Si l’on excepte les Etats-Unis, la Présidence tchèque de l’Union européenne – qui estimait samedi 3 janvier que l’opération israélienne était « défensive » et non offensive – et quelques voix politiques et médiatiques discordantes et isolées, Israël subit une fois de plus, depuis une dizaine de jours, un feu roulant de critiques plus virulentes les unes que les autres.
« Agression », « riposte disproportionnée » entraînant (évidemment) une crise humanitaire, « massacre » sont les mots et les idées qui reviennent le plus souvent sous la plume et dans la bouche des commentateurs. Certains vont même plus loin et qualifient de « cynisme » ou de « cruauté mentale » les avertissements lancés (par tracts, radio et même téléphone) aux habitants des bâtiments visés par les bombardements et les invitant à les évacuer.
Personne, bien entendu, ne prendra la peine de faire remarquer que l’armée israélienne est, sans doute, la seule au monde à pratiquer de la sorte. Comme personne n’insistera trop longtemps sur le fait que des dizaines de Palestiniens de Gaza – y compris des femmes et des enfants victimes des bombardements – sont actuellement soignés à l’hôpital d’Ashkelon, en… Israël. (Lire la suite)
Non, il est plus aisé de condamner Israël. De toute façon, c’est une bonne habitude, un réflexe quasi pavlovien. Israël construit un mur pour se défendre de la vague d’attentats qui fit des centaines de morts au début des années 2000 ? C’est un crime. Israël pratique « l’élimination ciblée » de terroristes ? C’est de l’assassinat. Israël se lance dans une offensive massive pour ramener à la raison une organisation qui le voue à la destruction et a lancé, sur son territoire, des milliers de roquettes et de missiles depuis l’évacuation de la Bande de Gaza, en 2005 ? C’est encore pire !
Ce sentimentalisme de supermarché qui veut qu’Israël, Etat fort, ait toujours tort et que les Palestiniens, petit peuple opprimé, aient raison en tout est fort pratique puisqu’il évite de se poser bien des questions et d’affronter de bien désagréables réalités.
Les belles âmes qui défilent en Europe, depuis quelques jours, sous les drapeaux du Hamas ne prendront pas la peine, par exemple, de lire une charte dans laquelle l’organisation écrit noir sur blanc que « (le Djihad [est] son chemin et la mort sur le chemin de Dieu la plus éminente de ses espérances» ( article 8). Les diplomates européens qui s’empressent au chevet de la même organisation terroriste ne liront pas non plus ce document passionnant dans lequel il est pourtant stipulé : « Les initiatives, les prétendues solutions de paix et les conférences internationales préconisées pour régler la question palestinienne vont à l’encontre de la profession de foi du Mouvement de la Résistance Islamique » (article 13).
Personne ne se demandera comment le Hamas a été capable de faire entrer à Gaza « sous blocus absolu » des dizaines de milliers de roquettes et de missiles ou les composants servant à les fabriquer, des armes, des munitions, des mines, des RPG et des bazookas, des canons anti-aérien mais… pas de nourriture ni de médicaments pour la population.
Personne ne se demandera quel autre Etat aurait attendu 2 ans et demi et des milliers de roquettes avant de riposter ? La France ? La Grande-Bretagne ? L’Algérie ? La Russie ?
Personne ne se demandera ce que deviennent les 2000 à 3000 Chrétiens palestiniens de la Bande de Gaza.Ils ne sont pas intéressants puisqu’ils tentent de fuir, depuis des mois, la terreur – pas celle d’Israël, hélas, mais celle des fascistes verts. Ils ont même dynamité la seule librairie chrétienne de la ville avant d’assassiner son propriétaire (tiens, curieux, aucune manifestation à cette occasion…)
Personne ne se demandera pourquoi l’entourage de Mahmoud Abbas a rejeté la faute du conflit sur le Hamas et non sur « l’entité sioniste ». Il serait gênant en effet de devoir rappeler, par exemple, que les terroristes du Hamas ont assassinés plus d’une centaine de partisans du Président élu et de membres du Fatah lorsqu’ils ont pris le pouvoir à Gaza(tiens, il n’y a pas eu de pétition. Quand des dizaines de Palestiniens sont « exécutés » par leurs « frères », cela n’intéresse plus personne. Vous avez dit bizarre ?)
Personne ne se demandera comment un mouvement qui diffuse des reportages sur des femmes prêtes à « se faire sauter parmi les porcs et les singes » (sur al-Aqsa, le 30 décembre dernier) et qui encourage ses enfants à devenir martyrs peut avoir le culot de s’indigner de leur mort. Et qu’on ne nous fasse pas dire ce que nous ne disons pas : la mort d’un enfant palestinien sous les bombes israéliennes est une souffrance, mais le vrai coupable, c’est le Hamas, pas Israël…
Mais toutes ces questions (et bien d’autres) sont vaines, inintéressantes et pour tout dire stupides. Elles risqueraient en effet de nous amener à penser que le Hamas est une organisation totalitaire et terroriste qui doit être combattue. Ce que nous ne souhaitons absolument pas, n’est-ce pas ?
L’essentiel n’est pas là. L’essentiel, on vous l’a dit, c’est qu’Israël a tort. Quand le comprendrez-vous enfin ? Dormez bien, braves gens. Le monde est simple et les médias fabriquent vos rêves pour vous.
C’est le moment de leur montrer combien ils sont importants pour nous. Leur montrer à quel point nous admirons leur héroïsme et leur courage. Leur montrer que nous tous dans le monde entier prions, et ajoutons dans l’étude et les bonnes actions en leur mérite pour leur sûreté.
Écrivez vos sentiments à un soldat de l’Armée de Défense d’Israël (Tsahal) ou à un Israélien vivant sous le feu des missiles. Nous transmettrons en mains propres vos encouragements et, si vous le souhaitez aussi, votre photographie.
Soyons avec eux, main dans la main, pour leur apporter encore plus de force et de courage.
Selon un article paru aujourd’hui sur le site du quotidien italien “Il Giornale” des uniformes pour les terroristes du Hamas serait livrés dans la Bande de Gaza avec l’aide humanitaire fournie par la Croix Rouge Internationale.
Il y a quelques jours, un convoi de camions organisé par la Croix Rouge Internationale arrive au point de passage de Kerem Shalom. Le chargement contient des caisses de lait UHT, du sucre, de la farine, en somme, les vivres de première nécessité habituellement expédiés aux malheureuses populations de villes en état de siège. Mais à un certain point, les hommes qui vident les camions pour transférer leur contenu dans l’entrepôt où viendront ensuite les chercher les Palestiniens, se retrouvent à transporter des boîtes contenant des “tenues de travail”. La description du contenu : “Work uniforms” du moins c’est ce qui est écrit sur l’empaquetage, et le tout est destiné à une ” Sport King Company” de la rue Omer al Mukhtar à Gaza. Lieu de provenance : Inconnu. Alors débute une inspection des emballages et à l’intérieur des cartons on découvre tout ce qui est nécessaire à l’habillement du parfait terroriste islamique: treillis militaires, tenues de combat, passe-montagnes, tricots et maillots de laine… de quoi vêtir des pieds à la tête les guérilleros. Et tout cette marchandise est destinée au Hamas. Comment se fait-il que tous ces “uniformes” ou ces ” tenues de travail” se retrouvent à travers les vivres d’un convoi humanitaire de la Croix Rouge Internationale ? Maintenant le chargement de plus de 60 boîtes est sur une estrade dans l’immense cour clôturée où les soldats de Tsahal accueillent les colonnes de camions-remorques qui transportent quotidiennement l’aide humanitaire. Naturellement on fera une enquête, mais discrètement sans faire trop de tapage, et le major David Baruch de Tsahal nous sourit en faisant un clin d’oeil parce que nous, les journalistes du Giornale, sommes les seuls à avoir vu de près cette “aide humanitaire” pour le moins étrange.[…]
Des centaines de personnes ont été tuées dans la lutte contre les différents secteurs », dit l’officier. « Certaines compagnies et des bataillons du Hamas ont été tout simplement anéantis. Nous voyons également les cas de désertions de militants du Hamas ».
Israël «va bientôt intensifier ses opérations contre les tunnels, les dépôts d’armes, et les terroristes dans toute la bande de Gaza». Telle est la teneur du message envoyé aux Gazaouis par le biais de tracts largués par avions et de SMS envoyés sur de nombreux portables. «Pour votre sécurité et celle de votre famille, il vous est demandé de ne pas vous approcher des terroristes, des dépôts et des armes», ajoute le communiqué.
Tsahal a également tué Amir Mansi, le comandant des roquettes dans la bande de Gaza.
L’armée israélienne a bombardé plusieurs dizaines de cibles dans la Bande de Gaza et s’approchait de la limite nord de la ville de Gaza samedi. Tsahal a annoncé avoir tué des dizaines de militants du Hamas dans des combats.
L’aviation israélienne a bombardé plus de 40 cibles dans la Bande de Gaza, frappant dix sites de tirs de roquettes, des stocks d’armes, des tunnels de contrebande, un lance-missile et des hommes armés, selon l’armée. Des combats ont également opposé les forces au sol à des militants du Hamas, a-t-elle précisé.
Certains des combats les plus violents ont eu lieu sur la route stratégique qui longe la côte nord de la ville de Gaza, selon des responsables de la sécurité palestiniens. Les forces israéliennes se sont approchées à environ 1,5km de la ville, avant de reculer légèrement.
Tsahal a affirmé avoir tué 15 militants lors des combats samedi. Les responsables hospitaliers palestiniens n’ont confirmé que quatre morts, mais les combats empêchent les services de secours de ramasser les corps et de soigner les blessés.
L’armée israélienne a annoncé qu’une dizaine de roquettes s’étaient abattues sur l’Etat hébreu samedi matin, dont une qui a fait un blessé léger à Ashkelon, située à une quinzaine de kilomètres au nord de la Bande de Gaza. Cette ville a plusieurs fois été prise pour cible par les roquettes palestiniennes depuis le début de l’offensive de Tsahal.
Tout en exprimant leur solidarité vis-à-vis des victimes du Hamas à Gaza, des représentants de l’Autorité palestinienne, de l’OLP et du Fatah ont accusé le Hamas d’avoir contribué à l’escalade de la violence et entraîné l’offensive israélienne. Ils reprochent au Hamas de n’avoir pas tenu compte de l’appel de l’Autorité palestinienne à prolonger la Tahdiah, de n’avoir pas préparé convenablement la possibilité d’une attaque israélienne et d’avoir confondu fonctions gouvernementales et activités de résistance. Le Hamas a pour sa part accusé l’Autorité palestinienne et le Fatah de collaboration avec Israël.
Ci-dessous des extraits de déclarations et d’articles parus dans la presse palestinienne (Lire la suite)
Mahmoud Abbas: Nous avons demandé au Hamas de ne pas mettre fin à la Tahdiah Lors de sa visite en Egypte, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas (Abou Mazen) a imputé la responsabilité de l’offensive israélienne au Hamas, précisant: « Nous avons appelé les leaders du Hamas pour leur parler, de façon directe et indirecte, via des intermédiaires arabes et non arabes. Nous leur avons parlé au téléphone. Nous leur avons dit: ‘S’il vous plaît, ne mettez pas fin à la Tahdiah.' »
Nimr Hammad, conseiller de Mahmoud Abbas, a déclaré: « Le responsable de ces massacres est le Hamas et non l’entité sioniste, qui de son point de vue a réagi aux tirs de missiles palestiniens. Le Hamas doit cesser de [laisser verser] à la légère le sang des Palestiniens. Il ne devrait pas donner aux Israéliens un prétexte [pour attaquer]. » Il a exhorté les leaders du Hamas à cesser de perpétrer « des opérations qui traduisent la témérité, comme les tirs de missiles. » Le directeur de l’Autorité de diffusion audio-visuelle palestinienne: le Hamas est en pleine mégalomanie Bassem Abou Sumayyah, directeur de l’Autorité de diffusion audio-visuelle palestinienne et chroniqueur du quotidien Al-Hayat Al-Jadida de l’Autorité palestinienne, a réitéré ses propos selon lesquels « le Hamas s’est bouché les oreilles… Ils auraient du avoir ne serait-ce qu’un peu de bon sens politique et sécuritaire et ne pas laisser le peuple errer et s’égarer, se faire tuer et blesser. Il est clair que le Hamas est pris de mégalomanie depuis la prise de contrôle de Gaza, qui l’a aveuglé au point qu’il ne prête plus attention aux conseils de qui que ce soit. Le Hamas s’est comporté comme une superpuissance, comme s’il avait les armes et les moyens du Hezbollah au Liban, comme s’il pouvait mener une guerre de l’envergure de la guerre de juillet [2006]. Le Hamas pensait détenir suffisamment de missiles pour avoir le dessus dans une guerre de cette envergure. »
Des chroniqueurs palestiniens: le Hamas aurait pu empêcher ces effusions de sang Hafez Al-Barghouthi, directeur du quotidien de l’Autorité palestinienne Al-Hayat Al-Jadida, a reproché au Hamas de n’avoir pas prolongé la Tahdiah et d’avoir kidnappé Gilad Shalit: « La prolongation de la Tahdiah était dans l’intérêt supérieur de la nation. Pourquoi le Hamas n’a-t-il pas empêché cette offensive et ce massacre ? Combien de fois avons-nous écrit, et combien de fois le président Abou Mazen a-t-il déclaré que ces missiles sont inefficaces et contraires aux intérêts supérieurs de la nation ? Le Hamas lui-même les considérait comme tels pendant le Tahdiah. Nous avons aussi dit que l’enlèvement du soldat israélien Gilad Shalit nous a coûté 500 victimes en un an. »
Le chroniqueur Mawaffaq Matar a appelé à la création d’un comité palestinien d’enquête interne et a imputé au Hamas les pertes palestiniennes à Gaza: « Allons-nous comprendre cette leçon, ou nos dirigeants vont-il [encore] fuir leurs responsabilités, comme ils ont l’habitude de le faire ? Si nous croyons en l’homme et en l’humanité, nous devons établir un comité palestinien d’enquête qui révélera les faits aux Palestiniens et pourquoi plus de 200 personnes ont péri et 750 personnes ont été blessées en une heure, malgré les nombreux appels à la guerre, discours et déclarations [en Israël] une semaine avant la fin de la Tahdiah (…) Que croyaient les commandants de Gaza ? Que les commandants de l’armée israélienne les informeraient du Jour J pour qu’ils éloignent leurs gens des quartiers généraux militaires et sécuritaires ? (…) Ces effusions de sang et cette horrible destruction de nos institutions nationales auraient pu être évitées. Il fallait juste du courage politique, de la sagesse et adhérer aux aspirations du peuple palestinien pour vivre en sécurité, librement et indépendamment. »
Le Hamas doit choisir entre se comporter comme un gouvernement ou continuer de résister par le combat
Abdallah Awwad, chroniqueur au quotidien palestinien Al-Ayyam, a dénoncé les tentatives du Hamas pour être à la fois au gouvernement et à la résistance: « Les incursions israéliennes menées après 2000 [pendant l’Intifada Al-Aqsa] et la destruction des quartiers généraux de l’OLP ont suffi pour prouver l’impossibilité d’être à la fois au gouvernement et à la résistance (…) Nous payons le prix de la stupidité et de l’amour pathologique du pouvoir, fait uniquement de slogans creux. [Il faut choisir entre] être au gouvernement ou à la résistance. Quand les deux se mélangent, la puissance d’occupation bénéficie de cibles faciles (…) L’exemple de la destruction des quartiers généraux de l’OLP dans la bande de Gaza pendant l’Intifada aurait du suffire (…) Ce qui est arrivé à Gaza prouve que la leçon n’a pas été apprise. Au lieu de disparaître sous terre, ]attitude[ élémentaire pour toute résistance, les membres du Hamas sont restés exposés (…) Cette formule [auto-]destructrice découlait de la croyance que l’occupation n’oserait pas perpétrer une offensive sanglante contre Gaza. »
Nabil Amrou, ambassadeur de l’Autorité palestinienne en Egypte et représentant auprès de la Ligue arabe, est sans concession avec Khaled Mechaal, le dirigeant du Hamas vivant à Damas. Interrogé par « Al Arabiya », Nabil Amrou démonte point par point les mensonges du Hamas, notamment de ses dirigeants réfugiés à l’étranger – loin du massacre – qui continuent d’affirmer que la résistance tient bon et qu’elle n’a rien perdu. Dans ce cas, affirme Amrou, le Hamas sacrifie la population pour se protéger lui-même, et regrette que les 800 morts de Gaza soient rendu au statut du simple chiffre dans les calculs du Hamas. Il déplore le discours erroné du Hamas qui consiste à dire que les 30 morts tombés pendant les six mois de trêve sont très lourds, et de dire que les 800 morts pendant deux semaines de l’agression israélienne sont insignifiants.
Cinq élèves du collège Léon Blum de Villiers-le-Bel (Val-d’Oise) sont présentés jeudi après-midi à un juge des enfants de Pontoise qui doit leur notifier leur mise en examen suite à l’agression d’une adolescente juive lundi à la sortie de l’établissement scolaire, a-t-on appris de source judiciaire.
Trois des cinq adolescents, âgés de 13 à 15 ans, devraient être poursuivis pour « violences volontaires avec la circonstance aggravante de l’appartenance de la victime à un groupe religieux ou ethnique », a-t-on indiqué de même source. Les deux autres sont susceptibles de se voir reprocher le « non-empêchement d’un délit », selon la même source.
Aucun mandat de dépôt n’a été requis à l’encontre des agresseurs présumés. Trois d’entre eux ont été arrêtés mercredi matin et les deux autres mercredi en fin de journée, ajoute-t-on de source judiciaire.
La collégienne de 14 ans, élève en classe de troisième à Léon Blum, a été agressée lundi en sortant du collège alors qu’elle raccompagnait une amie à son domicile. Les agresseurs auraient pris pour prétexte l’offensive israélienne dans la bande de Gaza pour s’en prendre à la jeune Juive qui a réussi à leur échapper et à rentrer au domicile familial, selon la même source.
La jeune fille a porté plainte avec ses parents mardi pour « violences volontaires » et « insultes à caractère antisémite » au commissariat de Villiers-le-Bel. Légèrement blessée, elle affirme avoir été d’abord insultée, puis projetée par terre et frappée à coups de pied. AP
L’accusation qu’Israël utilise une force disproportionnée refait surface chaque fois qu’il a à défendre ses citoyens contre des agressions par des organisations terroristes. Dore Gold, du Jerusalem Center for Public Affairs, analyse la notion de proportionnalité sous l’angle du droit international et comme enjeu stratégique.
La légalité des actions d’Israël est systématiquement scrutée à la loupe par des experts du droit humanitaire international. Aucun autre pays démocratique dans le monde n’est soumis à un tel niveau d’examen. Par contre, les crimes du Hamas, une entité terroriste connue pour faire usage de boucliers humains, ne sont généralement pas dénoncés. Hier, l’organisme NGO Monitor a d’ailleurs réclamé la démission des dirigeants de puissantes ONG, soit Amnistie, Human Rights Watch et B’tselem (basé en Israël), soulignant leur responsabilité morale directe dans la mort de civils tant palestiniens qu’israéliens en raison de leur mutisme sur ces crimes.
Plus près de chez nous, on observe le mutisme des groupes islamistes et de nos commissions des « droits humains » face aux appels répétés au meurtre des Juifs proférés dans les rues de Montréal et de Toronto lors des manifestations contre l’action militaire d’Israël dans la bande de Gaza. Ils doivent être trop occupés à scruter des écrits inoffensifs comme ceux de Maclean’s et de Mark Steyn. La liberté d’expression des manifestants scandant des slogans haineux et génocidaires bénéficiait, elle, d’une protection policière.
Israël jouit présentement d’un faible degré de compréhension dans les milieux diplomatiques et les médias pour avoir lancé une opération militaire de grande envergure contre le Hamas le 27 décembre. Il y a cependant des voix importantes au niveau international pour dénoncer l’utilisation, par Israël, d’une force disproportionnée dans sa lutte contre le Hamas. (Lire la suite)
Des agglomérations peuplées ciblées par des tirs de roquettes
Il y a de bonnes raisons expliquant le silence initial des critiques d’Israël. Après tout, des centres d’agglomérations du sud d’Israël ont été la cible de plus de 4000 roquettes et de milliers d’obus de mortier lancés par le Hamas et d’autres organisations depuis 2001. La majorité de ces attaques ont été menées après le retrait complet d’Israël de la bande de Gaza en août 2005. Les attaques à la roquette ont augmenté de 500 pour cent de 2005 à 2006 (passant de 179 à 946).
En outre, le Hamas a récemment élargi le rayon de ses capacités de frappe grâce à de nouvelles roquettes fournies par l’Iran. Le Hamas a utilisé une roquette Grad/Katyusha d’une portée de 20,4 kilomètres pour la première fois le 28 mars 2006, mettant la ville israélienne d’Ashkelon à portée de ses roquettes. Cette modification a fait passer de 200.000 à un demi-million le nombre de civils Israéliens menacés par les roquettes. En outre, le 21 décembre 2008, Yuval Diskin, chef de l’Agence israélienne de sécurité, a informé le gouvernement israélien que le Hamas avait acquis des roquettes pouvant atteindre Ashdod, Kiryat Gat, et même la périphérie de Beersheba. En fait, la première frappe de Grad/Katyusha sur Ashdod a eu lieu le 28 décembre. Il n’y a pas eu de cessez-le-feu officiel entre Israël et le Hamas, mais seulement une tahadiya (pause) informelle de six mois au cours de laquelle 215 roquettes ont été lancées sur Israël. Le 21 décembre, le Hamas a annoncé de manière unilatérale que la tahadiya avait pris fin.
Les critiques
Le 27 décembre 2008, le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a publié une déclaration indiquant que le Secrétaire général, « tout en reconnaissant les soucis de sécurité d’Israël concernant les tirs continus de roquettes en provenance de Gaza », réitérait « l’obligation d’Israël de se conformer au droit humanitaire international et aux normes régissant les droits de l’homme ». La déclaration mentionne spécifiquement qu’il « condamne l’usage excessif de la force qui cause des morts et des blessés parmi les civils » [italiques ajoutés].
Le lendemain, Navi Pillay, Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, a « fermement condamné l’usage disproportionné de la force par Israël. » Le Président français Nicolas Sarkozy, qui détient la présidence tournante de l’Union européenne (ndlr : il a été remplacé le 1er janvier), a également condamné « l’usage disproportionné de la force » par Israël, tout en demandant au Hamas de mettre fin à ses attaques à la roquette sur Israël. Le Brésil a également joint ce chœur, critiquant la « riposte disproportionnée » d’Israël. Sans aucun doute, une puissante impression a été créée par les grands titres des médias occidentaux qui décrivent des frappes aériennes israéliennes massives dans la bande de Gaza, sans avancer aucune explication sur leur cause. La proportionnalité et le droit international : la protection des civils innocents
L’accusation qu’Israël utilise une force disproportionnée refait surface chaque fois qu’il a à défendre ses citoyens contre des organisations terroristes non-étatiques et leurs attaques à la roquette. Du point de vue strictement juridique, les actions militaires d’Israël en cours dans la bande de Gaza sont assises sur des bases solides. Selon le droit international, Israël n’est pas tenu de calibrer son usage de la force en fonction de la dimension et de la portée des armes utilisées contre lui (on ne s’attend pas qu’Israël se mette à fabriquer des roquettes Kassam puis à les renvoyer sur la bande de Gaza).
Pour les experts juridiques internationaux, l’expression « usage disproportionné de la force » a un sens très précis. Comme la Présidente de la Cour internationale de Justice (CIJ) de La Haye, Rosalyn Higgins, l’a noté, la proportionnalité « ne peut pas se mesurer à l’aune d’un préjudice antérieur spécifique. Elle doit être en rapport avec l’objectif légitime plus large de mettre fin à l’agression. » En d’autres mots, si un État, par exemple Israël, fait face à une agression, alors la proportionnalité s’apprécie en déterminant si Israël a eu recours à la force dans le but spécifique de mettre fin à l’agression armée contre lui. Par conséquent, la force devient excessive si elle est employée à une autre fin, comme causer des pertes inutiles aux civils. Le facteur crucial servant à déterminer le caractère excessif de la force utilisée est l’intention du commandant militaire à l’égard des pertes civiles incidentes.
Qu’en est-il des données sur le nombre de victimes civiles ? Certaines agences de presse internationales ont souligné que la grande majorité de ceux qui ont été tués dans la première phase de l’opération de Gaza étaient des agents du Hamas. Ibrahim Barzak et Amy Teibel ont écrit pour l’Associated Press le 28 décembre que la plupart des 230 Palestiniens qui auraient été tués étaient des « forces de sécurité », et des responsables palestiniens ont déclaré qu’« il y avait au moins 15 civils parmi les morts. » Il est certainement beaucoup trop tôt pour évaluer les pertes palestiniennes, mais même si elles augmentent, les chiffres rapportés révèlent qu’il n’y avait pas d’intention d’infliger des pertes collatérales disproportionnées chez les civils.
Au cours de la Seconde guerre au Liban, le professeur Michael Newton de l’Université Vanderbilt a eu des échanges avec William Safire du New York Times sur la question de la proportionnalité et du droit international. Le Council on Foreign Relations avait cité le test de proportionnalité proposé par Newton : « Si quelqu’un vous donne un coup de poing sur le nez, vous ne mettez pas le feu à sa maison ». Newton servait comme expert en droit pénal international à Bagdad et a cherché à corriger l’impression donnée par sa citation. Il a précisé qu’aucun commandant militaire responsable ne cible délibérément des objectifs civils, et admis que telle était la pratique israélienne.
Un principe crucial du droit international veut que dans la mesure où l’on a tenté de « minimiser les dommages civils, un raid qui cause d’importants dommages -, mais qui vise une cible ayant une très grande valeur militaire – serait licite. » Les nombres comptent moins que le but du recours à la force. Israël a fait valoir qu’elle prend précisément pour cibles les installations servant le régime du Hamas, en vue de contrecarrer les efforts déterminés de cette organisation de poursuivre ses agressions à la roquette contre Israël. Sont ciblés le siège du Hamas, les bases d’entraînement, les dépôts d’armes, le commandement et le contrôle des réseaux, et les tunnels de contrebande d’armes. De cette manière, Israël se conforme à la norme juridique internationale de proportionnalité.
Par ailleurs, il y aurait disproportion si l’armée cherchait à attaquer une cible dont la valeur est minime en comparaison des énormes risques de pertes civiles collatérales. Ce point a été souligné le 9 février 2006 par Luis Moreno-Ocampo, Procureur en chef de la Cour pénale internationale, dans le cadre de l’analyse de la guerre en Irak. Il a expliqué que le droit international humanitaire et le Statut de Rome de la Cour pénale internationale « permettent aux belligérants de lancer des attaques non excessives [italiques ajoutés] contre des objectifs militaires, même en sachant qu’elles causeront incidemment des pertes en vies humaines dans la population civile et des blessures aux personnes civiles. » Une attaque devient un crime de guerre lorsqu’elle est dirigée contre des civils (ce qui est précisément ce que fait le Hamas), ou lorsque « les pertes incidentes chez les civils seraient manifestement excessives par rapport à l’avantage militaire attendu. » En fait, les experts juridiques d’Israël, jusqu’à la chaîne de commandement de l’armée, procèdent à ces calculs avant toute opération militaire de ce type.
La proportionnalité comme enjeu stratégique
Au-delà de la question du droit international, l’accusation qu’Israël utilise une force disproportionnée dans la bande de Gaza, en raison des rapports sur le nombre des victimes palestiniennes, doit être soumise à un examen critique. Les Israéliens se sont souvent dits entre eux au cours des sept dernières années que lorsque des roquettes du Hamas frapperont directement une école bondée, tuant de nombreux enfants, alors Israël réagira.
Ce scénario soulève la question de savoir si la doctrine de la proportionnalité exige qu’Israël attende que cette horreur se produise, ou si Israël peut agir sur la base de la capacité de destruction de l’arsenal que le Hamas possède déjà, des déclarations d’intentions hostiles de ses dirigeants, et de son utilisation actuelle des roquettes. Alan Dershowitz notait ceci il y a deux ans : « La proportionnalité doit être définie par référence à la menace annoncée par un ennemi, et non par les dommages qu’il a causés. » Attendre que les roquettes du Hamas tombent sur une école israélienne, a-t-il noté avec justesse, mettrait Israël dans la position de permettre à « ses ennemis de jouer à la roulette russe avec ses enfants. »
La réalité fondamentale est que dans la lutte contre le terrorisme, aucun État n’est prêt à jouer à la roulette russe. Après que les États-Unis aient été attaqués le 11/9, une coalition occidentale a été formée pour renverser le régime des Talibans en Afghanistan. Personne n’a comparé le nombre des victimes afghanes en 2001 au nombre des victimes des attaques d’Al-Qaïda. Compte tenu qu’Al-Qaïda cherchait des armes non-conventionnelles, il était indispensable de mener une campagne visant à le priver du sanctuaire dont il avait bénéficié en Afghanistan, même si cette lutte se poursuit jusqu’à présent.
Y a-t-il proportionnalité contre des forces armées ?
Dans des guerres de contre-insurrection, la plupart des armées cherchent à atteindre la victoire militaire en anéantissant autant que possible la capacité militaire de l’adversaire. Il n’y a clairement aucune attente internationale que les pertes militaires en temps de guerre soient symétriques. La plupart des armées cherchent à éliminer autant de forces ennemies que possible tout en minimisant les pertes au sein de leurs propres troupes.
Des pays membres de l’OTAN ont critiqué « l’usage disproportionné de la force par Israël », alors que des armées de l’OTAN affichent avec fierté leur « kill ratio » contre les Talibans en Afghanistan. En outre, une action militaire décisive contre un agresseur a le mérite de renforcer la dissuasion. Attendre d’Israël qu’elle renonce à l’emploi d’une force décisive contre des cibles militaires légitimes dans la bande de Gaza est le condamner à une longue guerre d’usure avec le Hamas.
Toute perte de vie civile est vraiment regrettable. Israël a annulé de nombreuses opérations militaires par souci des victimes civiles. Mais si des pertes civiles se produisent malgré les efforts d’Israël pour les éviter, la responsabilité n’incombe pas à Israël. Comme le philosophe politique Michael Walzer a écrit en 2006 : « Quand les militants palestiniens lancent des attaques à la roquette à partir de zones civiles, ils sont eux-mêmes responsables, et personne d’autre, pour la mort des civils causée par les ripostes israéliennes ».
Les critiques internationales d’Israël cherchent possiblement des déclarations équilibrées qui répartissent le blâme pour le conflit actuel entre les deux parties. Elles seraient cependant mieux servies si elles ne se livraient pas à cet exercice artificiel, et distinguaient clairement la partie qui est l’agresseur dans ce conflit, le Hamas, et la partie qui cherche à vaincre l’agression contre des civils, Israël.
N’étant pas un expert militaire, je m’abstiendrai de juger si les bombardements israéliens sur Gaza auraient pu être mieux ciblés, moins intenses. N’ayant, depuis des décennies, jamais pu me résoudre à distinguer entre bons et mauvais morts ou, comme disait Camus, entre « victimes suspectes » et « bourreaux privilégiés », je suis évidemment bouleversé, moi aussi, par les images d’enfants palestiniens tués. Cela étant dit, et compte tenu du vent de folie qui semble, une fois de plus, comme toujours quand il s’agit d’Israël, s’emparer de certains médias, je voudrais rappeler quelques faits.
1. Aucun gouvernement au monde, aucun autre pays que cet Israël vilipendé, traîné dans la boue, diabolisé, ne tolérerait de voir des milliers d’obus tomber, pendant des années, sur ses villes : le plus remarquable dans l’affaire, le vrai sujet d’étonnement, ce n’est pas la « brutalité » d’Israël – c’est, à la lettre, sa longue retenue.
2. Le fait que les Qassam du Hamas et, maintenant, ses missiles Grad aient fait si peu de morts ne prouve pas qu’ils soient artisanaux, inoffensifs, etc., mais que les Israéliens se protègent, qu’ils vivent terrés dans les caves de leurs immeubles, aux abris : une existence de cauchemar, en sursis, au son des sirènes et des explosions – je suis allé à Sdérot, je sais.
3. Le fait que les obus israéliens fassent, à l’inverse, tant de victimes ne signifie pas, comme le braillaient les manifestants de ce week-end, qu’Israël se livre à un « massacre » délibéré, mais que les dirigeants de Gaza ont choisi l’attitude inverse et exposent leurs populations : vieille tactique du « bouclier humain » qui fait que le Hamas, comme le Hezbollah il y a deux ans, installe ses centres de commandement, ses stocks d’armes, ses bunkers, dans les sous-sols d’immeubles, d’hôpitaux, d’écoles, de mosquées – efficace mais répugnant. 4. Entre l’attitude des uns et celle des autres il y a, quoi qu’il en soit, une différence capitale et que n’ont pas le droit d’ignorer ceux qui veulent se faire une idée juste, et de la tragédie, et des moyens d’y mettre fin : les Palestiniens tirent sur des villes, autrement dit sur des civils (ce qui, en droit international, s’appelle un « crime de guerre ») ; les Israéliens ciblent des objectifs militaires et font, sans les viser, de terribles dégâts civils (ce qui, dans la langue de la guerre, porte un nom – « dommage collatéral » – qui, même s’il est hideux, renvoie à une vraie dissymétrie stratégique et morale).
5. Puisqu’il faut mettre les points sur les i, on rappellera encore un fait dont la presse française s’est étrangement peu fait l’écho et dont je ne connais pourtant aucun précédent, dans aucune autre guerre, de la part d’aucune autre armée : les unités de Tsahal ont, pendant l’offensive aérienne, systématiquement téléphoné (la presse anglo-saxonne parle de 100 000 appels) aux Gazaouis vivant aux abords d’une cible militaire pour les inviter à évacuer les lieux ; que cela ne change rien au désespoir des familles, aux vies brisées, au carnage, c’est évident ; mais que les choses se passent ainsi n’est pas, pour autant, un détail totalement privé de sens.
6. Et quant au fameux blocus intégral, enfin, imposé à un peuple affamé, manquant de tout et précipité dans une crise humanitaire sans précédent (sic), ce n’est, là non plus, factuellement pas exact : les convois humanitaires n’ont jamais cessé de passer, jusqu’au début de l’offensive terrestre, au point de passage Kerem Shalom ; pour la seule journée du 2 janvier, ce sont 90 camions de vivres et de médicaments qui ont pu, selon le New York Times, entrer dans le territoire ; et je n’évoque que pour mémoire (car cela va sans dire – encore que, à lire et écouter certains, cela aille peut-être mieux en le disant…) le fait que les hôpitaux israéliens continuent, à l’heure où j’écris, de recevoir et de soigner, tous les jours, des blessés palestiniens.
Très vite, espérons-le, les combats cesseront. Et très vite, espérons-le aussi, les commentateurs reprendront leurs esprits. Ils découvriront, ce jour-là, qu’Israël a commis bien des erreurs au fil des années (occasions manquées, long déni de la revendication nationale palestinienne, unilatéralisme), mais que les pires ennemis des Palestiniens sont ces dirigeants extrémistes qui n’ont jamais voulu de la paix, jamais voulu d’un Etat et n’ont jamais conçu d’autre état pour leur peuple que celui d’instrument et d’otage (sinistre image de Khaled Mechaal qui, le samedi 27 décembre, alors que se précisait l’imminence de la riposte israélienne tant désirée, ne savait qu’exhorter sa « nation » à « offrir le sang d’autres martyrs » – et ce depuis son confortable exil, sa planque, de Damas…).
Aujourd’hui, de deux choses l’une. Ou bien les Frères musulmans de Gaza rétablissent la trêve qu’ils ont rompue et, dans la foulée, déclarent caduque une charte fondée sur le pur refus de l’« entité sioniste » : ils rejoindront ce vaste parti du compromis qui ne cesse, Dieu soit loué, de progresser dans la région – et la paix se fera. Ou bien ils s’obstinent à ne voir dans la souffrance des leurs qu’un bon carburant pour leurs passions recuites, leur haine folle, nihiliste, sans mots – et c’est non seulement Israël, mais les Palestiniens, qu’il faudra libérer de la sombre emprise du Hamas. (Le Point 8 janvier 2009)
L’armée israélienne va poursuivre ses opérations dans la bande de Gaza malgré l’appel au cessez-le-feu du Conseil de sécurité de l’ONU, a affirmé vendredi le Premier ministre Ehud Olmert.
« Israël n’a jamais accepté qu’une influence extérieure décide de son droit à défendre ses citoyens. L’armée continuera d’opérer pour défendre les citoyens d’Israël », a affirmé le Premier ministre dans un communiqué.
« Les tirs de roquettes de ce matin contre les citoyens dans le sud (d’Israel) prouvent que la résolution de l’ONU n’est pas applicable et ne sera pas respectée par les organisations terroristes palestiniennes », a ajouté M. Olmert.
08:45 Front nord : l’hôpital de Nahariya a ouvert un standard d’urgence pour répondre aux questions des habitants paniqués. Le numéro est le suivant : 1255141. 08:36 Liban : la télévision libanaise signale des survols de son territoire par l’aviation israélienne. 08:28 Front sud : Tsahal poursuit ses opérations à Gaza. La chaîne Al Arabiya signale d’intenses échanges de tirs à Beit Lahiya (nord) et à Khan Younès. L’aviation a bombardé une soixantaine d’objectifs durant la nuit, dont les locaux du gouvernement Hamas pour la 3e fois depuis le début de l’opération"Plomb durci ». (Guysen.International.News) Tsahal a également bombardé des dizaines de tunnels le long de l’axe Philadelphie, le domicile de Yasser Natat, le chef de l’unité des roquettes à Rafah, et le domicile de Mohamed Sanouar, l’un des chefs du Hamas à Khan Younès responsable de l’enlèvement de Guilad Shalit. 08:19 Front nord : après analyse de Tsahal, les engins tirés sur la Galilée occidentale, sont anciens : ils datent d’il y a 10 ans au moins. Des groupuscules palestiniens secondaires se seraient chargés de"faire le travail » à la place du Hezbollah, selon les estimations des services de sécurité. 08:11 Front nord : les habitants de Shlomi et Nahariya sont priés par la défense passive de rester aux abris jusqu’à nouvel ordre. Tsahal a riposté ponctuellement à ces tirs de Katioucha par des tirs d’artillerie sur le Liban sud. 08:06 Front nord : les cours ont été annulés à Nahariya et Shlomi après les tirs de 4 Katioucha sur la Galilée occidentale. 07:57 Liban : Al Manar, la chaîne de télévision du Hezbollah, signale les tirs de 4 Katioucha sur la Galilée occidentale, mais ne revendique pas cette action. Il se pourrait qu’une autre organisation terroriste soit responsable des tirs. 07:52 Front sud-missiles : la sirène a retenti à 2 reprises à Ashkelon, 3 roquettes ont été lancées sur Ashdod, une d’entre elles a pour le moment été repérée. 07:45 Front nord : on signale 2 blessés légers à Nahariya et plusieurs personnes commotionnées dans une maison de retraite. (Guysen.International.News)
Hanouccah 5769 Pour la quatrième année le Beth Habad Loubavitch « Or Menahem Marseille » organisa une série d’allumages sur Marseille et sa region. Place Castellane (Marseille 6e); Martigues (jardin du Prieuraie) Sanary (place du marche) Nimes (squares de la couronne) le vieux port; Marignane et Bouc Bel Air furent illuminés par la ménorah géante du beth habad avec la participation active du mobile mitsva tank sous la responsabilité de Mr Elyahou Attia qui fournit un travail remarquable sur l’ensemble de ces événements. 500 hanoukiots et 2000 baignets furent distribués lors de ces allumages.Les rabbins locaux et les maires des différentes villes étaient présents pour soutenir et gratifer l’action du mouvement Loubavitch de Marseille et sa région. C’est au total environ un millier de personnes qui participèrent a ces différents allumages. KinoussTsivot Hachem Le traditionnel kinouss tsivot hachem rassembla 150 enfants venus dans les locaux de la synagogue « Or Aviv », pour feter hanoucca dans une ambiance hassidique.
Habad Winter Camp Ce fut une grande premiere! 25 garçons de 7 a 13 ans sont partis au chazelet dans les hautes alpes pour une semaine sous la direction duRav Y. Attal, les colons ont pu apprécier de nombreux chiourims avec plusieurs niveaux; une nourriture glatt lamehadrin d’excellente qualité; du ski sous un soleil magnifique ; une multitudes d’activités dans une ambiance hassidique assurée; sans oublier le farbrengen de hé téveth pour le grand groupe jusqu’a 1h du matin…
Dimanche 15 Tevet ,La Yéchiva Kétana Loubavitch de Vincennes a eu l’honneur de recevoir le Rav Y.Leib Groner pour un Farbrenguen inoubliable. Dans un discours adréssé à la communauté ,aux Rabbanim de la Yéchiva ainsi qu’aux Tmimim, les récits de miracles succédaient aux anécdotes orientés vers une seule conclusion du Secrétaire du Rabbi: »C’est par l’attachement au Tsadik de la génération que l’on peut traverser les troubles de l’époque que nous vivons.
Je suis le seul Juif à mon bureau, et j’essuie un barrage quotidien de questions au sujet des actions d’Israël à Gaza. Je ne sais pas qui m’a nommé porte-parole d’Israël et je ne détiens pas les réponses. Pouvez-vous m’aider ? En des temps comme celui-ci, chacun d’entre nous devient un ambassadeur d’Israël. Même si vous n’êtes pas d’accord avec tout ce que fait Israël, toute personne décente doit défendre le droit d’Israël de se défendre.
Nous pouvons laisser les questions militaires et politiques aux experts, mais nous devons être clairs quant aux questions morales soulevées par cette guerre. Considérons quelques-unes des questions les plus communément posées.
Comment Israël peut-il justifier de tuer des civils si leur intention est seulement d’écraser le Hamas ? La mort des innocents est une tragique fatalité de la guerre. Notre cœur est avec tous ceux qui sont pris entre deux feux. La triste réalité est que le peuple palestinien est tenu en otage par le Hamas. De même qu’il est clair que le Hamas est moralement responsable de tout ce qui arrive à Guila Shalit, l’otage israélien qu’ils détiennent, il est également responsable du sort des innocents palestiniens parmi lesquels ils se cachent pour lancer leurs roquettes. Un civil qui est tué alors qu’il était utilisé comme bouclier humain par un terroriste est une victime du terroriste, pas de l’armée israélienne, qui ne vise pas de civils innocents.
La réponse d’Israël n’est-elle pas quelque peu disproportionnée ? Si l’objet d’Israël était de se venger, alors peut-être la question de « proportion » pourrait s’appliquer ici. Mais Israël mène une guerre de défense. Quand vous êtes en guerre, vous ne mesurez pas votre réponse à l’ennemi par rapport à ce qu’il vous a fait par le passé, mais en fonction de ce qui doit être fait pour l’empêcher de vous attaquer. Israël doit détruire la capacité du Hamas à lancer des missiles sur les villes israéliennes. Les actions d’Israël sont proportionnées aux menaces présentes et futures, non aux dommages causés par le passé.
Israël ne comprend-il pas qu’ils sont en train de fabriquer plus de terroristes ? La colère et la fureur contre Israël déclenchées par l’opération contre Gaza auront pour effet que plus de gens voudront rejoindre les rangs du Hamas. Les sentiments de frustration, de colère, de peur et de rage ne font pas de vous un terroriste. Une culture de la mort et une éducation à la haine le font. Israël n’a pas besoin faire quoi que ce soit pour créer des terroristes – l’islamisme extrémiste s’en charge. Cependant, Israël doit agir pour neutraliser ceux qui menacent ses habitants.
Il est vrai que le Hamas a une branche militaire, mais il fait aussi beaucoup de bien. Ils ont des programmes sociaux, des projets éducatifs et accomplissent un travail humanitaire à Gaza. En détruisant le Hamas, Israël détruit aussi le bien qu’il fait. N’est-on pas en train de diaboliser un groupe qui n’est pas totalement mauvais ? S’il se trouve qu’un tueur en série est aussi sapeur pompier volontaire, qu’il a donné beaucoup d’argent à un orphelinat et qu’il veille sur sa grand-mère malade, il n’en reste pas moins un tueur en série, et lui et la menace qu’il représente doivent être traités comme tels. Le danger qu’il constitue l’emporte largement sur le souci du bien qu’il peut accomplir.
En usant de violence, en quoi Israël est-il meilleur que ses ennemis terroristes ? Ceci est aussi ridicule que de dire qu’une femme qui se défend contre un violeur n’est pas meilleure que le violeur. Israël ne toucherait pas au Hamas si le Hamas arrêtait de lancer des missiles et des terroristes kamikazes en Israël. Israël cherche à vivre en paix avec ses voisins. Le Hamas et ses alliés cherchent à détruire Israël, quoi qu’Israël puisse faire.
Il y a un monde de différence entre les terroristes du Hamas et les soldats israéliens. Le terroriste du Hamas fait de la violence son mode de vie. Son but est de semer la mort et la guerre. Pour le soldat israélien, la guerre est une nécessité, et un devoir moral, parce que les citoyens israéliens sont attaqués et que des vies innocentes sont menacées. Le terroriste du Hamas cherche à faire un maximum de victimes civiles. Le soldat israélien cherche à faire tout ce qui est en son pouvoir pour en faire le moins possible.
Le terroriste du Hamas craint les périodes de paix, parce qu’alors il n’a pas de raison d’être. Le soldat israélien rêve d’un temps ou la paix régnera. Alors, l’Armée de Défens d’Israël sera heureusement superflue, car « une nation ne lèvera plus l’épée contre une autre nation, et on n’apprendra plus l’art de la guerre ».
Le 10 Tevet est le jour anniversaire de la 14ème année du shiour de « GEOULAH & MACHIA’H"à la demande du Rabbi. L’organisateur et inititeur du Shiour Mr Makhlouf GABAY est heureux de vous inviter tous les mardis soirs de 20h30 à 22h30 au Shiour donné par le Rav Chaül BENCHIMO Là la cité de l’éducation SINAÏ, 8 rue Tristan TSARA Paris 75018. Collation offerte sur place aux participants. Suivi de MA’ARIV.
Soirée de prières et de recueillement pour les soldats ainsi que pour toutes les populations qui vivent dans le sud d’Israël, sous la menace constante des roquettes meurtrières
Nous sommes tous concernés par les événements qui se passent actuellement au sud d’Israël et terriblement inquiets pour les jeunes qui risquent leur vie pour l’Etat d’Israël et pour l’ensemble du Peuple juif.
Nous organiserons jeudi 8 janvier 2009, à 19 heures une soirée de prières et de recueillement pour les soldats ainsi que pour toutes les populations qui vivent dans le sud d’Israël, sous la menace constante des roquettes meurtrières.
La prière est un moyen essentiel pour aider Israël dans l’épreuve. Il est de notre devoir d’y participer et d’inviter tous nos coreligionnaires à y prendre part.
Nous appelons l’ensemble des communautés juives de France à organiser, au même moment, une soirée de prières pour Israël.
A Paris, celle-ci se déroulera à la synagogue du 28 rue Buffault – 75009 PARIS le Jeudi 8 janvier 2009 à 19:00.
Une voiture a été incendiée après avoir été lancée contre la grille d’une synagogue d’un quartier périphérique de Toulouse. «Personne n’a été blessé dans l’incendie qui n’a pas été revendiqué», selon la préfecture de la Haute-Garonne.
Vers 21h40, «une voiture a été projetée sur la grille de la synagogue de la partie résidentielle» d’un quartier sensible en banlieue toulousaine, détaille la préfecture. Qui précise qu’un cocktail Molotov a été lancé sur le véhicule.
Un rabbin de la communauté juive de Toulouse donnait un enseignement à des adultes à l’intérieur de la synagogue, équipée d’un système de vidéosurveillance, quand l’incident s’est produit.
Ce sont des voisins du lieu de culte qui ont donné l’alerte, selon la directrice de cabinet de la préfecture, Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc, qui a ajouté qu’un «second véhicule a été découvert non loin avec à l’intérieur trois cocktails Molotov» non utilisés. Une des premières hypothèses des enquêteurs semble conclure que «les auteurs ont été dérangés vraisemblablement par une alarme», a-t-elle poursuivi.
Le parquet, saisi de l’affaire, devrait désigner le service régional de police judiciaire pour suivre l’enquête.
Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA), le Consistoire Central de France et SOS Racisme ont immédiatement condamné l’ «agression antisémite» contre la synagogue.
Pour sa part, le Consistoire Central de France condamne «l’accumulation d’actes de violences commis contre des synagogues en France et appelle à la réaction des pouvoirs public». De son côté, Dominique Sopo, président de SOS Racisme, a fait par de «son indignation» et de «son inquiétude». Le président du mouvement estime qu’il «est fort probable que cet acte criminel soit lié à la situation en cours dans la bande de Gaza» et souligne que «celles et ceux qui voudraient jouer le jeu de l’importation du conflit du Proche-Orient sur notre territoire ne le font certainement pas pour aider ni les Israéliens, ni les Palestiniens».
Durant ce Week-end, les synagogues de Metz dans le nord est de la France et de Toulon(Var) ont subi des actes antisémites.
Grâce à D.ieu, au bout de plusieurs années de demandes réitérées, la mairie de Vincennes a finalement donné son autorisation à la tenue de l’allumage public de Hanouccah.
Celui-ci a eu lieu dans un endroit hautement symbolique, devant le château de Vincennes et, malgré l’annonce tardive, des centaines de personnes sont venues partager la joie et la chaleur de la Fête des Lumières. Les danses spontanées, la distribution de beignets, les dizaines de voitures décorées de Ménorah électriques et, bien sûr, la présence d’un gigantesque « Mitsva tank » ont contribué à cette ambiance unique où chacun a pu ressentir comment le message de Hanouccah a pénétré le monde matériel. Cet événement, qui fut honoré par la présence du Rav de Montreuil, la bénédiction du Rav Kapetas (à qui nous souhaitons une prompte guérison) et la présence des Présidents des communautés juives de la région, fut un tournant spirituel pour la ville de Vincennes. L’adjointe au maire de S. Mandé, enthousiasmée, a promis que sa ville aurait, elle aussi, son allumage public dès l’année prochaine.
Les réactions sont unanimes après l’attaque à la voiture-bélier qui a visé une synagogue à Toulouse lundi soir. Nicolas Sarkozy condamne « avec la plus grande fermeté », mardi, l’acte de vandalisme. Le Président demande aux services de police et à la Justice de « mettre en oeuvre tous les moyens nécessaires pour que ses auteurs soient interpellés et sévèrement sanctionnés ». « Notre pays ne saurait tolérer que la tension internationale se traduise par des violences communautaristes », affirme le chef de l’État, qui se trouve actuellement à Damas, en Syrie.
Dans le sillage du président de la République, plusieurs voix se sont élevées face à cet acte. La ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie dénonce un « acte débile et révoltant ». Interrogée sur RMC sur les liens éventuels entre l’attaque et la situation au Proche-Orient, elle est restée prudente. Elle s’est montrée soucieuse de la situation au Proche-Orient et de ses éventuelles conséquences en France. « Ma préoccupation, c’est que la situation ne dégénère pas dans notre pays, que la violence ne soit pas importée », souligne-t-elle. Lundi, Michèle Alliot-Marie a d’ailleurs reçu les présidents du Conseil français du culte musulman (CFCM) et du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), ainsi que les responsables des services de police et de gendarmerie pour, justement, éviter des débordements, notamment lors de manifestations. « Vigilance de tous les instants, c’est un petit peu l’attitude du gouvernement en la matière », a résumé le porte-parole du gouvernement Luc Chatel, faisant valoir que les mesures de sécurité ont été renforcées à proximité des lieux de culte. Indignation et inquiétude
Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA), le Consistoire central de France et SOS Racisme condamnent une « agression antisémite ». Pour sa part, le Consistoire central de France condamne « l’accumulation d’actes de violences commis contre des synagogues en France et appelle à la réaction des pouvoirs publics ». Il demande « avec insistance (…) de faire au plus vite toute la lumière sur ces signes annonciateurs d’une nouvelle vague d’actes antisémites qui revient à nos portes, mais surtout de prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des lieux de vie juive en France et plus généralement de l’ensemble de la communauté juive ».
« C’est une réaction d’antisémitisme au sens classique du terme », explique pour sa part au point.fr Nicole Yardeni, présidente du Crif Toulouse-Midi-Pyrénées.
Même indignation de Dominique Sopo, président de SOS Racisme, qui fait part de son « indignation » et de son « inquiétude ». Le président du mouvement antiraciste estime également qu’il « est fort probable que cet acte criminel soit lié à la situation en cours dans la bande de Gaza » et souligne que « celles et ceux qui voudraient jouer le jeu de l’importation du conflit du Proche-Orient sur notre territoire ne le font certainement pas pour aider ni les Israéliens, ni les Palestiniens, à moins qu’il nous soit expliqué en quoi frapper un Juif ici améliorerait la situation dans la bande de Gaza ou en quoi se livrer à des ratonnades apporterait un plus à la sécurité d’Israël ».
Enfin, l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) se déclare « terrifiée par l’attentat à la voiture-bélier commis contre la synagogue Shaaré Emeth à Toulouse. » Dans un communiqué, Raphaël Haddad, président de l’UEJF, souligne qu’il « est terrifiant de voir des individus importer le conflit en cours au Proche-Orient en s’attaquant aux Juifs. » « Nous ne voulons pas revivre le même cauchemar qu’en 2001. »
Le Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique (CCOJB) exprime sa plus vive inquiétude face à l’emballement des actes antisémites constaté ces derniers jours dans notre pays. Dans la soirée du 5 janvier 2009, la Synagogue Beth Hillel de la Communauté Israélite Libérale de Belgique a fait l’objet d’une tentative d’incendie. Le même jour, les vitres de la Synagogue de Charleroi ont, pour la deuxième fois en une semaine, été brisées par des jets de pierres. La veille, des manifestants ont défilé dans les rues de Bruxelles en scandant des slogans antisémites. Le même jour, l’Athénée Maïmonide a été à deux reprises la cible de projectiles. Le 3 janvier 2009, des individus ont tenté de bouter le feu au domicile d’une famille juive à Anvers. Des menaces de mort ont également été envoyées à des membres de la communauté juive de la métropole flamande. Le 30 décembre 2008, le bâtiment abritant la Synagogue de Charleroi ainsi que le Musée des Justes a été la cible d’une tentative d’incendie.