לע״נ הרה״ח ר׳ שמואל וזוגתו מרת בתי׳ ע״ה אזימאוו
שלוחי כ״ק אדמו״ר כיובל שנה במדינת צרפת

L’exercice de défense civile géant en Israël vu de Kfar Habad

Israël a commencé le plus important exercice de défense civile de son histoire afin de préparer la population à une éventuelle guerre, dans le contexte actuel de fortes tensions avec l’Iran.

La manoeuvre, baptisée « Turning Point III », durera cinq jours. Elle comportera notamment des simulations de tirs de roquettes et missiles sur des villes israéliennes ainsi que des exercices d’entraînement des soldats, des équipes de secours et des civils, y compris pour une éventuelle attaque non conventionnelle. Le cabinet de sécurité, de son côté, s’entraînera aux réunions d’urgence.

Les sirènes d’alerte aux attaques aériennes ont ainsi sonner mardi dans tout le pays, et, pour la première fois, l’ensemble de la population doit s’entraîner à se réfugier dans les abris.

Turning Point III : Exercice de défense civile géant en Israël

Turning Point III : Exercice de défense civile géant en Israël

Israël a commencé dimanche le plus important exercice de défense civile de son histoire afin de préparer la population à une éventuelle guerre, dans le contexte actuel de fortes tensions avec l’Iran.

La manoeuvre, baptisée « Turning Point III », durera cinq jours. Elle comportera notamment des simulations de tirs de roquettes et missiles sur des villes israéliennes ainsi que des exercices d’entraînement des soldats, des équipes de secours et des civils, y compris pour une éventuelle attaque non conventionnelle. Le cabinet de sécurité, de son côté, s’entraînera aux réunions d’urgence.

Les sirènes d’alerte aux attaques aériennes doivent ainsi sonner mardi dans tout le pays, et, pour la première fois, l’ensemble de la population devra s’entraîner à se réfugier dans les abris.

Cet exercice géant intervient dans une période de fortes tensions entre l’Etat hébreu et l’Iran, mais le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak a affirmé dimanche qu’il n’avait « pas été créé en réponse aux événements des derniers mois et semaines » mais après la guerre de 2006 au Liban.

Israël n’a cependant pas exclu une intervention militaire contre l’Iran, qui développe des missiles à longue portée et un programme nucléaire soupçonné de comporter un volet militaire clandestin. Les autorités se sont efforcées dimanche de rassurer les voisins arabes, et notamment la Syrie et le Liban, qui craignent que l’exercice ne serve de couverture à une attaque militaire.

Il s’agit uniquement d’un exercice « de routine », a insisté M. Barak. « Nous avons le devoir de défendre Israël, ses villes et installations face à la possibilité d’attaques de missiles, roquettes et autres armes », a-t-il dit. « Je crois que le fait qu’Israël se prépare d’exercice en exercice et soit capable de mieux protéger ses citoyens abaisse les chances que nous devions utiliser de tels outils », a-t-il encore affirmé.

Les exercices de type « Turning Point » ont été mis en place à la suite de la guerre contre le Hezbollah libanais à l’été 2006, lors de laquelle près de 4.000 roquettes Katioucha avaient atteint le sol israélien, selon la Défense. L’expérience avait alors prouvé que la défense civile, les abris contre les bombes et les alertes à l’attaque aérienne n’étaient pas suffisamment préparés.

Des exercices similaires ont été conduits en 2007 et 2008, mais l’armée affirme que celui entamé dimanche est « le plus important et le plus complet à ce jour ». Pendant l’exercice de l’an dernier, les sirènes étaient restées désespérément muettes dans certains quartiers de Tel Aviv et Jérusalem. Un centre de commandement de la défense civile doit être inauguré cette année.

« Nos ennemis nous ont montré il y a longtemps déjà qu’ils considéraient le front intérieur comme notre talon d’Achille », a expliqué à la radio le vice-ministre à la Défense Matan Vilnaï. « Cet exercice prouve que ce n’est pas le cas. » AP

Turning Point III : Exercice de défense civile géant en Israël

Syoum Harambam à la Yéchiva Loubavitch de Vincennes

Photos : Elie Haouzi

Dans le monde entier se font ces jours ci des cérémonies de clôture de l’étude du Michné Torah (œuvre majeure de Maimonide) telle qu’elle a été instaurée par le Rabbi.
Ainsi la Yechiva Ktana Loubavitch de Vincennes a-t-elle convié la communauté au syoum qu’elle organisa mercredi soir dernier.
On notera que cette soirée fut organisée par les tmimim eux-mêmes.
En effet, La soirée fut présentée par les tmimim levi Itshak Taieb, Levi Itshak Hacohen Pachter et Menahem Mendel Taieb.
La soirée fut ouverte par l’intervention du chliah Dan Lesgold qui expliqua le principe même de la takana du Rabbi consistant à étudier le Rambam.
Puis le tamim Mendel Haouzi répéta le discours du Rabbi datant du 8 hechvan 5751 où il est exposé comment l’œuvre du Rambam constitue une préparation à la délivrance.
Il fut suivi du tamim Menahem Mendel Taieb qui fit le syoum proprement dit et démontra comment la joie lors de la conclusion du Michné Torah est infiniment superieure à celle d’un traité du talmud de par l’approche exhaustive et systématique de tous les sujets de la torah par le Michné Torah
par aileurs il répéta un discours du Rabbi traitant la divergence d’opinions entre le rambam et le Ravad quant à a situation du monde lors de la délivrance prochaine.
il fut suivit par le tamim Levi Itzhak Taieb qui ouvrit le nouveau cycle d’étude en lisant et expliquant la première alaha; il donna une explication profonde selon laquelle les trois dimensions que sont l’essence de la divinité, la lumière Divine entourant les mondes et la lumière divine pénétrant les mondes se retrouvent dans le texte des 3 premières lois du Michné Torah, montrant par là-même le lien intime liant cette ouvrage appartenant à la partie dévoilée de la Torah avec la partie cachée de la Torah.

Enfin les rabanim prirent la parole; le rav T.D. Pachter expliqua entre autres choses dans quel contexte exactement le Rabbi lança le principe de cette étude il y a de cela 27 ans et le rav Ch. B. Presman encouragea les talmidim à se renforcer dans le respect de l’étude quotidienne du Rambam.
Pour conclure notons l’intervention traditionnelle et néanmoins chaleureuse du président de la communauté M. Chlomo Partouche.
la soirée se termina par le visionnage d’une vidéo du Rabbi e’ecriture d’un Pan collectif dans lequel chacun des élèves s’engagea à l’étude du Michné Torah pour le cycle commençant.
beth Habad de Vincennes

Soirée de Lag Baomer à Vincennes

Photos : Elie Haouzi

Dans toutes les communautés juives Lag Baomer est l’occasion de se rassembler pour fêter la Hiloula du Tsadik Rabbi Chimon Bar Yohay.

Le Beth Habad de Vincennes-S.Mandé ne déroge jamais à cette coutume et cette année encore la communauté locale a pu se réunir lors d’un repas festif offert par la famille Soultan pour l’élévation de l’âme de leur père et époux.

Au cours de la soirée a eu lieu l’allumage des bougies ainsi que le veut la tradition et on a pu écouter le Dvar Torah du Rav Yossef Taieb Dayan de la communauté et Roch Yechiva de la Yéchiva Loubavitch locale.

On notera la participation active de m. Binyamin Chloumou qui anima la soirée.

Enfin on n’oubliera pas de souhaiter Mazal Tov à Mme D. Zeitoun qui mérita de gagner au goral un billet pour voyager chez le Rabbi.

Le Rav Hilik Kalmenson interroge les élèves du Heder Chnéor


Brunoy : Le Rav Y M Kalmenson interroge des élèves


Les enfants de la kita Hé du Héder Chnéor ont passé un Chabath à la Yéchiva au cours duquel ils ont pu prendre des forces de l’atmosphère de la Yechiva « Tomhei Temimim ».

C’est avec beaucoup de satisfaction que le Rav Y M Kalmenson, Roch Yéchiva de la Yéchiva de Brunoy, interrogea les élèves sur trois Dapim de Guemara. Ces élèves ont été félicités et encouragés à continuer dans cet élan.


Cliquez sur la photo pour l’agrandir

Aubervilliers : La Kita Hé du Heder avec leur Moré…

Lag Baomer avec le centre Kesher – Ohr Menachem sur Ashdod


Une foule de 1500 personnes, venue des différents quartiers d’Ashdod, et conduit par le Maire de la ville, Dr Lasri, ainsi que d’autres personnalités, ont participé au 4ème rassemblement annuel à l’occasion de la célébration de la fête de Lag Baomer à l’Ecole Rabin, dans le quartier « tet vav ». Le rassemblement a été organisé par les Institutions Kesher dirigées par le Rav Mendel Amar
La fête a commencé par un défilé de l’ensemble des participants, accompagnés de tambours, de poupées géantes, de chants et de danses.
Les enfants se sont particulièrement amusés, tant le programme était varié: musique en directe accompagnant un maître de cérémonie qui a raconté à merveille l’histoire de Lag Ba Baomer. Recitation des 12 psoukim, participation à un grand jeu de questions, en compagnie des parents. Les gagnants ont été récompensée par de nombreux cadeaux.
La fête a aussi été animée par un grand lâcher de ballons et s’est joyeusement conclue par le message de Lag Baomer transmit par le Rav mendel Amar et d’un magnifique feu d’artifices dont l’éclat a émerveillé tous les présents.

Lag Baomer au Beth Habad francophone de Jérusalem


Rav Avraham et Rav Itshak Haviv

Des dizaines de familles sont venues fêter la nuit de Lag Baomer avec le Beit Habad francophone de Jérusalem dans les jardins du 8 rue Asher dans le quartier de Baaka.
La soirée traditionnelle de Lag Baomer autour du « feu » dans une ambiance familiale et chaleureuse, organisée pour la communauté francophone de Jérusalem est depuis 20 ans un classique des activités du Beit Habad sous la direction du Chaliah du Rabbi le Rav Itshak Haviv. Cette année de « HAKEL » le mérite de la réussite particulière de la soirée revient sans aucun doute au Rav Avraham Haviv l’organisateur de l’événement et à l’équipe de volontaires du Beit Habad qui dirigèrent la fête de main de maître : le Dr Gilles Benatar, la famille Chouraki de Pisgat Zeev, Mihael Haviv et Amnon Menahem (bras droit du Rav Avraham Haviv) mais aussi à l’atmosphère particulière des jardins de la très sympathique propriété de Dani Mihaeli, aux chants, aux danses autour du magnifique « feu », au Barbecue, au buffet, à l’animation musicale. A noter le « ‘Hidon » jeux- concours éducatif dirigé par le Rav Meir Larédo particulièrement applaudi et la dracha du chaliah du Rabbi et directeur du Beit Habad le Rav Itshak Haviv.
Aux petites heures du matin, les braises de la veillée éclairaient encore les restes de la nuit, se reflétant sur les visages de ceux qui restaient écouter les ultimes explications ésotériques et les captivantes histoires hassidiques du Rav Itshak Haviv.

Lag Baomer à Vincennes

Photos : Elie Haouzi

Lag Baomer comme chacun le sait est une date grandement liée avec les enfants. Conscient de cela, le Beth Habad de Vincennes S.Mandé à travers son Département jeunesse a organisé cette année sa traditionnelle journée en plein air dans le cadre agréable du Parc Floral de Vincennes.
Ainsi, ce ne sont pas moins d’une centaine d’enfants de la communauté qui ont pu vivre cette expérience unique où se combinaient la bonne humeur et les valeurs authentiquement juives.

Netanya : Lag Baomer avec 100% Lahayal

Nous vous présentons les dernières photos du stand « 100% Lahayal – Beth Habad francophone de Natanya » qui se trouve à la Tah’anat hamerkazit. Elles ont été prises le jour de Lag Baomer. Le Beth Habad et 100% Lahayal sont présents tous les jeudis après midi et dimanches matin, jours d’arrivée et départ de permissions des soldats.
Tefillins, Sandwiches et boissons sont au programme de ces journées.

Nouveau : GoldNanny, l’éducation juive via Internet


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Conseillère en éducation juive via Internet, autodidacte, Mme Margalith Samama travaille à l’échelle internationale sur son site www.goldnanny.com
Elle propose une aide entièrement gratuite aux parents qui le souhaitent, basée sur la Torah bien sur. Les parents posent leur question et elle répond sous 48h.
Elle décide d’ouvrir ce site, par amour des enfants et suite à une réponse du Rabbi dans Iguerot Kodech, pour apporter une aide à tous les parents qui se posent tant de questions dans l’éducation, qui essaient de faire au mieux mais souvent par ignorance ne savent tout simplement pas quoi faire.

Siyoum Harambam au Casino de Paris, lundi 25 mai 2009 à 20h30

Photos : Haim Djian

Rav Yrmiaou KOHEN, Av Beth Din de Paris

http://www.hassidout.org/sj/images/stories/france/paris/paris9/siyoum_harambam_5769/2liberman.mp3
Rav David LIEBERMAN, Av Beth Din Anvers

Rav Avraham Baroukh PEVZNER

http://www.hassidout.org/sj/images/stories/france/paris/paris9/siyoum_harambam_5769/3hilik.mp3
Rav Hilik KALMENSON

http://www.hassidout.org/sj/images/stories/france/paris/paris9/siyoum_harambam_5769/4louski.mp3
Rav Noam LOUSKI

http://www.hassidout.org/sj/images/stories/france/paris/paris9/siyoum_harambam_5769/5moule.mp3
Rav Shmouel AZIMOV

Drame au retour de Meiron : 5 personnes tuées dans un accident sur la route 90

L’Autorité nationale pour la Sécurité routière multiplie pourtant les messages sur les chaînes de radio, incitant les automobilistes à faire preuve d’une grande prudence lorsqu’ils sont au volant de leur voiture. Malheureusement, cela ne permet pas d’arrêter l’hécatombe et de nombreux Israéliens trouvent encore la mort sur les routes d’Israël.

En début d’après-midi, en ce mardi de Lag Baomer, cinq personnes ont été tuées sur la route 90, traversant la Vallée du Jourdain. Parmi les victimes, il y a trois jeunes enfants. L’un d’entre eux, âgé de neuf ans, avait été transporté dans un état critique à l’hôpital Rambam de Haïfa à bord d’un hélicoptère, mais malheureusement, les médecins n’ont pas réussi à le sauver, malgré les nombreux efforts qu’ils ont déployés, et il a succombé à ses blessures.

D’après l’enquête menée sur place par la police, il semblerait que le conducteur de la voiture accidentée, de type Mazda, où se trouvaient six membres de la même famille, a perdu le contrôle de son véhicule et est entré en collision avec un autobus transportant de nombreux passagers. Les victimes rentraient de la Hiloula de Rabbi Shimon Bar Yohaï, célébrée à Méron, en Galilée Dans la voiture, une seule personne a été épargnée mais elle est sérieusement atteinte. Le chauffeur de l’autobus a été, quant à lui, légèrement blessé.

D’importantes forces de police et des équipes de secours du Maguen David Adom ont immédiatement été dépêchées sur les lieux du drame. Il leur a fallu beaucoup de temps pour dégager les personnes accidentées, emprisonnées dans la carcasse de la voiture.

Apparemment, le conducteur de la voiture, qui roulait en direction du sud, a quitté subitement sa voie, pour des raisons qu’on ignore pour l’instant, et s’est retrouvé sur la voie opposée où il a heurté de plein fouet un autobus se dirigeant vers le Nord. Ce tronçon de route n’est pas considéré comme particulièrement dangereux. La police a fermé momentanément cet axe.

Un volontaire de Zaka, organisation qui intervient après des accidents et des attentats, a indiqué qu’il avait été bouleversé par ce qu’il avait vu en se rendant sur les lieux de l’accident: “J’ai été témoin de nombreux accidents mais cette fois, ce qui est arrivé est terrifiant. La voiture est totalement détruite, comme après un attentat, il n’en reste plus rien”.

La censure a permis de publier les noms des cinq victimes de l’accident de la circulation sur la route 90. Il s’agit de
Nathan Prasko de Beitar Illit
Nahman, Nathan, et leur père Naftali Ouaknine de Jérusalem
Naftali ‘Haïdovski de Jérusalem
Leurs obsèques ont lieu en ce moment au cimetière Har HaMénou’hot de Jérusalem.
Yéhi Zikhram Baroukh. A7

Ouverture du procès du « gang des barbares »: Fofana joue la provocation

Ouverture du procès du « gang des barbares »: Fofana joue la provocation

nouvelobs.com

Remarqué par un internaute : Rambam du jour…
Mitsva négative N° 279 :
C’est l’interdiction qui a été faite au juge de s’apitoyer sur celui qui a tué son prochain, ou qui l’a privé de l’un de ses membres, au moment de fixer sa peine. Qu’il ne dise pas: Il s’agit d’un pauvre homme, car c’est de manière non intentionnelle qu’il a amputé son prochain d’une main ou l’a rendu aveugle d’un œil, et qu’il ne s’apitoie pas sur lui à cause de cela en se montrant trop indulgent lorsqu’il fixe le montant du dédommagement, ainsi qu’il est dit: « Ne laisse donc pas s’attendrir ton regard: vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied! » Que ton œil soit sans pitié pour lui; tu feras disparaître d’Israël le sang innocent… »


Le procès de Youssouf Fofana, chef présumé du « gang des barbares », et de 26 autres personnes, accusées d’avoir, à des degrés divers, participé à l’enlèvement, la séquestration puis l’assassinat d’Ilan Halimi en février 2006, s’est ouvert mercredi à 11h devant la cour d’assises des mineurs de Paris sur une première provocation de l’accusé avant que le procès ne se déroule à huis clos.

En effet, dès son entrée vers 10h40 dans le box vitré de la cour d’assises, Youssouf Fofana, veste blanche, collier de barbe et crâne rasé, affichant un large sourire a pointé le doigt vers le ciel lançant « Allah vaincra », avant de s’asseoir, détendu, souriant, discutant avec ses avocats.

Ensuite, il a enchaîné dès l’interrogatoire de personnalité.

« Quel est votre prénom? », lui a demandé la présidente Nadia Ajjan.
– « Fara » (le guide, NDLR), a-t-il répondu (Certaines personnes dans la salle ont entendu fara, d’autres « arabe », NDLR).
– « Nom de famille? »
– « Africaine barbare armée révolte salafiste ».
– « Date de naissance? »
– « Le 13 février 2006 », a lâché Fofana, en référence au jour de la mort d’Ilan Halimi, au terme de trois semaines de séquestration et de tortures.
– « Lieu de naissance »?
– « Sainte-Geneviève-des-Bois », dans l’Essonne où le Ilan Halimi a été retrouvé agonisant…

Aux côtés de Youssouf Fofana, dix-huit autres jeunes, trois filles et quinze garçons, sont entassés dans le box et paraissent beaucoup moins détendus que lui. Notamment, la jeune femme qui a servi d’appât à Ilan Halimi. Mineure au moment des faits, la loi lui permet de demander le huis clos. Son avocate avait toujours fait savoir qu’elle s’opposerait à un débat public.

Tous ont scruté avec angoisse la salle d’audience bondée et le box, réservé habituellement à la presse, où sont installé les parties civiles, notamment la mère et les deux soeurs d’Ilan Halimi. A côté, mais séparés par la barrière du box et un gendarme, les huit accusés libres.

Semblant tétanisée à l’entrée du tortionnaire de son fils, Ruth Halimi a ensuite commencé à légèrement basculer son corps d’avant en arrière, comme si elle récitait une prière intérieure.

L’audience a été brièvement suspendue dans la matinée avant que ne soit constitué le jury. Lors de cette suspension, des jeunes gens de confession juive s’en sont pris à l’un des accusés libres, avant de scander « Justice pour Ilan ». Cinq femmes et quatre hommes jugeront les 27 accusés.

Avant l’audience, l’une des avocates de Youssouf Fofana, Me Isabelle Coutant-Peyre, a estimé que son client avait été « maltraité par une campagne de marketing politique et religieux ».

Cette première journée d’audience doit être consacrée à des questions de procédure, notamment sur la publicité des débats. Les avocats de Youssouf Fofana qui souhaitaient un débat public ont renoncé à cette demande après avoir rencontré mercredi matin leur client.

La défense de Ruth Halimi, la mère de la victime, a indiqué qu’elle allait demander une nouvelle fois la publicité des débats. « Nous estimons que c’est le silence qui a tué Ilan Halimi et nous souhaiterions que la justice brise enfin ce mur du silence », a déclaré Me Francis Szpiner.

Le procès devrait donc se poursuivre à publicité restreinte, en présence des proches et des éducateurs, mais sans presse ni public. Il doit durer jusqu’au 10 juillet. AP

Autres articles

Le Monde – ‎‎A l’image de Francis Szpiner, l’avocat de la mère d’Ilan Halimi, torturé à mort par le « gang des barbares » en 2006, les représentants des institutions …

Ouest-France – Le chef du « gang des barbares » et ses complices ont séquestré et torturé à mort, pendant vingt-quatre jours, un vendeur juif de 23 ans. …

Le Monde – ‎Patricia Jolly, journaliste au « Monde », était présente à la cour d’assises de Paris, mercredi 29 avril, pour l’ouverture du procès des 27 personnes accusées …

Ouverture du procès du "gang des barbares": Fofana joue la provocation

Reportage : Les institutions Habad de Betar Illit

צילום: מאיר אלפסי, שטורעם


Rav Ouri Holtzman, un membre actif de la communauté…

Voir le plan de Betar Ilit

BETAR ILLIT
Le Yechouv est située en face du site de l’ancienne forteresse de Betar. Il a été fondé en 1985. Il est conçu comme une cité de banlieue de Jérusalem pour fournir rapidement des logements à la population juive orthodoxe.

Betar Illit s’est construit très rapidement pour permettre l’installation de citoyens israéliens selon un rythme de croissance annuel de environ 10%. Il possède une population de 35.000 personnes en 2007 dont les deux tiers sont des enfants. La ville possède 26 écoles et de nombreuses Yeshivot.

Le Yechouv devrait atteindre les 100 000 habitants d’ici une quinzaine d’années.

20 questions, 20 réponses sur la grippe mexicaine

Policiers à Mexico…

Les questions posées à Jean-François Lemoine sur France Info :

– Pourquoi le porc a-t il été l’animal touché par ce virus ?

Ce nouvel « assemblage » Mexicain est l’union d’un virus très dangereux, mais faible et d’un virus voyageur inoffensif, mais vigoureux, donnant ainsi naissance à un virus capable de s’attaquer au monde, en semant la désolation. Ensuite, on sait depuis toujours que le porc est l’animal dont les organes sont les plus proches de l’homme, au point que l’on avait, un temps, envisagé de les utiliser pour des greffes humaines. On redoutait que lorsque deux virus se marieraient dans l’organisme d’un porc, le résultat serait hautement dangereux pour l’homme. Ce que l’on craignait s’est produit au Mexique, dans l’intimité des poumons d’un porc. La suite était prévisible : La contamination d’un éleveur mêlant sa respiration à celles de ses animaux infectés… et l’histoire de cette épidémie à commencé à s’inscrire chez l’homme.

– Pourquoi meurt-on de la grippe ?

Il faut rappeler sans cesse que la grippe, quelque soit son origine, est une maladie parfois mortelle. Chaque année 5000 Français en paient le tribu, beaucoup moins qu’autrefois et cela grâce à cette vaccination qui, chaque année, peut vous paraître contraignante, mais qui a prouvé très largement son efficacité. Mais lorsque le virus est inattendu – rappelons que dans sa forme habituelle, il est traqué de longs mois avant de mettre au point le vaccin – et que l’organisme ne possède pas de protection contre un de ses cousins, qu’il n’ a pas pu développer un semblant d’immunité donc de protection, l’attaque est foudroyante ; d’autant plus si le virus est méchant, ce qui est le cas de ce virus Mexicain . Le développement des microbes est tel que l’on meurt par maladie pulmonaire ou neurologique. (Lire l’article)


– Qui sont les personnes les plus vulnérables au contact du virus ?

Lorsqu’un virus attaque, il se produit une bagarre dans l’intimité de notre corps, dont on ne soupçonne pas la violence. C’est ce que l’on appelle la réponse immunitaire à une agression. Il est donc facile de comprendre que ceux qui seront les plus fragiles sont les personne dont l’immunité n’est pas exceptionnelle : soit par immaturité comme chez les bébés, soit pas diminution de sa force comme chez les gens âgés, soit par déficience dans des maladies comme le Sida. Dans toutes ces circonstances, il faut encore être plus prudents. On vient de le voir avec le premier décès Américain, survenu chez un bébé.

– Que sait-on de l’efficacité des antiviraux ?

Les antiviraux peuvent être efficaces ; on l’a vu dans le cas du Sida. En ce qui concerne Relanza et Tamiflu, les deux antiviraux, anti grippe, leur efficacité ne fait pas l’unanimité. Lancés à grands renforts de promotion chez les médecins, dans le cadre de la grippe habituelle, ils avaient reçu, il y a une dizaine d’années, un accueil très mitigé. En clair, le succès espéré n’était pas au rendez-vous. La situation a totalement changé avec la menace de la grippe aviaire puis de cette grippe Mexicaine. L’homme supporte mal de ne proposer qu’une réponse moyennageuse à ces épidémies : c’est à dire principalement l’éviction. Ce qui était une aide modeste pour une grippe ordinaire est devenu primordial lorsque la vie des malades a été en jeux. Le recours a ces médicaments s’est donc avéré précieux mais avec une nuance de taille : En aucun cas, on ne prévient la grippe. Cela ne sert à rien d’en prendre pour éviter la maladie. En revanche, une fois le diagnostic fait, la prise, pendant une semaine, de ces produits atténue indiscutablement les symptômes. Toutefois, il ne s’agit que d’espoirs… Espérons que nous n’aurons pas à le vérifier à grande échelle. Enfin un dernier point : les médecins se demandent un peu comment se fera la distribution de ces 33 millions de doses. On peut imaginer la pagaille qu’elle risque de provoquer ;

– Est-on sur qu’un jour une pandémie de grande envergure frappera le monde ?

On critiquera sans doute demain, toutes ces initiatives d’information si, comme c’est probable, ou du moins on le souhaite, cette épidémie ne devient pas mondiale. Mais attention, il faut être conscient de deux choses. D’abord avec le Sras, plus encore qu’avec la grippe aviaire, le monde moderne a frisé la catastrophe : Grâce à des mesures parfois très impopulaires, comme la fermeture complète de la ville de Toronto, ce sont des millions de vies qui ont été épargnées dans le monde ainsi qu’une facture, à côté de laquelle le coût de la crise financière actuelle, pourrait ressembler à une banale note de blanchisserie. Plutôt que de critiquer, il faut féliciter l’Organisation mondiale de la Santé d’avoir eu le courage de menacer l’ordre du monde. Ensuite, ces mesures ont été prises parce que tous les spécialistes des maladies infectieuses savent que, comme le grand tremblement de terre Californien, cette pandémie, c’est ainsi que l’on appelle une épidémie mondiale, se produira, inéluctablement. Car le monde des anciens en à l’expérience. La célèbre grippe Espagnol par exemple qui, en 1919, a fait plus de morts, que toute le première guerre mondiale. Alors il faut remercier ceux qui en recule l’échéance et ceux qui, en cas de catastrophe, iront risquer leur vie pour en atténuer l’intensité.

– Doit-on être inquiet si on est allé au Mexique dans les dernières semaines ?

Tous ceux qui rentrent du Mexique, ou d’une zone où l’épidémie est avérée, doivent savoir que si aucun symptômes ressemblant à ceux de la grippe ne surviennent au delà d’une semaine après leur retour, il n’y a aucun soucis à se faire. C’est en effet le délai d’incubation de ce virus .

– Les médecins sont-ils inquiets ?

Les médecins sont inquiets, véritablement inquiets, car notre monde moderne n’est pas près à supporter une maladie mortelle pour lesquels nos moyens de lutte peuvent paraître dérisoires. En dehors des antiviraux dont on ne connaît pas l’efficacité réelle, l’isolement, les masques ou le lavage des mains, même si on connaît leur efficacité, ont été inventé dans l’antiquité. Les médecins sont inquiets car ils ne sont probablement pas assez nombreux pour répondre à la demande ; enfin ils sont inquiets car ce sont aussi des hommes qui savent qu’en cas de pandémie, la profession aura à payer un lourd tribu en pertes humaines.

– Pourquoi semble-t-on aujourd’hui surpris par l’apparition de ce virus alors que l’on attendait plutôt le virus de la grippe aviaire ?

D’abord la grippe aviaire reste une vraie menace tout aussi redoutable que cette grippe du porc. Elle est tout simplement endormie ; gardons nous bien de la réveiller, mais il est probable que l’on devra en reparler. Avec cette grippe porcine c’est tout simplement l’arsenal de guerre des virus qui se complète.

– Quelles sont les règles d’hygiène quotidiennes ?

Le lavage des mains avec le port d’un masque sont les principales précautions, dès que l’épidémie touchera notre pays. Le lavage – c’était hier la journée mondiale du lavage des mains – , doit se faire plusieurs fois par jour avec du savon et en frottant au moins trente secondes sous l’eau tiède. Pour se protéger et protéger les autres.

– Tous les hopitaux sont-ils équipés pour traiter d’eventuels cas ?

Tous les hôpitaux sont équipés, pour traiter les problèmes respiratoires ou neurologiques d’une grippe qui se complique. La plupart possèdent aussi des secteurs d’isolement pour éviter de contaminer d’autre malades. Toutefois ce sont les circuits de l’urgence qui font dire à certains médecins que nous ne sommes peut-être pas le pays le mieux préparé au monde. Souvent dans nos hôpitaux, celui qui tousse est au contact de celui qui s’est fracturé la jambe et cela reste inadmissible en cas d’épidémie par un virus dangereux. Il va falloir que nos médecins généralistes, dont on sait qu’ils seront les piliers de la défense, prennent ce problème en partie en charge.
Les questions posées à Bruno Rougier :

– Comment se propage le virus ?

Ce virus de la grippe mexicaine se propage comme celui d’une grippe classique c’est à dire principalement par les voies respiratoires. Quand une personne malade éternue, qu’elle tousse, elle expulse des petites goutellettes dont certaines sont très fines et contiennent le virus grippal. Cette projection se fait jusqu’à une distance d’environ 1 mètre. Si donc une autre personne se trouve très proche, elle respire ces virus envoyés dans l’air qui vont la contaminer… Un autre mode de contamination est possible : par les mains. Les mains d’un malade sont en effet couvertes de virus souvent parce qu’il met sa main devant la bouche quand il tousse. En serrant la main d’une autre personne il transmet le virus… Il suffit alors que la personne saluée porte sa main au visage pour être contaminée

– Les masques de protection sont-ils efficaces ?

Les masques de proterction réduisent le risque mais ils ne sont pas efficaces à 100 %. En réalité il faut différencier deux types de masque : les masques dits FFP2 qui prennent à la fois le nez et la bouche, on en trouve dans certains magasins de bricolage. Ces masques dont la France a acheté un stock de 750 millions sont avant tout utilisés par le personnel médical qui est en contact direct avec les malades. Les autres masques dits chirurgicaux, et dont la France a acquis un stock d’un milliard d’exemplaires sont destinés à éviter la propagation de la maladie. Ils devront être portés par les personnes malades. Le port du masque empêchera d’envoyer des microbes autour d’elle. C’est donc un acte altruiste et civique. Bien sûr les personnes bien portantes pourront aussi porter ces masques.

– Un vaccin est-il en préparation ?

A travers le monde 4 laboratoires sont susceptibles de fabriquer un vaccin. Mais pour fabriquer ce vaccin il faut d’abord disposer de la souche virale de type A/H1N1 qui est à l’origine de cette épidémie. Une fois que les laboratoires auront reçu la souche du virus qui sera fournie par l’organisation mondiale de la santé, il faudra qu’ils isolent le principe actif. Cela prendra quelques jours. Une fois l’agent infectieux isolé il faudra le multiplier pour en obtrenir de grandes quantités. L’étape suivante prendra plusieurs mois, ça passera par la fabrication d’un premier lot de vaccin qui sera testé sur des volontaires pour voir s’il n’entraine pas d’effets indésirables. Enfin si tout va bien, on pourra passer à l’étape finale de production à grande échelle. Les producteurs de vaccins estiment qu’il leur faudra environ 4 mois pour arriver à cette étape. Mais à cette heure l’OMS n’a toujours pas demandé aux laboratoires de commencer une telle production.

– Faut-il croire les annonces rassurantes des pouvoirs publics en France ?

Une chose est certaine, lors des crises passées comme celle de la vache folle ou du sang contaminé on n’avait jamais eu une telle transparence dans les informations données par les autorités de santé. Il faut savoir que depuis le début de cette crise, depuis donc dimanche, tous les jours à 15 heures une conférence de presse se tient au Ministère de la santé avec un point de la situation dans le monde et en France. Quand le gouvernement dit nous sommes prêts, cela ne veut pas dire que la France échappera à l’épidémie. Cela veut dire que grâce au plan national de prévention de lutte pandémie grippal, le gouvernement peut anticiper ce qu’il faut faire en fonction de l’évolution de la situation. Ce plan décrit aussi très précisément le rôle que chacun doit remplir que ce soit au niveau médical, économique, information ou vie quotidienne

– Peut-on acheter des antiviraux en pharmacie pour se constituer un stock personnel ?

D’abord il faut savoir que les deux antiviraux qui semblent efficace contre la grippe mexicaine, à savoir le tamiflu et le relenza sont délivrés sur ordonnance. Mais surtout ces achats dits de précaution n’ont aucun intérêt. Et surtout il ne faut absolument pas prendre de Tamiflu en se disant que ça vous protégera contre la grippe mexicaine. En effet ce n’est pas un vaccin préventif mais comme son nom l’indique un médicament qui empêche le virus de se multiplier. Une personne qui n’est pas malade n’aura donc aucun bénéfice à prendre un antiviral. Mais il y a pire, si beaucoup de personnes se mettaient à prendre un tel médicament on pourrait arriver à développer une résistance contre le virus et l’antiviral ne serait plus efficace. Enfin, la France ne risque pas d’être en rupture de stock, le gouvernement a constitué un stock capable de soigner 33 millions de personnes

– Y-a-til un scénario préparé en cas de pandémie déclarée ? Transports, confinement au domicile, école, etc ?

Oui c’est le plan national de prévention de lutte « pandémie grippal » dont la 4° édition remonte au 2O février dernier. Il liste très précisément tout ce qu’il convient de faire selon le niveau d’alerte. Par exemple depuis mardi nous sommes au niveau 4 A… Ce niveau liste une série de mesures qui sont préconisées et qui sont autant de propositions à examiner au cas par cas par la Cellule de crise comme le fait de déconseiller les voyages vers les pays concernés, l’activation de plate-forme téléphonique d’information. Ces mesures ont pour but d’assister les ressortissants français à l’étranger, de limiter les risques d’importation de la maladie, de détecter et signaler les cas sur le territoire national, de prendre en charge les cas possibles, les malades et de préparer le dispositif de réponse à une pandémie : en particulier de vérifier l’état des stoks de masques et d’antiviraux

– Comment faut-il appeler cette grippe ?

Les avis sont très partagés et le nom de cette grippe fait débat. Car derrière se mêlent des intérêts économiques, politiques et des considérations scientifiques. Pour l’organisation mondiale de la santé animale, il n’est pas justifié d’appeler cette maladie grippe porcine car, même si le virus de type A/H1N1 qui se répand actuellement dans le monde est parti d’un porc, aujourd’hui il n’affecte pas les animaux mais les hommes.
Dans le passé plusieurs épidémies de grippe d’origine animale ont été nommées en fonction de leur origine géographique comme la grippe asiatique en 1958… D’où l’idée de l’appeler « grippe mexicaine » puisque le foyer épidémique d’origine vient de ce pays ou encore grippe « nord-américaine ». L’Europe pencherait plutôt pour la dénomination « nouveau virus de la grippe H1N1 » mais c’est un peu long et c’est très générique puisque de nouveaux virus apparaissent régulièrement. A France Info nous avons donc décidé de l’appeler « grippe mexicaine ».

– Pourquoi des chiffres différents d’un jour à l’autre selon les sources ?

Les chiffres sont différents car ils proviennent de sources différentes. Au niveau mondial c’est l’ Organisation mondiale de la Santé qui comptabilise les cas de grippe avérés et les morts après avoir vérifié l’information. Et puis chaque pays travaille de son côté.
Prenons un exemple : le Mexique avait annoncé mardi que 159 décès étaient imputables à la grippe mexicaine. Aujourd’hui, il a revu son bilan à la baisse avec 8 morts confirmés en lien direct avec la grippe et 84 décès potentiellement liés à la grippe.
Il y a aussi des questions de délai… Par exemple un pays peut annoncer un cas avéré de grippe mexicaine, information reprise par la presse, alors que l’OMS n’a pas été officiellement prévenue. Il faut dire que les chiffres évoluent très vite puisque des personnes se signalent en permanence auprès des services sanitaires de leur pays. Pour la France, les chiffres les plus proches de la réalité sont ceux qui sont annoncés chaque jour à 15 heures par l’Institut de veille sanitaire qui recense tous les cas nationaux.

Rixes à Paris sur fond de tensions communautaires: six jeunes présentés à un juge

Six jeunes gens, trois juifs et trois d’origine maghrébine, devaient être présentés samedi à un juge d’instruction pour des violences volontaires à caractère raciste, à la suite d’agressions perpétrées mercredi entre membres des deux communautés, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

Le parquet de Paris a ouvert samedi une information judiciaire pour « violences volontaires aggravées à raison de l’appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée, de la victime à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ».

Les six jeunes gens devaient être présentés dans la journée à un juge d’instruction en vue de leur éventuelle mise en examen pour ce chef. Le parquet a requis leur placement sous contrôle judiciaire.

Selon les premiers éléments de l’enquête, une première agression se serait déroulée mercredi boulevard Voltaire (Paris XIe), non-loin du magasin de téléphonie où travaillait Ilan Halimi, le jeune juif enlevé et torturé à mort en 2006 par le « gang des barbares ».

Dans la perspective du procès de ses ravisseurs présumés, qui s’ouvre mercredi à Paris, de jeunes juifs collaient des affiches à la mémoire de Ilan Halimi lorsqu’ils ont été agressés par trois jeunes d’origine maghrébine, dont l’un était armé d’un nunchaku, selon une source judiciaire.

L’un des agresseurs a pu être interpellé par la police et placé en garde à vue mais les deux autres ont pris la fuite.

Décidés à se venger, les jeunes juifs ont retrouvé leurs agresseurs présumés qui se rendaient à une soirée pro-palestinienne dans le même quartier, organisée par l’association « Génération Palestine ». Ils les ont alors roués de coups en utilisant notamment une matraque, selon une source judiciaire.

Trois d’entre eux, dont une jeune proche de l’organisation sioniste Betar, ont été interpellés le soir même par la police.

Les enquêteurs ont également placé en garde à vue le lendemain les deux jeunes d’origine maghrébine qui avaient entre-temps reçu des soins à l’hôpital.

Ouverture du procès du « gang des barbares »: Fofana joue la provocation

Le meurtre antisémite d’Ilan Halimi par le ‘gang des barbares’ jugé à partir de mercredi

Le procès des ravisseurs et tortionnaires présumés d’Ilan Halimi, 23 ans, dont l’assassinat avait pris une dimension nationale en 2006 à la révélation de sa connotation antisémite, s’ouvre mercredi prochain aux assises des mineurs de Paris, qui devraient siéger à huis clos.
Chef du « gang des barbares », implanté dans une cité HLM des Hauts-de-Seine, Youssouf Fofana, 28 ans, d’origine ivoirienne, doit comparaître avec 26 personnes mises en cause à des degrés divers dans l’enlèvement d’Ilan puis sa séquestration ponctuée d’actes de torture pendant trois semaines.
Le jeune juif parisien avait été retrouvé agonisant le 13 février 2006 au bord d’une voie ferrée dans l’Essonne. Nu, bâillonné, le corps recouvert de brûlures, il est mort pendant son transfert à l’hôpital.
Pour l’accusation, c’est Fofana, décrit comme « mégalomane » et « pervers », qui a porté les coups fatals.
Le rapt n’est révélé aux médias qu’à la découverte du corps, provoquant une polémique qui rebondit aujourd’hui entre la mère de la victime, Ruth Halimi, et les enquêteurs, qu’elle accuse notamment d’avoir sous-estimé au départ le caractère antisémite des crimes.
La justice retient cette circonstance aggravante (visant au final deux accusés dont Fofana) le 20 février 2006, certains des premiers suspects interpellés expliquant que les rapts –orchestrés selon eux par Fofana– devaient cibler des Juifs « parce qu’ils sont bourrés de thunes ».
De dramatique fait divers de banlieue, survenant peu après les émeutes de novembre-décembre 2005, l’assassinat d’Ilan vire à l’affaire politique. Le président Chirac joint les parents Halimi pour leur promettre que « toute la lumière serait faite ». Le 26 février, des dizaines de milliers de personnes manifestent dans toute la France contre l’antisémitisme.
Cet assassinat est d’abord un acte « crapuleux » mais « le préjugé antisémite » est venu le « structurer », a souligné le sociologue Michel Wieviorka dans un entretien avec l’AFP.

Ilan Halimi avait été retrouvé agonisant le 13 février 2006 au bord d’une voie ferrée dans l’Essonne. Nu, bâillonné, le corps recouvert de brûlures, il est mort pendant son transfert à l’hôpital.
lusieurs avocats, de la défense ou de parties civiles, sont très affirmatifs sur la motivation antisémite.
« Vu les déclarations de Fofana et d’autres accusés au fil des auditions, il n’y a pas de doute possible », estime Me Muriel Ouaknine-Melki, conseil d’un père et d’un fils visés par une tentative de rapt en janvier 2006.
D’après l’accusation, avant Ilan, le gang a visé neuf cibles au total, toutes manquées. A chaque fois une jeune fille était chargée d’aguicher la cible dans un lieu public puis de l’attirer à l’écart, si possible de nuit, là où les ravisseurs attendaient en embuscade.
Neuf femmes siègeront parmi les accusés dont Emma, qui a reconnu au cours de l’enquête avoir jeté son dévolu sur Ilan, dans le magasin de téléphonie où il travaillait boulevard Voltaire, à Paris.
Emma est l’une des deux accusés qui n’avaient pas 18 ans à l’époque, ce qui explique que l’affaire soit jugée en cour d’assises des mineurs, où le huis clos est un principe de droit.
La perspective d’un procès sans journalistes irrite certains avocats et la famille d’Ilan, qui souhaitaient une disjonction des cas des « mineurs » pour que les débats puissent se tenir publiquement et que le procès soit aussi celui du préjugé antisémite.
« C’est évident que sans huis clos Youssouf Fofana ferait de cette audience une tribune », juge en revanche Me Dominique Attias, qui défendra Emma.
Hormis Fofana, l’assassin présumé, qui encourt la prison à vie, une quinzaine d’accusés doivent répondre de leur participation au rapt ou à la séquestration d’Ilan. D’autres comparaîtront libres pour les seuls chefs d’association de malfaiteurs ou de non dénonciation de crime.
Le meurtre antisémite d'Ilan Halimi par le ‘gang des barbares’ jugé à partir de mercredi