3 Tamouz 5784 : 30 ans de flamme, un héritage en mouvement, par le Rav Its’hak Naparstek

3 Tamouz 5784 : 30 ans de flamme, un héritage en mouvement, par le Rav Its’hak Naparstek

À l’approche des 30 ans, le débat s’intensifie : faut-il être nostalgique du passé ou célébrer le présent ? Souvent, la division se fait entre la génération plus âgée et la plus jeune. Qui a raison ? Le Rav Yitzhak Naparstek de Fort Lauderdale, Floride, dans une chronique spéciale, à la veille du 3 Tamouz

Par le Rav Its’hak Naparstek (Fort Lauderdale, Floride)

 

À l’approche du 3 Tamouz, jour de la Hilloula du Rabbi, le chef de notre génération, cela nous émeut et nous secoue, particulièrement alors que nous marquons trente ans.

Chaque année, ce jour grand et saint offre des opportunités uniques. Certaines années, ce jour a peut-être suscité un sentiment de nostalgie, amenant quelqu’un à consacrer plus de temps à l’étude d’un des discours du Rabbi, tandis que d’autres années l’accent était mis sur l’action, comme s’engager dans des campagnes ou organiser un événement pour le 3 Tamouz. Parfois, une attention particulière était accordée aux coutumes établies par le Rabbi pour ce jour.

De même, en attendant dans la file pour visiter le Ohel sacré, certaines années font surgir des souvenirs et réflexions différents des jours de lumière, tandis que d’autres années, la projection vidéo capte l’attention, rendant chaque visite unique. Une constante chaque année est l’écoute des paroles du Rabbi concernant le jour de la Hilloula du Rabbi précédent, correspondant à l’année en cours.

Les paroles du Rabbi sur les 30 ans

En réfléchissant aux paroles du Rabbi lors de la trentième Hilloula du Rabbi précédent, en 1980, sur la signification et l’importance des trente ans, une phrase en particulier a attiré mon attention, offrant un message non seulement pour moi personnellement mais aussi pour nous collectivement à l’approche des trente ans.

Le Rabbi a expliqué : Chaque année, le jour de l’anniversaire, l’âme du Rabbi s’élève à un niveau supérieur, et « tout le travail que son âme a accompli durant sa vie » se révèle et brille du haut vers le bas, comme une révélation telle qu’elle est en haut dans sa source et son origine, « et opère des délivrances au sein de la terre ». Le terme « année » symbolise le changement et la répétition, un cycle complet de changements se produit chaque année. Ainsi, chaque année répète le cycle précédent, mais avec des étapes plus élevées. Cependant, après trente ans, l’élévation de l’âme et son action dans ce monde se font d’une manière différente et merveilleuse et sans comparaison, car alors s’ajoutent des aspects entièrement nouveaux, et une nouvelle période merveilleuse commence.

Le Rabbi a cité l’explication du Tsemach Tsedek sur le verset d’Ézéchiel : « Et il arriva la trentième année », se référant aux visions divines d’Ézéchiel en relation avec le char céleste, que trente inclut « dix lumières intérieures, dix récipients, et dix lumières englobantes », et mentionne plusieurs autres aspects qui se produisent après trente ans, tout cela descendant et brillant aussi en bas jusqu’à agir même dans la pensée, la parole et l’action.

Dans la suite de ses propos, le Rabbi a développé des points si significatifs, particulièrement aujourd’hui. Dans le Talmud, il est expliqué « De même que là-bas pendant la vie de Moïse il se tenait et servait, de même ici même des milliers d’années après son départ il se tient et sert ». Bien que trente ans se soient écoulés, et que certains puissent penser selon le dicton que « à trente ans on atteint la force » que nous avons mûri, et donc que nous pouvons maintenant nous tenir sur nos propres jambes, on lui dit que non ; car « le berger d’Israël n’abandonnera pas son troupeau ». Notre lien avec le Rabbi maintenant est exactement comme il l’était au premier moment du premier jour après son départ ! Nous devons seulement nous accrocher à la « poignée » de la porte, et plus encore – à la porte ouverte : aller au tombeau avec des questions et des requêtes, écrire des pidyonot, et demander que le Rabbi éveille la miséricorde sur nous et nous accorde ses bénédictions.

Le Rabbi a conclu par un appel à l’action : Conformément à ce qui précède, les élévations sublimes et élevées qui existent chez le leader en relation avec les trente ans, et son action dans ce monde, doivent se traduire concrètement aussi dans le travail de « sa descendance dans la vie », son troupeau. Cela signifie que chez ses disciples, et les disciples de ses disciples, et ceux qui deviendront à partir de maintenant disciples de ses disciples, s’ajoutent dans tous les aspects liés à « tout le travail que son âme a accompli durant sa vie » d’une manière merveilleuse et élevée.

Il convient de proposer et d’expliquer comment les paroles du Rabbi concernant l’explication du Tsemah Tsedek sur « dix lumières intérieures, dix récipients, et dix lumières englobantes » pourraient s’exprimer dans notre propre travail, et comment cette connaissance peut renforcer notre lien avec le Rabbi, puisqu’il est « vivant » et plus présent « même dans ce monde » ?

Application pratique : les deux types de travail

Notre dévouement aux affaires du Rabbi comprend deux aspects :

  1. Premièrement, il faut étudier et vivre avec « toutes ses actions, sa Torah et son service qu’il a servi tous les jours de sa vie », étudier et s’efforcer dans la Torah du Rabbi et suivre ses instructions, se réunir et partager des souvenirs, maintenir le cadre des hassidim et renforcer ses institutions saintes. C’est l’aspect des « dix lumières intérieures » (de haut en bas).
  2. Deuxièmement, nous devons traduire et transmettre la Torah du Rabbi à des publics plus larges, initier et mettre en œuvre ses instructions, investir dans de nouveaux projets et établir de nouvelles institutions gérées dans son esprit selon sa Torah et sa méthode. C’est l’aspect des « dix récipients » (de bas en haut).

Ces deux composantes correspondent à l’explication du Rabbi sur deux types de service divin représentés par Menaché et Éphraïm, les deux fils de Joseph nés en Égypte avant l’arrivée de Jacob, comme indiqué dans leurs noms :

Joseph a appelé son premier-né Menaché « car D.ieu m’a fait oublier toute ma peine et toute la maison de mon père », cela souligne le désir, la détermination et la persévérance à se souvenir et à maintenir un lien personnel avec la « maison de mon père », et à ne pas être influencé par l’atmosphère étrangère de l’exil égyptien.

Le second fils a été nommé Éphraïm « car D.ieu m’a fait fructifier dans le pays de ma souffrance », cela exprime la louange et la gratitude pour la croissance spirituelle, « m’a fait fructifier », dans les conditions difficiles de l’exil, en illuminant et transformant l’obscurité en lumière de sainteté.

Les deux types de travail sont essentiels. La manière de travailler de Menaché, malgré son excellence en fidélité et dévouement au travail du Rabbi (« lumières intérieures »), peut néanmoins présenter un manque et une négligence dans l’explication efficace aux jeunes ou à des publics plus larges. En revanche, le style de travail d’Éphraïm met l’accent sur l’innovation et des méthodes d’action uniques (« récipients »), mais nécessite une prudence accrue pour ne pas perdre le lien avec la « maison de mon père », pour assurer la précision et une traduction correcte, et maintenir l’identité Loubavitch. En fin de compte, le rôle d’Éphraïm porte plus d’importance (« il sera plus grand que lui »), car il met en œuvre et accomplit l’intention supérieure de faire de ce monde une demeure pour D.ieu. Cet avantage est souligné dans la bénédiction de Jacob lorsqu’il place sa main droite sur la tête d’Éphraïm en particulier. Néanmoins, Menaché est né en premier, car ce n’est qu’après la reconnaissance et le lien avec la « maison de mon père » qu’on peut croître et influencer (« m’a fait fructifier ») de manière souhaitée et réussie.

Chacun d’entre nous doit s’engager dans les deux types de travail. Cependant, à une échelle plus large, on peut dire que la génération plus âgée, qui a eu le mérite de voir le Rabbi, etc., se concentre davantage sur le style de travail de Menaché, tandis que la jeune génération, née après le 3 Tamouz 5754, reflète davantage le style de travail d’Éphraïm.

La promesse de la continuation de l’action de « sa descendance dans la vie » oblige la génération plus âgée, et ceux qui sont versés dans le travail de Menaché, à soutenir sincèrement et à guider la jeune génération, à l’encourager à exceller en tant que hassidim et émissaires, et à lui permettre d’assumer des rôles de direction. Parallèlement, la jeune génération, et ceux qui sont habiles dans le travail d’Éphraïm, doivent développer une appréciation et demander conseil et guidance à la génération plus âgée afin de pouvoir continuer le travail du Rabbi de manière bénéfique. Et c’est l’aspect des « dix lumières englobantes », car ces lumières ont leur source très haut, au-dessus des dix lumières intérieures (le travail de Menaché) et au-dessus des dix récipients (le travail d’Éphraïm), et ont donc le pouvoir de les unifier tous dans une harmonie complète.

Vers une nouvelle période

Alors que nous nous tenons à la fin de la période de trente ans, au cours de laquelle nous avons tous pris part à l’accomplissement des demandes et des instructions du Rabbi, nous avons vécu des épreuves et des enseignements, allons vers le début d’une nouvelle période merveilleuse. Inspirés par la trentième Hilloula du Rabbi, leader de notre génération, c’est un moment approprié pour tous les hassidim – disciples, étudiants, émissaires et directeurs d’institutions – de maximiser les deux types de travail, et le plus important, que cela se fasse dans une véritable unité, car c’est seulement ainsi que nous pourrons continuer à traverser l’obscurité et la dissimulation et aller « dans le chemin droit qu’il nous a enseigné de ses voies ; et nous marcherons sur ses sentiers pour toujours ».

En priant que cet éveil et cette décision en eux-mêmes agissent déjà pour que nous méritions la plénitude de l’élévation – « la seule élévation qui reste » – de la rédemption véritable et complète, encore avant le 3 Tamouz, et que s’accomplisse la promesse « Réveillez-vous et chantez, vous qui demeurez dans la poussière », et que le Rabbi nous sorte de l’exil, et qu’il nous rachète.

 


Résumé :

  • À l’approche du 30e anniversaire de la Hilloula du Rabbi de Loubavitch, l’auteur réfléchit sur la signification de cette date. Il rappelle les paroles du Rabbi lors du 30e anniversaire du Rabbi précédent, 10 Chevat 5740-1980, soulignant l’importance particulière de cette période.
  • Le texte explique que chaque année, l’âme du Rabbi s’élève et son travail se révèle davantage. Après 30 ans, une nouvelle période commence, marquée par des aspects entièrement nouveaux.
  • L’auteur développe deux types de travail essentiels pour les disciples :
    1. Étudier et vivre selon les enseignements du Rabbi (représenté par Menaché).
    2. Transmettre et appliquer ces enseignements à un public plus large (représenté par Éphraïm).
  • Ces deux approches sont comparées aux fils de Joseph, Menaché et Éphraïm, chacun symbolisant un aspect différent du service divin.
  • Le texte souligne l’importance de l’équilibre entre ces deux approches et encourage la collaboration entre les générations plus âgées (qui ont connu le Rabbi) et les plus jeunes.
  • L’auteur conclut en appelant à l’unité et à l’action, espérant que cet anniversaire marque le début d’une nouvelle période merveilleuse et mène à la rédemption finale.

Barouh Dayan Haemet : R’ Moshe a’h Ohayon (Tsfat), 61 ans, a quitté ce monde le 26 Sivan 5784

Barouh Dayan Haemet : R’ Moshe a’h Ohayon (Tsfat), 61 ans, a quitté ce monde le 26 Sivan 5784

R’ Moshe Ohayon a servi comme représentant de Habad à la mairie de Safed 

 

C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès douloureux de R’ Moshe Ohayon, de mémoire bénie, l’un des militants de la communauté Habad à Safed. Il a servi comme représentant de Habad au conseil municipal de Safed, détenant le mandat le plus long, pendant de nombreuses années et s’est occupé du développement des institutions Habad dans la ville (jusqu’à il y a environ six ans, lors des précédentes élections municipales).

Pendant son mandat, Habad a réussi à doubler sa représentation au conseil municipal. Il y a quelques années, il a acquis l’hôtel mythique « Merkazi » sur la rue Jérusalem ainsi que la salle de fêtes attenante, et a même géré l’établissement lui-même.

Au cours de son action pour la communauté de Safed, il a été membre du conseil d’administration des centres communautaires, membre du comité de planification et de construction, membre du conseil religieux, et plus encore.

Il a rendu son âme à son Créateur après avoir lutté récemment contre « la maladie », à l’âge de 61 ans.

Il laisse derrière lui son épouse, 6 enfants et des petits-enfants.

Le maire actuel de Safed, R’ Yossi Kakon, raconte : « J’ai connu Moshe, de mémoire bénie, il y a de nombreuses années, et depuis lors nous étions amis et sommes restés en contact. Le Moshe que j’ai connu était un entrepreneur safédien dans l’âme qui n’a jamais cessé de croire en la ville et ses habitants. La dernière fois que nous nous sommes rencontrés, c’était dans mon bureau il y a seulement trois semaines. Nous avons discuté de la façon de faire progresser la ville et d’aider les résidents. Moshe voulait tellement contribuer et faire de bonnes choses pour Safed. Moshe, ancien membre du conseil municipal et adjoint au maire, a représenté la communauté Habad de manière honorable et sa porte était ouverte à tous les résidents de la ville. Un homme de bonté dans tout son être et son essence. »

La famille observera la période de deuil (shiva) à l’hôtel Hametzuda, 37 rue Jérusalem, Safed.

 

Nouvelle édition de la version anglaise du livre « Taharah Kahala’hah » du Rav Yekoutiel Farkash

Nouvelle édition de la version anglaise du livre « Taharah Kahala’hah » du Rav Yekoutiel Farkash

Une nouvelle édition mise à jour de la version anglaise de « Taharah Kahala’ha » du Rav Yekutiel Farkash, l’ouvrage de référence sur les lois de Taharat Hamichpa’ha, est maintenant disponible.

 

La version anglaise de référence de « Taharah Kahala’ha » – Les lois de la pureté familiale, du Rav Yekutiel Farkash, une éminente autorité halakhique de Jérusalem, était épuisée depuis un certain temps. Maintenant, une troisième édition mise à jour a été publiée et est disponible à l’achat.

Ce livre vise à élucider les nombreux détails et à aborder les nombreux scénarios possibles d’une manière claire et concise qui permettra au lecteur de trouver les réponses nécessaires chaque fois que le besoin s’en fera sentir.

Un accent particulier a été mis sur la clarification des différentes opinions de tous les principaux poskim dont les avis sont acceptés dans ces Hala’hot, puis sur le résumé des différentes coutumes suivies dans diverses communautés. La version anglaise traduite a été réalisée par le Rav Yehuda Altein.

Depuis sa première impression en 2015, la traduction anglaise a rapidement rejoint son homologue hébreu en tant que ressource précieuse pour ces lois dans chaque foyer juif et est devenue un ouvrage de référence pour les lois de Taharat Hamichpa’ha dans des milliers de foyers à travers le monde.

Les versions hébraïque et anglaise élucident les détails et scénarios pertinents de manière claire et conviviale, permettant au lecteur de trouver les réponses nécessaires à toute question qu’il ou elle pourrait avoir. Taharah Kahala’ha trouve un équilibre que de nombreux autres ouvrages dans ce domaine n’ont pas. Il ne se limite pas aux aspects essentiels de Taharat Hamichpa’ha seuls, et n’inclut pas non plus toutes les circonstances possibles ; plutôt, toutes les lois importantes à connaître ont été incluses, tandis que celles qui sont peu courantes ont été omises.

La deuxième impression anglaise, publiée il y a quelque temps, incluait de nombreuses corrections à la traduction précédente, ainsi qu’un index détaillé pour aider les utilisateurs à trouver exactement ce qu’ils cherchent. L’actuelle troisième impression incorpore des corrections et des éclaircissements supplémentaires.

Le Rav Farkash est consulté par des Rabbanim du monde entier pour son expertise dans les questions sensibles et complexes liées à cette Mitsva. Ses décisions s’appuient sur une richesse de connaissances, y compris les nombreuses décisions qu’il a personnellement entendues du Rav Shmuel Vozner (auteur de Shevet Halevi) et du Rav Meir Brandsdorfer (auteur de Knei Bosem), de mémoire bénie.

Pour les commandes en gros – contactez Yanki Reichman à [email protected]

« Le Rabbi et le voyage des trois Le’haïm », par le Rav Mendel Raskin

« Le Rabbi et le voyage des trois Le’haïm », par le Rav Mendel Raskin

Ce récit, partagé par le Rav Mendel Raskin de Montréal, offre un aperçu touchant des expériences d’un émissaire du Rabbi de Loubavitch. Il relate plusieurs anecdotes marquantes liées à ses voyages réguliers à New York, accompagné de groupes de Juifs de Montréal, pour rencontrer le Rabbi.

 

Mon père, Rabbi Leibel Raskin, m’a toujours dit que la meilleure chose à faire était d’amener des Juifs au Rabbi, alors quand nous avons été envoyés à Montréal en mission, j’ai amené un groupe de 12 Juifs avec moi pour Chabbat Parchat Hayé Sarah 5747, le Chabbat du Kinus Hachlou’him.

La veille de Chabbat, j’ai écrit une lettre au Rabbi au sujet des invités qui étaient venus pour Chabbat et j’ai demandé une bénédiction pour que le voyage soit réussi. Je ne m’attendais pas à recevoir une quelconque réponse, surtout à une période aussi chargée que le Kinus Hachlou’him.

Peu avant Chabbat, on m’a dit que Rav Klein me cherchait. J’ai couru à 770 et Rav Klein m’a lu la réponse du Rabbi à ma lettre : תפילת הדרך. ויהא בשעה טובה ומוצלחת. אזכיר על הציון. Tefilat Hadere’h. Que ce soit à une heure propice et réussie. Je le mentionnerai à l’Ohel.

Alors que Rav Klein lisait la réponse, j’ai réalisé que nous avions oublié de dire Tefilat Hadere’h pendant le trajet depuis Montréal. Ruach hakodesh mamosh !

Cette histoire continue. L’année suivante, j’ai organisé un bus entier d’élèves de lycée pour venir chez le Rabbi pour Youd Chevat. Quand notre groupe est passé devant le Rabbi pour les dollars, Rabbi Groner m’a présenté en disant que Rav Raskin avait amené tout un groupe d’étudiants de Montréal. Le Rabbi m’a regardé et a dit : « N’oubliez pas de dire Tefilat Hadere’h. »

Habituellement, lors du Farbrenguen, le Rabbi parlait des invités pendant la deuxième sicha ou même plus tard. Mais une fois, mon groupe a eu le mérite que le Rabbi nous parle au début du Farbrenguen.

C’était Chabbat Parchat Toldot 5750. La synagogue du 770 était bondée. Il était très difficile pour moi de trouver suffisamment d’espace pour que les invités soient à l’aise au Farbrenguen et il y avait tellement de bousculades avant que le Rabbi n’entre dans la pièce, ce qui dérangeait beaucoup certains de mes invités. Je me sentais mal à l’aise de la tournure que prenait la situation pour eux, et je pensais que seul le Rabbi lui-même pouvait apaiser la tension.

Et voilà que, juste après le kiddouch, le Rabbi s’est tourné vers notre groupe et a dit que puisque hachnasas orchim est si important, nous allons commencer par honorer les invités en disant l’chaim et en entonnant un niggun ! C’était une courte sicha spécialement pour nous et au début du Farbrenguen ! Notre humeur a été instantanément transformée de façon spectaculaire !

Une fois, lors d’un Farbrenguen de Chabbat, le Rabbi a fait des gestes vigoureux de la main pendant les niggunim en direction d’une personne spécifique de notre groupe. C’était une situation unique que je n’avais jamais vue auparavant.

Le lendemain, alors que nous faisions la queue pour les dollars, quand nous étions déjà dans le couloir approchant la pièce où se tenait le Rabbi, cet homme m’a demandé si j’étais sûr que le Rabbi lui avait fait signe pendant le Farbrenguen et non à quelqu’un à proximité. Je n’ai pas eu le temps de répondre et cet homme se tenait déjà devant le Rabbi. Le Rabbi a posé le dollar qu’il tenait et a fait un geste de la main à l’homme…

En 5751, pendant la guerre du Golfe, j’avais prévu un voyage pour des étudiants pour le Chabbat de Parchat Terouma. En raison de la panique à Montréal concernant la guerre du Golfe, de nombreux parents ne voulaient pas que leurs enfants voyagent à New York. J’ai dit aux enfants que le Rabbi avait dit sans équivoque qu’il n’y avait rien à craindre et tout le groupe est venu pour ce Chabbat.

Pendant le Farbrenguen, après la deuxième sicha, le Rabbi s’est tourné vers notre groupe et a dit en français que nous devrions tous dire l’chaim et mener la foule en chantant le niggun de Ha’aderes V’Haemuna.

Le Chabbat Nasso 5751, j’ai amené un groupe de 50 étudiants. La veille de Chabbat, le Rabbi est allé à l’Ohel et est revenu peu avant Chabbat. Pendant ce court moment avant l’allumage des bougies, le Rabbi a répondu à ma lettre concernant le groupe : הבפועל ממש? Quels seront les actions concrètes ?

Tout au long de ce Chabbat, j’ai travaillé avec les étudiants pour m’assurer qu’ils prennent tous de bonnes résolutions. Pendant le premier Farbrenguen, le Rabbi a demandé à notre groupe de dire l’chaim trois fois.

Le dimanche après-midi, alors que nous nous préparions à monter dans le bus pour Montréal, il y a eu un problème avec l’une des roues et nous avons été retardés. Après avoir voyagé pendant un certain temps, l’une des roues est sortie et nous avons dû attendre un bus de remplacement pour continuer le voyage. Puis, au milieu de la nuit, le bus a heurté un cerf, brisant la vitre avant.

Les étudiants étaient hystériques quand c’est arrivé, mais j’ai immédiatement pris le micro et annoncé que je comprenais maintenant pourquoi le Rabbi nous avait dit de dire l’chaim trois fois lors du Farbrenguen. Nous avons vécu trois incidents, et à partir de maintenant tout se passera bien.

Jusqu’à aujourd’hui, les participants de ce voyage s’en souviennent comme du « voyage des trois Le’haïm ».

Aujourd’hui encore, les Hassidim continuent d’amener des milliers de Juifs chez le Rabbi, expérimentant la joie spirituelle d’être en sa sainte présence.

 

JEM lance une fonctionnalité révolutionnaire de reconnaissance faciale en préparation de Guimel Tamouz

JEM lance une fonctionnalité révolutionnaire de reconnaissance faciale en préparation de Guimel Tamouz

 

À l’approche du 30e anniversaire de Guimmel Tamouz, JEM (Jewish Educational Media) innove avec une fonctionnalité révolutionnaire de reconnaissance faciale basée sur l’intelligence artificielle sur son site d’archives photographiques. 

Trente ans après Guimmel Tamouz, le cadeau le plus précieux qu’on puisse recevoir est un souvenir vivant d’un moment personnel avec le Rabbi. Des centaines de milliers de personnes ont eu la chance de recevoir un dollar du Rabbi, de participer au Kos Shel Bracha, ou de s’engager dans l’une des nombreuses autres occasions d’interaction personnelle qui étaient souvent photographiées.

La joie et l’émotion de découvrir un cliché jusqu’alors inconnu de son moment personnel sont vraiment spéciales. Aujourd’hui, JEM lance une toute nouvelle technologie qui permet une accessibilité de recherche sans précédent dans le *demi-million de photos* d’interactions personnelles avec le Rabbi.

JEM est fier d’annoncer notre nouvelle fonctionnalité de reconnaissance faciale sur le site web d’archives photos de JEM, https://photos.jemedia.org/face-recognition, qui permet aux utilisateurs de télécharger une photo et de scanner nos vastes archives pour trouver des visages similaires. Avec tant de photos d’interactions personnelles avec le Rabbi déjà sur notre site web, le potentiel de découverte est immense.

Voici comment cela fonctionne :
1. Trouvez une photo : Choisissez une photo claire de vous-même ou d’un membre de votre famille de l’époque où ils étaient avec le Rabbi. Plus la photo est *claire*, plus les résultats seront *précis*.
2. Téléchargez la photo sur https://photos.jemedia.org/face-recognition
3. Obtenez les résultats : Le système scannera rapidement des centaines de milliers de photos sur le site web et affichera les résultats qui correspondent le plus à votre photo téléchargée.
4. Partagez les résultats avec votre famille, ou commandez une copie de votre photo via notre site web. Les images vidéo sont également incluses dans cette recherche et les rencontres vidéo sont également disponibles à l’achat.

Cette fonctionnalité de pointe s’inscrit dans la mission continue de JEM de rapprocher tout le monde du Rabbi. En utilisant la puissance de l’intelligence artificielle, nous pouvons maintenant offrir un niveau d’accessibilité sans précédent à nos précieuses archives, permettant aux utilisateurs de découvrir des connexions personnelles avec le Rabbi dont ils n’avaient peut-être jamais eu connaissance.

C’est un grand pas en avant, sur lequel l’équipe technique de JEM a travaillé avec diligence au cours de l’année écoulée, l’affinant et le rendant aussi précis et convivial que possible. Bien qu’il soit encore en cours de développement, nous sommes ravis de l’offrir au public en l’honneur de Guimmel Tamouz.

Alors que nous lançons cette remarquable fonctionnalité, elle sera ouverte et accessible à tous pendant un mois. Après cette période, elle deviendra un avantage exclusif pour les membres de JEM.

Nous voulons être transparents sur les limitations actuelles de la fonctionnalité de reconnaissance faciale. Le nombre de résultats et l’exhaustivité de la base de données photo sont encore en cours d’amélioration, et vous pouvez vous attendre à ce que des mises à jour soient déployées dans les versions ultérieures. Ce n’est pas encore précis à 100%, et nous ne pouvons pas garantir que vous trouverez toutes les photos possibles. Cependant, nous nous engageons à affiner continuellement la technologie et à élargir notre base de données photo.

Nous exprimons notre sincère gratitude aux nombreuses personnes qui ont travaillé sans relâche pour faire de ce projet une réalité. Remerciements particuliers à Motti Hazan et Memke Schmukler de l’équipe des archives, Levi Naki et Levik Shmotkin de l’équipe Produit et Design, Elchonon Korenblit et toute l’équipe technologique. Nous exprimons également notre plus profonde reconnaissance aux Rabbins Elkanah Shmotkin et Mendel Gourarie pour leur vision et leur leadership.

JEM reste dédié à partager le Rabbi avec tous, et cette nouvelle fonctionnalité témoigne de notre engagement. Nous sommes enthousiastes quant aux possibilités qu’elle offre et nous sommes impatients d’aider plus de personnes à approfondir leur connexion avec le Rabbi grâce à cette fonctionnalité.

Visitez photos.jemedia.org/face-recognition aujourd’hui pour découvrir cette fonctionnalité révolutionnaire et dévoiler *vos* moments personnels avec le Rabbi.

 

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Rav Yoel Kahn : « vivre à la hauteur de la confiance que le Rabbi place en nous pour accomplir notre mission »

Rav Yoel Kahn : « vivre à la hauteur de la confiance que le Rabbi place en nous pour accomplir notre mission »

À l’approche de Guimmel Tamouz, voici un discours du Hozere du Rabbi, Reb Yoël Kahn, prononcé lors du Kinouss Hatmimim Haolami de l’année 5771. Dans ce discours, il rappelle aux Bahourim d’aujourd’hui le privilège d’être des Hassidim du Rabbi et les encourage à vivre à la hauteur de la confiance que le Rabbi place en eux, particulièrement en ces temps difficiles.

Histoire d’introduction : Un fiancé pensait que le Rabbi signait ses lettres de bénédiction de façon mécanique. Le Rabbi a exceptionnellement dévié de ses habitudes pour lui dire personnellement qu’il avait signé sa lettre, prouvant son attention personnelle.

Enseignement principal : Comme D.ieu aime chaque Juif comme un enfant unique (selon le Baal Chem Tov), le Rabbi se consacre entièrement à chaque Hassid individuellement, malgré leur grand nombre.

Point central : Rien n’a changé depuis Guimmel Tamouz dans cette relation. Le Rabbi continue de penser à chaque Hassid et de se préoccuper de son bien-être.

Différence fondamentale : « Un orphelin se plaint, un enfant pleure » – nous ne sommes pas des orphelins spirituels car le Rabbi est notre père. Il faut s’adresser à lui comme un enfant à son père.

Responsabilité : Cette attention paternelle nous oblige à vivre à la hauteur de la confiance du Rabbi et accomplir notre mission spirituelle.

Outils donnés : Le Rabbi nous a fourni les enseignements les plus profonds de la Hassidout (comme un roi qui dépense ses trésors en temps de guerre) pour nous aider à amener la Géoulah.

Preuve concrète : Une lettre du Rabbi réfute l’idée fausse qu’il traiterait mieux un « étranger » qu’un Hassid – au contraire, il applique le principe talmudique de s’occuper d’abord des siens.

Conclusion : Réaliser cette relation personnelle continue doit renforcer notre attachement au Rabbi et nous motiver à accomplir notre mission avec détermination.

 

Discours de Reb Yoël Kahn au Kinouss Hatmimim Haolami 5771

Je souhaite commencer par une histoire que j’ai déjà racontée plusieurs fois. Je suis certain que nombreux d’entre vous s’en souviennent, mais je vais néanmoins la répéter.

Durant les dernières années, lorsque le Rabbi n’organisait plus de Yehidout (entrevues individuelles), un groupe de Hatanim (fiancés) défilait devant le Rabbi pour recevoir sa bénédiction pour leurs mariages respectifs. À chacun d’entre eux, le Rabbi distribuait un dollar accompagné de la formule habituelle « Braha Vehatsla’ha » (bénédiction et réussite). Soudainement, le Rabbi s’adressa particulièrement à l’un des Hatanim et lui demanda : « As-tu reçu ma lettre en l’honneur de ton mariage ? Je l’ai déjà signée. »

Un des témoins remarqua cet incident singulier et, incapable de contenir sa curiosité, décida de découvrir les raisons de cette attention particulière. Pourquoi le Rabbi avait-il distingué ce Hatane plutôt qu’un autre dans le groupe ?

Il interrogea donc le jeune homme concerné, qui lui répondit en relatant un incident survenu quelques semaines auparavant :

Plusieurs Bahourim étaient assis ensemble, discutant des lettres que le Rabbi envoyait à chacun des Hassidim pour leurs Smahot (joies familiales). De manière générale, chaque lettre avait un contenu similaire – quelques bénédictions pour l’occasion – avec pour seules différences la date et le nom du destinataire. Le Rabbi apposait ensuite sa sainte signature au bas de chaque lettre.

Il y avait plusieurs opinions parmi les Bahourim concernant le degré d’implication personnelle du Rabbi dans chacune de ces lettres.

Certains Bahourim affirmaient qu’en apposant sa signature, le Rabbi s’impliquait incontestablement dans chaque lettre de manière personnelle. Réfléchissez un instant : lorsque quelqu’un donne sa parole à autrui – même par le simple biais de l’écriture et de la signature d’une lettre – s’il est sincère, il pense vraiment ce qu’il dit. Plus il est sincère, plus ses paroles sont authentiques. Par conséquent, nous pouvons affirmer avec certitude que le Rabbi envoie réellement ses bénédictions avec chaque lettre qu’il poste. Bien que la même bénédiction soit nécessaire pour chaque Hatane et qu’il envoie une lettre identique à tous, cela ne diminue en rien l’attention personnelle du Rabbi portée à chaque lettre.

D’autres Bahourim suggéraient que puisque le contenu de chaque lettre était pratiquement identique, il était exagéré de croire que le Rabbi avait vraiment transmis une bénédiction issue des profondeurs de sa Néchama (âme) dans chaque lettre. Cependant, ils croyaient qu’une pensée et une bénédiction personnalisées avaient été incluses dans chaque envoi.

Un Bahour se montrait sceptique et s’opposait à ces deux opinions. Il pensait que le Rabbi avait simplement signé une pile de lettres se trouvant sur son bureau sans leur accorder de considération particulière, après quoi les Mazkirim (secrétaires) les avaient postées. « Qui peut affirmer que le Rabbi ait prêté attention au nom inscrit en haut de la lettre ? » prétendait-il.

« J’étais celui qui avait naïvement suggéré ce troisième point de vue », conclut ce Hatane avec regret. « Il semblerait que le Rabbi ait exceptionnellement dévié de ses habitudes pour me rassurer personnellement sur le fait qu’il avait signé ma lettre en toute conscience. »

J’ai personnellement entendu ce récit de la bouche du témoin curieux qui avait pris l’initiative de découvrir les détails de cette histoire.

Quelques années plus tard, après Guimmel Tamouz, j’ai répété cette histoire lors d’un Farbrengen, précisant que je l’avais entendue d’une personne de confiance et que je pouvais donc être certain de son authenticité.

Après le Farbrengen, un jeune homme s’approcha de moi : « Vous dites connaître l’exactitude de cette histoire car vous l’avez entendue d’une personne fiable ? Permettez-moi de vous dire que le naïf Hatane, c’était moi ! Il va sans dire qu’aujourd’hui, je regrette profondément cette attitude. »

Enseignements de cette histoire

Cette histoire contient plusieurs points remarquables à méditer.

Tout d’abord, nous pouvons être certains que le premier groupe de Bahourim avait la bonne compréhension : le Rabbi investit évidemment tout son être dans chaque bénédiction qu’il donne.

Mais il y a un concept plus profond que l’on discerne dans cette histoire : à quel point chaque Bahour est précieux aux yeux du Rabbi. Ce Hatane devait vraiment faire preuve de naïveté pour penser que le Rabbi ne lisait même pas les lettres qu’il signait. Malgré cela, le Rabbi a exceptionnellement dévié de ses habitudes pour lui démontrer que même lui mérite et reçoit l’attention du Rabbi, lui offrant ainsi « l’échelle » qui lui permettrait de s’élever et de sortir de son inconscience.

Comme un enfant unique

Cette idée s’enracine dans les célèbres paroles du Baal Chem Tov, qui affirmait que l’amour de D.ieu pour chaque Juif est infiniment plus grand que l’amour de parents âgés envers leur enfant unique né dans leur vieillesse.

On pourrait se demander comment cela est possible. Après tout, on ne peut qualifier chaque Juif d’enfant unique alors qu’il existe des millions de Juifs. Comment peut-on considérer chacun comme un enfant unique alors qu’en réalité il n’est pas le seul ?

Le concept réside dans le fait que, puisque Hachem est illimité, Il possède la capacité infinie d’aimer chacun sans limites, comme si chacun était véritablement un enfant unique.

En tant que simples mortels, nous ne pouvons concevoir une telle réalité : lorsque nous sommes complètement investis dans un sujet, nous sommes incapables de nous investir dans la même mesure ailleurs. Hachem, en revanche, n’est limité par aucune restriction et est capable d’aimer chaque Juif comme s’il était son enfant unique.

Dans le même esprit, le Tsadik dont il est écrit : « אנכי עומד בין ה’ וביניכם » (Je me tiens entre l’Éternel et vous), celui qui est notre « רועה נאמן » (berger fidèle), a la capacité de se consacrer entièrement à chaque Juif, et particulièrement à ceux qui se considèrent comme ses Hassidim.

La bienveillance continue du Rabbi

À la lumière de cette histoire, il est important pour nous de réaliser, comprendre et apprécier qu’à cet égard, rien n’a changé depuis Guimmel Tamouz.

Chacun d’entre nous doit savoir qu’il y a quelqu’un qui pense à nous, tient à nous et se préoccupe de notre bien-être.

Nous parlons souvent de renforcer notre Hitkachrout (attachement) au Rabbi. L’une des façons d’y parvenir est de réfléchir à la connexion profonde qu’il entretient avec chacun d’entre nous.

Dans le Tanya (chapitre 46), l’Admour Hazaken écrit :

« ויש דרך ישר לפני איש… לעורר ולהאיר אורה אהבה התקועה ומסותרת בלבו… למסור נפשו לה’… והוא כאשר ישים אל לבו מ »ש הכתוב כמים הפנים לפנים… »

Après avoir présenté dans les chapitres précédents les différentes méthodes pour éveiller un véritable amour pour Hachem, l’Admour Hazaken commence ce chapitre par ce qu’il appelle le « chemin simple et direct » pour éveiller un amour qui revivifiera la Néchama (l’âme), un amour qui élèvera la personne à un niveau si élevé qu’elle sera prête à donner sa vie pour Hachem. Ceci peut être atteint grâce au principe « כמים הפנים לפנים » (comme l’eau reflète un visage) : l’amour qu’Hachem éprouve pour nous influence un sentiment similaire de notre part en retour.

Nous devons méditer sur la bienveillance et l’intérêt que le Rabbi nous porte, même aujourd’hui. Lorsque quelqu’un se rend au Ohel (ou envoie une lettre au Rabbi), cela ne devrait pas être perçu comme une simple cérémonie, quelque chose que l’on fait parce que c’est ce que font les Hassidim.

Il faudrait plutôt s’arrêter un moment et y réfléchir : vous vous rendez maintenant chez le Rabbi, chez celui dont on dit « אנכי עומד בין ה’ וביניכם », celui qui nous relie à D.ieu. Et comme nous l’avons souligné, il n’est pas seulement présent pour le Klal Israël en général, mais il est là pour chacun d’entre nous individuellement.

Le Rabbi ressent un intérêt personnel pour le bien-être de tous ses Hassidim. Lorsque quelqu’un vient au Ohel et demande une bénédiction pour quelque chose qui le préoccupe, le Rabbi se sent concerné et fait tout ce qu’il peut pour l’aider et lui apporter le réconfort. Inversement, quand cette personne retourne au Ohel plus tard pour annoncer au Rabbi que tout va bien, cela procure au Rabbi une grande joie.

Les pleurs d’un enfant

Le Rabbi Précédent écrit dans une lettre : « א יתום קלאגט, א קינד וויינט » (un orphelin se plaint, un enfant pleure).

Un orphelin n’a malheureusement personne vers qui se tourner ; il n’a donc d’autre alternative que de se plaindre de sa situation. En revanche, un enfant qui a un père ne se plaint pas désespérément : il pleure vers son père pour qu’il l’aide.

On ne saurait trop insister sur ce point : chacun doit comprendre qu’il a un père. Le Rabbi est notre père et il se préoccupe de chacun personnellement.

Certes, le Rabbi est impliqué et aide chacun d’entre nous dans ce monde, œuvrant pour amener Machia’h, construire une Dira Betahtonim (demeure pour D.ieu ici-bas), et ainsi de suite. Mais simultanément, il se préoccupe de chaque individu et prend soin de nous comme un père prendrait soin de son fils. Il croit en nos capacités et sait que nous avons confiance en lui.

En même temps, cela nous oblige à demeurer fidèles à notre mission. Nous ne sommes pas libres de vagabonder selon notre bon plaisir. Nous avons un travail à accomplir et le Rabbi nous fait confiance pour mener cette mission à bien.

De précieux trésors à notre disposition

Un point supplémentaire : dans le célèbre discours hassidique Hemsheh Bati Legani, le Rabbi Précédent rapporte l’exemple du roi qui possède des trésors remplis de diamants et de pierres précieuses. Certaines de ces pierres ne seront jamais touchées, même dans les situations les plus désespérées, et pourtant elles ont toutes un objectif particulier. Par exemple, les perles et diamants sertis sur la couronne du roi ne seront peut-être jamais retirés ou utilisés à d’autres fins, néanmoins ils rehaussent la beauté de la couronne et symbolisent la majesté de son royaume.

Vient ensuite le trésor gardé caché. Non seulement il ne sert à rien de particulier, mais de plus, il n’est jamais vu par quiconque. Cependant, en temps de guerre, lorsque le roi a besoin de sortir vainqueur, il dépensera librement ce trésor si précieux (Bizbouz Haotsrot) afin de remporter la victoire.

La guerre, dans notre cas, c’est « מלחמת בית דוד » (la guerre de la maison de David), l’épreuve pour amener la Géoulah. Et pour que nous puissions gagner cette guerre, même les parties les plus profondes et les plus élevées de la Torah nous ont été données avec une ouverture extraordinaire.

Aucun des Rebbéim précédents n’a publié autant de Hassidout que notre Rabbi, au bénéfice du monde entier. Le Rabbi lui-même, dans ses Sihot et ses Maamarim, a rendu accessibles et clairs des sujets très profonds de Hassidout comme personne auparavant.

Et tout ceci nous a été donné afin que nous puissions continuer à nous battre et en finir avec cette Galout.

C’est entre nos mains. Nous savons que le Nitzahon (victoire) final de « Didane Notsah » (notre victoire) est sur le point de se produire ; à nous de le faire advenir encore plus rapidement. En accomplissant notre part, en nous imprégnant des paroles de Hassidout que le Rabbi nous a transmises et, naturellement, en les diffusant à l’extérieur, nous hâterons la Géoulah et le Rabbi nous sortira de cette Galout, Tehef Oumiyad Mamash – immédiatement, maintenant !

Témoignage de sollicitude personnelle

Comme mentionné précédemment, la bienveillance et l’intérêt du Rabbi pour chaque Hassid se manifestaient tout au long des années.

Dans la lettre suivante, le Rabbi réfute une théorie mal avisée entretenue par quelques Hassidim, selon laquelle le Rabbi (ou les Rebbéim en général) accorderait plus facilement une bénédiction à un « étranger » (qui n’est pas un Hassid du Rabbi) qu’à un Hassid :

« J’ai été surpris que vous ne mentionniez rien dans votre lettre concernant la santé de votre épouse תחי’. J’espère que lorsque vous recevrez cette lettre, sa situation se sera déjà améliorée, malgré la lettre que j’ai reçue de Rav Moshe Levertov à ce sujet.

Concernant ce qu’il écrit en votre nom, que ‘ce cas devrait être traité comme s’il s’agissait d’un étranger plutôt que de la façon dont on s’occuperait de l’un des nôtres’ : je n’arrive pas à comprendre la signification de cette phrase.

N’y a-t-il pas une décision bien connue de nos Sages concernant les besoins d’autrui : « עניי עירך קודמין » – les pauvres (c’est-à-dire ceux dans le besoin) de ta propre ville passent en priorité pour recevoir ton aide ?

Vous ne me soupçonneriez certainement pas d’être réticent à agir conformément à ce principe… »

Conclusion

Cette lettre du Rabbi démontre clairement son attention et sa sollicitude pour chaque Hassid individuellement. Le Rabbi réfute catégoriquement l’idée qu’il traiterait un « étranger » avec plus d’attention qu’un de ses propres Hassidim. Au contraire, il cite le principe talmudique selon lequel on doit d’abord s’occuper des besoins de ceux qui nous sont proches avant ceux des étrangers.

Le Rabbi exprime également sa surprise et son inquiétude quant au fait que le Hassid n’ait pas mentionné la santé de sa femme dans sa lettre, témoignant ainsi de son intérêt personnel pour le bien-être de chaque membre de la famille de ses Hassidim.

Cette lettre, comme l’ensemble du discours de Reb Yoël Kahn, souligne l’importance de comprendre et d’apprécier la relation personnelle et profonde que le Rabbi entretient avec chacun de ses Hassidim, même après Guimmel Tamouz. Elle encourage les Hassidim à renforcer leur Hitkachrout (attachement) au Rabbi en réalisant à quel point ils sont précieux à ses yeux, et à vivre à la hauteur de la confiance qu’il place en eux pour accomplir leur mission dans ce monde.

 

 

Guimel Tamouz : Enseignements sur la connexion perpétuelle avec le Rabbi

Guimel Tamouz : Enseignements sur la connexion perpétuelle avec le Rabbi

La méditation sur le départ du monde
Extrait d’une Si’ha de Chabbat Parchat Bo 5736

Il faut donc que la pensée et la méditation sur le départ de ce monde soient comme la première fois. Comme il est expliqué dans les discours du Rabbi (Précédent – ndt), à propos de la pensée et de l’imagination : il faut revivre la chose comme elle a été la première fois. Comme il raconte l’histoire avec le militaire, que, quand il s’est représenté comment il s’était tenu devant le roi… il s’est évanoui bien que cela ait été des dizaines d’années plus tard. Il en est de même à propos du jour de la Hilloula du 10 Chevat, qu’il doit y avoir la méditation sur ce sujet comme cela était la première fois…

Et cela fait que s’évanouissent chez lui toutes les choses indésirables. Et s’annuleront chez lui toutes les choses qui ne sont pas conformes à la volonté du Rabbi et toutes celles qui viennent de l’esprit de folie. Et, quand tout cela va être annulé, il n’y a rien qui empêche de se lier à D.ieu. Et il transforme tout en sainteté…

 

L’étude de l’enseignement du Tsadik
Extrait d’une Si’ha du 10 Kislev 5744

Il ne faut pas se contenter d’étudier l’enseignement du Tsadik « comme si l’auteur de l’enseignement se tenait devant lui » – avec le mot « comme » seulement. Après cela, il faut aller à un degré plus haut – que l’auteur de l’enseignement se tient vraiment devant lui, sans le « comme ».

L’effet du Ohel du Rabbi
Extrait d’une Si’ha du 10 Chevat 5716

Ceux qui ont été sur le Ohel des Tsaddikim savent qu’il y a des Ohalim qui ont un effet d’amertume et de contraction et il y a des Ohalim qui ont un effet de joie et d’élévation. Le Ohel du Rabbi (Précédent – ndt) est de cette sorte-ci. Quand on arrive sur le Ohel, avant qu’on médite, cela a un effet d’élévation et de hauteur d’esprit, ce qui a rapport avec la joie.

Car l’oeuvre qu’il a accomplie pendant toute sa vie a aussi été dans ce sens: rapprocher et élever tous les Juifs, même les « créatures », sur un chemin de rapprochement et agréable, avec l’intention de réaliser le « et les rapprocher de la Torah », réaliser en eux le « contempler la douceur de D.ieu » et révéler leur part dans la Torah et dans les Mitsvot.

 

L’influence du Ohel sur le mauvais penchant
(Extrait d’une Si’ha du 10 Chevat 5714)

Il est certain que, quand on va sur le Ohel, l’aide est plus forte. Mais, même quand on se trouve près de l’endroit, cela aide aussi. Comme le Talmud dit que, quand on a « du pain dans son panier » la faim n’est pas aussi grande car on peut la calmer en mangeant.

De même, quand le mauvais penchant sait qu’il y a un moyen – se recueillir sur le tombeau du Tsaddik, et pas un simple Tsaddik mais le chef de la génération, dont lui-même est un élément, et donc l’aide est plus grande que celle d’un simple Tsaddik – aussi le mauvais penchant a priori ne vient pas avec la même puissance. Car il sait qu’on peut le briser complètement.

La connexion avec le Rabbi après son départ
Extrait d’une Si’ha de Chabbat Vaéra 5749

On ne doit pas dire que « dans le monde de vérité », on ne peut pas connaître les difficultés et les dangers de ce monde… car les directives en ce qui concerne l’accomplissement de la mission du Rabbi (Précédent – ndt), chef de notre génération, viennent aussi par le fait qu’on se recueille et qu’on lise des lettres sur le tombeau, dans ce monde-ci. Aussi, il y a ici également la supériorité de l’enseignement et de la décision d’un Maître qui se trouve dans ce monde.

Écrire au Rabbi sur le tombeau
Extrait d’une lettre du 10 Nissan 5710

J’ai reçu votre lettre du 9 Nissan et vous y trouverez une réponse en bref dans mon introduction au fascicule édité après le départ de ce monde et dans cette lettre, ce qu’il me semble à ce sujet.

Quant à ce que vous demandez qu’à présent on ne peut pas poser de questions au Rabbi (Précédent – ndt) quand on a un doute sur comment se conduire, si vous vous tenez fermement dans votre attachement à lui, sans faire attention aux tentations du mauvais penchant, et que vous envoyez une lettre sur le tombeau du Rabbi (Précédent – ndt), le Rabbi (Précédent – ndt) trouvera un moyen de vous répondre.

Comprendre l’action du Rabbi
Extrait d’une lettre du 17 Elloul 5710

A propos de ce que vous demandez de vous rappeler sur le tombeau du Rabbi (Précédent – ndt), je ferai selon votre demande. Quant à ce que vous écrivez que vous ne comprenez rien à cela, même quand vous mangez, buvez et dormez, il est certain que vous ne réfléchissez pas d’abord comment cela agit en votre corps et votre âme. Vous faites tout cela même si vous ne comprenez pas comment se réalise cette action. Il en est de même pour ce sujet…

L’attachement entre le demandeur et le Rabbi
Extrait d’une lettre du 9 Kislev 5714

La bénédiction est comparable à la pluie qui tombe après qu’on ait labouré et semé. Il en est de même au sujet du Pan (la lettre à lire sur le Ohel – ndt), c’est par l’attachement entre le demandeur et celui à qui on demande.

Puisque votre désir et votre volonté sont que je lise votre lettre sur le tombeau du Rabbi (Précédent – ndt), vous fixerez certainement un cours pour étudier son enseignement qu’il publia au cours des dernières années.

Les deux perceptions de l’élévation d’un Rabbi
Extrait d’une Si’ha du 20 Mena’hem Av 5713

Il en est de même à propos de faire descendre les « influences » par le Rabbi. Et d’abord ce que j’ai dit à quelqu’un il y a deux ans que « ce qu’on veut voir, on voit ».

1- Quand on explique le sujet de départ de ce monde au sens premier et on veut voir la grandeur de l’élévation du Rabbi, que le Gan Eden inférieur ne suffit pas, le « septième ciel » est certes très élevé mais le degré du Rabbi est encore plus élevé – puisque D.ieu est l’Essence du Bien, et la nature du Bien est de faire du Bien, D.ieu accomplit sa volonté et lui montre l’élévation du Rabbi, que le Rabbi se trouve plus haut que le « septième ciel » alors que lui se trouve en bas.

2 – Mais, quand on explique le sujet de départ de ce monde comme le Rabbi explique dans le discours ‘hassidique « Bati Légani » qu’il fit sortir pour le jour anniversaire du décès, qu’il s’agit d’un dévoilement de la lumière du niveau d’élévation. C’est-à-dire que, bien que ce soit un sujet d’élévation, cette élévation descend en bas. Et, comme il est expliqué dans le Zohar, que « le Tsadik qui quitte ce monde se trouve dans tous les mondes plus que de son vivant » – alors on lui montre d’en haut comment il « se trouve » dans le monde en bas (plus que de son vivant) et il voit de ses yeux de chair tout ce que le Rabbi fait descendre (dans ce monde).

La continuité de l’enseignement du Rabbi
Extrait d’une Si’ha du 12 Tamouz 5745

Puisque « sa descendance est en vie » – les ‘hassidim qui étudient son enseignement de la ‘Hassidout et accomplissent ce qu’il a instauré – alors « lui est en vie ». Et cela continuera ainsi tant que « sa descendance est en vie » jusqu’à la venue de Machia’h. Et encore plus après la venue de Machia’h, quand s’accomplira la promesse « réveillez-vous et chantez, ceux qui dorment dans la poussière », il est certain qu’on continuera à étudier son enseignement de la ‘Hassidout et qu’on continuera à avancer « dans la voie droite qu’il nous a montrée de ses voies.

Et nous irons dans ses chemins éternels. » Car, en même temps qu’on étudiera la Torah de la bouche du Machia’h, « une nouvelle Torah sortira de Moi », chaque ‘Hassid ira avec son Rabbi et nous tous, et chacun de nous – nous irons avec notre Rabbi, le chef de notre génération, qui, même aujourd’hui, « est en vie ».

 

L’attachement permanent en écrivant régulièrement au Rabbi
Extrait d’une Si’ha de Chabbat Parchat Yitro 5740

« Les bergers d’Israël ne se séparent pas de leur troupeau » et nous sommes attachés à présent exactement comme ce fut au premier instant et le premier jour après qu’il ait quitté ce monde !

Ainsi, il faut se tenir à la « poignée » (de la porte du Rabbi – ndt) jusqu’à se tenir à une porte ouverte, et aller sur le tombeau avec des questions et des demandes, écrire des lettres et demander miséricorde et bénédictions jusqu’à demander également que se réalise « et lui te nourrira » – qu’il fera les récipients avec quoi prendre les bénédictions.

Ceux qui se sont tenus à la « poignée » et ceux qui se tiennent maintenant à la « poignée » et ceux qui se tiendront à la « poignée » dans l’avenir ou bien ceux qui, par la Providence Divine, ont entendu son enseignement ou autre chose de lui, par cela ils se libèrent d’eux-mêmes car il y a « ce n’est pas moi seulement que D.ieu a libéré etc. » C’est simplement que la libération individuelle reste potentielle et qu’il faut la concrétiser. Ainsi, ce ne sera pas seulement la libération individuelle mais la Délivrance générale pour les Juifs.

 

Le Rabbi pendant un Farbrenguen : « Où est Silberstein (Rav Zushe) ? Il devrait dire Le’haïm! »

Le Rabbi pendant un Farbrenguen : « Où est Silberstein (Rav Zushe) ? Il devrait dire Le’haïm! »

Rav Zoushé Silberstein de Montréal, partageaient ses expériences uniques en tant qu’organisateur de voyages de groupe à Crown Heights dans les années 1980. Ses récits offrent un aperçu touchant de l’attention particulière que le Rabbi portait à ces visiteurs et de l’impact profond de ces Chabbats sur les participants.

 

L’une des principales activités dans lesquelles j’étais impliqué à Montréal durant les années 5740 était d’amener des groupes de Juifs chez le Rabbi. La première fois, nous avons affrété un bus de membres de la communauté pour un Farbrenguen de Youd-Teth Kislev. Après cela, nous avons commencé à amener différents groupes pour des Chabbats et un bus de femmes pour participer à la convention annuelle de N’shei Habad. (Après la Si’ha aux dames dans la synagogue principale, le Rabbi donnait des dollars aux organisatrices de la convention pour les distribuer aux participantes, et ma femme recevait aussi des dollars du Rabbi pour les distribuer aux femmes qui venaient lors de ce voyage.)

Ces voyages de Chabbat ont évolué vers un programme complet de Chabbaton avec des conférenciers et des artistes tout au long, mais le Farbrenguen du Rabbi et plus tard le fait d’aller chez le Rabbi pour recevoir des dollars étaient les principaux points forts et le but du voyage. Au fil des années, j’ai également aidé d’autres chlou’him à organiser de tels Chabbaton.

Le Rabbi chérissait le fait que des invités viennent pour Chabbat. Pendant les Farbrenguens, le Rabbi les comblait d’attention, s’adressant directement à eux en décrivant le grand zechus qu’ils avaient de faire le voyage pour être dans ces daled amot et en les encourageant à dire Le’haïm. En se référant aux organisateurs de ces groupes, le Rabbi a dit une fois : « ממנו יראו וכן יעשו » – encourageant les autres à les imiter.

Habituellement, nous programmions ces Chabbaton pour un Chabbat Mevar’him ou un Chabbat suivant un yom d’pagra, quand il y avait un Farbrenguen prévu, qui était le point culminant du voyage. Une fois, il s’est avéré que l' »oufrouf », Chabbat avant le mariage de mon beau-frère allait avoir lieu le Chabbat Mevar’him Adar et j’ai pensé qu’il serait inapproprié pour moi de diriger un Chabbaton si je prévoyais de participer à la simcha familiale.

Pour une raison quelconque, j’avais l’impression qu’il y aurait un Farbrenguen le Chabbat précédent et j’ai programmé le voyage pour ce Chabbat-là. J’ai envoyé un rapport au Rabbi sur le prochain voyage et demandé une bracha pour qu’il soit réussi. Le mercredi, j’ai reçu un appel du mazkirus du Rabbi avec la réponse du Rabbi à ma notification sur le prochain voyage :

« אין התוועדות שבת זו מה שאין כן שבת מברכים ».

« Il n’y aura pas de Farbrenguen ce Chabbat, cependant le Chabbat Mevar’him [il y en aura un] ».

Pour moi, le message était clair : il serait préférable que je puisse reprogrammer le voyage pour la semaine suivante où les participants pourraient assister à un Farbrenguen.

J’étais émotionnellement bouleversé par ce message. Il exprimait à quel point le Rabbi appréciait la participation des invités au Farbrenguen. Le Rabbi partageait des informations qui n’étaient généralement pas disponibles à l’avance afin de s’assurer que les invités puissent pleinement profiter de leur voyage.

Reprogrammer n’était pas une affaire simple car les participants avaient déjà pris des dispositions avec leurs employeurs pour prendre congé ce vendredi-là et nous avions affaire à des familles entières, mais nous avons immédiatement appelé tout le monde et les avons informés du changement d’itinéraire. Chacun d’entre eux est venu pour le Chabbat suivant !

Dans les premières années de ces Chabbaton, les invités étaient hébergés par des familles locales, mais quand l’hôtel Crown a ouvert sur Crown Street, tout le groupe y séjournait ensemble.

Mon habitude était de compiler une liste des noms de tous les participants et en fin d’après-midi de l’Erev Chabbat, je soumettais la liste et le guide du programme avec une lettre demandant au Rabbi une bracha pour le succès du Chabbaton.

Un Chabbat d’hiver particulier, j’ai soumis ce « paquet » au mazkirus vers 15h00 et l’allumage des bougies était très tôt cette semaine-là. À 15h30, j’ai reçu un appel à l’hôtel de Rav Binyamin Klein m’informant que le Rabbi avait envoyé une réponse à ma lettre. Je me suis précipité au 770 et en plus d’une bracha, le Rabbi a écrit :

בטח יודיע מיד מהחלטות ותוצאות של השבתון בענינים של פועל ממש.

« Vous me notifierez certainement immédiatement les bonnes résolutions et les résultats du Chabbaton, dans les choses pratiques ».

Le Motzei Chabbat, il y avait toujours un joyeux Melave Malka et j’ai annoncé que le Rabbi avait demandé que je rapporte les engagements pratiques que chaque personne prenait à la suite de l’expérience de ce Chabbat. Donc, en plus des lettres que tout le monde donnera au Rabbi avec leurs demandes de bracha, etc., chacun doit écrire une note de ses bonnes résolutions. J’ai distribué du papier et des enveloppes et j’ai collecté les enveloppes scellées de tous les invités. Le lendemain matin, lors de la distribution des « dollars », après que tout le groupe soit passé devant le Rabbi, je me suis approché et j’ai donné les enveloppes au Rabbi, conformément à l’instruction de rapporter immédiatement. Généralement, quand je venais chez le Rabbi avec un groupe de personnes et que je passais devant le Rabbi pour les dollars, le Rabbi me donnait d’abord un dollar en disant « bracha v’hatzlacha » et après que j’aie remis la pile d’enveloppes, le Rabbi me donnait un deuxième dollar en disant : « Ceci est pour les Ha’hlatot Tovot, les bonnes décisions. »

Avant que le Rabbi ne commence à distribuer des dollars le dimanche matin, notre groupe se rassemblait au 770 le matin avant notre voyage de retour au moment où le Rabbi était censé arriver. Les femmes se tenaient dehors dans l’allée et les marches, et les hommes se tenaient dans l’entrée. En marchant de la voiture au 770, le Rabbi nous faisait généralement un signe de tête en disant « Fort gezunterheit » ou « Bon voyage » et continuait vers son bureau.

Un dimanche particulier, le Rabbi est passé devant nous et le groupe de Toronto (avec le Rav Yossef Gansburg) et n’a donné aucune reconnaissance aux groupes du tout. Nous étions sous le choc et l’incrédulité.

Une minute plus tard, Rav Leibel Groner est sorti de la chambre du Rabbi et m’a dit : « Le Rabbi vous appelle ! » Je suis entré dans le Gan Eden Hata’hton et le Rabbi se tenait à la porte de sa chambre tenant un paquet de billets de dollar et m’a dit : « Vous devriez donner à chacun dans votre groupe un dollar en mon nom. »

Puis le Rabbi a demandé : « Ont-ils compris ce qui a été dit hier au Farbrenguen ? » J’ai répondu que le Motzei Chabbat pendant le melave malka, j’avais revu une partie du Farbrenguen en français et que pendant le trajet en bus, je reverrais le reste du Farbrenguen.

Le Rabbi a dit : « Bien. Vous direz certainement la Tefilat Hadere’h avec eux et vous devriez veiller à dire le nousach « vesitneini » au singulier. Allez au secrétariat et prenez des brochures de Tefilat Haderech pour tous les voyageurs et donnez-les à chacun en mon nom. Distribuez les dollars, et tout ce qui reste, rendez-le au Rav Groner. Merci. »

Quand je suis retourné vers le groupe, tout le monde était extatique, c’est le moins qu’on puisse dire. Alors que je distribuais les dollars à notre groupe, Rav Groner est venu me voir avec un message du Rabbi me disant de donner un dollar à quiconque voyageait ce jour-là. La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre et je me tenais sur Eastern Parkway à distribuer des dollars à quiconque disait qu’il voyageait. Au moment où j’étais prêt à partir, il restait un dollar et je l’ai rendu au Rav Groner.

Le Rabbi accordait une grande attention au programme du Chabbaton. Une fois, nous avions prévu que le Professeur Yirmiyahu Branover parle à un groupe d’étudiants. Le dimanche matin, lorsque le Rav Klein conduisait le Rabbi au 770, le Rabbi lui a demandé si le Professeur Branover parlait français et il a expliqué que la plupart des étudiants comprenaient l’anglais.

Comme nous organisions généralement le Chabbaton pour des invités francophones, très souvent des chlou’him de France amenaient des groupes d’invités ces mêmes semaines et se joignaient à nous.

En raison de mon implication dans l’organisation de ces Chabbaton, j’ai eu plusieurs occasions de m’impliquer avec des groupes qui n’étaient pas de Montréal. Une fois, un chalia’h de Boston m’a demandé d’organiser un Chabbat à Crown Heights pour un groupe d’étudiants français. Bien que je ne prévoyais pas d’être à Crown Heights ce Chabbat-là, j’ai contacté un Ba’hour, Sholom Chriqui (aujourd’hui chalia’h à Montréal), qui m’aidait habituellement et par son intermédiaire, j’ai organisé un Chabbat entier pour le groupe.

Pendant le Farbrenguen, le Rabbi a dit plusieurs fois en référence au groupe d’invités : « Où est Silberstein ? Il devrait dire Le’haïm. » Finalement, le Rabbi a dit : « Nu, son représentant devrait dire le Le’haïm en son nom. » J’ai compris que chaque fois que j’organisais un Chabbaton, je ferais mieux d’être là ! »

Une année, le 20 Av tombait un jeudi et je suis venu moi-même au 770 pour le Farbrenguen et j’ai décidé de rester pour Chabbat puisque c’était l’été et que les choses étaient calmes à Montréal. Vendredi matin après la prière, alors que je sortais du 770, j’ai vu un groupe d’étudiants parlant français. Au début, je les ai ignorés étant officiellement « en vacances », mais ensuite j’ai reconsidéré et engagé la conversation avec eux.

C’étaient des étudiants de France en visite à New York pour un voyage de deux semaines. « Où allez-vous être pour Chabbat ? »  Ils ont répondu qu’ils séjournaient à Manhattan mais n’avaient pas de plans spécifiques.

« Si je vous proposais de passer Chabbat ici à Crown Heights, accepteriez-vous l’offre ? » ai-je demandé. Ils ont accepté avec joie et je leur ai dit de revenir au 770 à 18h30 avec leur groupe entier de 25 étudiants et que tout serait arrangé. Il était 11h00 vendredi et j’avais soudainement la responsabilité d’un Chabbaton entier. Je me suis précipité au bureau de Tzach et avec le Rav Kastel et grâce à certains résidents de Crown Heights, nous avons monté un programme complet avec des logements pour dormir, des repas de Chabbat le vendredi soir et le jour de Chabbat, et un Ba’hour pour leur garder un banc au Farbrenguen.

Pendant le Farbrenguen, le Rabbi a dit : « Il y a un groupe d’invités ici venant de l’étranger. Ils pensent qu’ils sont venus aux États-Unis pour voir les gratte-ciel de Manhattan. La vérité est qu’ils sont venus ici pour passer Chabbat dans ces daled amot… »

 

 

Rav Yoel Zushe Silberstein, né à Anvers, Belgique, est un émissaire du Rabbi et directeur du Beth Habad ‘Chabannel’ à Montréal, Canada.

  • Rav Silberstein se consacre à sa mission avec un accent particulier sur la diffusion du message de la Rédemption, et il édite un mensuel en anglais pour les émissaires appelé ‘Or Gavoah’.
  • Suite à sa mission et son activité auprès des prisonniers juifs dans les prisons du pays, le Rav Silberstein a été nommé Rav des prisons au Canada. 
  • Après son mariage avec la fille du hassid R. Yehuda Spitz de Montréal, Canada, il s’est installé près du lieu de résidence des parents de la mariée et a commencé à travailler comme émissaire du Rabbi dans la ville, fondant plus tard le Beth Habad ‘Chabannel’ où se concentre l’essentiel de son activité.
  • De plus, il a commencé à travailler en 1974 avec les prisonniers dans les prisons canadiennes, une activité qui s’est développée au fil des ans, au cours de laquelle il a également créé un refuge spécial appelé « Beit Belfield » pour la réhabilitation des prisonniers. Cette activité a reçu une reconnaissance gouvernementale, et il a été nommé Rav des prisons au Canada, recevant même une large couverture médiatique.
  • Le Rav Silberstein est connu pour ses talents d’orateur, et il est souvent invité à participer à des événements et des Chabbatons.
  • En 2016, le Rav Silberstein a créé le site web « Torah de la Rédemption », qui rassemble des articles sur les questions de la Rédemption et du Machia’h.
  • Il donne régulièrement des cours sur youtube. La chaine youtube du Rav Zushe Silberstein
J-2 ! Plus que 2 jours pour vous inscrire ! Un événement à ne pas manquer ! Soirée Kinous ‘Hizouk HaHalakha 

J-2 ! Plus que 2 jours pour vous inscrire ! Un événement à ne pas manquer ! Soirée Kinous ‘Hizouk HaHalakha 

J-2 ! Plus que 2 jours pour vous inscrire !

Ce mardi 2 juillet 2024 – 26 Sivan à 20h00, Lemaan Yilmedou France vous convie à un événement incontournable : Le Kinous ‘Hizouk HaHalakha (Soirée d’encouragement à l’étude de la Halakha), dans les salons ‘Haya Mouchka, situés au 51 rue Petit, 75019 Paris.

Cette soirée promet d’être exceptionnelle et inspirante, d’autant plus qu’elle sera honorée par la présence exceptionnelle du Grand Rabbin d’Israël, Rav David Lau, ainsi que de nombreux Rabbanim et Dayanim.

C’est l’occasion pour nous tous, hommes comme femmes, de nous unir pour célébrer la richesse de notre Torah et l’importance de l’étude de la Halakha. Que vous soyez un érudit ou simplement curieux d’en apprendre davantage, cette soirée est faite pour vous.

Ne manquez pas cette occasion unique de rejoindre une communauté dynamique et engagée. Venez partager, apprendre et célébrer avec nous lors de cette soirée mémorable !

Et pour votre confort, un parking sera à votre disposition sur place.

Inscriptions obligatoires sur www.lemaanyilmedou.fr/kinous à 15€.

Pour plus d’informations, consultez l’affiche ci-jointe et n’hésitez pas à partager l’invitation avec vos amis et votre famille.

Nous espérons vous voir nombreux !

Lemaan Yilmedou France

www.lemaanyilmedou.fr

Le Rabbi de Loubavitch : «La période du 23 Sivan, chaque Juif peut décréter tout ce qu’il souhaite, et tout se réalisera selon sa volonté»

Le Rabbi de Loubavitch : «La période du 23 Sivan, chaque Juif peut décréter tout ce qu’il souhaite, et tout se réalisera selon sa volonté»

La période du 23 Sivan est une période de bon augure. Selon le Rabbi de Loubavitch, « Pendant cette semaine, chaque Juif est le maître de l’univers entier et peut décréter tout ce qu’il souhaite, et tout se réalisera selon sa volonté !! ».

 

Le 23 Sivan est une date exceptionnelle dans le calendrier juif. Selon le Rabbi, c’est une période propice où chaque individu a la possibilité de demander toutes les bénédictions dont il a besoin dans sa vie. Une opportunité rare, précieuse et puissante, offerte à chacun pour être l’auteur de sa propre destinée.

Remontant au Chabbat Parachat Chela’h 23 Sivan 5743, où le Rabbi avait livré un discours poignant, mettant en lumière un passage de la Meguila Esther. Il est dit que ce jour-là, le Haf Guimel (23) Sivan, « les scribes du roi ont écrit tout ce que Mordehaï a ordonné » (Torat Menachem, Hitvaaduyot 5743, Partie 3, Paracha Chela’h, pages 1651-1652) :

הרבי מליובאוויטש אמר: « בְּכ’ג סִיוָּן מִידֵּי שָׁנָה בְּשָׁנָה נִקְרָאִים « סוֹפְרֵי הַמֶּלֶךְ » – מַלְכוֹ שֶׁל עוֹלָם, שְּאַחֲרִית וּרְאשִׁית שָׁלוֹ וְהֵם כּוֹתְבִים « כְּכָל אֲשֶׁר צִוָּה מָרְדֳּכַי וְגוֹ' » דְּקָאי עַל כָּכָּל אֶחָד וְאֶחָד מִיִּשְׂרָאֵל, « עִם מָרְדֳּכַי », מִכְּיווָן שֶׁהֲנָהֲגָתוֹ הִיא בְּאוֹפֶן דְּ »לֹא יִכְרַע וְלֹא יִשְׁתַּחֲוֶה » שֶׁהוּא נַעֲשֶׂה הַבַּעַל הַבַּיִת הַמְּצַוֵּה מָה לִּכְתּוֹב « כְּכָל אֲשֶׁר צִוָּה מָרְדֳּכַי ». « וְהַיָּמִים הָאֵלּוּ נִזְכָּרִים וְנַעֲשִׂים » – « כְּמְבוּאָר בִּכְתָבֵי הָאַר’י ז’ל שְׁכָּאֲשֶׁר « נִזְכָּרִים » כַּדְּבַעִי אָזִי « נַעֲשִׂים » שוּב אוֹתָם הָעִנְיָנִים שֶׁהָיוּ בְּפַעַם הָרִאשׁוֹנָה. וְעַל דֶּרֶךְ זֶה בְּעִנְיָנֵנוּ – שְׁכָּאֲשֶׁר נִזְכָּרִים כַּדְּבַעִי אוֹדוֹת הַמַּאוֹרֵעַ הַנ’ל שֶׁאֵירַע בְּכ’ג סִיוָן, אָזִי « נַעֲשִׂים » כָּל עִנְיָנִים אֵלּוּ מֵחָדָשׁ. »

Extrait du discours du Rabbi de Loubavitch, Chabbat Mevar’him (Chela’h) 23 Sivan 5743-1983 : « Chaque année, le 23 Sivan, on convoque les « scribes du Roi » – le Roi de l’univers, à qui appartient la fin et le commencement, et ils écrivent « tout ce que Morde’haï a ordonné, etc. » qui s’applique à chacun des membres du peuple d’Israël, « le peuple de Morde’haï », puisque sa conduite est telle qu’il « ne s’inclinera pas et ne se prosternera pas », ce qui fait de lui le maître de l’univers qui ordonne ce qu’il faut écrire « tout ce que Morde’haï a ordonné ».
« Et ces jours sont rappelés et réalisés » – « Comme il est expliqué dans les écrits du Ari zal, lorsqu’on se « rappelle » correctement, alors les mêmes choses qui se sont produites la première fois se « réalisent » à nouveau.
Et il en va de même dans notre cas – lorsque l’on se souvient correctement de l’événement susmentionné qui s’est produit le 23 Sivan, alors toutes ces choses se « réalisent » à nouveau ! »

Dans ce contexte, le Rabbi a expliqué que le roi fait référence à D.ieu lui-même. Il a encouragé tous les auditeurs à saisir pleinement cette occasion unique. Par cette action symbolique, chaque individu est invité à faire écrire dans le Ciel que tous ses besoins doivent être satisfaits. Une ouverture généreuse vers une plénitude qui embrasse toutes les dimensions de l’existence.

« Chaque juif est un propriétaire du monde entier en ce jour et peut décréter ce qu’il veut et tout est fait selon sa volonté », a proclamé le Rabbi. Ces mots puissants insufflent une confiance renouvelée et éveillent la conscience de chaque individu à son potentiel illimité.

Le 23 Sivan devient ainsi une occasion incroyable pour tous de formuler verbalement leurs souhaits les plus profonds, pour eux-mêmes et pour autrui. Quiconque a besoin de bénédictions est invité à les recevoir rapidement.

Cette période unique offre à tous la possibilité de puiser dans une énergie spéciale pour façonner leur destin. Le Rabbi nous rappelle que nous pouvons être les auteurs de notre propre destinée et prendre en main notre bonheur et notre épanouissement.

En ces temps d’incertitude, il est réconfortant de savoir que nous avons le pouvoir de façonner notre propre destinée. Rappelons-nous que nous avons tous la capacité de demander et de recevoir toutes les bénédictions dont nous avons besoin.

Ecrivons tous, et que nos paroles soient exaucées. Que chaque demande soit comblée avec toutes les bénédictions dont nous avons besoin, qu’elles soient matérielles (B’Gashmiout) ou spirituelles (V’Rouhaniout), se manifestent ensemble (Gam Ya’had) de manière visible et révélée (B’Tov Hanireh V’Hanigleh), apportant joie et bonheur (B’Sim’ha V’tov Leivav) pour accomplir notre mission.

DEMANDE DE BENEDICTIONS

Les versets 4 à 16 de la Méguilat d’Esther chapitre 8 :

4 Le roi tendit le sceptre d’or à Esther; Esther se leva, et se tint devant le roi.

5 Elle dit: Si le roi le trouve bon et si j’ai trouvé grâce devant lui, si la chose paraît convenable au roi et si je suis agréable à ses yeux, qu’on écrive pour révoquer les lettres conçues par Haman, fils d’Hammedatha, l’Agaguite, qu’il a écrites afin de faire périr les Juifs qui sont dans toutes les provinces du roi.

6 Car comment pourrais-je voir le malheur qui atteindrait mon peuple, et comment pourrais-je voir la destruction de ma race?

7 Le roi Assuérus dit à la reine Esther et au Juif Morde’haï: Voici, j’ai donné à Esther la maison d’Haman, et il a été pendu au bois pour avoir étendu la main sur les Juifs.

8 Écrivez donc en faveur des Juifs comme il vous plaira, au nom du roi, et scellez avec l’anneau du roi; car une lettre écrite au nom du roi et scellée avec l’anneau du roi ne peut être révoquée.

9 Les secrétaires du roi furent appelés en ce temps, le 23e jour du troisième mois, qui est le mois de Sivan, et l’on écrivit, suivant tout ce qui fut ordonné par Morde’haï, aux Juifs, aux satrapes, aux gouverneurs et aux chefs des cent vingt-sept provinces situées de l’Inde à l’Éthiopie, à chaque province selon son écriture, à chaque peuple selon sa langue, et aux Juifs selon leur écriture et selon leur langue.

10 On écrivit au nom du roi Assuérus, et l’on scella avec l’anneau du roi. On envoya les lettres par des courriers ayant pour montures des chevaux et des mulets nés de juments.

11 Par ces lettres, le roi donnait aux Juifs, en quelque ville qu’ils fussent, la permission de se rassembler et de défendre leur vie, de détruire, de tuer et de faire périr, avec leurs petits enfants et leurs femmes, tous ceux de chaque peuple et de chaque province qui prendraient les armes pour les attaquer, et de livrer leurs biens au pillage,

12 et cela en un seul jour, dans toutes les provinces du roi Assuérus, le treizième du douzième mois, qui est le mois d’Adar.

13 Ces lettres renfermaient une copie de l’édit qui devait être publié dans chaque province, et informaient tous les peuples que les Juifs se tiendraient prêts pour ce jour-là à se venger de leurs ennemis.

14 Les courriers, montés sur des chevaux et des mulets, partirent aussitôt et en toute hâte, d’après l’ordre du roi. L’édit fut aussi publié dans Suse, la capitale.

15 Morde’haï sortit de chez le roi, avec un vêtement royal bleu et blanc, une grande couronne d’or, et un manteau de byssus et de pourpre. La ville de Suse poussait des cris et se réjouissait.

16 Il n’y avait pour les Juifs que bonheur et joie, allégresse et gloire.

DEMANDE DE BENEDICTIONS

 

Voici la traduction intégrale en français de cette allocution prononcée le 23 Sivan, Chabbat Parchat Chela’h, bénédiction du mois de Tamouz 5743 (1983). Elle contient plusieurs points centraux :

13. En plus de l’enseignement tiré de la section hebdomadaire de la Torah « Chela’h », il y a aussi un enseignement qui découle du fait que le 23 Sivan tombe le Chabbat où l’on bénit le mois de Tamouz.

Les livres notent que le 23 Sivan est mentionné dans le Livre d’Esther : « Les scribes du roi furent convoqués en ce temps, le vingt-troisième jour du troisième mois qui est le mois de Sivan ».

Le verset continue en relatant l’événement de ce jour : « Et il fut écrit, conformément à tout ce que Mardochée avait ordonné aux Juifs, aux satrapes, aux gouverneurs et aux chefs des provinces qui s’étendent de l’Inde à l’Éthiopie… », pour le bien des enfants d’Israël, selon la volonté de Mardochée.

Le verset poursuit : « Les courriers… partirent en toute hâte sur l’ordre du roi… », « Et Mardochée sortit de devant le roi, revêtu d’habits royaux… Et la ville de Suse se réjouissait et était dans l’allégresse » (non seulement les Juifs de Suse, mais « la ville de Suse » dans son ensemble), « Les Juifs eurent de la lumière, de l’allégresse, de la joie et de l’honneur », « Il y eut parmi les Juifs de la joie et de l’allégresse, des festins et des fêtes. Et beaucoup de gens d’entre les peuples du pays se firent Juifs, car la crainte des Juifs les avait saisis ».

Or, d’après le sens simple des versets, il semble que tout cela s’est passé le 23 Sivan – tant en ce qui concerne l’envoi des « courriers », car comme il s’agissait d’une question devant être traitée rapidement (c’est pourquoi « les courriers partirent en toute hâte »), il est évident qu’ils le firent immédiatement après la rédaction des lettres (le 23 Sivan), qu’en ce qui concerne l’annonce de cet événement, « Et Mardochée sortit de devant le roi, revêtu d’habits royaux… Et la ville de Suse se réjouissait et était dans l’allégresse » – car il n’est pas concevable de dire que Mardochée ait retardé l’annonce de la bonne nouvelle, mais qu’il l’ait certainement proclamée immédiatement le 23 Sivan.

(Et même si quelqu’un veut insister en disant que la suite des événements s’est produite après le 23 Sivan – eh bien : (a) ces événements étaient proches du 23 Sivan, (b) et surtout : le début et la cause en étaient le 23 Sivan).

 

14. Or, tous les aspects de la Torah (y compris les récits de la Torah) sont éternels. Il en découle que chaque année, le 23 Sivan, l’événement relaté dans la Torah concernant le 23 Sivan se reproduit.

(Et bien que le Livre d’Esther soit appelé une « lettre », et que l’on connaisse la différence entre une « lettre » et un « livre », à savoir qu’un « livre est éternel, il ne sera jamais annulé… mais une lettre n’est écrite que temporairement et non pour durer » – le Livre lui-même est aussi appelé un livre. Et à tel point que le Livre d’Esther est l’un des 24 Livres saints, montrant qu’il y a un point commun entre lui et les autres Écrits sacrés. Il en ressort que les événements du Livre d’Esther sont aussi éternels).

En d’autres termes, chaque année le 23 Sivan, on convoque les « scribes du roi » – le Roi de l’univers, à qui appartient la fin et le commencement, et ils écrivent « tout ce que Mardochée avait ordonné… » – cela s’applique à chaque Juif, le « peuple de Mardochée », puisque sa conduite est telle qu’il « ne s’inclinera pas et ne se prosternera pas », ce qui fait de lui le maître de maison qui ordonne ce qu’il faut écrire – « tout ce que Mardochée avait ordonné ».

Et tout cela se réalise de manière rapide – « Il envoie sa parole et elle se réalise rapidement », comme il est écrit « Les courriers partirent en toute hâte et rapidité », et descend ici-bas – précisément dans les choses de la nature et ses voies, comme relaté dans le Livre d’Esther : « Il envoya des lettres par des courriers sur des chevaux montés par des cavaliers rapides… ».

[Certes, dans les Midrashim, on trouve des voyages miraculeux sur des « chameaux volants », mais dans le sens simple des versets ici, il est question spécifiquement de choses naturelles.]

« Et ces jours sont rappelés et réalisés » – comme expliqué dans les écrits de l’Arizal que lorsqu’ils sont « rappelés » correctement, alors les mêmes choses qui se sont produites la première fois se « réalisent » à nouveau. De même ici – lorsque l’on se « rappelle » correctement l’événement susmentionné qui s’est produit le 23 Sivan, toutes ces choses se « réalisent » à nouveau.

15, L’explication de la directive tirée du fait que Chabbat bénit le mois de Tamouz tombe le 23 Sivan – en pratique :

Lorsqu’on demande à un Juif de s’engager dans la diffusion des sources de la Hassidout à l’extérieur, dans un endroit lointain, etc., d’une manière de « Chela’h », comme expliqué plus haut – il peut objecter : Puisque nous sommes dans l’obscurité redoublée de l’exil, comment peut-il être sûr de réussir dans toutes ces actions ? Il semble qu’aller agir dans un endroit lointain soit en soi comme aller dans un endroit dangereux, et on ne peut pas compter sur un miracle !…

C’est à cela que répond la force spéciale donnée par le fait que Chabbat bénit le mois de Tamouz tombe le 23 Sivan – où l’on convoque les « scribes du roi », le Roi de l’univers, et ils écrivent « tout ce que Mardochée avait ordonné », c’est-à-dire que chaque Juif – le « peuple de Mardochée » – devient le maître de toute la conduite du monde, de sorte que tout se passe selon sa volonté, « tout ce que Mardochée avait ordonné ».

Autrement dit : Sans égard à la situation qui prévalait jusqu’à présent – la « Torah de vérité » dit que le 23 Sivan se réalise « les scribes du roi furent convoqués… et il fut écrit, conformément à tout ce que Mardochée avait ordonné… », jusqu’à la conclusion : « Les Juifs eurent de la lumière, de l’allégresse, de la joie et de l’honneur ».

Et comme ce fut le cas à cette époque – que malgré la situation déplorable dans laquelle se trouvaient les enfants d’Israël, au point qu’il y avait lieu de dire qu’ils étaient « exempts des commandements », un tribunal avait décrété un terrible décret contre eux, Dieu nous en préserve – néanmoins, lorsque la date du 23 Sivan arriva, non seulement le décret écrit dans les premières lettres fut annulé [comme il est dit dans notre section « J’ai pardonné selon ta parole »], au point qu’il n’en resta aucune trace, mais en plus « les scribes du roi furent convoqués… et il fut écrit, conformément à tout ce que Mardochée avait ordonné… », c’est-à-dire que des secondes lettres furent envoyées dont le contenu était diamétralement opposé, d’une manière de transformation, « que les Juifs dominent… », et d’une manière que « beaucoup de gens d’entre les peuples du pays se firent Juifs, car la crainte des Juifs les avait saisis ».

Et c’est précisément par la grandeur de la descente du décret d’Haman, etc. – que se réalisa l’élévation des jours de Pourim à son plus haut degré, d’une manière de « jusqu’à ne plus faire de différence », supérieure à la joie des autres fêtes, au point qu’à l’avenir toutes les fêtes seront annulées sauf les jours de Pourim. Et comme expliqué dans les discours ‘hassidiques, la révélation de toutes les fêtes sera annulée comme « une bougie en plein jour » par rapport aux révélations qui seront à l’avenir, mais en ce qui concerne les révélations des jours de Pourim, en raison de leur grande élévation, non seulement elles ne seront pas annulées comme une bougie en plein jour, mais en plus, elles ajouteront à la lumière du « jour », ce qui montre la grandeur de l’élévation des jours de Pourim. Et comme mentionné – tout cela se réalise précisément par la grandeur de la descente, etc.

Il en va de même en ce qui concerne l’ensemble du service de diffusion des sources de la Hassidout à l’extérieur – que malgré l’obscurité de l’exil d’une manière redoublée, le Chabbat bénissant le mois de Tamouz qui tombe le 23 Sivan donne une force spéciale pour que toutes les choses soient conformes à la volonté de chaque Juif – « tout ce que Mardochée avait ordonné », et d’une manière que « les Juifs eurent de la lumière, de l’allégresse, de la joie et de l’honneur », au point que « beaucoup de gens d’entre les peuples du pays se firent Juifs… », et ceux qui restent non-Juifs – accomplissent les commandements donnés aux enfants de Noé, de manière appropriée.

Et tout comme à Pourim, une élévation spéciale se réalisa par la grandeur de la descente, de même en ce qui concerne l’ensemble du service de diffusion des sources à l’extérieur dans l’obscurité de l’exil, c’est précisément en raison de la grandeur de la descente nécessaire pour aller agir dans un endroit lointain, que l’on atteint l’élévation ultime.

Et tout cela se réalise alors que nous sommes encore à l’époque de l’exil – à l’instar du miracle de Pourim qui eut lieu dans un état de « nous sommes encore les serviteurs d’Assuérus ».

On peut ajouter à cela :

En ce qui concerne les jours de Pourim – même avant l’annulation du décret, lorsque la situation était « Je cacherai, oui, Je cacherai Ma face » [cet aspect est particulièrement souligné dans le Livre d’Esther, comme l’ont dit nos Sages « D’où savons-nous qu’Esther est mentionnée dans la Torah ? Car il est dit : « Mais Je cacherai, oui, Je cacherai Ma face… »], Esther était déjà dans la maison royale, et il y avait déjà la possibilité d’annuler le décret, etc., mais tant que les enfants d’Israël étaient extérieurement dans une situation défavorable (comme l’ont dit nos Sages « Ils ne le firent qu’en apparence… »), la chose ne s’était pas encore révélée dans la réalité du monde de manière manifeste, jusqu’à ce que la situation des enfants d’Israël devienne comme il se doit – d’une manière de « ne s’inclinera pas et ne se prosternera pas » – aussi de manière manifeste, et alors le miracle de Pourim se réalisa de manière manifeste, dans la réalité du monde, à commencer par le 23 Sivan.

Et à tel point que toute l’essence du décret n’était que pour réaliser l’élévation des jours de Pourim, et selon les termes du Talmud : « Le Saint béni soit-Il Lui aussi ne le fit qu’en apparence », et comme souligné aussi par le fait que l’ensemble du Livre s’appelle « Esther » [et non le Livre de Mardochée et Esther, ni même le Livre d’Esther et Mardochée, mais seulement le Livre d’Esther] – d’après « Je cacherai, oui, Je cacherai… », c’est-à-dire que l’aspect de dissimulation est souligné dans l’ensemble du Livre, car cette dissimulation elle-même vise – l’élévation des jours de Pourim.

Il en est de même en ce qui concerne l’ensemble du service de diffusion des sources à l’extérieur pendant l’exil, que même lorsque le service est effectué dans un endroit lointain, etc. (d’une manière où il y a des occultations et des dissimulations, etc.) – en réalité, l’ensemble de la situation de « les Juifs eurent de la lumière, de l’allégresse, de la joie et de l’honneur » existe déjà alors, mais en cela même il y a une élévation spéciale réalisée le 23 Sivan, où la chose vient alors de manière manifeste aux yeux de tous : « Les scribes du roi furent convoqués… et il fut écrit, conformément à tout ce que Mardochée avait ordonné… », jusqu’à l’ensemble de la chose « les Juifs eurent de la lumière, de l’allégresse, de la joie et de l’honneur » de manière manifeste. Et à tel point que l’intention de l’ensemble de la dissimulation est – l’élévation qui viendra ensuite.

Et le fait que nous ne le voyions pas de manière manifeste – on connaît le dicton que le fait que les « chevaux » et même le « cocher » ne savent pas de quelle réalité parlent les Sages assis dans la voiture, ne change en rien la réalité des choses !…

Et pour ceux qui « cherchent un prétexte » et demandent : Puisque cette année le 23 Sivan tombe le jour du Chabbat, comment la chose de « les scribes du roi furent convoqués… et il fut écrit… » peut-elle se réaliser ? – Eh bien, la réponse est simple : Puisqu’il s’agit d’une question de vie ou de mort, c’est une chose qui repousse le Chabbat ! Et non seulement il est permis de le faire le jour du Chabbat, mais au contraire : c’est une « grande mitsva ».

Et comme discuté plusieurs fois au sujet de choses similaires, non seulement l’importance de la chose repousse le Chabbat, mais en plus, ce repoussement lui-même est l’honneur du Chabbat. Et selon les termes de nos Sages : « Profane pour lui un Chabbat afin qu’il observe de nombreux Chabbat », d’où il ressort que cette chose elle-même est liée à la sainteté du Chabbat. Et si cela est dit par rapport aux autres Chabbat (afin qu’il observe de nombreux Chabbat), à plus forte raison en ce qui concerne ce Chabbat lui-même.

Et c’est là l’enseignement général tiré du fait que Chabbat bénit le mois de Tamouz dans la section Chela’h et le 23 Sivan – qu’en ce qui concerne toutes les actions liées à la diffusion du judaïsme et des sources de la Hassidout à l’extérieur (ce qui est le contenu de « Chela’h » et le contenu des jours de la Délivrance du 12-13 Tamouz), il ne faut pas être impressionné par l’obscurité de l’exil, etc., car il y a une force spéciale qui se réalise en ce jour, comme il est écrit « Les scribes du roi furent convoqués en ce temps, le vingt-troisième jour du troisième mois qui est le mois de Sivan, et il fut écrit, conformément à tout ce que Mardochée avait ordonné… », au point de réaliser la chose « les Juifs eurent de la lumière, de l’allégresse, de la joie et de l’honneur » – de manière manifeste.

Et comme discuté plusieurs fois, que selon ce qui est expliqué dans Likouté Torah à propos de l’influence du pèlerinage lors des fêtes, que « de chaque fête émanait l’annulation jusqu’à la fête suivante » – il est clair qu’il en est de même en ce qui concerne la force donnée liée à une situation particulière, que cette force agit et influence tous les jours suivants, jusqu’à la prochaine fois où Chabbat bénira le mois de Tamouz dans la section Chela’h et le 23 Sivan.

Et l’essentiel est l’action – d’ajouter encore plus dans toutes les choses de diffusion du judaïsme et des sources à l’extérieur, y compris et en particulier – les dix campagnes bien connues, qui sont l’ensemble de la Torah et de ses mitsvot, et comme souligné aussi dans l’interprétation de nos Sages sur le verset « les Juifs eurent de la lumière, de l’allégresse, de la joie et de l’honneur » [comme étudié par un garçon de quinze ans dans le Talmud, et aussi par un Juif simple qui étudie le « Ein Yaakov »] – « la lumière est la Torah… et l’honneur ce sont les tefilines », que « toute la Torah (les mitsvot de la Torah) est comparée aux tefilines ».

Et par cela se réalise aussi la chose « lumière, allégresse, joie et honneur » au sens simple, car « un verset ne sort pas de son sens simple », et au contraire : avant tout il y a l’interprétation simple, et ensuite viennent les autres interprétations de nos Sages. Et comme discuté plusieurs fois, toutes les interprétations d’un même mot sont liées entre elles.

Et très bientôt nous mériterons de « relier une délivrance à une autre », c’est-à-dire que de la délivrance de Pourim (qui commence le 23 Sivan) d’une manière de « les Juifs eurent de la lumière, de l’allégresse, de la joie et de l’honneur » dans un état de « nous sommes encore les serviteurs d’Assuérus » – nous arrivons à la véritable et complète Délivrance par notre juste Machia’h, et comme mentionné – d’une manière de « relier une délivrance à une autre », « immédiatement ils seront délivrés ».

Et tout cela se réalise par l’ensemble de nos actions et notre service pendant l’exil, d’une manière de « jette ton pain à la surface des eaux, car avec le temps tu le retrouveras », et en particulier que « la plupart des jours » sont déjà passés – la longueur de l’exil, etc.

Et par cela nous sortons de l’exil vers la Délivrance future, et nous arrivons dans notre Terre Sainte, et comme mentionné plus haut ce qui est écrit dans notre section : « Il leur a annoncé la bonne nouvelle qu’ils entreront dans le pays » – avec la venue de notre juste Machia’h, puisse-t-il venir et nous délivrer et nous conduire la tête haute vers notre Terre, rapidement de nos jours, Amen.