Reuven Feuerstein, le créateur d’une méthode de prise en charge des enfants autistes, trisomiques ou d’adultes victimes de lésions cérébrales

Reuven Feuerstein, le créateur d’une méthode de prise en charge des enfants autistes, trisomiques ou d’adultes victimes de lésions cérébrales


Reuven Feuerstein, né le 21 août 1921 à Botoșani, en Roumanie, et mort le 29 avril 2014 en Israël, est un pédagogue israélien.

Reuven Feuerstein et le Rabbi de Loubavitch

En tant que psychologue travaillant en Israël dans les années 1940, j’ai travaillé avec des survivants de l’Holocauste, dont de nombreux enfants, qui étaient complètement traumatisés. Par exemple, j’ai vu un garçon de 17 ans ne pesant que 34 kilos et regardant chaque bout de nourriture comme s’il était affamé; il volerait et amasserait de la nourriture à chaque occasion.

Et, bien sûr, les gens demandaient: «Y a-t-il de l’espoir pour des enfants comme celui-ci? Pourront-ils jamais construire un avenir? Pourront-ils un jour oublier ce qu’ils ont vécu? »
Beaucoup étaient d’avis que nous ne pouvions rien faire pour aider ces enfants, car ils avaient trop vu le mal du monde.

Mais j’ai pensé: «Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre un seul enfant. »

Par la suite, je suis allé étudier à l’Université de Genève auprès de Jean Piaget, Carl Jung et d’autres, et en 1954, j’ai fondé le Centre international pour la valorisation du potentiel d’apprentissage (ICELP) à Jérusalem, consacré à une théorie que j’ai développée. appelé la théorie de la malléabilité de l’intelligence.

En gros, j’ai dit: «Oui, nous pouvons aider ces enfants et tous les enfants, quels que soient leurs problèmes de développement. Nous pouvons les aider à changer parce que ce sont des êtres humains qui ont un esprit divin en eux. « 

A l’époque où j’ai avancé cette théorie – que les êtres humains sont modifiables, qu’ils ne sont pas nécessairement limités par leur génétique – c’était considéré comme une hérésie. Les gens ne croyaient tout simplement pas que le cerveau pouvait changer, même s’il est maintenant reconnu qu’il n’y a aucune partie du corps aussi souple et évolutive que le cerveau.

Le Rabbi était au courant de mon travail et l’a totalement soutenu. Il m’envoyait fréquemment des enfants – certains avec des problèmes de développement, d’autres avec le syndrome de Down et d’autres épileptiques. Partout où j’allais, des gens venaient me dire: «Le Rabbi veut que tu voies notre enfant.» J’ai également reçu des lettres du Rabbi au sujet d’enfants en particulier qu’il voulait que je voie.

Chaque fois qu’il m’envoyait une recommandation, il était accompagné de sa bénédiction: « Zayt matzliach – Puissiez -vous avoir du succès.» Grâce à cette bénédiction, j’ai eu un sentiment d’autonomisation – que peu importe la difficulté de l’affaire, je pouvais aider cette personne en particulier. enfant. J’ai vu qu’il croyait que même les personnes atteintes de troubles génétiques pourraient être transformées en personnes fonctionnelles qui pourraient être rapprochées du judaïsme et étudier la Torah.

En effet, c’est du Rabbi que j’ai eu l’idée qu’une telle chose pourrait se produire et j’en ai la preuve avec mon propre petit-fils, qui est atteint du syndrome de Down, mais il a appris dans la Yeshivah et a obtenu son diplôme de lycée en passant les examens finaux (qui en Israël). nous appelons bagrut ).

Mais à l’époque, il était considéré comme audacieux de suggérer de telles choses, car les gens ne croyaient pas que de tels changements spectaculaires étaient possibles. Et on me demandait souvent: «Comment osez-vous dire aux gens que cet enfant sera un jour capable de parler? Comment osez-vous dire que cet enfant sera capable de lire? Pour finir l’école? Pour aller à la yeshiva? »

J’ai osé dire ces choses à cause de mes interactions avec le Rabbi, que j’ai visité régulièrement. En 1980, mes idées s’étaient répandues partout. J’avais trois livres publiés et j’étais souvent invité à donner des conférences dans des universités – en fait, j’ai été nommé professeur invité à Yale – et j’ai continué à développer de nouvelles modalités de formation démontrant que vous pouvez créer de nouvelles synapses dans le cerveau, de nouvelles connexions qui n’existaient pas avant, et de cette façon aider les enfants dans les conditions les plus dévastatrices.

Je voudrais juste donner deux exemples.

Il y avait un garçon avec une maladie cérébrale qui le rendait très difficile de se concentrer, et donc d’entendre ce que quelqu’un lui disait – sa capacité d’entendre était très très limitée. Mais le Rabbi m’a donné sa bénédiction spéciale pour lui. Et malgré cette maladie cérébrale, ce garçon a commencé à apprendre et est devenu beaucoup plus concentré dans son comportement, et est même devenu une partie du monde religieux.

Un autre cas – qui a été le cas le plus difficile de toute ma carrière – m’est également arrivé par le biais du Rabbi. Je ne peux pas révéler tous les détails en raison de problèmes de confidentialité des patients, mais je dirai ceci:

Ce garçon a été diagnostiqué comme étant mentalement déficient dans son pays d’origine et a été placé dans une école pour enfants déficients. Là, il vivait parmi des non-Juifs en difficulté et était influencé par leur comportement. Par conséquent, il devenait un réel problème et personne ne pensait qu’il serait un jour capable de fonctionner en tant qu’être humain normal et indépendant.

À un moment donné, son père est allé voir le Rabbi, et le Rabbi lui a dit de m’amener son fils, ce qu’il a fait.

Le fils est venu ici en Israël et a été placé dans une famille Habad. Il a appris à lire. Et il lisait souvent des Psaumes près de ma porte parce que le Rabbi lui avait dit de lire le Livre des Psaumes de bout en bout, chaque semaine. Et il l’a fait pendant les trois années qu’il a passées avec nous.

Merci mon Dieu, tout s’est très bien passé et j’ai senti que nous avions fait ce que le Rabbi nous a demandé de faire et ce qu’il nous a donné le pouvoir de faire. Nous avons senti que nous avions réussi.

Mais, après que ce garçon nous a quitté, il s’est passé des choses et il s’est retrouvé dans le plus grand danger. Il est allé dans un endroit d’où peu de gens reviennent. Il était impliqué dans des relations avec des personnes qui se droguaient. En effet, je dirais qu’il n’y a pas de péché dans le monde qu’ils n’ont pas commis.

Quand j’ai entendu ce qui s’était passé, j’ai contacté le Rabbi, qui m’a dit: «Ne le laisse pas sortir de tes mains. Envoyez quelqu’un le trouver, ramenez-le et continuez.

Je ne croyais pas qu’un effort de sauvetage réussirait, mais le Rabbi m’avait demandé d’essayer, alors je l’ai fait. J’ai envoyé quelqu’un emmener ce jeune homme loin de ces personnes terribles et nous l’avons accompagné avec succès dans un style de vie sain et moral. Il était perdu mais il est revenu et il est aujourd’hui père de quatre enfants, dont deux étudient à la yeshiva.

Je veux juste dire qu’en tant que psychologue, je n’aurais jamais pu croire qu’un tel revirement pourrait se produire. Habituellement, dans de tels cas, nous abandonnons simplement. Mais le Rabbi n’a pas abandonné.

Clairement, la psychologie est très limitée dans sa compréhension de l’autre. C’est très affecté et lié à notre compréhension de nous-mêmes. Mais la manière dont le Rabbi comprenait la condition de l’individu était tout à fait différente. Et c’est pourquoi il a dit: « Oui, fais-le. » C’était une manière très différente de voir l’être humain – non pas comme un reflet de soi, mais comme un esprit qui vient d’en haut, d’une source divine.

 

 

Le Rav Mendel Azimov parle du professeur Reuven Feuerstein (Farbrenguen de Roch Hodech Elloul 5779)

 


Éducation et premières découvertes pédagogiques

Né en 1921, Reuven Feuerstein s’installe en Palestine en 1945. De 1945 à 1948, il donne des cours à des enfants juifs européens et nord africains, enfants de survivants de l’Holocauste ou éprouvés par la Seconde Guerre mondiale. Il éprouve alors la limite des tests psychologiques reposant sur le « quotient intellectuel », ou QI, qui donnaient des résultats très bas pour ces enfants qui avaient été privés pendant des années de toute expérience au niveau humain. En travaillant avec eux, il prend conscience de leur immense potentiel d’apprentissage. Il retourne alors en Europe pour poursuivre et terminer ses études de psychologie, interrompues par la 2eme guerre mondiale, et termine en 1970 sa thèse en Psychologie du développement à l’Université de la Sorbonne, à Paris.

Travaux pédagogiques

La pédagogie de Reuven Feuerstein repose sur l’idée fondamentale que l’intelligence humaine peut être modifiée et qu’à tout âge, « il est possible de faire obstacle aux limites biologiques en changeant le comportement d’un individu. » Dès le début de son activité de pédagogue, Reuven Feuerstein pose le postulat intuitif de la possibilité de changement de structure du cerveau, modifiant par là même sa structure interne et dépassant des limites « génétiques ».

Il a travaillé entre autres avec le psychologue, biologiste et logicien Jean Piaget, mais la conception de Piaget lui a semblé rapidement trop limitative. En effet, pour Piaget, la modifiabilité est limitée à certaines périodes : par exemple, les analogies ne peuvent pas, selon lui, être comprises avant 11 ans.

Ce postulat de la possible modification de la structure du cerveau à tout âge, ou modifiabilité cognitive structurale, est le fondement de toute la réflexion développée par Feuerstein sur le potentiel d’apprentissage, et de ses travaux avec des enfants atteints de diverses pathologies (syndrome de Down ou Trisomie 21, etc.).

La méthode pédagogique qu’il a développée à partir de ce postulat est centrée sur le concept de médiation, ou l’idée d' »apprendre à apprendre ». La médiation est l’action d’un tiers sur une personne pour l’aider à mieux fonctionner sur le plan intellectuel.

À partir de là, il a élaboré entre autres deux outils :

– Une méthode d’évaluation du potentiel d’apprentissage, appelée le LPAD (Learning potential assessment device ou Système d’évaluation du potentiel d’apprentissage). Contrairement aux tests psychologiques classiques, cette méthode d’évaluation peut être passée en présence d’un médiateur qui aide la personne à comprendre les questions posées.

– Un programme de formation, le « programme d’enrichissement instrumental « , qui a pour objectif de développer le potentiel d’apprentissage des personnes. Ce programme a permis d’obtenir d’excellents résultats avec des élèves en graves difficultés qui pouvaient au terme de quelques années intégrer des classes normales.

La médiation

La médiation est une interaction relationnelle qui s’inscrit dans un environnement prenant en compte un sujet apprenant, un objet, une tâche, un médiateur, une situation d’apprentissage. Elle s’organise autour de l’acte d’apprendre. Pour Feuerstein, le meilleur médiateur est « celui qui ressent le besoin de donner un enseignement qui se projette dans le futur. Il présentera donc les objets et les faits de son passé de manière qu’ils soient acceptés, mais feront partie intégrante de la vie de l’enfant pour être ensuite, à la fin, transmis aux générations futures »3. Il ajoute qu’« il est très difficile d’indiquer comme étant des médiateurs valables des individus qui n’ont pas fait des choix de valeurs ».

Reuven Feuerstein a défini 12 critères définissant la médiation.

Centres diffusant la méthode

Il a créé en 1992 à Jérusalem le Centre de développement du potentiel d’apprentissage (ICELP).Plusieurs centres appliquent le programme d’enrichissement expérimental et sont reconnus par l’International Centre for Enhancement of Learning Potential de Jérusalem.

Les principes de Feuerstein ont été intégrés dans la formation des enseignants au Venezuela.

 

 

 

Le pouvoir du « Bita’hon, la confiance en D.ieu », d’après les enseignements du Rabbi

Le pouvoir du « Bita’hon, la confiance en D.ieu », d’après les enseignements du Rabbi

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Suite à la situation difficile que le monde traverse, dans laquelle de nombreux Juifs sont perdus et effrayés, et que l’incertitude et la peur se renforcent dans le cœur de tous ; nous publions un recueil de lettres d’encouragement et de conseils du Rabbi de Loubavitch.

Notre maître, berger d’Israël, répondait à tous ceux qui s’adressait à lui, et écrivait, guidant des hommes et des femmes, pour sauver et aider les personnes errantes à éclairer leur chemin. Des hommes et femmes de mouvements et styles variés recevaient de longues lettres détaillées ou des réponses concises.

Dans ce moment de détresse dans lequel le monde est plongé, nous avons recueilli des lettres sur les thèmes de l’objectif des épreuves, le rôle du médecin en tant que messager de D.ieu, la gravité de l’inquiétude du patient dans les divers pronostics, et l’importance d’être empli de joie et de confiance en D.ieu, en toutes circonstances.

Dans ces lettres, le Rabbi trace un chemin pavé pour tout celui qui souhaite suivre le chemin de D.ieu, même dans une situation compliquée : d’une part, écouter les directives des médecins, mais, d’autre part, éloigner toute forme de peur et d’angoisse, reconnaitre la simple vérité, c’est-à-dire que toutes ces épreuves proviennent de D.ieu, pour un but spécifique : conduire l’homme et l’élever plus haut.

Nous conclurons par une prière que cette situation se termine rapidement, que D.ieu guérisse tous les malades du monde entier, qu’Il apporte Son salut dans le mois de Nissan, mois de la Délivrance. Puissions-nous voir rapidement la réalisation de la parole de nos Sages : « En Nissan ils furent délivrés, et en Nissan ils seront délivrés », très rapidement.

Nous tenons à remercier le Rav ‘Haïm Melloul pour avoir permis l’accès à ses traductions des diverses lettres présentées dans ce recueil.
Institut « La lumière de la ‘Hassidout » Édité et publié par le Beth Loubavitch Île-de-France.

BETH LOUBAVITCH

 

Le Nigun du Bita’hon par le Rabbi


CHAPITRE 1


LE PATIENT N’EST PAS DOCTEUR !

La nécessité de suivre concrètement les instructions du médecin, mais sans souci, doute, ou quelque sentiment négatif, qui n’améliorera pas la situation.

Nombreux sont ceux qui mélangent le sacré et le profane. Etant donné que nous avons reçu le commandement de « faire extrêmement attention à notre santé », que nos maîtres nous ont enseigné d’écouter et suivre les directives du corps médical ; cela pourrait amener l’homme à penser que la conduite naturelle et les médecins auraient une emprise sur l’homme, et que si les médecins aggravent leur pronostic, le patient en deviendrait alors soucieux et inquiet.

Dans les lettres suivantes, le Rabbi trace un chemin au patient, lui indiquant que même s’il est une obligation absolue d’écouter toutes les instructions des médecins, cela ne concerne que le domaine de l’action; mais le patient ne doit pas préoccuper son cœur et son esprit avec sa situation médicale, car cela n’est pas le rôle du patient mais plutôt le rôle du docteur.

Le patient doit tout le temps être joyeux, se rappeler que bien que le médecin a été mandaté par D.ieu pour guérir l’homme, il n’a aucune emprise sur la nature, afin de conserver ainsi sa confiance absolue en D.ieu Qui le guérira et le sauvera. La préoccupation en ce qui concerne le traitement et le souci constant, non seulement ne contribuera pas à améliorer la situation, mais peut au contraire l’empirer, D.ieu nous en préserve.

La conformité aux paroles du médecin ne concerne donc que le domaine de l’action, mais la pensée et le sentiment doivent être pleins de joie et de confiance en D.ieu.

 

DOIT-ON S’APPROFONDIR SUR SON ÉTAT DE SANTÉ ?

« […] Concernant votre propre santé, je l’ai déjà dit à plusieurs ‘Hassidim que dans telle situation, dans le domaine de l’action il faut suivre les directives du docteur, et donc le consulter pour agir en conséquence.

Mais la capacité d’approfondissement et même la pensée de l’homme ne doivent pas porter du tout sur sa santé. Surtout dans votre cas, où il n’y a pas vraiment à quoi penser.

De votre lettre, je comprends que c’est le contraire qui se passe : L’approfondissement et l’investissement dans la pensée :
« Quelle est la situation de la santé aujourd’hui ? Hier ? Demain et après-demain ? », avec des estimations bizarres, sans pour autant consulter le docteur, ne pouvant donc pas suivre les directives qu’il aurait donné.

Etant donné que cela se passe ainsi depuis plusieurs mois, peutêtre essaiera-t-il à partir de maintenant de se conduire selon ma proposition précitée, dans les deux détails [et approches] simultanément ? »

(Lettre du 18 Tamouz 5715-1955)

 

IMPRÉGNER SON ESPRIT ET SON CŒUR D’UNE PUISSANTE CONFIANCE EN D.IEU

« Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous me dites que vous avez été opéré, à plusieurs reprises. Il est regrettable que vous vous intéressiez aux manuels de médecine et les consultiez, en imaginant ce que peut être votre maladie. A mon sens, vous devez vous contenter de faire ce que la Torah vous demande, c’est-à-dire de mettre en pratique les prescriptions des médecins, d’occuper votre cerveau et votre cœur, autrement dit votre capacité de penser à votre propre état, en ayant une confiance absolue en D.ieu, Qui guérit les malades et réalise des merveilles.

Vous n’avez pas à vous mêler de médecine. Cela ne vous concerne pas, d’autant que cela trouble la tranquillité de votre esprit et vous conduit à la mélancolie. Vous savez que plusieurs maîtres de ‘Habad ont expliqué, à différentes reprises, que « lorsque l’on pense bien, tout sera effectivement bien ».

Pour ce qui concerne votre guérison,
1. Vous mettrez sûrement en pratique les prescriptions du médecin.
2. Vous éviterez, dans toute la mesure du possible, de penser à votre état de santé.
3. Vous placerez votre confiance en D.ieu, pour Lequel rien n’est impossible. Qui pourrait Lui dicter ce qu’Il doit faire ?
4. Vous vous attacherez, de toutes vos forces, à l’arbre de vie, c’est-à-dire à la ‘Hassidout et à ses propos célestes. Vous fixerez vous-même un temps pour étudier la ‘Hassidout, dans toute la mesure du possible et en plus des études que vous avez, par ailleurs.

…Que D.ieu vous donne de longs jours et de bonnes années. Qu’Il vous apporte la force et la puissance nécessaires pour étudier la Torah, accomplir les Mitsvot de la meilleure façon et donner de bonnes nouvelles, dans tous ces domaines. »

(Iguerot Kodech, lettre n° 870)

LES PRONOSTICS MÉDICAUX NE FONT QUE NUIRE À LA GUÉRISON

« J’ai bien reçu votre lettre .. dans laquelle vous décrivez votre situation. Vous me dites que vous avez pris connaissance de votre dossier médical et vous me décrivez l’effet que cela a eu sur vous. Vous imaginez donc ce qui devrait arriver. En conséquence, vous lisez des Tehilim et vous priez D.ieu. Vous me demandez ce que j’en pense.

Voici ma réponse.
Le fait de lire des Tehilim et d’implorer le Maître du monde est, sans l’ombre d’un doute, une bonne chose, car Il dirige effectivement le monde entier et chaque homme en particulier, avec tout ce qui le concerne. En revanche, la lecture du rapport médical et les conclusions que vous en avez tirées pour l’avenir ne me satisfont pas du tout, car cela n’est pas votre affaire. Ce n’est pas pour cela que vous avez été créé !

Le Rav .. m’écrit que vous respectez la Torah et les Mitsvot. Vous croyez donc que D.ieu est le Maître du monde. Or, même un propriétaire de chair et d’os, s’il est efficace, répartit les rôles, de sorte que l’un n’empiète pas sur l’autre et que tous concourent au but final celui qui leur a été assigné. S’il en est ainsi pour l’homme, qui est limité en tout ce qu’il fait et peut donc parfois se tromper, combien plus en est-il ainsi pour le Maître du monde, son véritable Propriétaire. Tout ce qui existe doit donc être utilisé de manière parfaite et assumer pleinement sa mission.

A l’opposé, lorsque l’on se fixe un autre objectif, on subit deux inconvénients : (a) Puisque l’action menée n’est pas ce qu’elle doit être, elle ne peut que causer du tort. (b) Elle empêche, en outre, de mener à bien ce qui est réellement la mission que l’on a reçue.

Tout ce qui vient d’être dit s’applique également, de différents points de vue, à votre propre situation. Vous n’avez pas une profession médicale et vous avez été élevé comme un Juif respectant la Torah et les Mitsvot.

Il en découle deux points : (a) Les problèmes médicaux n’appartiennent pas à la mission que D.ieu vous a confiée dans ce monde. (b) Votre but et la mission pour laquelle vous avez été créé consistent à respecter la Torah et les Mitsvot, ce qui inclut également des Préceptes comme « tu aimeras ton prochain comme toimême », « tu feras des reproches à ton prochain » et aussi, comme l’explique le Tana Dveï Elyahou, « lorsque tu verras quelqu’un qui est nu, tu le vêtiras », ce qui signifie que, lorsque l’on voit un Juif « nu » de Torah et de Mitsvot, Il faut s’efforcer de l’en vêtir.

En conséquence, tant que vous ferez des prévisions et des pronostics médicaux : (a) Vous vous détournerez de la mission qui vous a été assignée. (b) Vous ne ferez que nuire à votre propre guérison, ce qu’à D.ieu ne plaise et, en tout état de cause, vous ne la favoriserez pas. En quoi pourrez-vous vous nuire ? En imaginant ce qui n’existera jamais, ce qui affaiblira votre sort, de même que votre confiance en D.ieu, à force de méditer et de vous concentrer sur ce que dit tel docteur et ce que pense tel professeur etc..

OUBLIEZ COMPLÈTEMENT LE RAPPORT MÉDICAL

Puisque vous me demandez mon avis, je voudrais vous dire que vous devez adopter le comportement que prône notre sainte Torah. Celle-ci affirme, en l’occurrence, qu’elle permet de guérir. Elle autorise ainsi les hommes à consulter des médecins. Elle accorde à ces derniers le droit et le pouvoir de guérir et uniquement celui-là.

C’est pour cette raison que l’on consulte un médecin, que l’on se conforme ensuite à ses prescriptions. Vous-même n’intervenez pas dans ce processus. Vous devez laisser faire le médecin. Il vous appartient uniquement de placer votre confiance en D.ieu, d’être certain que vous aurez de longs jours et de bonnes années, ainsi qu’il est dit : « La crainte de D.ieu est la vie ». Plus votre confiance en D.ieu sera forte, moins vous aurez de doutes et plus vous pourrez vous consacrer à la mission qui vous est confiée dans le monde, celle de mettre en pratique la Torah et les Mitsvot et de guider les autres sur cette voie, comme je le disais auparavant.

C’est donc de cette façon que vous aurez de longs jours et de bonnes années, au sens le plus littéral. Oubliez complètement le rapport médical et ce que vous avez lu dans les manuels de médecine. Tout cela n’appartient pas à votre mission et ne vous regarde pas. Cela ne peut donc pas améliorer votre situation et, de façon générale, ne peut avoir que l’effet contraire, ce qu’à D.ieu ne plaise.

Vous lirez, chaque jour, les Tehilim, selon leur répartition mensuelle, le matin, après la prière. Vous apprendrez, chaque jour également, le ‘Houmach avec le commentaire de Rachi. Vous prendrez part, en outre, à des cours publics et l’un d’entre eux, au moins, portera sur la ‘Hassidout. Bien évidemment, vous vous fixerez comme objectif ce que dit le verset : « servez D.ieu dans la joie ». Le Baal Chem Tov en souligna l’importance aux ‘Hassidim. Vous vous réjouirez aussi bien en priant et en étudiant qu’en mangeant, en buvant, en se consacrant à toutes les occupations courantes et même en dormant, comme l’écrit le Rambam, dans ses lois des opinions.

Lorsque vous adopterez un tel comportement, votre situation connaîtra une évolution positive, votre état de santé ira en s’améliorant et vous pourrez me donner de bonnes nouvelles, à ce propos.

Il serait également bon que, chaque matin avant la prière et également avant Min’ha, vous donniez quelques pièces à la Tsédaka, sauf, bien entendu, le Chabbat et les fêtes.

J’espère et je suis certain que vous accepterez mon avis et mes conseils. Vous me le ferez savoir au plus vite.

Avec ma bénédiction pour que vous ayez une bonne santé, un prompt rétablissement, que vous puissiez assumer la mission qui est la vôtre dans ce monde, avec le calme de l’esprit et du corps, pour de longs jours et de bonnes années et pour que vous soyez un ‘Hassid. »

(Iguerot Kodech, lettre n° 1362)

 


CHAPITRE 2


LE MÉDECIN – L’ÉMISSAIRE DE D.IEU !

La nécessité de suivre les directives du médecin, étant l’émissaire de D.ieu à qui la permission fut donnée de guérir
Dans le chapitre précédent, nous avons expliqué que le fait de suivre les directives du médecin ne concernaient que le domaine de l’action. Dans ce chapitre, nous expliquerons que les directives du médecin ne doivent être respectées uniquement parce que la conduite naturelle l’impose, mais plutôt du fait que ces instructions soient la voie que D.ieu à choisie pour guérir l’homme. Le médecin ne peut guérir par ses propres moyens, c’est bien D.ieu Qui lui donne la force et l’autorisation de guérir par ses traitements.
Ainsi, le fait de suivre les recommandations du médecin est, en réalité, la mise en pratique des recommandations de D.ieu, Qui envoya Sa parole par Ses émissaires : les médecins, afin de guider l’homme et de l’accompagner dans le chemin à suivre pour obtenir la guérison de ses maux.

 

LES DIRECTIVES DU MÉDECIN PROVIENNENT DE CELUI QUI L’ENVOIE, D.IEU

« Vous me rapportez les propos des médecins. Or, vous connaissez le principe, applicable au comportement de chaque Juif, selon lequel celui-ci doit être basé sur les enseignements de notre sainte Torah. En l’occurrence, nos Sages nous disent que « le médecin a été autorisé à guérir », ce qui veut bien dire qu’il agit en tant qu’émissaire de D.ieu. Bien souvent, il ne perçoit pas lui-même la dimension profonde de cette mission, mais, en tout état de cause, il ne fait que rapporter les propos de Celui Qui le mandate. De la sorte, son avis devient partie intégrante de la Torah.

Il résulte de tout cela que, même si l’on ne comprend pas bien l’émissaire, même si l’on se pose des questions à son sujet, comme vous le faites vous-même dans votre lettre, il ne doit rien en découler, dans la manière dont on se conforme à ses prescriptions.

Je suis donc convaincu que, dès réception de la présente, vous commencerez à mettre en pratique ce que le docteur vous a dit. Puisse D.ieu faire qu’en l’écoutant et en vous conformant à ses prescriptions, vous connaissiez une immense réussite, dans tous les domaines.

De même, il est bien clair que le fait de ne pas manger à l’heure ou bien de ne prendre qu’un seul repas par jour ne correspond pas à la voie du Baal Chem Tov, qui nous a été maintes fois décrite par nos saints maîtres. Il est précisé, également, à propos du corps : « tu lui viendras en aide ». Il faut donc écarter les jeûnes et les mortifications.

J’espère obtenir, de votre part, une réponse rapide, me disant que vous appliquez tout ce qui vient d’être dit. Puisse D.ieu faire que vous connaissiez la réussite. »

(Iguerot Kodech, lettre n° 5289)

SUIVRE LES CONSIGNES DU MÉDECIN, MÊME LORSQU’ON NE LES COMPREND PAS

« J’ai été satisfait de recevoir ta lettre, dans laquelle tu me décris également ton comportement, en particulier pour ce qui concerne ton alimentation et tout ce qui a trait à la santé physique. Notre sainte Torah, Torah du D.ieu de vie, demande de se conformer aux prescriptions du médecin. En effet, “ la Torah a autorisé le médecin à guérir ”, de sorte qu’il est uniquement un émissaire.

Bien entendu, on peut faire part au médecin de ses objections et de ses propres idées, y compris de celles que tu m’indiques. Néanmoins, après qu’il les ait écoutées, il faudra se conformer à ce qu’il prescrit, que cela corresponde à ses propres idées ou non. En effet, comme je l’ai dit plus haut, le médecin n’est qu’un émissaire, se servant du pouvoir et de l’agrément qui lui ont été conférés par la Torah et qui, de ce fait, sont à la fois le bien du corps et de l’âme.

Et, si l’on ne comprend pas tout cela, même s’il semble qu’il en soit autrement, cela n’est pas étonnant, car la Torah est la Sagesse et la Volonté du Saint béni soit-Il. Il n’est donc pas surprenant qu’un homme ne puisse comprendre tout ce qu’elle dit. Pour autant, il doit mettre en pratique toutes ses Injonctions, même s’il ne les saisit pas. A terme, il parviendra à les comprendre.

J’espère que tu te conformeras à tout ce qui vient d’être dit, que tu le feras avec joie et enthousiasme.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela. »

(Iguerot Kodech, lettre n° 5475)

D.IEU TIENT CHACUN DANS LA MAIN, MÊME À L’HÔPITAL

« Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous m’annoncez qu’un médecin préconise l’hospitalisation de votre épouse, pendant quelques jours, afin d’effectuer des examens. Or, pour différentes raisons, par ailleurs sans fondement, votre épouse a peur de l’hôpital.
Vous devez lui expliquer ceci, en des termes qu’elle pourra comprendre, dans son état d’esprit actuel :

D.ieu a créé le monde et le dirige. Ceci est vrai aussi bien pour l’hémisphère inférieur, où nous nous trouvons [les états unis], que pour l’hémisphère supérieur, où vous êtes [en terrre sainte]. Il dirige par Sa Parole, ordonne ce qui doit être. Rien au monde ne saurait se faire sans Son intervention et D.ieu accomplit tout ce qu’Il désire. Néanmoins, Il souhaite que nous forgions un réceptacle en ayant recours aux lois de la nature, c’est-à-dire en agissant de manière naturelle.

Lorsqu’un Juif, homme ou femme, ne se sent pas bien, il doit consulter un médecin. Cela ne veut pas dire que ce dernier pourra faire ce que bon lui semble, mais que D.ieu l’a choisi comme émissaire pour qu’il s’acquitte de la mission qu’Il lui confie.

Lorsque l’on place sa confiance en D.ieu et que l’on écarte les doutes, lorsque l’on prend conscience qu’Il dirige le monde, on peut constater tout cela de ses yeux de chair, à chaque pas, s’apercevoir que D.ieu nous prend par la main et nous conduit de la meilleure façon, matérielle et spirituelle à la fois.

Si elle est hospitalisée selon l’avis du médecin, elle n’en reste donc pas moins sous l’autorité de D.ieu, Qui la protégera, s’assurera que tout se passe de la meilleure façon pour elle, qu’elle obtienne la santé physique et morale.

Elle doit uniquement raffermir sa foi et sa confiance en D.ieu,

être convaincue que la bénédiction de mon beau-père, le Rabbi se réalisera. Car, il l’a bénie, la bénit et la bénira encore pour qu’elle guérisse et puisse très vite donner de bonnes nouvelles, annoncer qu’elle se sent bien. »

(Iguerot Kodech, lettre n° 734)

 


CHAPITRE 3


PENSE BIEN ET TOUT IRA BIEN !

Le dicton connu « pense bien et tout ira bien » et les différentes situations dans la vie d’un homme dans lesquelles nous sommes obligés de le mettre en pratique. Dans le premier chapitre, nous avons apporté l’enseignement selon lequel la tête et le cœur de l’homme doivent être emplis de confiance absolue en D.ieu. Dans ce chapitre, nous verrons que cela n’est pas uniquement dû à l’injonction que nous avons d’avoir confiance en D.ieu en toutes circonstances, mais plutôt le fait que c’est cette confiance même qui amène le salut. Lorsque l’homme ne s’inquiète pas et s’emplit de joie et de confiance en D.ieu, c’est cela-même qui constitue le réceptacle afin de recevoir les bénédictions de D.ieu et d’être sauvé dans toute situation qui nécessite un sauvetage.

 

LA PENSÉE SERA UTILE …

« Il est surprenant de constater que, malgré toutes les explications qui sont données, quand il s’agit d’agir concrètement, chacun se dit que l’on faisait allusion à quelqu’un d’autre, mais nullement à lui-même. En l’occurrence, on a cité, à différentes reprises, le dicton suivant de nos maîtres et chefs, qui est également un enseignement : « pense bien – et ce sera bien », cela veut bien dire que la pensée est efficace !

Or, à l’opposé de tout cela, vous « inventez » des pensées allant en sens opposé, alors que nous nous trouvons en Adar, mois en lequel il nous est commandé de multiplier notre joie. En conséquence, vous êtes triste etc.

Je conclurai donc avec une parole royale : « Pense bien – et ce sera bien », d’un bien visible et tangible. »

(Iguerot Kodech, lettre n° 7613)

LA JOIE ACCÉLÈRE LA GUÉRISON

« Je viens de recevoir votre lettre dans laquelle vous décrivez votre situation actuelle.

Or, vous avez sûrement entendu le dicton du Rabbi Maharach, grand-père de mon beau-père, le Rabbi, selon lequel : « On a coutume de dire que, si l’on ne peut passer sous l’obstacle, on doit passer au-dessus de celui-ci. Je considère, pour ma part, que l’on doit passer à priori par le dessus ».

Il en est de même, en l’occurrence. Certes, la joie se révélera pleinement lorsque votre état de santé s’améliorera. Toutefois, en fonction de ce qui vient d’être dit, il convient de se réjouir avant même de guérir, bien qu’une telle joie ne se révèle pas. Ceci hâtera l’issue finale.
Ce qui vient d’être dit peut être rapproché du dicton que l’on a maintes fois entendu des maîtres de ‘Habad : « Pense bien et ce sera bien ». Naturellement, quand on exprime tout cela avec des mots joyeux, avec des actions joyeuses et surtout, pour ce qui vous concerne, avec votre plume d’écrivain qui peut influencer de nombreuses personnes, en la matière, on reçoit « la récompense de ceux qui sont heureux » (Guemara Taanit 22a). »

(Iguerot Kodech, lettre n° 6026)

UNE SEGOULA POUR QUE LA CHOSE NE SE CONCRÉTISE PAS

« Je fais réponse à votre lettre m’apportant la preuve que je ne suis pas encore parvenu à vous réconforter. Il me semble vous avoir déjà dit de nombreuses fois ce qu’établissent différents livres, n’appartenant pas nécessairement à la littérature ‘hassidique. Il n’y a pas lieu de développer des raisonnements conduisant à la mélancolie. C’est le meilleur moyen de ne pas être découragé.

La ‘Hassidout explique .. que le Maguid [de Mézéritch], lorsqu’il avait une idée, l’exprimait aussitôt par la parole, afin de la faire descendre dans ce monde.
Néanmoins, même par la pensée, il faut exclure la mélancolie, pour la raison qui vient d’être invoquée. On peut le déduire également des dictons de nos saints maîtres qui disaient, comme le rapporte mon beau-père, le Rabbi : « Pense bien – ça ira bien ».

Il vous semble, sans doute, très difficile de maîtriser votre pensée de cette façon. Si vous en êtes incapable, vous vous concentrerez donc sur une pensée de la Torah. Alors, de ce bien moral découlera le bien physique.

Il résulte de tout ce qui vient d’être dit que plus vous renforcerez votre confiance en D.ieu, au point de maîtriser vos pensées, vos paroles et vos actions et plus vous en verrez la conséquence concrète, en obtenant largement votre subsistance matérielle et spirituelle. »

(Iguerot Kodech, lettre n° 1792)

LE FAIT MÊME DE SE RÉJOUIR AMÉLIORE LA SITUATION

« […] Vous me précisez que vous n’êtes pas satisfait de votre travail, que celui-ci est difficile. Contre toute attente, certains sont convaincus qu’ils n’ont nul besoin de sourire ou d’être satisfaits de la manière dont D.ieu dirige le monde, en général et ce qui les concerne, en particulier.
En effet, une telle réaction pourrait signifier que ces personnes sont satisfaites de ce dont elles disposent. Or, aussi bon que ceci puisse être, on peut toujours imaginer meilleur. En conséquence, elles doivent, en permanence, soulever des objections devant les difficultés et l’amertume, à chaque pas et en toute chose.

Il est clair que ceci va à l’encontre de l’enseignement de notre sainte Torah et a fortiori de l’explication que nos Sages donnent du verset : « Toute âme Te loue ». Ils disent, en effet, que l’on doit louer D.ieu pour chaque respiration. Combien plus en est-il ainsi, quand on parvient, avec succès, à semer de la spiritualité et à collecter de la matérialité.

Le saint Zohar affirme qu’en ayant un visage contrit, on fait en sorte qu’il en soit de même pour D.ieu, dont on obtient donc le dévoilement de cette façon. Il n’en est pas de même quand on est joyeux et satisfait de sa situation, quelle qu’elle soit. Ceci permet d’améliorer son état, puis de se diriger vers ce qui est encore meilleur.

…Je ne souhaite pas être plus long, car je ne sais pas si cela modifiera votre attitude, même si j’ai bon espoir que cette manière d’agir ne soit pas encore devenue, pour vous, une seconde nature. Et, ces quelques lignes, de fait, suffisent pour présenter la situation telle qu’elle est.

D.ieu fasse que vous preniez conscience de votre bonheur, que vous compreniez qu’Il vous a placé dans un rayon de lumière. Vous devez Le remercier et Le louer, parce qu’il vous a été donné, avec succès .. grâce à l’effort qui a été accompli jusqu’à maintenant. »

(Iguerot Kodech, lettre n° 3706)

 


CHAPITRE 4


TOUT CE QUE D.IEU FAIT, IL LE FAIT POUR LE BIEN

La providence divine dans chaque situation, et comment l’utiliser dans le service de D.ieu

 

CHAQUE JUIF EST PRÉCIEUX POUR D.IEU COMME UN FILS UNIQUE

« J’ai appris avec peine par votre mari que vous êtes découragée et avez du mal à vous ressaisir, après le malheur qui vous a douloureusement frappée.
De façon générale, tous les Juifs, hommes ou femmes, sont des “ croyants, fils de croyants ”. En d’autres termes, tous ont foi et comprennent même intellectuellement que D.ieu, et seulement Lui, dirige le monde. Les Juifs croient également, d’une foi parfaite, que D.ieu est la perfection du D.ieu.

Vous avez sans doute connaissance de l’explication de mon beau-père, le Rabbi, qu’il cita, au nom du Baal Chem Tov. Il précise que chaque Juif, homme ou femme, est chéri de D.ieu, comme un père aime son fils unique. De fait, Son amour est encore plus intense, mais nous avançons cette métaphore, car nous sommes incapables d’imaginer un amour plus intense que celui-là.

On peut déduire de ce qui vient d’être dit que tout ce que D.ieu fait est pour le bien. Il souhaite le mettre à la disposition des Juifs, non seulement dans la dimension spirituelle, mais aussi matériellement. Il en résulte que ce bien n’est pas uniquement moral, mais aussi physique.

Lorsque l’homme fait l’effort de ressentir que tout est pour le bien, D.ieu le lui montre clairement.

Comme je l’ai dit, tous les Juifs ont foi en cela et le comprennent même par leur intellect. Néanmoins, il peut parfois arriver que cette idée reste au stade de la foi et de la compréhension, sans être ressentie par le cœur. On en conclut donc que certaines situations doivent provoquer le découragement et la tristesse, ce qu’à D.ieu ne plaise. L’événement est alors perçu en fonction de cette idée, alors qu’en réalité, il est également pour le bien, mais cet aspect échappe à la raison.

De même, il est parfois possible que la finalité de cette situation, responsable de la mauvaise impression, qui est la perfection du bien, reste également cachée à l’œil des hommes et se trouve même totalement occultée.

En revanche, lorsque l’on fait un effort sur sa propre personne, quand on se concentre pour introduire la foi et la perception intellectuelle dans le sentiment du cœur, pour comprendre qu’il ne peut en être autrement, on se dit que tout ce que D.ieu fait est nécessairement un bien évident.

…Je vous souhaite que D.ieu vous montre, de même qu’à votre mari et à votre fils, la perfection du bien que sécrètent les différents événements de votre vie, même si vous n’en avez pas encore eu conscience. Ainsi, tous ensemble, vous serez heureux, matériellement et spirituellement. »

(Iguerot Kodech, lettre n° 955)

DOUTERIONS-NOUS SUR LE FAIT QUE D.IEU EST L’ESSENCE DU BIEN ?!

« J’ai appris, avec peine, que vous n’étiez pas en bonne santé et, surtout, que vous étiez quelque peu découragé. J’en suis étonné, pour vous et, plus généralement pour tous ceux qui appartiennent à cette génération, ont reçu la protection de D.ieu et sont des tisons sauvés de la flamme.

Comment pouvez-vous être dans le doute après avoir observé la Providence divine de vos yeux. Certes, le doute n’affecte pas la foi, ce qu’à D.ieu ne plaise, mais celle-ci est uniquement superficielle. Pour autant, il entache bien le sentiment du cœur. Mais, D.ieu est l’Essence du bien. Or, il est dans la nature de Celui Qui est bon de faire le bien et c’est ainsi que D.ieu règle le moindre détail de l’existence des hommes.

Si cette foi et cette conscience étaient plus profondément ressenties par l’homme, il ne fait pas de doute qu’il se réjouirait de son sort. Il serait alors en meilleure santé, redoublerait d’ardeur dans son service de D.ieu et serait mieux à même d’assumer pleinement la mission que l’Homme céleste lui confie ici-bas.

Certes, il est nécessaire d’emprunter systématiquement les voies de la nature, ainsi qu’il est dit “ en tout ce que tu feras ”. Différents textes expliquent pourquoi il en est ainsi, en particulier la fin du Kountrass Oumayan. En conséquence, il faut respecter les prescriptions médicales, mais non se passionner pour elles.

Si vous voulez écouter mon conseil, prenez une semaine ou deux de vacances, afin de calmer votre esprit. Le calme et le repos vous permettront de recouvrer la santé. Après cette interruption et en ayant pris la ferme résolution de servir D.ieu joyeusement, vous poursuivrez votre activité, en bonne santé et avec succès. »

(Iguerot Kodech, lettre n° 2892)

MÉDITER À LA PROVIDENCE DIVINE RENFORCE LA CONFIANCE EN D.IEU

« J’ai reçu, en son temps, la demande de bénédiction pour vous par le Rav .. ; celui-ci me dit que vous êtes sujette à des angoisses.
Je voudrais vous répéter encore une fois que chaque Juif, femme ou homme, doit raffermir sa confiance en D.ieu. Chacun croit, d’une foi pure, que D.ieu est le Maître du monde et également de l’existence de chaque individu, homme ou femme.

De même, il est certain que D.ieu est bon. Tout ce qu’Il accomplit est pour le bien et, lorsque l’on est placé sous Sa Providence, il n’y a donc pas lieu d’avoir peur. Le roi David dit, dans ses Psaumes:

« Je ne crains pas le mal, car Tu es avec moi » et il en est de même pour chaque Juif. »

(Iguerot Kodech, lettre n° 1442)

« Vous évoquez son état nerveux et vous dites qu’elle est très sensible. Il serait bon qu’elle lise et même qu’elle étudie les passages qui conviennent, traitant de la divine Providence selon le Baal Chem Tov et la ‘Hassidout. Cette idée est présentée brièvement dans Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken, au chapitre 25.

Cette notion sera gravée en son esprit, après qu’elle l’ait étudiée plusieurs fois. Elle s’en souviendra aisément, par le détail et son comportement concret en sera modifié. Bien entendu, la divine Providence écarte toute colère, tout irritation, si ce n’est pour la crainte de D.ieu, comme l’explique Iguéret Ha Kodech.

Or, tout cela n’est pas inaccessible, hors de portée. On peut parfaitement comprendre cette idée et, bien plus, une réflexion sommaire permet d’établir que telle est la conséquence de la foi pure, établissant que « nul endroit n’est vide de Lui ». »

(Iguerot Kodech, lettre n° 5559)

« Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu avec plaisir votre lettre rédigée avec un esprit beaucoup plus tranquille que la précédente. Puisse D.ieu faire que vous en tiriez la leçon pour l’avenir. S’il vous semble qu’un aspect de votre vie n’est pas conforme à votre volonté, vous devez placer votre confiance en le Créateur du monde, Qui accorde Sa Providence à chacun. Ainsi, s’accomplira la promesse bien connue de nos Sages selon laquelle
« tout ce que D.ieu fait est pour le bien ». Au final, ce sera un bien visible et tangible. »

(Iguerot Kodèch, lettre n° 5865)

 


CHAPITRE 5


CHAQUE CHOSE À UN BUT DÉFINI


Une lettre adressée à un Juif ayant traversé des situations difficiles au cours de sa vie et qui remettait tout cela en question ; la parabole d’une salle d’opérations et d’un immeuble contenant des milliers de chambres.

 

LES BOULEVERSEMENTS, LES ERREMENTS ET LES SOUFFRANCES NE SONT PAS COMPRÉHENSIBLES

« J’ai bien reçu votre lettre, dans laquelle vous me décrivez brièvement ce qu’a été votre vie, les bouleversements, les errements et les souffrances qui vous ont conduit là où vous êtes parvenu dernièrement. Et, vous citez des événements que vous ne comprenez pas.
Mon secrétariat ne possède pas de machine à écrire le russe et ma réponse est donc rédigée en Yiddich. Néanmoins, il est bien clair que vous pouvez continuer à m’écrire dans cette langue, que vous maniez plus aisément.

Vous m’écrivez que vous ne trouvez pas d’explication aux événements qui se sont déroulés dans votre famille et dans votre foyer.
Si vous méditez quelque peu à tout cela, vous cesserez de vous étonner. En effet, un homme n’observe qu’une petite partie de ce qui le concerne et qui l’entoure. Il a donc du mal à faire une juste évaluation de la réalité, à comprendre le sens profond de ce qu’il voit.

UNE OPÉRATION – UNE VRAIE SOUFFRANCE, MAIS AVEC UN OBJECTIF

Pour bien clarifier cette idée, je citerai un exemple. Si quelqu’un pénètre dans le bloc opératoire d’un hôpital, il verra un homme, couché sur une table d’opération. Plusieurs personnes l’entourent, tenant des couteaux à la main et découpent son corps. L’homme gémit, du fait de ses souffrances, mais tous continuent à inciser.

Ne connaissant pas toute l’histoire de celui qui subit cette intervention, l’observateur extérieur sera terrifié et il s’enfuira. Il considérera que l’on a saisi un homme et qu’on le découpe en morceaux, que celui-ci hurle de douleur, mais qu’il ne parvient pas à se libérer des ces voleurs et de ces assassins.

A l’opposé, si l’on explique à cet observateur que cette opération prolongera la vie du patient pendant des dizaines d’années, qu’il ne faut donc pas tenir compte des souffrances qu’imposent les quelques heures que dure l’opération, il conviendra, non seulement que les hommes aux couteaux ne sont pas des voleurs et des assassins, mais, bien plus, qu’ils sont les bienfaiteurs de celui qu’ils opèrent.

Bien plus, il en est ainsi malgré le fait que les hommes aux couteaux ou, selon la terminologie moderne, les chirurgiens ne peuvent pas garantir totalement la réussite de l’opération et le temps que le patient survivra, après celle-ci, même si elle est un succès.

Tout ceci fait la preuve de l’idée suivante. Un homme peut vivre, au cours de son existence, un événement douloureux, se prolongeant pendant un certain temps. Et, cette douleur est véritable. Malgré cela, s’il sait que D.ieu lui accorde Sa Providence, s’il observe de ses yeux, s’il on voit que le monde n’est pas livré à l’abandon, mais s’inscrit dans un certain système, intégrant non seulement l’homme lui-même, mais aussi sa famille et beaucoup d’autres encore, il admettra, par la logique la plus élémentaire, que tous ces événements ne peuvent pas contredire le système régissant le monde, tout autour de lui. Pour autant, le “ Professeur de chirurgie ” n’explique pas toujours la grande utilité que peut avoir une douleur passagère.

TOUT EST PROGRAMMÉ, MÊME LORSQUE LA SALLE SEMBLE DÉSORDONNÉE

Certains s’interrogent, ou même affirment qu’ils sont dans le doute. Le monde possède-t-il réellement un système ? A-t-il une finalité ? Pour autant, la physique, la chimie, l’astronomie et d’autres disciplines encore, qui sont admises non seulement par les Juifs ou

par les croyants, mais également par les non croyants, affirment que le plus petit atome de ce monde obéit à des lois très précises. Et, tout ce qui passe est conforme aux lois établies, y compris pour ce qui concerne la terre, les minéraux, les végétaux et les animaux.
Ainsi, ce qui nous entoure à tous répond bien à des lois précises, à des caractéristiques bien définies, quoiqu’à une dimension infiniment plus grande que celle de l’homme et de sa famille.

Représentez-vous l’image suivante, celle d’un immense bâtiment, possédant des milliers de pièces. Et, vous observez que chacune d’entre elles possède un ordre irréprochable, dont on doit admettre le caractère positif. Il est, toutefois, une petite pièce pour laquelle un doute subsiste. Est-elle effectivement aussi bien ordonnée que les autres ? Les meubles et tout ce qui s’y trouve sont-ils bien à leur place ?

Chaque homme normal admettra que, si les milliers d’autre pièces sont effectivement en ordre parfait, il ne fait pas de doute que cette pièce unique l’est également, même si l’on ne comprend pas la nature de cet ordre. En effet, cette pièce est partie intégrante de tout l’édifice et elle doit donc avoir les mêmes caractéristiques, même si l’on ne comprend pas comment cela peut être le cas.

MOINS DE « ZIGZAGS » EN COURS DE ROUTE

J’imagine qu’il est superflu d’élaborer plus clairement la signification de cette image. Je voudrais uniquement y ajouter un point. Chacun d’entre nous et vous également, en méditant objectivement à la manière dont les années se sont écoulées, aux endroits dans lesquels on s’est trouvé, aux événements qui se sont produits, découvrira des centaines, des milliers de situations dans lesquelles on a été conduit dans une direction bien précise. Rappelez-vous d’il y a dix ans. Depuis lors, tout va de la gauche vers la droite, toujours dans la même direction.

Comme vous le savez, néanmoins, D.ieu souhaite que l’homme agisse en fonction de sa propre décision, « de son bon vouloir » selon une expression en russe. Chacun est donc libre, vous compris. On peut ainsi choisir sa propre voie. Mais, l’on n’est qu’un homme. Aussi n’est-il pas surprenant que l’on puisse parfois se tromper, s’écarter du droit chemin. Au lieu d’avancer tout droit, on peut zigzaguer. Malgré cela, si l’on réfléchit à tout ce qui vient d’être dit et si l’on ne cherche pas à s’abuser soi-même, on se dira que ces zigzags sont de plus en plus petits, de plus en plus rares.

C’est de cette façon que l’on atteint l’objectif que D.ieu a assigné à chaque homme et, en particulier à chaque Juif, que l’on est réellement heureux, avec tous les membres de sa famille, dans ce monde matériel. Pour cela, il faut adopter le comportement prôné par la Torah, qui est appelée Torah de vie.

RENFORCER SA CONFIANCE EN D.IEU

…Je voudrais conclure en précisant mon intention. La raison d’être de la présente n’est pas uniquement d’exprimer une position
« philosophique », mais aussi de vous faire comprendre que, si vous voulez être objectif et raisonner d’une manière droite, vous devez raffermir votre confiance en D.ieu, considérer d’une manière positive les personnes qui vous entourent, en général et les habitants de votre ville, en particulier. Vous observerez leurs qualités et, du reste, vous avez formé une grande partie d’entre eux. Vous considérerez leurs défauts, s’ils existent, comme des béquilles que l’on ne garde qu’un certain temps, selon l’exemple précédemment donné.

Avant tout, vous devez savoir que vous devez apporter votre contribution, révéler la lumière, illuminer votre entourage, non seulement votre famille, mais aussi un groupe plus large de personnes. Pour y parvenir, vous devez vous pénétrer d’amour de votre prochain, vouloir lui être utile. A n’en pas douter, c’est là le bien, positif également pour vous et pour votre famille.
J’espère que vous lirez la présente avec toute l’attention qui convient. Bien évidemment, si vous avez des questions ou si certains points ne sont pas suffisamment clairs, vous m’écrirez, à ce sujet et je serai heureux de vous répondre, selon mes possibilités, même si, du fait de mes nombreuses activités, cette réponse est quelque peu retardée.

Je pense que le fait de vous répondre ainsi fait la preuve que l’on vous consacre du temps et que, de même, vous devez vous consacrer aux personnes qui vous entourent. Cela montre également que l’on doit, de temps à autre, améliorer son comportement. Que D.ieu vous accorde la réussite.
Avec ma bénédiction. »

(Iguerot Kodèch, lettre n° 4444)

 


CHAPITRE 6


« L’ÉTERNEL VOTRE D.IEU VOUS ÉPROUVE »


Nombreuses sont les épreuves qui se présentent devant le Juif. Toutes ont pour but de dévoiler en l’homme des forces cachées, et, lorsqu’il surmontera ces épreuves, il se rendra compte qu’elles n’étaient pas réelles, et connaîtra l’élévation spirituelle.

L’ÉLÉVATION ET À LA HAUTEUR

« […] Il est expliqué à propos des épreuves, que quand on n’y fait guère attention, on prend conscience qu’il s’agissait uniquement d’une épreuve et nullement d’une réalité. Il en reste donc uniquement l’apport positif, ainsi qu’il est dit : « Car, l’Eternel votre D.ieu vous met à l’épreuve ». Cette mise à l’épreuve peut également être rapprochée du verset : « Je soulèverai mon fanion au-dessus des montagnes », lequel fait bien allusion à l’élévation et à la hauteur. »

(Iguerot Kodech, lettre n° 6111)

LORSQUE L’ON SURMONTE UNE ÉPREUVE, ON RÉUSSIT PLUS QUE LA NORMALE

« En réponse à votre lettre .. dans laquelle vous m’indiquez que vous avez des difficultés dans l’étude.
N’en soyez surtout pas découragé, ce qu’à D.ieu ne plaise ! En effet, chacun est tenu d’étudier notre Torah, Torah de vie, de mettre en pratique ses Mitsvot.

Tous les Juifs reçoivent donc les forces nécessaires pour y parvenir. Si l’on éprouve des difficultés pour apprendre ou bien pour accomplir les Mitsvot, c’est, selon les termes du verset, parce que : « l’Eternel votre D.ieu vous met à l’épreuve afin de savoir si vous aimez l’Eternel votre D.ieu ». Si l’on surmonte cette épreuve, on obtient une réussite extraordinaire et, comme on le sait, nos Sages affirment que : « si tu fais des efforts, ceux-ci seront couronnés de succès ».

L’intensification de votre étude de la Torah et de votre pratique des Mitsvot raffermira également l’état de santé de votre mère, à laquelle D.ieu accordera de longs jours et de bonnes années, conformément à ce que vous indiquez dans votre lettre. »

(Iguerot Kodech, lettre n° 8081)

APAISER LES ANGES DE LA COUR CÉLESTE

« J’ai entendu dire que certaines conditions du marché n’évoluent pas comme les commerçants l’auraient souhaité. A n’en pas douter, il faut voir là une épreuve que D.ieu envoie aux Juifs. Certes, Il sait qu’un cœur juif est toujours en éveil, désireux d’accomplir la Torah et les Mitsvot. Néanmoins, Il doit en convaincre les anges du Tribunal céleste, lesquels refusent de le croire.

Lorsqu’un Juif surmonte l’épreuve, D.ieu leur dit donc :
« Voyez ! Le mauvais penchant aurait pu convaincre ce Juif de donner moins de Tsédaka, car ses affaires ne sont plus ce qu’elles ont été. Mais, les Juifs sont avisés et ils comprennent qu’on veut, de la sorte, les éprouver ».

Lorsqu’ils surmontent l’épreuve et en comprennent le sens, les Juifs retrouvent les affaires qu’ils faisaient auparavant. Bien plus, celles-ci s’améliorent. En effet, un père est satisfait lorsque son fils sait déchiffrer la signification profonde de ses actions. Plus le fils fait la preuve de sa sagesse et plus les cadeaux qu’il reçoit de son père sont importants.

Les commerçants disent que l’on gagne de l’habileté, avec l’âge. Vous êtes vous-même commerçant depuis bien longtemps et vous saurez donc décrypter le message de D.ieu, dans la situation précédemment décrite. Dans un bon investissement, qu’il s’agisse d’un hôtel ou d’une affaire commerciale, la part de

D.ieu ne doit pas être diminuée. Bien plus, il faut donner largement, sur Son compte. Dès lors, Il réalise la promesse qu’Il énonce dans la Torah: « Prélève la dîme afin de t’enrichir » et accorde à Son associé des revenus bien plus larges qu’auparavant. »

(Iguerot Kodech, lettre n° 2194)

L’UTILITÉ D’UNE ÉPREUVE – DÉVOILER LES FORCES CACHÉES

« […] J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre, que vous comprenez que les reproches qui vous sont faits parce que vous enseignez la ‘Hassidout ne sont qu’une épreuve. Différents textes s’interrogent, à ce sujet. Car, puisque D.ieu sait, d’emblée, ce qui va se passer, pourquoi soumet-Il l’homme à l’épreuve ?

En fait, cet homme en est le bénéficiaire, car il révèle ainsi, de manière concrète, ce qu’il n’avait auparavant que potentiellement. De plus, il reçoit, de cette façon, une vitalité et une lumière accrues, dans tous les domaines de la Torah et des Mitsvot, s’ajoutant à ce qui fait l’objet de son épreuve. Pour quelqu’un comme vous, il est inutile d’en dire plus.

A n’en pas douter, vous assumerez fermement votre rôle, votre mission sacrée et vous ferez preuve de largesse envers vos élèves, en leur transmettant le luminaire de la Torah, qui permet d’aimer D.ieu et de Le craindre, de mettre en pratique les principes « en toutes tes voies, connais-Le » et, conformément à l’enseignement du Baal Chem Tov, « servez D.ieu dans la joie ».

(Iguerot Kodèch, lettre n° 2141)

מוקדש
לחיזוק ההתקשרות לנשיאנו

כ »ק אדמו »ר זי »ע

❖

לעילוי נשמת
הרה״ח עוסק בצ״צ מנהל מוסד בית חנה ובית חי׳ מושקא בפאריז למעלה מארבעים שנה

ר׳ מסעוד בן שלמה ע״ה

טובול

נלב״ע ביום הבהיר כ״ה אדר ה׳תש״פ

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נתרם ע״י משפחתו שיחיו

Etats-Unis : Le miracle d’un artiste peintre, victime d’un grave AVC, qui réalisa un portrait du Rabbi précédent

Etats-Unis : Le miracle d’un artiste peintre, victime d’un grave AVC, qui réalisa un portrait du Rabbi précédent

Shlomo Yossef Josefovits, un artiste de Boro Park, était à un moment très difficile de sa vie. La soixantaine, il a été victime d’un accident vasculaire cérébral et il semblait qu’il ne pourrait plus jamais peindre.

 

L’inspiration nécessaire à Shlomo Yossef Josefovits pour poser le pinceau sur une toile n’était tout simplement pas là, et comme tout artiste vous le dira, on ne peut pas se forcer à peindre. Comme un oiseau aux ailes coupées, un artiste dépourvu de la bonne humeur et de l’inspiration aura du mal à décoller.

Shlomo Yossef peignait depuis son enfance. Après son mariage, il rejoint l’entreprise de lithographie de sa famille. Ce travail exigeait des qualités artistiques, même si il n’utilisait pas toute l’étendue de son talent.

Avec l’introduction des ordinateurs, l’industrie de la lithographie a finalement cessé d’exister. Lorsque Shlomo a commencé à assister au déclin de l’industrie, il a décidé de faire appel à son talent: le véritable art. Il est retourné à l’école d’art pour apprendre d’un maître italien et s’est rapidement mis en affaires.

Malheureusement, son accident semblait avoir stoppé tout espoir. Jusqu’à aujourd’hui, Shlomo compare la sensation ressentie dans son bras à celle que l’on ressent lorsque l’on reste trop longtemps sans dormir. On peut bouger le membre, mais cela semble lourd et peu naturel. Cela ne permet bien sur pas la dextérité qu’un artiste a besoin d’avoir.

Sept mois après son rétablissement, Shlomo a décidé de tenter sa chance dans la peinture. Il a commencé à chercher des images de Rabbis Hassidiques en noir et blanc; il serait plus facile dans son état de n’utiliser que ces deux couleurs.

Lorsqu’un jour il tomba sur le portrait du Rabbi précédent, il sut aussitôt qu’il devait le peindre. Il repris son pinceau et, à sa grande surprise, il a fut capable de peindre à nouveau!

Plus tard, un ami lui  montra une vidéo du Rabbi précédent signant et acceptant sa citoyenneté américaine. Shlomo fut très impressionné par la scène. Le visage lumineux du Rabbi précédent combiné à la richesse des couleurs l’inspira.

 

 

Quinze mois après son AVC, Shlomo a encore un long chemin à parcourir. Il ne peut plus peindre des heures comme avant. il est fatigué et a besoin de se reposer. Cependant, l’inspiration et la passion sont de retour!

J’ai demandé à Shlomo combien de temps prenaient ces portraits et j’ai été surprise d’apprendre qu’à son apogée, il  lui aurait fallu trois mois de travail, plusieurs heures par jour. Maintenant, cela lui prend plus de temps, car il doit s’arrêter souvent pour se reposer.

Juste à temps pour Youd Beth et Youd Guimel Tamouz, le tableau du Rabbi precedent est disponible à la vente. Vous pouvez joindre Shlomo par courrier électronique ou l’appeler au 1 (646) 522-3653.

 

 

Une lettre du Rabbi : « l’essentiel est d’éduquer l’enfant dans la crainte de D.ieu »

Une lettre du Rabbi : « l’essentiel est d’éduquer l’enfant dans la crainte de D.ieu »

 

J’ai bien reçu votre lettre, dans laquelle vous me posez la question suivante. Vous souhaitez inscrire votre fille de trois ans au jardin d’enfants. Vous avez la possibilité de le faire dans une école dont la langue courante est le Yiddish et vous me demandez ce que j’en pense.

A mon avis, cela est positif car, s’agissant de l’éducation des enfants et surtout de son début, seule doit être prise en compte la crainte de D.ieu. Or, tous s’accordent pour dire que celle qui est dispensée par cette école est supérieure à bien d’autres. Il n’y a donc pas lieu de prendre en compte d’autres éléments et il faut retenir uniquement le point essentiel.

Avec ma bénédiction pour une bonne installation, pour connaître la largesse matérielle et spirituelle à la fois, pour concevoir une satisfaction juive et ‘hassidique de tous vos enfants, pour que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année.

Source : Lettre 1169

À l’initiative du Beth Loubavitch et du Mak’hon Or Ha’Hassidout

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Mme Reizel (Azimov) Raskin, émissaire au Maroc, raconte la tentative d’assassinat du roi Hassan II en 1971 et le miracle du Rabbi

Mme Reizel (Azimov) Raskin, émissaire au Maroc, raconte la tentative d’assassinat du roi Hassan II en 1971 et le miracle du Rabbi

Mme Reizel (Azimov) Raskin est la Chlou’ha au Maroc depuis près de 60 ans, avec son mari, le Rav Yehouda Leib Raskin a »h. Elle est la soeur aînée du Rav Chmouel a »h Azimov, Chalia’h du Rabbi en Ile de France. Elle raconte un miracle du Rabbi en juillet 1971.

Mme Reizel Raskin, quand êtes-vous arrivé au Maroc?
Après la fête de Pessah 1960.

Comment êtes-vous arrivé là-bas?
Avant que mon mari et moi soyons devenus Hatan et Kalla, le Rabbi a demandé si nous étions disposés à aller au Maroc. Mon mari a répondu: “Hineinei, je suis prêt.” Ma réponse était la même.

Était-ce difficile de partir si loin? En 1960, les appels téléphoniques internationaux étaient coûteux et, bien sûr, il n’y avait ni courrier électronique ni Skype.
Si le Rabbi a dit d’y aller, à quoi pensait-il? Nous étions des soldats du Rabbi. Les appels téléphoniques étaient très rares à l’époque et ne faisaient certainement pas partie de notre budget. Nous avons écrit des lettres. Les parents de mon mari vivaient en Israël et à cette époque, vous ne pouviez même pas envoyer une lettre directe du Maroc en Israël [à cause de l’hostilité des musulmans envers Israël]. Nous devions envoyer la lettre soit à New York, soit à mes parents à Paris, et ils la transmettaient en Israël.

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Je me souviens qu’à l’époque nous devions traire les vaches et faire bouillir le lait [pour le pasteuriser]. Ce n’était pas comme aujourd’hui ou l’on peut acheter du lait cacher dans une épicerie.

Combien de Juifs étaient au Maroc quand vous êtes arrivé?
Environ 150 000 Maintenant, il n’y en a plus que 2 000 [en raison d’une migration massive de Juifs du Maroc vers Israël et ailleurs au fil des ans].

Avec votre mari décédé il y a 15 ans et avec si peu de Juifs dans le pays, pourquoi restez-vous?
Mon cœur ne me permet pas de quitter un endroit où le Rabbi nous a envoyé.

Est-il vrai que le roi marocain – Hassan II, qui a gouverné de 1961 à 1999 – a beaucoup soutenu votre travail au Maroc?
Il était très heureux parce que cela lui donnait une bonne réputation, à savoir que les Juifs sont capables de vivre sans aucun obstacle. Bien sûr, il y avait des moments où nous devions faire très attention, mais nous y avons survécu. Nous savions que le Rabbi veillait sur nous, nous n’avions donc rien à craindre.

Pouvez-vous partager une histoire de vos six décennies de Chli’hout?
Nous avons dirigé plusieurs écoles et, en 1971, mon mari a organisé un voyage pour que certains enseignants viennent à New York pour voir le Rabbi. Mon mari a écrit au Rabbi, et le Rabbi a répondu que, en raison de la situation politique au Maroc, il valait mieux ne pas voyager.

Le voyage devait avoir lieu le 17 Tamouz. Cette année-là, le jeûne est tombé un Chabbat, il a donc été repoussé à dimanche. Vendredi, nous avons reçu un message du bureau du Rabbi disant que les Habad du monde entier devaient organiser un Farbrenguen ce Chabbat. Plus tard dans la journée, un Chalia’h de Londres nous a appelé pour nous dire que le Rabbi voulait savoir si nous avions bien reçu ce message.

Ce Chabbat, après la Tefila, quelqu’un rentra en courant dans la synagogue et cria: «Ils viennent de tuer le roi!» Tout le monde savait ce que cela signifiait, que nous étions en grand danger parce que le roi Hassan II était connu pour être le protecteur des Juifs. Les gens, ce jour-là, criaient dans la rue: «Tuez les Juifs!». Mon mari, cependant a dit à tout le monde: « Je vous promets que rien ne se passera car il y a un Tsaddik à New York, et il savait ce qui allait se passer. Il nous a demandé de faire un Farbrenguen aujourd’hui et a appelé spécialement pour s’assurer que nous avons reçu son message »

Nous avons appris par la suite que le roi Hassan II avait survécu à la tentative d’assassinat.  Ce putsch avorté a eu lieu le 10 juillet 1971 dans le palais royal, Hassan II fêtant son 42e anniversaire et accueillait pour l’occasion un millier d’hôtes venus du monde entier.

Des soldats commandées par quelques dizaines d’officiers firent alors irruption et tirèrent sur la foule des invités. Cette tuerie fit une centaine de tués et environ 200 blessés parmi les invités du roi. Hassan II sauva sa vie en se cachant plusieurs heures dans un « dressing-room » jouxtant la salle du trône et protégées par sa garde personnelle.

Le roi Hassan II avait ordonné l’arrestation de toutes les personnes ayant tenté de quitter le pays au cours des jours qui suivirent le coup d’état. C’est ce dimanche matin que le groupe d’enseignants devait partir pour New York. Ils auraient tous été arrêtés si le Rabbi ne nous avait pas demandé d’annuler le voyage.

 

L’héritage du Rabbi de Loubavitch 

Nombre de Chlou’him : près de 5 000
Nombre de Chlou’him avant Guimel Tamouz 1994:
1207
Nombre de Chlou’himaprès Guimel Tamouz 1994: 3739
Nombre de Chlou’him aux Etats Unis: 1946
Année de sortie du premier Chalia’h: 1950 – à Casablanca, au Maroc
Année de publication du dernier Chalia’h : 2019 à l’Université Purdue et à Takayama, au Japon.
Nombre de Habad sur les campus: 284|
Nombre de juifs ayant assisté à un Sedarim communautaires de Habad en 2019: 50 000 ont assisté à un Seder dirigé par des «rabbins errants» Ba’hourim . Un nombre incalculable d’autres personnes ont assisté aux milliers de sedarim menés par les Chlou’him .
Nombre d’enfants qui participeront à un camp Gan Israel cet été: 60 000 aux Etats Unis seulement, plusieurs centaines de milliers dans le reste du monde.

(statistiques fournies par Merkos L’Inyonei Chinuch)

Le chant est la plume de l’âme : les lettres de la musique élèvent l’homme à un niveau supérieur

Le chant est la plume de l’âme : les lettres de la musique élèvent l’homme à un niveau supérieur

Nigoun Hichtat’hout du Tsema’h Tsedek

Loubavitch.fr

Pour avoir une idée de l’importance du chant dans le monde hassidique en général et, plus particulièrement, dans le hassidisme HaBaD, il faut se reporter aux discours du précédent Rabbi de Loubavitch.

Dans sa jeunesse, le Baal Hatanya a un jour affirmé : « La parole est la plume du coeur et le chant est la plume de l’âme. »

Le précédent Rabbi de Loubavitch explique, dans l’un de ses discours, que la pensée est au service du cerveau et la parole sert et dévoile la pensée et le sentiment. Le chant, quant à lui, est le serviteur et le révélateur du plaisir et de la volonté qui sont, selon la tradition hassidique, les facultés qui transcendent l’intellect et les sentiments et qui procèdent de l’essence même de l’âme. Il existe des lettres de la mélodie comme il existe des lettres par lesquelles la parole s’exprime mais ces deux types de lettres sont radicalement différents.

Les lettres de la paroles sont les facteurs d’une descente car leur propos est de révéler la pensée ou le sentiment. L’homme doit les envelopper dans des combinaisons de lettres qui vont se structurer en phrases afin qu’ils puissent être amenés jusqu’à l’autre. Par cette descente, l’abstraction du concept et la subtilité de l’émotion vont se matérialiser et perdront ainsi le délicat raffinement qu’ils possédaient à l’état pur. En ce sens, les lettres de la paroles sont celles d’une descente alors que celles de la musique sont celles d’une ascension.

Les lettres de la musique sont celles qui élèvent l’homme à un niveau supérieur. Au moment de la mélodie, l’homme est plongé dans les profondeurs les plus secrètes de son âme. Il quitte son être révélé pour s’attacher à son essence.

Par les lettres de la musique, l’homme est attiré vers l’exaltante lumière qui émane de la source de son âme et ces rayons de lumière repoussent, à cet instant au moins, tout le mal que le temps a déposé en elle. Car ces lettres dévoilent en l’homme tout le bien profond et caché, pur et limpide, grâce auquel le fond l’emportera sur la forme. C’est pourquoi les lettres de la musique n’impriment pas, comme celles de la parole, un mouvement vers le bas mais induisent une élévation vers les hauteurs de l’âme. Lorsque l’homme sera pris d’un ardent désir de monter dans les plus profondes sphères de son âme, il pourra gravir les marches de la mélodie qui le conduiront vers l’essence de son être où il pourra s’abreuver d’un nectar jamais souillé.

Car la tradition hassidique nous enseigne que ce qui est le plus caché chez le juif est le bien absolu, sans aucune scorie et lorsque, par l’intermédiaire de la mélodie où s’épanchent l’âme et le coeur de l’homme, ce bien secret se révèle, l’homme devient meilleur, plus raffiné, à cet instant au moins. Il ressort de tout ce que nous avons dit que la musique hassidique n’est pas seulement un moyen et une aide pour le dévoilement de la pensée hassidique mais peut quelquefois compter comme un maillon important du hassidisme lui-même.

Il existe plusieurs sortes de mélodies hassidiques : certaines serviront à éveiller les sentiments et la ferveur de celui qui prie, d’autres, par contre, seront éveillées par la ferveur. Là, la mélodie sera une conséquence de cette ferveur, venue pour révéler la douceur essentielle de la perception divine vers laquelle toutes les forces de l’âme tendent en cet instant.

Il est bien connu que le Baal Hatanya amena de nombreux adeptes au mouvement hassidique par le biais de la mélodie. On raconte qu’un jour où il se trouvait dans la ville de Chaklov, les nombreux érudits de cette ville l’assaillirent de leurs questions sur le Talmud. Le Baal Hatanya chanta alors une de ses mélodies pleines de ferveur. Grâce à cette mélodie, les sens de tous ceux qui étaient présents furent mis en éveil et les portes de la connaissance s’ouvrirent devant eux, laissant paraître les réponses à toutes leurs question?.

Une autre fois, le Baal Hatanya répondit à un groupe d’étudiants qui se plaignaient de ne pas comprendre son livre, le Tanya : « Sa compréhension passe par un chant hassidique… ». De même, l’un des grands hassidim HaBaD, Rav Hillel Paritcher, déclara un jour : « Celui qui n’a pas de fibre musicale n’a pas de fibre hassidique » ou, selon une autre version : « Celui qui a la fibre musicale possède une meilleure fibre hassidique ».

Ainsi est tressée et tissée la musique dans la vie hassidique. Elle est l’instrument qui exprime leur joie ou leur amertume.

Cette expression ne passe pas forcément par toute une mélodie. Un seul morceau ou quelquefois même, un simple refrain suffisent. Car la puissance de la musique hassidique est telle qu’un seul morceau peut décrire toute l’expression d’une âme.

Lorsque les premiers hassidim allaient rendre visite à leur maître, toute leur langueur et leur espoir étaient ressentis dans un seul morceau de mélodie qu’ils fredonnaient de façon sourde pour eux-mêmes. Lorsqu’ils sortaient de leur entrevue avec leur maître, on ressentait dans leur chant une exaltation provoquée par les directives que leur maîtres avait bien voulu leur prodiguer en même temps que les forces pour les réaliser.

De même, le chant est l’instrument privilégié pour exprimer un sentiment hassidique dans toutes les grandes occasions de la vie d’un hassid, et, plus particulièrement, dans les événements religieux. Car le chant est la clé des sens et des qualités de l’homme, qui amène une lumière et une vigueur particulière dans les actes de notre vie et c’est un principe fondamental dans le cheminement d’un hassid : toutes ses actions doivent être imbibées d’une ardeur débordante et la flamme de la source de son âme doit s’y refléter.

Telle est, en particulier, la grandeur du hassidisme HaBaD. De tout sujet qui entrera dans le domaine de son action, il s’efforcera de trouver le niveau le plus profond, voire essentiel. Telle fut aussi son attitude vis-à-vis de la musique.

 

La vie du ‘Hassid Tsema’h Halevi Gourevitch, fils de Reb Itché der Matmid (1907 – 2001)

La vie du ‘Hassid Tsema’h Halevi Gourevitch, fils de Reb Itché der Matmid (1907 – 2001)

Par Hershel Rosenbluh pour Anash.org

Le jeune Tsema’h Halevi Gurevitch est devenu orphelin à l’âge de douze ans environ. Son père, le ‘Hassid Reb Itché der Matmid, voyageait souvent pour ramasser le Maamad et enseigner à ‘Hassidout . Quand il était «chez lui», il passait la majeure partie de la journée à apprendre.  Tsema’h le rejoignait souvent lors de ses voyages.

Pour Tichri 5678/1917, Tsema’h s’est rendu à Rostov pour se rendre chez le Rabbi Rachab. Il se souvient qu’environ 300 personnes étaient entassés dans une pièce pouvant à peine en contenir 50, et que de l’eau ruisselant des murs et du plafond en raison de la chaleur. Il ne méritait d’entrer en Ye’hidout que pendant le mois de Tichri et se rappelait toujours que le Rabbi Rachab lui avait dit le verset «Ki Leka’h Tov Natati La’hem». Ceci, après que son père se soit plaint au Rabbi Rachab que son fils  n’aimait pas apprendre.

Tsema’h avait déjà été envoyé à la Yeshiva à l’âge de 10 ans. Au cours des années suivantes, il étudia à la Yeshiva de Rostov, Krementchug et Nevel. En 5690/1930, il fut nommé Machgia’h à la Yeshiva de ‘Herson.

En 5693/1933, il épousa Hanna Rivkah, fille de Reb Aron Tumarkin, Rav de Kharkov. Au cours des prochaines années, il réussit à éviter le Hilloul Chabbat en travaillant chez lui en fabriquant des pulls. Les années suivantes passèrent relativement tranquillement pour Reb Tsema’h et sa famille.

À Chouchan Pourim 5699/1939, Reb Tsema’h a été arrêté avec plusieurs autres ‘Hassidim de Kharkov. Ceci, après que beaucoup d’entre eux se soient cachés et n’aient pas dormi chez eux par peur d’être arrêtés. Ce jour-là était un jour férié et ils ont pensé qu’il était sécuritaire pour eux d’être à la maison, mais le KGB a choisi ce jour-là intentionnellement, sachant qu’ils seraient une proie facile.

Bientôt, la Fête de Pessah allait arriver et il n’y avait pas de Matsot, de vin ou de nourriture casher pour la fête. Reb Tsema’h a donc du jeûner pendant les huit jours, à l’instar de certains autres prisonniers. Plus tard au cours de la même année, après de nombreux interrogatoires et tortures, il a été condamné à des travaux forcés de trois à quatre ans en Sibérie.

Au cours des années suivantes, il fut sauvé plusieurs fois de la mort et, en 1946, après avoir retrouvé sa famille qui s’était échappée à Samarcande, il faisait partie des Eshalonim (caravanes) qui avaient fui la Russie avec un passeport polonais. En tant que condamné évadé, il était particulièrement recherché,mais, par miracle, son train ne s’est pas arrêté à la frontière comme les autres, de sorte que la police soviétique n’a pas pu l’attraper.

De là, il a rejoint un groupe de Cho’htim qui s’est rendu en Irlande pour se rendre ensuite en Erets Israel. Lui et sa famille ont rejoint un groupe qui s’est rendu en France, mais au lieu de rejoindre les groupes dirigés vers les États-Unis et Erets Israel, il s’est rendu à Cuba, où le gouvernement encourageait l’immigration et accordait des avantages très intéressants à ceux qui allaient vivre. Là.

Après avoir constaté la situation difficile concernant le Judaisme, Reb Tsema’h et son épouse étaient prêts à partir peu de temps après. Mais le Rabbi précédent  y voyait une occasion de diffuser le Judaisme parmi les 10 000 juifs qui n’avaient que très peu de services religieux. Pendant environ deux ans, il travailla comme Cho’het et réparait le Mikve qui était encore en service là-bas. Son travail a porté ses fruits et beaucoup ont été influencés à vivre une vie de Torah et de Mitsvot .

Reb Tsema’h souhaitait beaucoup que ses filles reçoivent une éducation qui leur manquait tant; il a donc demandé et obtenu du Rabbi precedent l’autorisation de le rejoindre à New York. Le Rabbi précédent a demandé l’aide de son secrétaire, Reb Moshe Leib Rodshtein, qui était aussi l’oncle de Tsema’h pour organiser les documents nécessaires. Malheureusement, le Rabbi précédent quitta ce monde le 10 Chevat et Reb Tsema’h et sa famille ne sont arrivés qu’en Adar 1950. Après son arrivée à New York, il a travaillé pendant de nombreuses années comme Cho’het .

L’attachement  de Reb Tsema’h au Rabbi était unique. La veille de Roch Hachana 5711/1950, il était l’un des rares à accompagner le Rabbi au Ohel du Rabbi précédent sous une pluie battante. Il évitait de demander au Rabbi le Kos Shel Bra’ha, affirmant qu’il ne souhaitait pas « voler le temps précieux du Rabbi ». Ce n’est que beaucoup plus tard qu’il accepta de s’assoir à deux rangées seulement. derrière le Rabbi pendant les Farbrenguen.

Après avoir pris sa retraite, il passait son temps à étudier; Il a très peu parlé de son passé, malgré ses grandes réalisations dans la sphère publique, ainsi que ses réalisations personnelles.

Il a quitté ce monde le 18 Tammuz 5761/2001 à l’âge de 94 ans.

 

Pourquoi manger de la viande ?

Pourquoi manger de la viande ?

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Certains prétendent que consommer de la viande n’est pas moral. Qu’est-ce qui donne à l’homme le droit de manger la chair d’une autre créature ? Mais on peut dire la même chose sur le fait de consommer des végétaux, de l’eau, de l’oxygène. Qu’est-ce qui donne à l’homme le droit de consommer quelque création divine que ce soit, tout simplement pour maintenir sa propre existence ?

En fait, un tel droit naturel n’existe pas. Quand l’homme ne vit que pour soutenir et améliorer son propre bien-être, rien ne justifie qu’il utilise une autre forme de vie pour ce faire. Comme l’exprime un grand maître ‘hassidique : «quand une personne avance, en pensant à D.ieu, le sol sous ses pieds lui-même s’écrie : ‘Malotru ! En quoi es-tu meilleur que moi ? De quel droit marches-tu sur moi ?’».

Le fait qu’un homme représente une forme de vie supérieure ne justifie guère la destruction de créatures inertes ou inanimées. Plus encore, selon les enseignements de la Cabbale, les âmes des animaux, des plantes et des objets inanimés sont en réalité plus élevées que celles des êtres humains. Car, lors du grand effondrement du premier des mondes créés par D.ieu, tohou, les éléments les plus élevés tombèrent le plus bas (tout comme lors de l’éboulement d’un mur, les pierres les plus hautes tombent le plus loin), de sorte que les étincelles divines les plus étincelantes s’incorporèrent dans les parties du monde matériel prétendues «inférieures».

Si l’homme a le droit de consommer d’autres créatures, ce n’est que parce que et dès lors qu’il sert d’intermédiaire pour les élever.

L’essence spirituelle d’une pierre, d’une plante ou d’un animal peut être supérieure à celle d’un être humain mais c’est une étincelle statique, dépourvue de la capacité de combler la quête de toute création à s’unir avec le Créateur. La cruauté d’un chat ou l’ingéniosité d’une fourmi ne sont pas des failles morales ou des accomplissements, pas plus que la dureté d’un roc ou la douceur d’une pomme.

Le minéral, le végétal et l’animal ne peuvent faire le bien ou le mal, ils ne peuvent que suivre les préceptes de leur nature innée. Seul l’homme a été doté de la liberté de choix, de la possibilité d’améliorer (ou d’empirer, à D.ieu ne plaise) son état naturel. Quand un individu boit un verre d’eau, mange une pomme ou abat un bœuf et consomme sa chair, ces éléments sont intégrés dans le mécanisme du corps humain et l’énergie qui le dirige.

Quand cette personne accomplit un acte Divin, un acte qui transcende sa propre nature et la rapproche de D.ieu, elle élève ainsi les éléments qu’elle a absorbés, réunissant les étincelles de Divinité qu’ils incorporent à leur source. (Sont également élevées les créations qui ont permis l’acte divin : le sol qui a nourri la pomme, l’herbe qu’a mangé le bœuf, le cheval qui a apporté l’eau à la ville, etc.).

C’est ici que réside le sens profond du verset cité plus haut : « … tu diras : ‘Je mangerai de la viande’, car ton âme désire consommer de la viande…». Il se peut que vous exprimiez un désir pour de la viande et que vous ne soyez conscient que de l’envie de votre corps pour la satisfaction qu’un tel aliment vous apporte. Mais en réalité, il s’agit ici de l’expression du désir de votre âme de consommer de la viande, de la quête de votre âme pour les étincelles de Divinité envoyées sur terre pour être libérées.

 

Le désir

Cependant, il existe une importante différence entre la consommation de la viande et celle des autres aliments.
L’être humain ne peut vivre sans les composants végétaux et minéraux de son alimentation. C’est la raison pour laquelle il est obligé de les consommer, mû par l’aspect le plus élémentaire de ses besoins physiques : la préservation de son existence. La viande, quant à elle, ne constitue pas une nécessité mais un luxe. Le désir de viande n’est pas motivé par un besoin mais c’est un désir, au sens absolu du terme, le désir de ressentir un plaisir.

En d’autres termes, les animaux sont élevés, leur chair intégrée au corps humain, leur âme devient partenaire d’un acte Divin, seulement parce que D.ieu a instillé dans la nature humaine le désir du plaisir.

Cela signifie que l’élévation de la viande requiert de la part de son consommateur une plus grande sensibilité spirituelle que pour tous les autres aliments. Quand un individu mange un morceau de pain et puis, étudie la Torah, prie ou donne la charité, le pain a directement contribué à ces actes. Pour pouvoir les accomplir, l’âme de l’homme doit s’unir à un corps physique et le morceau de pain a joué un rôle primordial dans cette fusion. L’homme mange du pain pour vivre et s’il vit pour accomplir la volonté de son Créateur, la fusion est alors complète. Mais il ne mange pas de la viande pour vivre mais pour en savourer le goût. Aussi n’est-il pas suffisant, pour élever la viande qu’il mange, que l’homme vive pour servir son Créateur. Il doit plutôt être une personne pour laquelle le fait même d’éprouver un plaisir physique est une entreprise divine, quelque chose qui n’est destiné qu’à une fin divine. Il doit être une personne pour laquelle la satisfaction physique générée par une viande goûteuse se traduit en une compréhension plus approfondie de la Torah, une plus grande dévotion dans la prière, un plus gentil sourire pour accompagner la pièce glissée dans la paume du pauvre.

C’est ainsi que la Torah déclare : «Quand l’Eternel ton D.ieu aura étendu tes frontières, comme Il te l’a promis…, tu pourras manger de la viande selon le désir de ton âme.»

Le Talmud déduit de ce verset qu’ «à l’origine, ils n’avaient pas le droit de manger ‘la viande du désir’ (bassar taavah). Ce n’est qu’après qu’ils furent entrés en Terre (d’Israël) qu’ils eurent la permission de manger la viande du désir. Pour la première génération d’Israël en tant que peuple, depuis le moment où ils reçurent la Torah et érigèrent le Sanctuaire dans le désert du Sinaï jusqu’à ce qu’ils s’installèrent en Terre Sainte, la seule viande permise à la consommation était celle des korbanot, les sacrifices animaux offerts à D.ieu dans le Sanctuaire. La consommation de cette viande était une mitsva, un commandement divin qui avait donc pour effet direct son élévation. Cependant, il leur était impossible d’élever la viande dont le seul effet était de procurer du plaisir à son consommateur si bien qu’elle était donc interdite. Les Enfants d’Israël furent même réprimandés et punis pour avoir exprimé un désir de viande, ce qui est relaté dans le onzième chapitre de Bamidbar.

Ce n’est qu’après que D.ieu eut élargi les frontières, leur donnant donc la mission de faire de «sainte» la «terre», qu’ils purent sanctifier le recoin le plus matériel de la vie humaine.

Nos Sages ont dit, de la même façon, qu’«un rustre n’a pas le droit de consommer de la viande» (Pessa’him 49b). La permission accordée à l’homme de consommer les créatures et les créations du monde et de les soumettre à son service n’est pas inconditionnelle. Elle dépend de sa sensibilité à l’essence spirituelle des créations de D.ieu et de son engagement à les servir en les faisant participer à la sanctification de sa vie.

Calendrier Hassidique – 12 Av : Mariage de l’Admour Hazaken en 1760 – Le Rabbi précédent fit l’acquisition du 770 en 1940

Calendrier Hassidique – 12 Av : Mariage de l’Admour Hazaken en 1760 – Le Rabbi précédent fit l’acquisition du 770 en 1940

Mariage l’Admour Hazaken, et de la Rabbanit Sternah Segal  le 12 Mena’hem Av 5520 (1760)

C’est en ce jour, le vendredi, veille du Chabbat Na’hamou, que fut célébré, à Vitebsk, le mariage de l’Admour Hazaken, à l’âge de quinze ans et de la Rabbanit Sternah, fille du riche Rav Yehouda Leïb Segal de Vitebsk et de son épouse Beïla.

La Rabbanit Sternah était une femme d’une grande stature morale et d’une profonde pudeur, une femme de valeur, intelligente et sage. Ses propos étaient toujours avisés et, à différentes reprises, comme en témoigne l’histoire de la ‘Hassidout, elle fit don de sa propre personne pour son mari, l’Admour Hazaken, qui lui témoignait un profond respect. (Atéret Mal’hout, à la page 19)

Après son mariage, l’Admour Hazaken résida à Vitebsk pendant quelques années. C’est alors qu’il se servit de sa dot pour créer des villages, dans lesquels il installa les Juifs souhaitant se consacrer au travail de la terre. (Yemeï ‘Habad, à la page 227)

La Rabbanit Sternah eut une longue vie, jusqu’au mariage de son petit-fils, le Tséma’h Tsédek. Elle est enterrée à Loubavitch, près des autres épouses de nos maîtres.

Le Rabbi précédent fit l’acquisition du 770 le 12 Av 5700 (1940)

Le Rabbi Rayats fit l’acquisition du bâtiment se trouvant au 770, Eastern Parkway, «  la maison de notre maître à Babel  ». Celui-ci avait été construit en 5693 et son précédent propriétaire était un médecin, qui y avait aménagé une petite clinique.

Les principaux donateurs qui permirent cette acquisition furent les fils du Rav Moché Eliezer Kremer, le premier président de l’association des ‘Hassidim ‘Habad aux Etats-Unis. Ceux-ci étaient, à l’époque, les principaux donateurs du mouvement Loubavitch.

Le coût du bâtiment fut de trente mille dollars. Le paiement n’en fut achevé qu’après le décès du Rabbi Rayats, le Roch ‘Hodech Sivan 5710.

Le premier paiement était d’un montant de cinq mille dollars, auxquels s’ajoutaient deux mille dollars de travaux, pour l’aménagement des locaux. Sept mille dollars étaient donc nécessaires. Cinq mille furent collectés parmi les ‘Hassidim et deux mille furent empruntés.

Le ‘Hassid, Rav Chlomo Aharon Kazarnovski, président du comité d’acquisition de ce bâtiment, considérait ce jour comme une fête et, chaque année, à cette date, il ne disait pas le Ta’hanoun. En outre, il organisait, à cette date, une réunion ‘hassidique, au cours de laquelle il invitait tous les présents à dire Le’haïm.

Au milieu du mois de Mena’hem Av, le Rabbi Rayats vint visiter le bâtiment du 770, Eastern Parkway et il indiqua de quelle manière devait être disposée la salle de la synagogue. Quelques personnes l’accompagnaient et, pour la première fois en ce lieu, ils récitèrent ensemble la prière de Min’ha, puis celle d’Arvit.

Le Rabbi Rayats figurait assis parmi les présents. On apporta de l’eau-de-vie et tous dirent Le’haïm. Le Rabbi accorda ensuite la bénédiction suivante  : «  Que D.ieu, béni soit-Il, fasse que cette demeure soit fixée en l’esprit de chacun, pour la Torah et pour Son service, mais qu’elle soit aussi une demeure provisoire, de sorte que, très prochainement, nous nous trouvions en Terre sainte, avec notre Machia’h  ».

Thème de réflexion  : le 770, Eastern Parkway est le centre international de ‘Habad, comme le fut, dans le temps, la ville de Loubavitch.

Ce bâtiment porte plusieurs noms  :

  1. Le «  770  » est le nom le plus courant qu’il porte, dans le lexique ‘Habad. Il apparaît, en outre, dans les causeries du Rabbi.
  2. La mention  : «  Maison de l’association des ‘Hassidim ‘Habad, Ohel Yossef Its’hak  » figure, en toutes lettres, à l’entrée principale du bâtiment, conformément aux directives du Rabbi, qui furent données après le vol de livres sacrés, dans ce bâtiment.
  3. Une causerie du Rabbi, publiée dans un fascicule spécifique, en 5752, parle de la  : «  Maison de notre maître, à Babel  ». Le Rabbi y explique la valeur d’une maison d’étude particulière, en chaque génération, comparable à celle des Sages de la Guemara, à Babel.
  4. L’expression  : «  Beth Machia’h  », la maison du Machia’h, a la même valeur numérique que l’adresse du bâtiment, soit sept cent soixante-dix.
  5. L’expression  : «  Beth ‘Hayénou  », la maison de notre vie, rappelle que ce bâtiment distribue la vitalité à tous les ‘Hassidim ‘Habad.
  6. Enfin, l’expression  : «  Quatre coudées du chef de notre génération  » indique que le 770, Eastern Parkway est l’adresse fixe du chef de la génération.