Tous les matins : – 7h30 (Paris), 8h30 (Israel) : Le Tanya du jour par le Rav Elkabats (en français) – 9h00 (Israel) : Téfila – 9h00 (Paris), 10h00 (Israel) :Hala’ha du jour par le Rav Barkats (en hébreu) – 9h10 (Paris), 10h10 (Israel) :Le Hayom Yom par le Rav Elkabats (en français)
Tous les mercredis soir à 20h00 : Commentaires sur la Paracha de la semaine par le Rav Barkats (en français)
A l’aube de la nouvelle année 5770, l’équipe du Bet Habad francophone de Jérusalem vous souhaite une bonne et heureuse année. Une fois de plus, le cri du chofar retentira des profondeurs des cœurs et des âmes là où les mots sont insuffisants pour témoigner notre attachement et notre désir de couronner le Roi des rois, le créateur de toute chose, le D. d’Israël et une fois de plus « comme à la surface de l’onde le visage répond au visage », Il répondra des profondeurs secrètes de Sa Divinité en inondant le monde d’une nouvelle lumière, telle qu’il n’y en a jamais eu depuis sa création, lui accordant un nouveau cycle de vitalité et à nous, une bonne année. C’est ainsi que le monde vit d’année en année au son du Chofar .
Cette année 5″770″ dont la valeur numérique signifie, au sens propre et figuré, « demeure du Machia’h » (bet machiah), sera certainement particulière. Surtout pour nous, juifs francophones : « 770 »équivaut aussi à la valeur numérique de « Tsarfat » France ; rappelons la prophétie d’ Obadiah (verset 20) et celle du Rabbi de Loubavitch. « Cet Exil des enfants d’Israël sera imposé jusqu’au retour à D. des juifs de France » et nous y sommes déjà parvenus .
Cette année le Bet Habad a offert à la communauté francophone d’illustres événements comme la réception du 19 kislev, les formidables soirées champêtres de Lag baomer et du 3 Tamouz la grande soirée–banquet du 10 shvat en association avec « Pit’hé-dé-karta »,celles de pourim et du 18 Elloul à Guilo, le Chabat Ahdout avant la fête de Chavouot, sans oublier le succès des soirées atelier pour adultes autour de la fabrication des Tsitsit pour les hommes et du pain de chabat, la « Hala » pour les dames, les riches farbrenguen tout au long de l’année et bien sur, les nombreux cours dans toute la ville.
Grâce à votre soutien et avec la certitude de sa constance, nous avons lancé, à la demande du Rabbi, une opération de soutien et de parrainage des soldats servant dans l’armée d’Israël, surtout auprès des jeunes soldats immigrants francophones. Des chabatot, des réunions, des fêtes, leurs sont organisés, un ‘Hitat (ouvrage de protection) est offert à chaque soldat le désirant. Récemment, nous avons ouvert une maison pour soldats isolés ou sans famille.
Dans un autre domaine, sensibles à la problématique de l’Alya au sein du foyer et pour les familles, nous avons ouvert un cabinet de conseil conjugal et familial animé par des spécialistes, professionnels du couple, de la famille et de l’éducation.
Tout ceci, en plus de la liste des activités du Bet Habad francophone de Jérusalem à travers la vie quotidienne de ses différents centres à Baaka, Pizgat-zeev, Guilo, et offrant une assistance à la population francophone sur tous les sujets de la vie juive depuis la naissance, la Brit milah, mariage, Tefilines …Mezouzot… Cachroute etc.. jusqu’à « la vie éternelle », avec un service de Azkarot et miniane au cimetière sans oublier la prise en charge de familles dans la détresse ainsi que le mariage de jeunes orphelines, et en toile de fond, le projet de réouverture de notre foyer « Bat Meleh »de formation pour Jeunes filles.
Avec l’aide de D., en 5″770″, au son du grand Chofar de la délivrance, nous étendrons encore notre action. Tout cela pour vous, avec vous et grâce à votre soutien et votre participation comme cela sied à la 22eme année d’activité de votre Bet Habad francophone de Jérusalem. De tout cœur et vers chacun au service de la communauté à la manière d’une grande réception offerte à notre guide, notre maître, notre juste Roi Machia’h à jamais : en préparation de sa très proche victoire finale, celle de la délivrance complète et vraie Que le bon D. vous accorde à vous et à vos proches, santé, réussite et bonheur et qu’Il exauce vos prières pour le bien.
Une cinquantaine de hassidim se sont joint au groupe dirigé par le Rav L.Y Kahn afin de se rendre sur les tombes et lieux saintx des Tsadikim en Ukraine. De Meziboz à Anipoli en passant par Kiev, le groupe a pu se recueuillir sur ces differents lieux qui ont marqué l’histoire juive en Ukraine,notamment le Beit Hamidrach du Baal Chem Tov, entièrement reconstruit, ainsi que les vestiges de la Yeshiva du Maharcha.
A la lumière du succès des ateliers d’activités de Pessah dont ont profité plus de 2000 enfants, les institutions kesher et le Centre ohr menachem – ashdod présentent un programme éducatif unique pour l’année תש »ע (2009-2010. Ce programme effectif pour la période du 6 au 24 septembre 2009, anticipant les congés des fêtes du mois de Tishri : Rosh Hashanah, Yom Kippur, Soukkot, et Simhat Torah.. Objectifs du programme Sensibiliser les enfants à des valeurs fondamentales comme celles de l’engagement et de la responsabilité, du respect et de la tolérance, puisqu’ils sont appelés à être la génération future. Se former par le biais d’une expérience créative, interactive et agréable, à travers les arts manuels, le théâtre, le chant.
Lieu Dans le cadre magnifiquement décoré du Centre d’activtés Or Menahem, au 17, rue Sapir, à Ashdod.
Programme Les enfants deviendront familiers des fêtes de Tishri, des rites et coutumes qui leur sont propres et de leur message, avec l’aide de notre équipe professionnelle : -fabrication de shofars avec des cornes véritables, -représentations théâtrales réalisées par les enfants eux-mêmes, -ateliers d’expression corporelle et de danse pour Simhat Thora, -concours de fabrication de soukkoths -jeux divers
Le fils d’Ilan Ramon s’est tué dimanche 13 septembre dans un accident militaire, alors qu’il volait à bod d’un F-16 de l’aviation israélienne, au sud d’Hébron. C’est une véritable tragédie qui continue pour la famille du premier astronaute israélien Ilan Ramon. Les forces de Défense israéliennes ont dû mener des recherches aériennes et terrestres dans la zone pendant environ 90 minutes avant de localiser le corps d’Assaf Ramon. Ilan Ramon, son père, faisait partie de l’équipe des 7 astronautes de la navette américaine qui s’était désintégrée en plein vol, le 1er février 2003. En 1981, Ilan Ramon avait participé au bombardement de la centrale nucléaire d’Osirak. Il était le fils d’un survivant de la Shoah. Le chef d’Etat major de Tsahal, Gabi Ashkenazi, s’est rendu au domicile de la mère d’Assaf, et de la veuve d’Ilan, Rona Ramon.
Vidéo sur Assaf Ramon, premier de sa promotion, avait obtenu son brevet de l’armée de l’air israélienne le mois dernier, et reçu ses ailes de pilote des mains du président israélien Shimon Peres.
Des dizaines de francophones se sont réunis à l’initiative du Beth habad-Loubavitch francophone de Jérusalem. pour fêter le 18 Elloul, anniversaire des « Deux Luminaires »: le Baal chem Tov et l’Admour- Hazaken. Une un grande soirée Hassidique s’est déroulée à Guilo dans l’immeuble du Chaliah du Rabbi, Le Rav Itshak Haviv. Les femmes se réunirent dans la joie aux troisième étage, sous la direction de Simha et Nehama Haviv, l’épouse et la fille du Chaliah; elles écouèrent aussi le récit de Sindi, une élève, jeune fruit du Bet Hadad francophone de Jérusalem, de retour d’un voyage miraculeux au Pérou. Les hommes, au quatrième étage, eurent droit à un exceptionnel Fabrenguen du Rav Itshak Haviv jusqu’aux petites heures du matin. La vodka et les secrets de la fête du 18 Ellul coulèrent à flot. Remerciement à Mme Daya Mimouni de Har Homa et à la famille Chouraqui de Pisgat Zeev pour la préparation de l’excellent repas et à Mme Sara Chouraqui et au groupe « Sachou-design » pour la partie artistique et graphique qui contribuèrent à la formidable réussite de l’événement.
Plus de 800 personnes s’étaient rassemblées lors de la Grande Soirée de ‘Haï Elloul, organisée au Théâtre de Neuilly le Dimanche soir 6 septembre par le Beth ‘Habad-Lubavitch de Neuilly.
Parmi les nombreuses personnalités venues honorer le secrétaire du Rabbi de Loubavitch, Rav Y.L. Groner, notons la présence du Grand Rabbin de Paris, Rav David Messas, de M. Richard Prasquier, Président du C.R.I.F., du Maire de Neuilly, M. JC Fromantin, de M. Arnaud Teullé, Conseiller du Président de la République, venu le représenter, du Rav Ariel Gay, Directeur du Beth Hamidrach Alef et du Rav Yossef Taïeb, Dayan et Av Beth Din du Beth Din Chalom VaTsédek.
La soirée débuta par un concert du chanteur ‘hassidique Yoni Shlomo.
Rav Michael Beneghmos, après avoir présenté et introduit chacun des intervenants, se chargea de traduire les propos du Rav Groner qui enflamma les esprits et ouvrit les coeurs.
La soirée se termina par le tirage d’une tombola qui permit à M. David Timestit de remporter un billet aller retour pour passer les fêtes de Sim’hat Torah chez le Rabbi MhM au 770 et la remise au Rav Groner d’un millier de lettres de Pidion Néfech pour le Rabbi MhM.
La retransmission de l’alloluction du Rav Groner avec sa traduction est disponible sur www.jewishmotion.com et prochainement, l’intégralité du reportage vidéo de cette soirée sera mise en ligne sur www.jewishmotion.com.
Quand une base militaire du Golan ouvre ses portes aux civils, les yeux s’écarquillent et les cœurs crient leur amour pour Tsahal : l’armée d’Israël, l’armée des Juifs Nathalie Bitoun
Il ne faut parfois pas aller loin pour percer certains secrets. Mais cette fois-ci, le lieu est choisi. C’est dans une base du cœur du Golan, que l’association 100 % Lahayal nous invite à une journée initiatique. Lever de rideau sur le quotidien des soldats de la brigade Golani. L’occasion de partager un petit moment avec ceux dont notre sécurité dépend. A l’entrée de la base, en guise d’accueil, des chars et des carcasses d’animaux, réminiscences d’anciens prédateurs décharnés… De quoi rappeler à l’homme qui oserait la défier, que la nature, où que ce soit, reprend ses droits. L’ambiance, elle, est toute autre, une fois franchis les différents barrages de sécurité : une chaude journée d’été, des bruits de tirs d’entraînement, et ces voix, qu’on serait tentés d’appeler des “voix d’enfants”. Ceux qui sont déjà des “petits hommes” à part entière n’ont que 19 ans et un uniforme vert. Ils arborent une arme dont ils ne sont pas peu fiers. Et expliquent les rituels de l’armée. Tout commence par la visite du campement. Les tentes sont dressées, les sacs-à-dos bouclés, les lits soigneusement faits, de quoi impressionner les mamans, incrédules, étonnées. En “semaine shétah” (sur le terrain), les soldats de l’unité 13 des Golani se retrouvent dans des conditions de guerre. Ils ne partageront pas le repas plantureux offert aux visiteurs. Les consignes sont strictes : boîtes de thon et conserves sont les seules gourmandises au menu serré de ces combattants en entraînement. Ces recrues sont en préparation depuis novembre 2008. Dans deux mois, ils seront venus à bout d’une première année d’épuisants efforts physiques et moraux. Alors, une autre réalité les attendra, à Ramallah, ou ailleurs. Peu importe où finalement, la motivation et la volonté se lisent dans leurs yeux. (Lire la suite)
Du cocon parisien à la discipline de fer
C’est le cas de Daniel, un jeune Français de 19 ans, qui a fait son aliya il y a deux ans et s’est engagé dans l’armée l’année dernière. “Le passage de la vie insouciante parisienne à cette base militaire au régime contraignant est radical. Mais c’est le but.” Ce jeune homme est parti, laissant sa famille derrière lui. “J’essaie de les convaincre de me rejoindre, mais ça n’est pas gagné. Chez certains, la vérité met du temps à percer.” Et c’est ainsi, que, en toute simplicité, Daniel raconte les étapes qui l’ont mené aux chemins de l’armée. Sous les yeux de David, un petit garçon de 12 ans son cadet, qui confiera plus tard dans la journée que c’est à Daniel qu’il veut ressembler ! Après seulement trois mois d’oulpan (cours d’hébreu intensifs), les nouveaux immigrants qui, comme Daniel, veulent être combattants, commencent leur entraînement. “Le plus dur dans l’histoire, c’est d’être loin de la famille. Parce que même si les permissions sont plus souples, et les vacances plus longues pour les soldats-nouveaux immigrants, il n’en demeure pas moins que la chaleur de la maison nous manque parfois au quotidien.” Aucune violence dans leurs yeux quand ils expliquent les longues séances de tirs, pour apprendre à viser juste, à être précis pour mettre en joue l’ennemi. Aucune violence, et beaucoup de prudence. Quand ils manipulent les armes et en détaillent les fonctions. Il y a celles avec esquelles on tire la nuit, celles qu’on utilise pour viser loin, celles des tireurs d’élite, et les armes automatiques. Mais ce qu’ils montrent avec lplus d’attention, ce sont ces gilets par balles dont l’armée a cruellement manqué, notamment au cours de la seconde guerre du Liban. On soupèse l’équipement. Vingt-cinq kilos déposés sur leurs frêles épaules. Vingt-cinq kilos sur lesquels reposent leur sécurité, leur survie, et parfois aussi la nôtre. Dans ce monde très masculin, une question s’élève soudain : Où sont les filles ? Dans cette section, aucune ne fera rimer le combat au féminin. Il n’en demeure pas moins qu’elles sont présentes au sein de la base. “Pour nous écouter, et nous réconforter, jouer le rôle de psy quand on a des petits soucis”, explique Daniel. Et le jeune soldat d’ajouter avec un brin de malice et sans minauderies : “Aucune fille n’est sur le terrain avec nous. Réfléchissez, comment pourrait-on se concentrer ?!” En un portrait, en une parole, on dessine les contours du visage d’un jeune soldat à l’armée. Le corps d’un homme capable de la plus martiale fermeté, surmonté de deux yeux d’enfant au regard chargé d’idéaux de pérennité. Une subtile alliance entre force physique et force spirituelle. Une leçon d’humilité donnée par ceux qui érigent le “don de soi” en totem. Une façon de dire que le véritable amour que l’on a, c’est celui que l’on donne.
100 % Lahayal va droit au cœur des soldats de Tsahal Rencontre entre 150 touristes français et des jeunes soldats dans une base au nord du pays Delphine Iweins
L’objectif de cette journée, selon le président de l’organisation Daniel Pinto : “montrer aux Français les difficultés de la vie quotidienne des soldats et récolter un maximum de dons pour les aider.” Cette association, officialisée il y a cinq ans par Tsahal, permet d’apporter du réconfort aux soldats par un soutien matériel, moral, psychologique et spirituel. Il faut rappeler que l’armée ne fournit que l’uniforme à ses recrues. Pour le reste, comme un simple nécessaire de toilette ou une paire de Tephilines, les soldats disposent de leurs petits salaires et de l’aide de leurs familles. Les dons de 100 % Lahayal sont destinés à soulager ceux qui en ont besoin. Ces bénévoles francophones israéliens donnent tout leur cœur pour soutenir leurs “enfants” de Tsahal. En plus de la nourriture et des habits qu’ils leur procurent, parfois jusqu’aux zones de combats (au Liban par exemple durant la seconde guerre d’août 2006), les membres de l’association rendent également visite aux militaires blessés, alités dans les hôpitaux ou en rééducation. Le témoignage d’un hayal touché au combat, quatre ans auparavant, a tout particulièrement interpellé l’assemblée. Ce dernier a expliqué avec beaucoup d’émotion comment 100 % Lahayal l’a aidé à surmonter cette terrible épreuve. Grâce à ce soutien, il s’est trouvé une nouvelle passion : le basket-ball en fauteuil roulant. Et continue à se porter volontaire dans l’armée pour des missions ponctuelles. 100 % Lahayal se veut être plus qu’un soutien matériel. C’est une sorte de deuxième famille pour les soldats dont les proches ne vivent pas en Israël. De grands repas sont organisés durant les fêtes et Shabbat. Et surtout les bénévoles suivent “leurs enfants” tout au long de leur carrière militaire et même au-delà. C’est un véritable lien qui est créé pour toute une vie. Parce qu’au-delà du soutien moral et matériel, la spiritualité est au cœur de cette entraide. Permettre aux soldats de vivre pleinement leur foi est un autre combat de 100 % Lahayal. Grâce aux dons, des paires de tephilines leurs sont distribuées. Ils peuvent ainsi combattre tout en étant protégés par Dieu sous leurs casques. Daniel Pinto aime à rappeler que sans les dons, l’association ne pourrait rien faire : “100 % Lahayal, c’est 100 % des dons qui vont à 100 % des soldats par le biais de bénévoles à 100 %. L’organisation ne fait aucun profit.” Les touristes français sont donc particulièrement sollicités lors de la visite : kits de survie et gilets polaires sont les deux principaux accessoires, avec des climatiseurs, dont ces jeunes ont besoin pour améliorer leurs conditions de vie. “Ils se battent pour Israël et le peuple juif, nous leur devons bien cela. Montrer notre soutien sans failles est la moindre des choses que nous pouvons faire”, explique une femme, qui fait partie de ces visiteurs d’un jour. Les militaires, touchés par tant de reconnaissance, ne tarissent pas d’éloges sur l’association 100 % Lahayal. Daniel Pinto s’émerveille de la réussite de cette journée spéciale. “Nous avons largement atteint nos objectifs. 100 % Lahayal a écolté beaucoup plus de dons que l’année dernière. Le confort et le réconfort des soldats pourront être renforcés grâce à toute cette générosité.” La visite de la base et la rencontre avec ces jeunes hayalim est donc un succès, mais l’effort ne doit pas cesser. Daniel Pinto pense déjà à un autre rendez-vous d’été, l’année prochaine.
http://www.habanim.org/shalit.mp3 Jeudi 25 juin 2007, un an jour pour jour après l’enlèvement de Guilad Shalit, le Hamas a publié une cassette audio où l’on entend la voix du soldat enlevé demandant au gouvernement israélien d’agir en faveur de sa libération. C’est le premier véritable signe de vie de Guilad.
Selon une information publiée par un organe de presse palestinien, il y aurait eu une avancée significative dans les contacts en vue de la libération de Guilad Shalit, et le soldat captif pourrait rentrer chez lui d’ici la fin du mois de septembre.
Le spécialiste d’Israël de « Filastine el-Yom », l’un des sites internet du Jihad islamique, a en effet attribué au Premier ministre Netanyahu une déclaration selon laquelle Shalit serait libéré avant l’Aïd el-Fitr, la fête musulmane qui tombe cette année fin septembre. Ce commentateur explique les dernières déclarations israéliennes laissent toutes entendre que le marché d’échange de prisonniers dans le cadre duquel Guilad Shalit sera libéré est sur le point d’être finalisé. En réaction à cette information, Noam Shalit, le père de Guilad, dit n’avoir « aucun nouvel élément » concernant le sort de son fils.
En Israël on refusait hier de commenter officiellement les affirmations palestiniennes. Un haut responsable politique a toutefois indiqué que l’information selon laquelle un marché sur Shalit est proche n’est pas tout à fait exacte. Selon lui, il s’agit d’une « nouvelle tentative de la part du Hamas qui veut faire pression sur Israël en affirmant que ce dernier doit prendre une décision, et ceci alors que les contacts ne se sont pas encore achevés ».
Le Premier ministre, Binyamin Netanyahu, a convoqué hier soir le vice-premier ministre et ministre des Affaires stratégiques, Moshé « Bogie » Yaalon, pour obtenir des éclaircissements après l’offensive de ce dernier contre les organisations de gauche et les élites qu’il a qualifiées de « virus », lors d’un meeting du mouvement Manhigout Yehoudit en début de semaine.
Les propos de Moshé Yaalon, révélés hier par le journaliste de la deuxième chaîne Amit Ségal, ont mis Netanyahu et son entourage dans l’embarras, d’autant plus qu’au cours de la campagne électorale, Netanyahu avait tout fait pour écarter du Likoud les membres de Manhigout Yehudit et le chef du mouvement, Moshé Feiglin.
Le cabinet de Premier ministre a fait savoir hier que «les propos de M. Yaalon ne sont, du point de vue du Premier ministre, pas acceptables et ne reflètent pas la position du gouvernement».
En début de semaine, Moshé Yaalon s’était rendu dans les Yichouvim du conseil régional Samarie et avait mis le Premier ministre dans l’embarras en déclarant qu’il faut envisager un retour et un repeuplement de la colonie de Homesh, démantelée dans le cadre du désengagement. (Lire la suite)
Moshé Yaalon, qui se verrait bien prendre, à l’avenir, la tête du Likoud, était en début de semaine l’invité d’honneur d’un meeting du courant Manhigout Yehoudit qui se tenait à Jérusalem. Ce groupe de membres du Likoud, surnommé « la bande à Feiglin », du nom du fondateur du courant, Moshé Feiglin, est considéré comme le courant le plus radical au sein du Likoud, un courant avec lequel Binyamin Netanyahu cherche à prendre ses distances. Moshé Yaalon a été accueilli chaleureusement par les participants au meeting et, contrairement à son habitude, s’est exprimé longuement sur divers sujets tout en lançant une offensive contre les organisations de gauche, les médias et le gouvernement américain.
A la question : «Que peut-on faire pour sauver la colonie de Bnei Adam et, grâce à cela, le pays tout entier?», Yaalon a répondu : « Nous abordons la question du virus, de « La Paix Maintenant » ou, si vous voulez, des élites, qui causent des dommages considérables. En ce qui me concerne, les Juifs doivent pouvoir vivre partout sur la Terre d’Israël et à jamais». «Lorsque j’étais chef d’état-major», a-t-il ajouté en réponse à une autre question, «j’ai dit à plusieurs reprises en privé qu’à chaque fois que les politiques font venir la colombe de la paix, nous, l’armée, devons ensuite nettoyer ses saletés. Le désengagement, le déracinement, l’expulsion, un Premier ministre israélien qui dit : «Gaza est sous occupation, il faut se défaire de l’occupation». Nous voulions « des territoires en échange de la paix », nous avons eu « des territoires en échange de roquettes »».
A la question : « Pourquoi avons-nous peur des Américains ? », Yaalon a répondu : « Moi, je n’ai pas peur des Américains! », réponse qui lui a valu des applaudissements. Par la suite, il a laissé entendre que certains au gouvernement cèdent face à la pression américaine : «Sur certaines choses, il faut savoir dire : Halte-là ! Quand vous faites des choses auxquelles vous ne croyez pas, vous êtes sur une pente savonneuse. On fait pression sur vous et vous vous laissez entraîner!».
Malgré le tollé provoqué par ses propos, Moshé Yaalon ne s’est pas rétracté et n’a pas envisagé de s’excuser. «A la suite de demandes répétées, et dans le cadre de ses rencontres avec des militants du Likoud à travers le pays, M. Yaalon a accepté de rencontrer les membres de « Manhigout Yehoudit » à Jérusalem. Cette rencontre a eu lieu en début de semaine et il était évident que son contenu serait rapporté. Concernant les propos qui y ont été tenus, les positions de M. Yaalon sont connues, claires et décrites en détail dans son livre et il maintient ses positions », a fait savoir hier le cabinet de Moshé Yaalon.
Les forces de sécurité israéliennes cherchaient à vérifier ce soir la véracité d’une rumeur sur l’enlèvement d’un soldat près de Tel-Aviv, apprend-on de source militaire. L’armée a annoncé dans un communiqué qu’une « soldate a témoigné avoir vu deux individus faire monter de force dans une voiture un militaire qui faisait du stop ». »Nous vérifions la véracité de cette rumeur », a souligné l’armée qui n’a fait état d’aucune disparition d’un militaire.
A la suite du témoignage de la soldate, des barrages policiers ont été dressés sur les principaux axes routiers de la région de Tel-Aviv, provoquant de grands embouteillages, près de l’aéroport international de Tel-Aviv. La plupart des barrages ont été levés dans la soirée, rapporte la radio publique.