לע״נ הרה״ח ר׳ שמואל וזוגתו מרת בתי׳ ע״ה אזימאוו
שלוחי כ״ק אדמו״ר כיובל שנה במדינת צרפת

Pourim à l’école internationale d’IDC Herzlyia

Pour la 2e année consécutive, fut organisée à l’université d’Herzlyia, dans l’une des plus belles salles du campus, une lecture publique de la Méguilat Esther. Cette université légendairement connue pour sa diversité culturelle accueille des étudiants internationaux, venus des quatre coins du monde, de plus de 65 pays différents afin d’étudier tous ensemble dans un même pays, Israël. Cette année encore, grâce aux efforts conjoints du Bet Hillel et d’étudiants Habad, plus de 200 personnes se sont rassemblées à la sortie du jeûne afin d’écouter la Méguila.
HMB

Canada – Le Premier ministre Stephen Harper rend hommage aux victimes des attaques de Mumbai et condamne l’antisémitisme

Ottawa — Le premier ministre Stephen Harper a participé jeudi 12 mars 2009 après-midi à un événement commémorant les attentats terroristes survenus à Mumbai en novembre dernier. L’événement était organisé par le Mouvement Chabad Lubavitch et visait surtout à honorer la mémoire des six victimes israéliennes de ces attentats ayant fait plus de 170 victimes.

«L’antisémitisme est une arme si pernicieuse que l’on doit l’exposer, l’affronter et le répudier chaque fois qu’il se manifeste, peu importe l’endroit», a déclaré le premier ministre à un parterre de membres de Chabad Lubavitch ravis.

«Il est alimenté par les mensonges et la paranoïa et est un mal si profond que, comme nous l’avons vu à Mumbai, il représente une menace pour nous tous.»

M. Harper est le seul ayant vraiment fait état de toutes les victimes des attentats indiens de l’automne au cours de cet événement organisé au parlement et auquel certains députés ont participé, incluant le chef du NPD, Jack Layton. Les autres personnes ayant pris la parole ont surtout parlé du couple Holtzberg, qui dirigeait le centre Chabad Lubavitch de Mumbai et est décédé dans l’attaque menée contre leur centre.

M. Harper avait été présenté par son ministre de l’Immigration, Jason Kenney. Ce dernier a parlé du premier ministre comme étant le dirigeant mondial qui «comprend et agit face à cette nouvelle forme d’antisémitisme». «Il est un des rares dirigeants mondiaux ne tolérant pas l’expression de cet antisémitisme et il ne permet pas que ceux qui expriment cette haine se cachent derrière le paravent du multiculturalisme.»

M. Harper a terminé son discours en rappelant que son gouvernement défendra toujours la liberté religieuse juive, combattra l’antisémitisme sous toutes ses formes et «sera un ardent défenseur d’un État démocratique et sécuritaire d’Israël».

Le Parti conservateur a multiplié les gestes depuis qu’il est au pouvoir pour conquérir la communauté juive, associée davantage au Parti libéral.

Discours du Premier ministre, Stephen Harper

Mesdames et Messieurs.

Je tiens à remercier la Fédération canadienne Chabad Loubavitch de m’avoir invité à prendre la parole à l’occasion de ce service commémoratif.
L’antisémitisme, cette vieille haine, est malheureusement toujours d’actualité dans le monde d’aujourd’hui.
En novembre dernier, le monde était horrifié en voyant un groupe de fanatiques assassiner plus de 170 personnes en plein cœur de Mumbai.
Ces fanatiques avaient entre autres pour cibles le rabbin Gavriel et son épouse Rivka Holtzberg.
En accomplissant la mitzvah et en éclairant davantage notre monde, les Holtzberg réalisaient la vision d’un judaïsme renforcé à laquelle rêvait le regretté rabbin Schneerson.
Leur assassinat brutal et insensé est un affront méprisable aux valeurs qui unissent tous les peuples civilisés.
Alors que nous honorons leur mémoire en ce pourim, la fête qui rappelle la longue et brutale histoire de l’antisémitisme, nous sommes bien conscients de la nécessité de rester vigilants contre les forces de l’intolérance et de l’oppression.
L’arrivée concomitante et immédiate d’un nouveau rabbin à Mumbai afin de poursuivre l’œuvre des Holtzberg envoie un puissant message : la communauté juive ne pliera pas devant la haine et la violence.
Je me joins à vous aujourd’hui pour exprimer mes sympathies les plus vives à la famille Chabad Loubavitch et à tous ceux qui pleurent la mort du rabbin Gavriel Holtzberg et de son épouse Rivka Holtzberg.
Et quand il s’agit de s’élever contre la haine et l’intolérance, aucun autre peuple que le peuple juif n’a été aussi persévérant et aussi déterminé.
L’antisémitisme est un fléau pernicieux qui doit être découvert, combattu et rejeté en tout temps et en tous lieux.
Alimenté par les mensonges et la paranoïa, ce fléau est si profondément enraciné – comme l’ont montré l’histoire et les derniers événements de Mumbai – qu’il finit par nous menacer tous.
Sous notre gouverne,
– le Canada restera un apôtre inébranlable de la liberté de religion des Juifs,
– un puissant adversaire de l’antisémitisme sous toutes ses formes et
– un solide défenseur d’un État d’Israël sûr et démocratique.
En terminant, j’aimerais remercier la Fédération canadienne Chabad Loubavitch.
Les programmes d’éducation et de sensibilisation Chabad Loubavitch renforcent les liens de la foi et de ses œuvres au Canada et dans le monde entier.
Merci de votre contribution à notre pays, ainsi que de votre invitation.
Merci.
Shalom.

CIRQUE DE CHOUCHAN 5 : L’album photos

Voici quelques moments forts de la soirée spectacle du CIRQUE DE CHOUCHAN 5 où vous avez été nombreux à nous rejoindre .
Nous profitons de cette annonce pour remercier les acteurs, chanteurs et participants de cette soirée.
Torahland vous donne rendez-vous au parc « Mer de sable » exclusivement réservé pour la communauté à l’occasion de Lag baomer !

Pourim à Maisons Alfort


Le Rav Mendel mergui, Chaliah à Maisons Alfort explique le sens de la Fête aux nombreux participants…

Le Michté de Pourim a eu lieu dans les salons de l’île du Charentonneau (Moulin brulé) Maisons-Alfort.
La soirée a débuté par une lecture de la Meguila, suivie du Michté, d’un coucours de déguisements pour les enfants et d’un jeu organisé pour les adultes (Bingo sur le thème de Pourim). Trés bonne ambiance!
Un rescapé de la Shoah âgé de 83 ans a mis les tefilines pour la première fois! « Layehoudim ayta ora vesimha vesasone VIKAR » (zou Tefilines). Plusieurs personnes fêtaient Pourim pour la 1er fois de leur vie.

Pourim avec les Institutions Kesher d’Ashdod

Plus de 100 femmes ont participées à la 11eme soirée organisée pour les femmes d’Ashdod au centre « OR MENAHEM » à Youd Zain. Pour ce concours de déguisement, soirée de dance et de joie dédiée aux femmes.

Le soir de Pourim plus de 300 personnes et enfants ont écoutés la Meguila, accompagnée d’une collation à la fin du Jeun. Pour les enfants activités festives avec clowns et magiciens,

les Barouhim de la Yeshiva de Kiriat Gat et Torat Emet ont lu leur Meguila dans plus de 10 endroits et les membres de la communauté se sont mobilisés pour la grande campagne des Michloah Manot sur le quartier de Youd Bet, Tet Vav et Youd Zain et la maison de retraite Bet Adar. Et a l’armes de mer.

Durant la journée de Pourim plus de 500 personnes ont entendu la Meguila dans les horaires de 09h00/10h00/11h00/12h00/16h00 et à 18h30 la communauté à continuée le Michté et la Simha de Pourim avec la présence du Rav Menahem AMAR.

Pourim à Miami

A l’occasion de Pourim, la communauté française de Miami a participé à une soirée des plus spéciales. D’après Sandrine K. « une fabuleuse soirée complètement magique….la lecture sous les palmiers au bord de la mer….magique ! »

En effet, plus de 200 personnes étaient présentes dans le cadre luxieux de l’Hôtel National de Miami Beach pour célébrer la fête de Pourim avec un thème oriental. Au programme, concours de déguisements pour les enfants, peinture de visage, musique orientale, et bien sur… Couscous Boulette. Le Rav Israel Frankforter, responsable de la commuaunté francophone de Miami nous dit que cette fête était une grande première à Miami et fut un grand succès.

Pourim 5769 : Kidouch Hachem à la faculté de Dauphine!

Près de 300 étudiants de l’université de Dauphine ont pu écouter la méguila dans un des amphis de la fac… Une ambiance de fête et une joie palpable ! beaucoup d’émotion pour cette lecture suivie par des centaines de michloah’ manot échangés qui ont fait chaud au coeur des étudiants.

Parce que Pourim, ça se fête aussi à l’université !

Lemonde.fr : A Bry-sur-Marne, le rabbin loubavitch en quête de nouveaux croyants

Il y a ceux qui s’étonnent que les femmes et les hommes ne soient pas assis aux mêmes tables ; ceux qui sont venus sans kippa ; celles qui arborent un décolleté assez peu orthodoxe et portent pantalon. Il y a aussi ceux qui ont jeûné depuis la veille pour célébrer comme il faut la fête juive de Pourim ; et, ici ou là, ces jeunes hommes enchapeautés de noir qui, plongés dans un livre pieux, s’isolent du brouhaha et des cris des enfants déguisés pour l’occasion.

Sans chichis, près de 200 personnes ont répondu, lundi 9 mars, à l’invitation du nouveau rabbin de Bry-sur-Marne (Val-de-Marne). A 25 ans, Israël Asseraf, « délégué loubavitch » polyglotte, a pour mission de « raviver la flamme du judaïsme caché en chaque juif ».

Pressentant un « potentiel juif », son organisation, branche militante du judaïsme orthodoxe, l’a parachuté dans cette ville il y a deux ans. Dès son arrivée, il a consulté les pages blanches de l’annuaire, repéré les noms possiblement juifs, toqué aux portes et proposé ses services. « Lorsqu’une amie m’a dit qu’il y avait un nouveau rabbin en ville, je l’ai appelé pour qu’il passe vérifier mes mezouzot (les parchemins roulés, accrochés à l’entrée des maisons) », témoigne Nelly Benichou, qui jusqu’alors n’allait à la synagogue de la ville voisine que pour les fêtes. Les plus pratiquants, qui n’utilisent pas la voiture pour sabbat, devaient marcher trois quarts d’heure chaque semaine. Depuis deux mois, un beth habad – « maison loubavitch » – a ouvert dans un pavillon de Bry, offrant synagogue et cours de Talmud, animés par la femme du rabbin. « Les Asseraf donnent envie d’approfondir la pratique, notamment la cacherout », sourit Mme Benichou. (Lire la suite)

« En général, les gens sont heureux de pouvoir mieux pratiquer ou retrouver leur judaïsme », explique le jeune rabbin. « Les plus assimilés disent qu’ils ne sont pas intéressés, mais je leur laisse ma carte car ils finissent par avoir besoin d’un rabbin pour un mariage ou une circoncision. » Jean-Louis, non croyant, est de ceux-là. C’est avec Israël que son fils a fait sa bar-mitsva, « par tradition ». Marjorie Abitbol, à Bry depuis vingt-sept ans, n’imaginait pas qu’il y vivait « autant de juifs. Les loubavitch ont ramené les égarés ».

« E-TORAH »

A leur manière, omniprésence sur le terrain, affichage identitaire, ouverture à tous les types de pratiques, les loubavitch luttent contre ce que le Centre rabbinique européen, réuni récemment à Paris, dénonce : les risques d’assimilation des juifs dans les sociétés occidentales. « Les mariages mixtes, près de 60 %, la faiblesse des structures communautaires, l’antisémitisme, le relativisme » contribuent, selon eux, à cette évaporation. Une étude américaine estime qu’après quatre générations, seuls 3 % des juifs laïcs et 13 % des juifs libéraux affichent une identité juive, alors que cent juifs orthodoxes « donnent » 2 587 juifs, grâce à l’endogamie et à un taux de natalité de 6,9 enfants par femme.

Dans leur combat contre le « désert juif », les loubavitch mettent en avant leur « dynamisme et leur abnégation », qualités que leur reconnaissent les rabbins traditionnels. Tous les jeudis, Yossi Amar, qui a ouvert un beth habad à Pontault-Combault (Seine-et-Marne), envoie un texte « d’e-torah » à 1 000 adresses mails, obtenues par le bouche-à-oreille. « Pour Pâque, on expédie des galettes de pain azyme à 1 000 familles ou on livre un repas casher à des malades hospitalisés. » M. Amar peut aussi faire des dizaines de kilomètres pour aider un fidèle débutant à poser une mezouza. Il a même appris à un « non circoncis la manière de porter les phylactères pour la prière du matin ».

Lors de Hanoukka, la fête des lumières, les jeunes loubavitch n’hésitent pas à frapper chez les familles juives pour demander s’ils ont allumé le chandelier. Ce côté prosélyte gêne parfois certains juifs, pratiquants ou non. Un trait de caractère assumé par les loubavitch. « Ceux qui viennent chez nous savent où ils mettent les pieds. Et je n’ai jamais vu un enfant modifier le mode de vie de toute sa famille », assure M. Amar.

Si nombre de communautés traditionnelles ont des problèmes financiers, les loubavitch français assurent avoir recueilli plus d’un million d’euros, lors de leur dernier dîner de gala, en février.

Stéphanie Le Bars. Lemonde.fr

Attentat au tractopelle à Jérusalem : le terroriste est un arabe israélien de Jérusalem Est


Un terroriste, arabe israélien de 26 ans, habitant jérusalem Est à bord d’un tractopelle a renversé une voiture de police sur le périphérique Begin avant de s’en prendre à un bus et d’être abattu par un chauffeur de taxi. Deux policiers ont été légèrement blessés.

15:34 la police de Jérusalem va élever son état d’alerte suite à cet attentat et en vue des prochaines fêtes de Pourim qui se dérouleront au début de semaine prochaine. (Guysen.International.News)
Le commandant de la police, Doudi Cohen, qui s’est rendu jeudi sur les lieux, a félicité les policiers et les civils pour leur prompte réaction et a appelé le gouvernement à détruire la maison des terroristes.
15:16 le maire de la capitale, Nir Barkat, attend du gouvernement « des sanctions plus sévères » à l’encontre des terroristes. Lors de sa visite sur les lieux de l’attentat, il a souhaité également entendre une « condamnation mondiale » de cet acte.

14:07 l’information est confirmée par le porte-parole de l’hôpital Hadassah Ein Kerem à Jérusalem, le terroriste responsable de l’attentat a succombé à ses blessures.
13:58 la police ne disposait pas d’informations spécifiques sur la préparation de l’attaque. Le terroriste ne portait pas de pièce d’identité sur lui, on ne sait pas encore si comme les fois précédentes il s’agissait d’un Arabe israélien ou d’un Palestinien.
13:50 le maire de la capitale, Nir Barkat, s’est rendu sur place. Il a salué la présence d’esprit et le courage du chauffeur de taxi qui a abattu le terroriste.
13:43 il s’agit du 3e attentat au tractopelle depuis juillet 2008 dans la capitale. Comme les fois précédentes, c’est grâce à la vigilance des civils qu’un bilan bien plus lourd a pu être évité.
13:32 le terroriste est transféré dans un état critique à l’hôpital Hadassa d’Ein Kerem.
13:25 deux policiers ont été légèrement blessés, le terroriste est mourant, les sauveteurs du Magen David Adom tentent tout de même de le ranimer. Plus de peur que de mal…
13:21 Attentat à Jérusalem : le terroriste a renversé une voiture de police et tenté d’enfoncer un autobus au carrefour des routes Begin, Colomb, et Malha, avant d’être abattu par un chauffeur de taxi. Des informations contradictoires sont publiées sur l’état du terroriste qui serait ou très grièvement atteint ou mort.
13:19 Attentat au tractopelle à Jérusalem : le terroriste a été tué.

Le Service Educatif du Consistoire de Paris met à votre disposition les fiches de cours pour Pourim

Vous pouvez les télécharger les fichiers pdf et faire votre cours :
Kita Alef / Beth 1 et 2
et les cours pour Kita Guilel / Dalet 1 et 2
NOUVEAU… TALMUD TORAH ONLINE !
Nous venons de mettre à la disposition des enfants et des professeurs un lien :
Questions pour un champion…
http://talmudtorah.free.fr/
C’est une interrogation en ligne avec un systeme de notation automatique !
Vous pourrez évaluer et tester vos connaissances sur les Haguim ( Tichri, Hanouka, Pourim…) nous comptons y mettre au moins 300 questions pour que les élèves du talmud Torah puissent réviser, et se préparer à l’interrogation finale de passage de classe.
Les autres fiches de cours pour se préparer à l’interrogation se trouvent sur le site :
www.consistoire.org
Joyeux Pourim à Tous !!!

Cinq nouvelles roquettes ont été tirées contre Israël depuis la bande de Gaza sans faire de blessé

Cinq nouvelles roquettes ont été tirées contre Israël depuis la bande de Gaza sans faire de blessé, a indiqué samedi matin un porte-parole de l’armée israélienne à Tel-Aviv.

«Deux roquettes tirées depuis la bande de Gaza sont tombées ce matin sur la ville d’Ashkelon sans faire de blessé, a-t-il précisé, et l’une d’elle a provoqué des dommages en heurtant de plein fouet une école».

En raison du Chabbat, l’école était vide. «Auparavant, deux roquettes tirées depuis le nord de la bande de Gaza se sont abattues sans faire de victime sur le sud du territoire israélien», a-t-il encore indiqué.

Dans la nuit, un autre engin tiré depuis le centre de la bande de Gaza est tombé sur le sud d’Israël, également sans faire de blessé. Ces tirs sont survenus en dépit du cessez-le-feu entré en vigueur le 18 janvier ayant mis fin à l’offensive militaire israélienne contre la bande de Gaza qui a fait plus de 1.300 morts palestiniens en trois semaines.

Cette opération avait pour but déclaré de mettre un terme aux tirs de roquettes et d’obus de mortier à partir de Gaza, mais une centaine de ces engins ont été tirés depuis la fin de l’opération.

Ils découvrent l’éprouvette où leur vie a commencé

Un Membre éminent de la Communauté Loubavitch à l’honneur : Le Docteur KULSKI, Chef du Service de Biologie de la Fécondation de l’Hôpital de Sèvres, fait le point sur les connaissances actuelles de la spécialité, devant un public de spécialistes et de journalistes. Ce fut un véritable Kidouch Hachem

C’est une première. Une centaine d’enfants nés par procréation médicale assistée ont découvert hier à l’hôpital de Sèvres (Hauts-de-Seine) le laboratoire où ils ont été conçus



Le Dr Kulski explique à Mathis, Ambre, Quentin et David (de gauche à droite), tous nés grâce à la procréation médicale assistée, de quelle manière ils ont été conçus.

Ils sont venus en landau, en poussette, à trottinette… Et en tirant la manche de leur maman dans l’espoir d’être le premier arrivé à la fontaine au chocolat. « C’est ici que je suis né ? » demande Mathis en engloutissant une brochette de fruits. « Non, c’est ici que tu as été conçu », rectifient ses parents, Gaël et Nathalie. Le petit bonhomme de 5 ans semble se satisfaire de l’explication. Il avise le hall de l’hôpital de Sèvres (Hauts-de-Seine), transformé en préau de maternelle un jour de kermesse. « Et eux aussi ? » Eux aussi. Une centaine d’enfants de 2 mois à 10 ans, riant, braillant et cavalant dans tous les sens, dont le point commun invisible est d’être tous issus d’une insémination artificielle ou d’une fécondation in vitro. Alors que 200 000 enfants sont déjà nés grâce à ces techniques en France, c’est la première fois qu’un centre d’assistance médicale à la procréation a cette idée étonnante : réunir, en vrai, les enfants dont les premières cellules ont pris vie dans les éprouvettes de son laboratoire. (Lire la suite)


Ils sont venus en landau, en poussette, à trottinette… Et en tirant la manche de leur maman dans l’espoir d’être le premier arrivé à la fontaine au chocolat. « C’est ici que je suis né ? » demande Mathis en engloutissant une brochette de fruits. « Non, c’est ici que tu as été conçu », rectifient ses parents, Gaël et Nathalie. Le petit bonhomme de 5 ans semble se satisfaire de l’explication. Il avise le hall de l’hôpital de Sèvres (Hauts-de-Seine), transformé en préau de maternelle un jour de kermesse. « Et eux aussi ? » Eux aussi. Une centaine d’enfants de 2 mois à 10 ans, riant, braillant et cavalant dans tous les sens, dont le point commun invisible est d’être tous issus d’une insémination artificielle ou d’une fécondation in vitro. Alors que 200 000 enfants sont déjà nés grâce à ces techniques en France, c’est la première fois qu’un centre d’assistance médicale à la procréation a cette idée étonnante : réunir, en vrai, les enfants dont les premières cellules ont pris vie dans les éprouvettes de son laboratoire.

«Ils font des choses super avec la science »

« On s’est dit que c’était une jolie façon de fêter les 3 000 enfants qui sont déjà nés après avoir été conçus à Sèvres », sourit le docteur Joëlle Belaisch-Alart, chef du service gynécologie. « On est l’un des plus vieux centres de France. C’est ici qu’est né le deuxième bébé-FIV, en 1982 ! On est fiers, ils sont beaux, ils vont bien. Quelle meilleure récompense ? » Sur 700 enfants retrouvés et invités, ils ne sont pas tous là, bien sûr. Beaucoup ont déménagé, n’ont pas pu venir… Mais le tableau d’ensemble est assez joyeusement ordinaire, et la preuve qu’il n’y a plus vraiment de tabou dans les familles. En dehors des bébés, tous ceux qui sont en âge de comprendre savent à peu près pourquoi ils sont là. « C’est là que maman a fait des piqûres et tout ça », balaie Quentin, 7 ans et demi, conçu par insémination artificielle et qui a suivi tout le parcours de sa mère pour concevoir sa petite soeur de 3 ans. « On lui a tout expliqué avec des mots simples », assure Isabelle, sa maman, factrice en Eure-et-Loir. « On est venus voir les médecins qui ont donné un coup de pouce à nos parents », résume pour sa part Marie, 8 ans et demi. « Ils font des choses super avec la science. »
De fait, le sculpteur de ballon et le magicien n’ont pas plus de succès que le docteur Olivier Kuski, médecin biologiste et grand manitou du labo. « Ah non, pas manitou ! explique-t-il aux enfants. On ne fait pas de miracles, on fusionne des gamètes, on fait un nœud pour que ça passe mieux… » Quelques chanceux ont droit à la visite du labo en sortant du stand maquillage. Une petite pièce hyper hermétique tapissée de photos de bébés. Ambre, Mathis, Quentin ou David découvrent que l’éprouvette dont leur avait parlé leur maman est en fait une petite boîte en plastique ronde où l’on dépose des gouttes minuscules… Si ça leur parle ? Pas forcément. Mais à voir les visages émus de leurs parents, il se passe quand même quelque chose. La boucle est bouclée. « On leur a dit hier », avouent François et sa femme, Valère. « On attendait l’occasion… Ce n’est pas simple ! Au moins ici, c’est clair et joyeux. Et comme il y a d’autres enfants, ils ne se sentiront pas isolés. »

« On s’est dit que c’était une jolie façon de fêter les 3 000 enfants qui sont déjà nés après avoir été conçus à Sèvres », sourit le docteur Joëlle Belaisch-Alart, chef du service gynécologie. « On est l’un des plus vieux centres de France. C’est ici qu’est né le deuxième bébé-FIV, en 1982 ! On est fiers, ils sont beaux, ils vont bien. Quelle meilleure récompense ? » Sur 700 enfants retrouvés et invités, ils ne sont pas tous là, bien sûr. Beaucoup ont déménagé, n’ont pas pu venir… Mais le tableau d’ensemble est assez joyeusement ordinaire, et la preuve qu’il n’y a plus vraiment de tabou dans les familles. En dehors des bébés, tous ceux qui sont en âge de comprendre savent à peu près pourquoi ils sont là. « C’est là que maman a fait des piqûres et tout ça », balaie Quentin, 7 ans et demi, conçu par insémination artificielle et qui a suivi tout le parcours de sa mère pour concevoir sa petite soeur de 3 ans. « On lui a tout expliqué avec des mots simples », assure Isabelle, sa maman, factrice en Eure-et-Loir. « On est venus voir les médecins qui ont donné un coup de pouce à nos parents », résume pour sa part Marie, 8 ans et demi. « Ils font des choses super avec la science. »
De fait, le sculpteur de ballon et le magicien n’ont pas plus de succès que le docteur Olivier Kuski, médecin biologiste et grand manitou du labo. « Ah non, pas manitou ! explique-t-il aux enfants. On ne fait pas de miracles, on fusionne des gamètes, on fait un nœud pour que ça passe mieux… » Quelques chanceux ont droit à la visite du labo en sortant du stand maquillage. Une petite pièce hyper hermétique tapissée de photos de bébés. Ambre, Mathis, Quentin ou David découvrent que l’éprouvette dont leur avait parlé leur maman est en fait une petite boîte en plastique ronde où l’on dépose des gouttes minuscules… Si ça leur parle ? Pas forcément. Mais à voir les visages émus de leurs parents, il se passe quand même quelque chose. La boucle est bouclée. « On leur a dit hier », avouent François et sa femme, Valère. « On attendait l’occasion… Ce n’est pas simple ! Au moins ici, c’est clair et joyeux. Et comme il y a d’autres enfants, ils ne se sentiront pas isolés. »

CCF New York : Conférence du Rav Mendel Cohen

Plus de 40 personnes de la communauté Francophone de New-York ont assisté à la conférence « la Kanalah du marriage » du Rav Menahem Mendel Cohen, Chalia’h du Rabbi à Bordeaux, venu spécialement pour cette occasion. La conférence a été organisée par le CCF New-York en association avec la « Congrégation Sefaradic of Manhattan ». Tous les participants étaient enchantés par les paroles du Rav Menachem Mendel Cohen et lui ont demandé de revenir bientôt.

Il y a un an : l’attentat à la Yéchivat Merkaz Harav à Jérusalem

צילום: מאיר אלפסי, שטורעם

RAPPEL : La nuit du 6 mars 2008, alors que la yeshiva accueille des étudiants du Lycee-Yeshiva « latsei’irim » ou « pour les jeunes » (ישל"צ, ישיבת ירושלים לצעירים) pour célébrer la néoménie d’Adar beth au cours de laquelle a lieu la fête de Pourim, un tireur isolé s’introduit dans la yeshiva avec une arme automatique et fait feu dans la bibliothèque, tuant huit étudiants âgés de quinze à dix-huit ans, et en blessant quarante autres, dont trois dans un état critique, avant d’être abattu par les forces de défense israéliennes, dont le Rav Yitzhak Dadoun, un officier de réserve, ancien étudiant de la yeshiva et travaillant actuellement dans un des instituts de recherches de la yeshiva. Selon Dadoun, le tireur était armé d’une mitrailleuse Kalashnikov.

Un autre témoin a dit à la télévision israélienne avoir entendu des tirs isolés et de mitrailleuse de l’intérieur du bâtiment pendant au moins 10 minutes. L’un des directeurs de la yeshiva, David Simhon, a déclaré sur la chaîne de télévision Aroutz 2 qu’au départ, les coups de feu n’ont inquiété personne, les gens pensant qu’il s’agissait de pétards en l’honneur de Pourim.

Des officiels de sécurité ont révélé que le tireur, Ala al-Din Hashem Abou Dhaim, un Arabe israélien de Jérusalem-Est, membre d’une cellule du Hamas de Jabel Moukhaber, village jouxtant le sud-est de Jérusalem. Il avait anciennement travaillé à la yeshiva comme chauffeur.

Résultat de la tombola du « Keren Zelda »

Nous souhaitons un grand mazal tov à tous les gagnants :

– Un vélo : Edelman Yoel
– Un Kenwood : Mme Juliette Habib
– Une machine à café : Mme Rivka Attal
– Une parure pour 2 lits + couettes : Mr Nemanow Nissan
– 150 € chez Kiabi : Belinov Rivka
– Produits cosmétiques : Hedva Tordjman (St Maur)
– Une parure Swarovski : Sonia Attias
– Un set de houmachim : Mlle gourévitch Bra’ha
– Un set de Pessah’ : Hannie Pewsner
– Photos des parents du Rabbi : Mme Koulsky Feigie
– Lecteur DVD portable : Edelman Yoel
– Lecteur DVD: Elinor Pinto ( Paris)
– 200€ chez Excel Optic: Fargeon Levana
– 5 brushing: Mme Sarah Pinson (brunoy)
– Un poussette Maclaren: Mme Hannie Segal
– Table de Shabbat complète: Mme Didi Rahel
– 1 caméscope : Moranne Benzaqui
– Un GPS : Mme Nemanow Perla
– 1 IPOD avec enceinte : Nizard Menahem
– 1Hanoukia : M. Allouche ( Bonneuil sur marne)
– billet d’avion pour Israël : Beila Engelberg
– ordinateur : Mr Israel Segal
– une perruque + coupe: Sarah Altabé
– split the pot : Mr Zalmen Segal

Les Matsot Loubavitch de Kfar Habad arrivent en France


Le Rav Réouven Matusof en visite dans la fabrique de Matsot Chmourot de Kfar Habad



A la fabrique de Matsot Chemourot sous le contrôle du Mara deAtra, le Rav Mordekhaï Chmouel Ashkenazi chlita, les ouvriers ont travaillé sans relâche ces dernières semaines pour produire des Matsot fraiches et méhoudarot pour la communauté juive de France.

Le Rav Reuven Matusof, Chalia’h du Rabbi à la Lichka et responsable de la diffusion de la Matsa Chemoura en France, a visité cette semaine la fabrique de Matsot et a de nouveau constaté le haut niveau de cacherout et de hidourim en vigueur dans cet établissement, au sujet duquel le Rabbi a dit « Ce sont nos Matsot ». Il a lui-même supervisé l’emballage des Matsot et le départ des containers pour la France.

Israël ouvre le feu sur le Liban-Sud en réponse à une attaque à la roquette

L’armée israélienne a tiré samedi avant l’aube des obus sur le Liban-Sud, dont six sont tombés dans la zone, en réponse à une attaque à la roquette Katioucha lancée depuis le Liban-Sud contre le nord d’Israël, a rapporté l’agence de presse officielle libanaise (NNA).

Selon l’agence NNA, six obus israéliens sont tombés dans la zone entre al-Huniyeh et al-Mansouri, située près de Naqoura, dans le sud du Liban, où se trouve le quartier général de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).

Selon la chaîne de télévision Al Jazeera, l’armée israélienne a confirmé qu’une roquette avait touché la partie ouest de la ville de Galilee (nord d’Israël).

Vendredi soir, Israël a tiré des bombes éclairantes sur la ville de Naqoura, suite à une information selon laquelle un soldat israélien avait disparu alors qu’il effectuait des exercices physiques près de la frontière avec le Liban.

Le président Shimon Peres a décidé de charger le Président du Likoud Benjamin Netanyahu de former le prochain…



Shimon Peres a annoncé ce vendredi qu’il avait désigné le chef de la droite, Benjamin Netanyahu, pour former le gouvernement issu des élections du 10 février. Le président israélien a rencontré les leaders des deux principaux partis du pays, le Likoud et Kadima, pour les persuader de constituer un gouvernement d’union nationale.

Peine perdue puisque Tzipi Livni, actuelle ministre des Affaires étrangères et chef du Kadima (centre-droit), a refusé, quelques minutes avant la désignation de son adversaire, de former une coalition avec la droite, comme elle l’avait déjà laissé entendre depuis plusieurs jours.

Benjamin Netanyahu, qui dispose d’une majorité au Parlement après avoir enregistré jeudi le ralliement d’Avidgor Lieberman (leader du parti Israël Beiteinou), disposera d’un délai de 28 jours, prolongeable de 14 jours, pour présenter son gouvernement à l’approbation de la Knesset (le parlement israélien, ndlr). Il devrait s’appuyer sur une alliance avec l’extrême droite (laïque ou religieuse) et les partis orthodoxes, qui lui garantit une majorité de 65 députés sur 120.

Fermement opposé aux accords d’Oslo avec les Palestiniens, en 1993, le leader du Likoud en avait réduit la portée en accédant au pouvoir une première fois en 1996, pour trois ans, relançant à grande échelle la colonisation juive dans les territoires palestiniens.

Hostile à la création d’un Etat palestinien qui disposerait d’une réelle souveraineté, il a cependant maintenu le flou sur ses intentions lors de sa campagne électorale, évoquant la perspective d’une «paix économique» qui reviendrait à un régime d’autonomie élargie, alors que les Palestiniens réclament un Etat indépendant dans dans les frontières de 1967.
Tzipi Livni, dont le parti (28 députés) a devancé d’un siège le Likoud aux législatives du 10 février, avait, elle, écarté à l’avance son entrée dans un tel cabinet après avoir en vain demandé la constitution d’un gouvernement qu’elle dirigerait en permutation avec Benjamin Netanyahu.

«Netanyahu veut notre participation pour stabiliser son gouvernement. Mais il ne l’obtiendra pas. La coalition qu’il envisage porte dommage au pays», a-t-elle déclaré au quotidien Haaretz. «Je n’accepterai pas d’en faire partie, dans le seul but de sauver Bibi (Netanyahu) de lui-même et de ses partenaires».

La veille, elle avait annoncé par message téléphonique aux 80.000 membres du parti qu’elle entendait «aller dans l’opposition pour représenter une alternative».

Pourquoi Israël ne doit jamais négocier avec le Hamas

par Mohamed Sifaoui

Des voix s’élèvent aux quatre coins du monde pour appeler les autorités israéliennes à rechercher, après la formation du nouveau cabinet, une solution négociée avec le Hamas. Une telle « demande » aurait été normale si l’adversaire était autre que cette organisation terroriste, ce mouvement intégriste ayant fait main basse sur Gaza. Je le dis ex abrupto : l’une des erreurs que pourrait faire tout gouvernement israélien serait de s’asseoir autour d’une table avec les dirigeants du Hamas.

Cette affirmation, je le précise, n’est ni la marque d’un jusqu’au-boutisme idiot ni le résultat d’une posture extrémiste et guerrière et je tiens à apporter l’argumentation la plus claire possible pour démontrer qu’une négociation avec les groupes islamistes palestiniens serait catastrophique non pas pour Israël seulement, mais pour nous tous. Ce serait dramatique pour tous ceux qui savent que l’islamisme, comme idéologie et en tant que projet politique, est désastreux pour les sociétés et un danger pour l’avenir de l’humanité, pour l’équilibre des relations internationales et pour la stabilité du monde.

Le Hamas, ne l’oublions pas, obéit à une pensée qui ne reconnaitra jamais – en tout cas jamais avec sincérité – la légitimité du peuple juif à disposer d’un État dans lequel ce même peuple pourra être majoritaire. Cette pensée, dans ses aspects les plus extrémistes, ne voit le « Juif » que dans un statut d’infériorité et d’humiliation. De plus, si la charte de la milice palestinienne appelle, on ne peut plus clairement, à la destruction d’Israël, la doctrine qui a inspiré cette fameuse charte est, nihiliste, à plus d’un titre, et diabolise toute « différence », y compris quand celle-ci s’exprime à l’intérieur même d’une société musulmane. (Lire la suite)

Nous tous, musulmans, juifs ou chrétiens ; athées ou agnostiques ; hommes ou femmes de bonne volonté, devons comprendre définitivement que nous sommes face à des organisations extrémistes et terroristes qui portent en elles un projet fasciste. Ce qualificatif n’est ni abusif ni excessif. Si en dehors de toute passion, de toute crispation et de toute subjectivité, l’on s’arrêtait un moment sur les caractéristiques de l’idéologie islamiste, celle-là même qui nourrit les fanatiques de Gaza, on se rendrait compte aisément que celle-ci n’a absolument rien à envier au nazisme et que, les différences entre elle et la pensée hitlérienne sont tellement minces qu’il faudrait un microscope pour les observer.

Si nous arrivons à nous mettre d’accord sur le caractère fasciste du Hamas – et des autres organisations abreuvées par l’islamisme -, nous pourrions convenir, dès lors, que jamais à travers l’Histoire un conflit opposant le monde libre au fascisme ne s’est terminé autour d’une table de négociations. Les fascismes, hormis lorsqu’ils sont considérablement affaiblis politiquement et militairement, ne sont pas prêts à la discussion puisqu’ils basent généralement toutes leurs théories sur la négation de l’autre, sur sa soumission voire sur son anéantissement. Et c’est le cas, des idéologues du Hamas qui considère l’Autre, le Juif, l’Israélien, le sioniste, et ce quand bien même serait-il plus puissant, comme un être inférieur, étant donné qu’il subirait, un jour, la « colère divine », et donc ils pensent cet « Autre » comme une entité non respectable, négligeable à l’égard de laquelle aucun engagement ne devra être tenu. Aussi, même si le Hamas engage-t-il avec Israël une discussion via l’Égypte, il ne faudra voir là qu’une ruse, un stratagème visant à gagner du temps, à se remettre d’aplomb. L’idéologie islamiste préconise d’ailleurs de « signer une trêve avec l’ennemi lorsque la victoire n’est pas immédiatement possible ». Elle enseigne aussi que la trêve doit permettre de préparer une nouvelle bataille.

Par conséquent, il n’est pas choquant de dire que, de toute manière, cette guerre contre cet extrémisme ne saura être close par une négociation, mais elle connaîtra son épilogue par un vainqueur et un vaincu. Ce fut le cas par le passé devant d’autres fascismes et ce sera aussi le cas, à l’avenir, avec ce fascisme là.

Le côté mythique et mystique, les aspects irrationnels qui caractérisent les mouvements salafistes et l’amalgame savamment entretenu par ces mêmes extrémistes entre ce qui a trait à la spiritualité et ce qui a un lien avec le politique sont aussi des éléments qui singularisent les courants extrémistes auxquels nous faisons face. Ces éléments leur confèrent, par ailleurs, une complexité qui rend la compréhension, surtout celle du non-initié, encore plus ardue. Parce qu’outre le fait qu’elle instrumentalise la religion, la mouvance islamiste maîtrise également l’utilisation et la manipulation des techniques modernes et classiques de la politique et ses animateurs savent jouer des différents instruments qui existent et se jouer notamment des médias et des Organisations de défense des droits de l’Homme.

Aussi, la première raison qui me pousse à rejeter ipso facto toute discussion avec le Hamas est alimentée par le fait qu’on ne peut pas discuter, négocier et traiter sur une base sérieuse et dans un cadre de confiance minimum avec un mouvement fasciste quel qu’il soit. Mais par ailleurs, il faudra certainement se surpasser et adopter le mode de pensée de ces mouvements extrémistes pour mieux les cerner. Nous serons incapables d’assimiler leurs visées avec une grille de lecture rationnelle, moderne reposant sur les valeurs universelles et celles de la civilisation occidentale.

Mais ce n’est pas là, l’unique argument. L’autre est d’ordre purement stratégique. Il est important de garder à l’esprit – et c’est ainsi que le Hamas doit être apprécié – que le parti dirigé aujourd’hui par Ismaël Haniyeh et Khaled Machaal s’inscrit dans une stratégie globale alimentée par un fanatisme religieux véhiculé à la fois par des idéologues, tels Aymen Al-Zawahiri, des organisations terroristes comme Al-Qaïda ou des États comme l’Iran. Et même si des divergences inter-islamistes peuvent miner les relations entre sunnites et chiites et même si Al-Qaïda et ses leaders ne portent pas dans leur cœur l’Iran et ses mollahs, il n’en demeure pas moins que tous sont d’accord sur l’essentiel : la destruction d’Israël. Objectif devenu stratégique pour l’ensemble des mouvements islamistes.

Israël est, en effet, le sujet qui met tous les islamistes d’accord. Qu’ils soient sunnites ou chiites, qu’ils soient salafistes djihadistes ou issus de la pensée dite « réformiste » des Frères musulmans, qu’ils soient pragmatiques ou excités, ils ont tous un seul dénominateur commun : Israël doit disparaître. Et il est inutile de se bercer d’illusions, ils ne renonceront jamais à ce « macabre projet » tant celui-ci est profondément ancré dans l’idéologie qui les caractérise. C’est dire, si un islamiste rejette sincèrement l’idée de la « destruction d’Israël », c’est qu’il n’est plus un islamiste. Et ce ne sera pas le cas du Hamas.

Tout ceci pour rappeler que toute victoire, aussi minime soit-elle, remportée par le Hamas, sera une victoire pour tous les groupes islamistes. Mais au-delà, si les islamistes palestiniens obtiennent des concessions de la part d’Israël, cela amènera les fanatiques à montrer que leur discours haineux, que leur idéologie fasciste et que leurs actions terroristes sont les seuls qui permettent l’obtention de résultats concrets et par conséquent, la moindre concession accordée à ces islamistes ne manquera pas de légitimer l’ensemble de leur entreprise et tout leur mouvement. Observons deux cas similaires et récents qui ont été comptabilisés, comme des « victoires », par deux milices islamistes, l’une sunnite, l’autre chiite.

Première séquence : retrait unilatéral d’Israël du Liban Sud. Le Hezbollah travestit la réalité, présente ce retrait comme une défaite des Israéliens, continue sa guerre d’usure, kidnappe des soldats, provoque la guerre de 2006 et gagne en popularité et en légitimité.

Deuxième séquence : retrait unilatéral d’Israël de la bande de Gaza. Le Hamas travestit, là aussi, la réalité, annonce sa victoire, affirme qu’il continuera sa guerre d’usure, kidnappe le soldat Guilat Shalit, provoque la guerre de 2008 et gagne en popularité et en légitimité.

Dans les deux cas de figure, Israël a cru naïvement qu’il pourrait calmer les visées guerrières de ces deux organisations terroristes et dans les deux cas, Israël a compris l’ampleur de son erreur et l’hostilité du Hezbollah comme celle du Hamas ne s’arrêtera pas. Et dans les deux cas, les organisations terroristes ont gagné la bataille de l’image et la guerre médiatique non sans créer autour d’eux des mouvements de solidarité, parfois des plus inattendus, tant auprès des opinions publiques que de certains États.

Tout ceci a lieu au moment où le gouvernement israélien ne semble pas prêt à faire les nécessaires concessions à la partie qui a choisi la voie du dialogue et des discussions comme démarche exclusive pour la résolution du conflit. Je parle évidemment de l’Autorité palestinienne. Alors que des voix s’élèvent pour appeler à une négociation avec les extrémistes, ces mêmes voix devraient exiger, de la part des responsables israéliens, une plus grande souplesse et une quête de résultats concrets dans les pourparlers avec Mahmoud Abbas. Parce qu’il est important, vital de combattre les islamistes du Hamas tout en permettant aux laïques du Fatah de réaliser des dividendes politiques qui seront brandis tels des trophées devant une population palestinienne de plus en plus, légitimement, impatiente et cibler par le chant des sirènes intégristes.

Le dernier argument que je citerai ici est d’ordre moral. Il serait désastreux, terrible, suicidaire et totalement irresponsable de la part des Israéliens s’ils provoquent une situation qui montrera une image où le « modéré », le civilisé, celui qui s’inscrit dans la légalité n’obtenant rien, cependant qu’une négociation avec l’extrémiste, le barbare, celui qui estime qu’il est légitime d’assassiner volontairement des centaines d’innocents pour terroriser l’adversaire, concrétisant des résultats. Une telle image si elle venait à se produire tuerait définitivement la voix de la raison dans le monde arabo-musulman et permettrait à des mouvements fascistes, incarnés dans ce cas par le Hamas, de gagner en respectabilité et en légitimité.

Si Israël négocie avec ces terroristes, il anéantira toutes les bonnes volontés qui existent, ici et là, et affaiblira, par ailleurs, tous ceux qui pensent que la guerre contre l’idéologie islamiste et le terrorisme qui la caractérise, constitue une lutte pour l’humanisme et la fraternité.

Si ces trois arguments ne sont pas suffisants, je suis prêt à en livrer d’autres. Mais l’essentiel, je le crois, c’est d’expliquer aux opinions publiques qu’une négociation avec le Hamas si elle ne conduira jamais à une paix globale et durable, elle donnera plus de vitalité et de légitimité à des mouvements extrémistes qui considèrent Israël comme une étape incontournable dans un projet visant à instaurer le fanatisme comme le diktat qui devra dominer le monde. Négocier avec le Hamas ne ramènera pas la paix. Jamais ! Mais provoquera certainement plus de guerres en Israël et ailleurs.