Réflexion Parachat Vaèt’hanane, Chabbat Na’hamou, par le Rav Yoseph Pevzner

Réflexion Parachat Vaèt’hanane, Chabbat Na’hamou, par le Rav Yoseph Pevzner

Double consolation !?

Ce Chabat s’appelle Chabat Na’hamou, au nom de la Haftara lue ce Chabat qui suit le 9 Av. Celle-ci commence par les mots :« Consolez ! Consolez ! Mon peuple ». Hachem nous console doublement : de la destruction du premier Beth Hamikdach, ainsi que du deuxième. La consolation, c’est la promesse de la construction du troisième Beth Hamikdach.

Comment pourrait-il consoler doublement, alors que nous n’en aurons qu’un seul ?!

Chacun des 2 Beth Hamikdach avait sa particularité.

Lors du 1er, c’était l’épopée du peuple juif surtout durant la règne du Roi Salomon, qui jouissait d’un respect unanime. Au Temple, on voyait 10 miracles permanents. Pourtant , c’était comme un cadeau offert par Hachem à son peuple qui était Tsadik. Autrement dit, les Bnei Israel n’ont pas eu à fournir d’efforts pour le mériter. Ceci n’a pas perduré .

Par contre , lors du second Temple, nous étions des repentis (Baalei Techouva) et ce dernier a été réalisé par leur propre initiative. Pourtant, les miracles n’y étaient pas et il manquait 5 objets, dont le principal, l’arche sainte qui contenait les tables de la lois. Tout était au minima et celui-ci non plus n’a pas perduré.

Enfin, le 3ème BETH HAMIKDACH va réunir les 2 atouts ensemble, augmenté d’une valeur ajoutée inédite – Il sera donc éternel !

Avec l’arrivée de Machia’h, les miracles seront abondants et le peuple juif sera reconnu par tous. D’autres part, après la longue traversée de l’exil, nous serons tous Baalei Techouva.

L’essence de chaque chose sera révélée, ainsi il n’y aura plus de haut ou de bas, les critères disparaîtront !

Réflexion : En notre période pré rédemption par Machia’h, nous devons déjà en avant goût, baigner dans cette ambiance !

Puissions-nous mériter le troisième Beth Hamikdach ici très très prochainement, amen !
Chabat chalom !
Rav Yoseph Pevzner
Pour le mérite de Chnéor Zalman ZAL

Une lettre du Rabbi : « Vous avez des difficultés sociales? Sautez dans l’eau ! »

Une lettre du Rabbi : « Vous avez des difficultés sociales? Sautez dans l’eau ! »

Apprendre à nager ? Dans l’eau !

J’ai bien reçu votre lettre, dans laquelle vous me parlez de votre moral.

Il me semble avoir déjà écrit, à maintes reprises, qu’à mon avis et en fonction de ce que j’ai pu constater dans la pratique, chaque homme, sans la moindre exception, est, par nature sociable, même si tous ne le sont pas dans la même mesure.

De ce fait, quand on s’efforce d’avoir un comportement qui va à l’encontre de cette nature, il est bien clair que l’on se crée des complications.

Et, ceux qui, pour une raison quelconque, ont des difficultés de relation avec les autres n’ont pas d’autre solution que « d’apprendre à nager », ce que l’on ne peut pas faire tant qu’on ne se jette pas à l’eau, même si l’on est au bord du fleuve.

Il faut donc sauter dans l’eau ! C’est ainsi que vous apprendrez à nager et qu’au final, vous y parviendrez.

Et, les longues réflexions que l’on peut avoir au bord du fleuve, comment apprendre à nager, de quelle manière faut-il le faire, tout cela n’est d’aucune utilité, tant que l’on n’est pas dans l’eau !

Vous m’excuserez de vous dire que telle est votre situation.

Dans votre lettre, vous citez le pour et le contre, à propos d’une activité qui implique la présence de nombreuses personnes. Or, vous menez cette analyse en étant assise dans votre chambre, au sein de vos quatre coudées.

Il est bien évident que mon but n’est pas de vous faire de la morale, mais bien d’intervenir encore une fois en espérant vous convaincre, cette fois-ci, de plonger dans une activité par laquelle, contre votre gré, au moins pendant les premiers jours, vous serez en relation avec des personnes extérieures à votre famille.

J’ai bon espoir qu’en peu de temps, vous ne ressentirez plus cette contrainte et vous percevrez l’importance, le grand intérêt, y compris pour les autres, d’être en contact avec différentes personnes. Car, ce n’est pas pour rien que l’homme, par nature, a été créé avec une nature sociable.

Les propos de nos Sages sont merveilleux et ils délivrent un enseignement, concrètement applicable à l’existence quotidienne. Il disent, en la matière, que tout acte appartenant au domaine de la sainteté doit être effectué en présence de dix personnes. Un tel accomplissement n’est pas seulement public. Il est, en outre, réalisé de la manière la plus parfaite.

Et, vous connaissez le dicton de la ‘Hassidout, cité au nom de plusieurs de ses maîtres, selon lequel il est plus désagréable d’être seul dans le Gan Eden que de se trouver en compagnie d’autres Juifs dans le ….

Puisse donc D.ieu faire que vous constatiez une nette évolution dans le sens du bien et vous m’en donnerez de bonnes nouvelles.

Avec ma bénédiction afin de donner ces bonnes nouvelles, d’être inscrite et scellée pour une bonne année.

Source : Lettre 7008

À l’initiative du Beth Loubavitch et du Mak’hon Or Ha’Hassidout

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Tragédie à Jérusalem : Une femme enceinte et ses deux filles tuées dans un accident de bus près du centre commercial Rav Shéfa

Tragédie à Jérusalem : Une femme enceinte et ses deux filles tuées dans un accident de bus près du centre commercial Rav Shéfa

On estime de plus en plus que l’accident dans lequel la femme enceinte Shoshana Glostein (40 ans) et ses deux filles – Chaya, 7 ans et Hana, 2 ans – ont été tuées, a été causé par une tragique erreur humaine. Un certain nombre de blessés ont été évacués vers les hôpitaux, dont une femme de 21 ans dans un état grave, des enfants et des nourrissons dans un état léger à modéré.

 

 

Shoshana Glustein, 40 ans, d’Ofakim et ses deux filles – Haya Sara, sept ans, et Chana, deux ans, ont été tuées jeudi soir dans un accident mortel à Jérusalem, a-t-il été autorisé à publier. Le père et un autre fils se trouvaient dans le centre commercial voisin au moment de l’accident.

Leurs obsèques auront lieu vendredi matin.

L’accident s’est produit lorsqu’un conducteur a perdu le contrôle de son bus dans la rue Shamgar à Jérusalem, près du centre commercial Rav Shefa, et a renversé des personnes se se trouvant sur le trottoir près du supermarché.

Les ambulanciers du Magen David Adom et de United Hatzalah ont prodigué les premiers soins aux blessés sur place et les ont évacués vers l’hôpital.

Six personnes ont été blessées, dont une dans un état grave (une jeune femme d’environ 21 ans), deux modérément blessées, dont un garçon d’environ six ans et trois légèrement blessées, dont un garçon d’environ quatre ans et un bébé d’environ un an.

La dernière estimation est que quelques secondes avant la collision mortelle à l’arrêt de bus devant le centre commercial « Rav Shefa », le chauffeur du bus est sorti du véhicule pour fermer le coffre, mais a oublié d’activer le frein à main et le bus a accéléré dans la descente.

La mère Shoshana Glostein, ses deux filles Chaya Sarah, 7 ans et Hanna, 2 ans, vivaient à Ofakim. Le père de famille est le chef du collectif « Mishan Le Talmid », et est considéré comme l’un des chefs de la communauté de cette ville du sud. La date de la Levaya est fixée à vendredi 11h30 à Givat Shaul à Jérusalem.

L’Unité de psychotraumatisme et d’intervention en cas de crise était active sur les lieux, testant un grand nombre de témoins oculaires qui ont souffert de détresse émotionnelle après avoir été témoins de la catastrophe. »

 

« Rachi sur le chemin du Tanya », par Daniel Toledano

« Rachi sur le chemin du Tanya », par Daniel Toledano

 

Lorsque le Rabbi de Loubavitch commença dès 1964 (5725) à enseigner Rachi au grand public en mémoire de sa maman, une incroyable révolution dans l’étude de cette œuvre sur la Tora, elle-même révolutionnaire en son temps, venait de voir le jour.

Au fil des siècles, à force de commenter Rachi, l’ouvrage devient l’apanage du sage et de l’élite instruite. Et même si durablement, Rachi unit dans le livre les grands et les petits, les grands qui l’approfondissent et les petits qui débutent avec, il ne s’agit là que d’une mitoyenneté où seul l’érudit est véritablement érigé en modèle et aspiration de l’étude.

Le Rabbi rétablit l’esprit de Rachi, restituant le débutant en référent. Ici, l’initié fait fi de sa science, le bon sens a préséance. Le savant retrouve son âme d’enfant, délaissant momentanément son âme d’adulte.

Alors, l’invitation au savoir se mue d’abord en une invitation à voir. L’approche est follement audacieuse et prodigieuse. Il est vrai qu’à l’origine, dans des temps plus anciens, on interrogeait un enfant pour obtenir la compréhension simple d’un commentaire de Rachi sur la Tora qui pouvait faire difficulté.

Si l’âme d’adulte obéit au « ta chma », c’est-à-dire au « viens entendre », celle de l’enfant cède au « ta hazé », à savoir au « viens voir ». L’ouïe mène au sens analytique, le Drach. La vue quant à elle, conduit au sens apparent ou littéral, le Pchat, celui que Rachi est d’abord venu éclairer.

Ces deux âmes sont antinomiques et se trouvent dans une tension permanente, s’emparant l’une ou l’autre du corps. L’une est essentielle, l‘autre composite, l’une alimente les rêves, l’autre la raison, l’une aime le chemin court, l’autre le sentier long, l’une privilégie l’instant, l’autre le temps.

Enfin l’une se pare de pureté, de candeur ou de jouvence, quand l’autre se drape de connaissances, d’expériences, ou de références.

Dans l’étude de Rachi, la primeur revient d’abord à l’âme d’enfant, spécialement l’Enfant de cinq ans, celui qui est au seuil de l’initiation, en vue de la compréhension simple et authentique du commentaire, pour laisser place ensuite au raisonnement davantage élaboré, plus enfoui et indirect, typique de l’âme adulte.

Ce modus operandi s’articulant autour de deux âmes, est incroyablement novateur à notre époque moderne. Il investit les exposés du Rabbi sur Rachi, et semble tout droit prendre modèle du Tanya, comme si l’approche du Rabbi s’originait volontairement dans le travail opéré par l’Admour Hazaken, reliant harmonieusement et sans surprise, le septième Rabbi de Habad avec le fondateur du mouvement.

En effet, le Tanya présente aussi de manière extraordinairement innovante, le principe de deux âmes présentes en l’homme, une âme animale et une âme divine.

Cette notion de double âme qu’il pousse à son summum provient de l’enseignement du Arizal retranscrit par son disciple R. Haïm Vital. Elle tranche radicalement avec la représentation traditionnelle de l’existence d’une seule âme avec deux penchants, notamment que l’on retrouve chez les penseurs médiévaux.

De façon merveilleuse, la mise en évidence dans le Tanya de ces deux entités induit l’émergence d’une cinquième variation humaine du bien et du mal.

Après le juste qui connaît le bien, le juste qui connaît le mal, l’impie qui connaît le bien, l’impie qui connaît le mal, il y a le « Benoni », littéralement « celui qui est entre deux ». Ce dernier, entre le juste et l’impie, se caractérise en effet dans son intimité par une tension continue entre ces deux âmes, l’âme animale et l’âme divine.

Tout comme l’Enfant de cinq ans, défini par Rachi, comme un être sans faute (Genèse 25,7), l’auteur du Tanya précise également de façon originale que le Benoni est lui aussi sans infraction.

Rachi se saisit d’abord avec le regard d’un « Enfant de 5 ans », selon la révolution portée par le Rabbi, reconnectant l’œuvre au grand public, comme dit plus haut. De même, le Tanya se singularise avec le « Benoni », un niveau, qui du propre aveu de Rabbi Chneor Zalman de Lyadi, se veut accessible à tout un chacun.

Pour développer le parallélisme à son paroxysme, il faut réaliser d’une part qu’en tant qu’ouvrage de référence par excellence, le commentaire de Rachi se fond dans une osmose parfaite avec le rouleau de la Tora qu’il explique, et que d’autre part, le Tanya, considéré comme la « Tora écrite » du Hassidisme, fait naturellement miroir aux cinq livres de la Tora. Ils ont d’ailleurs la même structure, cinquante-trois sections, d’un côté comme de l’autre.

Selon Rachi, la Tora débute avec deux « rechit », deux buts au monde, la Tora et Israël, Le Tanya, quant à lui, s’entame avec les deux « rechit » de l’homme, les deux commencements de sa vie, l’âme animale et l’âme divine. Enfin pour conclure, la Tora avec Rachi se découvre selon le Rabbi, de façon semblable et escomptée, avec deux « rechit », les deux débuts de l’étude, l’âme d’enfant et l’âme d’adulte.

Daniel Toledano, spécialiste de Rachi, auteur de « Cinq ans – Savoir étudier le Commentaire de Rachi sur la Tora » aux éditions Kehot

A partir de Roch Hodech Av 5782 : Coutumes des « neuf jours » et participation à un Siyoum en direct vers 14h10 sur radio J

A partir de Roch Hodech Av 5782 : Coutumes des « neuf jours » et participation à un Siyoum en direct vers 14h10 sur radio J

ECOUTER RADIO J

Siyoum du jeudi 14 Av par le Rav Meir Lachkar  – Traite Sotta


Siyoum du mercredi 13 Av par le Rav M. M. Sapira – Traite Taanit


Siyoum du mardi 12 Av par le Rav M. M. Sapira – Traite Makot


Siyoum du lundi 11 Av par le Rav M. M. Sebag – Traité Meguila


Siyoum du dimanche 10 Av par le Rav Mendy Uzan – Traité Moed Katan


Siyoum du vendredi 8 Av par le Rav Meir Lachkar  – Traité Haguigua


Siyoum du jeudi 7 Av par le Rav Mendel Nisenbaum – Traité Makot

 


Siyoum du mercredi 6 Av par le Rav  Lévi Azimov  – Traité Tamid

 


Siyoum du mardi 5 Av par le Rav  Chmouel Lubecki – Traité Meguila

 


Siyoum du lundi 4 Av par le Rav Itshak Sitruk – Traité Taanit

 


Siyoum du dimanche 3 Av

 


Siyoum de Roch Hodech Av par le Rav MM Azimov

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A partir de Roch ‘Hodech Av (cette année Vendredi 28 juillet),

– On ne mange pas de viande et on ne boit pas de vin (sauf Chabbat) en souvenir des jours terribles qui aboutirent à la destruction du Temple de Jérusalem
– On ne fait pas de couture
– On ne lave pas de linge (sauf pour les petits enfants ou les grands malades)
– On ne repasse pas
– On ne met pas de vêtements fraîchement lavés et repassés, sauf s’ils ont déjà été portés quelques instants avant cette période
– On ne prend pas un bain complet
– On évite les pratiques sportives dangereuses (par exemple la baignade en piscine ou à la mer)
– On évite de passer en jugement

Participer à un Siyoum jusqu’au 15 Av

Un « Siyoum » est une fête qu’on organise lorsqu’on a achevé l’étude d’un traité talmudique.

Le Rabbi avait demandé qu’on organise un Siyoum pendant chacun des «neuf jours» et jusqu’au 15 Av puisqu’une telle joie sainte est permise durant cette période.

On peut participer à un Siyoum en direct sur hassidout.org ou en écoutant chaque jour (jusqu’au 15 Av – vendredi 27 juillet) sur la radio juive (94.8 FM) une personne qui achève l’étude du traité Midot ou Moëd Katane par exemple.

Restez à l’écoute !

ECOUTER RADIO J

Lettre du Rabbi :  « la gestion du temps, comme de tout ce qui concerne l’homme, dépend du succès que D.ieu accorde »

Lettre du Rabbi : « la gestion du temps, comme de tout ce qui concerne l’homme, dépend du succès que D.ieu accorde »

Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous me dites que le temps devant être consacré à vos études vous conduit à conserver uniquement l’étude du passage du ‘Houmach avec le commentaire de Rachi.

En revanche, vous ne dites plus les Tehilim, selon leur répartition mensuelle et vous n’étudiez plus le Tanya. Vous me demandez donc de vous libérer de ces deux dernières études.

Je suis surpris par tout cela, car vous ne gardez pas ces études pour le bien de quelqu’un d’autre, mais pour le vôtre propre.  La Torah et les Mitsvot sont effectivement le bien de celui qui les étudie et les respecte.

Si vous vous vous “libérez” de ces études, vous serez également “libéré” des effets positifs qu’elles exercent sur vous.

Vous me dites que vous n’avez pas de temps. Or, la gestion du temps, comme de tout ce qui concerne l’homme, dépend du succès que D.ieu lui accorde.

On peut constater pratiquement que les raisonnements et les concepts que l’on étudie sont parfois saisis aisément, alors que, d’autres fois, il faut consentir un grand effort et leur consacrer beaucoup de temps. Et, parfois, même après cela, on ne parvient pas encore à une compréhension parfaite.

Or, il s’agit bien, dans ce cas, d’une même personne, mais à des moments différents.

Et, chaque Mitsva, y compris ces études, possède une qualité, que la Michna définit en ces termes : “ Une Mitsva en attire une autre ”, ce qui veut dire que l’accomplissement d’une Mitsva facilite celui de la suivante et permet de comprendre plus aisément et de meilleure façon ce que l’on étudie.

Puisse D.ieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela.

Source : Lettre 5052

À l’initiative du Beth Loubavitch et du Mak’hon Or Ha’Hassidout

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