par hassidout | 15 Déc, 2020 – 29 Kislev 5781 | 0 Non classé |
PHOTO : La fête juive des lumières a été célébrée en public pour la seconde année consécutive, à Orléans, par le rabbin Arié Engelberg. © Pascal PROUST

La fête juive des lumières a été célébrée en public pour la seconde année consécutive, à Orléans, par le rabbin Arié Engelberg.
La communauté juive est en fête : elle célèbre Hanouka, la Fête des lumières, depuis le 10 décembre et jusqu’au 18. Et pour la seconde année, un chandelier à 8 branches a été allumé en public, à Orléans.
Dimanche, à 17h30, dans la nuit orléanaise, de timides flammes se sont élevées. Dans les jardins de l’Evêché, voisin de la synagogue, s’est tenu, pour la seconde année, l’allumage public de la ménorah, le candélabre à huit branches, en l’espèce.
Allumage en public
Un chandelier géant et doré trône sur le parvis de l’hôtel Dupanloup, côté jardin, devant la porte bleu gris. Il vacille un peu car le vent souffle. Le rabbin, Arié Engelberg, accueille la petite centaine de fidèles venus en famille, tous masqués et espacés les uns des autres.
Dans l’assemblée, également des représentants de la communauté catholique et musulmane. Ainsi que le premier adjoint au maire, Florent Montillot qui a rapidement pris la parole. Plus quelques curieux.
Une bougie par soir pendant huit jours
Les juifs célèbrent en ce moment Hanouka, la Fête des lumières (lire plus bas). L’un des rituels consiste à allumer, chaque soir, chez soi, une bougie supplémentaire. Là, il s’agissait de partager cette lumière avec le monde extérieur et de rendre public le miracle de la fiole dont l’huile a brûlé huit jours au lieu d’un (lire plus bas).
Le rabbin a brièvement rappelé le sens de Hanouka puis a entonné un chant. Juché sur un escabeau, il a ensuite enflammé quatre mèches, de gauche à droite, à l’aide d’un flambeau. Les enfants du Talmud Torah (équivalent du catéchisme) ont eux aussi chanté en chœur, avant d’aller chercher une pochette remplie de petits cadeaux (bonbons, coloriages…) comme c’est la tradition.
Que fêtent les juifs à Hanouka?
Le site chabad.org explique : « Hanouka est une fête juive hivernale qui dure huit jours. C’est la Fête des lumières, célébrée par l’allumage d’une ménorah chaque soir, ainsi que des prières particulières et la consommation d’aliments frits. Le mot hébreu Hanouka signifie « inauguration ». La fête est ainsi nommée parce qu’elle célèbre la réinauguration du Saint-Temple.
Au IIe siècle avant l’ère commune, la Terre Sainte était gouvernée par les Séleucides (Gréco-Syriens), qui voulurent forcer le peuple d’Israël à accepter la culture et les croyances grecques en remplacement de l’observance des mitsvot et de la foi en Dieu. Contre toute attente, un petit groupe de juifs fidèles, dirigés par Juda Maccabée, vainquit l’une des armées les plus puissantes de la terre, chassa les Grecs du pays, reprit le Saint-Temple à Jérusalem et le consacra de nouveau au service de Dieu. Lorsqu’ils voulurent allumer la Ménorah du Temple (le candélabre à sept branches), ils ne trouvèrent qu’une seule fiole d’huile d’olive qui avait échappé à la profanation par les Grecs.
Miraculeusement, ils allumèrent la Ménorah et l’huile à peine suffisante pour un jour dura huit jours, jusqu’à ce qu’une nouvelle huile puisse être préparée dans des conditions de pureté rituelle. Pour commémorer et faire connaître ces miracles, les sages ont institué la fête de Hanouka. »
par hassidout | 15 Déc, 2020 – 29 Kislev 5781 | ACTUALITES, INTERNATIONAL |
Un entrepreneur sur le point de conclure une affaire immobilière a apprenant que l’homme d’affaires avec qui il traitait était juif, décide de faire don d’une synagogue pour qu’elle soit utilisée par les futures acheteurs d’appartements juifs
Des entrepreneurs syriens qui vendent des appartements à des investisseurs à Dubaï, ont passé un accord avec l’homme d’affaires Haim Weizmann et, lorsqu’ils ont appris qu’il était juif, ils ont décidé de faire don d’une synagogue à son projet immobilier.
« J’ai fait ici un marché de toute une vie, je pense », a déclaré M. Weizmann. « C’était un bâtiment syrien, et quand ils ont entendu que j’étais israélien, j’ai fait un pacte avec eux pour qu’ils gravent les étoiles de David et m’offre cette synagogue, à l’intérieur d’un ‘immeuble résidentiel de 180 appartements.
« C’est une synagogue qu’ils m’ont offert », a-t-il souligné. « des Syriens qui font don d’une synagogue à des Israéliens à Dubaï c’est quelque chose qui n’a encore jamais été fait dans le monde! ».
C’est un immeuble qui, comme mentionné, est construit par l’homme d’affaires franco-israélien Haim Weizmann à Dubaï. A la lumière des accords de paix entre Israël et les Emirats arabes unis, Weizmann a décidé de construire un bâtiment résidentiel adapté à la vie de la communauté juive.
Le bâtiment sera doté d’un ascenseur de Chabbat, d’un restaurant Casher, d’une synagogue, et il a déclaré que son prochain objectif est que le bâtiment contienne également un Mikveh.
Des dizaines d’hommes d’affaires, d’entrepreneurs immobiliers d’Israël, de France, de Géorgie et d’autres pays, ainsi que des rabbins et des personnalités publiques, sont arrivés à Dubaï la nuit dernière pour la conférence Israël-Dubaï initiée par la société Israël-Dubaï dirigée par l’homme d’affaires Weizmann et Weizmann Properties.
La conférence combine des conférences professionnelles avec une célébration de Hanoucca dans une atmosphère juive traditionnelle sur le sol de Dubaï. Dans le cadre de la conférence, en guise de remerciement pour l’amitié qui se noue entre les peuples, des rabbins et des imams de haut rang assisteront à la cérémonie. Des bougies de Hanoucca seront également allumées près de la célèbre tour Burj Khalifa.
« Nous sommes à Hanouccah, jours de miracles et de puissance du peuple juif », a déclaré M. Weizmann. « L’année dernière, personne ne croyait que cette année nous célébrerions Hanouccah en allumant des bougies à Dubaï avec nos nouveaux amis des Emirats. Outre les liens sociaux, je suis en train de nouer des liens commerciaux étroits qui ouvriront des possibilités nombreuses et variées de la part d’Israël et d’autres pays ».

par hassidout | 15 Déc, 2020 – 29 Kislev 5781 | ACTUALITES, ISRAEL |
« L’Aliyah de la tribu perdue de Bnei Menaché après 2700 ans d’exil est un miracle de ‘Hanouccah des temps modernes. »
Après de nombreuses années d’attente, des centaines de membres de la communauté juive Bnei Menaché de l’Inde doivent faire leur Aliyah dans le cadre d’une opération spéciale, et arriveront en Israël ce mardi matin.
La ministre israélienne de l’Aliyah et de l’Intégration, la députée Penina Tamano-Shatta a déclaré: «Je suis ravie d’avoir l’honneur de faire venir des membres de la communauté Bnei Menaché en Israël, après de nombreuses années d’attente. Cela fait suite à l’approbation unanime d’une décision gouvernementale spéciale que j’ai promue pour l’Aliyah immédiate d’environ 250 nouveaux Olim.
Les nouveaux arrivants sont originaires du nord-est de l’Inde, où ils ont préservé leurs traditions juives depuis des générations. Le grand rabbin ashkénaze d’Israël, le rabbin David Lau, a soutenu la proposition du député Tamano-Shatta de les amener dans le pays, tout comme le ministre de l’Intérieur, Aryeh Deri, et le ministre des Affaires étrangères, Gabi Ashkenazi.
Le député Tamano-Shatta a également noté que «la communauté Bnei Menaché me tient à cœur. En assumant le poste de ministre, j’ai fait de l’accélération de l’Aliyah de la communauté Bnei Menaché une priorité absolue. Je continuerai d’agir au nom de la communauté Bnei Menaché pour assurer et accélérer l’Aliyah des membres restants de la communauté en Inde. Nous sommes bénis de voir leur arrivée en Israël pendant le festival de ‘Hanouccah – c’est une formidable source de lumière pour nous tous. Nous accompagnerons et aiderons tous les Olim tout au long de leur processus d’absorption et nous ferons tout ce que nous pouvons pour soutenir leur intégration réussie dans la société israélienne.
La mémorable Aliyah de centaines de membres de la communauté Bnei Menaché fait suite à des mois de préparation dirigée par le ministère de l’Aliyah et de l’Intégration, en collaboration avec l’organisation Shavei Israel.
Michael Freund, fondateur et président de Shavei Israel, a déclaré: » Alors que nous célébrons la fête de ‘Hanouccah et le miracle du flacon d’huile, l’Aliyah de la tribu perdue de Bnei Menaché après 2700 ans d’exil est en soi une ‘Hanouccah des temps modernes. miracle et pour cela nous remercions le Ministre Tamano-Shatta. L’histoire de cette communauté unique qui a maintenu ses liens avec le peuple juif et la Terre d’Israël à travers les générations est puissante et inspirante et j’espère sincèrement que nous verrons bientôt tous les Bnei restants.
Parmi les centaines d’Olim qui arriveront en Israël, il y a une cinquantaine de familles et 24 célibataires, quatre bébés de moins de deux ans, 39 enfants âgés de 2 à 12 ans et 19 personnes âgées de 62 ans ou plus. Les Olim subiront un processus d’absorption rapide à l’aéroport, et à partir de là, ils seront envoyés en quarantaine selon les restrictions du ministère de la Santé, sous la supervision du ministère de l’Aliyah et de l’Intégration et du commandement du front intérieur.
Depuis 2003, 2437 membres de la communauté Bnei Menaché ont fait leur Aliyah, bien que seulement 24 membres de la communauté aient fait leur Aliyah en 2019. Demain, 252 autres Olim de la communauté Bnei Menaché auront l’occasion de réaliser le rêve sioniste et de construire leurs maisons en Israël.
par hassidout | 15 Déc, 2020 – 29 Kislev 5781 | ACTUALITES, FRANCE |
La maire de Paris a participé, dimanche, sur le Champ-de-Mars, à Paris, à une cérémonie d’allumage du chandelier de la fête juive de Hanoukka, à l’initiative du Beth Loubavitch, en présence des représentants de la communauté israélite.
Cette fête commémore le retour du culte dans le second temple de Jérusalem, deux siècles avant JC. Elle symbolise la résistance spirituelle du judaïsme de l’époque contre l’emprise de la culture grecque sur la Judée.


par hassidout | 15 Déc, 2020 – 29 Kislev 5781 | INTERNATIONAL |
La communauté juive de Kaifeng ne serait composée que d’une centaine de juifs pratiquants parmi les 1 000 qui revendiquent leur ascendance, mais leur histoire remonte à plus de mille ans.
Alors que les communautés juives du monde entier célèbrent Hanoukka, la petite communauté en Chine doit le faire en secret, car Pékin s’efforce de réprimer les influences étrangères et les religions non approuvées dans le pays, rapporte le quotidien britannique The Telegraph.
La communauté en Chine est très minuscule, composée d’environ 1 000 personnes dont les experts disent que seulement 100 pratiquent réellement, et n’ont pas eu de rabbin depuis plus d’un siècle. Cependant, elle remonte à plus d’un millier d’années, puisqu’elle s’est installée à Kaifeng. Même à son apogée au XVIe siècle, il n’en comptait que 5 000. Et au fil des ans, malgré la perte de nombreux membres en raison de conversions, de guerres, de catastrophes et autres, la communauté a continué à vivre grâce à la transmission des traditions entre les générations.

Mais comme la Chine a intensifié ces dernières années sa répression des religions non approuvées, la communauté craint que les autorités ne commencent à en appliquer une contre elles.
« Chaque fois que nous faisons la fête, nous avons peur », a déclaré un juif de Kaifeng identifié uniquement par le pseudonyme d’Amir, par peur des représailles, au Telegraph, ajoutant qu’ils s’efforcent de faire en sorte que les autorités chinoises n’aient jamais vent de leurs activités.
Alors que la répression de la Chine contre d’autres groupes religieux, y compris les cinq confessions reconnues par le Parti communiste – le christianisme protestant et catholique, le bouddhisme, le taoïsme et l’islam – a fait l’objet d’une grande attention, le judaïsme n’est pas reconnu malgré sa longue histoire dans le pays.
Déjà, les dirigeants chinois se sont efforcés d’effacer une grande partie de cette longue histoire, rapporte le Telegraph. Cela comprend non seulement le retrait des pièces de musée concernant l’histoire de la communauté, mais aussi l’effacement de toute trace physique de la communauté. Il s’agit notamment d’enlever les restes d’une synagogue du 12e siècle ainsi que des pierres sur lesquelles sont gravées les traditions et l’héritage de la communauté, dont certaines remontent à la fin du 15e siècle.

Ils ont également enlevé les quelques panneaux en hébreu qui se trouvaient autrefois dans la ville, et l’endroit où les quelques juifs pratiquants se réunissaient autrefois pour prier est maintenant couvert de propagande chinoise, d’une caméra de sécurité et de rappels que le judaïsme est une religion illégale et non reconnue dans le pays, a rapporté The Telegraph.
Les Juifs sont tellement terrifiés qu’ils craignent même de se réunir en public. Au lieu de cela, ils le font en secret, s’assurant pendant les vacances de trouver des fonds pour la nourriture et le vin casher. N’ayant pas accès aux Bibles hébraïques, ils utilisent les Bibles chrétiennes et ignorent tout simplement le Nouveau Testament.
Malgré cette apparente répression d’une religion, certains, comme le rabbin à la retraite et président de l’Institut sino-judaïque Anson Laytner, ne considèrent pas qu’il s’agit d’un cas d’antisémitisme, selon le rapport du Telegraph. En fait, la Chine a traditionnellement évité l’antisémitisme, de nombreux Chinois considérant les Juifs de façon extrêmement favorable pour leur succès perçu dans l’obtention de richesses et de postes influents, ainsi que pour avoir accepté des réfugiés juifs pendant l’Holocauste. Et il n’est pas le seul à le penser.
Fin 2019, Erica Lyons, présidente de la Société historique juive de Hong Kong, a défendu l’histoire de la Chine en matière d’acceptation et de tolérance de la foi juive, en déclarant à la Jewish Chronicle que « En fait, les Juifs de Hong Kong… n’ont jamais souffert de l’antisémitisme ».

« En fait, l’histoire joue en leur faveur, car les Juifs ont été traités comme des déchets partout dans le monde, mais les Chinois les ont acceptés », a expliqué Moshe Yehuda Bernstein, un chercheur australien qui a écrit sur les Juifs de Kaifeng, selon le Telegraph.
« C’est quelque chose dont les Chinois pourraient être fiers, mais récemment, dans cette répression des religions non officielles, ils ont supprimé toute preuve historique de la présence juive à Kaifeng, ce qui est absurde ».
Et la Chine semble bien consciente de cette histoire, son ministère des affaires étrangères ayant écrit au Telegraph au sujet de cette tradition d’accueil des réfugiés juifs, tout en niant également la suppression.
Malgré les rapports sur la suppression, il est peu probable que cela provoque des tensions dans les relations sino-israéliennes. Ceci, a expliqué Laytner, est dû au fait qu’Israël ne voudra pas mettre ces liens en danger pour un si petit nombre de personnes. Cependant, c’est aussi dû aux générations de mariages mixtes, ce qui signifie qu’ils ne sont souvent pas reconnus comme juifs par la loi israélienne. Traduit du Jerusalem Post