Beaaloteha: Comment faire pour ne plus stresser?
(Pour la réussite spirituelle et matérielle de Ma’hlouf, Adrien, ben Golda)
‘Quand tu allumeras les lumières vers la face de la Ménorah’, ce verset qui est au début de notre Paracha possède de nombreuses explications. Rachi explique dans son commentaire que ‘quand tu allumeras signifie en fait quand tu feras monter’.
Dans le Dvar Mal’hout, le Rabbi fonde son enseignement à partir de cet enseignement de Rachi et du fait que L’Eternel désirait qu’Aaron allume la Ménorah ‘en tenant le feu près de la mèche jusqu’à ce que la flamme monte par elle-même’.
Le corps d’un Juif est précieux aux yeux de l’Eternel et Il désire que nous accomplissions Sa Volonté au moyen des forces de notre âme, et au moyen de notre corps. Cependant, le Rabbi souligne que ‘le corps de par lui-même n’est pas lié au service divin et la preuve de cela est que nous devons l’habituer à ce travail, afin que l’habitude devienne une seconde nature’.
En effet, par sa nature, l’âme animale incite l’homme à assouvir constamment des désirs matériels et grossiers, aussi, la mission de chaque Juif consiste à habituer le corps et l’âme animale à la pratique des Mitsvoth et à l’étude de la Torah. En d’autres termes habituer le corps signifie qu’on le rend docile aux Commandements en domptant peu à peu l’âme animale. Comme on dompte un animal pour lui imposer notre volonté, nous devons forcer notre âme animale à aimer D.ieu. Ce faisant nous réalisons l’injonction divine d’aimer notre D.ieu ‘de tout notre cœur’, c’est à dire ‘avec nos deux penchants’.
Habituer notre mauvais penchant en habituant notre corps à accomplir des Mitsvoth, au point que ‘l’habitude devient une seconde nature’. Dans ce cas la nature du corps et de l’âme animale se transforment peu à peu, et avec beaucoup de travail nous pouvons même parvenir à ‘transformer l’obscurité en lumière’, à l’exemple des Tsaddikim qui raffinent et purifient l’âme animale afin que celle-ci s’unisse à l’âme divine d’un lien parfait.
D’une certaine manière, l’union de la force de l’âme animale avec la force de l’âme divine est comparable à deux flammes qui s’unissent et ne forment plus qu’une seule flamme. Aussi, a la lecture des versets de notre Paracha : ‘Quand tu allumeras les lumières vers la face de la Ménorah…En tenant le feu près de la mèche jusqu’à ce que la flamme monte par elle-même’, nous pouvons expliquer qu’il y a ici une allusion au fait que lorsque l’on habitue le corps à accomplir les Commandements divins : ‘en tenant le feu près de la mèche’, alors la force de l’âme animale s’unit avec la force de l’âme divine et dans ce cas : ‘la flamme monte par elle-même’.
A la lumière de ce qu’il vient d’être dit nous comprenons la déclaration du Rabbi selon laquelle ‘Un Juif dévoile la force de l’Essence divine qui est dans le corps en le purifiant.’
Le travail qui consiste à dompter l’âme animale est une étape vers le niveau supérieur du dévoilement de l’Essence divine dans le corps. Purifier le corps débarrasse le corps de ses limites. A l’exemple de l’Arche qui bien qu’elle possède des mesures précises ‘ne prenait pas de place dans le Saint des Saints’ parce qu’elle contient les Tables de l’Alliance écrites du doigt de D.ieu, lorsque le corps est débarrassé de ses impuretés il devient un réceptacle de l’Essence divine et dans ce cas, comme l’Arche, ‘il ne prend pas de place’, c’est à dire qu’il s’élève au-delà de toutes les limites matérielles de ce monde.
Comme le Rabbi nous l’enseigne dans le Dvar Mal’hout, lorsqu’un Juif parvient à habituer le corps à accomplir les Commandements divins alors ‘l’accomplissement des Mitsvoth n’est plus une chose ajoutée’, mais font partie intégrante de son être et de son existence. Ce Juif fait alors Un avec D.ieu, en purifiant son corps il est parvenu en même temps à dévoiler que ‘même le corps matériel d’un Juif est lié au Saint béni soit-Il’.
L’Admour Hazaken rapporte dans le livre du Tanya un enseignement de l’enfant ‘Yinouka’ lequel compare lequel les Commandements divins à de l’huile, et l’âme animale à la mèche d’une bougie. De fait, la Présence divine, la ‘Chrina’, qui est elle-même comparée à la flamme de la bougie, ne peut se dévoiler à un Juif que lorsque celui-ci accomplit les Commandements divins. Autrement dit, la flamme ne peut s’accrocher à la mèche que si celle-ci est imbibée d’huile.
L’exemple de la mèche qui brûle grâce à l’huile qu’elle contient, exprime l’idée que l’âme animale, la ‘mèche’, doit se consumer. Cela signifie que lorsqu’un Juif accomplit les Mitsvoth, il brûle tout ce qui est extérieur à son service divin. A l’exemple de la mèche qui trempe dans l’huile, lorsque l’âme animale ‘trempe dans l’huile’, c’est à dire lorsqu’elle s’implique dans l’action des Mitsvoth, elle attire le divin en elle-même, et elle se transforme en une âme sainte, conformément à la déclaration de Rachi selon laquelle ‘un Juif doit aimer D.ieu au moyen de ses deux penchants’. C’est seulement en agissant ainsi que le feu peut s’accrocher à la mèche, que la Présence divine peut Se révéler en celui qui accomplit Sa Volonté.
Aussi, le Rabbi préconise que lorsque que l’on s’attache à aider un Juif, on doit se tenir près de lui ‘jusqu’à ce que la flamme monte par elle-même’, c’est-à-dire jusqu’à ce que ce Juif devienne indépendant dans l’accomplissement de son service divin.
Cet enseignement s’exprime également dans la déclaration que fit le Machia’h au Baal Chem Tov : ‘Je viendrais quand tes sources se répandront à l’extérieur’. Il ne s’agit pas seulement d’apporter la lumière dans un endroit obscur, mais de faire de cet endroit une source, indépendante, capable de diffuser à son tour la lumière.
L’exemple donné par le Rabbi est celui du Rav et de son élève. Le Rav ne fait pas que dispenser des enseignements à son élève. Il s’attache aussi à développer les forces personnelles de l’élève, de telle manière qu’il puisse ‘tenir seul debout sur ses pied’, et diffuser à son tour la lumière à l’extérieur.
Le Rabbi explique que l’attitude du Rav est comparable à celle du Saint béni soit-Il. L’Eternel en donnant la Torah ne fit qu’allumer la flamme, mais ensuite cette flamme devait continuer à ‘monter par elle-même’.
A l’image de cet élève qui avance seul, l’Assemblée d’Israël ne compte que sur elle-même quand il s’agit de trouver dans la Torah des réponses aux questions qui se présentent chaque jour. C’est à cela que se rapporte la déclaration selon laquelle ‘la Torah n’est pas dans le ciel’.
Cependant, la profondeur de tous ces enseignements ne se limite pas à l’âme Juive. En effet, le monde matériel est lui-aussi tel ‘une mèche qui a besoin d’huile’.
Le Rabbi nous enseigne que notre mission consiste aussi à introduire la sainteté dans la matière de ce monde. De fait, la majorité des Commandements divins est accomplie au moyen de la matière, et depuis le don de la Torah, chaque Juif détient la capacité de sanctifier ce monde profane.
A partir de la matière profane, la peau d’une vache, et de l’encre que l’on obtient en broyant des végétaux, un Sofer écrit des Parachiot sur du parchemin et crée ainsi un objet de sainteté, une Mézouzah, une paire de Téfilines, un Séfer Torah.
Le point essentiel que nous donne le Rabbi dans le Dvar Mal’hout, est que lorsqu’il a introduit la sainteté dans cet objet matériel, cet objet devient comme cette flamme qui monte d’elle-même, car une fois que le Sofer a introduit la sainteté dans cette Mézouzah, ou dans ces Parachiot, ou dans ce Séfer Torah, la sainteté ne quitte plus son endroit. L’image du Sofer en train d’écrire est donc comparable à celle d’Aaron ‘tenant le feu près de la mèche’, puis lorsqu’il a fini d’écrire alors cette Mézouzah, cette paire de Téfilines, ou ce Sefer Torah, deviennent comme ces ‘flammes qui montent par elles-même’. Ils deviennent indépendants, du fait qu’ils sont désormais des objets emplis d’une sainteté qui ne les quittera plus, à l’exemple de cet élève qui peut se ‘tenir seul debout sur ses pied’, et diffuser à son tour la lumière qu’il a reçu de son Maître, ainsi qu’il a été dit précédemment.
A travers cet enseignement, selon lequel le monde matériel doit être ‘une flamme qui monte d’elle-même’, le Rabbi souligne que c’est précisément en élevant le niveau le plus bas, que l’on parvient à élever tous les autres niveaux, y compris le plus haut niveau, et que l’on finit par provoquer finalement le dévoilement de l’Essence divine.
Ainsi, le Rabbi déclare que bien que notre génération soit considérée sur le plan spirituel comme le ‘talon’, en comparaison à la génération de Moché, qui représente la ‘tête’, il n’en demeure pas moins que le talon soutient le corps tout entier, et qu’en élevant le talon, on apporte l’élévation au corps tout entier, c’est à dire à toutes les générations.
L’enseignement est clair. C’est en s’attachant à élever le Juif le plus éloigné que l’on parvient à élever toute l’Assemblée d’Israël. La ‘Hassidouth revient toujours sur le fait que ‘la lumière qui provient de l’obscurité est plus forte que la lumière elle-même’.
L’attitude d’un ‘Hassid du Rabbi consiste à apporter la lumière dans ces endroits obscurs car ils cachent en réalité une lumière exceptionnelle.
Le Rabbi Rayats a expliqué dans l’un de ses discours ‘hassidiques que le talon, bien qu’il soit la partie la plus basse du corps, la partie la plus matérielle et la plus insensible, représente la capacité de Messirout néfech.
En effet, il nous est impossible de rentrer la tête dans de l’eau bouillante, par contre le talon peut supporter une telle chaleur.
Il en va de même pour notre génération, laquelle représente le ‘talon du pied’, elle seule possède la capacité de ‘rentrer dans l’eau bouillante’, c’est à dire de faire don de sa propre vie pour sanctifier et faire de ce monde une demeure pour D.ieu.
De ce fait, on peut comparer notre génération à la cinquième bougie de ‘Hannoucah. Le Rabbi enseigne que la cinquième bougie ne tombe jamais le jour du Chabbat car elle détient le pouvoir d’éclairer les endroits les plus obscurs, et provoquer ainsi la venue de notre Juste Machia’h, très bientôt et de nos jours, avec l’aide de D.ieu.

Likoutei Sihot vol 13 Beaalote’ha (hébreu)
Traduit par le Rav Haim Mellul
1. Commentant le verset de notre Paracha(1) : “ Et au jour de votre joie, lors de vos fêtes et de vos Roch ‘Hodech, vous sonnerez des trompettes pour vos sacrifices d’Ola et pour vos sacrifices de Chelamim et vous susciterez le souvenir devant votre D.ieu. Je suis l’Eternel votre D.ieu ”, Rachi cite les mots : “ pour vos sacrifices d’Ola ” et il explique : “ Le verset parle d’un sacrifice public ”. A ce propos, on peut se poser les questions suivantes :
A) N’aurait-il pas été suffisant de dire : “ sacrifice public ”(1*) ? Il faut en conclure que, même s’il ne cite que les “ sacrifices d’Ola ”(2), Rachi inclut également dans son propos les “ sacrifices de Chelamim ” que ce même verset mentionne par la suite.
B) Comment Rachi établit-il, selon le sens simple du verset, que ces termes se rapportent uniquement aux sacrifices publics et non aux sacrifices individuels ?
Certains commentateurs (2*) considèrent qu’il le déduit d’une comparaison établie avec les sacrifices de Chelamim, figurant dans le Sifri et dans la Guemara(3). De la même façon que les Chelamim sont des sacrifices publics, comme le montrent ces textes, seuls les sacrifices publics d’Ola sont visés par ce texte.
Néanmoins, comme on l’a maintes fois souligné, Rachi s’adresse à l’enfant de cinq ans qui commence son étude de la Torah et il lui donne tous les éléments nécessaires pour comprendre le sens simple du verset, sans s’en remettre à ce qui a pu être expliqué par le Sifri ou par la Guemara. En l’occurrence, si Rachi faisait allusion à cette comparaison, il aurait dû le préciser ou, tout au moins y faire allusion, par exemple en disant : “ comme l’explique le Sifri ”.
C) En fonction de tout ce qui vient d’être dit, ce commentaire de Rachi porte sur ce qui est dit dans ce “ verset ”. Par contre, il ne dit pas que sa seconde moitié peut être comprise à partir de la première.
2. Rachi cite ensuite les mots : “ Je suis l’Eternel votre D.ieu ” et il explique(4) : “ Nous apprenons d’ici la Royauté de D.ieu avec le souvenir et le Chofar, ainsi qu’il est dit : ‘Vous sonnerez’, c’est le Chofar, ‘un souvenir’, c’est le souvenir, ‘Je suis l’Eternel votre D.ieu’, c’est la Royauté, etc. ”. Et, l’on peut, à ce propos, poser les questions suivantes :
A) Comme on l’a maintes fois souligné(5), Rachi, qui commente le sens simple du verset, n’a pas l’habitude d’enseigner les Hala’hot qui en sont déduites. Il fait état des commentaires de nos Sages uniquement lorsque celles-ci sont nécessaires pour comprendre ce sens simple. Or, en l’occurrence, que manque-t-il à la compréhension du sens simple du verset qui conduise Rachi à introduire une interprétation basée sur la Hala’ha ?
B) Bien plus, la signification de ce verset semble bien évidente. Il demande de sonner des trompettes afin de susciter le souvenir d’Israël devant D.ieu, comme le mentionnait déjà le verset précédent. A l’inverse, Rachi en donne une explication qui ne correspond pas au sens simple puisque, selon lui, “ vous sonnerez ” fait allusion aux versets de Chofar et “ un souvenir ”, aux versets de souvenir.
Il en est de même pour son commentaire sur la fin de ce verset : “ Je suis l’Eternel votre D.ieu ”. Rachi a déjà dit auparavant, dans la Parchat Vaéra(6), que cette expression signifie : “ fidèle pour accorder une bonne récompense ” et il précise même, à ce propos, que : “ cette explication est retenue à différentes références ”. En conséquence, il y a tout lieu de penser que la même interprétation doit être choisie également dans le présent verset : “ Je suis l’Eternel ton D.ieu : fidèle pour accorder une récompense ”. Pourquoi Rachi retient-il une autre explication ? Et, pourquoi s’écarte-t-il, à ce point du sens simple du verset, en parlant des versets de royauté ?
De fait, Rachi introduit ici son commentaire par : “ Nous apprenons d’ici ”, ce qui veut bien dire que ce qui suit n’est pas le sens simple de ces versets.
C) Rachi reproduit les mots du verset : “ Je suis l’Eternel votre D.ieu ”, mais il commente aussi les termes : “ et, vous sonnerez ” et : “ un souvenir ”, énoncés avant cela. Pourquoi donc ne les reproduit-il pas ? Il aurait également pu les expliquer au préalable, dans un commentaire indépendant.
3. On peut encore poser, sur les propos de Rachi, les questions suivantes :
A) Pourquoi Rachi n’introduit-il pas son commentaire, par exemple par la formule : “ Nos Sages expliquent ”, conformément à son habitude, à différentes références(7), indiquant ainsi qu’une question se pose sur le sens simple du verset et qu’il est nécessaire de faire appel à une explication de nos Sages pour la résoudre ?
B) A la fin de son commentaire, Rachi ajoute : “ etc. ”. A quoi ce terme fait-il allusion ? S’il le cite, c’est bien qu’il introduit un élément nécessaire à son commentaire et pourquoi donc ne l’énonce-t-il pas clairement ?
C) Dans la Parchat Emor(8), Rachi expliquait : “ Souvenir de sonnerie : des versets de souvenir et des versets sur le Chofar ”, précisant clairement qu’il s’agit de “ versets ”. Pourquoi parle-t-il ici uniquement de : “ souvenir ” ou de “ Chofar ” ?
4. Nous répondrons à toutes ces questions en formulant, au préalable, une autre question. Il a été maintes fois souligné(9) que Rachi a l’habitude, dans son commentaire de la Torah, d’expliquer tout ce qui n’est pas clair. Et, ce principe soulève, en l’occurrence, l’interrogation suivante : pourquoi Rachi ne commente-t-il pas l’expression : “ au jour de votre joie ”, qui figure au début de ce verset ? Pourquoi ne précise-t-il pas de quel jour de joie il s’agit ? En effet, cette expression ne peut pas se rapporter aux “ fêtes pour la joie ” qui sont mentionnées juste après cela, de façon indépendante et, en outre, avec un “ et ” de coordination, faisant qu’elles s’ajoutent à ce “ jour de joie ” précédemment cité(10).
Le Sifri, commentant ce verset, précise : “ le jour de votre joie : c’est le Chabbat ”(11). Néanmoins, Rachi ne fait aucune mention de cette interprétation. De plus, il ne peut pas l’accepter, selon la manière dont il commente le verset, car, d’après son sens simple, il n’est pas fait mention, dans la Torah, de la joie à propos du Chabbat. Il est donc impossible que l’expression : “ jour de votre joie ”, sans aucune autre précision, y fasse allusion, d’autant qu’il est dit, juste après cela, “ lors de vos fêtes ”. Or, à propos de ces fêtes, le verset parle clairement de joie, ainsi qu’il est dit : “ tu te réjouiras en ta fête ”(12). De fait, selon la Hala’ha également, il n’est pas clair qu’il y ait réellement une dimension de joie au sein du Chabbat(13).
On ne peut pas non plus penser que le verset fait allusion à un simple jour de joie, par exemple à la joie familiale d’une certaine personne, qui offrirait à D.ieu un sacrifice(14), à cette occasion et pour lequel il faudrait donc sonner de la trompette. En effet, comme on l’a dit, Rachi précise : “ pour vos sacrifices d’Ola : le verset parle d’un sacrifice public ”.
En l’occurrence, Rachi ne s’interroge pas du tout sur la signification des mots : “ au jour de votre joie ”. Il faut en conclure(15) que, selon lui, ils sont bien évidents et ne doivent donc nullement être commentés.
5. L’explication de tout cela est la suivante. Le verset précédent disait : “ Lorsque vous irez à la guerre… vous sonnerez… et l’on se souviendra de vous… et vous serez sauvés de vos ennemis ”. C’est à la suite de cela que le verset faisant l’objet de notre étude ajoute : “ et au jour de votre joie ”, avec un “ et ” de coordination. Ces termes complètent donc ce qui avait été dit au préalable et il est donc bien clair que ce “ jour de joie ” est celui qui est célébré à l’issue de la victoire au combat, ainsi qu’il est dit : “ vous serez sauvés de vos ennemis ”, afin de louer D.ieu et de Lui rendre grâce pour cette délivrance de l’ennemi(16).
Le verset souligne ici que, non seulement : “ vous sonnerez des trompettes ” pendant la guerre, mais qu’en outre, après la victoire, au “ jour de joie ” célébré à cette occasion, de même que pour “ vos fêtes, vous sonnerez des trompettes pour vos sacrifices d’Ola ”.
Ceci permet de comprendre simplement pourquoi ces “ sacrifices d’Ola ” sont nécessairement des “ sacrifices publics ”. En effet, tous les éléments, tous les jours mentionnés dans ce passage sont publics, comme on l’a constaté, “ lorsque vous irez… dans votre terre… vous serez sauvés… et au jour de votre joie, lors de vos fêtes… ”. La suite du verset : “ pour vos sacrifices d’Ola ” ne peut donc que “ parler d’un sacrifice public ” et ce “ verset ” inclut également les “ sacrifices de Chelamim ”.
6. Si l’on adopte cette lecture, interprétant ce verset en fonction de celui qui le précède, on comprend également que l’expression : “ Je suis l’Eternel votre D.ieu ” ne peut pas avoir ici la signification qu’elle reçoit d’ordinaire, “ fidèle pour accorder une récompense ”. En effet, cette récompense est clairement spécifiée par le verset précédent, selon lequel si “ vous sonnez des trompettes ”, il est certain que : “ vous serez sauvés de vos ennemis ”. Dès lors, pourquoi un second verset énoncé juste après celui-ci, viendrait-il répéter que l’on reçoit une récompense en sonnant des trompettes ?
Rachi en déduit que l’expression : “ Je suis l’Eternel votre D.ieu ”, qui, en apparence, est superflue ici, a pour but d’enseigner une Hala’ha. C’est pour cela qu’il ajoute : “ Nous apprenons d’ici ”. En d’autres termes, le but de son commentaire n’est pas de préciser le sens de l’expression : “ Je suis l’Eternel votre D.ieu ”, lequel est bien évident, mais de préciser ce que l’on en déduit en l’occurrence.
Rachi poursuit : “ la Royauté de D.ieu avec le souvenir et le Chofar, ainsi qu’il est dit : ‘Vous sonnerez’, c’est le Chofar, ‘un souvenir’, c’est le souvenir, ‘Je suis l’Eternel votre D.ieu’, c’est la Royauté ”. Il ne fait pas référence ici à la lecture de versets de la Torah, car ceci irait à l’encontre du sens simple de ce texte. En fait, il précise, de cette façon, que ce verset ajoute : “ Je suis l’Eternel ton D.ieu ”, bien que le verset précédent ait clairement défini la récompense, afin de “ nous apprendre ” que, lorsque les notions de Chofar et de souvenir sont introduites, il faut nécessairement leur adjoindre la notion de royauté(17).
En effet, dans ce verset, “ il est dit : Vous sonnerez ” et il y est donc bien question du Chofar, qui suscite : “ un souvenir ”, la notion de souvenir devant D.ieu. Il convient donc d’y ajouter : “ Je suis l’Eternel votre D.ieu, c’est la Royauté ”. Et, il en sera de même chaque fois que l’on mentionnera le souvenir et le Chofar, au sens littéral, comme c’est le cas en l’occurrence, ou bien par l’intermédiaire de versets, comme on le fait à Roch Hachana. La mention de la royauté sera alors également nécessaire.
C’est donc pour cette raison que Rachi ne parle pas de “ versets de souvenir et versets de Chofar ”, comme il le fait dans la Parchat Emor, mais uniquement de “ souvenir ” et de “ Chofar ”. En effet, c’est bien à ces notions proprement dites qu’il fait référence, comme on l’a dit et non aux versets qui leur correspondent.
7. Cette explication peut être formulée d’une manière quelque peu différente. Rachi considère que le sens de ce verset est bien évident, qu’il n’y a donc pas lieu de le préciser, tout comme il n’a pas commenté le verset précédent, qui demandait de sonner les trompettes et donnait l’assurance que, de cette façon, on susciterait le souvenir de D.ieu.
Rachi admet donc que ce verset doit être lu comme celui qui le précède : “ vous sonnerez des trompettes ” et, de cette façon, “ vous susciterez le souvenir… et vous serez sauvés de vos ennemis ”. La question qu’il se pose est ici la suivante : pourquoi ajouter ici : “ Je suis l’Eternel votre D.ieu ” ? Et, il répond donc : “ Nous apprenons d’ici… ”.
8. Toutefois, l’élève avisé pourra encore poser la question suivante : pourquoi Rachi intervertit-il l’ordre en citant la royauté, puis le souvenir et enfin le Chofar, comme c’est le cas dans la prière de Roch Hachana, alors que le verset lui-même(17*), selon le propre commentaire de Rachi, mentionne d’abord le Chofar, puis le souvenir pour se conclure par la royauté ?
C’est pour répondre à cette question que Rachi conclut son explication par : “ etc. ”, faisant ainsi allusion à ce que le Sifri ajoute par la suite : “ Dès lors, pourquoi les Sages ont-ils retenu d’abord la royauté, puis le souvenir et enfin le Chofar ? Parce que tu dois d’abord accepter Sa royauté et ensuite solliciter Sa miséricorde afin qu’Il se souvienne de toi(18). Et comment y parvenir ? Par le Chofar ”. En l’occurrence, Rachi fait état de la Hala’ha tranchée par les Sages. Il la rapporte donc dans l’ordre qu’ils ont eux-mêmes retenu.
Néanmoins, Rachi ne précise pas tout cela clairement et il se contente d’y faire allusion par un : “ etc. ”, car cette question ne se pose pas, en fonction du sens simple du verset.
9. On comprendra mieux cette modification de l’ordre du commentaire de Rachi, par rapport à ce qui est dit dans le verset, en fonction des explications de la dimension profonde de la Torah. En effet, il est expliqué(19), à ce propos, que le Chofar correspond à Bina, l’Attribut d’analyse raisonnée, le souvenir aux six Attributs de l’émotion et la royauté à Mal’hout, l’Attribut de royauté. Ainsi, la Torah qui est une révélation céleste, cite ici(20) ces trois notions en les classant du haut vers le bas, d’abord le Chofar, Bina, puis le souvenir, les six Attributs et enfin la royauté, Mal’hout.
A l’opposé, le service de D.ieu de l’homme est dirigé du bas vers le haut, commençant au stade le plus inférieur pour se diriger vers le plus élevé. C’est pour cela que, dans la prière, on mentionne d’abord la royauté, Mal’hout, puis les six Attributs et enfin Bina.
10. Ces versets ont également une incidence sur le service de D.ieu de chacun, dans sa dimension morale. “ Lorsque vous irez à la guerre ” fait allusion à la lutte permanente qu’un homme mène contre son mauvais penchant(21), “ l’ennemi qui vous poursuit ”(22). C’est en particulier le cas lors de la prière, ainsi qu’il est dit(23) : “ le moment de la prière est un moment de combat ”. C’est alors que le mauvais penchant lutte contre l’homme, le trouble par des pensées étrangères.
Le verset formule donc un conseil utile, qui permet d’être victorieux en ce combat : “ vous sonnerez des trompettes ”, ce qui, dans le service de D.ieu, correspond à un cœur brisé et contrit, à la soumission et à l’humilité. Il faut donc implorer la pitié de D.ieu, afin de “ sauver son âmes des eaux tumultueuses ”(24). De la sorte, “ vous susciterez le souvenir devant l’Eternel votre D.ieu et vous serez sauvés de vos ennemis ”.
Toutefois, un homme pourrait encore se tenir le raisonnement suivant : un tel effort est nécessaire au début du service de D.ieu, dans sa phase première, lorsque le mauvais penchant conserve encore toute sa force et peut dominer l’homme. En revanche, par la suite, après avoir obtenu la victoire au combat et le salut de ses ennemis, on pourra servir D.ieu selon une approche rationnelle et en concevoir du plaisir. Dès lors, il ne sera nul besoin de se soumettre, d’être humble.
C’est à ce propos que le verset nous enseigne que : “ au jour de votre joie… vous sonnerez des trompettes pour vos sacrifices d’Ola et pour vos sacrifices de Chelamim ”. Ainsi, après que la victoire au combat a d’ores et déjà été obtenue, lorsque l’on offre ses sacrifices dans le but de se rapprocher de D.ieu(25), on doit encore “ sonner des trompettes ” afin d’accompagner ces sacrifices, car la soumission et l’humilité restent nécessaires(26).
Décrivant la manière d’offrir ces sacrifices, le verset mentionne d’abord ceux d’Ola, puis ceux de Chelamim. Ainsi, dans un premier temps, est apporté un sacrifice d’Ola, qui est “ entièrement pour l’Eternel ”(27) et fait donc allusion à la soumission la plus totale de l’homme envers D.ieu. C’est uniquement après cela qu’il offrira un sacrifice de Chelamim, qu’il recherchera la proximité de D.ieu en faisant usage de son intellect, au même titre que le sacrifice de Chelamim était consommé par celui qui l’avait offert et en tirait ainsi lui-même profit.
Plus généralement, le sacrifice d’Ola évoque la prière(28), au cours de laquelle l’homme obtient l’élévation et s’attache à D.ieu, alors que celui de Chelamim, consommé par son propriétaire, évoque le service de D.ieu de l’homme qui se consacre à ses besoins matériels, tout au long de la journée, mettant en pratique les Préceptes : “ Toutes tes actions seront pour le Nom de D.ieu ” et : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”(29). Le verset fait allusion à l’ordre de ce service en citant le sacrifice d’Ola avant celui de Chelamim, car il est interdit de se consacrer à ses activités matérielles avant d’avoir prié(30).
Rachi souligne encore plus clairement cette idée quand il dit : “ Le verset parle d’un sacrifice public ”. En effet, il ne suffit pas de prier avec ferveur et de se soumettre pour sa propre personne, à titre individuel. Il est nécessaire de s’inclure dans la communauté, car “ la prière publique est mieux acceptée par D.ieu ”(31).
Notes
(1) Beaalote’ha 10, 10.
(1*) Il n’en est pas de même dans le commentaire de Rachi sur le verset Vaykra 1, 2, qui dit : “ Il s’agit ici de sacrifices d’offrande ”, ce qui veut bien dire que tous les sacrifices mentionnés dans ce passage, jusqu’au verset 2, 14 sont effectivement des offrandes.
(2) En la matière, il convient de consulter encore une fois le manuscrit et les autres éditions du commentaire de Rachi.
(2*) En particulier le Réem et le Gour Aryé.
(3) D’après le Sifri sur ce verset et l’on verra aussi ce que disent les commentateurs. On consultera le traité Ara’hin 11b.
(4) D’après le Sifri sur ce verset, cité par le Yalkout Chimeoni, sur ce verset. On verra aussi le Torat Cohanim sur le verset Emor 23, 24. Rachi dit : “ Nous apprenons d’ici ” et non, par exemple, “ Cela nous enseigne ”. On peut penser que, de cette façon, il écarte les interprétations du premier Sage s’exprimant dans le Sifri et dans le Torat Cohanim, à cette référence. Il les met de côté, car celles-ci ne correspondent pas au sens simple du verset, ou bien ne s’imposent pas, selon ce sens simple.
(5) Voir, en particulier, le Likouteï Si’hot, tome 12, page 103, à la note 3.
(6) 6, 2. On verra aussi le commentaire de Rachi sur le verset Emor 23, 22. On consultera aussi la longue explication du Likouteï Si’hot, tome 12, page 83, dans les notes 5 et 6.
(7) Voir le Likouteï Si’hot, tome 10, page 152, à la note 13.
(8) A la même référence. Voir aussi la longue explication du Likouteï Si’hot, tome 12, précédemment cité, qui précise le sens de ce commentaire de Rachi.
(9) Voir le Likouteï Si’hot, tome 10, page 13, à la note 1.
(10) Le ‘Hizkouni, à cette référence, dit : “ Le jour de votre joie, c’est-à-dire vos fêtes ”, mais il est clair que ce n’est pas le sens simple du verset, comme le constate le texte.
(11) C’est aussi ce que dit le Yalkout.
(12) Reéh 16, 14. Dans le rituel de prière des trois fêtes, on dit : “ des fêtes pour la joie ”.
(13) Selon la Hala’ha, on verra le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, chapitre 242, au paragraphe 1 et le Kountrass A’haron, à la même référence, au paragraphe 2, le Likouteï Si’hot, tome 4, page 1090, à la note 31. On verra aussi la longue explication du Sdeï ‘Hémed, “ coin du champ ”, chapitre Aleph, principes, au chapitre 82 et le Amvouha de Sifri, à cette référence. On consultera aussi le Tsafnat Paanéa’h sur la Torah, à cette référence. D’après la Kabbala et la ‘Hassidout, on verra, en particulier, le Likouteï Torah, Parchat Tsav, à partir de la page 11d.
(14) Ceci peut être rapproché du sacrifice de Chelamim qui est une action de grâce et qui est offert à l’occasion d’un miracle, comme le dit Rachi, commentant le verset Tsav 7, 12.
(15) En effet, lorsque Rachi n’a pas d’explication d’après le sens simple du verset, il dit : “ Je ne sais pas ”. C’est le cas, par exemple, dans son commentaire du verset Toledot 28, 5. On verra, à ce propos, le Likouteï Si’hot, tome 5, à la note 2.
(16) Telle est l’interprétation de Rabbi Avraham Ibn Ezra.
(17) Dans une seconde édition, la version est la suivante : “ Nous déduisons de là la royauté, le souvenir et le Chofar ”. Néanmoins, cette version peut aussi être interprétée comme le texte le dit ici, ce qui veut dire que l’on déduirait de ce verset l’ordre complet des versets de royauté, de souvenir et de Chofar.
(17*) C’est le cas ici. Par contre, dans les versets Emor 23, 23-24, selon Rabbi Akiva, mentionné par le Sifra, l’ordre à retenir est le suivant : “ l’Eternel votre D.ieu ”, versets de royauté, mais d’après Rachi, tel n’est pas le sens simple du verset, “ le septième mois ”, versets de souvenir, “ sonnerie ”, versets sur le Chofar. Et, l’explication est la suivante. Le verset d’Emor, selon son sens simple, tel qu’il est défini par Rachi, fait allusion aux versets de souvenir et de Chofar, qui sont donc mentionnés dans cet ordre, ce qui n’est pas le cas ici. Ceci permet de répondre à la question qui est posée par le Maskil Le David à propos de l’ordre du présent verset. Et, l’on verra, plus bas, la note 20.
(18) Le Yalkout Chimeoni retient la version : “ Qui te rappellera ”.
(19) Voir le Sidour du Ari Zal, dans la prière du Moussaf de Roch Hachana, le Péri Ets ‘Haïm, porte 26, au chapitre 5. Voir aussi, notamment, le Or Ha Torah, commentaires de Roch Hachana, à partir de la page 1408 et la conclusion de la séquence de discours ‘hassidiques de 5666.
(20) Il n’en est pas de même, en revanche, dans la Parchat Emor, qui ne fait pas une présentation intégrale de ce sujet, puisque les versets de royauté sont déduits uniquement du présent verset. Ceci écarte l’objection contre Rachi soulevée par les commentateurs, à cette référence. Et, l’on trouve ces mêmes versets également à propos du sacrifice d’Its’hak, comme le dit le commentaire de Rachi. Toutefois, ce sacrifice d’Its’hak, faisant allusion aux versets du souvenir, fut antérieur au Chofar qui ne fut confectionné que par la suite avec la corne du bélier. C’est bien évident.
(21) Chneï Lou’hot Ha Berit, partie Loi écrite, Parchat Nasso, à la page 351a, cité dans le Or Ha Torah, à cette référence, à la page 370.
(22) Chneï Lou’hot Ha Berit, à la même référence. Voir le Tseror Ha Mor, à cette référence, au nom du Midrash Ha Néélam.
(24) Tanya, au chapitre 28.
(25) Pourquoi parle-t-on de sacrifice, Korban ? Parce que celui-ci a pour but de se rapprocher, Karov, selon le Séfer Ha Bahir, au chapitre 46, page 109. On consultera également le Zohar, tome 3, à la page 5a, le Chneï Lou’hot Ha Berit, traité Taanit, à la page 211b, le Péri Ets ‘Haïm, porte de la prière, au chapitre 5.
(26) Voir le Chneï Lou’hot Ha Berit, Parchat Beaalote’ha, à cette référence, qui dit : “ Le sacrifice par lui-même n’est pas encore suffisant. Il faut encore parvenir à la Techouva. Il en est de même pour ‘le jour de votre joie’ et ‘vos fêtes’, car la joie peut inspirer la révolte à l’homme ”.
(27) Chmouel 1, 7, 9.
(28) Voir le Likouteï Torah, Parchat Pin’has, à partir de la page 77c.
(29) Avot, chapitre 2, à la Michna 12. Michlé 3, 6. Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 231.
(30) Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, chapitre 89, au paragraphe 4.
(31) Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, chapitre 90, au paragraphe 11.
Ynet
Jeudi, le Premier ministre Benjamin Netanyahou a affirmé que l’économie israélienne était en voie de guérison, mais a mis en garde contre l’augmentation des cas de coronavirus.
Le ministère de la Santé a annoncé une augmentation des cas confirmés avec plus de 200 nouveaux cas détectés en un jour.
Il y a actuellement 3 019 personnes atteintes de COVID-19, 120 d’entre elles sont traitées à l’hôpital, 34 dans un état grave dont 24 sous ventilation.
« L’augmentation du nombre de cas est abrupte et si elle continue, nous serons de retour là où nous étions au plus fort de la contagion et cela signifierait que les gens seraient gravement malades et même mourraient et nous devons arrêter cela maintenant », a déclaré le Premier ministre.
Netanyahou a appelé le public à maintenir une distance sociale, à porter des masques faciaux et à accroître leur respect de l’hygiène, avertissant que si l’augmentation du nombre de cas se poursuivait, il serait nécessaire d’imposer à nouveau des restrictions à l’économie.
« C’est entre nos mains », a-t-il déclaré, ajoutant que le surpeuplement des plages et des pubs qu’il avait observé l’inquiétait.
« Je comprends que nous avons tous baissé notre garde », a déclaré Netanyahou.
Plus tôt, le Premier ministre a assisté à une réunion du comité ministériel traitant de la pandémie de coronavirus, qui a entendu des rapports sur la propagation du virus mais n’a pris aucune décision d’imposer des mesures pour enrayer la nouvelle propagation.
Les ministres ont appelé à davantage d’application des directives sanitaires et à accorder une attention particulière aux zones où la contagion a été détectée.
Le ministère de l’Éducation a annoncé que, jeudi, 460 enseignants et étudiants auraient été infectés par le COVID-19 et 165 établissements ont été fermés après la confirmation de cas de coronavirus parmi leur personnel ou leurs étudiants.




Des Rabbanim orthodoxes et des poskim (législateurs juifs) renommés ont décidé d’interdire l’accès aux lieux publics où des contrôles manuels ou automatiques de la température sont effectués pendant le Shabbat, car cela pourrait impliquer une profanation du jour saint. L’interdiction ne permet pas non plus de fréquenter les centres médicaux – sauf si la personne personne est en danger.
Pour résoudre le problème, les Rabbanim et les poskim ont indiqué que pour se rendre dans ces lieux, des employés non juifs devaient effectuer ces tests.
Une lettre publiée par cinq grands Rabbanim et poskim de Jérusalem et de Bnei Brak, dont le Rav Shariel Rosenberg, le Rav Zvi Rosenblatt et le Rav Itzchak Mordechai Hacohen Rubin, se lit comme suit: «Concernant le contrôle de la température des personnes entrant dans les hôpitaux et dans d’autres lieux publics, l’interdiction de transgresser le Chabbat suscite des inquiétudes.
Les chefs religieux ont noté qu ‘ »il y a une interdiction lorsque le test est effectué manuellement par le gardien à l’entrée du site et pour les endroits où il y a un système de « caméra thermique et où la température apparaît sur un écran »
La lettre indiquait également que « bien que l’accès à ces sites le jour du Chabbat soit interdit, les personnes dont la vie est en danger sont autorisées à se rendre dans ces endroits ». Et ils ont ajouté: « La bonne façon d’agir pour que ceux qui ne sont pas en danger puissent entrer sur le site est qu’un garde non juif à l’entrée effectue les tests de température. »
Le Rav Abraham Reznikov, Rav de l’hôpital Ichilov de Tel Aviv, était en désaccord avec l’interdiction des chefs religieux. « D’un point de vue hala’hique, à la fois l’autorisation d’utiliser des caméras de sécurité dans le quartier juif de Jérusalem et les caméras thermiques qui montrent la température d’une personne dépassent la norme. »
Le Rav Abraham Reznikov a ajouté que l’autorisation des tests de température représente une violation moins grave, car contrairement aux caméras de sécurité, les caméras thermiques ne stockent pas d’informations.