לע״נ הרה״ח ר׳ שמואל וזוגתו מרת בתי׳ ע״ה אזימאוו
שלוחי כ״ק אדמו״ר כיובל שנה במדינת צרפת

Des antiloppes dans la lutte contre le Hezbollah

L’armée israélienne ajoute des antilopes à son arsenal dans sa lutte contre le Hezbollah à la frontière septentrionale. Les animaux herbivores, pesant près de 500 kg, seront déployés dans la zone séparant la barrière de sécurité de la frontière internationale afin de dégager une importante feuillaison, au sein de laquelle les terroristes de l’organisation pourraient se cacher.

Cocktails Molotov sur le Beth Habad de Saint-Denis: un suspect écroué

Un jeune homme de 21 ans a été mis en examen et écroué vendredi pour sa participation présumée à l’attaque le 11 janvier à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) du Beth Habad de St Denis, selon une source judiciaire.

Trois autres jeunes gens, âgés de 19 à 20 ans, arrêtés mercredi à l’aube à Saint-Denis, ont été remis en liberté « au petit matin » à l’issue de 48 heures de garde à vue dans les locaux de la police judiciaire.

Le parquet a ouvert vendredi une information judiciaire contre le suspect déféré pour « destruction et dégradation d’un bien par l’effet d’une substance incendiaire ou explosive » en raison « de la religion » de ses propriétaires ou utilisateurs, faits passibles de la cour d’assises et de 20 ans de prison.

L’information porte également sur la « fabrication d’engins explosifs ou incendiaires » et « l’association de malfaiteurs ».

Le jeune homme a été mis en examen pour l’ensemble de ces chefs, en récidive pour les faits de « destruction et dégradation ». Il s’agit d’un habitant de Saint-Denis « connu » de la police, plusieurs fois condamné, notamment pour « dégradation par incendie » lors des émeutes de l’automne 2005 alors qu’il était mineur, selon la même source.

Dimanche 11 janvier, neuf cocktails Molotov ont été lancés contre le centre Ohr Menahem, dont deux ont provoqué un début d’incendie dans la cafétéria.

Les autres ont atteint la façade de pierre et un toit-terrasse sans faire de dégâts, alors que le rabbin et d’autres personnes se trouvaient à l’intérieur.

Un riverain avait aperçu « 4 ou 5 personnes » s’enfuir.

Deux sacs de pierres avaient été abandonnés sur place, selon le rabbin. Selon une source proche de l’enquête, l’ADN du suspect a été retrouvé sur un sac.

Les recherches d’empreintes et de traces génétiques « ont amené l’identification de quatre individus », avait indiqué mercredi le ministère de l’Intérieur en annonçant l’arrestation des quatre jeunes gens.

L’attaque avait été fermement condamnée et la surveillance des lieux de culte juifs renforcée en Seine-Saint-Denis.

Incendie criminel de l’entrepot de la boucherie André à Montreuil : soutien du Consistoire de Paris

Le Consistoire de Paris a apporté son « soutien » au Groupe André Kacher, dont l’entrepôt de l’usine spécialisée dans la production et distribution de produits casher a été détruit par un incendie d’origine criminelle dans la nuit de vendredi à samedi à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

Dans un communiqué dimanche, le président du Consistoire, Joël Mergui, a affirmé qu’il apportait son « soutien à un partenaire historique majeur du Consistoire, dont l’activité est fondamentale pour la pérennité de la vie juive au quotidien ».

Il a, par ailleurs, « pris contact » avec le Ministère de l’Intérieur, pour demander que « toute la lumière soit faite sur cet acte criminel qui touche indirectement la population juive de Paris et de l’Ile-de-France ».

Le feu s’était déclaré samedi détruisant la partie stockage de l’entrepôt de 1.500 m2, acaient indiqué les pompiers qui ont envoyé sur place 31 engins et 112 sapeurs. Les espaces de vente et administratifs ont été épargnés par l’incendie.

Un cocktail Molotov non utilisé a été retrouvé sur place, avait précisé la préfecture de Seine-Saint-Denis.

Les caméras de vidéosurveillance ont également montré une personne mettant le feu à un camion près de l’entrepôt, et les flammes se propageant au lieu de stockage.

Aucune inscription n’a été découverte sur les lieux de l’incendie.

La France envoie un navire sur les côtes de Gaza

Lors du sommet tenu en Egypte au jour de l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le Président français Nicolas Sarkozy avait annoncé que la France agirait de manière concrète « afin de consolider le cessez-le-feu et empêcher les armes d’entrer dans la Bande de Gaza ». Il s’était dit « prêt à envoyer des bâtiments de la flotte française pour aider Israël à garantir sa sécurité », rappelant « qu’Israël avait le droit de prendre des mesures pour sa sécurité, et que l’arrêt de la contrebande d’armes était une étape nécessaire pour maintenir cette sécurité».

Sarkozy a ordonné hier vendredi l’envoi d’un porte-hélicoptère dans les eaux territoriales de la Bande de Gaza, qui sera chargé de patrouiller le long des côtes pour détecter tout mouvement suspect d’être un acheminement d’armes. Le porte-parole de l’Elysée a précisé que cette décision « avait été prise de commun accord avec les autorités israéliennes et égyptiennes » et qu’elle « avait pour but d’aider Israël sur le plan sécuritaire, et les Palestiniens sur le plan humanitaire en maintenant le cessez-le-feu ».

Par ailleurs, le président Sarkozy a demandé à son ministre des Affaires Etrangères, Bernard Kouchner, de voir avec ses homologues européens et des Etats-Unis, « comment agir de manière immédiate et concrète pour empêcher l’acheminement d’armes par voie terrestre ». Le Président français a rappelé quelles étaient ses priorités : « La sécurité d’Israël, l’aide humanitaire à Gaza, l’ouverture des points de passage et la réconciliation interpalestinienne ». Sarkozy a rappelé la demande française de supervision européenne du point de passage de Rafiah, entre l’Egypte et la Bande de Gaza.

Par ailleurs, la chaîne « Al Jazeera » a révélé que des ingénieurs américains vont former des militaires égyptiens dans l’utilisation de systèmes très sophistiqués permettant de repérer des tunnels souterrains. Les « contrôleurs » égyptiens devront faire un rapport bimensuel à l’ambassade américaine au Caire, pour l’informer combien de tunnels ils ont découvert et détruits.

Les victimes de l’Holocauste rappelés au Parlement européen

Mardi dernier a été célébré au Parlement européen à Bruxelles, la Journée européenne des victimes de l’Holocauste, qui tombe le 27 Janvier.

La cérémonie officiele, à laquelle ont participé des dizaines de membres du Parlement, des ambassadeurs, des politiciens, des survivants de l’Holocauste et des médias a été ouverte par des discours prononcés par le professeur Hans Gert Poettering, Président du Parlement européen, le maire d’Oswiecim (Auschwitz, Pologne) Janusz Marszałek, et le rabbin Levi Matusof au nom de la Communauté juive.

L’ouverture de l’exposition « la Mont du Souvenir et de la Réconciliation » a été le début d’une série d’activités au Parlement européen commémorant l’Holocauste qui aura lieu dans les semaines à venir.

Vidéo: La bravoure d’un israélien sur Al Jazeera

Une fois n’est pas coutume, un universitaire israélien s’est distingué par son courage en défendant Jérusalem lors d’une interview accordée à la chaîne…Al Jazeera.

Mordekh’aï Keidar est Professeur au Département des Etudes du Moyen-Orient à l’Université de Bar-Ilan. A l’occasion de Yom Yeroushalaïm, les responsables de la chaîne du Qatar avaient décidé d’interviewer un spécialiste israélien sur la question de la construction de logements juifs à Jérusalem, “au-delà de la ligne verte”. Mal leur en a pris, et Jamal Riyan, animateur principal de la chaîne n’oubliera jamais cette soirée.

La première question qu’il posa à l’universitaire israélien fut: “Ne croyez-vous pas que la décision de construire des logements juifs à Jérusalem-Est constitue un clou de plus planté dans le cercueil des négociations israélo-palestiniennes?”

La réponse qu’il obtient alors ne fut pas du tout celle qu’il escomptait d’un universitaire israélien “classique”:
– A vrai dire, je ne comprends pas tout à fait quel est le problème. Cela veut-il dire qu’Israël doive demander l’autorisation au monde entier pour habiter à Jérusalem??! Jérusalem était déjà notre capitale alors que vos ancêtres buvaient encore du vin, enterraient leurs enfants vivants et adoraient des idoles en Arabie. Alors pourquoi cette question? Cette ville est à nous pour l’éternité!”

Riyan insistait : Excusez-moi, M. Mordekh’aï Keidar, Si vous voulez parler Histoire, alors parlons du Coran. Vous ne pouvez pas nier la présence de Jérusalem dans le Coran. Je vous demande de ne pas exprimer des propos offensants pour les Arabes et les Musulmans. Restons-en à notre sujet…

– Jérusalem n’est pas citée une seul fois dans le Coran!

A ce moment, l’animateur excédé, cite une sourate qui ferait allusion à Jérusalem..

– Je le répète, insiste Mordekh’aï Keidar, Jérusalem n’apparaît pas une seule fois dans le Coran!

– Bon, parlons politique, est ce que cette décision du gouvernement israélien ne va pas à l’encontre de la Feuille de Route?

– La Feuille de Route ne parle pas de Jérusalem. Jérusalem appartient aux Juifs. Point final. Il n’est pas question de parler de Jérusalem. Vous revenez sur cette question sans cesse. Mon ami, allez regarder la Feuille de Route…

– A ce rythme là, Jérusalem englobera bientôt toute la Rive Occidentale !!! s’énerve l’animateur..

– Ecoutez, Israël ne vient pas s’occuper de ce que le Qatar construit ou non chez lui, alors je ne vois pas en quoi cela vous-intéresse-t-il de savoir où nous construisons! Jérusalem est notre capitale éternelle, et ni Al Jazeera ni personne d’autre n’a son mot à dire concernant cette ville. Elle appartient aux Juifs et à personne d’autre…!

Juste avant que l’interview soit subitement interrompue par le présentateur, ce dernier à voulu « jouer le malin » en amenant Mordekh’aï Keidar sur le terrain de la « colonisation de la Cisjordanie »… Mais cela non plus n’a pas fonctionné :
« Jamais une nation n’a eu la souveraineté sur cette partie du monde. Jamais personne n’a pu dire que cette région lui appartenait dans le passé alors pourquoi aujourd’hui quelqu’un se veut souverain de cette région du monde ? Personne n’a le droit de revendiquer la Judée Samarie. C’est une terre qui à toujours été occupée mais qui n’a jamais appartenue a quelqu’un! C’est exactement comme l’antarctique dans le sud, cela n’a jamais appartenu à personne. Jusqu’en 67, la Jordanie occupait cette région. Aucun état n’a la souveraineté sur cette région, au contraire du Golan et du Sinaï et d’autres régions d’ailleurs… Comme aucun état n’a jamais été souverain en Cisjordanie, personne ne peut dire que cette région est un territoire occupé ! De quel état il est occupé ? De la Jordanie jusqu’en 67. Aujourd’hui elle est sous l’autorité israélienne. Mais cela n’appartient à aucun état au monde!

L’interview s’est poursuivi durant encore quelques minutes sur le même ton, avant que Jamal Riyan n’y mette subitement fin sans prévenir.

Imaginons un instant que nos dirigeants aient le même courage et la même détermination que cet universitaire, lorsqu’ils se trouvent face aux négociateurs palestiniens…

Eyal Eisenberg : « Tsahal n’a bombardé que les lieux abritant armes et munitions »

Le commandant des forces militaires de la région de Gaza, le général de brigade Eyal Eisenberg, a estimé jeudi que l’opération « Plomb durci » a été un bon avertissement pour le Hamas et que le mouvement islamiste « a bien compris que Tsahal n’a fait preuve que d’une petite partie de ses capacités ».
Se référant à l’ampleur des décombres, il a souligné que celle-ci était directement liée à l’ampleur de l’armement dissimulé par le Hamas. « Tsahal n’a bombardé que les lieux abritant armes et munitions », a-t-il précisé. L’utilisation de femmes et enfants comme boucliers humains durant l’opération à Gaza était  »monstrueuse » et  »inhumaine », affirme un haut commandant des forces de sécurités israéliennes, ajoutant que des familles entières de Gaza vivaient au dessus de tonneaux d’explosifs sans le savoir.

Ehoud Barak quand à lui est confiant. Parlant jeudi devant les membres de l’Union des industriels à Tel-Aviv, le ministre de la Défense a estimé que tous les signes montrent que le calme est revenu « pour longtemps » dans le sud du pays. Se référant à Guilad Shalit, il a déclaré que l’offensive israélienne à Gaza « nous a rapprochés d’une solution », mais qu’il fallait s’attendre à de « dures décisions » dans cette affaire.

Interview : Le Rav Berl Lazar Grand rabbin de la Russie

Interview : Le Rav Berl Lazar Grand rabbin de la Russie

Kountrass, janvier 2009



Le Rav Chalom Dover (« Berl ») Lazar est né en 1964 à Milan, en Italie. Son père était le Chalia’h ‘Habad dans la ville. En 1978, le Rav Berl a terminé ses études secondaires à titre d’externe, et s’est rendu dans une institution d’études rabbinique dans le New Jersey, puis dans une structure Loubavitch de formation de Dayanim de New York. En 1988, il visite la Russie pour la première fois, et deux ans plus tard il est envoyé par le rabbi de Loubavitch à Moscou, afin de développer le Judaïsme en Russie. Il est alors le Rav de la synagogue ‘Habad Maryina Roscha de Moscou. En 1999, les 67 communautés de cette ‘Hassidouth, puis il est nommé Grand Rabbin des communautés Loubavitch de Russie. En 2001, 189 communautés s’inscrivent déjà dans cette organisation, dans 170 villes du pays.

En 2000, il est officiellement nommé Grand Rabbin de Russie (poste auparavant occupé par le Rav Adolphe Scheiwitz, le Rav Pin’has Goldschmidt, appartenant au courant «lituanien» ayant également été pressenti). Avec l’aide de l’ex(?)-milliardaire Lev Levayiev, le Grand Rabbin Lazar a pu développer un grand nombre d’écoles dans toute la Russie.

Les relations entre le Rav Lazar et le pouvoir sont très développées. Il a même été nommé par Poutine membre du comité public chargé de la préparation des lois du pays. (Lire la suite)


Quels sont vos premiers souvenirs de Russie ?

Je suis arrivé voici vingt ans ici, avec quelques autres jeunes. Le pouvoir était encore communiste et il était officiellement interdit d’étudier la Tora, et surtout pas avec des jeunes. Toutefois, les autorités commençaient à ignorer volontairement ce genre d’activités…

Nous avons rencontré une aspiration incroyable à recevoir des enseignements de Tora et à emmagasiner des connaissances. Il était difficile de faire face à la demande. La journée se passait à donner des cours. Puis ceux qui étudiaient chez nous sont devenus à leur tour enseignants, et ainsi les choses se sont développées. Je suis revenu à plusieurs reprises en Russie : il fallait combler de judaïsme le vide de 70 années de communisme…

Après mon mariage, j’ai demandé au rabbi de Loubavitch si je devais revenir en Russie. Il m’a d’abord demandé d’étudier une année de plus dans un Kollel, puis m’a dit de partir. Depuis lors, nous œuvrons ici.

En ces années-là encore, la majeure partie des Juifs savaient encore le Yiddish, ou avaient appris l’hébreu, et il était possible de commencer avec eux, dès le départ, une étude approfondie de Guémara. Mais par la suite, il a fallu tout reprendre à la base : la langue. Ceci dit, avec le temps, de nombreux élèves ont pris le relais.

Il est important de comprendre que le Juif russe est intelligent et cultivé, et il cherche à développer ses connaissances en Tora de la manière la plus large et la plus profonde possible.

Ceux qui s’intéressent à la Tora sont-ils tous juifs ?

Bien sûr que non. A une certaine période, parce que certaines conversions avaient été faites de mauvaise manière, il avait été question que l’on cesse de s’occuper de ce genre de personnes, et que l’on ne pratique plus de conversions en Russie. Toutefois, le rabbi s’y est opposé en déclarant : « Et qu’en sera-t-il avec ceux à propos desquels il est dit : Un converti qui a rejoint le peuple juif» ? » Il faisait allusion au ‘Hida (Midbar Qedémoth 3e sujet), qui fait remarquer que l’expression courante n’est pas « un non-Juif qui s’est converti », mais comme dit, « un converti qui devient juif », à savoir que son âme est liée dès le départ au peuple juif !

Il est évident que nous avons en conséquence continué à accepter de faire des conversions – selon toutes les exigences de la Halakha.

Et parfois, nous nous trouvons face à des phénomènes étonnants. Les fidèles de ma synagogue ont trouvé, un matin, une personne dormant sur le toit d’un magasin faisant face au lieu de prière. S’approchant, ils ont constaté qu’il s’agissait d’un enfant de onze ans qui dormait dans ce lieu insolite. Son histoire leur était connue : ses parents affirmaient être juifs, mais ils n’avaient aucune preuve à cela. L’enfant pour sa part s’était rapproché du Judaïsme d’une manière remarquable, participant à tous les cours et à tous les offices. Ce soir-là, il avait trouvé la synagogue fermée, et décida d’attendre de cette manière-là qu’elle soit ouverte… Entre parenthèse, il refusa, une fois réveillé, de bouger avant qu’on lui ait amené de quoi se laver les mains.

Question délicate : faut-il le convertir à cet âge, puis revoir le sujet à sa bar-Mitswa, ou attendre plus tard ? Le problème a été porté devant les grands décisionnaires de la génération.

Comment expliquez-vous cet éveil du Judaïsme russe ?

Tout d’abord, une merveilleuse aide de la Providence divine : les gens cherchent à donner un sens à leur vie, en particulier les Juifs. L’étincelle juive qui se trouve en leur sein ne leur laisse pas de repos. Deuxièmement, le fait d’appartenir à une communauté ajoute un grand élément dans leur vie : le fait est que partout où nous ouvrons une structure, le lendemain, il n’y a plus de place ! Tous veulent des écoles juives, et dès qu’ils entendent qu’une telle institution s’ouvre dans leur ville, ils abandonnent leur précédente conduite de rejet du judaïsme et se sentent à nouveau faire partie de leur peuple. C’est ainsi que de nombreux Juifs reviennent à la Tora !

En fait, nous voyons là un miracle étonnant se produire : qui aurait pu penser qu’après tant d’années d’éloignement et de silence, des Juifs puissent encore de leur propre volonté s’intéresser à la Tora et vouloir vivre selon ses règles ? Mais il faut prêter attention à un détail : pratiquement tous ceux qui découvrent leurs liens avec le judaïsme et ressentent une certaine appartenance sont des descendants de personnes qui ont tout fait pour rester juifs ; en revanche, de ceux qui ont tenté de cacher leur judaïsme aux premiers temps du régime soviétique et ont tout abandonné, il ne reste rien de leur descendance, et leurs familles ont disparu. C’est ainsi que des millions de Juifs ont disparu. Ceux qui étaient forts, qui ont lutté contre le régime et ont tenté de donner à leurs enfants une éducation juive dans la mesure de leurs moyens, ont à présent le mérite que leurs descendants veulent revenir à leurs sources. «La Tora revient à son logis précédent» (Baba Metsi’a 85a), de sorte que chaque Juif que je rencontre est en général petit-fils d’un rav, d’un cadre communautaire ou d’un Juif orthodoxe.

Les Juifs sont fiers de leur appartenance, ils veulent d’eux-mêmes un mariage orthodoxe. Les Juifs les plus simples tiennent à ce que la circoncision de leurs enfants soit faite le huitième jour, obligation qui, par le passé, était totalement oubliée. Les synagogues sont pleines, que D. soit loué, et l’on fonde de grandes structures d’étude pour gens mariés. Chez nous, à Moscou, on trouve de la sorte un grand Kollel, qui est plein du matin au soir, d’étudiants de tous genres, même de professeurs d’université.

Sur le plan de la Kacherouth, à Moscou, on trouve tout, sans difficulté. Dans les autres villes, ce domaine commence à se développer, en particulier depuis les six derniers mois, où nous constatons une très grande évolution.

‘Habad occupe une grande place dans cette œuvre de retour du Judaïsme russe à ses sources, pourquoi ?

Parce que ‘Habad a une tradition qui consiste à se jeter à l’eau n’importe où, et quelles que soient les conditions. Et il faut avouer qu’en Russie, un tel dévouement est indispensable : arriver nulle part, et commencer à un zéro absolu n’est pas chose facile.

Peut-on savoir en fait quel est le nombre total des Juifs vivants dans l’ex-URSS de nos jours ?


C’est une grande question. On admet officiellement que dans la seule Russie, vivent 600.000 Juifs, mais nous pensons qu’il s’agit plutôt d’un million de personnes – sans parler des centaines de milliers d’autres qui se trouvent dans les autres pays.

En revanche, sur le plan des cadres, les manques sont terribles ! On compte quelques 400 rabbanim pour tout ce public, alors qu’il serait possible d’en déléguer tellement plus et d’organiser tant d’autres communautés.

Sur le plan des écoles, Lev Levayev fait énormément : son organisme, Or Avner, compte une centaine de centres pédagogiques répartis dans toute la Russie, où étudient quelque 15.000 élèves. D’autres notables américains se sont joints à ses efforts, ainsi que, depuis peu, des oligarques russes, mais la demande est de loin plus importante, elle concerne certainement plus qu’une centaine de milliers d’élèves potentiels.

Quelle est la position du pouvoir face à ce développement ?

Cela dépend des pays, mais, généralement, les dirigeants d’Europe Centrale comprennent de nos jours qu’un terrible mal a été fait au judaïsme, et ils sont disposés à réparer cela. Certains biens, qui furent alors nationalisés sont de nos jours rendus aux communautés. Les cimetières sont respectés, bien que dans ce domaine, le fait que souvent les lieux de sépultures se trouvent de nos jours en pleine ville pose de grands problèmes.

En Russie même, depuis la chute du régime soviétique, les choses vont en s’améliorant, mais, avec Poutine, tout a réellement pris une autre direction ! Par exemple, le fait que l’étude en Yéchiva soit dorénavant considérée comme une étude académique a eu de très grandes incidences. Quand on sait que l’une des grandes crises en Russie, dans le temps, a été provoquée par le décret obligeant les rabbanim à avoir également un diplôme académique, on ne peut qu’être amusé du fait que dans notre génération, ce sont les diplômes rabbiniques eux-mêmes qui sont considérés comme étant académiques !

Il y a aussi le fait que les Russes conçoivent qu’il n’existe qu’une seule représentation du Judaïsme : celle de l’orthodoxie et de l’engagement le plus total dans les Mitswoth.

Du côté de Poutine lui-même, il faut savoir que, dans sa jeunesse, il a vécu dans le même appartement qu’une famille… juive ‘Hassidique – dans les conditions d’alors, cela pouvait souvent se passer. Cette famille l’a quasiment élevé, et lui a laissé un souvenir exceptionnel ! Voyez les voies de la Providence : une famille ‘hassidique s’est vue obligée d’accueillir un jeune enfant dans son appartement, et de l’accompagner un certain nombre d’années, puis ce jeune devient le Président de la Russie…

De fait, il voit dans la communauté juive un élément important pour l’ensemble du pays.

Il n’est pas possible de rendre public tous les domaines dans lesquels il est capable de nous aider, mais disons simplement que cela peut parfois correspondre à des cas de vie ou de mort.
Interview : Le Rav Berl Lazar Grand rabbin de la Russie

Lemonde.fr : Le juif, coupable universel, par Pierre Jourde

Pierre Jourde
LE MONDE | 21.01.09
Depuis l’entrée de Tsahal dans la bande de Gaza, les médias parlent benoîtement d’« importation du conflit », de « violences intercommunautaires ». Elles sont tout de même un peu à sens unique, les violences « intercommunautaires ». Cela consiste, en gros, à ce que des jeunes gens d’origine arabo-musulmane s’en prennent à des juifs, manifestant par là leur soutien à leurs « frères » palestiniens opprimés. Ils n’ont d’ailleurs pas attendu le conflit de Gaza pour pratiquer ce sport, et l’agression ou l’injure adressée aux juifs est devenue un phénomène récurrent.

La mort de centaines de femmes et d’enfants palestiniens est un désastre humain qui doit susciter en tout homme l’horreur et la compassion. En conséquence de quoi, il est légitime d’aller casser la figure à un juif de France qui n’y est pour rien. Sans doute parce que ces gens-là, c’est bien connu, forment un lobby. Tout juif est complice.

Que soutiennent-ils, en tant que quoi manifestent-ils, ceux qui cassent du juif, et ceux qui manifestent contre l’opération israélienne ?

Soutiennent-ils le Hamas ? Savent-ils que les textes de référence de ce mouvement n’ont rien à envier à ceux du Parti nazi ? Que son objectif déclaré est de tuer les juifs et de détruire Israël ? Veulent-ils qu’Israël reçoive éternellement ses missiles sans réagir ? Savent-ils que l’intrication des combattants et des civils est telle, à Gaza, que faire le tri lors d’une opération militaire est d’une extrême difficulté ?

Réagissent-ils en tant qu’Arabes ? Mais ils sont français, et en quoi un Français est-il impliqué dans un conflit international, sinon au nom de la justice universelle ? Réagissent-ils alors au nom de la justice universelle ? En tant qu’êtres humains ? Mais alors, pourquoi ne se révoltent-ils pas quand on massacre les Indiens du Chiapas, les Tibétains ? Pourquoi les centaines de milliers de morts, les inconcevables cruautés perpétrées au Darfour ne les jettent-ils pas dans les rues ? Tout de même pas parce qu’elles sont le fait des milices d’un régime islamiste ? Pourquoi ne trouvent-ils pas étrange que les communautés juives aient quasiment disparu de tous les pays arabes, après persécutions et spoliations ? Pourquoi ne réclament-ils pas, au nom de la justice, le droit au retour des juifs chassés ? (Lire la suite)

PROPAGANDE PARANOÏAQUE

S’ils réagissent en tant qu’Arabes, où étaient-ils quand les Syriens ou les Jordaniens massacraient dix fois plus d’Arabes, palestiniens ou non, que Tsahal ? Savent-ils que l’un des rares endroits du Moyen-Orient où les Arabes bénéficient de droits démocratiques, c’est Israël ? Savent-ils que, pour la liberté, la démocratie, les droits de l’homme, il vaut infiniment mieux être arabe en Israël que juif dans un pays arabe, et, à bien des égards, qu’arabe dans un pays arabe ?

Savent-ils qu’Israël soutient financièrement la Palestine, soigne les Palestiniens dans ses hôpitaux ? Que les deux millions d’Arabes israéliens ont leurs députés ? Savent-ils que, si la haine antijuive et le négationnisme se déchaînent dans les pays arabes, attisés par une propagande paranoïaque, qui n’hésite pas à faire usage du faux antisémite des Protocoles des Sages de Sion, la réciproque n’est pas vraie ? Que si de nombreux Israéliens défendent les droits des Arabes, rarissimes sont les Arabes qui défendent des juifs ?

Réagissent-ils en tant que communauté opprimée ? Mais alors, pourquoi les Noirs de France ne s’en prendraient-ils pas aux Arabes qui les exterminent au Soudan ? Pourquoi la communauté indienne ne manifesterait-elle pas contre les régimes arabes du Golfe qui traitent leurs « frères » comme des esclaves ? Voilà qui mettrait de l’ambiance dans la République !

Réagissent-ils en tant que musulmans ? Mais où étaient-ils quand on les massacrait en Bosnie, en Tchétchénie, en Inde ? Leur silence ne s’explique tout de même pas parce que les massacreurs n’étaient pas des juifs, n’est-ce pas ? Savent-ils que les musulmans d’Israël pratiquent librement leur culte ? Que l’université hébraïque de Tel-Aviv abonde en jeunes filles voilées ? Combien de juifs en kippa au Caire, à Damas, à Bagdad ? L’exigence de justice est-elle à sens unique ?

On finit donc par se dire que ces manifestations, les violences et les cris de haine qui les accompagnent ne sont motivés ni par la compassion envers les victimes palestiniennes, ni par le souci de la justice, ni même par la solidarité religieuse ou communautaire, mais bien par la bonne vieille haine du juif. On peut massacrer et torturer à travers le monde cent fois plus qu’à Gaza, le vrai coupable, le coupable universel, c’est le juif.

Une poignée de juifs qui transforment un désert en pays prospère et démocratique, au milieu d’un océan de dictatures arabes sanglantes, de misère, d’islamisme et de corruption, une poignée de juifs qui, en outre, décident de ne plus être victimes, voilà qui est insupportable. Il faut donc bien que les juifs soient coupables, sinon où serait la justice ?

Pierre Jourde, romancier, critique littéraire, professeur à l’université de Grenoble-III

L’association Avocats sans Frontières attaque le Hamas

L’Association Avocats Sans Frontières ainsi que d’autres O.N.G., ont pris la décision de porter plainte auprès du Procureur de la Cour Pénale Internationale, contre les principaux dirigeants du Hamas pour crimes de guerre et crimes contre l’Humanité en raison de l’utilisation par cette organisation de « boucliers humains ».

Une délégation se rendra en outre à l’Elysée pour demander à Monsieur le Président de la République de saisir le Conseil de Sécurité des Nations Unies et la Cour Pénale Internationale.

Il est rappelé que, tant le droit international, que les principales organisations des droits de l’Homme, considèrent une telle instrumentalisation des civils comme des violations graves du droit international.
En suite de son communiqué en date du 13 janvier 2009, l’Association Avocat Sans Frontières tient à préciser ci-après, les cinq griefs légaux qui seront utilisés auprès du Procureur près la Cour Pénale Internationale de La Haye, à l’encontre des dirigeants politiques et militaires du mouvement Hamas, coupables de crimes de guerre :
– viser délibérément la population civile israélienne ;
– tirer des missiles et des obus à partir de zones civiles (écoles, hôpitaux…) ;
– utiliser des symboles humanitaires tels que des ambulances pour tenter de jouir de l’impunité ;
– recruter, former des enfants à la guerre, les utiliser comme boucliers humains ;
– appeler publiquement au génocide ou à l’assassinat pour des raisons religieuses ou raciales (charte du Hamas).
Une requête à Monsieur le Président de la République française va être déposée par Avocats Sans Frontières, soutenue par d’autres O.N.G. aux fins de voir le Chef de l’Etat français saisir Monsieur le Procureur près la Cour Pénale Internationale de La Haye, conformément à ses prérogatives.

Fin de l’opération  »Plomb durci » : le dernier des soldats de Tsahal s’est retiré de Gaza

Tous les effectifs mobilisés durant les 3 dernières semaines, restent déployés en bordure du territoire côtier pour parer à toute éventualité. Tsahal n’hésitera pas à riposter à toute escalade. Pour rappel, les Palestiniens ont tiré mardi 12 obus de mortier en direction d’Israël, 8 ont explosé en zone palestinienne et 4 dans la région de Kissoufim, violant de façon flagrante le cessez-le-feu déclaré séparément par Israël et le Hamas dimanche.

Dimanche 25 janvier, la communauté de Villeneuve St Georges inaugure un Sefer Torah, suite à l’incendie volontaire…

Les tensions au Proche-Orient, ont à nouveau, provoqué, ce que nous redoutions tous : l’importation injustifiée et malheureuse sur le territoire national de la violence.

Dans la nuit du mercredi 14 au jeudi 15 janvier dernier, notre lieu de culte, notre synagogue, à été la cible d’un incendie volontaire. Si celui-ci – qu’à D.ieu ne plaise – s’était propagé, il aurait pu causer des dégâts irrémédiables à l’arche sainte et aux Siffrei thora.

Qu’il nous soit ici permis, de vous faire état de notre plus profonde indignation et inquiétude face à cet acte injuste, lâche et ô combien méprisable, que nous dénonçons vivement.

Nous attendons avec hâte, les suites de l’enquête et espérons sérieusement que les auteurs de cette agression seront arrêtés et jugés comme il se doit, en vertu des principes fondateurs de notre République.

Le rassemblement tenu vendredi 16 janvier dernier à 14h en notre synagogue, en présence de nombreux élus, dont Madame le Maire de Villeneuve-saint-Georges, Sylvie ALTMAN, de représentants des différents cultes, du Président du Conseil général du Val-de-Marne, de représentants du CRIF, du CCJ…nous a fait chaud au cœur. Il montre à quel point, il n’y a qu’ensemble, tous mobilisés au plus haut niveau, quelles que soient nos différences et convictions, que nous pourrons endiguer l’insupportable regain actuel des actes antisémites en France.

Ainsi, grâce au courage et à la détermination des fidèles, mais aussi grâce aux mesures de sécurité prises par la municipalité, le Ministère de l’Intérieur et par la Préfecture nous avons pu rouvrir la synagogue dès le vendredi soir pour y accueillir les fidèles et procéder aux offices, malgré une certaine tristesse et l’odeur désagréable.

L’Association Communautaire Israélite de Villeneuve Saint Georges sous le hautpatronnage du Grand Rabbin de Créteil Rav SENIOR est heureuse de vous inviter en présence de nombreux Rabanim à l’inauguration d’un SeferTorah offert par les familles FOGEL & BlRS à la mémoire de Hanan Fogel Dimanche 25 janvier 2009 29Teveth5769 à partir de 12h30 au Centre Communautaire 10 rue Marcel Dadi – 94320 Thiais
Le Sefer Torah sera ensuite introduit dans la synagogue de l’ACIV 3 rue Berthelot à Villeneuve Saint Georges. Animation Musicale – Repas

C’est avec un grand plaisir que nous convions tous ceux qui souhaitent soutenir notre Communauté, à cette importante Cérémonie conviviale.

Venez nombreux !
Le Comité de l’ACIV
Et le Rabin

Tsahal a découvert les plans des positions terroristes

Rapidement traduits en hébreu, ces précieux documents ont été photocopiés puis distribués aux combattants, ce qui a permis aux soldats de Tsahal de prévenir bien des dangers qui les attendaient dans la Bande aux mains des milices du Hamas…

Israël a officiellement annoncé voilà quelques jours qu’au début de son opération terrestre dans la bande de Gaza, les forces de Tsahal ont trouvé les cartes indiquant l’emplacement des tireurs d’élite, des mines et des bombes piégées que les terroristes avaient disposés dans la région très densément peuplée d’Al-Atara. Ces cartes, qui ont été aussitôt traduites en hébreu par les services de renseignement, photocopiées et distribuées aux unités sur le terrain, ont permis aux soldats de Tsahal de savoir exactement quels étaient les endroits dangereux et où ils devaient faire particulièrement attention lors de leur progression sur les axes de cette région.

Le chef des Renseignements de Tsahal, le général Youval ‘Halamich, qui a présenté cette carte aux correspondants de presse militaires, affirme qu’elle est très détaillée et donne des indications précises sur les préparatifs des terroristes. Nul doute que la saisie de cette carte par Tsahal dès les premières phases des opérations militaires a permis aux forces se battant dans cette région de faire preuve de précautions et de vigilance accrues grâce aux informations nouvelles et précises tombées entre leurs mains.

Le général Youval ‘Halamich a précisé que le commandement du Hamas avait divisé la région d’Atara, dans les faubourgs de la ville de Gaza en plusieurs districts en indiquant sur cette carte l’emplacement des mosquées, des principaux magasins, des stations-essence, etc. Les positions du Hamas y étaient soulignées avec des couleurs différentes, tout comme l’emplacement des tireurs d’élite et des mines posées au bord des routes afin de donner aux miliciens une description précise de la situation… sans savoir que cette carte serait si utile aux soldats de Tsahal ! La carte montre encore que les terroristes avaient placé des charges explosives aux portes des maisons des habitants de Gaza en supposant qu’elles seraient activées si les soldats y entraient afin que ces bâtisses s’effondrent sur eux – sans tenir compte du fait que les habitants palestiniens seraient eux aussi atteints…

Ce document montre par ailleurs que le Hamas avait placé des charges importantes à proximité des mosquées ainsi que des stations de gaz et d’essence de ce quartier. Il s’agissait de différentes catégories de mines enfouies dans le sol : des mines antipersonnelles censées atteindre les soldats, des mines antivéhicules de forte puissance pour toucher les tanks et les transports de troupes blindés, ainsi que d’autres mines à système de mise à feu perfectionné.

Le général ‘Halamich a aussi annoncé que c’est grâce à l’arrestation de nombreux membres du Hamas et à leur interrogatoire serré que la carte est parvenue entre les mains de Tsahal. Il l’a présentée aux journalistes avec sa traduction en hébreu. Selon lui, les terroristes du Hamas ont empêché les familles des habitants de plusieurs quartiers de Gaza de quitter leur maison pour trouver d’autres abris, les contraignant à rester sur place car ils souhaitaient que le nombre accru des victimes civiles décuplerait les critiques internationales contre Israël…

Israël Katsover