La Fête de l’Inauguration à Dnipropetrovsk, Ukraine : Un événement historique enregistré dans les annales de la ville de Dnipropet, Rav Chaim Shlomo Diskin, Rav Haïm Yossef Ginzburg et Rav Yisrael Ma’aleh ci-dessus qui sont arrivés de Terre Sainte à la tête d’une délégation distinguée, participer à la journée de réjouissance des diplômés du premier cours « d’ordination » pour les russophones
Lors de la prestigieuse célébration qui a eu lieu au centre Menora Chabad à Dnepropetrovsk, en Ukraine, la ville où le Rabbi est né et a grandi, les candidats ont été ordonnés rabbins chez eux, à la fin de l’étude des lois de Issour Véeter après de nombreux mois d’étude, de mémorisation, de retour et de réussite de l’examen.
A l’occasion de la célébration et de la grande joie – une délégation spéciale du Rav Eliyahu Yohanan Gurari, du Rav Haïm Shlomo Diskin et du Rav Haïm Yossef Ginzburg, du Rav Shalom Dover Yehoshoua Lipsh, du Rav Shmaya Hecht, du Rav Shmuel Hapartsi et du Rav Israel Ma’aleh, venus d’Israël.
Au début de la crise sanitaire en 2020, David Assedou, propriétaire de plusieurs logements à Marseille et ses alentours, avait fait le choix de la solidarité.
En avril de cette même année, il avait en effet décidé d’offrir le loyer du mois à ses locataires. Il expliquait alors qu’il trouvait « normal » que les bailleurs sociaux comme privés fassent un geste pour ces familles.
« Certains ont surchargé les frigidaires, ont acheté des choses pour la maison et les enfants. Leur budget est faussé pour ce mois-ci. On est obligés de se donner la main », insistait-il.
En ce début brumeux de janvier 2022, David Assedou ne regrette en rien son geste. Au contraire, dans ses bureaux accrochés au quartier Belsunce Ill, il prépare un autre projet pour loger les familles les plus précaires.
Sur deux années. « Le Covid a accentué les difficultés que traversent les foyers, de tous les âges. Les retraités qui ne s’en sortent pas, les jeunes qui ne trouvent pas le moyen de s’insérer dans la société, leurs parents qui ne savent plus gérer, les femmes divorcées avec des enfants en bas âge… », explique David Assedou, qui est également président de l’association La main de Ruby et président de synagogue.
« La crise sanitaire a fait imploser des familles. Évidemment que je voudrais les aider, faire en sorte qu’elles reprennent pied. Et comme la première problématique reste le logement : comment bien se loger, comment payer son loyer… »
Au bout d’une longue négociation avec une société foncière parisienne désireuse d’investir dans le Sud, l’entrepreneur marseillais a pu mettre en place un partenariat solidaire.
L’idée? Mettre à disposition les 21 appartements de l’acquisition, un immeuble de quatre étages situé entre Rabatau et le Prado 18″), aux bénéficiaires de l’association durant deux ans.
« C’est du donnant-donnant. Les travaux seront _financés à 50% par la foncière et à 50% par l’association. Le rez-de-chaussée sera occupé par un groupe d’assurance. Il y aura deux étages à loyers modérés et deux étages d’appartements loués à titre gratuit pendant deux ans », poursuit David Assedou.
Et après? « Soit l’association prendra en charge la totalité des loyers, soit elle investira sur un autre projet immobilier », anticipe David Assedou.
Mais attention, prévient-il: « il n’y aura pas d’assistanat. C’est de l’aide que l’on veut offrir. C’est pour cela qu’interviendront des assistantes sociales qui suivront les familles afin de les aider dans leurs démarches, par exemple. »
Le début des travaux est prévu en février, la livraison de l’immeuble à l’automne.
On peut constater que la Kabballa, de même que la pensée ‘Hassidique, est hautement anthropomorphique. Sa terminologie est empruntée au langage humain et aux objets du monde. En effet, il s’agit là des seules notions que l’homme manipule en pleine connaissance de cause. En effet, ce qui s’inscrit dans le temps et dans l’espace s’impose à l’esprit de l’homme, qui vit dans un univers soumis à ces dimensions.
C’est pour cette raison que la Torah, les Prophètes et les Sages emploient un langage anthropomorphique, ainsi qu’il est dit (traité Bera’hot 31b): « La Torah parle le langage des hommes ».
Rabbénou Be’hayé Ibn Pakouda (dans ‘Hovot Halevavot, Chaar Hay’houd, chapitre 10) explique:
« Si les propos de la Torah étaient exprimés en des termes abstraits, avec des concepts s’appliquant uniquement à la Divinité, nous n’aurions pu les comprendre. Car les mots et les idées dont on fait usage doivent être adaptés aux capacités mentales de l’interlocuteur, de sorte que celui-ci en perçoive tout d’abord la dimension corporelle, celle qui lui est accessible ».
Par la suite, cet interlocuteur comprendra que la première présentation était uniquement approximative et métaphorique, que la réalité est plus subtile, plus fine, qu’il nous est donc impossible de la saisir dans toute sa finesse.
Le sage penseur saura ôter l’enveloppe matérielle de l’idée. Alors, pas à pas, le concept prendra forme, jusqu’à mettre en évidence la vérité la plus intense que l’intellect de l’homme est capable de percevoir.
Il faut donc toujours avoir présent à l’esprit que les mots et les concepts doivent être dépouillés de toute connotation temporelle, spatiale ou corporelle. Toutes les notions anthropomorphiques ne sauraient décrire, à proprement parler, la Divinité et le verset (Isaïe 40, 18-25) dit: « A quoi comparerez-vous l’Eternel et qu’est-ce qui peut Lui être comparé? A qui pourriez-vous Me comparer et de qui serais-Je l’Egal, dit l’Eternel ». »
La règle fondamentale qui vient d’être définie est, de fait, le troisième des treize principes élémentaires de la foi, énumérés par le Maïmonide.
Pour autant, même après que la mise en garde précédemment énoncée ait été posé, il est clair que la terminologie anthropomorphique dont les versets et les Sages de la Kabballa font usage n’est pas arbitrairement choisie. Bien au contraire, elle est particulièrement précise et elle possède une très profonde signification.
Les Ecrits rabbiniques, midrachiques et ésotériques multiplient les affirmations selon lesquelles le monde, en général et l’homme, en particulier sont créés « à l’image du monde supérieur » (selon le Midrach Tan’houma Pekoudeï 3). Chaque catégorie qui est définie en l’homme ou dans le monde est la reproduction fidèle des concepts et des notions auxquels elle correspond et qu’elle peut donc illustrer.
Bien évidemment, aucune commune mesure n’existe entre D.ieu et la création. Les niveaux supérieurs ont une existence purement spirituelle, pour laquelle les yeux, les oreilles ou les mains n’ont pas de sens, pas plus que le fait d’entendre, de voir, de marcher ou de parler.
Néanmoins, toutes ces activités spatiales et temporelles symbolisent bien des phénomènes supérieurs, rigoureusement spirituels, précisément parce que celles-ci sont à l’origine de leur existence physique.
Dans un texte très célèbre, Rabbi Yossef Gikatila illustre cette correspondance au moyen de l’image suivante. Lorsque l’on écrit le nom d’une personne sur une feuille de papier, on n’établit, bien évidemment, aucun rapport, aucune relation entre les lettres inscrites sur le papier et la personnalité physique et morale de celui ou de celle qui porte ce nom. Pour autant, écrire ce nom est bien le symbole qui permet de se souvenir de cette personne.
Il en est rigoureusement de même pour la terminologie anthropomorphique. Il n’y a rien de commun entre elle et ce qu’elle veut exprimer. Pour autant, elle permet de définir des catégories, des notions et des concepts, qui ont tous une nature spirituelle, détachée du temps et de l’espace.
De nombreux ouvrages kabbalistiques développent cette idée. Rabbi Ichaya Horovits (Chneï Lou’hot Haberit, page 10d) en déduit que l’on ne peut dire, à proprement parler, que « la Torah parle le langage des hommes ». En fait, le contraire est vrai et tous les concepts terrestres font seulement allusion aux concepts célestes, qui, eux, constituent l’existence véritable.
C’est donc dans ce contexte qu’il faut interpréter la terminologie anthropomorphique. Du reste, Rabbi Ichaya Horovits, à la même référence, précise que la Torah décrit, au sens propre, des phénomènes qui concernent les sphères spirituelles et que sa dimension matérielle n’a donc qu’un sens figuré. C’est de cette manière qu’il faut comprendre les termes « masculin » et « féminin », qui sont fréquemment employés par la Kabballa.
Le premier décrit l’émanation active, alors que le second correspond à un rôle passif, à la réception des forces. Rabbi ‘Haïm Vital (Ets ‘Haïm 11,6) précise que « toutes les fonctions de l’univers sont conformes au principe de l’union d’un élément masculin et d’un élément féminin ». Le premier est celui qui éprouve de la compassion, est le plus élevé et accorde l’émanation. Le second est celui de la rigueur, le plus bas, qui reçoit du premier. De fait, une terminologie similaire peut également être découverte dans le Talmud.
B. La métaphore humaine
Pour décrire la présence de la Divinité dans l’univers, la métaphore que les Kabbalistes, de même que de nombreux philosophes, préfèrent est l’analogie avec l’homme. Les concepts théologiques définissant la relation entre D.ieu et le monde sont souvent empruntés à ceux qui existent entre le corps et l’âme. On cite alors, en particulier, les forces de l’âme, ses facultés, ses fonctions et ses manifestations.
La référence servant de base à cette présentation est le verset (Job 19, 26): « Par ma chair, je contemplerai le Divin ». Et nos Sages disent (traité Bera’hot 10a): « Tout comme lâme se répand dans l’ensemble corps, voit mais n’est pas vue, fait vivre le corps, est pure, pénètre jusqu’au plus profond, est la même dans tout le corps, ne mange pas, ne boit pas, a une place dont nul n’a connaissance, il en est de même pour le Saint béni soit-Il ». D’une certaine manière, il y a, là encore, une application du principe précédemment énoncé à propos de la correspondance entre les valeurs terrestres et les sphères célestes.
Certes, définir l’âme est un moyen commode de percevoir la Divinité. Mais, une telle démarche reste cependant une approximation anthropomorphique, dont la portée est donc nécessairement limitée et qu’il faut considérer avec précaution. On doit se souvenir, comme le souligne Rabbi Chnéor Zalman qu’en certains domaines, cette analogie n’a plus aucun sens. Il dit (Tanya, chapitre 9):
« Cette comparaison permet d’obtenir une perception approximative. Car, en réalité, elle n’a rien à voir avec ce qu’elle doit décrire. En effet, l’âme ressent les mutations du corps et ses douleurs, alors que le Saint béni soit-Il n’est en aucune manière affecté par les événements du monde et par ses transformations, ce qu’à D.ieu ne plaise, ni même par le monde lui-même. Tout cela n’a aucun effet sur Lui. »
De plus, « l’âme et le corps sont différents, par leur source, tout d’abord. La source et l’essence du corps sont totalement indépendants de l’âme ». Ainsi, le corps, même lorsqu’il est parfaitement soumis à l’âme, n’en demeure pas moins une entité distincte. A l’opposé, « le Saint béni soit-Il conduit toute créature à l’existence, à partir du néant. Chaque chose est insignifiante devant Lui, comme le rayon de soleil n’existe pas, par rapport au soleil lui-même ».
C. La métaphore de la lumière
Tout comme l’âme est une métaphore très courante, le terme de lumière est aussi fréquemment utilisé par les Sages de l’enseignement ésotérique de la Torah pour décrire les différentes émanations et manifestations de la Divinité. Il figure aussi dans la littérature talmudique et midrachique, de même que dans les écrits philosophiques médiévaux.
Mais, les Kabbalistes l’affectionnent particulièrement, car la valeur numérique du mot Or, lumière est la même que celle de Raz, le secret, ces deux notions étant directement liées. Ce terme est particulièrement bien choisi, pour différentes raisons. Rabbi Joseph Albo mentionne les suivantes (Ikarim 2, 29), qui, par analogie, s’appliquent également à la Divinité:
1. l’existence de la lumière est incontestable.
2. La lumière n’est pas matérielle.
3. La lumière permet la vision. Gr‚ce à elle, les couleurs potentielles deviennent réalité.
4. La lumière réjouit l’âme.
5. Celui qui n’a jamais perçu la lumière ne peut pas concevoir les couleurs, ni le bonheur et le plaisir de la clarté.
6. Celui qui perçoit la lumière ne peut la supporter lorsqu’elle est trop intense. S’il continue néanmoins à l’observer, il sera aveuglé et, par la suite, ne pourra plus voir ce qui lui apparaît d’ordinaire.
Grace à toutes ces qualités, la lumière est l’image la plus proche des valeurs immatérielles, qu’elle permet donc de saisir. De même, Rabbi Joseph Ergas énumère (Chomer Emounim 2, 11), à son propos, les qualités suivantes:
1. La lumière émane d’un luminaire dont elle ne se sépare jamais. Lorsque celui-ci s’éteint ou bien est déplacé, elle disparaît et les rayons précédemment émis ne forment pas une entité distincte du luminaire, mais se retirent avec lui. Seule la lumière a cette qualité, que ne possède aucune autre substance. Elle est (Kouzari 4, 3): « La substance matérielle la plus noble et la plus fine ».
2. La lumière se répand instantanément.
3. La lumière illumine tous les objets matériels et traverse même ceux qui sont transparents.
4. La lumière ne se mélange et ne compose avec aucune autre substance.
5. Intrinsèquement, la lumière ne change pas. Son intensité ou ses couleurs dépendent de facteurs qui lui sont extérieurs et non de la lumière elle même.
6. La lumière est indispensable à la vie.
7. La lumière est reçue et perçue en fonction de la capacité du réceptacle dont on dispose.
Une telle définition est, bien sûr, basée sur la perception empirique de la lumière et non sur sa définition scientifique. Pour autant, sa comparaison avec la Divinité reste approximative, relevant de l’analogie et de la métaphore. Elle ne peut, en revanche, être prise au sens propre. Et Rabbi Joseph Albo, à la même référence, précise que « il ne faut pas commettre l’erreur de penser que cette lumière intellectuelle émane d’une source matérielle, comme la lumière courante ».
Rabbi Moché Cordovéro émet une mise en garde encore plus claire, soulignant que cette allégorie ne peut être interprétée littéralement, « car nous ne sommes pas capables d’imaginer une image qui ne soit pas physique » (Elima Rabbati, page 4b).
De fait, le Tséma’h Tsédek, troisième Rabbi de Loubavitch, expose les limites de cette image, de différents points de vue. Ainsi, explique-t-il, la lumière physique est émise par sa source de manière automatique. Le luminaire n’a pas le pouvoir de la retenir. Bien évidemment, l’équivalent de cette restriction ne s’applique nullement à l’Emanation divine.
En conclusion, il convient de rappeler la mise en garde des Kabbalistes, que l’on ne répétera jamais assez. Tous les termes et concepts s’appliquant au Divin doivent être extraits de toute connotation temporelle, spatiale ou corporelle. Ils doivent être interprétés uniquement dans leur dimension spirituelle.
Voici les directives qui s’appliquent à tous. On commence à mettre les Tefilines deux mois avant la Bar Mitsva, tout d’abord sans bénédiction, puis, quelques semaines plus tard, avec une bénédiction. Certains ont l’usage de s’asseoir pour mettre les Tefilines du bras, pour une raison qui est expliquée dans le Zohar. En pareil cas, on récite la bénédiction également en étant assis.
Après avoir posé les Tefilines du bras sur le biceps, avant de serrer la lanière, on récite, tout d’abord, la bénédiction, en pensant que celle-ci porte également sur les Tefilines de la tête, que l’on mettra par la suite. Puis, l’on serre la lanière dans le nœud, en vérifiant que le Youd formé par cette lanière ne s’écarte pas du boîtier. Certains font deux tours autour de la base de ce boîtier, afin de former la lettre Chin, quand la lanière est resserrée.
Concernant les tours effectués avec la lanière des Tefilines du bras, mon grand-père et maître, le Rabbi Maharach, dont la mémoire est une bénédiction, dit qu’il doit y en avoir sept, y compris les deux demi-tours, soit le demi-tour supérieur, puis deux tours entiers, proches l’un de l’autre. On laisse ensuite un espace vide, puis l’on fait encore quatre tours entiers et un demi-tour en diagonal. On ajoute ensuite un tour sur la paume de la main, ce qui forme un Dalet inversé. Enfin, on fait trois tours autour du doigt.
Comment effectuer ces tours autour du doigt ? Je ne m’en rappelle pas avec précision, mais, en tout état de cause, il me semble avoir vu clairement que le Rabbi faisait le premier tour sur la première phalange, à proximité de la paume de la main, puis un autre tour sur la seconde phalange et un troisième tour de nouveau
sur la première phalange. Enfin, ce qui reste de la lanière estentouré autour de la paume de la main, de la manière qui est indiquée ci- dessus, à la différence de ceux qui forment un Chin autour de la main.
* * *
Concernant les tours de lanière autour de la main, ceux du doigt sont définis dans le Siddour, dans les notes du Rabbi Rachab, dont l’âme en Eden. Ils sont au nombre de trois, l’un sur la phalange inférieur, à proximité de la paume de la main, la seconde sur la phalange intermédiaire et le troisième encore une fois sur la phalange inférieure.
J’ai observé, à plusieurs reprises, que le Rabbi procédait de la sorte, puis, à plusieurs reprises, pendant la prière, il observait et il vérifiait, notamment, que le troisième tour était toujours à sa place, non pas posé sur le premier mais bien à côté de lui, sur la même phalange, près de la phalange intermédiaire, touchant le premier tour.
Les Tefilines de la tête doivent être placées, très exactement, au milieu de la tête. Il est nécessaire de faire très attention à cela. Les lanières de la tête descendent, de part et d’autres, jusqu’aux jambes.
(Séfer Ha Minhaguim, pages 4 et 5)
Interruption entre les Tefilines du bras et de la tête
Si l’on a parlé entre la mise des Tefilines du bras et de celles de la
tête, on récite, sur ces dernières, la bénédiction Al Mitsva Tefilines,
« la Mitsva des Tefilines ».
(Séfer Ha Minhaguim, page 5)
Le cache des Tefilines du bras
Vous évoquez le fait de placer un cache sur les Tefilines du bras, pendant le temps de la prière, afin d’en protéger les coins. C’est ce que je fais moi-même. Bien entendu, celui-ci est disposé de telle façon que le Youd de la lanière ne soit pas séparé du boîtier des Tefilines, conformément aux propos du saint Zohar.
En revanche, dans les Tefilines de mon beau-père et maître, le Rabbi, le cache, à l’endroit du Youd, était entier, ce qui veut dire qu’il ne le portait pas pendant la prière. Il est clair que son père, le Rabbi Rachab, dont l’âme est en Eden, en faisait de même.
(Lettre du Rabbi, Iguerot Kodech, tome 12, page 433)
La place des Tefilines sur la tête
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous m’écrivez que, lorsque vous mettez les Tefilines de la tête, vous ne parvenez pas à déterminer s’ils sont bien à leur place.
On sait l’usage qu’il convient d’adopter, en la matière. Il faut demander à quelqu’un qui se tient près de soi de vérifier qu’ils sont bien à leur place. Et, il est bien évident que, selon la loi de notre sainte Torah, on s’en remet totalement à cela, comme c’est le cas également dans beaucoup d’autres domaines.
(Lettre du Rabbi, Likouteï Si’hot, tome 39, page 244)
La taille du nœud des Tefilines
Vous m’interrogez sur l’emprunt des Tefilines d’un ami pour prier. Il est indiqué ceci, à ce sujet, dans les responsa Avneï Nezer, partie Ora’h ‘Haïm, à la fin du chapitre 183 :
« Celui qui porte les Tefilines de la tête de quelqu’un d’autre n’agit pas bien, car leur propriétaire modifiera, par la suite, la taille du nœud, à la mesure de sa tête, ce qui veut dire que le nœud qu’il a fait lui-même n’aura pas été définitif et qu’il ne s’est donc pas acquitté de son obligation. Il est une Mitsva de diffuser ces propos ».
Tel n’est cependant pas l’usage qui a été adopté, de façon courante et l’on peut trouver un appui solide à cette manière de faire dans l’affirmation, qui est formulée comme une évidence par le Ora’h ‘Haïm, chapitre 14, au paragraphe 4 et qui est également reproduite dans le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, au paragraphe 12, selon laquelle il est effectivement permis de porter les Tefilines de son ami.
Plusieurs textes des derniers Sages mentionnent ces propos, mais aucun ne précise qu’il en est ainsi uniquement quand la taille de la tête est la même, pour l’un et pour l’autre, ce qui, de fait, est très rare. D’ailleurs, une objection a déjà été soulevée contre cette affirmation du Avneï Nezer et celle-ci est rapportée dans les chapitres 184 et 185.
Le Kéli ‘Hemda, dans son commentaire de la Torah, à la Parchat Le’h Le’ha défend l’usage couramment adopté :
parce que les Tefilines ne requièrent pas un nœud définitif, comme
le souligne, notamment, le Ramban,
parce que ce qui permet de les maintenir pendant le temps d’accomplissement de la Mitsva s’appelle, d’ores et déjà, un nœud définitif.
(Lettre du Rabbi, Iguerot Kodech, tome 10, page 378)
*
On a déjà adopté couramment l’usage de se servir des Tefilines d’un ami, y compris lorsque celui-ci en modifiera le nœud par la suite, en fonction de la taille de sa tête. Cela ne remet pas en cause le caractère définitif du nœud.
(Séfer Ha Minhaguim, page 5)
Embrasser les Tefilines
Question : Est-il permis d’embrasser les Tefilines?
Réponse : Il est effectivement permis de le faire. Ceux qui s’en abstiennent craignent d’ingérer de l’encre, de cette façon, puis de la rejeter par la suite.
(Hé’hal Mena’hem, tome 1, page 209)
Comment plier les lanières
Question : J’aimerais savoir comment plier les lanières des
Tefilines, d’un seul côté du boîtier ou bien de part et d’autre ?
Réponse : On le fait des deux côtés, comme les ailes d’une colombe. C’est ce qu’explique mon beau-père et maître, le Rabbi, qui pliait lui-même ses Tefilines de cette façon.
Question : S’il en est ainsi, est-il permis de plier les lanières sur les nœuds ?
Réponse : Pour les Tefilines de la tête, cela est interdit. C’est pour cela que l’on place le nœud au milieu. Pour celles du bras, en revanche, peu importe. Concrètement, je n’ai pas vu comment mon beau-père et maître, le Rabbi pliait ses Tefilines. J’étais présent uniquement dans la période en laquelle il ne le faisait plus lui- même.
On sait que, tout comme il est dit, pour le Cohen Gadol, le grand Prêtre, que « le pectoral ne quittera pas l’éphod », le Youd ne doit pas non plus quitter les Tefilines. De ce fait, il est d’usage de couper le coin du cache qui est placé sur les Tefilines du bras, là où se trouve le nœud du Youd. Il en est ainsi dans mes propres Tefilines. En revanche, je n’en ai pas vu l’équivalent en celles de mon beau-père et maître, le Rabbi.
(Hé’hal Mena’hem, tome 1, page 209)
Regarder le « Chin »
Lorsque l’on ôte les Tefilines de la tête, on observe les Chin se
trouvant sur le boîtier et on doit les fixer.
Dernières nouvelles : La conférence annuelle Kinous HaChlou’hot, qui a lieu chaque année et rassemble les Chlou’hot Habad du monde entier qui doit se dérouler du 19 au 24 janvier 2022, sera virtuelle en raison de la recrudescence des cas de Coronavirus à Crown Heights.
La Conférence internationale des Chlou’hot 2022 sera virtuelle, en raison des fortes contaminations du variant Omicron.
La conférence rassemble des Chlou’hot du monde entier chaque année autour du 22 Chevat, qui se réunissent pendant 4 jours de sessions du 19 au 24 janvier 2022 cette année, autour d’événements et d’ateliers. Le Kinous se terminera par un banquet virtuel dimanche soir.
Les responsables du Kinous ont pris la décision après avoir discuté avec des professionnels de la santé en raison de la récente augmentation des cas du variant Omicron dans le monde, et en particulier à Crown Heights.
« Au fur et à mesure que le climat actuel du COVID évolue, en particulier avec de très nombreux cas à New York et à Crown Heights, l’équipe de médecins qui a guidé avec succès le Kinous Hachlou’him a reconnu que si la situation ne s’améliore pas et que le pic continue à augmenter de façon exponentiel avec plus de un millions de cas quotidiens », a annoncé le Vaad HaKinous.
Les États-Unis ont franchi une sombre étape COVID-19 lundi – avec plus d’un million de cas diagnostiqués alors que la variante hautement contagieuse d’Omicron fait rage à travers le pays.
Un total de 1 082 549 cas de COVID-19 ont été recensés lundi, un record pour les États-Unis depuis le début de la pandémie, selon les données compilées par l’Université Johns Hopkins.
Le chiffre surprenant est le plus grand décompte sur une seule journée de tous les pays jamais signalé et près du double du précédent record américain de 590 000 cas établi il y a à peine quatre jours, a rapporté Bloomberg News.
La largeur du Talith Katan doit être une coudée de la Torah, ce qui correspond à la taille de vingt-quatre larges pouces d’un homme moyen. Sa longueur, à l’arrière du corps, à partir du cou, est également une coudée de la Torah. La longueur, à l’avant, à partir de l’échancrure du col est aussi une coudée de la Torah.
La longueur et la largeur du Talith Katan doivent être totalement déployées, sans le moindre pli. En effet, la partie du vêtement qui est pliée est à exclure de la mesure. Ceux qui mettent scrupuleusement en pratique la Mitsva des Tsitsit doivent faire attention à cela, tout au long de la journée.
Pour ce qui est du nombre de tours qu’il convient de faire avec les fils des Tsitsit, notre coutume est d’en faire trois, trois et un, puis deux, trois et trois, afin que les deux tours de la seconde partie s’associent au tour de la première.
(Séfer Ha Minhaguim, pages 2 et 3)
La doublure des coins
Les coins du Talith Katan doivent être doublés de soie. Tel est l’usage en vigueur dans la famille du Rabbi. Et, pour conclure avec des propos de la Torah, concernant cette question, mon beau-père et maître, le Rabbi a rapporté que son père, le Rabbi Rachab, dont l’âme est en Eden, avait cousu, entre la doublure en soie et le Talith proprement dit, un fragment de soie provenant des vêtements de l’Admour Hazaken et du Tséma’h Tsédek. De façon générale, il l’insérait dans le coin droit, à l’intérieur, à proximité des orifices.
(Lettre du Rabbi, Iguerot Kodech, tome 2, page 33)
Les bénédictions du Talith
En mettant le Talith Katan, le matin, si l’on a les mains propres et si l’on se trouve dans un endroit où il est possible de réciter une bénédiction, on dira celle qui se conclut par Al Mitsva Tsitsit, « la Mitsva des Tsitsit », car le Talith Katan n’a pas la taille nécessaire pour envelopper le corps.
S’il est interdit de réciter une bénédiction, on touchera alors les quatre Tsitsit et l’on dira la bénédiction avant la prière, à la condition de ne pas porter le grand Talith.
Dans la bénédiction du grand Talith, Leïtatef Be Tsitsit,
« s’envelopper des Tsitsit », on dit bien Be Tsitsit, non pas Ba Tsitsit.
(Séfer Ha Minhaguim, page 3)
Mitsva permanente
Vous me demandez si l’on met en pratique la Mitsva des Tsitsit à tout moment, tant qu’on les porte, ou bien uniquement au premier instant, comme c’est le cas pour le Loulav. On peut déduire la réponse à cette question du verset : « vous les verrez et vous vous souviendrez ». Tout comme le souvenir est une Mitsva de chaque instant, ce qui le provoque, en l’occurrence la vision, en est une également.
Ce principe est affirmé clairement par les premiers Sages, au début du Séfer Ha Ira, de Rabbénou Yotna, qui dit ceci : « la Mitsva des Tsitsit consiste essentiellement à les porter en permanence », selon la version de ses propos que rapporte le Gaon de Vilna, dans son commentaire du Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au début du chapitre 24. C’est aussi l’avis personnel du Gaon de Vilna, comme il l’indique lui-même à cette référence.
En outre, on peut déduire également des Pisskeï Dinim du Rabbi Tséma’h Tsédek, Ora’h ‘Haïm, chapitre 2, au paragraphe 7 qu’il s’agit bien, selon lui, d’une Mitsva de la Torah à tout instant, non uniquement d’un meilleur comportement qui aurait été introduit par les Sages, dont la mémoire est une bénédiction. Le commentaire de Rabbi Avraham Ibn Ezra sur le verset Bamidbar 15, 39 développe la même explication.
(Lettre du Rabbi, Iguerot Kodech, tome 8, page 360)
Pendant la nuit
Vous devez lire scrupuleusement le Chema Israël avant d’aller dormir. En outre, vous porterez, pendant que vous dormez, un Talith Katan, dont vous aurez vérifié les Tsitsit, pour vous assurer de leur validité et pour vérifier que chacun a bien huit fils.
(Lettre du Rabbi, Iguerot Kodech, tome 13, page 29)
*
Vous faites état d’une rumeur, rapportée en mon nom, selon laquelle il ne serait pas indispensable de porter un Talith Katan quand on dort. Je ne me souviens pas d’avoir dit pareille chose.
(Lettre du Rabbi, Iguerot Kodech, tome 18, page 436)
*
Ceux qui appliquent les Mitsvot avec minutie et scrupule
dorment avec un Talith Katan.
(Séfer Ha Minhaguim, page 3)
Tsitsit visibles
Pour conclure la discussion sur ce qu’est la coutume de ‘Habad, en la matière, il est nécessaire de préciser que cette analyse concerne uniquement l’étude de la Torah. Pour ce qui est de la pratique concrète, en revanche, la coutume s’est déjà répandue, de nos jours, de porter les Tsitsit de façon à ce qu’ils soient bien visibles. Il n’y a donc nullement lieu de suspecter, en cela, un comportement ostentatoire.
Bien plus, celui qui n’adopte pas cette manière d’agir fait ainsi la preuve qu’il ne veut pas se conformer à l’usage de ceux qui craignent D.ieu et qui portent donc les Tsitsit bien en évidence. Chaque Juif craignant D.ieu doit en faire de même et il n’y a pas lieu de s’écarter de la communauté, en la matière.
(Discours du Rabbi, Séfer Itvaadouyot 5743-1983, tome 2, page 759)
Propreté
Vous me dites que, lorsque vous vous rendez à votre travail, vous salissez vos Tsitsit. Malgré cela, vous n’êtes pas dispensé de porter un Talith Katan, avec des Tsitsit. Du reste, à n’en pas douter, dans l’aspect essentiel de votre travail et dans la majeure partie du temps que vous lui consacrez, vous pouvez parvenir à faire l’effort, dans la mesure du possible, de ne pas les salir.
En outre, vous possèderez également un second Talith Katan, que vous réserverez pour le temps de la prière, le saint Chabbat et les fêtes.
(Lettre du Rabbi, Iguerot Kodech, tome 17, page 27)
Fil d’azur
Vous évoquez le ‘Hilazon, cet animal à partir duquel était produite la teinture pour le fil d’azur des Tsitsit, de même que la présence de ce fil d’azur dans les Tsitsit, à l’heure actuelle. On connaît la discussion passionnée qu’il y a eu, entre les Grands de ce monde, à ce sujet et leur opposition, y compris selon les enseignements de la partie révélée de la Torah, quand cette découverte nouvelle fut introduite à Radzin.
Le Rabbi Rachab, dont l’âme est en Eden, lui-même n’acceptait pas du tout cette pratique nouvelle. Je ne dispose pas de la lettre qu’il écrivit, à ce sujet. En revanche, je me souviens de la précision qu’il y donne, selon laquelle, d’après la Kabbala, le fil d’azur sera rétabli uniquement dans le monde futur.
En la matière, nous devons donc nous en tenir aux propos du Rabbi Rachab, dont l’âme est en Eden, à ce sujet. Et, vous consulterez aussi, sur ce point, le traité Soukka 32b, qui rapporte que : « Rabbi Eléazar s’efforçait d’adopter cette pratique, parce qu’elle émanait de la bouche de Rav Kahana ».
(Lettre du Rabbi, Iguerot Kodech, tome 17, page 232).
Le grand Talith
On porte le grand Talith, pendant la prière, à partir du mariage. Notre coutume, en la matière, est la suivante. On pose le Talith,
plié, sur son épaule droite et l’on en vérifie les Tsitsit. Pendant cette vérification, on récite le verset Bore’hi Nafchi, « Mon âme, bénis l’Eternel… ».
Puis, l’on ôte le Talith de son épaule, on le déplie et l’on en embrasse les coins. On le fait ensuite passer de l’avant à l’arrière et l’on commence à réciter la bénédiction Leïtatef Be Tsitsit,
« s’envelopper des Tsitsit ». On achève cette bénédiction en plaçant
les deux coins droits, autour de son cou, à sa gauche.
Quand on s’enveloppe du grand Talith, il n’y a pas lieu de s’en couvrir la totalité du visage jusqu’à la bouche. On a l’usage d’en recouvrir uniquement la partie supérieure du visage, y compris les yeux.