Hayom Yom du 22 Tevet : Il est une nécessité de réfléchir pendant une demi-heure chaque jour à l’éducation de ses enfants

Hayom Yom du 22 Tevet : Il est une nécessité de réfléchir pendant une demi-heure chaque jour à l’éducation de ses enfants

הכרזת אאמו »ר [הרש »ב] באחת ההתוועדויות:
כשם שהנחת תפילין בכל יום היא מצוה מדאורייתא על כל יהודי, מבלי הבדל אם הוא גדול בתורה, או איש פשוט – כך חוב גמור על כל יהודי להקדיש כחצי שעה מחשבה בכל יום אודות חנוך בניו, ולעשות ככל שבכוחו, ויותר מכפי כוחותיו, לדאוג ולפעול על בניו שילכו בדרך שבה מדריכים אותם.

Mon père (le Rabbi Rachab) annonça, lors d’un Farbrenguen:
“Tout comme mettre les Tefilines chaque jour est une Mitsva de la Torah, incombant à tous les Juifs, qu’ils soient de grands érudits de la Torah ou ne possèdent que des connaissances ordinaires, il est, de la même manière, une nécessité impérative pour chacun de réfléchir, pendant une demi-heure chaque jour, à l’éducation de ses enfants et de tout faire, ce qui est possible et ce qui est au-delà du possible, pour les guider sur le chemin dans lequel ils sont dirigés”.

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Qu’est ce que le Bayit Goral?

Depuis plus de 16 ans, Or Hachasidus, fait un travail extraordinaire de transmission des enseignements de la ‘Hassidout, dans tous les milieux, par le biais de diffusions quotidiennes, via les médias et en format papier. Sur une base hebdomadaire, elle édite la revue Likrat Chabbat, bien connue par les milliers de lecteurs à travers le monde grâce aux Chlou’him qui la publie mais encore dans des centaines de Choul, toutes tendances confondues.

Cette revue se singularise par son accessibilité, son caractère apolitique, qui permet à tous de s’y identifier, d’y reconnaître le langage de leur Neshama…

Ainsi pratiquants et moins engagés, ‘hassidim de tous les bords s’unissent autour d’une étude  de la partie profonde de la Torah.

Chaque année à la même période, Or Hachasidus organise une grande campagne de levée de fonds, le BAYIT GORAL: en achetant un ticket de tombola, vous faites un don et prenez la chance de gagner 6 mois de loyer ou d’échéance de crédit (de votre résidence principale dans la limite de 2200 euros /mois). Et en deuxième prix: 100 livres de ‘Hassidout au choix!

Diffusez l’essence de la ‘Hassidout dans votre foyer! Laissez-là pénétrer vos murs et votre âme! Invitez-là à remplir les pièces et donnez le ton à votre intérieur!

Prendre part à une telle action vous rend partenaire d’un projet qui permet de hâter la venue du Machia’h et donne la chance à davantage de Juifs de re-trouver le chemin de leur essence profonde: leur lien avec D.ieu.

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Si’ha du Rabbi Express : «Personne n’est oublié» – Inspiré des Likoutei Si’hot Paracha Chemot, par Jonas Elbaze

Si’ha du Rabbi Express : «Personne n’est oublié» – Inspiré des Likoutei Si’hot Paracha Chemot, par Jonas Elbaze

Cette semaine débute la 2ème section de la Torah, Chemot. La Paracha de Chemot commence en mentionnant et en énumérant la descendance de Yaakov, 3ème et dernier patriarche, père de la nation juive.

Le Rabbi s’interroge sur cette façon particulière de citer la descendance de Yaakov : par le NOM de chacun de ses fils, puis par le NOMBRE total de ses descendants. N’est-ce pas superflu de mentionner la descendance de Yaakov ainsi ? Le Rabbi souligne cette façon de mentionner les juifs, et met en exergue un fabuleux message : Le NOMBRE englobe plusieurs parties d’un tout et supprime toute forme de différence entre ces parties. (ex : 10 pommes, les différences entre chaque pomme n’apparaissent pas). Le NOM , lui, permet de désigner une personne pour justement la démarquer et la distinguer par sa différence, ce qui lui est propre. (Un homme qui serait seul au monde n’aurait plus besoin de nom, car il n’aurait plus à se distinguer auprès de qui que ce soit.)

Ainsi voici le Message que D.ieu fait passer par sa Torah : Israel, au titre de nombre, de groupe, de peuple uni, est pour cher à Ses Yeux. Mais D.ieu n’oublie pas la dimension individuelle, où chacun possède un nom, une identité propre, constituée de défauts et de qualités. Il n’hésite pas à montrer que chacun a une valeur inestimable, qui qu’il soit, et qu’à Ses Yeux il n’est pas insignifiant, fondu dans la masse.

Cette prise de conscience que personne n’est oubliée, amènera alors chacun à relativiser les épreuves qu’il endure. D.ieu ne l’oublie pas, prend en compte toutes les étapes de sa vie pour lui envoyer les épreuves qu’il faut au moment où il faut. Tout en sachant qu’il sera apte à les surmonter avec succès et largesse. ,

Chabbat Chalom

[Leilouy Nichmat Hannah bat Simha ]
Paracha Chemot « Youd-Chevat 70 ans : Purifier 7 Midot en 70 ans » par le Rav Yaakov Abergel

Paracha Chemot « Youd-Chevat 70 ans : Purifier 7 Midot en 70 ans » par le Rav Yaakov Abergel

(pour la guérison de Hanania ben Yamna)

 

Doit-on évoquer la sortie d’Egypte lors de la récitation du Chéma de la prière du soir, ou bien cette obligation s’applique-t-elle seulement en journée ?

Le Rabbi évoque cette question dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha Chemot, et rapporte que Rabbi Eléazar ben Azaria déclara qu’il fallait évoquer la sortie d’Egypte également ‘pendant la nuit’ dès qu’il remplaça Raban Gamliel à la tête du Sanhédrin, ainsi qu’il est dit (Brakhot, 28a) :

‘Me voici comme agé de 70 ans, et pourtant je n’ai pas eu le mérite de convaincre mes collègues de l’obligation de faire mention la nuit également de la sortie d’Egypte, jusqu’à ce que Ben Zoma l’ai déduit de ce verset (Deut 12, 6): ‘Afin que tu te souviennes du jour où tu es sorti d’Egypte tous les jours de ta vie’, ‘tous les jours de ta vie’ vient inclure les nuits, et selon d’autres Sages ‘les jours de ta vie’ se réfère au devoir de mentionner la sortie d’Egypte ‘de nos jours’, et ‘tous les jours de ta vie’ vient inclure les Temps messianiques’.

Dans le Dvar Mal’hout, le Rabbi explique que sortir d’Egypte signifie que l’on parvient à soumettre le corps et l’âme animale à la volonté de l’âme divine. De fait, la ‘Hassidout souligne que l’âme divine n’a nul besoin d’être réparée car ‘elle est véritablement une parcelle de divinité d’En-haut’. Aussi, la mission des enfants d’Israël consiste à purifier et à raffiner le corps et l’âme animale, c’est pourquoi le Rabbi déclare dans le Dvar Mal’hout que la sortie d’Egypte exprime le fait que ‘l’âme divine sort de l’étroitesse et des limites que lui impose le corps afin de se lier et de s’attacher à D.ieu, et cela par le moyen de l’étude de la Torah et de l’accomplissement des Commandements divins’.

‘D.ieu appela la lumière ‘Jour » (Béréchit, 1 5), ainsi notre ‘devoir de mentionner la sortie d’Egypte pendant le jour’ signifie que lorsque l’on se trouve dans une situation spirituelle favorable, lorsque brille de façon manifeste la lumière divine, nous devons profiter de cette lumière pour sortir d’Egypte, pour nous dégager des limites que nous impose le corps et nous attacher à D.ieu. Cependant le ‘hidouch de Ben Zoma est que ‘nous devons faire mention la nuit également de la ‘sortie d’Egypte’, ce qui signifie que ‘même pendant la nuit et dans la plus grande obscurité spirituelle de l’exil, il est possible et il est même nécessaire de sortir d’Egypte’.

Cet enseignement du Rabbi s’accorde parfaitement aux enseignements que le Rabbi nous délivre dans les Dvar Mal’hout sur les Parachiot Vayé’hi, Vaïgach, et sur la Paracha Toldot.

En effet, dans le Dvar Malhout sur la Paracha Vayé’hi, le Rabbi cite la déclaration des Sages selon laquelle le mois de Tevet est ‘le mois pendant lequel le corps prend plaisir du corps’ (Meguila, 13, 1). L’explication profonde que nous donne le Rabbi de ce verset est que le ‘corps’ d’En-haut : D.ieu Lui-même, Son Essence bénie, prend plaisir du corps ‘d’en-bas’, de chaque Juif’.

Par cette explication le Rabbi nous donne à réfléchir sur l’importance et le niveau du corps d’un Juif : ‘L’Eternel a choisi le corps des enfants d’Israël’ signifie que le corps est d’un niveau supérieur à l’âme. D.ieu a créé la matière inanimée à partir du néant, et Lui seul possède cette force. Ainsi, bien que le corps nous apparaisse comme de la matière inanimée, il n’en demeure pas moins que l’origine du corps n’est autre que l’Essence divine. A présent, dans l’obscurité de l’exil la force de l’Essence divine n’est pas visible à nos yeux, et ce n’est que dans les temps messianiques qu’il nous apparaîtra que ‘l’âme sera nourrie par le corps’.

L’idée qui est ici donnée par le Rabbi est que le lorsque l’on regarde le corps, il nous apparaît au premier regard comme de l’obscurité, alors qu’en réalité il représente la lumière de la Guéoula, le dévoilement de l’Essence divine. ‘Le corps prend plaisir du corps’ signifie donc que L’Eternel réchauffe, illumine, le corps d’un Juif qui accomplit Ses Commandements. L’Eternel éveille la force de Son Essence qui se cache dans le corps d’un Juif, au moment où celui-ci accomplit Sa Volonté bénie.

C’est ici que l’on peut établir un lien avec l’enseignement du Dvar Mal’hout de la Paracha Chemot selon lequel, nous ‘devons faire mention de la sortie d’Egypte (et de la Guéoula, d’après l’avis des Sages) également pendant la nuit’.

Le Rabbi déclare que ‘même pendant la nuit et dans la plus grande obscurité spirituelle de l’exil, il est possible et il est même nécessaire de ‘sortir d’Egypte’.

Il est possible d’expliquer que ces paroles du Rabbi s’applique au corps lui-même : même dans le corps qui représente ‘la nuit et la plus grande obscurité spirituelle de l’exil’ (du fait que l’âme divine est en exil dans le corps) ‘il est possible et il est même nécessaire de sortir d’Egypte’, en accomplissant les Commandements divins (précisément avec le corps), et en révélant ainsi la force de l’Essence divine qu’il cache en lui-même.

On retrouve cette idée dans le Dvar Mal’hout de la Paracha Vaïgach. En effet, le Rabbi nous enseigne au moyen de l’exemple de Yossef et de Yéhoudah que ‘même à notre époque grâce au lien qui l’unit à D.ieu, un Juif peut s’élever au niveau supérieur des temps futurs’, c’est à dire qu’il peut s’élever au-delà de toutes les limites que lui impose l’exil.

Le Rabbi souligne que Yéhoudah ne savait pas que le vice-roi d’Egypte était en réalité son frère, cela ne l’empêche pas pour autant de se laisser impressionner par lui. Il pénètre dans la pièce où se tient le vice-roi sans même en avoir l’autorisation, et il lui parle très durement quand il s’agit de libérer son frère Benyamin (quand il s’agit de ‘sortir d’Egypte’). Ainsi, ‘Même dans l’exil, Yéhoudah agit avec toute sa détermination’, et c’est précisément cette attitude qui donna par la suite aux enfants d’Israël la force de vivre et de réagir face à l’exil de l’Egypte, ainsi qu’il est écrit (Chemot, 1, 7) : ‘ Or les enfants d’Israël avaient augmenté, et abondé, s’étaient multipliés, et étaient devenus très, très puissants…’.

Ainsi, ‘même pendant la nuit et dans la plus grande obscurité spirituelle de l’exil, il est possible et il est même nécessaire de sortir d’Egypte’, et l’attitude qu’il convient d’adopter dans l’exil est celle de Yéhoudah (et aussi de Morde’haï à l’époque d’A’hachvéroch, car celui-ci ne se prosternait pas devant Aman).

L’obscurité de l’exil doit réveiller en nous-même la force de Messirout néfech, la force de faire don de notre propre existence afin de ‘sortir d’Egypte’, et plus encore de transformer l’obscurité en lumière, comme ce sera le cas pendant la Délivrance finale.

Le Rabbi développe cette idée dans le Dvar Mal’hout de la Paracha Toldot. Il nous enseigne à partir de l’exemple de la lune et du soleil, le principe selon lequel l’absence de lumière s’accorde à la révélation de l’Essence. Ainsi, par exemple, un érudit aura plus de difficultés à faire don de sa propre existence qu’un homme simple. L’exemple qui est souvent donné est celui du talon et de la tête : un homme aura moins de difficultés à entrer le talon dans de l’eau bouillante que d’y entrer sa tête. De fait, l’intellect affaiblit la volonté. Cela signifie que la force de faire don de sa propre existence, qui découle de l’essence de l’âme, se révèle précisément dans l’obscurité, dans l’absence de la lumière de l’intellect. Le ‘pied’, qui représente l’homme simple, est le réceptacle de l’essence de l’âme, et non pas la tête (l’érudit), et ce principe s’accorde à l’enseignement du Rabbi, du Dvar Mal’hout de la Paracha Chemot, selon lequel ‘même pendant la nuit et dans la plus grande obscurité spirituelle de l’exil, il est possible et il est même nécessaire de sortir d’Egypte’.

Par ailleurs, le Rabbi nous enseigne dans ce Dvar Mal’hout de la Paracha Chemot que 70 ans sont nécessaires pour raffiner les 7 midot de l’âme animale, et accéder ainsi à la vision du Divin. Le chiffre 770 est donc l’allusion au fait que nous parvenons à la vision du Divin lorsque nous purifions les 7 midot de l’âme animale en 70 ans. Il y a aussi une allusion au fait que cette année le 10 Chevat nous célèbrerons avec l’aide de D.ieu les 70 années du règne du Rabbi. Peut-être nous est-il donc permis de dire que la mission du Rabbi, et notre mission, aboutissent à présent au niveau de la vision du Divin, et que nous allons enfin voir avec nos yeux de chair la venue de notre Juste Machia’h et le troisième Temple, avec l’aide de D.ieu.