Yechivat Kaits : Visite des lieux hassidiques de Paris
Devant le 22 rue Lafitte…
Après le Séder d’étude du matin, les Barou’him de la Yéchivat Kayits ont visité mercredi , en compagnie de Mendi Arnauve, le 22 rue Lafitte Paris 9ème. A cette adresse, le Rabbi Rachab avait tenu un Farbrenguen en 1901, lorsqu’il se trouvait en France pour des raisons de santé. Le Rabbi Rachabdans une de ses lettres avait précisé l’adresse de l’hôtel où il a résidé et le motif de son voyage en France. (actuellement, ce n’est plus un hôtel).
Ensuite les Barou’him se sont rendus au 39 avenue de l’Opéra Paris 2ème, où se situe l’Hotel Edouard VII où le Rabbi avait pris ue chambre lorsqu’il était venu chercher sa mère, la Rabbanit ‘Hanna, qui avait quitté la Russie en 1947. Les élèves ont visité la salle dans laquelle le Rabbi avait organisé un Farbrenguen. Ceci est aussi mentionné dans une lettre du Rabbi qui porte l’enseigne de cet hôtel.
Avenue de l’Opéra, devant l’hôtel Edouard VII…
Sortie du jeûne de Tichea Beav à Aubervilliers
lemonde.fr : Birobidjan : frontière juive
Les enfants portent une bougie dans chaque main. Ils respectent un semblant de chorégraphie. « Je te chaaante, mon pays natal ! », lance le choeur en russe. Les parents, l’oeil humide, tapent dans leurs mains ou immortalisent l’instant. C’est la fête de fin d’année dans la petite salle étouffée par la chaleur, au premier étage du centre de la communauté juive. Pendant plusieurs semaines, on a joué, on a dansé, on a surtout appris des rudiments de la culture locale. Accrochés au mur, au-dessus des petites têtes, figurent leurs dessins colorés et naïfs à la gloire du Birobidjan. Lire l’article sur le site lemonde.fr
Conclusion du programme d’étude de l’après midi du Beth Hamidrach Menahem
Photos : Haim Djian
Une fête a été organisée pour la conclusion du programme d’étude de l’après midi du Beth Hamidrach Menahem, au local du 8 rue Lmartine à Paris :
Sioum Massehet Midot, séouda et récompense aux étudiants.
Tout au long du mois de juillet, le Rav Mendi Uzan a réuni de nombreux jeunes gens pour un après-midi d’étude au Beth Loubavitch. La motivation et l’assiduité des participants fut remarquable. De part leur ardeur, huit talmidim ont mérité de se voir offrir un séjour d’une semaine au séminaire de lAlpe Huez.
La Yechiva Kayitz s’est poursuivie à Paris
La yechiva Kayitz s’est poursuivie aujourd’hui. Les barou’him – après avoir étudié le matin, sont partis en bus visiter le Beth Habad de Courbevoie avec Rav Chlomo Bensoussan ainsi que celui de Sèvres avec Rav Fraenckel et enfin le futur Mikvé de Versailles : Rav Ezère Cohen a expliqué de nombreuses Hala’hot à ce propos.
A St Germain en Laye, Rav Mendel Sebag a lui aussi raconté de nombreuses anecdotes sur son Beth Habad et l’important travail accompli par tous les chlou’him de la région parisienne.
Chlihout au pays des Cow-boys
col.org.il
Yechivat Kayits 5769 à Criel
Photos : Isser Lubecki
Les enfants ont bien profité de toutes les activités proposées durant ces deux semaines inoubliables : Mikvé, ‘Hassidout, Tefila, étude approfondie des textes, sorties et activités sportives.
Le programme continue avec l’étude le matin au local et une après-midi éducative l’après midi.
Gan Israel 5769 : Epinay – album N° 7
Talmud Torah du Beth Habad de Créteil : rentrée le dimanche 6 septembre 2009
Gan Israel 5769 : Clichy – Paris 17
Un Talmud Torah au Beth Habad de Fontenay sous Bois
Gan Israel 5769 : Epinay – album N° 6
Un veau à 5 pieds ça existe… Mais est-il cachère?
C’est la question que le Rav Elyahou Edelman (à gauche) a posé au Av Beth Din de Paris, Le Rav et Dayan Yermiyahu Cohen (au centre) . En effet, dans son abbatoire se trouvait un veau possédait un cinquième pied collé à l’un des pieds.
La question est de savoir si ce cinquième pied touche le sol pendant le déplacement de la bête.
La réponse étant négative, la bête est cachère!
12 tonnes de vêtements – 12 tonnes d’amour
Le 26 Juillet arrivera au port d’Ashdod un container de 12 tonnes de vêtements qui seront entreposés dans le Yechouv Shilo, dans la région de Binyamin, suite a une collecte effectuée sur la région parisienne.
Des milliers de juifs ont montré pour la énième fois leur solidarité, leur amour et leurs encouragements envers leurs frères et sœurs en Israël.
« 12 heures pour Tsahal », lundi 17 août 2009 au départ de Natanya
Cher Ami d’Israël, de Tsahal et de 100% LaHayal,
C’est avec une grande joie que nous vous invitons à nous rejoindre à l’occasion des « 12 heures pour Tsahal », la sortie publique annuelle que nous organisons dans une base de Tsahal pour la 5ème année consécutive.
Cette année, la visite est prévue pour le lundi 17 aout au départ de Natanya, Tel Aviv et Jérusalem.
C’est une occasion merveilleuse, pour vous, de partager le quotidien de notre association qui œuvre sans répit pour le bien être des soldats.
Ces visites aux bases, que 100% LaHayal réalise toutes les semaines, sont des moments très importants dans le quotidien des soldats. Ils ont besoin de ce soutien moral, spirituel et matériel.
Lors de l’opération « Plomb durci » en 2008 à Gaza, pour faire cesser les tirs de roquettes quotidiens sur le sud d’Israël, grâce à votre aide et à vos dons, 100% LaHayal a distribué des milliers de colis de nourriture, de sous vêtements, de produits d’hygiène et de gilets polaires.
Nous comptons sur la présence de tous ceux qui aiment Israël et qui veulent montrer à nos soldats combien ils sont chers à nos yeux, lors de cette journée exceptionnelle pour renforcer le moral de nos enfants, soldats de l’armée d’Israël.
Tous les membres de 100% LaHayal ont servis dans Tsahal ou ont leurs enfants sous les drapeaux à l’heure actuelle.
Retrouvez des clips de la visite de 2008 sur notre site à la rubrique « vidéos ».
La présence de chacun est primordiale pour nos HaYalim,
Daniel Pinto – Président de 100% lahayal
Récit : De Yad Vachem aux institutions Chneor
Voici l’histoire d’un Séfer Torah racheté à l’Institut Yad Vachem (institution centrale destinée à collecter et à immortaliser les événements de la Shoah) telle qu’elle a été rapportée par celui qui l’a offert à Yad Vachem.« Comme des millions d’autres malheureux Juifs, mon père fut raflé et envoyé dans le camp d’extermination dont le nom à lui seul faisait trembler : Bergen Belsen Par chance pour lui, les Nazis avaient besoin d’esclaves et, comme il était capable de travailler, il ne fut pas tué de suite mais condamné à travailler de façon inhumaine.
Chaque jour, il devait, horrifié, assister à l’extermination massive de milliers de Juifs conduits sans ménagement comme des troupeaux à l’abattoir vers les chambres à gaz, que D.ieu venge leur sang ! Son cœur versait des larmes de sang à la vue des scènes atroces qui se produisaient continuellement.
Un jour, alors qu’un groupe de Juifs passait près de lui sous une lourde escorte de soldats SS, véritables émissaires du Satan, il aperçut un Juif qui portait un un gros paquet. Celui-ci s’approcha de mon père et lui fourra le paquet dans la main tout en murmurant, bouleversé : « Je sais que je marche maintenant sur mon dernier chemin ! Je t’en supplie, écoute mes dernières paroles, mon testament : sauve par tous les moyens possibles ce paquet qui contient un Séfer Torah et une ancienne paire de Tefilines qui ont été écrits il y a plus de cent ans ! »
Sans que j’ai pu réagir, je me suis retrouvé avec ce paquet sous le bras tandis que le Juif retournait dans son groupe : son visage reflétait presque un soulagement bien que mon père remarquât qu’il subit une volée de coups assénés avec cruauté par l’un des gardes. Chargé du précieux paquet, mon père se cacha dans un coin reculé et, avec un de ses compagnons, il l’ouvrit et palpa avec précaution ces objets de culte. (Lire la suite)
Emus, ils se demandèrent comment les protéger et les conserver sans mettre leurs vies en danger. Ils décidèrent de couper le Séfer Torah en deux en déchirant les nerfs qui relient les différents parchemins. Ils enroulèrent chacun des deux morceaux autour des « Etz ‘Haïm », des colonnes de bois sur lesquels les pages sont fixées, et c’est ainsi qu’ils parvinrent à sauver le Séfer Torah qu’ils tenaient précieusement contre leurs cœurs : c’était le moyen le plus sûr de respecter les dernières volontés d’un Juif assassiné et de sauver ce Séfer Torah.
Une seule fois, ils furent obligés de se séparer du Séfer Torah : la rumeur se répandit de bouche à oreille que les Nazis allaient organiser une fouille généralisée sur les corps des travailleurs afin de vérifier qu’ils ne cachaient pas de nourriture ou d’autres objets.
Chacun savait parfaitement ce qu’encourrait celui qui serait trouvé porteur de quoi que ce soit. Bien vite, ils emballèrent le Séfer Torah dans des chiffons et le cachèrent dans le sol. Une fois la fouille terminée sans incident, ils reprirent le Séfer Torah car ils savaient que, dans le sol, il risquait de s’abîmer. A nouveau, ils l‘enroulèrent contre leur cœur et, ainsi, ressentirent qu’ils agissaient comme il convient malgré le danger. Au contraire, ils étaient persuadés que le mérite de cette Mitsva les protégeait. La guerre finie, les deux déportés avaient survécu à des millions de leurs frères. Démunis de tout, ils n’avaient pas de logement et durent séjourner de façon provisoire dans le camp d’extermination de Bergen Belsen. Là, les deux parties du Séfer Torah furent réunies et il put ainsi être réutilisé par les rescapés.
Mon père se maria et c’est ainsi que je suis né dans le camp, continue Rav M.. Ma Brit Mila fut la première à être célébrée dans le camp. Par la suite, mes parents émigrèrent aux États-Unis. A cause des tribulations de cette période, le Séfer Torah n’était plus cachère mais était l’objet le plus précieux aux yeux de mon père et de ceux qui connaissaient son histoire : un Séfer Torah qui avait été légué comme la dernière volonté d’un déporté inconnu à deux Juifs qui se consacrèrent à le sauver coûte que coûte et qui se dévouèrent pour cela corps et âme. Dans son testament, mon père légua ce Séfer Torah à son fils aîné qui était né dans le camp d’extermination c’est-à-dire moi ainsi qu’à son camarade qui habitait dans son quatier et qui avait lui aussi contribué à ce sauvetage. Quand je me suis approché de cet ami de mon père, il déclara : « Ce qui m’incombait, je l’ai déjà fait ; D.ieu merci, le Séfer Torah a été sauvé et, maintenant, il ne convient pas de le déchirer à nouveau. Tu peux le garder pour toi ! ».
Par la suite, ce Séfer Torah a été légué par Rav à l’Institut Yad Vachem afin d’en immortaliser l’histoire. Dernièrement Monsieur O. est passé là-bas. Cette histoire l’a beaucoup ému et il décida que ce Séfer Torah qui avait survécu à tant d’épreuves ne devrait pas simplement être gardé comme souvenir du dévouement de ces deux Juifs dans des circonstances extrêmes mais il devrait servir à d’autres Juifs. Il conviendrait donc de le faire réparer afin qu’il redevienne cachère et qu’il puisse servir à des Juifs dans un endroit digne de lui. Quand Monsieur … réfléchit, il décida que non seulement le Séfer Torah devait être réparé mais il devrait également sauver des Juifs. C’est ainsi qu’il décida de l’acheter au prix fort et de trouver une institution digne d’être aidée et même sauvée et de lui offrir ce Séfer Torah. Les lettres corrigées seraient vendues dans le seul but d’aider cette institution qui s’investit dans l’éducation des enfants juifs afin de les sauver d’une mort spirituelle. Ainsi ce Séfer Torah – sauvé par le dévouement de deux Juifs – continuerait à préserver la santé spirituelle des communautés juives. Il décida donc de l’offrir aux Institutions Chné Or en France, connues depuis cinquante ans pour éduquer et vraiment contribuer au sauvetage spirituel de milliers d’enfants – aussi bien achkenazes que séfarades – qui ont défilé dans ses locaux : ceux-ci perpétuent la voie de leurs ancêtres ; certains d’entre eux ont ainsi véritablement pu être sauvés de l’assimilation.
Par cela, Monsieur O est certain que le mérite du Séfer Torah protégera ces Institutions Chné Or ; le mérite de l’éducation juive prodigué par les Institutions Chné Or saura prolonger le mérite des deux Juifs qui ont sauvé ce Séfer Torah.
Grande interrogation générale des Talmud Torah du Consistoire
Le Service Educatif a organisé pour la première fois cette année, un évènement d’une grande importance qui marque un tournant dans l’histoire du Talmud Torah. Il s’agit d’un bilan de fin d’année qui a eu lieu le Dimanche 14 Juin 2009 dans les locaux de l’école Beth Hanna.
Cet examen avait pour objectif de mettre tous les élèves dans les mêmes conditions pour obtenir le diplôme qui détermine leur passage en classe supérieure.
Après plusieurs mois de préparation, le grand jour est enfin arrivé. Une organisation digne d’un examen national était en place. En effet, chaque enfant avait un badge avec un numéro qui correspondait à son nom et prénom afin que sa copie soit anonyme. De plus, les enfants ont été répartis dans les classes de manière aléatoire, ceci afin que des élèves d’un même centre ne se retrouvent pas ensemble. Il existait aussi deux types de sujets pour chaque niveau de façon à ce que deux élèves, côte à côte, n’aient pas la même copie.
Tout a été pensé et mis en place pour que les enfants passent leurs examens dans des conditions optimales. (Lire la suite)
Le contrôle s’est déroulé en deux sessions, les enfants étaient convoqués à 9h30 ou à 10h30 pour passer deux épreuves : une à l’écrit et l’autre à l’oral.
A l’écrit, les élèves étaient interrogés sur les dinims des fêtes juives sous forme de 30 QCM. Afin de les aider, un site internet avec un tas de questions sur les différentes fêtes juives avait été mis en place au cours de l’année. Ce site a permis aux élèves de s’entraîner régulièrement, de tester leurs connaissances et de se préparer de la meilleure façon au test de fin d’année. Les brillants résultats témoignent de l’efficacité de cette initiative.
A l’oral, les examinateurs ont noté la capacité des enfants à lire des mots ou des phrases selon le niveau, en tenant compte de la vitesse de lecture, de l’hésitation de l’élève, de la prononciation, etc.
Pour réussir cet examen, il est nécessaire que l’élève ait la moyenne à l’écrit ainsi qu’à l’oral, faute de quoi il ne reçoit pas le diplôme de réussite à l’examen.
Le grand contrôle de fin d’année a permis de rassembler près de 2 000 élèves grâce à D… et ils ont tous réussis avec succès.
Cet évènement mémorable s’est terminé dans une ambiance très chaleureuse grâce à une chorale nommée la Haftara Club avec la présence du Rav David MESSAS, Grand Rabbin de Paris et du Président du Consistoire de Paris et du Consistoire Central, Dr Joël MERGUI. Le Hazan Haïm SUDRY de la synagogue de la Roquette a enseigné à une jeune équipe la Haftara Rony Vesimhi qui se lit deux fois par an, pour ‘Hannoucca et pour la Paracha Béalotra. Leurs chants et leur passion ont résonné dans les salles de l’école, installant ainsi dans la mémoire de chacun, le souvenir inoubliable de cette belle journée.
Hilloula du Or Ha’haim Hakadoch au 770 de Kfar Habad
צילומים: ברלה שיינר, COL
Rabbi Haïm Ben Attar “Or Hahaïm Hakadoch”
La ville de Salé, à l’extrémité du Maroc sur l’océan Atlantique, n’était pas grande. Il y vivait une communauté juive peu nombreuse, mais qui a laissé des traces dans l’histoire d’Israël, grâce au Or Hahaïm, ‘Haïm ben Attar, qui y est né et y a grandi, jusqu’à ce qu’il ressente le besoin de partir en Terre Sainte et à Jérusalem, où il repose.
Il est né en 5456 (1696) dans la famille Ben Attar (originaire de l’Espagne arabe, « attar » signifiant «parfum» ou «vendeur de parfums»), et a étudié la Torah avec son grand père, dont il porte le nom, comme il le raconte dans l’introduction à son livre ‘Hefets Hachem : « J’ai étudié la Torah avec mon maître et grand-père, qui était un grand Rav, très connu, pieux et humble, Rav ‘Haïm Ben Attar de mémoire sainte et bénie, de qui en son temps j’ai bu les eaux vives. Depuis ma naissance j’ai grandi sur ses genoux, et j’ai absorbé ses paroles merveilleuses. Il était tellement pieux que je dirais presque qu’il n’a jamais dormi une moitié de nuit entière. Il passait même les nuits de Tamouz à dire des lamentations sur la destruction de la Maison de D., en pleurant abondamment comme une veuve, et il finissait la nuit en étudiant avec moi et d’autres qui, comme moi, étaient ses descendants. » A Salé, il gagnait sa vie par son travail, qui, nous dit la tradition, était le tissage de vêtements, surtout des vêtements de luxe tissés de fils d’or et d’argent. (Lire la suite)
A cette époque-là, le gouverneur de Salé était sur le point de marier sa fille, et quand il entendit dire que le travail du Or Hahaïm était parfait et d’une grande précision, il décida de lui confier les vêtements de la mariée, à condition qu’ils soient terminés avant la fin de la semaine. Comme nous l’avons dit, le Or Hahaïm vivait de son travail, mais il avait un principe : à partir du moment où il avait gagné assez pour la semaine, il retournait à son étude. Les serviteurs qui lui avaient apporté les vêtements de la mariée eurent la surprise de l’entendre refuser ce travail. Ils revinrent le trouver une deuxième fois sur l’ordre du gouverneur, en le menaçant de mort s’il ne s’exécutait pas. Mais le Or Hahaïm resta ferme dans son attitude. Le gouverneur n’admettait pas qu’un juif refuse de lui obéir, et il ordonna de le jeter dans la fosse aux lions qui se trouvait dans sa cour, non sans avoir préalablement affamé les bêtes. Les serviteurs du gouverneur, qui l’avaient enchaîné pour le conduire aux lions, entendirent de loin le rugissement des fauves affamés. Mais le Or Hahaïm, sans s’émouvoir, se dirigea d’un pas ferme vers la fosse. Les serviteurs du gouverneur furent encore plus surpris quand les lions l’accueillirent en se rangeant en face de lui, remuant la queue et lui rendant les honneurs. Pendant ce temps-là, le Or Hahaïm avait sorti un livre des Psaumes et commencé à le réciter. Le gouverneur, qui s’était hâté de venir sur les lieux pour constater cette merveille de ses propres yeux, regretta énormément d’avoir porté atteinte au Or Hahaïm et ordonna de le libérer. Il lui donna également de riches cadeaux, en lui demandant pardon.
Ce n’est que l’une des histoires répandues dans la communauté d’Israël sur la grandeur du Or Hahaïm, dont même les bêtes sauvages avaient une crainte révérencielle.
Chez son beau-père Depuis sa jeunesse, le Or Hahaïm n’avait cessé de s’élever dans la Torah. Il finit par fonder une yéchivah dans sa maison, où il enseignait la Torah en public sans recevoir aucun salaire, car depuis sa jeunesse il avait entrepris d’étudier et d’enseigner. En 5492 (1732), il était encore à Salé. Cette année-là fut imprimé à Amsterdam son livre ‘Hefets Hachem, des commentaires sur la Guemara, mais les persécutions l’obligèrent à quitter la ville de sa naissance, et il partit à Meknès, puis à Fès, où il étudia pendant quelques années avec certains disciples et amis. Sa maison était grande ouverte à tous, et à plus forte raison aux benei Torah qui s’y pressaient. De plus, son cœur était ouvert à tous ceux qui avaient besoin de lui, et il aidait les pauvres de tout son pouvoir et au-delà. Il avait pris en charge les besoins des benei Torah, et toutes les semaines il achetait un veau pour Chabath, l’égorgeait et distribuait la viande aux talmidei ‘hakhamim pour qu’ils aient de quoi manger en l’honneur du Chabath.
On raconte qu’une semaine, une épidémie éclata dans le bétail de Salé, et toutes les bêtes qu’on égorgea en l’honneur du Chabath s’avérèrent treifa, à l’exception du veau égorgé pour le Or Hahaïm. L’un des habitants, un homme très riche et honoré, qui regrettait beaucoup de ne pas pouvoir manger de viande le Chabath, alla trouver le Or Hahaïm pour lui demanda de lui en donner un peu, à n’importe quel prix. Celui-ci refusa, expliquant que toute la viande était consacrée aux besoins des talmidei ‘hakhamim qui venaient recevoir leur part en l’honneur du Chabath. Pendant qu’ils parlaient arriva l’un des pauvres qu’il aidait régulièrement, et le Or Hahaïm lui donna sa part. Le riche fut très blessé de ce qu’il n’y avait rien pour lui alors que ce pauvre en haillons avait reçu une part généreuse, et dans sa colère il lança des paroles de mépris au pauvre, qui était un grand talmid ‘hakham. Le Or Hahaïm ne voulut pas discuter avec lui, et il s’en alla sans avoir obtenu ce qu’il voulait.
Cette nuit-là, le Or Hahaïm rêva qu’il était condamné à l’exil pendant une année entière pour n’avoir pas défendu le talmid ‘hakham que ce riche avait insulté. Il accepta ce décret. La semaine suivante, il sortit de chez lui et entreprit une année d’un véritable exil. Il ne dormait nulle part plus d’une seule nuit, et partait ailleurs dès le lendemain matin, pour poursuivre son exil. Il fut souvent assailli par la faim, mais accepta cette épreuve à cause de l’offense subie par un talmid ‘hakham.
En constatant qu’il était accablé d’adversités, le Or Hahaïm décida que le moment était venu de monter vers la ville sainte : « Hachem éclaira mon esprit, et je compris que cette épreuve n’était destinée qu’à m’inciter à partir vers l’endroit dont je rêvais, le lieu de la Chekhinah, la ville élevée et chère au Maître du monde, souveraine dans le monde d’en haut comme dans celui d’en bas. Je me suis armé de tout mon courage et j’ai affronté de grands dangers en voyageant dans des zones désertiques, pour arriver au pays auquel j’aspirais, le lieu pur, Erets-Israël. Car pour les pays des peuples du monde, leur terre, et jusqu’à l’air qu’on y respire, sont impurs. »
A Roch ‘Hodech Av de l’an 5501 (1741), il embarqua à Livourne avec un groupe de disciples, trente personnes en tout, pour Alexandrie en Egypte, d’où il devait rejoindre Jaffa, et de là, Jérusalem. L’un de ses disciples, Rav Avraham Ychmaël ‘Haï Sanguinetti, a décrit dans une lettre à son père qui vivait à Modène tout le voyage de Livourne jusqu’à Saint Jean d’Acre. Le bateau qu’ils avaient pris fit escale à Alexandrie, d’où le groupe voulait aller à Jaffa et de là à Jérusalem, mais le capitaine les conduisit à Saint Jean d’Acre, où ils arrivèrent fin Elloul 5501 (1741).
En fait, c’était un service que D. leur avait rendu, car il y avait une épidémie à Jaffa et à Jérusalem. C’est pourquoi le Rav établit sa yéchivah à Saint Jean d’Acre et y resta près d’un an, jusqu’au milieu de 5502 (1742). En Erets-Israël, il avait l’habitude de prier sur les tombes des tsaddikim. Il y allait avec ses disciples, que ce soit à Jérusalem ou à Safed et Tibériade en Galilée.
Quand il arriva à Safed, on l’accueillit chaleureusement, et on mit même à sa disposition le beith midrach de notre maître Rabbi Yossef Caro, auteur du Choul’han Aroukh, où, d’après la tradition, avait également prié le saint Ari. De temps en temps, notre maître et ses disciples partaient en « ziarot », pèlerinages sur les tombes des tsaddikim, des Tannaïm et des Amoraïm enterrés à Safed, Tibériade et dans les villages de Galilée. Ils s’approchèrent avec une émotion particulière de la tombe de Rabbi Chimon bar Yo’haï à Meiron, et bien qu’ils aient fait le chemin à dos d’âne, quand ils ont vu de loin la tombe de Rabbi Chimon bar Yo’haï au sommet de la montagne de Meiron, notre maître est descendu de son âne et a commencé à grimper à quatre pattes, en disant d’une voix amère : « Comment moi, qui ne suis rien, pourrais-je entrer dans un lieu de feu, où réside la flamme du Saint béni soit-Il et de sa Chekhinah, alors que toute l’escorte d’en haut et toutes les âmes des tsaddikim sont ici ! »
Quand il visita les lieux saints de Tibériade, le Rav ‘Haïm Aboulafia le supplia instamment de s’installer à Tibériade et de prendre la tête de la nouvelle communauté juive de cette ville. A la fin, notre maître décida d’établir sa yéchivah à Jérusalem, et à la fin de l’année 5502 (1742) il s’installa dans la ville sainte avec ses disciples. Son émotion en arrivant dans la ville sainte s’exprime dans une lettre où il décrit avec grand enthousiasme son premier Yom Kippour à Jérusalem : « J’ai vu une grande lumière au moment de Kol Nidrei (…) et au moment où j’ai ouvert le heikhal, c’était véritablement pour moi comme l’ouverture des portes du Gan Eden. Il y avait tant de luminosité dans la synagogue, chacun se répandait en supplications, chacun pleurait abondamment, dans son désir de voir construire le Temple, jusqu’aux falla’him [Note de l’éditeur : apparemment des paysans juifs qui habitaient les villages voisins de Jérusalem, Nebi Samuel et autres, et qui venaient en ville le soir de Kippour pour prier avec la communauté]. Croyez-moi, de ma vie entière je n’avais vu pareille splendeur.
Parmi ses disciples comptait le ‘Hida, qui avait dix-huit ans au moment où notre maître est monté à Jérusalem, et qui s’était joint à son groupe. Bien que notre maître n’ait vécu à Jérusalem que onze mois, le ‘Hida eut le temps de le servir et d’apprendre de lui la Torah. Dans son livre Chem Haguedolim, il parle avec beaucoup d’éloges de sa grandeur : « Et moi le jeune, j’ai eu le mérite de faire partie de sa yéchivah, mes yeux ont vu la grandeur de sa Torah, son extrême subtilité, son extraordinaire sainteté, et pour notre génération, le Rav avait une puissance impressionnante dans l’étude, il ressemblait à une source d’eau vive. On perçoit sa sagesse dans ses livres, mais cela ne représente qu’un dixième de sa profondeur, de la grandeur de son cœur et de son intelligence exceptionnellement acérée. Toute la journée planait sur lui un esprit de sainteté et de détachement envers ce monde, ainsi qu’une force spirituelle hors du commun. »
Notre maître ne vécut pas longtemps dans la ville sainte, et avant qu’une année se soit écoulée depuis son installation, il disparut de ce monde et rejoignit l’Assemblée céleste : « A cause des fautes de la génération, il tomba malade et mourut à l’âge de quarante-sept ans, le 15 Tamouz 5503 (1743) ».
La dernière année de sa vie sur terre, notre maître était éveillé la nuit de Hochanah Rabah et a dit le tikoun, son visage brillant comme la lumière du soleil. Sa face émettait des rayons de gloire, et il était semblable à un ange vêtu de blanc. Quand arriva minuit, il partit seul dans sa chambre, ôta ses vêtements blancs, se revêtit de noir, se prosterna de tout son long et se mit à pleurer amèrement. Il resta ainsi étendu jusqu’à l’heure de la prière. Après la prière il rentra dans sa chambre, s’étendit de nouveau à terre jusqu’à Chemini Atséret, puis il sortit vêtu de blanc. Après la fête, son disciple le ‘Hida demanda au saint Or Ha’Haïm la signification de ce comportement, et il répondit qu’il avait prié pour la venue du Machia’h et que sa prière avait été entendue. « Quand l’ange de la mort a vu que le mal était sur le point de disparaître, il a mis toutes ses forces à entraîner tout le monde à la faute, et il a réussi à tel point que la situation s’est retournée et que c’est la destruction qui a été décrétée ». Quand notre maître avait vu cela, il s’était prosterné et s’était mis à prier de toutes ses forces, au point d’accepter de prendre sur lui le poids du décret, sauvant ainsi toute sa génération. A cause de nos nombreux péchés, c’est ce qui s’est produit, il a disparu au courant de cette année-là. Et le ‘Hida termine en disant qu’il a compris de son discours qu’il était le Machia’h et qu’il était prêt à se révéler et à venir, mais qu’à cause de nos nombreux péchés cela n’avait pas pu se faire .
Notre maître est mort un Samedi soir, le 15 Tamouz au début de la nuit. A ce moment-là, à Medjiboz, le Ba’al Chem Tov venait de se laver les mains pour le troisième repas de Chabath (là-bas, le soleil n’était pas encore couché). Il a dit : « La lumière de l’Orient s’est éteinte », à savoir : notre maître le saint Ora’h ‘Haïm est mort. Au moment de sa mort, son ami le Rav ‘Haïm Aboulafia s’est évanoui à Tibériade au milieu de la prière et est resté sans connaissance pendant près d’une demi-heure. En reprenant conscience, il a raconté qu’il avait accompagné notre maître jusqu’aux portes du Gan Eden. Les Sages de Jérusalem parlent de sa mort dans leur lettre de recommandation pour le livre Richon Letsion, paru en 5503 (1743) : «Ce jour-là, tout le pays s’est mis à le pleurer, les Anciens de Sion étaient assis dans la poussière, les lamentations répondaient aux larmes, et partout on se réunissait pour faire son oraison funèbre. »
Sa tombe, sur les flancs du mont des Oliviers, compte au nombre des endroits saints où beaucoup de juifs viennent prier pendant toute l’année et en particulier le jour de sa Hilloulah, le 15 Tamouz.
Nouveau à Beitar Ilit : Formation de Rav / Chlia’h en trois ans – programme : cacherout -nida – chabbat – yom tov -…
Personne motivée uniquement, ayant suivi un cursus ‘Heder Yeshiva ou équivalent – rémunération de 3000 à 4000 nis par mois
Début du programme : Roch ‘Hodech ‘Hechvan 5770
Roch Kollel : Rav Mi’hael Chlomo ABICHID ‘ שיחי– rav kehilat ‘Habad Ramat Beth Chemesh א
Tel : 050 355 66 72 – nombre de places limitées
Le programme est sur trois ans et il est financé par le MACHON TORAH OHR
Programme :
préparer des chlou’him / futur responsables communautaires HABAD :
donner une compétence en ala’ha pour pouvoir répondre aux questions d’une communauté
Les sujet étudiés en matinée seront les suivant :
– lois de cachrout lait viande salage etc – poisson œuf lait pain et cuisson goy
– nida
– lois de deuil
– mézouza
programme d’après midi :
– lois de chabat –
– lois de téfila
– lecture de séfer tora
– yom tov
– pessah il y aura un chiour le matin et un chiour en après midi
interrogation le jeudi après midi sur l’étude de la semaine









-468.jpg)
-468.jpg)


