Calendrier ‘Hassidique : Le 8 Tévet 1860, La Rabbanit ‘Haya Mouchka, fille de l’Admour Haémtsahi et épouse du Tséma’h Tsédek, quitta ce monde

Calendrier ‘Hassidique : Le 8 Tévet 1860, La Rabbanit ‘Haya Mouchka, fille de l’Admour Haémtsahi et épouse du Tséma’h Tsédek, quitta ce monde

Le 8 Tévet 5621 (1860), 

La Rabbanit ‘Haya Mouchka, fille de l’Admour Haémtsahi et épouse du Tséma’h Tsédek, quitta ce monde, à la veille du vendredi de la Parchat Vaygach, à l’âge de soixante-et-onze ans. Elle est enterrée à Loubavitch, près de la Rabbanit Sternah, épouse de l’Admour Hazaken et de la Rabbanit Cheïna, épouse de l’Admour Haémtsahi.

Quand elle quitta ce monde, le Tséma’h Tsédek déclara : «Le monde est devenu obscur pour moi». Il devint, par la suite, particulièrement amer. (Séfer Ha Si’hot été 5700, à la page 95)

Après le décès de son épouse, le Tséma’h Tsédek cessa d’accorder des audiences privées à ceux qui le consultaient. Il expliqua : «Désormais, je n’ai plus de conseil à donner».

Ceux qui entraient dans son bureau étaient très peu nombreux. Pour la plupart, les ‘Hassidim lui transmettaient leurs questions, par écrit, par l’intermédiaire de ses secrétaires et c’est à eux qu’il confiait sa brève réponse, oralement ou par écrit.
De même, la ‘Hassidout qu’il commentait, en ces années-là, était difficile à entendre et à comprendre, du fait de sa faiblesse. Aussi confiait-il son manuscrit, à la veille du saint Chabbat, aux invités qui venaient lui rendre visite, afin qu’ils le consultent, pendant la nuit. Puis, le lendemain, il prononçait ce discours en public et il leur était alors plus aisé de le comprendre. (Beth Rabbi, à la page 238)

Après le décès de son épouse, le Tséma’h Tsédek dit à ses enfants : «Jusqu’à maintenant, vous avez eu une mère ici, dans ce monde. Désormais, vous avez une mère dans le Gan Eden. Mais, quant à moi, elle me manque». (Le Chema Ozen, à la page 67)

Le 8 Tévet 5656 (1895), le petit fils du Tsema’h Tsedek quitta également ce monde

En ce jour, Rabbi Na’houm Douber, fils de Rabbi Yossef Its’hak d’Avroutch et petit-fils du Tséma’h Tsédek, quitta ce monde.
Après le décès deRabbi Yossef Its’hak d’Avroutch, Rabbi Na’houm Douber lui succéda, à Avroutch.
Le Rabbi Rachab dit : «Rav Na’houm Douber était humble et il avait le cœur brisé, de la façon la plus sincère». (Séfer Ha Si’hot été 5700, à la page 151)

Pendant les derniers mois de sa vie dans ce monde, Rabbi Na’houm Douber contracta une maladie et il se rendit à Kiev, où il subit une intervention chirurgicale, mais, quelques jours plus tard, il quitta ce monde. Il est enterré à Kiev.

La Rabbanit ‘Hanna et Rachi

La Rabbanit ‘Hanna et Rachi

 

La mère du Rabbi a quitté ce monde à l’âge de 85 ans en 1964/ 5725 après avoir vécu les 17 dernières années de sa vie auprès de son fils en Amérique, tel le Patriarche Ya’akov en Egypte, avec son fils Yossef. L’évènement eut lieu le 6 tichri, dans l’après-midi du chabat (Té)chouva, à l’heure de « min’ha –מנחה », la prière de l’après-midi. Ce chabat se situe dans la période des 10 jours de Téchouva, entre les fêtes de Roch Hachana et Kippour.

 

L’enseignement du Rabbi sur Rachi, dont l’épine dorsale sera l’Enfant de 5 ans, démarrera quelques semaines après l’évènement, quasiment au terme du mois de deuil de sa mère, lors du dernier chabat de ce mois, à la section hebdomadaire Noa’h, le 4 ‘hechvan.

Les toutes premières interventions de cette année-là ont d’ailleurs été publiées en addenda du Likouté Si’hot, dans le tome 5, avec une mention explicite visant à dédicacer ces enseignements à l’élévation de l’âme de sa mère. Ainsi est-il mentionné : « […] ‘Hana fille de […] R. Méïr Chélomo – חנה בת […] ר’ מאיר שלמה … ».

Une mention dont on ne manquera pas de faire remarquer au passage que l’acronyme forme le chiffre 5 en hébreu soit le terme : «‘hamech – חמש». ‘Hana fille de R. Méïr Chélomo -חנה בת ר’ מאיר שלמה.

Le lien entre les deux évènements n’est sans doute pas anodin, en particulier chez un Rabbi dont la vie et l’enseignement sont précis à l’extrême.

A l’évidence, la mère est très présente dans l’univers de l’Enfant de 5 ans, elle y joue un rôle capital. De fait, pour appuyer cette constatation si toutefois cela était nécessaire, dans la Genèse, Rachi souligne que dans l’ordre naturel des choses, tant qu’un homme a sa mère, il reste attaché à elle.

Il est normal que ce lien existe bien plus fortement ancré chez un enfant que chez un adulte. De même, voici les propos du Rabbi lors d’une réunion ‘hassidique à l’occasion de la fête de Chavou’ot en 1954/5714 : «Quand l’enfant est encore tout petit, il est présent à la maison en permanence, et même par la suite quand il a grandi et qu’il va au ‘héder, il demeure une grande partie de son temps à la maison avec sa mère».

Ou encore lors d’un discours (adressé aux femmes et aux filles ‘Habad, le 26 éloul 5745, le Rabbi déclare : « Ainsi constatons-nous que l’essentiel de l’éducation des petits enfants (n’)est (pas tant entre les mains du père, du grand frère ou de l’enseignant du ‘héder, mais) entre les mains de la mère ainsi que de la grande soeur, qui quant à elle se prépare à ce même rôle primordial, quand elle aura le mérite à son tour d’être “l’essentielle de la maison” dans son foyer personnel ».

Cette raison suffit déjà, mais à y réfléchir, malgré la place de sa mère, il n’en reste pas moins qu’un processus s’est enclenché dans l’univers de cet enfant, réalité qui va prendre de l’ampleur au fur et à mesure de sa vie.

En effet, en entrant au ‘héder, à l’âge de 5 ans, l’enfant commence à quitter, pour la première fois, l’univers de la maison où il grandit, pour le monde de l’Etude dans lequel, désormais, il se retrouve confié aux mains d’un enseignant – le Mélamed.

Comme à la naissance, l’enfant vit à nouveau une sorte de séparation vis-à-vis de sa mère, la personne qui a joué, et qui joue jusque-là, le rôle majeur dans son éducation.

Loin d’être négatif, l’éloignement s’appréhende comme une élévation et la distance comme la possibilité de grandir. Désormais s’offrent à cet enfant sortant de son cocon de nouveaux horizons, qui lui permettront de révéler les talents de sa personnalité.

Cette expérience de la séparation physique qui traverse la naissance, l’école et finalement la mort, est sans doute le point commun auquel le Rabbi choisit donc tout naturellement de rendre hommage.

Il semble que le départ de la Rabbanit ‘Hanna soit perçu par le Rabbi comme l’opportunité d’explorer de nouvelles dimensions dans la première étude que tout un chacun aborde à l’entrée du ‘héder, celle qui s’opère avec le Commentaire de Rachi sur la Tora. La boucle est bouclée, ou presque…

Pour couronner le tout, il faut enfin remarquer que la mère accompagne l’Enfant de 5 ans au ‘héder et que par ce mérite, selon le traité Kidouchin 29b, elle accède par ce biais à la vie éternelle.

Extrait du livre de Daniel TOLEDANO « Cinq ans, savoir étudier le Commentaire de Rachi sur la Tora » publié aux éditions Kehot – France

 

 

Texte et Audio : A la lumière du Dvar Ma’lhout – Vaéra, par le Rav Yaacov Abergel

Texte et Audio : A la lumière du Dvar Ma’lhout – Vaéra, par le Rav Yaacov Abergel

 

 

L’exemple du Rav et de l’élève revient très souvent dans la ‘Hassidout. Le Rabbi Rachab établit notamment un lien entre le dévoilement de la Parole divine dans le monde et le dévoilement de l’enseignement d’un Rav à son élève.

Imaginez un Rav qui étudie seul la Torah. Pour lui-même, avant même qu’il n’ait l’intention de transmettre un enseignement à son élève. Ce qu’il étudie et qu’il comprend n’est pas à la portée de son élève et lorsque le Rav décide de lui transmettre un enseignement à partir de ce qu’il est en train d’étudier il devra faire un premier Tsimtsoum. C’est à dire qu’il devra mettre de côté toute la profondeur du concept divin qu’il a étudié afin de ne garder et d’enseigner que ce que l’élève est capable de comprendre.

Le deuxième Tsimtsoum que devra faire le Rav consiste cette fois à penser l’enseignement qu’il a décidé de transmettre à son élève en considérant l’aptitude et les moyens que celui-ci possède pour recevoir cet enseignement.
Le Rabbi Rachab souligne que le premier Tsimtsoum est beaucoup plus puissant que le second car il représente une descente depuis l’Essence de l’intellect du Rav pour n’aboutir qu’à un petit rayon de lumière que l’élève sera capable de recevoir, ainsi qu’il a été dit précédemment : ‘il devra mettre de côté toute la profondeur du concept divin qu’il a étudié afin de ne garder et d’enseigner que ce que l’élève est capable de comprendre’.

Cependant le dévoilement de l’enseignement n’est possible qu’après un troisième Tsimtsoum. Celui-ci consiste à ce que le Rav habille l’enseignement obtenu après le premier et le deuxième Tsimtsoum dans des mots. Le dévoilement à l’élève n’est possible que par la parole du Rav.

A la lumière de cet exemple le Rabbi Rachab nous enseigne que les 4 Lettres du Nom Havayeh sont une allusion à la création et à la transmission de la lumière du Rav à son élève.

Or ein sof est au-delà des Lettres du Nom Havayeh. Or ein sof représente l’Essence divine et de ce fait peut être allusionné par l’Essence de l’intellect du Rav.
Le passage de l’Essence au reflet correspond au premier Tsimtsoum qui comme il a été expliqué consiste à définir l’enseignement que l’élève sera en mesure de comprendre. Ce Tsimtsoum est allusionné par la Lettre Youd et par la Lettre Hé du Nom Havayeh

Le deuxième Tsimtsoum qui consiste à définir l’enseignement selon les capacités à le recevoir de l’élève est allusionné par la Lettre Vav.
Enfin, le troisième Tsimtsoum qui consiste à ce que le Rav habille cet enseignement dans des mots est allusionne par la dernière Lettre du Nom Havayeh : la Lettre Hé qui correspond à la Séfira de Mal’hout.

Les Lettres du Nom Havayeh correspondent donc aux 10 Sefirot du monde d’Atsilout lequel représente la Pensée du Saint béni soit-Il, c’est à dire le niveau de la lumière divine dont un simple reflet est dévoilé dans le monde par l’intermédiaire de la Séfira de Mal’hout qui est elle-même la Parole divine qui crée et maintient en vie les mondes et tous les êtres qu’il contient.

Les mondes ne peuvent pas recevoir la lumière divine qui est du niveau de la Pensée de L’Eternel, c’est pourquoi il est dit dans le livre du Tanya que ‘L’Eternel a mis Sa grande lumière de côté’ et ne dispense aux mondes de la Création qu’un simple reflet de lumière qu’ils seront en mesure de recevoir, de la même façon du fait que l’élève ne peut pas recevoir l’Essence de l’intellect du Rav, le Rav met de côté toute la profondeur de son enseignement pour ne transmettre à son élève que ce qu’il sera en mesure de comprendre.

Aussi, de même que les mondes reçoivent leurs existences et leurs vitalités par le moyen de la Parole de L’Eternel (Mal’hout), l’élève reçoit son enseignement par le moyen de la parole du Rav.

Il convient ici d’établir un lien avec un des enseignements du Rabbi dans le Dvar Mal’hout sur notre Paracha.

Il est écrit au début de notre Paracha (Vaéra, 6, 3) : ‘Je suis apparu à Avraham, à Itz’hak et à Yaakov comme D.ieu Tout Puissant, ‘Kel Chadaï’, mais sous Mon Nom ‘L’Eternel’, ‘Havayeh’, Je ne me suis pas fait connaitre à eux’.

Ce verset met en évidence la différence qui existe entre le niveau de la lumière divine qui est dévoilée dans le monde par la Parole de D.ieu, et le niveau de la lumière divine qui est au-delà du monde et qui ne s’y révèle pas encore : la Pensée de D.ieu.

Le Rabbi explique que ce verset s’adresse aussi bien à Moché et à sa génération qu’à notre propre génération, car tant que nous vivons dans l’exil nous ne connaissons pas le dévoilement du Nom Havayeh. En effet, c’est avec le dévoilement du Machia’h que nous aurons le mérite de connaître le dévoilement de L’Essence divine et de l’Essence de la Torah.

Ainsi, les Patriarches sont la racine et la source de toutes les âmes des enfants d’Israël. Ils représentent l’Essence de l’âme d’Israël dont découlent la foi pure en D.ieu et les forces les plus profondes et les plus intérieures de l’âme Juive, telles que celle de faire don de sa propre existence pour sanctifier le Nom de D.ieu.

‘D.ieu nous donne la matière afin que nous la transformions en spirituel’, et en circoncisant le prépuce de sa chair, Avraham fut le premier à agir de la sorte. Par cela, Avraham ouvrit le chemin de ‘Matan Torah’, car il fut le premier à sanctifier son corps, et il transmit alors en héritage les forces de l’Essence de l’âme Juive aux enfants d’Israël de toutes les générations, leur permettant de poursuivre cette mission de faire du corps de ce monde matériel une demeure pour D.ieu.

Avraham Itz’hak et Yaakov qui furent les premiers à dévoiler l’Essence divine dans leurs âmes et dans leurs corps représentent l’Essence de l’âme Juive, puis, avec le don de la Torah, par le fait d’accomplir tous les autres Commandements de la Torah, le peuple Juif attira de manière profonde l’Essence divine dans ce monde matériel. Cependant, ce n’est qu’avec le dévoilement du Machia’h que l’on connaîtra le Nom Havayeh de manière véritable, car l’on assistera alors au dévoilement de la Pensée d’Hachem et l’on verra la Parole divine, pour l’instant cachée, avec nos yeux de chair.
(Fin de la première partie)

 

Vendredi 31 décembre 2021 à 10h30 : Etude en direct du Kovets de Vaéra, avec le Rav Levi Azimov

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Chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot avec le Rav Levi Azimov 10h30 – 11h30
Tél. : +33 0756753993 – code : 33 41 593#
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RADIO HASSIDOUT

 

Vaéra – Pharaon versus Nabuchodonosor
Source : Likouté Si’hot volume 21, troisième Si’ha sur Vaéra

MP3

 

 

 


Dans la Haftara : Deux prophéties d’Ezéchiel liées au sort de l’Egypte

Ezéchiel 29, 2 : « Fils de l’homme, dirige ta face contre Pharaon, roi d’Egypte, et prophétise ainsi sur lui et sur l’Egypte entière : « …Tous les habitants d’Egypte sauront que c’est Moi l’Eternel, car ils avaient prêté un appui de roseau (faible) à la maison d’Israël ; …c’est pourquoi, ainsi dit l’Eternel, Je vais susciter l’épée contre [ce pays], … qui deviendra une solitude et une ruine, parce que [Pharaon a] dit : « Le fleuve est à moi, et c’est moi qui l’ai fait ». …Je ramènerai les captifs égyptiens .. [et pourtant] ils n’y formeront qu’un misérable royaume ».

Ezéchiel 29, 17 : « …Nabuchodonosor, roi de Babylone, a fait faire à son armée un travail rude contre Tyr, …mais ni lui ni son armée n’ont reçu de salaire. …C’est pourquoi, ainsi parle l’Eternel, Je vais livrer à Nabuchodonosor, roi de Babylone, le pays d’Egypte, pour qu’il en emporte les richesses, en prenne le butin et le mette au pillage : ce sera le salaire de son armée, comme prix de son labeur, qu’il a œuvré contre Tyr ». »

L’objectif d’une Haftara : Accentuer et développer les messages de la Paracha

Likouté Si’hot : Dans chaque Paracha de la Torah, il y a un enseignement (« Torah » signifie « enseignement »). Ainsi, dans la Haftara, provenant des prophètes, où les sujets sont plus expliqués, ce même enseignement sera plus explicite. De ce fait, la seconde prophétie sur le salaire de Nabuchodonosor fait partie de notre Haftara, car l’enseignement que cet épisode procure est un détail, un élément dérivé du message général de la Haftara.

Développement : D.ieu a-t-Il répondu à l’argument antérieur de Moché ?

« Chemot 5, 22 : Moché retourna vers D.ieu et dit : « Mon D.ieu, pourquoi as-Tu fait du mal à ce peuple ? Pourquoi m’as-Tu envoyé ? Depuis que je suis venu pour parler au Pharaon en Ton Nom, le sort de ce peuple a empiré, et Tu n’as pas sauvé Ton peuple ! ». D.ieu dit à Moché : « Tu verras maintenant ce que Je vais faire à Pharaon… ».

Likouté Si’hot : L’exil égyptien était une préparation au don de la Torah, dans lequel arrivera l’innovation d’une « Mitsva », la possibilité de s’attacher à D.ieu en accomplissant toutes les Mitsvot uniquement du fait de la volonté divine, en étudiant la Torah par soumission à Celui Qui l’a donnée. Pour être prêt à cela, il fallait passer par les rudes souffrances de l’exil égyptien, qui poussèrent le peuple d’Israël à effacer leur existence devant D.ieu. »

L’objectif des Dix Plaies : soumettre Pharaon et la superpuissance de l’époque

Likouté Si’hot : Pharaon ressentait son égo au point le plus fort, comme il l’affirma : « Qui est D.ieu pour je l’écoute ? », et encore plus clairement : « Le Nil est à moi et je me suis créé » ; cela exprime son opposition au don de la Torah. Ainsi, lorsque l’exil égyptien produit la soumission d’Israël, cela brisa également l’égocentrisme dans le monde, l’annulation de Pharaon et de son royaume, ainsi qu’il avoua finalement que D.ieu avait raison.

 Cela explique le lien entre les deux raisons expliquant la défaite de l’Egypte

Likouté Si’hot : L’origine du « faible soutien » de l’Egypte envers Israël, alors qu’ils avaient promis le contraire, est leur égocentrisme. Et cela est aussi lié avec la Paracha, car la Torah donne deux raisons aux Dix Plaies : (a) Montrer à l’Egypte que « Je suis D.ieu », (b) Les punir pour l’asservissement des hébreux ; et ces deux raisons sont liées : le fait que Pharaon renia l’existence de D.ieu est bien ce qui le poussa à asservir et à opprimer les enfants d’Israël de la pire façon possible, qui ne peut être aucunement acceptée, même humainement parlant.

Approfondissement : L’innovation du don de la Torah : l’action est essentielle !

Likouté Si’hot : Les Mitsvot accomplies par les Patriarches avant le don de la Torah étaient liées à la capacité de l’être créé : l’aspect technique de la Mitsva était donc secondaire en rapport à son aspect spirituel. Après le don de la Torah, l’accomplissement d’une Mitsva est lié à la capacité du Créateur, transcendant la séparation entre le matériel et le spirituel. Dès lors, l’essentiel n’est plus l’intention d’une Mitsva, dans laquelle chacun sera différent selon son niveau, mais plutôt l’action concrète de la Mitsva, permettant l’attachement avec Celui Qui l’ordonne.

Explication : le lien entre la défaite de l’Egypte et le salaire de Nabuchodonosor

Likouté Si’hot : A priori, Nabuchodonosor ne cherchait pas à accomplir la volonté divine en conquérant Tyr, il le fit pour lui-même : il voulait conquérir le monde entier, or Tyr était : (a) en bord de mer, (b) sur la route menant à l’Egypte qu’il voulait conquérir. Et pourtant, il mérite un salaire pour son « labeur » : On ne prête pas de grande importance à ses intentions, mais plutôt au fait qu’il contribua à la réalisation de la volonté divine.

Enseignement : Avoir de la gratitude, même pour un service ayant l’air intéressé

Likouté Si’hot : Lorsqu’un Juif se fait aider par son prochain, il ne doit pas faire de calculs si ce service était intéressé ou pas, ou encore si cet homme est bon de nature et ne mérite donc pas d’en être remercié. La Haftara nous apprend que même Nabuchodonosor, qui était surement intéressé, fut rétribué par D.ieu pour son « labeur » ; à plus forte raison lorsqu’il s’agit d’une bonne action d’un Juif, miséricordieux de nature, le faisant de tout cœur !

Annexe : Le dicton du Ba’al Chem Tov sur l’amour à porter à chaque Juif

« Hayom Yom 15 Kislev : Le grand-père (le Ba’al Chem Tov) dit qu’il faut faire preuve de don de soi pour l’amour du prochain, même pour un Juif que l’on n’aurait jamais vu.

Likouté Si’hot : Chaque Juif, peu importe sa situation, a certainement fait plusieurs bonnes actions. Or, étant donné que chaque bonne action, et même chaque bonne pensée, porte une influence sur le monde entier, il en ressort que chaque Juif est sauvé par chacun et chacune du peuple d’Israël ! Et même si ces derniers n’y ont pas pensé, puisque concrètement ils ont rendu service, il faut leur en être reconnaissant, jusqu’à les aimer ! »

Vendredi 31 décembre 2021 à 10h30 : Etude en direct du Kovets de Vaéra, avec le Rav Levi Azimov

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Chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot avec le Rav Levi Azimov 10h30 – 11h30
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Vaéra – Pharaon versus Nabuchodonosor
Source : Likouté Si’hot volume 21, troisième Si’ha sur Vaéra

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Dans la Haftara : Deux prophéties d’Ezéchiel liées au sort de l’Egypte

Ezéchiel 29, 2 : « Fils de l’homme, dirige ta face contre Pharaon, roi d’Egypte, et prophétise ainsi sur lui et sur l’Egypte entière : « …Tous les habitants d’Egypte sauront que c’est Moi l’Eternel, car ils avaient prêté un appui de roseau (faible) à la maison d’Israël ; …c’est pourquoi, ainsi dit l’Eternel, Je vais susciter l’épée contre [ce pays], … qui deviendra une solitude et une ruine, parce que [Pharaon a] dit : « Le fleuve est à moi, et c’est moi qui l’ai fait ». …Je ramènerai les captifs égyptiens .. [et pourtant] ils n’y formeront qu’un misérable royaume ».

Ezéchiel 29, 17 : « …Nabuchodonosor, roi de Babylone, a fait faire à son armée un travail rude contre Tyr, …mais ni lui ni son armée n’ont reçu de salaire. …C’est pourquoi, ainsi parle l’Eternel, Je vais livrer à Nabuchodonosor, roi de Babylone, le pays d’Egypte, pour qu’il en emporte les richesses, en prenne le butin et le mette au pillage : ce sera le salaire de son armée, comme prix de son labeur, qu’il a œuvré contre Tyr ». »

L’objectif d’une Haftara : Accentuer et développer les messages de la Paracha

Likouté Si’hot : Dans chaque Paracha de la Torah, il y a un enseignement (« Torah » signifie « enseignement »). Ainsi, dans la Haftara, provenant des prophètes, où les sujets sont plus expliqués, ce même enseignement sera plus explicite. De ce fait, la seconde prophétie sur le salaire de Nabuchodonosor fait partie de notre Haftara, car l’enseignement que cet épisode procure est un détail, un élément dérivé du message général de la Haftara.

Développement : D.ieu a-t-Il répondu à l’argument antérieur de Moché ?

« Chemot 5, 22 : Moché retourna vers D.ieu et dit : « Mon D.ieu, pourquoi as-Tu fait du mal à ce peuple ? Pourquoi m’as-Tu envoyé ? Depuis que je suis venu pour parler au Pharaon en Ton Nom, le sort de ce peuple a empiré, et Tu n’as pas sauvé Ton peuple ! ». D.ieu dit à Moché : « Tu verras maintenant ce que Je vais faire à Pharaon… ».

Likouté Si’hot : L’exil égyptien était une préparation au don de la Torah, dans lequel arrivera l’innovation d’une « Mitsva », la possibilité de s’attacher à D.ieu en accomplissant toutes les Mitsvot uniquement du fait de la volonté divine, en étudiant la Torah par soumission à Celui Qui l’a donnée. Pour être prêt à cela, il fallait passer par les rudes souffrances de l’exil égyptien, qui poussèrent le peuple d’Israël à effacer leur existence devant D.ieu. »

L’objectif des Dix Plaies : soumettre Pharaon et la superpuissance de l’époque

Likouté Si’hot : Pharaon ressentait son égo au point le plus fort, comme il l’affirma : « Qui est D.ieu pour je l’écoute ? », et encore plus clairement : « Le Nil est à moi et je me suis créé » ; cela exprime son opposition au don de la Torah. Ainsi, lorsque l’exil égyptien produit la soumission d’Israël, cela brisa également l’égocentrisme dans le monde, l’annulation de Pharaon et de son royaume, ainsi qu’il avoua finalement que D.ieu avait raison.

 Cela explique le lien entre les deux raisons expliquant la défaite de l’Egypte

Likouté Si’hot : L’origine du « faible soutien » de l’Egypte envers Israël, alors qu’ils avaient promis le contraire, est leur égocentrisme. Et cela est aussi lié avec la Paracha, car la Torah donne deux raisons aux Dix Plaies : (a) Montrer à l’Egypte que « Je suis D.ieu », (b) Les punir pour l’asservissement des hébreux ; et ces deux raisons sont liées : le fait que Pharaon renia l’existence de D.ieu est bien ce qui le poussa à asservir et à opprimer les enfants d’Israël de la pire façon possible, qui ne peut être aucunement acceptée, même humainement parlant.

Approfondissement : L’innovation du don de la Torah : l’action est essentielle !

Likouté Si’hot : Les Mitsvot accomplies par les Patriarches avant le don de la Torah étaient liées à la capacité de l’être créé : l’aspect technique de la Mitsva était donc secondaire en rapport à son aspect spirituel. Après le don de la Torah, l’accomplissement d’une Mitsva est lié à la capacité du Créateur, transcendant la séparation entre le matériel et le spirituel. Dès lors, l’essentiel n’est plus l’intention d’une Mitsva, dans laquelle chacun sera différent selon son niveau, mais plutôt l’action concrète de la Mitsva, permettant l’attachement avec Celui Qui l’ordonne.

Explication : le lien entre la défaite de l’Egypte et le salaire de Nabuchodonosor

Likouté Si’hot : A priori, Nabuchodonosor ne cherchait pas à accomplir la volonté divine en conquérant Tyr, il le fit pour lui-même : il voulait conquérir le monde entier, or Tyr était : (a) en bord de mer, (b) sur la route menant à l’Egypte qu’il voulait conquérir. Et pourtant, il mérite un salaire pour son « labeur » : On ne prête pas de grande importance à ses intentions, mais plutôt au fait qu’il contribua à la réalisation de la volonté divine.

Enseignement : Avoir de la gratitude, même pour un service ayant l’air intéressé

Likouté Si’hot : Lorsqu’un Juif se fait aider par son prochain, il ne doit pas faire de calculs si ce service était intéressé ou pas, ou encore si cet homme est bon de nature et ne mérite donc pas d’en être remercié. La Haftara nous apprend que même Nabuchodonosor, qui était surement intéressé, fut rétribué par D.ieu pour son « labeur » ; à plus forte raison lorsqu’il s’agit d’une bonne action d’un Juif, miséricordieux de nature, le faisant de tout cœur !

Annexe : Le dicton du Ba’al Chem Tov sur l’amour à porter à chaque Juif

« Hayom Yom 15 Kislev : Le grand-père (le Ba’al Chem Tov) dit qu’il faut faire preuve de don de soi pour l’amour du prochain, même pour un Juif que l’on n’aurait jamais vu.

Likouté Si’hot : Chaque Juif, peu importe sa situation, a certainement fait plusieurs bonnes actions. Or, étant donné que chaque bonne action, et même chaque bonne pensée, porte une influence sur le monde entier, il en ressort que chaque Juif est sauvé par chacun et chacune du peuple d’Israël ! Et même si ces derniers n’y ont pas pensé, puisque concrètement ils ont rendu service, il faut leur en être reconnaissant, jusqu’à les aimer ! »