Une journée historique pour le nouveau Mikvé de Kfar Yona : Quand l’entrepreneur rejoint la danse Hassidique

Une journée historique pour le nouveau Mikvé de Kfar Yona : Quand l’entrepreneur rejoint la danse Hassidique

 

Une scène touchante s’est déroulée aujourd’hui à Kfar Yona : l’entrepreneur chargé de la construction du nouveau mikvé n’a pu résister à l’appel de la joie hassidique. Alors qu’un cercle de danse se formait spontanément après la cérémonie de coulage du béton, il s’est empressé de rejoindre les célébrations, incarnant parfaitement l’esprit de « Oufaratsta » (l’expansion) si cher au mouvement Habad.

 

 

Cette journée marque un tournant historique pour la ville de Kfar Yona. Pour la première fois, un mikvé selon la méthode Habad « bor al gabei bor » (bassin sur bassin) y est construit, fruit d’une collaboration entre le Centre des Mikvés Habad, le Beth Habad local et le Conseil Religieux de la ville.

La cérémonie de coulage du béton a réuni des personnalités éminentes :
– Le Rav Avinoam Stern, émissaire au 770 de Jerusalem – Ramat Shlomo
– Le Rav Ouzi Shweitza, Rav de la ville
– Le Rav Haim Eliyahou Gluchovsky, expert en mikvés et rabbin du Centre
– Le Rav Nehemia Schmerling, émissaire de Kfar Yona
– Le Rav Israël Kot, superviseur des mikvés
– Mme Hila Hassan-Lefkowitz, présidente du Conseil Religieux

L’atmosphère de joie qui a culminé avec la danse spontanée témoigne de l’importance de cet événement pour la communauté. La participation enthousiaste de l’entrepreneur aux danses hassidiques symbolise parfaitement l’esprit d’unité et d’expansion que Habad cherche à promouvoir.

Ce nouveau mikvé, construit selon les plus hauts standards de la tradition Habad, représente bien plus qu’une simple installation rituelle. Il incarne l’engagement continu du mouvement Habad à renforcer la vie juive dans chaque ville d’Israël, en mettant l’accent sur l’excellence et l’accessibilité.

La construction de ce mikvé marque une étape importante dans le développement de la vie juive à Kfar Yona. Elle témoigne de la collaboration fructueuse entre les institutions religieuses et municipales, promettant un avenir enrichissant pour la communauté locale.

La scène de l’entrepreneur rejoignant spontanément la danse hassidique restera gravée dans les mémoires comme un symbole puissant de l’union entre le sacré et le profane, entre la tradition et la modernité, incarnant parfaitement la vision inclusive du judaïsme portée par le mouvement Habad.

La Yechiva Loubavitch de Montréal célèbre son renouveau

La Yechiva Loubavitch de Montréal célèbre son renouveau

La Yechiva Loubavitch de Montréal vient de vivre un week-end historique qui marque une étape décisive dans son développement. Dans le cadre de sa collecte de fonds annuelle, l’institution a organisé un Chabbaton d’inspiration avec le Rav Shais Taub, orateur renommé, rassemblant toutes les composantes de la communauté.

 

 

Depuis l’arrivée du Rav Shmuel Kaufman à la direction il y a deux ans, la Yechiva connaît une véritable renaissance. Son leadership visionnaire, combiné à la mise en place de systèmes stratégiques et d’initiatives novatrices, a profondément transformé l’expérience des élèves, des enseignants et des parents. Le changement est palpable tant dans l’atmosphère que dans les résultats, et l’institution connaît une croissance remarquable.

Un Programme Riche et Diversifié

Le week-end a proposé une série d’événements soigneusement conçus pour répondre aux besoins de chaque segment de la communauté :

– Une conférence sur le ‘Hinou’h (éducation) et la parentalité
– Un farbrengen de Chabbat pour les hommes
– Une Melave Malka en clôture de Chabbat pour le personnel du YTTL et de Beth Rivka, animée par le Rav Kaufman
– Un brunch dominical avec session de questions-réponses pour les femmes, modéré par Amanda Spiro

Chaque événement a rencontré un succès retentissant, laissant la communauté profondément inspirée et reconnaissante. Le Rav Taub, par sa capacité unique à allier sagesse et chaleur humaine, a su créer une expérience significative pour tous les participants.

Une Équipe Dévouée

Le succès de la Yechiva repose sur une équipe administrative exceptionnelle :
– Rav Shmuel Kaufman, Directeur
– Rav Levi Berger et Rav Mordechai Wenger, Vice-directeurs
– Rav Velvel Gurkow, Directeur pédagogique et Coach des enseignants

Le Conseil d’Administration, composé de MM. Simcha Wenger, Avner Kirschenbaum, Aaron Spiro, Mendel Abramowitz et Yossi Gansbourg, apporte un soutien indéfectible à l’institution.

La direction exécutive est assurée par Mordechai Nelken, tandis que le Rav Moshe Cohen occupe le poste de Directeur du Développement.

Remerciements Particuliers

L’institution exprime sa profonde gratitude à tous les donateurs et supporters qui ont contribué au succès remarquable de la récente campagne de collecte de fonds. Leur générosité assure la croissance continue et l’impact durable de la Yechiva.

Des remerciements spéciaux sont adressés à Mme Chayale Hershcovich et Mme Rivka Lison pour leur coordination exceptionnelle du week-end et de la campagne au nom de la Yechiva.

Vers l’Avenir

Ce Chabbaton marque non seulement le succès de la collecte de fonds annuelle, mais témoigne aussi de la vitalité retrouvée d’une institution qui continue de former les futures générations dans la tradition de Loubavitch tout en s’adaptant aux défis contemporains.

La réussite de cet événement confirme la position de la Yechiva Loubavitch de Montréal comme un pilier de l’éducation juive au Canada, promettant un avenir brillant pour les générations à venir.

 

 

La Révolution ‘Tamim’ : 300 jeunes préparent leur avenir en Yechiva

La Révolution ‘Tamim’ : 300 jeunes préparent leur avenir en Yechiva

 

Une impressionnante cérémonie d’inauguration s’est tenue cette semaine, réunissant trois cents élèves de tout Israël qui s’apprêtent à entrer en yeshiva, dans le cadre du programme ‘Tamim’ – une initiative éducative lancée l’année dernière par les Anash (membres de la communauté Habad) et destinée aux futurs étudiants de yeshiva.

 

Le Rav Benjamin Wilhelm, l’un des directeurs du programme, a ouvert la soirée avec une histoire sur l’essence de Tomchei Tmimim (le réseau des yeshivot Habad) sous le thème ‘Sans Compromis’.

Les élèves ont ensuite reçu des conseils pratiques de :
– L’éducateur Rav Moshe Assouline sur la préparation à l’entrée en yeshiva
– Le Mashpia principal de la Yeshiva Tomchei Tmimim centrale, le Gaon Hassid Rav Shneur Zalman Gopin, sur le premier principe pour être un ‘Tamim’ – savoir ‘écouter’ et être attentif

D’autres interventions ont été données par :
– Le Rav Zelig Althouse, l’un des Mashpiim du programme
– Le Rav Menachem König, directeur spirituel de la Yeshiva Tomchei Tmimim de Lod

Un Programme Complet

Vers la fin de la soirée, le programme annuel complet a été présenté sur écrans, incluant :
– Des rencontres le vendredi soir dans toutes les grandes yeshivot du pays
– Le programme PaRDeS – un programme de préparation personnalisée en petits groupes qui se tiendra plusieurs fois durant l’hiver
– Un livre de préparation pour Tomchei Tmimim, approfondi et premier de son genre, couvrant tous les fondements de la réussite dans la conduite en tant que Tmimim et dans l’étude du Nigleh (Talmud) et de la Hassidout

Le programme, soutenu par les philanthropes Rav Yitzchak Mishan et Rav Eliyahu Schlossberg, comprendra également des réunions préparatoires, des ateliers et des farbrenguen tout au long de l’année pour bien préparer les jeunes à leur entrée en yeshiva.

La nouvelle administration Trump : Un virage pro-israélien sans précédent

La nouvelle administration Trump : Un virage pro-israélien sans précédent

 

L’annonce des nominations du nouveau cabinet Trump résonne comme un coup de tonnerre dans le paysage politique international. À deux mois de son retour à la Maison Blanche, le 45e président des États-Unis dévoile une équipe qui marque un tournant radical dans la politique américaine au Moyen-Orient.

 

Donald Trump a dévoilé hier la composition de son futur cabinet, marquant un tournant radical dans la politique américaine au Moyen-Orient.
Marco Rubio, nommé Secrétaire d’État, et Pete Hegseth, au poste de Secrétaire à la Défense, sont connus pour leur soutien inconditionnel à Israël et leur opposition à la solution à deux États.
Mike Huckabee, désigné ambassadeur en Israël, et Steven Witkoff, nouvel envoyé spécial au Moyen-Orient, renforcent cette orientation pro-israélienne.
Le duo Ramaswamy-Musk à l’Efficacité Gouvernementale promet une approche novatrice du conflit.
Ces nominations, saluées par Jérusalem mais accueillies avec inquiétude par les capitales européennes, annoncent une redéfinition majeure de la politique américaine au Moyen-Orient.

 

La nomination la plus emblématique est sans doute celle de Marco Rubio au poste de Secrétaire d’État. Le sénateur de Floride, connu pour ses positions fermes, n’a jamais fait mystère de son soutien inconditionnel à Israël. « Il n’y a pas de solution diplomatique avec le Hamas », a-t-il récemment déclaré, illustrant la ligne dure qu’entend suivre la future administration américaine.

Au Pentagone, le choix de Pete Hegseth comme Secrétaire à la Défense renforce cette orientation. Cet ancien militaire, fervent défenseur de la souveraineté israélienne sur la Judée-Samarie, porte une vision quasi messianique de l’avenir de Jérusalem. Lors d’une conférence en Israël en 2018, il n’avait pas hésité à évoquer la possibilité d’une reconstruction du Temple, une déclaration qui avait alors fait grand bruit.

La nomination de Mike Huckabee comme ambassadeur en Israël s’inscrit dans la même logique. L’ancien gouverneur de l’Arkansas rejette catégoriquement le terme de « Cisjordanie » au profit de « Judée-Samarie », et considère les implantations juives non comme des colonies mais comme des « communautés légitimes ».

Plus surprenante est la désignation du duo Vivek Ramaswamy-Elon Musk à la tête du Département de l’Efficacité Gouvernementale. Le premier, entrepreneur d’origine indienne, s’est distingué par ses propositions radicales concernant le Hamas, tandis que le second, après sa visite du kibboutz Kfar Aza, s’est aligné sur les positions les plus dures du gouvernement israélien.

Cette composition gouvernementale suscite des réactions contrastées sur la scène internationale. Si Jérusalem applaudit ces nominations, les capitales européennes s’inquiètent d’un possible déséquilibre dans l’approche du conflit israélo-palestinien. « Ces choix marquent une rupture complète avec la tradition diplomatique américaine », note un ambassadeur européen sous couvert d’anonymat.

Le profil de Steven Witkoff comme envoyé spécial au Moyen-Orient est également révélateur. Ce businessman juif américain, dont la nomination a été chaleureusement accueillie par David Friedman, ancien ambassadeur en Israël, symbolise la volonté de Trump d’établir des liens directs et privilégiés avec l’État hébreu.

À la Sécurité Intérieure, Kristi Noem apporte son expérience de gouverneure du Dakota du Sud, où elle a été pionnière dans la lutte contre le mouvement BDS. Sa déclaration de solidarité avec Israël après les attaques du 7 octobre illustre la tonalité générale de cette future administration : un soutien sans faille à l’État juif.

Les implications de ces nominations dépassent largement le cadre des relations américano-israéliennes. Elles présagent un durcissement significatif de la position américaine face à l’Iran, une remise en cause probable des accords internationaux existants, et une redéfinition des équilibres régionaux.

Face à ce virage historique, les observateurs s’interrogent sur ses conséquences à long terme. La nouvelle administration Trump semble prête à bousculer des décennies de consensus diplomatique au profit d’une approche plus directe et plus alignée sur les positions israéliennes. Un pari audacieux dont l’histoire jugera la pertinence.

Pour l’heure, ces nominations dessinent les contours d’une politique américaine radicalement nouvelle au Moyen-Orient. Une chose est certaine : avec cette équipe, Donald Trump s’apprête à marquer profondément l’histoire des relations américano-israéliennes, pour le meilleur ou pour le pire.

L’annotation du Rabbi au dos d’une photo : « Les classes de Azimov, Paris. Hiver 5731 (1971) », ou les débuts de la Révolution spirituelle en France

L’annotation du Rabbi au dos d’une photo : « Les classes de Azimov, Paris. Hiver 5731 (1971) », ou les débuts de la Révolution spirituelle en France

Au cours de l’hiver 5731 (1971), le Rav Chmouel Azimov documente le développement remarquable des activités de la Jeunesse Loubavitch à Paris à travers six photographies qu’il envoie au Rabbi. Ces clichés capturent les différents cours et activités organisés sous sa direction. Sur l’une d’elles le Rabbi qui y inscrit de sa propre main : « Hiver 5731, les classes de Azimov, Paris »

 

Publié à l’occasion du Yortzeit du Rav Chmouel et Bassie Azimov (12 et 17 Hechevan)

 

Le 2 Iyar 5728-1968, le Rav Chmouel Azimov et son épouse Bassie sont envoyés par le Rabbi pour développer l’activité de la Jeunesse Loubavitch à Paris et sa région.. Alors que Paris connaissait ses célèbres évènements de Mai 68, une autre révolution tout aussi profonde, s’amorçait dans le judaïsme français.

De Brunoy à Paris : Les Premiers Pas

L’histoire commence dans les locaux de la Yechiva de Brunoy. Le Rav Chmouel Azimov comprend que pour toucher la jeunesse parisienne, il faut innover. Sa première initiative ? Ouvrir les portes de la Yechiva le dimanche aux jeunes désireux de découvrir leur héritage. L’été devient une opportunité supplémentaire, avec des programmes spéciaux en juillet et août.

« Ces premiers cours du dimanche étaient une véritable aventure », racontent les anciens élèves. « Nous découvrions un judaïsme vivant, chaleureux, intellectuellement stimulant. »

L’Équipe des Six : Une Force opérationnelle pour la Torah

Le 1er Heshvan 5730 (1970), le Rabbi envoie du renfort : cinq étudiants d’élite rejoignent le Rav Chmouel Azimov. Ces jeunes rabbins – Moshe Nissan Azimov, Yossef Itshak Matusof, Yossef Itshak Labkowski, Y. Goldberg, Chmouel Gurevitch et  Yossef Itshak Hurewits – forment une équipe soudée. Chaque dimanche, ils quittent la Yechiva de Brunoy pour Paris, portant dans leurs valises enthousiasme et savoir.

De la rue Vieille-du-Temple à la rue Lamartine

Le développement s’accélère. Les cours s’installent d’abord au 44 rue Vieille-du-Temple, au cœur du Marais historique. Mais c’est en 1973 que le projet trouve son port d’attache définitif : le local du 8 rue Lamartine devient le quartier général de la Jeunesse Loubavitch qui deviendra le Beth Loubavitch.

Un moment d’histoire capturé

En 1971, le Rav Chmouel Azimov envoie au Rabbi six photographies des différents cours organisés. Sur l’une d’elles, le Rabbi inscrit personnellement : « Hiver 5731, les classes de Azimov, Paris. » Cette annotation, apparemment simple, témoigne de l’attention particulière que le Rabbi portait à cette initiative parisienne.

L’Héritage aujourd’hui

Plus de cinquante ans après ces débuts modestes, l’impact de cette initiative continue de se faire sentir. Le « groupe » initial s’est multiplié en une communauté vibrante. Les cours du dimanche sont devenus une institution, et le modèle parisien a inspiré des programmes similaires à travers le monde.

Témoignage d’une Époque

Cette période fondatrice représente plus qu’une simple chronologie d’événements. Elle illustre comment une vision claire, portée par des hommes dévoués, peut transformer une communauté. Dans les mots du Rav Chmouel Azimov lui-même : « Nous construisons l’avenir du judaïsme français. »

Un Modèle pour l’Avenir

L’approche développée à Paris – combinant étude traditionnelle et ouverture sur le monde moderne, rigueur intellectuelle et chaleur hassidique – continue d’inspirer. Elle prouve qu’il est possible de transmettre un judaïsme authentique tout en restant connecté aux réalités contemporaines.

Cette histoire des débuts du Beth Loubavitch à Paris n’est pas qu’une page d’histoire : c’est un modèle toujours vivant de transmission et de renouveau, particulièrement pertinent pour les défis d’aujourd’hui.


Le Rabbi inscrit personnellement au dos d’une des photos : « Les classes de Azimov, Paris. Hiver 5731, »

 

 

 

Yortsait du Rav Chmouel et Bassie Azimov, le 12 et 17 Hechevan : « L’agriculteur et les responsables du champs »

Yortsait du Rav Chmouel et Bassie Azimov, le 12 et 17 Hechevan : « L’agriculteur et les responsables du champs »

Rien ne l’arrêtait. Ni le soleil ardent, ni la pluie, ni le vent. Il était là, chaque jour, à s’occuper de son champs. Son champs?! Pour l’instant ce n’est que de la terre! De la terre dure, boueuse, si difficile à travailler…

Et pourtant, il creusait, il labourait, il sillonnait… Tant et si bien, qu’un beau jour, le terrain fut prêt. Les sillons étaient droits, tracés dans la terre douce et fertile… À présent, il fallait semer! Planter chaque graine, la voir s’enfoncer sous la terre, priant pour qu’elle devienne une belle pousse… Et maintenant, il ne reste plus à attendre, arroser, et…récolter!

Mais où est l’agriculteur?! Il n’est plus ici?! Tout ce travail qu’il a fait, est-il en vain?!

Non, regarde… Un homme et une femme s’approchent. Il ont été envoyés par l’agriculteur… Ce sont eux qui seront désormais responsables du champs! Chaque jour, ils arrosèrent le champs, arrachèrent  les mauvaises herbes, chassèrent les oiseaux… Parlèrent aux petites pousses, les encourageant à grandir encore, et encore… Malgré les difficultés, le dur travail, et la fatigue, ils continuèrent, chaque instant de leur vie, à suivre le chemin que l’agriculteur leur avait tracé: donnant leurs vies, pour la récolte de ce champs… Pour que le travail de l’agriculteur porte ses fruits!!!

Ces petites pousses, aujourd’hui, ont grandit, et donnent naissance à d’autres… Ces petites pousses… ce sont nos parents, nos frères et soeurs, toi, et moi!!! 

Oui, vous l’avez compris… Cet agriculteur n’est autre que le Rabbi, qui a « labouré et travaillé » la ville de Paris, accompagné de sa femme la Rebbetsen… Cet homme et cette femme a qui le Rabbi a confié le champs semé, c’est le Chalia’h, le Rav Chmouel Azimov, Moulay et son épouse Bassie! C’est à Mme Bassie Azimov que la Rebbetsen a dit « vous récolterez ce que l’on a semé… »!

C’est lui qui, accompagné de sa femme, ont oeuvré sans relâche, pour faire germer ces graines, pour les faire pousser et grandir… Pour faire de nous ce que nous sommes aujourd’hui!

À nous aujourd’hui, de continuer à semer, planter, arroser, et faire pousser de belles plantes, pour continuer ce merveilleux travail, et le faire fructifier!!! Jusqu’à arriver au but ultime de ce travail: La Guéoula véritable et complète!


(Tiré de “Mon Dvar Malkhout”, Dvar Malkhout en français, rubrique enfants)

Le Rav Yossef Itshak Havelin raconte : « La rencontre historique entre le Rabbi de Loubavitch et le Roch Yechiva de Mir »

Le Rav Yossef Itshak Havelin raconte : « La rencontre historique entre le Rabbi de Loubavitch et le Roch Yechiva de Mir »

 

Le Rav Na’houm Partzovitz (1923-1986), figure centrale du monde des yeshivot lituaniennes, était le Rosh Yechiva (directeur) de la célèbre Yechiva Mir à Jérusalem. La Yechiva Mir est l’une des plus prestigieuses institutions d’études talmudiques au monde. Durant la Seconde Guerre mondiale, l’ensemble de la Yechiva fut miraculeusement sauvé en trouvant refuge à Shanghai, en Chine. Rav Na’houm était reconnu comme l’un des plus grands analystes talmudiques de sa génération, développant une méthode d’étude caractérisée par une profondeur exceptionnelle et une précision remarquable.

Je l’ai rencontré pour la première fois lors de l’examen d’entrée que j’ai passé à la célèbre Yechiva Mir de Jérusalem en 1967. Rav Na’houm Partzovitz, ou simplement « Rav Na’houm » comme on l’appelait, était le Roch Yechiva. Son style d’érudition se caractérisait par une profondeur remarquable associée à une attention méticuleuse au langage de chaque passage talmudique ou commentaire, afin d’en saisir le véritable sens. Il s’était ainsi fait un nom comme l’un des plus grands génies de la Torah de sa génération, et les foules se pressaient pour écouter ses cours. Dans ma troisième année à la Yechiva, j’ai pu moi-même les entendre.

À cette époque, Rav Na’houm fut diagnostiqué d’une maladie neurologique dégénérative. Malgré son état, il continua d’enseigner comme avant. À l’hiver 1971, il se rendit à New York pour consulter des spécialistes.

Pendant son séjour, il fut hébergé dans le quartier de Borough Park chez le Rav Yaakov Moshe Lazerson, un ami de longue date qui avait été son partenaire d’étude pendant la Seconde Guerre mondiale, lorsque la Yechiva Mir avait été évacuée et relocalisée à Shanghai, en Chine. En Amérique, le Rav Lazerson était devenu un fervent hassid du Rabbi de Loubavitch. Il assistait à chaque Farbrengen du Rabbi, qu’il pleuve ou qu’il fasse beau, et même le Chabbat, il faisait le long trajet de Borough Park jusqu’à Crown Heights.

Le Rav Lazerson aida à organiser un rendez-vous avec le Rabbi pour le Rav Rav Na’houm et son épouse, et les accompagna même lors de leur visite.

Dès qu’ils entrèrent dans son bureau, le Rabbi se leva pour les accueillir et, une fois qu’ils furent assis, il demanda : « Vous souvenez-vous de moi ? »

« D’où connaîtrais-je le Rabbi ? » demanda le Rav Na’houm, surpris.

« Vous rappelez-vous quand mon beau-père a visité la maison de vos parents ? C’était en 1932, le Rabbi précédent voyageait vers la ville lituanienne de Landarov (aujourd’hui Lentvaris) pour le mariage de sa plus jeune fille, Sheina. En chemin, en signe de respect, il avait rendu visite au Rav de la ville voisine de Trakai, Rav Aryeh Tzvi Partzovitz — votre père. »

« Oui ! J’avais neuf ans », se souvint Rav Na’houm. « Mon père avait demandé au Rabbi précédent de me bénir. Et je me souviens qu’il était accompagné de deux jeunes hommes. »

« Et j’étais l’un de ces jeunes hommes. Donc vous vous souvenez bien de moi ! » conclut le Rabbi.

Rav Na’houm évoqua ensuite le sujet de sa santé et demanda la bénédiction du Rabbi, ce qu’il fit, tout en l’encourageant également à publier ses écrits et ses cours.

« Vous avez maintenant deux bénédictions », dit le Rabbi, faisant référence à la bénédiction du Rabbi précédent quarante ans plus tôt.

Rav Na’houm avait toujours tenu le Rabbi en haute estime, et lors de plusieurs conversations que j’ai eues avec lui, il exprimait son respect pour l’érudition et le leadership du Rabbi. Mais leur rencontre sembla créer un lien supplémentaire et un sentiment de respect mutuel entre eux.

À partir de ce moment, chaque fois que Rav Lazerson passait devant le Rabbi — que ce soit lorsque le Rabbi distribuait du gâteau au miel avant Rosh Hashana ou du vin pendant la cérémonie du Kos Shel Bra’ha — le Rabbi demandait des nouvelles de Rav Na’houm. Et pour le soixante-dixième anniversaire du Rabbi, juste avant Pessah 1972, Rav Na’houm envoya une lettre avec ses bénédictions au Rabbi.

À cette époque, raconte le Rav Havlin, j’étais venu à New York pour étudier à la Yechiva Habad au 770 et j’avais appris à connaître Rav Yaakov Moshe Lazerson personnellement. Puis, après Pessah, avant que je ne rentre en Israël, on m’informa que le Rav Lazerson voulait me voir.

« J’ai quelque chose à envoyer à mon ami, Rav Na’houm Partzovitz », me dit Rav Lazerson. « Avant Pessah chaque année, le Rabbi donne de la Matsa à un certain nombre de personnes. Quand je suis venu en recevoir, le Rabbi m’a donné un morceau supplémentaire pour le Rav Na’houm. J’allais partir, mais le Rabbi m’arrêta alors.

« Et comment va-t-il ? » demanda-t-il.

Je répondis que je ne lui avais pas parlé récemment, et que je savais seulement qu’il était très malade.

« ‘Est-ce qu’il enseigne toujours ?' »

« ‘Je crois que oui.' »

En réponse, le Rabbi déclara fermement :

« Il doit continuer ainsi ! Il ne doit pas s’arrêter !' »

Le Rav Lazerson me demanda donc d’apporter la Matsa, ainsi que du vin qu’il avait reçu du Rabbi, au Rav Na’houm après Pessah.

Une fois en Israël, je frappai à la porte de Rav Na’houm. Au début, on me dit que je ne pouvais pas le voir. Mais une fois que je mentionnai Rav Lazerson, Rav Na’houm lui-même demanda que j’entre.

Assis, je racontai à Rav Na’houm ma mission. Quand je relatai comment le Rabbi avait déclaré si catégoriquement qu’il « ne devait pas s’arrêter » d’enseigner, Rav Na’houm sembla s’émouvoir. Il se redressa légèrement et s’exclama :

« Grâce à D.ieu, j’ai fait la bonne chose ! »

Il expliqua : « Pendant les vacances de Pessah de la Yechiva, un éminent médecin venu de l’étranger est venu me voir. Après m’avoir examiné, il a dit que je devais arrêter d’enseigner pendant un ou deux mois. Il pensait que cela pourrait m’aider. »

« ‘Je ne peux pas faire ça,’ ai-je dit au médecin. ‘Je n’ai pas de vie sans l’enseignement de la Torah. Si je continue à donner mes cours, peut-être que je vivrai, peut-être que non. Mais si je m’arrête — alors je mourrai certainement.' »

« Pourtant, j’avais encore cette pensée lancinante que je devrais peut-être écouter le médecin. Mais maintenant que je sais ce que le Rabbi a dit, c’est clair pour moi ; je suis heureux d’avoir été du même avis que lui ! »

Rav Na’houm se remémora ensuite ce que le Rabbi lui avait dit lors de leur audience à propos de la publication de ses cours. « Le Rabbi voyait loin », dit-il avec une certaine douleur dans la voix. « Maintenant, je ne suis plus en état de le faire. »

Il continua néanmoins d’enseigner pendant encore plusieurs années. Et — bien que cela soit arrivé après son décès — ses cours furent finalement publiés, et je doute qu’il y ait aujourd’hui un rosh Yechiva qui ne les utilise pas.

Rav Na’houm me demanda ensuite comment l’anniversaire du Rabbi avait été commémoré. Je mentionnai que, dans ses remarques publiques, le Rabbi avait cité le Psaume : « La durée de notre vie est de soixante-dix ans, ou, si la vigueur y est, de quatre-vingts ans », et avait dit que lorsqu’une personne atteint soixante-dix ans, elle doit s’examiner et voir s’il y a quelque chose qu’elle doit « renforcer ». Sur un plan pratique, il avait demandé que soixante et onze nouvelles institutions Habad soient fondées dans l’année à venir, et qu’il contribuerait à hauteur de dix pour cent de leurs dépenses.

Rav Na’houm fut visiblement ému par cela. « Certains disent que le Rabbi est le Machia’h, bien que d’autres ne soient pas d’accord », remarqua-t-il. « Ce que je peux dire, c’est que s’il y a quelqu’un digne d’être le Machia’h à notre époque — c’est le Rabbi ! »

J’étais surpris d’entendre ce genre de propos de sa part, et demandai immédiatement : « Pourquoi ? Qu’est-ce qui vous fait dire cela ? »

Rav Na’houm expliqua : « Il y a beaucoup de grands dirigeants juifs, de saints et d’érudits, mais Maïmonide appelle le Machia’h un ‘roi’. Le Machia’h sera un grand Rav et un sage de la Torah, mais il agira de manière royale. Ce que vous venez de raconter — le Rabbi parlant et agissant avec une force renouvelée, à l’âge de soixante-dix ans, et lançant soixante et onze institutions en un an — c’est ainsi qu’agit un roi ! »

 


Le Rav Yossef Its’hak Havlin est né le 28 Tevet 5711 (1951) à Jérusalem.

Parents :

  • Père : Rabbi Dov Eliezer Havlin
  • Mère : Elka
  • Grand-père : Rabbi Shlomo Zalman Havlin, Rosh Yeshiva de Torat Emet à Jérusalem

Parcours Éducatif

  • A étudié à la Yeshiva Mir où il était l’un des étudiants les plus brillants
  • Devint proche de Rav Na’houm Partzovitz, le Rosh Yeshiva
  • S’est rapproché du hassidisme en étudiant la philosophie hassidique dans des groupes d’étude à la yeshiva
  • A servi pendant une période comme intermédiaire entre le Rabbi de Loubavitch et Rav Partzovitz

Vie Familiale et Mariage

  • Marié en 1972 avec Mme Adina, fille du Mashgiach de la Yeshiva de Kamenitz, Rabbi Moshe Aharon Stern
  • Après son mariage, a étudié au Kollel Tzemach Tzedek dans la vieille ville de Jérusalem
  • A été l’un des éditeurs du recueil « Yagdil Torah » publié par le Kollel

Positions Rabbiniques et Éducatives

  • A servi comme Rosh Mesivta à la Yeshiva Toras Emes de Jérusalem
  • En 1988, a co-fondé une bibliothèque Torah dans le quartier de Geula à Jérusalem à la mémoire de la Rebbetzin Chaya Mushka, avec le philanthrope R. Yosef Yitzchak Gutnick
  • Cette bibliothèque est devenue le « Heichal Menachem » de Jérusalem
  • Sert comme rédacteur en chef des publications de Heichal Menachem

Leadership Communautaire

En 1996, après la création du quartier Ramat Shlomo :

  • Élu rabbin de la communauté Habad de Ramat Shlomo en 1997. AQujourd’hui la plus grande communauté Habad de Jerusalem.
  • En 2003, a initié la construction de la synagogue Habad du quartier sur le modèle du 770
  • A fondé le séminaire « Shoshanat Yerushalayim » à Ramat Shlomo pour les filles de l’étranger

Publications

A édité « Halichot Menachem » – un recueil des coutumes et pratiques du Rabbi de Loubavitch (publié en Tamouz 5783/2023)

Famille Étendue

Fils et gendres servant comme :

  • Rabbins et émissaires en Allemagne (Dresden, Hamburg, Bremen)
  • Éducateurs dans les Yeshivot Tomchei Tmimim
  • Directeurs d’institutions d’étude et de publication
  • Son frère : Rav Moshe Havlin, Rav de Kiryat Gat et membre du Beth Din Habad d’Israël

 

Visite surprenante au 770 : La Présidente du Parlement de Berlin

Visite surprenante au 770 : La Présidente du Parlement de Berlin

 

La Présidente du Parlement de Berlin, Allemagne, a visité le 770, où elle a dit une prière. La Présidente Seibeld, accompagnée par des membres de la communauté juive, a entendu un témoignage émouvant d’un hassid survivant de la Shoah qui a survécu aux rencontres avec le tortionnaire nazi Mengele.

 

Cornelia Seibeld, Présidente du Parlement de Berlin, est arrivée pour une visite spéciale au 770. Elle a découvert la bureau privé du Rabbi et le Beth Hamidrach La visite de la Présidente du Parlement de la ville allemande a eu lieu après une réception organisée en son honneur par les membres de la communauté juive de Berlin, à laquelle a également assisté la Présidente du Parlement de New York.

La rencontre s’est tenue au centre du JLI (Jewish Learning Institute) mondial de Habad, en présence de dirigeants d’organisations juives de divers domaines. Un invité spécial à la rencontre était le Rav Nissen Mangel, le plus jeune survivant d’Auschwitz, chercheur, écrivain, conférencier et philosophe respecté. Le Rav Mangel a partagé avec la Présidente Seibeld son émouvante histoire de survie, racontant comment il a survécu après avoir traversé quatre camps de concentration et trois rencontres avec le Dr Josef Mengele, tristement célèbre « Ange de la mort ».

Le Grand Rabbin de Berlin, l’émissaire du Rabbi, le Rav Yehuda Teichtal, a pris la parole et a souligné le soutien ferme du gouvernement allemand au peuple juif et à Israël en ces temps difficiles. Il a exprimé sa gratitude pour leur solidarité, tout en soulignant la nécessité de prendre des mesures concrètes pour renforcer la vie juive, particulièrement en cette période où l’antisémitisme continue de relever la tête. L’hôte, le Rav Ephraim Mintz, directeur de l’Institut, a également prononcé des paroles de bénédiction et a souligné l’importance de l’éducation et de la sensibilisation pour toutes les communautés.

Dans son discours émouvant, la Présidente Cornelia Seibeld a parlé de la signification et de l’importance de promouvoir la vie juive, particulièrement dans la réalité actuelle. Elle a exprimé sa gratitude au Rav Teichtal pour son influence continue sur la vie juive à Berlin. Le président de la communauté juive syrienne, Harry Adjmi, a offert à la Présidente le ‘Livre de la Connaissance Juive’ accompagné de paroles de bénédiction.

Aux côtés de la Présidente Cornelia Seibeld se trouvaient également des hauts responsables du gouvernement allemand et des représentants des différents partis. Des représentants de diverses organisations juives de New York étaient également présents.