opportunité unique pour se préparer à la prochaine session des camps Gan Israel et pour renforcer les liens entre les moniteurs et les directeurs de Gan Israel.