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Lois sur le ‘hametz et le pain azyme (Chapitres 5, 6 et 7)
Chapitre Cinq – Ce qui est considéré comme ‘hametz (26 lois)
- Les cinq types de céréales – L’interdiction du ‘hametz à Pessa’h s’applique uniquement aux cinq types de céréales : le blé, l’épeautre, l’orge, l’avoine et le seigle. Les légumineuses comme le riz et le millet ne peuvent pas fermenter au sens de la Torah et sont donc permises.
- Fermentation avec des jus de fruits – Les cinq céréales pétries uniquement avec des jus de fruits (vin, lait, miel, huile d’olive) sans eau ne fermentent jamais au sens de la Torah et sont permises, même si la pâte gonfle.
- Cuisson dans l’eau – Il est interdit de cuire du blé ou de la farine dans l’eau car ils deviennent ‘hametz, mais on peut faire cuire de la farine dans l’eau très bouillante car elle cuit avant de fermenter.
- Cuisson avec jus de fruits – Il est permis de cuire des céréales ou de la farine dans des jus de fruits, car ceux-ci ne provoquent pas de fermentation.
- Précautions avec les épis grillés – La farine d’épis passés au feu ne doit pas être cuite dans l’eau à Pessa’h, de peur qu’ils n’aient pas été correctement grillés et fermentent.
- Mélange d’orge avec de l’eau – L’orge ne doit pas être mélangée à l’eau pendant Pessa’h car elle fermente rapidement. Si mélangée, elle est interdite si assez tendre pour se fendre lorsque posée sur la grille de cuisson.
- Mélange de blé avec de l’eau – Les grains de blé peuvent être mélangés à l’eau pour retirer le son, à condition d’être moulus immédiatement après.
- Céréales trouvées dans un plat cuit – Si des grains fendus sont trouvés dans un plat, tout le plat est interdit. Si les grains ne sont pas fendus, on les retire et le reste du plat est permis.
- Protection du pain azyme – Le verset « vous garderez les pains azymes » implique qu’il faut protéger les céréales de tout contact avec l’eau après la moisson. Les céréales mouillées doivent être vendues avant Pessa’h.
- Égouttement continu – Les céréales sous un égouttement continu ne fermentent pas, mais si l’écoulement s’arrête et qu’elles reposent, elles sont interdites.
- Préparation de la pâte – On ne pétrit qu’une petite quantité de pâte à la fois, uniquement avec de l’eau froide ayant passé la nuit.
- Conditions de pétrissage – Une femme ne doit pas pétrir au soleil ou sous un ciel nuageux, ni laisser la pâte sans surveillance. La pâte ne doit pas dépasser la quantité nécessaire pour un pain.
- Signes de fermentation – Une pâte laissée sans surveillance qui émet un bruit quand on la frappe ou qui a reposé le temps de marcher un mil est ‘hametz et doit être brûlée.
- Deux pâtes reposant ensemble – Si deux pâtes reposent ensemble et que l’une émet un bruit quand on la frappe, les deux sont considérées comme ‘hametz et doivent être brûlées.
- Décorations sur la pâte – On ne fait pas de décorations sur le pain azyme car cela prend du temps et risque de provoquer la fermentation, sauf pour les boulangers experts.
- Eau utilisée pour le pétrissage – L’eau utilisée lors du pétrissage doit être versée dans un endroit en pente pour qu’elle ne stagne pas et ne fermente pas.
- Son pour les coqs – On ne trempe pas le son pour les coqs, mais on peut l’ébouillanter et le leur donner immédiatement.
- Nourrir les coqs – On peut pétrir du son pour les coqs et le leur donner immédiatement, en restant à proximité pour s’assurer qu’il ne repose pas.
- Usages interdits – Une femme ne doit pas tremper du son pour l’emporter au bain, un homme ne doit pas mâcher du blé pour l’appliquer sur une plaie, et on ne met pas de farine dans le ‘harosset ou la moutarde.
- Ingrédients permis dans la pâte – On peut ajouter des épices, du sésame ou des graines de pavot à la pâte. Le premier soir de Pessa’h, on ne pétrit qu’avec de l’eau pour conserver le caractère de « pain de pauvreté ».
- Ustensiles utilisés à froid – Les ustensiles en argile utilisés pour le ‘hametz à froid peuvent servir pour l’azyme à froid, sauf ceux utilisés pour le levain ou le ‘harosset.
- Plaque de cuisson – Une plaque d’argile ayant servi à cuire du ‘hametz ne doit pas être utilisée pour cuire du pain azyme, sauf si elle a été chauffée avec des braises.
- Ustensiles en métal utilisés à chaud – Les ustensiles en métal ou en pierre ayant servi pour le ‘hametz à chaud doivent être bouillis dans l’eau avant d’être utilisés pour l’azyme.
- Ustensiles utilisés comme kéli chéni – Les ustensiles ayant servi pour le ‘hametz en tant que kéli chéni doivent être trempés dans l’eau bouillante avant d’être utilisés pour l’azyme.
- Ustensiles en argile – Les ustensiles en argile ayant servi pour le ‘hametz à chaud ne peuvent pas être utilisés pour l’azyme pendant Pessa’h.
- Purification d’un grand ustensile – Un ustensile trop grand pour être plongé dans un autre peut être purifié en enduisant son bord de terre glaise et en le remplissant d’eau bouillante.
Chapitre Six – Les lois du pain azyme (12 lois)
- Obligation de manger du pain azyme – C’est un commandement positif de manger du pain azyme le soir du 15 Nissan, indépendamment du sacrifice de Pessa’h. Pour le reste de la fête, la consommation de pain azyme est optionnelle.
- Consommation sans mastication – Si on avale du pain azyme sans le mâcher, on est quitte du devoir de manger du pain azyme. Pour les herbes amères, on n’est pas quitte si on les avale sans les mâcher.
- Consommation sans intention – Si quelqu’un mange du pain azyme sous la contrainte et sans intention de réaliser le commandement, il est quand même quitte de son obligation.
- Types de céréales valables – On ne s’acquitte du devoir de manger du pain azyme qu’avec l’une des cinq céréales susceptibles de fermenter. Le riz et les légumineuses ne permettent pas de s’acquitter de ce devoir.
- Mélanges et pains spéciaux – Une pâte de blé et de riz ayant le goût de blé permet de s’acquitter du devoir. Le pain pour les chiens est valable si les bergers en mangent.
- Pain azyme avec jus de fruits – Un pain azyme pétri avec des jus de fruits permet de s’acquitter du devoir, mais pas s’il est pétri avec du vin, de l’huile ou du lait (pour le premier soir).
- Méthodes de cuisson – On s’acquitte du devoir avec du pain azyme cuit au four, en marmite, ou même dans la terre, à condition qu’il soit suffisamment cuit pour ne pas former de fils quand on le coupe.
- Pain azyme interdit – On ne s’acquitte pas du devoir en mangeant du pain azyme qui est interdit à la consommation, comme du tével ou du pain volé.
- Cas particuliers pour les cohanim – Les cohanim peuvent s’acquitter du devoir avec du pain azyme fait de ‘halla ou de terouma, bien que ce ne soit pas consommable par tous.
- Pain azyme lié aux sacrifices – On ne s’acquitte pas du devoir avec des pains azymes destinés aux sacrifices de toda ou du nazir, car ils n’ont pas été faits dans l’intention d’être du pain azyme.
- Obligation pour tous – Tous ont le devoir de manger du pain azyme, y compris les femmes et les esclaves. On habitue les enfants au commandement dès qu’ils peuvent manger du pain.
- Interdiction de conclure le repas – On ne conclut pas le repas après avoir mangé le pain azyme. Si on a mangé d’autres aliments après, on doit consommer à nouveau du pain azyme en conclusion.
Chapitre Sept – Le récit de la sortie d’Egypte (13 lois)
- Obligation du récit – Il est un commandement positif de raconter les miracles et prodiges de la sortie d’Egypte le soir du 15 Nissan, même sans enfants présents.
- Adaptation au niveau de l’enfant – Il faut enseigner à son fils en fonction de sa maturité, en simplifiant pour les jeunes enfants et en détaillant pour les plus âgés.
- Changements dans les habitudes – Il faut faire des changements cette nuit-là pour susciter la curiosité des enfants, comme distribuer des friandises ou retirer la table avant le repas.
- Structure du récit – On commence par l’aspect méprisable (l’idolâtrie initiale ou l’esclavage) et on conclut par l’aspect louable (la proximité avec Dieu ou la liberté).
- Trois mentions obligatoires – On doit mentionner l’agneau pascal, le pain azyme et les herbes amères, en expliquant pourquoi chacun est consommé.
- Identification personnelle – Chacun doit se considérer comme étant lui-même sorti d’Egypte, conformément au verset « tu te souviendras que tu as été esclave ».
- Les quatre coupes – Tout le monde, même les pauvres, doit boire quatre coupes de vin cette nuit-là, chacune d’au moins un reviit.
- L’obligation de s’accouder – On doit s’accouder sur le côté gauche en mangeant le pain azyme et en buvant les quatre coupes, pour marquer la liberté.
- Préparation du vin – Le vin peut être coupé d’eau pour être agréable à boire, mais doit contenir au moins un reviit de vin pur.
- Bénédictions sur les coupes – Chaque coupe est associée à une bénédiction spécifique: kiddouch, haggada, birkat hamazone et hallel.
- Le ‘harosset – Sa préparation est une mitsva d’ordre rabbinique, en souvenir de l’argile d’Egypte. On le fait avec des fruits écrasés, du vinaigre et des épices.
- Les herbes amères – Leur consommation est d’ordre rabbinique en l’absence du sacrifice pascal, auquel elles étaient originellement liées.
- Types d’herbes amères – Les cinq espèces considérées comme maror sont le raifort, les endives, le cerfeuil, le panicaut et l’armoise amère. On doit en manger au moins une olive, fraîches et non cuites.



