Israël prépare le recensement des Palestiniens qui resteraient sous souveraineté israélienne après l’annexion

Israël prépare le recensement des Palestiniens qui resteraient sous souveraineté israélienne après l’annexion

Selon les forces de sécurité, des dizaines de milliers de Palestiniens seraient placés sous souveraineté israélienne. Jusqu’à présent, il n’est pas possible d’estimer combien de Palestiniens feront partie de l’État d’Israël parce qu’il n’y a toujours pas de carte définitive et parce que l’appareil bureaucratique de l’Autorité palestinienne n’est pas digne de confiance.

Ynet

Des équipes de 3 à 5 fonctionnaires accompagnés des forces de sécurité se déplaceraient d’un domicile à un autre pour calculer le nombre de résidents permanents qui resteraient sous souveraineté israélienne après l’annexion. L’objectif est d’empêcher les Palestiniens d’entrer dans la région juste avant que Jérusalem ne mette en œuvre la mesure.

Le sort du plan de paix des États-Unis n’a pas encore été décidé, mais en ce moment il y a une bataille acharnée sur le plan d’annexion. Dans ce contexte, l’appareil de sécurité israélien se prépare à tout scénario.
Selon Yedioth Ahronoth, au cours des dernières semaines, l’administration civile s’est préparée à la possibilité qu’elle soit bientôt tenue de procéder à un recensement des Palestiniens résidant actuellement dans des zones qui relèveraient de la souveraineté israélienne.

L’objectif du recensement, s’il est finalement réalisé, est de se concentrer sur les zones situées dans ce que l’on appelle la zone C dans les blocs de peuplement – région qui comprend la Samarie, la vallée du Jourdain et Gush Etzion – afin de savoir combien de résidents permanents y vivent. Il ne s’agit pas seulement de recueillir des informations sur la possibilité de l’application de la souveraineté israélienne dans cette région, mais Jérusalem cherche à « geler » la taille de la population actuelle pour empêcher les Palestiniens d’entrer dans ces régions avant que l’État juif n’élargisse son souveraineté sur cette région.

Le programme comprend des équipes de l’administration civile de trois à cinq personnes, qui seront accompagnées par les forces de sécurité, et disposeront d’équipements technologiques pour effectuer le recensement. Leur mission est de passer d’une maison à l’autre dans des villages désignés et de quantifier les maisons palestiniennes pour savoir combien de « nouveaux résidents » feront partie de l’État d’Israël.
En outre, cette semaine, des officiers de police de haut rang ont visité le territoire avec des responsables des colonies de Cisjordanie. La principale crainte en Israël est que lorsque Israël déclarera le début du processus d’annexion, les Palestiniens arriveront s’installer dans les territoires qui relèveront de la souveraineté israélienne.

 

Plus tôt cette année, le président du Conseil de Yesha (Judée et Samarie), David Alhaini, a envoyé une lettre au Premier ministre Benjamin Netanyahu, expliquant la nécessité d’un recensement. Alhaini n’a reçu aucune réponse depuis lors, mais l’appareil de sécurité israélien semble maintenant envisager cette possibilité. L’Administration civile a refusé de commenter la question. Le président du Conseil de Yesha a déclaré: « Le recensement est important pour empêcher l’infiltration de milliers de Palestiniens cherchant à obtenir un document d’identité israélien. »

La rubrique réflexion : « Tous différents… » par Ruth Benitah

La rubrique réflexion : « Tous différents… » par Ruth Benitah

La Torah relate de nombreux passages où les émotions et les réactions sont mises en avant, parfois car tout est bon, parfois c’est le contraire ou mitigé.

Nous voyons par exemple comment certains mots et maux ont conduit les frères de Yossef à le condamner.

Léa a tellement pleuré pour changer sa destinée. Rah’el a pris sur elle pour ne pas blesser sa sœur. Moché a jugé favorable le peuple.

Il y a de nombreux exemples divers et variés si l’on se penche sur la vie de nos tsadikim, et pourtant nous savons que la Torah n’est pas un livre d’histoires, mais le livre de la Vie, de notre vie.

Moché a respecté le Nil sur lequel il a été sauvé et la terre qui lui a permis de cacher l’égyptien qu’il avait tué.

Si Moché a tant respecté les éléments de la nature, c’est qu’il est primordial de respecter chacun des êtres humains que Le Tout Puissant a créé !

La Torah nous demande d’être sensibles à l’égard des sentiments de nos prochains, par exemple voici une réponse du Rav Avraham GARCIA : « Nos Sages ont interdit de donner un diminutif lorsque ce diminutif fait honte à la personne (Baba Metsia 58b, Rachi et Choul’han Aroukh ‘Hochen Michpat 228, 5, ainsi que le Rambam Hilkhot Dé’ot chap. 6, Halakha 8).  Cet interdit reste en vigueur même si la personne en question s’est habituée à ce nom qu’on lui a collé. »

De là nous comprenons comment un simple mot peut faire très mal à la personne qui le reçoit même si notre intention était parfaitement louable.

Combien d’enfants ont été marqués à vie par les remarques acerbes de leurs professeurs ou par les plaisanteries douteuses de leurs camarades ? Imaginons qu’une personne vienne vingt après révéler à quelqu’un que ses mots l’ont profondément blessée, il y a de fortes chances pour que ce dernier soit très surpris et qu’il ne s’en souvienne même pas ; mais elle : oui ! C’est une blessure qu’elle peut porter longtemps.

Les maux dans la Torah sont gravés pour toujours : tout le monde peut lire la souffrance de Léa, les conséquences des préférences d’un fils plus qu’un autre.

Et tout ceci n’est pas anodin : cela signifie qu’il y a une mitsva de respecter l’honneur de son prochain ; d’ailleurs de faire honte à son prochain en public est comparé au fait de verser son sang.

Bien que de ne blesser absolument personne au cours de décennies entières relève du défi, essayons au moins de faire des efforts dans ce sens pour honorer le commandement d’aimer son prochain comme soi-même et pour prendre en compte que chacun a une sensibilité qui lui est propre. Hachem l’a créé ainsi pour qu’il Le serve avec cette dose précise de sensibilité !

À méditer !

Ruth BENITAH

Israel : Campagne contre le futur État palestinien du plan de paix de Trump

Israel : Campagne contre le futur État palestinien du plan de paix de Trump

Une campagne agressive pour se concentrer sur la lutte contre le futur État palestinien, inclus dans le plan américain, comprendra des affiches avec des slogans «Non à un État palestinien» et «Souveraineté – Faites-le bien! accompagné d’images de dirigeants israéliens et américains

Ynetnews

Les dirigeants des implantations se lancent dans une campagne agressive dirigée contre le Premier ministre Benjamin Netanyahou et le président américain Donald Trump contre la formulation actuelle du plan américain de paix au Moyen-Orient.

La campagne comprendra des affiches massives avec les slogans « Non à un État palestinien » et « Souveraineté – Faites-le bien! » accompagné d’images de Netanyahou et Trump. Il comprendra également des manifestations aux intersections et dans les grandes villes.

Les colons visent à créer une pression publique sur le Premier ministre et d’autres décideurs pour retirer l’État palestinien proposé du plan.
« En tout plan d’avenir, nous ne soutiendrons pas la mise en place d’un Etat palestinien au cœur de l’Etat d’Israël », a déclaré Yesha Président du Conseil David Elhayani, qui a été un critique virulent de ce qui appelle Trump « l’affaire du siècle.  »
« Nous exigeons que le Premier ministre écoute les besoins du mouvement des implantations et modifie la carte en fonction de leurs besoins. La carte telle qu’elle est présentée aujourd’hui est la feuille de route vers un État palestinien », a déclaré Elhayani.

De nombreux dirigeants d’implatations ont exprimé leur inquiétude quant aux implications du plan de paix du président américain Donald Trump au Moyen-Orient, qui ouvre ostensiblement la porte à Israël l’annexion des implantations de Cisjordanie et de la vallée du Jourdain.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a promis que le processus d’annexion des zones commencerait le 1er juillet.

Mais certains disent que la carte de Cisjordanie décrite dans le plan de Trump présente de multiples problèmes qui pourraient remplacer le désir d’annexion de parties du territoire, comme la possibilité que plusieurs implantations deviennent des enclaves dans les zones palestiniennes.

Néanmoins, d’autres soutiennent que le plan proposé devrait être accueilli favorablement, le décrivant comme une «opportunité qui pourrait ne pas se reproduire».

La campagne Yesha comprend de nombreux messages imprimés et numériques et des activités sur le terrain visant à promouvoir l’application de la souveraineté israélienne en Cisjordanie, mais sans reconnaissance d’un État palestinien, un gel de la construction des implantations ou l’isolement des implantations éloignées.

Le Conseil de Yesha est déterminé à n’accepter aucune mesure qui habiliterait un État palestinien.

Il y a cependant un énorme désaccord entre les chefs des conseils locaux de Cisjordanie, certains soutenant le schéma américain actuel et d’autres s’y opposant, principalement en raison de préoccupations concernant la création d’un État palestinien.

Netanyahou a rencontré dimanche les chefs des conseils qui s’opposent au plan américain, qui a fait valoir qu’il conduirait à la création d’enclaves de implantations, à un manque de routes d’accès et à un gel de la construction.

Le Premier ministre a également rencontré les chefs des conseils locaux qui soutiennent l’accord, disant que les cartes n’étaient pas encore signées et qu’il y avait une autre façon de le mettre en œuvre.

Le ministre de la Défense, Benny Gantz, a également rencontré lundi les dirigeants de la colonie, précisant que le traité de paix avec la Jordanie doit être préservé et que lui et le Premier ministre « discutaient des décisions possibles sur le front diplomatique et j’espère que nous pourrons parvenir à un accord » . «