3 chapitres du Rambam en 5 minutes !  – Vendredi 27 Nissan 5785

3 chapitres du Rambam en 5 minutes ! – Vendredi 27 Nissan 5785

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Lois sur le ‘hametz et le pain azyme : Chapitre Huit (15 lois)

  1. Ordre des commandements du soir de Pessa’h – On commence par remplir une coupe de vin pour chacun, réciter le kiddouch et la bénédiction « chéhékhianou », puis boire. On procède ensuite à l’ablution des mains, puis on amène une table dressée avec le maror, une autre espèce végétale, du pain azyme, le ‘harosset, et l’agneau pascal (ou de nos jours, deux types de viande en souvenir de l’agneau pascal et du sacrifice de ‘haguiga).
  2. Première partie du seder – On commence par bénir « Qui crée le fruit de la vigne », on consomme une espèce végétale trempée dans le ‘harosset, puis on retire la table et on remplit la deuxième coupe. Le fils pose alors les questions « Ma nishtana » concernant les particularités de cette nuit.
  3. Récit de la sortie d’Égypte – On commence par l’aspect dénigrant du récit et on continue jusqu’à terminer le passage « L’araméen a voulu détruire mon père ». De nos jours, on ne mentionne pas « cette nuit-là, nous ne mangeons que de la viande grillée » puisque nous n’avons plus le sacrifice pascal.
  4. Explication des symboles – On ramène la table et on explique la signification de l’agneau pascal, du maror et du pain azyme en soulevant chacun d’eux. Pour l’agneau pascal, on parle désormais au passé, en mentionnant ce que mangeaient nos pères quand le Temple existait.
  5. Hallel et deuxième coupe – On poursuit avec « C’est pourquoi nous avons le devoir de remercier… », puis on récite le Hallel jusqu’à « pour la source d’eau », et on conclut par la bénédiction sur la délivrance. On boit alors la deuxième coupe de vin.
  6. Consommation du pain azyme – On procède à l’ablution des mains, on prend deux galettes azymes, en coupe une et prononce la bénédiction « Qui fait sortir le pain de la terre ». On utilise un pain non entier pour rappeler le « pain de pauvreté ».
  7. Consommation des sacrifices – À l’époque du Temple, on prononçait des bénédictions spécifiques pour la consommation du sacrifice de la fête et de l’agneau pascal, chaque bénédiction étant propre à chaque type de sacrifice.
  8. Pratique actuelle – Aujourd’hui, après la bénédiction sur le pain, on ajoute la bénédiction « sur la consommation du pain azyme », on trempe le pain dans le ‘harosset et on le mange. Puis on récite la bénédiction « sur la consommation des herbes amères », on trempe brièvement le maror dans le ‘harosset et on le mange. Finalement, on fait un sandwich de pain azyme et d’herbes amères en souvenir du Temple.
  9. Fin du repas – Après avoir mangé et bu à volonté, on termine par un morceau de pain azyme (autrefois de l’agneau pascal) pour que le goût reste dans la bouche, car cette consommation est un commandement.
  10. Troisième et quatrième coupes – On récite le birkat hamazone sur la troisième coupe et on la boit. Puis on verse la quatrième coupe, on conclut le Hallel, on récite la bénédiction sur le chant et « Qui crée le fruit de la vigne », puis on boit sans rien manger après, sauf de l’eau.
  11. Consommation de viande grillée – Dans les endroits où l’on a coutume de manger de la viande grillée le soir de Pessa’h, on peut le faire. Il est cependant interdit de manger un agneau grillé entier, pour ne pas donner l’impression de consommer le sacrifice pascal en dehors du Temple.
  12. Adaptations en l’absence de vin – Si on n’a pas de vin, on fait le kiddouch sur le pain azyme. Si on n’a que du maror comme espèce végétale, on l’utilise au début avec les bénédictions appropriées.
  13. Quantité minimale de pain azyme surveillé – Si on n’a qu’un volume d’olive de pain azyme surveillé, on termine le repas avec ce morceau après avoir mangé du pain azyme non surveillé durant le repas.
  14. Interruption pendant le repas – Si quelqu’un s’endort pendant le repas et se réveille, il ne doit pas manger à nouveau. Si plusieurs personnes se sont endormies puis réveillées, elles ne peuvent pas manger, mais si elles ont simplement somnolé, elles peuvent continuer.
  15. Texte de la Haggada – Le texte traditionnel de la Haggada comprend « Ha lachma anya », les quatre questions, le récit de l’esclavage et de la délivrance, l’histoire des quatre fils, l’explication des symboles de Pessa’h, et les psaumes de louange.

FIN DES LOIS SUR LE ‘HAMETZ ET LE PAIN AZYME

La Haggadah 

  1. Structure initiale de la Haggadah – On commence sur la deuxième coupe en disant « Nous sommes sortis d’Égypte avec précipitation » puis « Ha La’hma Anya » (Voici le pain de misère) que nos ancêtres ont mangé en sortant d’Égypte. Que celui qui a faim vienne et mange, que celui qui a besoin vienne et célèbre Pessa’h.
  2. Questions initiales (Ma Nishtana) – On pose les quatre questions fondamentales: pourquoi cette nuit nous trempons deux fois, mangeons seulement de la Matsa, consommons des herbes amères, et sommes tous accoudés.
  3. Le récit de la servitude – « Nous étions esclaves de Pharaon en Égypte et l’Éternel notre Dieu nous en a fait sortir avec une main puissante et un bras étendu. » Même si nous étions tous sages et instruits, nous aurions encore l’obligation de raconter la sortie d’Égypte.
  4. L’exemple des Sages – Histoire de Rabbi Eliezer, Rabbi Yehoshoua, Rabbi Elazar ben Azarya, Rabbi Akiva et Rabbi Tarfon qui ont discuté de la sortie d’Égypte toute la nuit à Bnei Brak jusqu’à ce que leurs élèves leur rappellent l’heure du Shema.
  5. L’obligation de mentionner la sortie d’Égypte – Rabbi Elazar ben Azarya dit qu’il n’avait pas réussi à justifier la mention de la sortie d’Égypte la nuit jusqu’à ce que Ben Zoma l’explique par le verset « afin que tu te souviennes du jour de ta sortie d’Égypte tous les jours de ta vie ».
  6. Les quatre fils – « Béni soit Celui qui a donné la Torah à Son peuple Israël. » La Torah parle de quatre types de fils: le sage, le méchant, le simple et celui qui ne sait pas poser de questions.
  7. Le fils sage – Il demande: « Quels sont ces témoignages, ces lois et ces jugements que l’Éternel nous a ordonnés? » On lui enseigne toutes les lois de Pessa’h jusqu’à celle qu’on ne conclut pas le repas après l’Afikoman.
  8. Le fils méchant – Il demande: « Que signifie ce service pour vous? » En disant « pour vous » et non « pour nous », il s’exclut de la communauté. On lui répond en disant: « C’est pour cela que l’Éternel a agi en ma faveur quand je suis sorti d’Égypte » – pour moi et non pour lui; s’il avait été là, il n’aurait pas été délivré.
  9. Le fils simple – Il demande: « Qu’est-ce que cela? » On lui répond: « Par la force de Sa main, l’Éternel nous a fait sortir d’Égypte, de la maison d’esclavage. »
  10. Celui qui ne sait pas questionner – Pour lui, c’est toi qui dois commencer, comme il est dit: « Tu raconteras à ton fils ce jour-là, en disant: C’est parce que l’Éternel a agi ainsi pour moi lorsque je suis sorti d’Égypte. »
  11. Les origines idolâtres – Au début, nos ancêtres étaient idolâtres, mais maintenant le Tout-Puissant nous a rapprochés de Son service, comme il est dit dans le livre de Josué concernant nos ancêtres qui servaient d’autres dieux au-delà du fleuve.
  12. La promesse divine – Béni soit Celui qui tient Sa promesse à Israël, car Dieu a calculé la fin pour accomplir ce qu’Il avait dit à Abraham lors de l’alliance entre les morceaux, comme il est dit: « Sache que ta descendance sera étrangère dans un pays qui ne sera pas le sien… »
  13. La protection divine à travers les générations – C’est cette promesse qui a soutenu nos ancêtres et nous, car ce n’est pas seulement une fois qu’on s’est levé contre nous pour nous anéantir, mais à chaque génération on se lève contre nous, et le Saint béni soit-Il nous sauve de leurs mains.
  14. L’intention de Laban – Va et apprends ce que Laban l’Araméen voulait faire à notre père Jacob. Pharaon n’avait décrété que contre les mâles, alors que Laban voulait tout déraciner, comme il est dit: « L’Araméen voulait faire périr mon père, qui descendit en Égypte et y séjourna. »
  15. Avec peu de personnes – Comme il est dit: « Avec soixante-dix personnes, tes pères descendirent en Égypte, et maintenant l’Éternel ton Dieu t’a rendu aussi nombreux que les étoiles du ciel. »
  16. Devenir une nation – Cela enseigne qu’Israël était distinct là-bas. « Grand et puissant » – comme il est dit: « Les enfants d’Israël furent féconds, pullulèrent, se multiplièrent et devinrent très puissants; et le pays en fut rempli. »
  17. Très nombreux – Comme il est dit: « Je t’ai multiplié comme la végétation des champs; tu as grandi, tu t’es développée, tu as atteint l’âge de puberté. »
  18. La maltraitance égyptienne – Comme il est dit: « Allons, montrons-nous habiles à son égard, de peur qu’il ne se multiplie et que, s’il survenait une guerre, il ne se joigne à nos ennemis. »
  19. L’oppression – Comme il est dit: « Ils établirent sur eux des chefs de corvées afin de les opprimer par des travaux pénibles; ils bâtirent pour Pharaon les villes d’approvisionnement de Pithom et Ramsès. »
  20. Le travail forcé – Comme il est dit: « Les Égyptiens asservirent les enfants d’Israël avec rigueur. »
  21. Le cri vers Dieu – Comme il est dit: « Pendant ces jours nombreux, le roi d’Égypte mourut; les enfants d’Israël gémissaient sous la servitude et poussèrent des cris. »
  22. Dieu entend – Comme il est dit: « Dieu entendit leurs gémissements; et Dieu se souvint de Son alliance avec Abraham, Isaac et Jacob. »
  23. Il voit notre souffrance – Cela fait référence à la séparation conjugale, comme il est dit: « Dieu vit les enfants d’Israël et Dieu sut. »
  24. Notre labeur – Ce sont les enfants, comme il est dit: « Tout fils qui naîtra, vous le jetterez dans le fleuve, mais vous laisserez vivre toutes les filles. »
  25. Notre oppression – C’est la pression, comme il est dit: « J’ai vu l’oppression que les Égyptiens font peser sur eux. »
  26. La sortie d’Égypte par Dieu Lui-même – Non par un ange, non par un séraphin, non par un messager, mais le Saint béni soit-Il Lui-même dans Sa gloire, comme il est dit: « Je parcourrai le pays d’Égypte cette nuit-là et Je frapperai tout premier-né. »
  27. Main puissante – C’est la peste, comme il est dit: « Voici que la main de l’Éternel sera sur ton bétail qui est dans les champs. »
  28. Bras étendu – C’est l’épée, comme il est dit: « Son épée était dégainée dans sa main, étendue sur Jérusalem. »
  29. Grande terreur – C’est la révélation de la Présence Divine, comme il est dit: « Ou bien, Dieu a-t-Il essayé de venir prendre pour lui une nation du milieu d’une autre nation par des prodiges, des signes, des miracles… »
  30. Avec des signes – C’est le bâton, comme il est dit: « Prends dans ta main ce bâton avec lequel tu feras les signes. »
  31. Avec des prodiges – C’est le sang, comme il est dit: « Je montrerai des prodiges dans les cieux et sur la terre: du sang, du feu et des colonnes de fumée. »
  32. Les dix plaies – D’une autre manière: « main puissante » compte pour deux, « bras étendu » pour deux, « grande terreur » pour deux, « signes » pour deux, et « prodiges » pour deux, ce qui correspond aux dix plaies que le Saint béni soit-Il a infligées aux Égyptiens en Égypte.
  33. Les trois éléments essentiels – Rabban Gamliel disait: « Quiconque n’a pas mentionné ces trois choses à Pessa’h n’a pas accompli son devoir: l’agneau pascal, la matsa et les herbes amères. »
  34. L’agneau pascal – Que nos ancêtres mangeaient lorsque le Temple existait, en souvenir de ce que Dieu a passé par-dessus les maisons de nos ancêtres en Égypte.
  35. La matsa – Que nous mangeons, en souvenir de ce que la pâte de nos ancêtres n’a pas eu le temps de lever avant que le Roi des rois ne se révèle à eux et les délivre.
  36. Les herbes amères – Que nous mangeons, en souvenir de ce que les Égyptiens ont rendu amère la vie de nos ancêtres en Égypte.
  37. L’obligation personnelle – À chaque génération, chacun doit se considérer comme étant lui-même sorti d’Égypte, car Dieu n’a pas seulement délivré nos ancêtres, mais nous a également délivrés.
  38. Notre devoir de reconnaissance – C’est pourquoi nous devons remercier, louer, glorifier, exalter Celui qui a accompli tous ces miracles pour nos ancêtres et pour nous, et nous a fait passer de l’esclavage à la liberté, de l’affliction à la joie.
  39. Récitation du Hallel – On récite le Hallel: « Louez l’Éternel! Louez, serviteurs de l’Éternel! » jusqu’à « Le rocher changé en source d’eau. »
  40. Bénédiction de la délivrance – Béni sois-Tu, Éternel notre Dieu, Roi de l’univers, qui nous as délivrés et as délivré nos ancêtres d’Égypte, et nous as amenés jusqu’à cette nuit pour y manger de la matsa et des herbes amères.
  41. La deuxième nuit de la fête – De la même manière qu’on récite la bénédiction et qu’on lit la Haggadah le premier soir de Pessa’h, on le fait également la deuxième nuit en diaspora, et on est également obligé de boire les quatre coupes de vin.

 

Lois du Chofar, de la Soucca et du Loulav

Chapitre Premier – Lois du Chofar (8 lois)

  • Obligation d’écouter le Chofar – Il est un commandement positif de la Torah d’écouter le son du chofar à Rosh Hachana. Le chofar utilisé est une corne de bélier courbe, comme celui du yovel.
  • Utilisation au Temple – Dans le Temple, on sonnait avec un chofar et deux trompettes, le son du chofar étant allongé. En dehors du Temple, on ne sonne qu’avec un chofar.
  • Validité selon la propriété – On peut utiliser le chofar d’un non-juif, mais pas celui d’une ville apostate. Si on a sonné avec un chofar volé, on est quitte car la mitsva consiste à écouter le son, et les lois du vol ne s’appliquent pas à un son.
  • Restrictions liées au jour de fête – On ne doit pas profaner le jour de fête pour obtenir un chofar, car la sonnerie du chofar est un commandement positif qui ne repousse pas à la fois un commandement positif et négatif du jour de fête.
  • Dimensions et intégrité du chofar – Le chofar doit être suffisamment long pour être tenu dans les mains et visible de part et d’autre. S’il est fendu dans sa longueur, il est impropre, mais s’il est fendu dans sa largeur et qu’il reste assez long, il reste valide.
  • Modifications du chofar – Si on ajoute une matière au chofar ou qu’on le recouvre d’or à l’intérieur ou à l’embouchure, il devient impropre. Si on place un chofar dans un autre, seul le son du chofar intérieur est valide.
  • Altérations acceptables – Si on raccourcit un chofar trop long ou qu’on le rabote jusqu’à ne laisser que la fine écorce extérieure, il reste valide. Tous les types de sons (lourd, fin, râpé) sont acceptables.
  • Lieu de la sonnerie – Si on sonne dans une citerne ou une grotte, ceux qui sont à l’intérieur sont quittes, et ceux qui sont à l’extérieur le sont aussi s’ils entendent le son direct du chofar et non l’écho.

 

Chapitre Deux – Personnes astreintes et intentions (10 lois)

  1. Personnes astreintes – Tous sont astreints à écouter le chofar (cohanim, lévites, israélites, convertis, esclaves libérés) sauf les femmes, les esclaves et les enfants. Les personnes de statut mixte (mi-esclave/mi-libre) et les hermaphrodites sont astreintes.
  2. Validité selon le sonneur – Celui qui n’est pas astreint ne peut pas rendre quitte celui qui l’est. Un hermaphrodite peut rendre quitte un autre hermaphrodite mais pas une personne d’un autre statut.
  3. Cas particulier de l’esclave mi-libre – Celui qui est mi-esclave et mi-libre ne peut pas se rendre quitte lui-même et doit écouter un homme libre sonner pour lui.
  4. Nécessité d’intention – Celui qui sonne pour apprendre ne remplit pas son obligation. Il faut que celui qui entend et celui qui sonne aient tous deux l’intention de remplir l’obligation.
  5. Intention collective – Si une personne sonne avec l’intention de rendre quitte quiconque l’entend, et qu’un auditeur a l’intention d’être acquitté, il est quitte même si le sonneur ne le connaît pas spécifiquement.
  6. Restrictions du Chabbat – Quand Rosh Hachana tombe un Chabbat, on ne sonne pas partout, par décret rabbinique, de crainte que quelqu’un transporte le chofar dans le domaine public.
  7. Éducation des enfants – Les enfants peuvent s’exercer à sonner le chofar un jour de Chabbat ordinaire, et les adultes peuvent leur enseigner même le jour de fête, car l’interdiction relève seulement de chvout.
  8. Exceptions pendant l’époque du Temple – Quand le Temple existait, on sonnait à Jérusalem le Chabbat et dans les villes environnantes d’où l’on pouvait voir Jérusalem.
  9. Pratique actuelle avec un tribunal – Aujourd’hui, on ne sonne le Chabbat qu’en présence d’un tribunal fixe ayant reçu la smikha en Israël et qui a sanctifié la nouvelle lunaison.
  10. Observation de deux jours de fête – À notre époque, on sonne le second jour de fête comme le premier. Si le premier jour tombe un Chabbat et qu’il n’y a pas de tribunal approprié, on sonne uniquement le second jour.

 

Barouh Dayan Haemet : Mme Feiga Tzippora Kot, 25 ans, Chlou’ha à Beer Chéva, a quitté ce monde le 16 Nissan 5784

Barouh Dayan Haemet : Mme Feiga Tzippora Kot, 25 ans, Chlou’ha à Beer Chéva, a quitté ce monde le 16 Nissan 5784

 

Une foule a accompagné aujourd’hui à sa dernière demeure la jeune Chlou’ha Feiga Tzippora Kot, décédée à l’âge de 25 ans après une longue maladie. Son père, le Rav Shai Soknick, lui a fait ses adieux avec une grande douleur : « On ne comprenait pas d’où elle tirait cette force ».

Son père, le Rav Shai Soknick, (qui’il ai une longue vie), a fait ses adieux avec une grande douleur à sa fille.

Lors de funérailles en larmes et emplies de douleur, de nombreuses personnes ont accompagné aujourd’hui (mercredi) à sa dernière demeure la jeune Chlou’ha de Beer Sheva, la rabbanite Feiga Tzippora Kot, décédée ce matin.

Lors des funérailles, qui ont débuté au770 de Kfar Habad et se sont poursuivies jusqu’au cimetière d’Ahiezer, de nombreuses personnes ont loué sa personnalité et lui ont fait leurs adieux avec une grande douleur, après avoir prié pour sa guérison pendant de longs mois.

Quelques instants avant l’inhumation, son père, qui vivra longtemps, le Rav et guide spirituel Shai Soknick de Kfar Habad, lui a fait ses adieux avec douleur. À ses côtés se tenait son gendre, le mari de la Chlou’ha, le Rav Mordehai Kot.

« Dans l’école où elle travaillait, partout où elle intervenait, il y avait une révolution », a raconté le père. « Les choses qu’elle a faites sont utilisées partout. »

Le père a ajouté : « Cette dernière année, elle a fait preuve de tellement de force d’âme que tous ceux qui l’entouraient, ses frères et sœurs, ne comprenaient pas d’où elle tirait cette force. Elle a conquis tout le monde. »

« Toute l’équipe médicale, tous se sont connectés à elle, avec son sourire, jusqu’au dernier moment. »

Le père a également raconté : « Le soir du Seder, elle s’est assise avec toutes ses forces et a participé autant qu’elle le pouvait. Pendant toute cette période, nous avons aussi découvert quelle famille unie nous avions et combien Kfar Habad était uni, tout cela aussi grâce à elle. Puissions-nous bientôt mériter de voir ‘ceux qui dorment dans la poussière se réjouir et chanter’. »



 

3 chapitres du Rambam en 5 minutes !  – Vendredi 27 Nissan 5785

3 chapitres du Rambam en 5 minutes ! – Jeudi 26 Nissan 5785

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Lois sur le ‘hametz et le pain azyme (Chapitres 5, 6 et 7)

Chapitre Cinq – Ce qui est considéré comme ‘hametz (26 lois)

  1. Les cinq types de céréales – L’interdiction du ‘hametz à Pessa’h s’applique uniquement aux cinq types de céréales : le blé, l’épeautre, l’orge, l’avoine et le seigle. Les légumineuses comme le riz et le millet ne peuvent pas fermenter au sens de la Torah et sont donc permises.
  2. Fermentation avec des jus de fruits – Les cinq céréales pétries uniquement avec des jus de fruits (vin, lait, miel, huile d’olive) sans eau ne fermentent jamais au sens de la Torah et sont permises, même si la pâte gonfle.
  3. Cuisson dans l’eau – Il est interdit de cuire du blé ou de la farine dans l’eau car ils deviennent ‘hametz, mais on peut faire cuire de la farine dans l’eau très bouillante car elle cuit avant de fermenter.
  4. Cuisson avec jus de fruits – Il est permis de cuire des céréales ou de la farine dans des jus de fruits, car ceux-ci ne provoquent pas de fermentation.
  5. Précautions avec les épis grillés – La farine d’épis passés au feu ne doit pas être cuite dans l’eau à Pessa’h, de peur qu’ils n’aient pas été correctement grillés et fermentent.
  6. Mélange d’orge avec de l’eau – L’orge ne doit pas être mélangée à l’eau pendant Pessa’h car elle fermente rapidement. Si mélangée, elle est interdite si assez tendre pour se fendre lorsque posée sur la grille de cuisson.
  7. Mélange de blé avec de l’eau – Les grains de blé peuvent être mélangés à l’eau pour retirer le son, à condition d’être moulus immédiatement après.
  8. Céréales trouvées dans un plat cuit – Si des grains fendus sont trouvés dans un plat, tout le plat est interdit. Si les grains ne sont pas fendus, on les retire et le reste du plat est permis.
  9. Protection du pain azyme – Le verset « vous garderez les pains azymes » implique qu’il faut protéger les céréales de tout contact avec l’eau après la moisson. Les céréales mouillées doivent être vendues avant Pessa’h.
  10. Égouttement continu – Les céréales sous un égouttement continu ne fermentent pas, mais si l’écoulement s’arrête et qu’elles reposent, elles sont interdites.
  11. Préparation de la pâte – On ne pétrit qu’une petite quantité de pâte à la fois, uniquement avec de l’eau froide ayant passé la nuit.
  12. Conditions de pétrissage – Une femme ne doit pas pétrir au soleil ou sous un ciel nuageux, ni laisser la pâte sans surveillance. La pâte ne doit pas dépasser la quantité nécessaire pour un pain.
  13. Signes de fermentation – Une pâte laissée sans surveillance qui émet un bruit quand on la frappe ou qui a reposé le temps de marcher un mil est ‘hametz et doit être brûlée.
  14. Deux pâtes reposant ensemble – Si deux pâtes reposent ensemble et que l’une émet un bruit quand on la frappe, les deux sont considérées comme ‘hametz et doivent être brûlées.
  15. Décorations sur la pâte – On ne fait pas de décorations sur le pain azyme car cela prend du temps et risque de provoquer la fermentation, sauf pour les boulangers experts.
  16. Eau utilisée pour le pétrissage – L’eau utilisée lors du pétrissage doit être versée dans un endroit en pente pour qu’elle ne stagne pas et ne fermente pas.
  17. Son pour les coqs – On ne trempe pas le son pour les coqs, mais on peut l’ébouillanter et le leur donner immédiatement.
  18. Nourrir les coqs – On peut pétrir du son pour les coqs et le leur donner immédiatement, en restant à proximité pour s’assurer qu’il ne repose pas.
  19. Usages interdits – Une femme ne doit pas tremper du son pour l’emporter au bain, un homme ne doit pas mâcher du blé pour l’appliquer sur une plaie, et on ne met pas de farine dans le ‘harosset ou la moutarde.
  20. Ingrédients permis dans la pâte – On peut ajouter des épices, du sésame ou des graines de pavot à la pâte. Le premier soir de Pessa’h, on ne pétrit qu’avec de l’eau pour conserver le caractère de « pain de pauvreté ».
  21. Ustensiles utilisés à froid – Les ustensiles en argile utilisés pour le ‘hametz à froid peuvent servir pour l’azyme à froid, sauf ceux utilisés pour le levain ou le ‘harosset.
  22. Plaque de cuisson – Une plaque d’argile ayant servi à cuire du ‘hametz ne doit pas être utilisée pour cuire du pain azyme, sauf si elle a été chauffée avec des braises.
  23. Ustensiles en métal utilisés à chaud – Les ustensiles en métal ou en pierre ayant servi pour le ‘hametz à chaud doivent être bouillis dans l’eau avant d’être utilisés pour l’azyme.
  24. Ustensiles utilisés comme kéli chéni – Les ustensiles ayant servi pour le ‘hametz en tant que kéli chéni doivent être trempés dans l’eau bouillante avant d’être utilisés pour l’azyme.
  25. Ustensiles en argile – Les ustensiles en argile ayant servi pour le ‘hametz à chaud ne peuvent pas être utilisés pour l’azyme pendant Pessa’h.
  26. Purification d’un grand ustensile – Un ustensile trop grand pour être plongé dans un autre peut être purifié en enduisant son bord de terre glaise et en le remplissant d’eau bouillante.

Chapitre Six – Les lois du pain azyme (12 lois)

  1. Obligation de manger du pain azyme – C’est un commandement positif de manger du pain azyme le soir du 15 Nissan, indépendamment du sacrifice de Pessa’h. Pour le reste de la fête, la consommation de pain azyme est optionnelle.
  2. Consommation sans mastication – Si on avale du pain azyme sans le mâcher, on est quitte du devoir de manger du pain azyme. Pour les herbes amères, on n’est pas quitte si on les avale sans les mâcher.
  3. Consommation sans intention – Si quelqu’un mange du pain azyme sous la contrainte et sans intention de réaliser le commandement, il est quand même quitte de son obligation.
  4. Types de céréales valables – On ne s’acquitte du devoir de manger du pain azyme qu’avec l’une des cinq céréales susceptibles de fermenter. Le riz et les légumineuses ne permettent pas de s’acquitter de ce devoir.
  5. Mélanges et pains spéciaux – Une pâte de blé et de riz ayant le goût de blé permet de s’acquitter du devoir. Le pain pour les chiens est valable si les bergers en mangent.
  6. Pain azyme avec jus de fruits – Un pain azyme pétri avec des jus de fruits permet de s’acquitter du devoir, mais pas s’il est pétri avec du vin, de l’huile ou du lait (pour le premier soir).
  7. Méthodes de cuisson – On s’acquitte du devoir avec du pain azyme cuit au four, en marmite, ou même dans la terre, à condition qu’il soit suffisamment cuit pour ne pas former de fils quand on le coupe.
  8. Pain azyme interdit – On ne s’acquitte pas du devoir en mangeant du pain azyme qui est interdit à la consommation, comme du tével ou du pain volé.
  9. Cas particuliers pour les cohanim – Les cohanim peuvent s’acquitter du devoir avec du pain azyme fait de ‘halla ou de terouma, bien que ce ne soit pas consommable par tous.
  10. Pain azyme lié aux sacrifices – On ne s’acquitte pas du devoir avec des pains azymes destinés aux sacrifices de toda ou du nazir, car ils n’ont pas été faits dans l’intention d’être du pain azyme.
  11. Obligation pour tous – Tous ont le devoir de manger du pain azyme, y compris les femmes et les esclaves. On habitue les enfants au commandement dès qu’ils peuvent manger du pain.
  12. Interdiction de conclure le repas – On ne conclut pas le repas après avoir mangé le pain azyme. Si on a mangé d’autres aliments après, on doit consommer à nouveau du pain azyme en conclusion.

Chapitre Sept – Le récit de la sortie d’Egypte (13 lois)

  1. Obligation du récit – Il est un commandement positif de raconter les miracles et prodiges de la sortie d’Egypte le soir du 15 Nissan, même sans enfants présents.
  2. Adaptation au niveau de l’enfant – Il faut enseigner à son fils en fonction de sa maturité, en simplifiant pour les jeunes enfants et en détaillant pour les plus âgés.
  3. Changements dans les habitudes – Il faut faire des changements cette nuit-là pour susciter la curiosité des enfants, comme distribuer des friandises ou retirer la table avant le repas.
  4. Structure du récit – On commence par l’aspect méprisable (l’idolâtrie initiale ou l’esclavage) et on conclut par l’aspect louable (la proximité avec Dieu ou la liberté).
  5. Trois mentions obligatoires – On doit mentionner l’agneau pascal, le pain azyme et les herbes amères, en expliquant pourquoi chacun est consommé.
  6. Identification personnelle – Chacun doit se considérer comme étant lui-même sorti d’Egypte, conformément au verset « tu te souviendras que tu as été esclave ».
  7. Les quatre coupes – Tout le monde, même les pauvres, doit boire quatre coupes de vin cette nuit-là, chacune d’au moins un reviit.
  8. L’obligation de s’accouder – On doit s’accouder sur le côté gauche en mangeant le pain azyme et en buvant les quatre coupes, pour marquer la liberté.
  9. Préparation du vin – Le vin peut être coupé d’eau pour être agréable à boire, mais doit contenir au moins un reviit de vin pur.
  10. Bénédictions sur les coupes – Chaque coupe est associée à une bénédiction spécifique: kiddouch, haggada, birkat hamazone et hallel.
  11. Le ‘harosset – Sa préparation est une mitsva d’ordre rabbinique, en souvenir de l’argile d’Egypte. On le fait avec des fruits écrasés, du vinaigre et des épices.
  12. Les herbes amères – Leur consommation est d’ordre rabbinique en l’absence du sacrifice pascal, auquel elles étaient originellement liées.
  13. Types d’herbes amères – Les cinq espèces considérées comme maror sont le raifort, les endives, le cerfeuil, le panicaut et l’armoise amère. On doit en manger au moins une olive, fraîches et non cuites.
3 chapitres du Rambam en 5 minutes !  – Vendredi 27 Nissan 5785

3 chapitres du Rambam en 5 minutes ! – Mercredi 25 Nissan 5785

Vous pouvez consulter le document complet en cliquant ce lien : Etude des 3 chapitres

 

Lois sur le ‘Hamets et le pain azyme

Chapitre Deux – L’élimination du ‘Hamets (19 lois)

  1. Obligation d’éliminer le ‘Hamets – La Torah prescrit l’élimination du ‘Hamets avant que sa consommation ne devienne interdite, le 14 Nissan, comme il est écrit : « le premier jour, vous ferez disparaître le levain de vos maisons ». Cette obligation est liée au sacrifice pascal qui doit être fait sans que le ‘Hamets existe encore.
  2. Nature de l’élimination – L’élimination mentionnée dans la Torah consiste à annuler le ‘Hamets dans son cœur, le considérer comme poussière, et décider qu’on n’a plus de ‘Hamets en sa possession.
  3. Obligation rabbinique de recherche – Les sages ont décrété qu’il faut rechercher physiquement le ‘Hamets dans les caches et les trous, et le faire sortir de tout son domaine. Cette vérification se fait la nuit du 14 Nissan à la lumière d’une bougie.
  4. Lumière pour la vérification – On ne vérifie pas à la lumière de la lune, du soleil ou d’une torche, mais à celle d’une bougie. Pour les espaces très lumineux comme les patios, la lumière du soleil suffit. Le centre d’une cour ne nécessite pas de vérification car les oiseaux y mangent tout ‘Hamets tombé.
  5. Vérification des trous entre voisins – Pour un trou entre deux voisins juifs, chacun vérifie jusqu’où sa main atteint et annule le reste. Un trou entre un juif et un non-juif n’est pas vérifié, de peur de susciter des soupçons de sorcellerie.
  6. Lieux nécessitant vérification – Les endroits où l’on ne fait pas entrer de ‘Hamets ne nécessitent pas de vérification. Les réserves d’alcool, de vin utilisées régulièrement, et les trous à mi-hauteur nécessitent vérification car on y fait généralement entrer du ‘Hamets.
  7. Règles concernant les taupes et rats – On ne craint pas qu’une taupe ait traîné du ‘Hamets vers un endroit où on n’en fait pas entrer. Cependant, si après vérification des dix pains on n’en retrouve que neuf, on doit vérifier une seconde fois.
  8. Rat avec ‘Hamets après vérification – Si on voit un rat entrer avec du ‘Hamets après la vérification, on doit vérifier à nouveau. Si on trouve des miettes, on ne présume pas que le rat a mangé le pain mais qu’il l’a caché.
  9. Enfant avec pain après vérification – Si un enfant entre avec du pain dans une maison vérifiée et qu’on trouve des miettes, on présume qu’il l’a mangé, contrairement au rat qui ne laisse pas de miettes en mangeant.
  10. Cas du rat prenant du ‘Hamets ou du pain azyme – Si on a laissé neuf paquets de pain azyme et un de ‘Hamets, qu’un rat en prend un sans qu’on sache lequel, et entre dans une maison vérifiée, il faut vérifier à nouveau.
  11. Cas où la vérification n’est pas nécessaire – Dans certains cas de doute, comme deux rats prenant deux paquets différents, on n’a pas besoin de vérifier une seconde fois car il n’y a pas d’ensemble de position fixe d’où se détacherait un élément interdit.
  12. Cas nécessitant vérification – Si le ‘Hamets a changé de place, si on a plus de pains qu’auparavant, ou si un rat est entré avec du ‘Hamets et qu’on doute de la maison concernée, il faut vérifier.
  13. Règles de probabilité concernant les rats – Si un rat entre avec du pain et qu’un rat similaire en sort avec du pain, on présume que c’est le même. Si leurs couleurs diffèrent, il faut vérifier. Si une taupe sort avec un rat et du pain, on présume que c’est le pain du rat.
  14. ‘Hamets au-dessus d’une poutre – Si du ‘Hamets se trouve au-dessus d’une poutre, on doit apporter une échelle pour le descendre car il pourrait tomber. S’il est dans une fosse, l’annulation suffit.
  15. Bloc de levain et pâte dans les fentes – Un bloc de levain utilisé comme siège dont la surface est enduite d’argile est considéré comme annulé. Une pâte dans les fentes d’un baquet doit être détruite si elle atteint le volume d’une olive en un endroit.
  16. Cas des murs d’une maison – Dans une maison, même si deux morceaux de ‘Hamets reliés par un fil ne suivent pas quand on tire le fil, on doit les détruire car ils pourraient être rassemblés lors du nettoyage.
  17. Location de maison le 14 Nissan – Une maison louée le 14 Nissan est présumée vérifiée. Les femmes, esclaves et mineurs ayant la maturité nécessaire sont dignes de confiance concernant la vérification du ‘Hamets.
  18. Responsabilité de vérification lors d’une location – Si le 14 Nissan arrive avant la remise des clés, c’est le propriétaire qui doit vérifier. Après la remise des clés, c’est le locataire.
  19. Voyageurs et entrepôts – Celui qui part en voyage dans les 30 jours précédant Pessah doit vérifier sa maison. Celui qui transforme sa maison en entrepôt dans les 30 jours précédant Pessah doit vérifier avant d’y faire entrer des marchandises.

Chapitre Trois – La destruction du ‘Hamets (11 lois)

  1. Procédure après vérification – Après la vérification du 14 Nissan, on rassemble tout le ‘Hamets trouvé et on le garde jusqu’à la sixième heure du 14 Nissan pour le détruire. On peut aussi le détruire immédiatement dans la nuit du 14.
  2. Stockage du ‘Hamets pour consommation – Le ‘Hamets gardé pour être mangé le lendemain jusqu’à la quatrième heure doit être placé dans un ustensile ou un coin bien identifié, sous surveillance constante.
  3. Vérification quand le 14 tombe Chabbat – Si le 14 Nissan tombe un Chabbat, on vérifie le jeudi soir (13 Nissan), on garde du ‘Hamets pour le Chabbat jusqu’à la quatrième heure et on détruit le reste avant Chabbat.
  4. Cas de la térouma – Pour les morceaux de térouma à brûler la veille de Chabbat, on ne mélange pas celle qui est pure avec celle qui est impure mais on les brûle séparément.
  5. Vérification tardive – Celui qui a oublié ou négligé de vérifier la nuit du 14 le fait le matin. S’il ne l’a pas fait à ce moment, il vérifie à l’heure de destruction. S’il ne l’a pas fait pendant la fête, il vérifie après pour détruire tout ‘Hamets trouvé.
  6. Bénédiction pour la vérification – Avant la vérification du ‘Hamets, on récite la bénédiction « qui nous as donné le commandement concernant la destruction du ‘Hamets ». Si on vérifie après la fête, on ne récite pas de bénédiction.
  7. Annulation du ‘Hamets après vérification – À la fin de la vérification, si celle-ci est faite avant la sixième heure du 14, on annule tout ‘Hamets restant invisible en déclarant qu’il soit considéré comme poussière. Après la sixième heure, cette annulation n’est plus possible.
  8. Conséquences d’une non-annulation – Si on n’a pas annulé le ‘Hamets avant la sixième heure et qu’on en trouve après, on transgresse les interdictions « Il ne sera pas vu » et « Il ne sera pas trouvé ». On doit le détruire dès qu’on le trouve.
  9. Personne sortie pour une mitsva – Celui qui sort de chez lui avant l’heure de destruction pour accomplir une mitsva et se rappelle avoir du ‘Hamets chez lui doit revenir le détruire s’il en a le temps. Sinon, il l’annule dans son cœur.
  10. Cas de la pâte qui fermente – Si quelqu’un laisse une pâte chez lui et craint qu’elle ne fermente avant son retour, il doit l’annuler dans son cœur avant qu’elle ne fermente. Une fois fermentée, l’annulation est inefficace.
  11. Méthodes de destruction – On détruit le ‘Hamets en le brûlant, en l’émiettant et le jetant au vent, ou en le jetant à la mer. Le ‘Hamets sous un éboulement de trois téfa’him est considéré comme détruit. Le ‘Hamets brûlé après la sixième heure ne peut plus être utilisé, même sous forme de braises.

Chapitre Quatre – Les lois de possession du ‘Hamets (12 lois)

  1. Interdiction de posséder du ‘Hamets – La Torah interdit qu’un juif possède du ‘Hamets pendant Pessah, même enfoui ou en dépôt chez un non-juif, comme il est écrit: « Il ne te sera pas vu de ‘Hamets » et « Du levain ne sera pas trouvé dans vos maisons ».
  2. ‘Hamets d’un non-juif – Le ‘Hamets appartenant à un non-juif peut se trouver chez un juif pendant Pessah, mais il faut ériger une barrière de dix téfa’him pour éviter d’en venir à l’utiliser.
  3. ‘Hamets en dépôt d’un non-juif – Si un juif accepte la responsabilité d’un ‘Hamets laissé en dépôt par un non-juif, il doit le détruire car il est considéré comme sien. Sans cette responsabilité, il peut le garder.
  4. Cas du non-juif puissant – Si un non-juif puissant laisse son ‘Hamets en dépôt chez un juif qui sait qu’il sera forcé de rembourser en cas de perte, il doit le détruire même sans avoir explicitement accepté la responsabilité.
  5. ‘Hamets en gage – Si un juif laisse son ‘Hamets en gage chez un non-juif avec clause d’acquisition rétroactive avant Pessah en cas de non-remboursement, ce ‘Hamets devient propriété du non-juif et est permis après Pessah.
  6. Vente de ‘Hamets en voyage – Un juif arrivant en bateau avec du ‘Hamets à la cinquième heure peut le vendre ou le donner à un non-juif, puis le racheter après Pessah, à condition que ce soit un don sans condition.
  7. Vente conditionnelle interdite – On ne peut pas vendre ou donner du ‘Hamets à un non-juif avec une condition dont la réalisation pendant Pessah déterminerait la validité de la transaction.
  8. Mélanges contenant du ‘Hamets – On transgresse les interdictions de possession même pour des mélanges contenant du ‘Hamets, comme la saumure du kouta’h babylonien ou l’alcool de Mède. Un mélange non comestible est permis.
  9. Cuve des tanneurs – La cuve des tanneurs contenant de la farine et des peaux peut être gardée. La farine seule mise plus de trois jours avant Pessah est permise car déjà décomposée.
  10. Produits médicinaux contenant du ‘Hamets – Les collyres, compresses, emplâtres ou tiriak contenant du ‘Hamets peuvent être gardés car la forme du ‘Hamets s’y est décomposée.
  11. Pain pourri et objets traités avec ‘Hamets – Un pain pourri non comestible par un chien, les vêtements lavés à l’amidon de blé, ou les parchemins collés avec du ‘Hamets peuvent être gardés car la forme du ‘Hamets n’y persiste pas.
  12. Consommation après Pessah – Une substance contenant du ‘Hamets non consommable par tous les hommes, bien que permise à la possession pendant Pessah, reste interdite à la consommation après Pessah, même en quantité infime.
VIDEO. Farbrenguen de Youd Aleph Nissan 5784 avec le Rav Yossef Its’hak Gurevitch au 770 de Ramat Shlomo – Jérusalem

VIDEO. Farbrenguen de Youd Aleph Nissan 5784 avec le Rav Yossef Its’hak Gurevitch au 770 de Ramat Shlomo – Jérusalem

 

 

Introduction du Rav Yossef Itshak Havlin : Célébration du 11 Nissan, anniversaire du Rabbi

Comme aujourd’hui c’est l’anniversaire du Rabbi, en général pour un anniversaire, lorsque quelqu’un à un anniversaire, nous devons le bénir : « Qu’Il nous garde en vie, nous maintienne et nous permette d’atteindre ce moment ! ». Comme le maître du jour de l’anniversaire doit lui-même bénir le jour de sa naissance, ainsi nous devons tous réciter cette bénédiction : Que Celui qui a le mérite de bénir au nom de la communauté le fasse, en récitant cette bénédiction : « Qu’Il nous garde en vie ! » pour remercier d’être arrivé à cet anniversaire si important, celui du Rabbi.

Et dès le début, plusieurs personnes m’ont demandé de souligner que cette réjouissance est liée à ce qui s’est passé au début de la semaine, le samedi soir, les grands miracles qui ont eu lieu en Terre d’Israël.

Les gens n’arrivent pas à réaliser, n’arrivent pas à réaliser la grandeur du miracle qui a eu lieu ici : 400 grandes et énormes roquettes ont été tirées ici. On voit sur les images, c’est terrifiant rien que de voir l’image de ces roquettes lorsqu’elles sont interceptées et explosent quelque part. Et personne n’a été touché, D.ieu merci, il n’y a rien eu dans tout le pays, nulle part. C’est une chose au-delà des lois naturelles, ensemble à notre époque, en ces temps difficiles.

Et voilà que soudain, il y a un éveil, une lumière en ce mois de Nissan, depuis Nissan jusqu’à Nissan. Vous avez certainement souligné l’importance de cette période. C’est de là que nous tirons les influences, c’est de là que nous tirons…

Le Rabbi avait toujours la force en ce qui concerne la Terre d’Israël. Le Rabbi disait toujours : « La Terre d’Israël est le lieu le plus sûr ». Il n’y a donc aucune raison d’avoir peur de sortir, d’aller… Comme durant la guerre du Golfe, lorsque de nombreuses roquettes sont tombées et ont explosé, le Rabbi a dit qu’aucun juif ne serait touché et que tout irait bien. Il y avait beaucoup d’enthousiasme et de vie ! Le’haïm !

Signification de l’anniversaire dans la pensée du Rabbi

Et donc, voici qu’en ce jour, comme le Rabbi l’a mentionné, c’est la naissance du Rabbi, donc à l’occasion d’un anniversaire, lorsque quelqu’un fête son anniversaire, le Rabbi lui-même a publié et révélé la signification d’un anniversaire pour chaque juif.

Le Rabbi a lancé la « campagne des anniversaires », pour que chaque juif célèbre le jour de sa naissance. Comme il est connu, comme il est écrit dans le Hayom Yom, que le jour de l’anniversaire d’une personne, elle doit faire un examen de conscience pour l’année écoulée : ce qu’elle doit réparer, qu’elle le répare, ce qu’elle doit rajouter, qu’elle le rajoute, qu’elle se renforce et prenne de bonnes décisions.

Cette façon de considérer l’anniversaire, le Rabbi a commencé à en parler du temps du Rabbi précédent, mais ce n’était pas tellement connu du public. C’est avec notre Rabbi que cela a pris de l’ampleur, la signification de l’anniversaire pour chacun.

De façon générale, parmi le peuple juif ce n’était pas connu, on ne le soulignait pas. Et même après que le Rabbi ait instauré cela, tous ne l’ont pas accepté. Mais au fil du temps, d’année en année, cela s’élargit de plus en plus, les gens l’acceptent et le célèbrent.

L’une des coutumes de l’anniversaire que le Rabbi a instituées est que celui qui fête son anniversaire rassemble famille et amis pour un repas de fête et prenne de bonnes résolutions. Car il est connu que le jour de l’anniversaire, le « mazal », la providence de la personne, est forte. C’est donc le moment propice pour prendre de bonnes décisions, et grâce à ce « mazal », ces décisions pourront se réaliser durant l’année à venir.

Le sens de l’anniversaire, lorsque le Rabbi l’a révélé jusqu’en 1950 où le Rabbi a pris la tête du mouvement, quiconque écrivait au Rabbi à l’occasion de son anniversaire pour demander une bénédiction, le Rabbi répondait personnellement par une lettre au fêté et la signait lui-même. J’ai moi-même six ou sept lettres de ce genre, de ma Bar Mitsva jusqu’à ce que le Rabbi cesse d’écrire. Le Rabbi a dit alors, sans mauvais œil, qu’il n’avait tout simplement plus le temps. Donc le Rabbi parlait en début d’année lors d’un rassemblement, disant qu’il bénissait dès maintenant pour toute l’année tous ceux qui allaient fêter leur anniversaire.

Le Rabbi disait que c’était encore plus fort ainsi, car la bénédiction en public a encore plus de force. Il ne fallait pas se sentir diminué de ne plus recevoir de lettre. Ceux qui vivaient hors des USA, qui vivaient dans le quartier proche du Rabbi, ils avaient le mérite de rencontrer le Rabbi en privé, pas toujours le jour-même de leur anniversaire, mais autour de cette date. Chacun méritait de rencontrer le Rabbi à l’occasion de son anniversaire lors d’une rencontre privée. Le Rabbi recevait la personne. Puis cela aussi s’est arrêté car le Rabbi a dit que le temps ne le permettait plus. Mais le sens profond de l’anniversaire continue.

Le Rabbi le bénit chacun le jour de sa naissance. Quel est le sens de l’anniversaire ? C’est que le « mazal » de la personne est fort. Mais auparavant, ce n’était pas tellement connu, on ne le soulignait pas.

Je peux moi-même témoigner que mon père, paix à son âme, ne se rappelait plus ma date de naissance exacte. Mon père ne savait pas exactement mon jour de naissance, il avait un doute, car en Russie à l’époque on ne célébrait pas les anniversaires. Il n’y avait pas non plus la coutume de dire le psaume correspondant à son âge, comme c’est l’usage aujourd’hui institué par le Rabbi précédent. On ne connaissait pas cela.

Donc mon père a demandé au Rabbi, en ayant des doutes sur deux dates possibles. Le Rabbi lui a répondu – je ne vais pas entrer dans les détails personnels de sa vie maintenant – en soulignant un événement lié à sa vie, et lui conseillant de considérer l’un de ces deux jours comme son jour de naissance.

Mais cette notion d’anniversaire, le Rabbi y attachait une très grande importance. Tellement qu’à Sim’hat Torah, après le décès de la Rebbetzin en 1988, le Rabbi a encore renforcé la « campagne des anniversaires », pour diffuser au maximum l’importance de célébrer son anniversaire.

Pourquoi est-ce lié au décès de la Rebbetzin ? Je n’ai pas entendu d’explication à ce sujet par la suite. Mais d’après mon sentiment, peut-être que cela ajoute quelque chose dans la connexion et la crainte de D.ieu. Le Rabbi a dit une fois qu’on peut dire des choses qu’on n’a pas entendues si elles apportent quelque chose de positif.

Alors peut-être, en lien avec le jour de naissance de la Rebbetzin, le Rabbi a publié 10 directives, 10 choses qu’une personne doit faire le jour de son anniversaire. L’institution de la célébration des anniversaires, nous la soulignons.

D.ieu nous a donné le mérite et la possibilité de nous connecter à ce jour si particulier. Ce n’est pas seulement un jour personnel du Rabbi – puisque c’est notre Rabbi, dans le sens où le Rabbi est une âme générale, cela nous concerne tous personnellement. C’est un jour qui peut accélérer et rapprocher la venue de Machia’h, car Machia’h viendra par son mérite.

Révélation de l’anniversaire du Rabbi

La première fois qu’il a été révélé publiquement que le 11 Nissan était l’anniversaire du Rabbi, c’était avant qu’il ne prenne la tête du mouvement, avant que le Rabbi ne devienne Rabbi.

Il est connu que le Rabbi était en France pendant la Shoah. En 1941, le Rabbi a réchappé de France avec la Rebbetzin et ils sont arrivés sur les côtes des États-Unis. La mère du Rabbi était encore en Russie. Après la Shoah, il y a eu la possibilité pour 100 ‘Hassidim de ‘Habad de sortir de Russie vers la liberté. C’était grâce à des papiers non-officiels, c’est une longue histoire que je ne vais pas raconter ici.

Et parmi ceux qui sont sortis, il y avait la mère du Rabbi. Le père du Rabbi était déjà décédé dans son exil à Alma Ata. La mère du Rabbi est sortie en 1947 avec les ‘Hassidim qui ont réussi à quitter la Russie. Lorsqu’un groupe est arrivé en France, le Rabbi, apprenant que sa mère était en France, a immédiatement arrangé les papiers nécessaires pour aller personnellement de New York en France, début Nissan 1947, afin d’amener sa mère aux États-Unis.

Le Rabbi est arrivé à Roch ‘Hodech Nissan 1947 en France. À l’époque, le Rabbi voyageait encore en avion. Le Rabbi est resté presque trois mois – Nissan, Iyar, Sivan – jusqu’au 21 Sivan, le temps que soient prêts tous les papiers nécessaires pour faire entrer sa mère aux États-Unis.

Le Rabbi a donc passé Pessa’h à Paris avec sa mère, chez son oncle av Schneour Zalman Schneersohn, paix à son âme. Il y avait, parmi les ‘Hassidim qui avaient réussi à arriver de Russie, un Minyane réduit à Paris à l’époque. L’un d’eux s’appelait Rabbi Nissan Nemanov, paix à son âme. Il connaissait la mère du Rabbi depuis la Russie.

La veille du 11 Nissan, il est allé lui rendre visite, parler avec elle, et elle lui a demandé entre autres si les ‘Hassidim faisaient une réunion ‘Hassidique ce soir-là. Il a pensé qu’elle faisait référence au 13 Nissan, qui est le jour de l’anniversaire du Tsema’h Tsedek, le jour de son décès. Alors il lui a dit : « Aujourd’hui ce n’est pas le 13 Nissan. »

Alors elle a souri, il raconte qu’il a entendu cela d’elle-même, elle a souri et dit : « Aujourd’hui c’est l’anniversaire de mon fils. » C’est ainsi que la mère du Rabbi a révélé pour la première fois que le 11 Nissan était le jour de naissance du Rabbi.

Une anecdote est racontée par Rabbi Gourewitz sur la façon dont la mère du Rabbi parlait de lui, soulignant sa capacité unique à connecter chaque juif à la sainteté et aux mitsvot. Elle a raconté une histoire qui s’est déroulée lors de Sim’hat Torah : deux jeunes filles étaient debout à côté d’elle à la synagogue et parlaient en hébreu moderne de sortir prendre l’air car il faisait chaud, pensant revenir plus tard pour les Hakafot. L’une a dit à l’autre en désignant le Rabbi : « Tu le vois lui ? Il ne me laisse pas quitter la synagogue ! ». La mère du Rabbi a ensuite expliqué à son interlocutrice que cette histoire illustre l’influence du Rabbi, sa capacité à éveiller chez chaque juif, d’où qu’il vienne, le désir profond de se connecter aux choses sacrées et à l’accomplissement des mitsvot, à en faire une préoccupation personnelle.

Signification du 11 Nissan

Maintenant, si nous réfléchissons, je dis pour moi-même mais que les autres m’entendent s’ils le souhaitent, le fait que le Rabbi ait placé le sens de l’anniversaire le jour de son propre anniversaire, alors qu’en 1943, l’année où le Rabbi a publié le recueil Hayom Yom, on ne savait même pas que c’était le jour de naissance du Rabbi lui-même – on a appris cela seulement en 1947 comme on l’a dit…

Donc en 1943, au beau milieu de la terrible Shoah, D.ieu nous en préserve, le Rabbi est venu devant le Saint-Béni-Soit-Il, le Saint-Béni-Soit-Il a dit : « Comment fais-tu une chose pareille ? Tes enfants d’Israël souffrent d’une souffrance telle qu’il n’y en a pas eu depuis la Création du monde et durant ces années-là ! ».

Et on a répondu au Rabbi, j’imagine, que le Saint-Béni-Soit-Il lui a dit : « Pour amener le Machia’h et sauver Israël, il y a encore une mission à accomplir dans le monde : rallier et connecter le peuple juif de façon personnelle, que chaque juif où qu’il soit ressente dans son âme sa foi en D.ieu et son lien avec la Torah et les Mitsvot, qu’il ressente que c’est son affaire personnelle. »

Alors le Rabbi a répondu : « Très bien, que le Saint-Béni-Soit-Il le fasse, quel est le problème ? » Et le Saint-Béni-Soit-Il a dit au Rabbi : « J’ai décrété que cela se ferait à travers toi. C’est toi qui as été choisi pour révéler dans le monde la véritable foi en D.ieu et l’accomplissement de la Torah et des Mitsvot, pour connecter chaque juif où qu’il soit, d’un bout du monde à l’autre, afin que la Torah et les Mitsvot deviennent une affaire personnelle pour chaque juif. »

Alors le Rabbi a demandé : « Que dois-je faire ? » Et le Saint-Béni-Soit-Il a répondu au Rabbi : « Rabbi, tu n’es pas encore le Rabbi, mais tu es en train de publier le recueil du Hayom Yom. Dans ce recueil que tu publies pour le jour de ton anniversaire, tu vas y introduire le lien avec l’anniversaire de chacun, qui permettra de relier et connecter tous les Juifs. Que peut faire le Saint-Béni-Soit-Il pour le peuple d’Israël afin de hâter la venue de Machia’h ? »

Alors le Rabbi, on peut dire qu’il s’est sacrifié, bien que cela ne lui était pas agréable. Mais comme il s’agissait du salut du peuple juif, le Rabbi a introduit la notion de l’anniversaire et expliqué son sens : qu’en ce jour, le juif devient indépendant, que la Torah et les Mitsvot deviennent son affaire personnelle. C’est le jour de naissance du Rabbi.

C’est pourquoi, dès que le Rabbi a pris les rênes du mouvement de façon officielle, que s’est-il mis à faire ? Il faut conquérir le monde ! Il faut faire en sorte que chaque juif, où qu’il se trouve, soit approché, dans chaque recoin du monde autant que possible. C’est le sens des Shlou’him (émissaires) que le Rabbi a commencé à envoyer immédiatement aux quatre coins du monde, pour entrer en contact et créer un lien avec chaque juif, où qu’il soit, et lui dire qu’il est juif.

Et grâce à la mission confiée par le Rabbi de susciter en chaque juif la révélation de son âme, de son lien profond avec D.ieu, la Torah et les Mitsvot, le Rabbi a donné la force à ses émissaires pour y parvenir. On a vu cela dans des milliers d’histoires !

Lorsqu’arrive le jour de l’anniversaire du Rabbi, le 11 Nissan, jour où le Rabbi s’est sacrifié pour qu’il soit écrit et scellé dans le Hayom Yom, avant même de prendre les rênes du mouvement, la mission qui lui a été confiée : rapprocher la venue de Machia’h en révélant dans le monde, par sa force donnée par D.ieu – car D.ieu a dit qu’il n’y avait pas d’autre choix que lui, le septième Rabbi, pour agir afin que chaque juif soit lié au Rabbi par l’intermédiaire des émissaires (Chlou’him) afin de révéler en lui son désir profond, en tant que juif, d’être lié à D.ieu, son véritable désir d’accomplir la Torah et les Mitsvot, ce qui est la véritable réalité de l’existence d’un juif – c’est cela le 11 Nissan que nous célébrons aujourd’hui !

D.ieu nous a accordé le mérite et la possibilité de nous connecter et de marquer un tel jour. Ce n’est pas seulement un jour personnel du Rabbi. Parce que c’est notre Rabbi et une âme générale, cela nous concerne personnellement. C’est un jour qui peut hâter et accélérer la venue de Machia’h, car c’est par son mérite que Machia’h viendra, afin que se révèle l’honneur de D.ieu et que toute chair voie, comme D.ieu l’a dit, qu’Il voulait que cela passe par le Rabbi de Loubavitch, à commencer en 1943, puis en 1950, et à chaque année de plus en plus.

Que D.ieu aide à ce que Machia’h notre juste vienne et se révèle avant la fête de Pessa’h, et que nous fêtions encore ce jour complètement, que nous offrions le sacrifice de Pessa’h dès aujourd’hui à Jérusalem, dans le troisième Temple !

Lé’haïm !

Étude de la Torah du Rabbi

Nous ne devons pas oublier qu’aujourd’hui, c’est le jour où le Rabbi est né. Nous avons l’enseignement du Rabbi, les Ma’amarim et les Si’hot, un enseignement complet. D.ieu nous a aidé, nous avons les Likouté Si’hot, les causeries du Rabbi sur la fête de Pessa’h. C’est extraordinaire !

Et il y a un recueil des Ma’amarim du Rabbi spécialement sur le 11 Nissan et sur Pessa’h. C’est à partir de là qu’on peut étudier, de cette Pâque à la prochaine. Je ne suggère pas quels Ma’amarim étudier, chacun selon son cœur et son inspiration.

Il y a un Ma’amar que j’ai étudié ce matin avant la prière, « Vekha’ha Tokhlu Oto » de 1977, qui m’a fait grand bien. Je propose donc aux autres de l’étudier aussi. Le Rabbi s’y penche dès les premières lignes sur le verset « Les reins ceints ».

On peut presque chanter toute la Haggada sur une mélodie, je me souviens que mon père faisait ainsi, il disait toute la Haggada sur un air, c’est ce dont je me rappelle. Et le Rabbi, dans ce Ma’amar, ne donne pas d’explication, mais explique seulement en ‘Hassidout la signification des deux types de Matsa : la Matsa que l’on mange en quittant l’Égypte et celle qui n’a pas eu le temps de lever. Comment cela se traduit dans le service de D.ieu et le travail de l’âme, c’est quelque chose d’extraordinaire !

J’ai simplement pris plaisir à ce Ma’amar, même mon intellect animal en a profité. Que faire, le Rabbi nous a révélé un tel enseignement ! On n’a pas besoin de faire obstruction au fait que le Rabbi a fait descendre D.ieu dans le monde de telle manière que même l’intellect animal n’a pas le choix, il est obligé d’accepter. Le Rabbi a fait en sorte que l’intellect animal soit aussi lié à la Torah et l’étudie. Alors le Rabbi l’a fait descendre pour que même l’intellect animal prenne plaisir !

Alors Lé’haïm ! Et que D.ieu aide tous nos soldats qui sont actuellement en pleine guerre, au milieu des combats, à réussir leur mission jusqu’au bout et à effacer la descendance d’Amalek. Il est écrit que c’est l’une des Mitsvot que le Machia’h devra accomplir à sa venue. Alors il faudra le faire, et que ce soit l’une des Mitsvot qui hâtera sa venue très bientôt !

Et que tous les blessés de guerre guérissent rapidement, une guérison complète, Amen ! Et pour les noms qu’on a demandé de mentionner : Na’h Mano ben Esther, qu’il revienne en paix, qu’il revienne sain et sauf de Tsahal, qu’il rentre chez lui et s’assoie à la table du Séder avec sa famille, dans une vraie liberté !

Lé’haïm, Lé’haïm ! Que tous les prisonniers, tous les prisonniers reviennent, chacun !

[Chant hassidique spécifique du Rabbi à propos de la délivrance et la sortie d’Égypte, lié à la libération des prisonniers]

Histoire personnelle : le sacrifice du Rav Issahar Dov a’h Gurevitch à Pessa’h

Je voulais partager avec le public une histoire personnelle. Mon père, paix à son âme, est décédé le premier jour de Pessa’h. Le 11 Nissan, il n’était pas à sa place habituelle mais était parti chez mon frère qui est émissaire du Rabbi dans une ville en France. C’est là-bas qu’il est allé passer Pessa’h avec lui.

Le 11 Nissan, il a tenu une réunion ‘hassidique avec le cercle proche de la communauté de mon frère. Et là-bas, lors de cette réunion, je veux raconter la dernière chose dont il a parlé. Ensuite, le premier jour de Pessa’h, il est décédé. C’était la dernière histoire, que je vais vous raconter.

Mon père, paix à son âme, à l’âge de 19 ans, a été arrêté. Il enseignait à de jeunes enfants. L’histoire est connue avec les 10 jeunes de Yechiva qui étaient dans une Yechiva clandestine. Il y avait là-bas un certain Moché Robinson, qui était responsable du Niglé (la partie révélée de la Torah) et mon père était responsable de la ‘Hassidout.

À des enfants de 13-14 ans. Il y a une photo qu’on a retrouvée il y a 20 ans dans les archives du NKVD de la ville. On y voit tous les enfants et mon père. C’était la photo de la police secrète.

Et mon père racontait cette histoire au sein de la famille. C’est la dernière histoire qu’il a racontée en public lors de la réunion ‘hassidique qu’il a tenue le 11 Nissan. Lorsqu’il a été arrêté à l’âge de 19 ans, c’était la veille de Kippour, parce qu’il enseignait à de jeunes enfants, ce qui était interdit par la loi.

La peine était d’un an d’emprisonnement. Il a été libéré la veille du 19 Kislev. Il a été arrêté le 24 Tichri 1938 et libéré la veille du 19 Kislev 1939. Et il nous a raconté qu’il était un jeune homme de 19 ans, et qu’il savait qu’il allait devoir passer Pessa’h en prison, dans des conditions très dures. Comment allait-il faire pour se nourrir ?

Il avait entendu dire qu’on pouvait tenir le coup en mangeant des morceaux de sucre. Des morceaux de sucre, si on n’en mange pas trop, à dose mesurée, cela donne des forces dans le sang, du glucose. Alors voilà comment mon père a fait. Le matin, ils donnaient un petit bol de soupe avec deux tranches de pain et de l’eau bouillante avec deux morceaux de sucre, c’était le menu.

Deux semaines avant Pessa’h, il donnait à des non-juifs, si on peut dire, ses deux tranches de pain qui étaient très précieuses. Et à la place, on lui donnait les deux morceaux de sucre. C’est ainsi qu’il a amassé des morceaux de sucre pour tenir pendant toute la Pâque en ne mangeant que des morceaux de sucre, afin de ne pas avoir à manger du ‘Hamets, D.ieu préserve.

Et c’est ce qu’il a fait. Arrive le premier jour, le deuxième jour de Pessa’h. Le gardien qui apporte la nourriture veut lui donner la soupe. Et mon père dit qu’il ne mange pas la soupe, il la rend et mange seulement ses morceaux de sucre. Un beau jour, on l’appelle au bureau. Pourquoi l’appelle-t-on ?

Parce qu’on a rapporté aux autorités supérieures qu’il y a un détenu qui veut attenter à sa vie, en ne mangeant plus. Ils ont décidé qu’il voulait se suicider. Parce qu’en Russie, que leur nom et leur souvenir soient effacés, on n’a pas le droit de mettre fin à sa vie. C’est eux qui décident quand prendre ta vie.

Ils ont fusillé des milliers, des millions de gens. Le suicide était interdit, on n’a pas le droit. Alors on l’a appelé au bureau. Il arrive au bureau. Mon père raconte que celui qui était assis dans le bureau, à notre grand regret, était un juif dévoyé qui travaillait pour le KGB, ces gens-là.

Il lui a demandé : « Pourquoi tu ne manges pas ? » Alors il a répondu : « À cause de Pessa’h, tout simplement ! C’est pour cela que je ne mange pas la soupe. » Alors il lui a demandé qu’on apporte de la soupe froide du bureau. On a apporté la soupe, mon père raconte qu’on lui a mis la table.

Puis l’enquêteur a pris une cuillère au milieu du verset, et l’a approchée de la bouche de mon père pour qu’il ouvre la bouche et prenne la cuillère de soupe. Mon père a serré la bouche, il ne laissait pas la soupe entrer dans sa bouche.

Alors il a fait venir deux policiers, chacun pour lui tenir un bras des deux côtés, et un autre pour lui fermer le nez et la bouche pour qu’il soit obligé de respirer. À ce moment-là, il devrait ouvrir la bouche, et là il lui mettrait la cuillère de soupe dedans. C’est ce qu’il a fait.

À un moment donné, mon père a tenu sa bouche fermée autant qu’il a pu, retenant sa respiration. Mais il a bien fallu respirer à un moment. Alors quand il a ouvert la bouche et inspiré, la cuillère de soupe était juste devant sa bouche. Et quand il a fait « hooo », toute la soupe qui était dans la cuillère s’est renversée en plein sur le visage de l’enquêteur !

L’enquêteur s’est mis dans une colère noire. Il a immédiatement appelé un policier avec un « Kantchik », vous savez ce que c’est un Kantchik ? C’est un fouet avec des lanières en cuir, et lui a dit de se mettre contre le mur. Il a soulevé ce que mon père portait, ce n’était qu’une chemise. Il a soulevé sa chemise et dit au policier : »Donne-lui autant de coups de fouets que tu peux! »

Et il a commencé à rouer mon père de coups terribles, des coups tellement violents que toute la peau se détachait immédiatement. À un moment, sous le coup de la douleur, mon père s’est évanoui et est tombé par terre. Alors on l’a réveillé et renvoyé dans sa cellule. Mais on ne l’a pas laissé tranquille.

Mon père a continué ainsi pendant toute la Pâque, ne mangeant rien. Mon père a vécu jusqu’à 93 ans. Jusqu’à son dernier jour, il a gardé des cicatrices bleues dans le dos, des traces des coups qu’il avait reçus à l’âge de 19 ans. Cela lui est resté comme une marque pour toujours.

Quand mon père nous racontait cela, il disait qu’après, une fois sorti, il réfléchissait : « D’où ai-je tiré une telle force, une telle fermeté, pour ne pas céder ? » D’un point de vue de la Halakha, il y a trois choses pour lesquelles on doit donner sa vie. Mais pour le ‘Hamets à Pessa’h, on n’est pas obligé de donner sa vie. Alors pourquoi s’est-il obstiné au point de ne rien laisser entrer dans sa bouche pendant huit jours, à part des morceaux de sucre ?

Il disait qu’il reliait cela au fait d’avoir étudié la ‘Hassidout, et au fait de savoir qu’il avait un Rabbi dans le monde. Voilà les deux choses qui lui avaient donné la fermeté, à l’âge de 19 ans, alors qu’il était seul, personne à ses côtés pour lui faire des comptes et voir comment il se comportait, ce qu’il faisait ou pas. Il a senti en lui-même que pour une bouche juive, le ‘Hamets était impossible, cela ne pouvait pas entrer. C’est ainsi que mon père le ressentait. Et voilà comment il nous a transmis cette histoire. C’est la dernière histoire qu’il a racontée lors de la réunion ‘hassidique le 11 Nissan, avant de décéder le premier jour de Pessa’h.

Il est décédé et c’était vraiment tout cela sous la Providence divine. En effet, il est décédé apparemment en raison de son sacrifice pour Pessa’h. C’était donc le jour où son âme avait un lien intime avec D.ieu. Son âme, auparavant en bonne santé, il n’avait rien. C’est exactement le jour où il est décédé.

Il était allé à la Mikva, c’était un Chabbat, la veille du Séder tombait un Chabbat. Le Chabbat après-midi, mon père était très très pointilleux pour aller à la Mikva avant la fête. Il était donc allé à la Mikva le Chabbat après-midi avant la fête. C’est là qu’il a eu un accident vasculaire cérébral.

Des heures ont passé sans qu’on sache où il était. On a commencé à le chercher. Quelqu’un a suggéré qu’il était peut-être à la Mikva. En effet, la Mikva était sombre et personne ne surveillait. Son petit-fils y est entré et a crié le nom de mon père. Mon père a alors répondu « oui ».

On s’est approché de lui et on l’a sorti de là. On ne sait pas s’il avait déjà eu l’accident ou pas, c’était avant la prière à la Mikva. Bref, on l’a sorti de là, il a été hospitalisé. Puis le jour de Pessa’h, le premier jour, on l’a transféré à l’hôpital et au matin son âme est partie. C’était la nuit du premier Séder qu’il est décédé. Que son âme repose en paix.

Il faut apprendre de la fermeté de mon père, il avait de la fermeté dans tous les domaines, et pas seulement parce que c’était mon père que je raconte son histoire. Mon père a été directeur de l’école Beth Rivkah pendant 53 ans et l’a dirigée avec un dévouement total.

À l’époque, ce n’était pas comme aujourd’hui. C’étaient des filles qui arrivaient à l’école Beth Rivkah à l’âge de 15-16 ans, du Maroc, sans leurs parents. Mon père était leur père. Il les a éduquées, élevées, entretenues. Jusqu’à aujourd’hui, que son âme repose en paix.

Je me souviens que mon père travaillait tellement dur toute la journée, il rentrait tard à la maison. Et pourtant, il n’a jamais renoncé, chaque jour il avait son programme d’étude fixe. Chaque jour il étudiait une page de Guemara, je ne me rappelle plus le nombre de chapitres dans le Choul’han Aroukh HaRav, il avait des marque-pages dans le livre.

Chaque jour, il étudiait la ‘Hassidout, il avait un programme, les Ma’amarim du Rabbi Rachab, puis ensuite quand sont sortis les Ma’amarim de notre Rabbi, il a aussi étudié nos Ma’amarim. Il avait des temps fixes. Et chaque jour avant d’aller se coucher, il lisait un passage dans le Sefer HaMaamarim du Maguid.

Par la suite, j’ai vu que c’était une coutume répandue, je ne sais pas d’où mon père l’avait prise. Mais sans jamais y renoncer, parfois, je me souviens que ma mère arrivait à deux heures du matin, il s’était ainsi endormi sur la Guemara, il était très fatigué. Mais il ne renonçait pas à ses temps d’étude, jour après jour, jusqu’à la fin de ses jours.

Il n’a pas étudié à la fin dans un ‘Havoura (groupe d’étude), mais principalement seul. Avant la prière du matin, quand il rentrait du travail, il avait des temps fixes pour la Guemara, le Choul’han Aroukh, le Tanya. Il avait aussi des temps fixes pour la Michna, chaque jour après la prière, un certain nombre de chapitres de Michna à étudier. Et le soir, il regardait Chema avant d’aller dormir.

Lé’haïm Lé’haïm, pas parce qu’il était mon père, mais son âme mérite qu’on dise Lé’haïm en son honneur. Nous sommes là où il s’est réuni la dernière fois en public, c’est-à-dire avec la communauté de mon frère émissaire.

Lé’haïm !

[Chants ‘hassidiques]

 

À l’occasion de Pessah 2024 : Poutine envoie une lettre de vœux aux Juifs de Russie

À l’occasion de Pessah 2024 : Poutine envoie une lettre de vœux aux Juifs de Russie

 

Le président russe Vladimir Poutine a envoyé une lettre de vœux aux Juifs de Russie à l’occasion de la fête de Pessah. Peu de temps auparavant, le grand rabbin Lazar a procédé à la vente du Hamets et à la cérémonie du Biour Hamets. 

 

Comme chaque année, le président russe Vladimir Poutine a envoyé une lettre de vœux au bureau du grand rabbin de Russie Berl Lazar à l’occasion de Pessah.

Aux Juifs de Russie

Je félicite les Juifs de Russie pour la fête de Pessah. Cette ancienne fête, particulièrement vénérée par les adeptes du judaïsme, rappelle les étapes importantes de l’histoire du peuple juif – la libération de l’esclavage séculaire et l’acquisition de la liberté tant attendue.

Elle symbolise le triomphe des idéaux de bonté et de justice. Je note avec satisfaction que la communauté juive de Russie apporte une contribution significative au renforcement du dialogue interethnique et interreligieux dans notre pays, participe activement à l’éducation de la jeunesse, aux œuvres d’instruction, de miséricorde et de bienfaisance.

Elle veille à préserver les valeurs spirituelles, morales et familiales inaliénables.

Un tel travail important et nécessaire mérite la plus profonde reconnaissance.

Je vous souhaite du succès et tout le meilleur.

V. Poutine

Dans toutes les villes et régions de Russie, d’importants préparatifs logistiques ont eu lieu pour permettre aux centaines de milliers de Juifs russes de célébrer Pessah dans les règles, avec abondance matérielle et compréhension spirituelle. Un vaste travail a été effectué pour préparer et distribuer des produits casher dans les communautés, avec des livrets explicatifs et des haggadot.

Le projet annuel « Kemah’a dePischa » du centre d’aide juive Shaarei Tsedek à Moscou a pris une nouvelle ampleur cette année sous la supervision du grand rabbin Lazar. Davantage de familles et de produits ont été ajoutés, le tout distribué dignement aux bénéficiaires repartis avec des chariots remplis.

Des Seder publics seront organisés notamment à la grande synagogue Marina Roshcha de Moscou, ainsi que dans les centres Habad, dans une ambiance de joie et de sécurité renforcée.

  

 

Matinée de la veille de Pessa’h  – 14 Nissan

Matinée de la veille de Pessa’h – 14 Nissan

 

Offices du matin : il est interdit de manger de la Matsa. Notre coutume est de ne pas manger les ingrédients utilisés pour le ‘harosset et la maror jusqu’après le Korekh.

Le Rabbi Rachab se levait tôt le matin de la veille de Pessah. Il terminait un traité [bien qu’il ne fût pas un premier-né] après avoir mis les téfilines (avant la prière). Il priait Shaharit. Et jusqu’à la destruction du ‘Hamets, il donnait des instructions pour l’élimination des aliments ‘Hamets et la cachette des ustensiles ‘Hamets. À midi, il préparait la cuisson des ‘matsot mitsva’. Il priait Min’ha à une heure précoce. Pendant une heure ou une heure et demie, il étudiait l’ordre du sacrifice pascal, le disant avec son chapeau et ses vêtements de fête. Il se tenait debout et faisait face au sud, le disant avec un visage sérieux.

Prière : on se lève tôt pour prier. À partir de ce jour et jusqu’à la fin de Pessah, on ne dit pas « mizmor letoda ».

Jeûne des premiers-nés : les premiers-nés, qu’ils soient paternels ou maternels, jeûnent, y compris les cohanim et les lévites. La coutume s’est répandue que, au lieu de jeûner, les premiers-nés participent à un repas de mitsva pour la fin d’un traité la veille de Pessah, annulant ainsi le jeûne. Ils peuvent également terminer un traité du Talmud de Jérusalem.

Instruction du Rabbi : dire après la fin du Qaddish de Rabbanan et non le « Grand Qaddish » comme imprimé dans le Chass (et en passant, aussi la version « Ha’erev Na » etc. imprimée là doit être dite selon notre version).

Dans la région centrale, il est permis de manger du ‘Hamets jusqu’à la fin du temps autorisé pour manger du ‘Hamets.

Le ‘Hamets doit être brûlé (et vendu au non-Juif le ‘Hamets restant) avant midi (cette heure concerne le rabbin qui vend, mais le public doit venir plus tôt auprès du rabbin pour ne pas retarder la vente !).

Brûler le ‘Hamets – à la cinquième heure. Ne pas le brûler dans un four où l’on cuisine ou l’on fait cuire quelque chose, mais faire un feu séparé pour cela. Il est bon de brûler un morceau de la taille d’un olivier pour accomplir la mitsva de la destruction.

Avec la destruction, ne pas oublier de secouer le ‘Hamets qui pourrait se trouver dans les poches des vêtements, en particulier celles des enfants. De même pour le ‘Hamets qui pourrait se trouver à l’intérieur de la voiture (s’ils n’ont pas nettoyé et vérifié là-bas auparavant).

Après avoir brûlé, dire « Kol ‘Hamira » (le deuxième), et annuler ainsi tout le ‘Hamets, trouvé ou non trouvé.

Préparatifs pour la fête : il faut couper les ongles et se faire couper les cheveux avant midi (si quelqu’un a oublié, il est permis de couper ses ongles après, mais il est permis de se faire couper les cheveux seulement par un non-Juif).

Matsa Mitsva – Lors de la cuisson de la Matsa surveillée la veille de Pessah après midi, le Rabbi Rachab était présent et disait aussi le Hallel, et il interrompait – même au milieu d’un chapitre – pour donner des instructions concernant le pétrissage, la cuisson, etc. Le Rabbi n’était pas présent lors de la cuisson de ses matsot-mitsva la veille de Pessah.

Le Rabbi avait l’habitude (jusqu’en 1977 inclus) de distribuer de la Matsa chemoura la veille de Pessah après Min’ha, alors qu’il était vêtu de ses habits de fête en soie et de sa ceinture (après cette année, il distribuait par l’intermédiaire des élèves du kollel).