« Chiviti Hachem Lénégudi Tamid » : Anecdotes hassidiques sur l’importance de la conscience constante de la Présence de D.ieu.

« Chiviti Hachem Lénégudi Tamid » : Anecdotes hassidiques sur l’importance de la conscience constante de la Présence de D.ieu.

Cet article présente des anecdotes issues de la tradition hassidique mettant l’accent sur l’importance vitale de se rappeler constamment la présence de D.ieu. Des Maîtres éminents comme l’Alter Rebbe et le Maguid de Mezritch soulignent combien il est crucial de « tenir D.ieu devant soi à tout moment », car oublier Sa présence ne serait-ce qu’un instant est considéré comme une faute. À travers ces récits édifiants, nous sommes encouragés à cultiver cette conscience aiguisée afin de marcher toujours devant D.ieu.

« Il n’y a rien d’autre que D.ieu ! »

Le hassid Reb Mendel Gurary voyageait un jour en train vers Krementchug, sa ville natale. Le voyage durait des jours et il était désespéré de ne pas avoir de compagnie, alors il se mit à chercher dans les wagons un Hassid avec qui converser. Après un certain temps, il aperçut une silhouette emmitouflée dans une couverture. Sentant que c’était ce qu’il cherchait, Reb Mendel s’approcha de la silhouette et souleva la couverture. A l’intérieur se trouvait le grand Hassid Reb Gershon Ber Paharer HaGadol, le talmid de Reb Hillel Paritcher. Il était réveillé, mais profondément plongé dans ses pensées, méditant sur un concept de ‘Hassidout.

Reb Gershon ouvrit alors les yeux et s’exclama au hassid devant lui :
« Jeune homme, jeune homme ! Souviens-toi de dire à tes enfants que « Hu levado ve’ein zulato ! » – « Il n’y a rien d’autre que D.ieu ! »

D.ieu aussi joue à cache-cache

Enfant, Reb Avraham HaMalach, fils du Maggid de Mezritch, jouait un jour à cache-cache avec un ami. Après un certain temps, Reb Avraham vint se plaindre à son père qu’il s’était caché mais que son ami n’était pas venu le chercher du tout.
En entendant les paroles de son enfant, le Maggid pleura et dit : « D.ieu aussi se plaint qu’Il Se cache de Ses enfants, mais ils ne Le cherchent pas. Son intention réelle est qu’ils Le cherchent, et alors ils Le trouveront sûrement. Même quand ils commencent simplement à Le chercher, D.ieu les aide et facilite leur recherche. »

Toute la journée

Au début du Choulhan Aroukh, le Rama écrit : « Je tiens D.ieu devant moi à tout moment » est un principe majeur dans la Torah et parmi les vertus des justes qui marchent devant D.ieu. Car la façon dont une personne est assise, se déplace et traite les autres lorsqu’elle est seule à la maison n’est pas comme quand elle est devant un grand roi, et sa parole et son expression libre ne sont pas comme quand elle est avec les membres de son ménage, pas comme quand elle est dans une audience royale. D’autant plus quand on prend à cœur que le Grand Roi, Hakadoch Baroukh Hou, dont la gloire remplit la terre, se tient au-dessus de lui et observe ses actes, on acquerra immédiatement crainte et soumission dans la crainte révérencielle de D.ieu, et on aura honte de Lui constamment ».

Considéré comme une faute

Dans une lettre de directives détaillées pour le service divin, l’Alter Rebbe écrit : « Souviens-toi toujours du Créateur, comme il est écrit : « J’ai placé D.ieu devant moi constamment ». Oublier Sa présence, ne serait-ce qu’un bref instant, doit être considéré comme une faute. Ainsi, le Baal Shem Tov a interprété le verset des Psaumes : « Heureux l’homme qui n’impute pas l’égarement comme faute », pour signifier : « Heureux l’homme pour qui le fait de ne pas avoir la conscience de la présence de D.ieu à tout moment est considéré comme une faute. »

Reb Kopel « Chiviti »

Le père de Reb Menahem Mendel de Kosov était un disciple du Baal Shem Tov du nom de Reb Kopel « Chiviti ». Voici comment il a acquis son surnonnom intéressant.  Reb Kopel était un homme d’affaires extrêmement honnête. Avant de peser des marchandises, Reb Kopel disait « Chiviti Hachem.. J’ai placé D.ieu devant moi constamment », et il se rappelait de la présence de D.ieu. À la foire régionale, les marchands goyim lui faisaient une confiance aveugle pour peser leurs marchandises. Chaque fois qu’il ne se présentait pas, les marchands disaient : « Si Shiviti n’est pas là, la foire ne prospérera pas ».
De ces paroles, le Baal Shem Tov a tiré une leçon dans le service divin : « Lorsqu’une personne n’est pas suffisamment consciente de la présence de D.ieu (« Chiviti »), elle ne peut Le servir correctement dans sa vie quotidienne ».

Le décret du Tsar

Le tsar a un jour décrété que les chapeaux ronds sans rebord ne pouvaient pas être portés. L’Alter Rebbe a alors dit : « La Klipa essaie de bloquer l’obligation Se’u marom einei’hem – ‘Levez vos yeux vers les Cieux’, car on sait que regarder le ciel est une Ségoula pour la Crainte du Ciel. Il faut donc commencer un nouveau service – tourner le rebord du kazirak (chapeau de l’époque) sur le côté. »

Avoir l’aide de D.ieu

Le Baal Shem Tov enseignait qu’une personne qui est toujours consciente de D.ieu peut recevoir chaque jour des directives pratiques de ce qu’elle a appris le matin, car D.ieu la guide ainsi pour arriver aux bonnes conclusions. Cependant, si sa conscience de D.ieu est sporadique, elle ne mérite pas cette perspicacité spéciale. Faute de cette direction divine, il se peut qu’elle ne rencontre pas (par exemple) les aliments et les vêtements contenant les étincelles de sainteté destinées à être élevée.

Calendrier Hassidique : Cela s’est passé le 19 Tevet

Calendrier Hassidique : Cela s’est passé le 19 Tevet

 

5660 (1899)

En ce jour, le ‘Hassid, Rav ‘Hano’h Hendel Kugel, de Kurnits, quitta ce monde. Il avait été le premier guide spirituel de la Yechiva Tom’heï Temimim, à Loubavitch, lors de sa création, en 5657. Voici ce qu’il déclara, avant de quitter ce monde :

« On sait qu’il y a deux sortes de punitions divines que l’on inflige, là-haut, après les cent-vingt ans de l’existence physique, celles qui se prolongent, dans la durée et celles qui sont brèves. Dans ce dernier cas, lorsque la punition est courte, les souffrances sont intenses et terribles, au point que les anges qui punissent sont eux-mêmes incapables de regarder celui qui les subit. Malgré cela, je demande que l’on m’inflige cette punition courte, car je souhaite me trouver, d’ores et déjà, dans le sanctuaire de l’Admour Hazaken, au jour de sa Hilloula, le 24 Tévet.

Le Rabbi Rachab demanda que l’on grave sur la pierre tombale de Rav ‘Hano’h Hendel la mention suivante :
« Il a fait regretter la faute à des nombreuses personnes ».

Par la suite, le Rabbi affirma que Rav ‘Hano’h Hendel n’avait pas du tout subi les punitions du Guéhénom. Il n’avait fait qu’en sentir l’odeur, puis il était aussitôt entré dans le Gan Eden.

Le Rabbi Rayats écrivit, à son propos :

« Le ‘Hassid, Rav ‘Hano’h Hendel était un véritable pédagogue. Il ne se suffisait pas d’agir personnellement, d’étudier pour lui-même. Il intervenait également avec abnégation et dévouement, avec un désintéressement ‘hassidique, pour enseigner aux autres. Il accomplissait tout cela avec la flamme de l’amour du prochain et avec le caractère agréable de la ‘Hassidout ‘Habad ».

Thème de réflexion : le Rabbi fit l’éloge de ce ‘Hassid précisément parce qu’il rapprocha les autres
de la pratique juive. Nul ne peut se contenter d’être un ‘Hassid pour lui-même.

5750 (1990)

C’est en ce jour que la victoire, dans le jugement des livres sacrés de nos maîtres, appartenant à la bibliothèque Loubavitch, fut obtenue d’une façon définitive, aux yeux de toutes les nations, après le rejet du dernier appel interjeté par l’autre partie.

C’est de cette façon que la victoire du 5 Tévet 5747 prit un caractère définitif. Après que toute contestation ait été écartée, l’appartenance des livres à la bibliothèque Loubavitch fut confirmée, sans qu’il soit possible de la remettre en cause.

 

 

Vayé’hi à la lumière du Dvar Mal’hout – Rav Yaakov Abergel

Vayé’hi à la lumière du Dvar Mal’hout – Rav Yaakov Abergel

 

 

 

‘L’âme désire le dévoilement de l’Essence divine qui Se trouve dans le corps :
‘Rabbi Eléazar Hakapar disait : C’est malgré toi que tu as été créé, c’est malgré toi que tu es né, c’est malgré toi que tu vis et malgré toi que tu meurs…’.

Le Rabbi pose la question suivante : si l’on nait malgré soi pourquoi dans ce cas devient-on attaché à la vie au point que l’on meurt malgré soi ? A cette question le Rabbi répond qu’avant de naître l’âme ne désire pas descendre dans le corps. En effet, ‘l’âme est une parcelle véritable de Divinité d’En-haut’ et pourquoi devrait-elle quitter sa source divine pour descendre dans un corps et devenir prisonnière d’une âme animale ? Pour quelle raison devrait-elle s’exiler dans un monde rempli d’impureté et où la possibilité est donnée à l’homme de choisir entre le bien et le mal ?
De fait, face à la mission qui lui est imposée de descendre dans le corps afin de le raffiner et de le purifier, l’âme éprouve de la réticence et c’est pourquoi il est dit :’c’est malgré toi que tu es né !’.
Cependant, lorsque l’âme s’habille dans le corps et quelle y accomplit sa mission par l’accomplissement des Commandements divins, elle reçoit grâce au corps une lumière très élevée. De ce fait l’âme s’élève à un niveau supérieur à celui qu’elle avait avant de descendre dans le corps. C’est pour cette raison que lorsque l’âme parvient au terme de la mission qui lui a été confiée elle ne veut plus quitter son corps, et c’est à ce sujet qu’il est dit : ‘c’est malgré toi que tu meurs’.

Dans le Livre Torat-Chalom, le Rabbi Rachab explique ce principe en ces termes :
‘L’âme désire accomplir les commandements divins avec la contribution du corps car par ce moyen il y a un surplus de lumière. Les lumières qui se dévoilent grâce à la contribution du corps émanent de l’Essence divine. De fait, ce dévoilement de lumière est beaucoup plus élevé que la lumière de l’âme elle-même dont le niveau est celui de ‘la lumière qui remplit les mondes’ (Or -mémalé) alors que la lumière qui éclaire l’âme grâce au travail du corps est supérieure du fait qu’elle est du niveau de l’Essence divine (la lumière qui entoure les mondes’ : Or-sovev)’.

Ainsi, à présent, la lumière qui éclaire l’âme grâce au fait qu’elle s’habille dans le corps est extrêmement élevée, et dans les temps futurs ce principe apparaîtra avec encore plus d’évidence et de clarté puisqu’il est dit que dans les temps futurs ‘l’âme sera nourrie par le corps’. La ‘Hassidout nous enseigne que ‘l’âme sera nourrie par le corps’ signifie que l’âme recevra du corps la force de l’Essence divine qu’il possède (Likouteï-Si’hot, volume 15, page 411).
Au sujet du verset ‘Tu nous as choisi parmi tous les peuples’ l’Admour Hazaken nous enseigne que le contenu profond de ce verset est que L’Eternel a choisi le corps des enfants d’Israël et cela signifie que c’est précisément dans la matière du corps que se trouve la force de l’Essence divine.
Par ailleurs, le Rabbi Rachab souligne que du fait que D.ieu a choisi le corps des enfants d’Israël, et du fait que ‘l’âme Juive est une parcelle véritable de divinité d’En-haut’, il va de soi que ‘l’âme désire aussi le corps’ (Torat-Chalom, page 132).

 

La différence entre les mois d’hiver et les mois d’été :
Le principe selon lequel le monde physique reflète le monde spirituel s’applique ici au sujet de notre Paracha. En effet, pendant l’été les jours sont très longs et les nuits sont très courtes, et le Rabbi nous enseigne que cela signifie que pendant l’été notre service divin est essentiellement accompli au moyen de la lumière de notre âme car celle-ci est comparée à la lumière du soleil. En revanche, pendant l’hiver les jours sont très courts alors que les nuits sont très longues et cela signifie que notre accomplissement de la Torah et des Commandements divins est accompli essentiellement au moyen du corps.
De fait, pendant l’été le soleil brille avec force et de la même façon pendant l’été la lumière de l’âme brille avec force dans le corps. Notre travail consiste alors à purifier le corps afin que celui-ci ne constitue pas un obstacle au dévoilement de la lumière de l’âme dans le corps.
A l’opposé pendant les mois d’hiver (et tout particulièrement pendant le mois de Tévet), le soleil ne brille plus du tout avec la même force et le froid est alors dominant. De manière profonde cela signifie que pendant la période hivernale la lumière de l’âme ne brille pas avec la même force que pendant les mois d’été et c’est la raison pour laquelle l’essentiel de notre travail pendant les mois d’hiver consiste à ‘purifier notre corps précisément au moyen du corps lui-même et non pas au moyen de la lumière de l’âme’.

La force de l’Essence divine se trouve dans le corps :
Cette déclaration du Rabbi peut surprendre. En effet, comment est-il possible de transformer un corps grossier et matériel en un corps saint, au moyen du corps lui-même et sans la contribution de l’âme ?
Dans le Likouteï-Sihot (volume 15, page 411) le Rabbi nous enseigne que ‘le lien qui unit la matière du corps à D.ieu est plus élevé que le lien qui unit l’âme à D.ieu car c’est précisément dans la matière du corps que se trouve la force de l’Essence divine’.
L’un des points de la Si’ha du Dvar-Mal’hout est le principe que le Rabbi rapporte ici selon lequel ‘la force de l’Essence divine qui est dans le corps se dévoile lorsque la lumière de l’âme n’est pas dévoilée dans le corps’.
En effet, le Rabbi nous enseigne qu’il existe deux façons d’illuminer l’obscurité de l’exil. La première façon consiste à amener de la lumière pour chasser l’obscurité, c’est à dire que dans ce cas la lumière va remplacer l’obscurité, comme cela se produit en été lorsque les jours sont très longs. La deuxième façon consiste à ce que l’obscurité elle-même se mette à éclairer, comme ce sera le cas dans les temps futurs, ainsi qui est dit : ‘La nuit brillera comme le jour’, mais à présent, pendant l’exil, c’est précisément en hiver que l’obscurité se met à éclairer du fait qu’en hiver ‘le corps travaille seul’ sans le concours de l’âme (en hiver les jours sont très courts)

Un exemple du Baal-Chem-Tov :
Le Rabbi illustre ce principe au moyen d’une histoire du Baal Chem Tov que son beau-père le Rabbi Rayats lui rapporta au nom du Tséma’h Tsédek :

‘Un jour, alors qu’il n’y avait pas suffisamment de lumière dans le Beïth-ha-Midrache, les élèves du Baal Chem Tov demandèrent à leur Maître ce qu’ils devaient faire. Le Baal Chem Tov leur répondit de détacher quelques stalactites de glace qui étaient accrochées sur le bord du toit du Beïth-ha-Midrache. Les élèves partirent alors en chercher et lorsqu’ils les déposèrent sur les tables elles se mirent à briller et le Beït-ha-Midrache fut alors inondé de lumière.

La glace est comparée ici au corps de l’homme, car de même que le corps constitue un voile qui cache la lumière de l’âme, la glace représente elle-aussi l’obscurité. En effet, le cerveau et l’intellect sont froids, et le Rabbi souligne ici que l’avantage de l’étude de la ‘Hassidout est qu’elle réchauffe le cœur et l’intellect, lui apporte de la chaleur et de la lumière. Le Rabbi rapporte dans le Hayom-Yom du 11 Sivan les paroles du Rabbi Rachab à ce sujet :
‘Dans le service de D.ieu basé sur la ‘Hassidout on retrouve tous les niveaux qui existent. Celui du mort n’a nullement besoin d’être défini, Mais, D.ieu merci, la résurrection des morts existe également dans sa dimension spirituelle. Un mort est froid, et rien n’est plus froid que la logique humaine, que l’intellect naturel. Mais, lorsque l’intellect naturel perçoit un concept divin, et que les sentiments s’enflamment en concevant ce plaisir intellectuel, alors il s’agit d’une véritable résurrection des morts.’

La ‘Hassidout est comparée à l’huile car la lumière de la ‘Hassidout éclaire l’intellect en lui permettant ‘de percevoir un concept divin’ et elle éclaire le cœur au point ‘de s’enflammer en concevant le plaisir de l’intellect’.
La glace est froide et le froid évoque l’obscurité, ainsi que la ‘Hassidout nous l’enseigne. Bien que la glace représente la froideur et l’obscurité, il n’en demeure pas moins qu’elle peut elle-aussi éclairer. Il en va de même pour le corps de l’homme. Le miracle survenu dans le Beït-ha-Midrache nous enseigne que le corps peut lui-même éclairer sans la contribution de l’âme.

Messirout-néfech ou la capacité de faire totalement don de nous-mêmes, d’après un enseignement du Rabbi Rayats :
Dans le Livre du Rabbi Rayats qui regroupe les discours Hassidiques du Rabbi de l’année 5685 (page 257 jusqu’à la page 264), le Rabbi Rayats explique que lorsqu’un Juif termine sa prière et qu’il retrouve ses activités dans ce monde profane, il arrive donc qu’il ne ressente plus dans son cœur la soumission qu’il a ressenti pendant sa prière. Son cœur n’est plus enflammé par l’amour de D.ieu. Il peut alors arriver qu’il tombe dans la grossièreté et l’absence d’humilité. Le Rabbi décrit cet homme comme ‘un homme qui dort dans l’exil’, mais malgré cela le Rabbi souligne que même dans ‘le sommeil de l’exil le cœur de cet homme demeure éveillé !’.
Nous devons comprendre que ‘le cœur de cet homme qui demeure éveillé’ est une allusion à l’Essence de l’âme Juive. L’Essence de l’âme Juive fait Un avec D.ieu et un Juif fait Un avec D.ieu quel que soit la situation et l’exil dans laquelle il se trouve. Même dans la plus profonde obscurité chaque Juif demeure lié à D.ieu, et rien ne peut affecter l’amour que chaque Juif ressent pour son Père qui est dans le ciel. La capacite de messirout-néfech, c’est à dire la capacité de faire don de sa propre Vie pour sanctifier le Nom de D.ieu n’appartient qu’au Peuple Juif car seuls les enfants d’Israël sont unis au Saint béni soit-Il au point que ‘l’âme Juive est une parcelle véritable de Divinité d’En-haut’.
Or, le Rabbi Rayats écrit que ‘le point du cœur d’un Juif’ (c’est à dire l’Essence de l’âme Juive) Se dévoile précisément quand un Juif doit faire face à l’Ennemi, à celui qui s’oppose a son service divin ou à tout ce qui remet en question le lien essentiel qui l’unit à son Père qui est dans le ciel. Cela veut dire que la capacite des Juifs de faire don d’eux-mêmes se dévoile beaucoup plus facilement pendant l’exil qu’à l’époque du Temple, car ‘lorsqu’un ennemi s’oppose à notre étude de la Torah ou à notre accomplissement des Commandements divins cela réveille l’Essence du point du cœur, lequel représente la Emouna pure qui vit dans l’âme et dans le cœur de tous les enfants d’Israël’.
Le Rabbi met en relief ‘l’importance de ces Juifs simples car ce sont eux précisément, qui s’éloignent du mal et font le bien de manière concrète au-delà de la raison et de l’intellect sans être impressionné ni dérangé par quoi que ce soit. Ils savent seulement qu’ils doivent prier dans un Myniane, dire les Téhilim, accomplir les Commandements divins avec chaleur, éduquer leurs enfants selon la Voie de la Torah et des Mitsvoth, renforcer par tous nos moyens ceux qui ont la crainte de D.ieu et qui se consacrent à l’étude de la Torah car cela est très précieux aux d’Hachem’.

Ainsi, il est possible de dévoiler la force de messirout-néfech de notre âme beaucoup plus facilement à présent bien que nous vivions dans l’exil le plus profond et le plus obscur, que pendant la période ou le Temple était bien construit et bien présent sur la Terre d’Israël et qu’il éclairait de sa Lumière sainte l’âme et le cœur de tous les enfants d’Israël.

L’exemple du Rabbi Rayats du ‘talon du pied’ (lequel symbolise la matière du corps) et de l’eau bouillante (laquelle est une allusion à l’obscurité de l’exil) :
Afin d’expliquer ce principe, le Rabbi Rayats donne pour exemple le fait qu’il est plus beaucoup plus facile d’entrer le talon que d’entrer la tête dans de l’eau bouillante.
L’intellect se révèle dans le cerveau mais la volonté se révèle plus dans le talon du pied que dans le cerveau.
La force de messirout-néfech se dévoile dans le talon plus que dans la tête, et cela s’accorde au principe selon lequel la force de l’Essence divine se trouve dans le corps.
Notre génération est la génération du talon du Machia’h et la force du Don de soi (Messirout-néfech) est plus dévoilée dans notre génération que dans celle de Moche qui est elle-même appelée la génération de la Tête.

Le Rabbi Rayats nous enseigne que plus la lumière se dévoile, plus la matière du réceptacle de cette lumière doit être affinée. La matière de la tête est donc plus affinée que la matière du cœur et la matière du cerveau est plus affinée que la matière de l’œil, et la matière des organes respiratoires est plus affinée que la matière du pied, jusqu’à ce que la matière du talon qui est à l’extrémité du pied est la matière qui est la plus grossière et la moins affinée. Cependant, ‘plus une chose est élevée plus elle descend à un niveau très bas’. Par exemple, une pierre qui se trouve tout en haut d’un mur et qui tombe sur le sol s’éloignera davantage si elle tombe du haut du mur que si elle tombe d’un endroit du mur qui est moins élevé.

Il en va de même pour l’intellect. Plus un homme est élevé intellectuellement plus il descendra au niveau de son élevé et saura se mettre à sa portée. Mais si le Maître est moins élevé il ne saura pas enseigner et descendre au niveau de son élevé. Cela est aussi vrai pour toutes les forces de l’âme, car puisque la volonté est supérieure à l’intellect elle descendra à un niveau très bas et agira aussi bien dans les pieds que dans la tête. Mais du fait que la matière de la tête est très affinée et que la lumière de l’intellect se révèle précisément dans la tête et non pas dans le talon, la force de la volonté se révèle moins dans la tête que dans le talon. Le talon est plus réceptif à la volonté que la tête car la lumière de l’intellect est absente dans le talon.

Ainsi, la matière de la tête possède l’avantage par rapport au talon du fait que la matière de la tête est plus affinée que celle du talon et que dans ce cas la lumière de l’intellect se dévoile plus dans la tête que dans le talon. D’un autre côté, la force du talon est que la volonté se dévoile davantage dans le talon que dans la tête. La volonté est une force Makif qui est plus élevée et plus puissante que la force de l’intellect (qui est une force Pnimi. C’est pour cela qu’il est plus facile d’entrer le talon dans de l’eau bouillante que d’y entrer la tête.

 

Ainsi, d’une certaine façon la force de la volonté qui est au-delà de l’intellect se dévoile plus dans le talon où la lumière de l’intellect ne réside pas. Dans ce cas rien ne s’oppose à ce dévoilement, alors que dans la tête l’intellect constitue un obstacle au dévoilement de la volonté qui est elle-même au-delà de l’intellect.

Vendredi 29 décembre 2023 à 10h30 : Etude du Kovets de Vaye’hi – Ra’hel, « la maman juive »- Likouté Si’hot volume 30, 1ère Si’ha,  par le Rav Levi Azimov

Vendredi 29 décembre 2023 à 10h30 : Etude du Kovets de Vaye’hi – Ra’hel, « la maman juive »- Likouté Si’hot volume 30, 1ère Si’ha, par le Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
Attention : nouveau numéro
Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593#
ET SUR RADIO HASSIDOUT
RADIO HASSIDOUT

Vaye’hi – Ra’hel, « la maman juive »
Source : Likouté Si’hot volume 30, première Si’ha sur Vaye’hi

Le texte présente un passage du Talmud relatant une demande de Yaakov à son fils Yossef. Yaakov demande à Yossef de l’enterrer dans le Caveau des Patriarches, alors qu’il n’avait pas fait de même pour Rachel, la mère de Yossef, après sa mort soudaine en chemin.

Certains commentateurs (Rachi, Nahmanide) analysent cette demande de Yaakov comme des excuses auprès de Yossef. Le Sforno y voit plutôt l’expression de la grande tristesse qui habite encore Yaakov depuis la mort de Rachel, au point qu’il n’a plus eu d’enfants après.

Mais selon le Rabbi, il est évident que Yossef ne soupçonnait pas son père de négligence. Simplement, la demande de Yaakov a ravivé en Yossef la peine qu’il ressentait de ne pas voir sa mère honorée de la sépulture au Caveau des Patriarches.

Le Rabbi explique alors le sens profond de l’inhumation de Rachel « sur le bord du chemin » : loin d’être une défectuosité, c’est au contraire la volonté divine afin que Rachel puisse venir en aide à ses enfants lors de l’exil, en implorant la miséricorde divine pour eux. Ainsi Rachel accepte de renoncer à être dans le Caveau pour se mettre entièrement au service de ses enfants.

Le Rabbi conclut sur l’enseignement exceptionnel que représente le sacrifice consenti de Rachel : la mise entre parenthèses de soi-même et de ses propres intérêts pour se dédier au bien de ses enfants.

 

 

 

 

Torah Or Parachat Vaye’hi avec le Rav Yossef Its’hak Ofen תורה אור פרשת ויחי מאמר א׳ – רב יוסף יצחק אופן

Torah Or Parachat Vaye’hi avec le Rav Yossef Its’hak Ofen תורה אור פרשת ויחי מאמר א׳ – רב יוסף יצחק אופן

 

Beit Shemesh :  Opérations Tefilines du Rav Yaakov Yehouda Schwartz, même en plein cœur du quartier orthodoxe Hafetz Haim

Beit Shemesh : Opérations Tefilines du Rav Yaakov Yehouda Schwartz, même en plein cœur du quartier orthodoxe Hafetz Haim

Couverture : L’émissaire du Rabbi , Rav Yaakov Yehouda Schwartz (à droite) et un Hassid de Tolédoth Aharon (à gauche)

C’est à quoi ressemble « l’opération Tefilines » au cœur du quartier orthodoxe fermé de Beit Shemesh.  L’émissaire, Rav Yaakov Yehouda Schwartz, partage : « Dans certaines boutiques, les employés sont des jeunes en difficulté issus de familles orthodoxes ». La coopération avec le hassid de Tolédoth Aharon

 

Beit Shemesh est une ville de 150.000 habitants du district de Jérusalem en Israël, situé à environ 30 kilomètres à l’ouest de Jérusalem. Plus de la moitié des habitants sont orthodoxes.

Lors d’une de ses tournées quotidiennes pour « l’opération Tefilines » que mène chaque jour le Rav Yaakov Yehouda Schwartz, émissaire du Rabbi dans le quartier de Hafetz Haim à Beit Shemesh et dirige le Beth Menahem, un événement intéressant s’est produit récemment.

Le Rav Schwartz est entré dans un magasin Tamboor local et a proposé à un vendeur d’articles religieux de poser des Tefilines. L’homme a accepté.

Ce qui manquait au Rav Schwartz, c’était une kippa pour celui qui allait mettre les Tefilines.

Le vendeur du magasin, Reb David, est un Hassid affilié à la hassidout Tolédoth Aharon. Il a également aidé à convaincre le vendeur de mettre les Tefilines et s’est empressé de lui donner sa propre kippa blanche.

« Chaque jour, je fais plusieurs tournées pour propose a gens de mettre les Tefilines à toute heure dans les centres commerciaux, les magasins, dans la rue et sur les chantiers », raconte le Rav Schwartz. « Dans certaines boutiques, les employés sont des jeunes en difficulté issus de familles orthodoxes mais qui ne mettent pas quotidiennement les Tefilines.

« C’est une grande satisfaction que de mettre les Tefilines à ces Juifs, et c’est particulièrement émouvant de voir et d’entendre les réactions chaleureuses et enthousiastes des résidents du quartier orthodoxe, hommes, femmes et enfants, qui s’approchent pour remercier et exprimer leur émotion de voir ces Juifs mettre des Tefilines.


Le Rav Yaakov Yehouda Schwartz met les Tefilines à un jeune de Beth Shemesh

« Beaucoup expriment leur émotion en disant des choses comme : ‘Comment savais-tu qu’il n’avait pas mis les Tefilines ?’

« Le cœur du peuple d’Israël est éveillé et brûlant. On voit vraiment de ses propres yeux que « Par l’amour d’Israël nous amènerons le Machia’h » – ce n’est pas seulement un slogan, il n’y a pas de Juif qui ne soit pas ému par ce spectacle. »

Le Rav Schwartz conclut : « Ce n’est pas un hasard si tout cela se passe dans un magasin Tamboor du réseau ‘Kol Bo Mendel’ appartenant à Reb Morde’hai Mendelson, l’un des anciens hassidim Habad et entrepreneur très actif dans la ville de Beit Shemesh. Les affaires et les quatre coudées d’un homme témoignent de lui. »

 

  • Le Rav Yaakov Yehouda (Yankele) Schwartz (né en 1989) est l’émissaire du Rabbi et directeur de la maison Habad et du centre ‘Beit Menahem’ dans le quartier Hafetz Haim à Beit Shemesh, ainsi que le fondateur de l’institut ‘HaParsha BeHaïm’ et d’une ligne téléphonique pour des cours de hassidisme.
  • Il est né dans le quartier des Cent-Portes à Jérusalem le 6 Tamouz 1989, de son père le Rav Simha Gershon Schwartz, trésorier de longue date de la maison d’étude ‘Divrei Haïm’ – Tchakova à Jérusalem, homme de la communauté Douchinsky, et de sa mère Esther Yenta.
    Il s’est rapproché du hassidisme Habad à la suite de son frère aîné Mordehaï Yoël, et a été influencé par les enseignements du Rav Mendel Vekhter et de l’émissaire Rav Baroukh Wilhelm de Nahariya.
  • Après son mariage, il s’est installé à Beit Shemesh et a commencé à diffuser le hassidisme de manière privée auprès des habitants du quartier haredi où il avait élu domicile.
  • Après trois ans d’activité, il a été nommé en 2016 par l’émissaire du Rabbi à Beit Shemesh, Rabbi Eliezer Weiner, pour servir d’émissaire du Rabbi dans le quartier ‘Hafetz Haim’ de la ville, et a fondé la maison Habad du quartier, le ‘Centre Beit Menahem’, qui organise des offices hassidiques le chabbat, des Farbrengens les jours de semaine, des cours de hassidisme, et diffuse des textes hassidiques dans les synagogues ainsi qu’auprès des habitants individuellement.
  • Du fait que son habillement est resté celui des milieux hassidiques polonais, cela lui permet d’agir de façon plus large au sein de cette communauté, et de répandre l’enseignement du hassidisme auprès de publics particuliers.
  • Pendant un certain temps, il a servi de secrétaire à la yeshiva Habad de Beit Shemesh.
  • En 2020, à la suite de l’épidémie de coronavirus, il a fondé une ligne téléphonique pour des cours de hassidisme où l’on peut écouter des conférences données par d’éminents orateurs Habad, et en 2021 il a fondé l’Institut ‘HaParsha BeHaïm’, qui diffuse chaque semaine un cours retranscrit du Rav Chabbataï Slonimsky.
  • Son frère, le Rav Mordehaï Yoël Schwartz, est le directeur du réseau de kollels de la Hassidout  ‘Maynei Israel’.