אאמו’ר [הרש’ב] אמר: חסידות נעוצה תחלתן בסופן וסופן בתחילתן; דרגת העיגולים, מבלי אשר ימצא ראש וסוף – אך למרות הכל העיקר הוא סדר.
הבעש’ט היה מסודר, המגיד ממעזריטש דקדק על סדר, ואבי-סבי – רבינו הזקן – לימד את החסידים להיות מסודרים. רואים זאת במאמריו, מכתביו, ניגוניו.
החסידים שהיה להם זמן קבוע לביאתם לליאזנא – אח’כ לליאדי – לא היה ברשותם לשנות את הזמן ללא רשיון מהרבי, כדי לקבל רשיון היה צריך לנמק הסיבה.
אצל הרבי היה ועד מיוחד להנהגת סדר החסידים, ובראשו מהרי’ל [יהודה לייב] אחי רבינו; ועד מיוחד להנהגת האברכים החסידיים, ובראשו אדמו’ר האמצעי.
Mon père (le Rabbi Rachab) dit:
«Dans la ‘Hassidout, le début du processus est lié à la fin et la fin au début. Comme dans un cercle, il est impossible de distinguer le début et la fin. Malgré tout cela, l’ordre et la méthode sont essentiels.
Le Baal Chem Tov était ordonné. Le Maguid de Mézeritch, son successeur, accordait une grande importance à l’ordre. Mon arrière grand-père, l’Admour Hazaken, enseigna à ses ‘Hassidim qu’ils devaient être ordonnés. On peut le vérifier dans ses discours, ses lettres et ses mélodies.
Les ‘Hassidim qui avaient une date fixée pour lui rendre visite, à Lyozna d’abord, à Lyadi ensuite, n’avaient pas le droit de la changer sans sa permission. Lorsqu’on sollicitait une telle modification, il fallait être capable de la justifier.
L’Admour Hazaken avait un comité spécialement chargé de faire régner l’ordre parmi les ‘Hassidim. A sa tête, se trouvait son frère, Rabbi Yehouda Leïb. Un second comité, s’occupant des jeunes ‘Hassidim, était dirigé par l’Admour Haemtsahi.
Le 3 Tamouz, des centaines de résidents de Tsfat se sont réunis au Hall de la Yéchiva « Ohel Menachem Mendel » pour une réunion hassidique à l’occasion de la journée commémorative, avec certains étudiants de la Yéchiva, dont un grand nombre sont partis en voyage organisé avec les Rabbanim de la Yéchiva au Ohel du Rabbi.
Après la prière du soir, le Rav Haim Kaplan, Chalia’h et Roch Yéchiva, a ouvert la réunion avec des mots sur l’essence du jour, et le fait que le Rabbi « a décidé lui-même » dans d’innombrables conversations et lettres tout au long des années concernant le berger d’Israël qui « est toujours debout et sert », comme on peut même le voir avec les yeux physiques dans le monde entier.
Le maire, M. Shuki Ohana, a poursuivi en parlant avec émotion des actions du Rabbi dans le monde entier, mais surtout dans la ville sainte de Tsfat, des actions qui continuent de croître avec les années, en collaboration étroite avec tous les résidents de la ville.
Le Rav Mordechai Bistritsky, le Mara Déatra, a parlé de la grande responsabilité que nous avons d’agir en accomplissant les directives du Rabbi en tant que « sa descendance vivante » et les bonnes résolutions que chacun doit prendre en ce jour.
Le Rav Elazar Stern, le Rav de Meron et le successeur de son père, le Rav Meir Stern, qui avait l’habitude de participer au Farbrenguen chaque année, a parlé longuement de l’étude de la Torah du Rabbi, qui était à la fois extrêmement érudite et miraculeusement brillante, mais aussi – avec une foi simple dans la puissance de la Torah, et dans chacun des détails de la Torah, qui définissent son application concrète dans le monde.
Le Rav Shlomo Hadad, le maire de la ville, a raconté qu’il se souvient de la ville de Tsfat lors de l’arrivée de l’envoyé, le Rav Aryeh Leib Kaplan, et des familles et des émissaires qui ont suivi, comment ils ont réussi à animer toute la ville avec la mission du Rabbi, et qu’il ne peut pas du tout imaginer à quoi ressemblerait la ville de Tsfat sans la mission du Rabbi, qui a établi et développé toute la ville de Tsfat, tout en incitant le public à continuer, à préserver et à renforcer le caractère spirituel de la ville.
Le Rav Yechezkel Shimon, Rav de la synagogue Tzanz et chef du Kollel Amalim, a parlé avec beaucoup d’émotion du sacrifice de soi que le Rabbi a inculqué aux hassidim et aux émissaires, qui vont dans le monde entier pour éclairer chaque coin du monde.
L’invité d’honneur du Farbrenguen de Guime Tamouz à Tsfat, le Rav Menachem Mendel Fedelman, Machpia de la communauté Habad de Dnipro (qui dirige actuellement le Beth Habad russophone de Netanya), a ouvert la partie officielle du rassemblement en évoquant les paroles du Rav, qui sont « vivantes et éternelles », dotées d’une vitalité et d’une force intarissables, et caractérisées par une éternité au même titre. Il a poursuivi en de nombreuses idées au nom du « Hozer du Rabbi », le Rav Yoel Kahn a’h.
Parmi les participants se trouvaient également le Chalia’h, Rav Alter Eliyahu Cohen Friedman, le Chalia’h et directeur d’Ascent le Rav Shaul Leiter, le Chalia’h à Merom Canaan le Rav Abraham Haim Zilber, le Chalia’h à Hatzor le Rav Nissan Mor Yossef, le Rav de la synagogue et le chef du Kollel Zera Berach le Rav Moshe Samuel Liberman, l’ancien directeur du Nord au ministère du Logement, le Rav Moshe Rubinstein.
Dans le hall de la Yéchiva, des dizaines de participants ont écrit des Pan et des demandes de bénédictions, qui ont été prises par le Rav Kaplan à la fin du rassemblement en route vers le tombeau sacré pour y être déposées le jour de la Hilloula.
L’auditoire est reparti avec un élan spirituel et une détermination renouvelée pour perpétuer la vitalité et l’intensité de cette grande et sacrée journée tout au long de l’année.
מצות צדקה, על-דרך-משל, היא מצוה כוללת, אשר כל המצוות נקראות בשם צדקה.
ומהאי טעמא [=ומטעם זה] נכון במאוד לתת קודם כל מצוה פרוטה לצדקה, שהוא המשכת המקיף בפנימי. ומכל-מקום הוא מקיף הקרוב,
מה-שאין-כן תורה שהיא מקיף הרחוק ופעולתו נעלה יותר.
L’influence émanant de chaque Mitsva est exercée par la Mitsva elle-même, dont la nature est d’entourer toute chose.
Le Précepte de la Tsédaka, par exemple, est l’un de ces grands Commandements entourant tous les autres, puisque l’ensemble des Mitsvot est désigné par le nom de Tsédaka.
C’est la raison pour laquelle il est bon de donner une pièce à la Tsédaka, avant l’accomplissement de chaque Mitsva. Ceci permet d’introduire l’aspect qui entoure (celui de la Tsédaka) dans l’aspect profond (celui de la Mitsva qui est accomplie). Néanmoins, bien que se contentant d’entourer, la Tsédaka est aussi une Mitsva de proximité.
La Torah, à l’inverse, est éloignée et elle agit donc de façon plus élevée.
La mélodie qui exprime le travail du Hassid – à écouter dans une interprétation spéciale. Le projet « Nostalgies – Mélodies de Habad » présente maintenant pour écoute la mélodie de la réunion de Rav Shalom Charitonov, qui exprime l’introspection d’une personne lorsqu’elle monte l’échelle du travail spirituel. Écoutez.
A l’occasion du grand et saint jour de Gimmel Tamouz – le jour de la Hilloula du Rabbi, où le cœur de chaque hassid s’éveille, le projet « Nostalgies – Mélodies de Habad » est honoré de présenter la mélodie de la réunion de Rav Shalom Charitonov dans une interprétation spéciale.
Cette mélodie a été composée en son temps par le baal menagen Rav Shalom Charitonov et a été diffusée sur un disque intitulé « Les Mélodies de Shalom », enregistré par son fils, Rav Shimshon Charitonov.
Dans la pochette du disque, une explication a été donnée sur le déroulement de la mélodie et ses mouvements : « En trois parties, cette mélodie exprime l’introspection d’une personne lorsqu’elle monte l’échelle du travail spirituel.
Dans les premières parties, on sent comment il s’arrête – pour réfléchir à sa position et à sa situation, où il est monté et est arrivé personnellement, en termes de ses actions et de ses réalisations. Puis il décide – de continuer en tant que soldat obéissant dans l’armée du Seigneur.
Ensuite, la troisième partie revient et cela exprime le sentiment qu’avec cette approche, il atteindra des réalisations réelles, qui le mèneront à l’objectif souhaité.
« Les Hassidim chantent cette mélodie lors des réunions, qui les aident à prendre des décisions utiles dans le service de D.ieu. Ils s’examinent eux-mêmes, cherchent en eux et décident s’ils remplissent leur destin. Ensuite, ils décident de servir D.ieu avec dévouement – de se sacrifier sans aucune hésitation, tout comme un soldat remplit fidèlement les ordres qui lui sont donnés par ceux qui sont en charge de lui ».
Mélodie 285 dans le livre dans Sefer Hanigunim.
Cette mélodie est la 7ème à être publiée dans le cadre du projet « Nostalgies » – Nigunei Habad, une collection de mélodies chantées de manière authentique par le Rav Menachem Mendel Amar, Rav de la communauté et centre « Or Menahem » à Ashdod.
Rabbi Shalom Charitonov (2 Chevat 5646 – 25 Tevet 5694) était un Hazan de la famille Charitonov, qui a composé de nombreux chants Habad. Il a travaillé comme égorgeur et vérificateur dans la ville de Nikolaïev.
Il est né le 2 Chevat 5646 de son père, Rabbi Avraham Charitonov, qui était égorgeur dans la ville de Nikolaïev en Ukraine pour une famille dont beaucoup étaient connus comme des Hazans.
Il a étudié à la Yeshiva Tomchei Tmimim, à Zembin avec Rabbi Shmuel Gronem Estherman, puis à Loubavitch, où il a étudié entre les années 5663-5667 (1903-1907).
Il s’est ensuite installé dans la ville de Nikolaïev, où il a pris la place de son père en tant qu’égorgeur et vérificateur. Il y répétait les discours du Rabbi Rashab, et avait reçu l’autorisation du Rabbi Rashab d’ajouter à la récitation du discours une explication sur le sujet à partir d’autres sources.
Dans ses dernières années, il a connu de grandes difficultés financières, après que les autorités soviétiques ont interdit l’abattage des animaux. Il a commencé à errer à la recherche de moyens de subsistance, passant par Leningrad, Moscou et Melchobok. Le 25 Tevet 5694 (1934), il est décédé à l’âge de 48 ans chez son beau-frère à Moscou.
Rabbi Shalom a composé de nombreux chants, dans un style profond. En 5733 (1973), son fils Shimshon a sorti un album de ses mélodies.