Chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot avec le Rav Levi Azimov 10h30 – 11h30 Tél. : +33 0756753993 – code : 33 41 593#
Egalement EN DIRECT sur RADIO HASSIDOUT
Vaéra – Pharaon versus Nabuchodonosor Source : Likouté Si’hot volume 21, troisième Si’ha sur Vaéra
Dans la Haftara : Deux prophéties d’Ezéchiel liées au sort de l’Egypte
Ezéchiel 29, 2 : « Fils de l’homme, dirige ta face contre Pharaon, roi d’Egypte, et prophétise ainsi sur lui et sur l’Egypte entière : « …Tous les habitants d’Egypte sauront que c’est Moi l’Eternel, car ils avaient prêté un appui de roseau (faible) à la maison d’Israël ; …c’est pourquoi, ainsi dit l’Eternel, Je vais susciter l’épée contre [ce pays], … qui deviendra une solitude et une ruine, parce que [Pharaon a] dit : « Le fleuve est à moi, et c’est moi qui l’ai fait ». …Je ramènerai les captifs égyptiens .. [et pourtant] ils n’y formeront qu’un misérable royaume ».
Ezéchiel 29, 17 : « …Nabuchodonosor, roi de Babylone, a fait faire à son armée un travail rude contre Tyr, …mais ni lui ni son armée n’ont reçu de salaire. …C’est pourquoi, ainsi parle l’Eternel, Je vais livrer à Nabuchodonosor, roi de Babylone, le pays d’Egypte, pour qu’il en emporte les richesses, en prenne le butin et le mette au pillage : ce sera le salaire de son armée, comme prix de son labeur, qu’il a œuvré contre Tyr ». »
L’objectif d’une Haftara : Accentuer et développer les messages de la Paracha
Likouté Si’hot : Dans chaque Paracha de la Torah, il y a un enseignement (« Torah » signifie « enseignement »). Ainsi, dans la Haftara, provenant des prophètes, où les sujets sont plus expliqués, ce même enseignement sera plus explicite. De ce fait, la seconde prophétie sur le salaire de Nabuchodonosor fait partie de notre Haftara, car l’enseignement que cet épisode procure est un détail, un élément dérivé du message général de la Haftara.
Développement : D.ieu a-t-Il répondu à l’argument antérieur de Moché ?
« Chemot 5, 22 : Moché retourna vers D.ieu et dit : « Mon D.ieu, pourquoi as-Tu fait du mal à ce peuple ? Pourquoi m’as-Tu envoyé ? Depuis que je suis venu pour parler au Pharaon en Ton Nom, le sort de ce peuple a empiré, et Tu n’as pas sauvé Ton peuple ! ». D.ieu dit à Moché : « Tu verras maintenant ce que Je vais faire à Pharaon… ».
Likouté Si’hot : L’exil égyptien était une préparation au don de la Torah, dans lequel arrivera l’innovation d’une « Mitsva », la possibilité de s’attacher à D.ieu en accomplissant toutes les Mitsvot uniquement du fait de la volonté divine, en étudiant la Torah par soumission à Celui Qui l’a donnée. Pour être prêt à cela, il fallait passer par les rudes souffrances de l’exil égyptien, qui poussèrent le peuple d’Israël à effacer leur existence devant D.ieu. »
L’objectif des Dix Plaies : soumettre Pharaon et la superpuissance de l’époque
Likouté Si’hot : Pharaon ressentait son égo au point le plus fort, comme il l’affirma : « Qui est D.ieu pour je l’écoute ? », et encore plus clairement : « Le Nil est à moi et je me suis créé » ; cela exprime son opposition au don de la Torah. Ainsi, lorsque l’exil égyptien produit la soumission d’Israël, cela brisa également l’égocentrisme dans le monde, l’annulation de Pharaon et de son royaume, ainsi qu’il avoua finalement que D.ieu avait raison.
Cela explique le lien entre les deux raisons expliquant la défaite de l’Egypte
Likouté Si’hot : L’origine du « faible soutien » de l’Egypte envers Israël, alors qu’ils avaient promis le contraire, est leur égocentrisme. Et cela est aussi lié avec la Paracha, car la Torah donne deux raisons aux Dix Plaies : (a) Montrer à l’Egypte que « Je suis D.ieu », (b) Les punir pour l’asservissement des hébreux ; et ces deux raisons sont liées : le fait que Pharaon renia l’existence de D.ieu est bien ce qui le poussa à asservir et à opprimer les enfants d’Israël de la pire façon possible, qui ne peut être aucunement acceptée, même humainement parlant.
Approfondissement : L’innovation du don de la Torah : l’action est essentielle !
Likouté Si’hot : Les Mitsvot accomplies par les Patriarches avant le don de la Torah étaient liées à la capacité de l’être créé : l’aspect technique de la Mitsva était donc secondaire en rapport à son aspect spirituel. Après le don de la Torah, l’accomplissement d’une Mitsva est lié à la capacité du Créateur, transcendant la séparation entre le matériel et le spirituel. Dès lors, l’essentiel n’est plus l’intention d’une Mitsva, dans laquelle chacun sera différent selon son niveau, mais plutôt l’action concrète de la Mitsva, permettant l’attachement avec Celui Qui l’ordonne.
Explication : le lien entre la défaite de l’Egypte et le salaire de Nabuchodonosor
Likouté Si’hot : A priori, Nabuchodonosor ne cherchait pas à accomplir la volonté divine en conquérant Tyr, il le fit pour lui-même : il voulait conquérir le monde entier, or Tyr était : (a) en bord de mer, (b) sur la route menant à l’Egypte qu’il voulait conquérir. Et pourtant, il mérite un salaire pour son « labeur » : On ne prête pas de grande importance à ses intentions, mais plutôt au fait qu’il contribua à la réalisation de la volonté divine.
Enseignement : Avoir de la gratitude, même pour un service ayant l’air intéressé
Likouté Si’hot : Lorsqu’un Juif se fait aider par son prochain, il ne doit pas faire de calculs si ce service était intéressé ou pas, ou encore si cet homme est bon de nature et ne mérite donc pas d’en être remercié. La Haftara nous apprend que même Nabuchodonosor, qui était surement intéressé, fut rétribué par D.ieu pour son « labeur » ; à plus forte raison lorsqu’il s’agit d’une bonne action d’un Juif, miséricordieux de nature, le faisant de tout cœur !
Annexe : Le dicton du Ba’al Chem Tov sur l’amour à porter à chaque Juif
« Hayom Yom 15 Kislev : Le grand-père (le Ba’al Chem Tov) dit qu’il faut faire preuve de don de soi pour l’amour du prochain, même pour un Juif que l’on n’aurait jamais vu.
Likouté Si’hot : Chaque Juif, peu importe sa situation, a certainement fait plusieurs bonnes actions. Or, étant donné que chaque bonne action, et même chaque bonne pensée, porte une influence sur le monde entier, il en ressort que chaque Juif est sauvé par chacun et chacune du peuple d’Israël ! Et même si ces derniers n’y ont pas pensé, puisque concrètement ils ont rendu service, il faut leur en être reconnaissant, jusqu’à les aimer ! »
Chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot avec le Rav Levi Azimov 10h30 – 11h30 Tél. : +33 0756753993 – code : 33 41 593#
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Vaéra – Pharaon versus Nabuchodonosor Source : Likouté Si’hot volume 21, troisième Si’ha sur Vaéra
Dans la Haftara : Deux prophéties d’Ezéchiel liées au sort de l’Egypte
Ezéchiel 29, 2 : « Fils de l’homme, dirige ta face contre Pharaon, roi d’Egypte, et prophétise ainsi sur lui et sur l’Egypte entière : « …Tous les habitants d’Egypte sauront que c’est Moi l’Eternel, car ils avaient prêté un appui de roseau (faible) à la maison d’Israël ; …c’est pourquoi, ainsi dit l’Eternel, Je vais susciter l’épée contre [ce pays], … qui deviendra une solitude et une ruine, parce que [Pharaon a] dit : « Le fleuve est à moi, et c’est moi qui l’ai fait ». …Je ramènerai les captifs égyptiens .. [et pourtant] ils n’y formeront qu’un misérable royaume ».
Ezéchiel 29, 17 : « …Nabuchodonosor, roi de Babylone, a fait faire à son armée un travail rude contre Tyr, …mais ni lui ni son armée n’ont reçu de salaire. …C’est pourquoi, ainsi parle l’Eternel, Je vais livrer à Nabuchodonosor, roi de Babylone, le pays d’Egypte, pour qu’il en emporte les richesses, en prenne le butin et le mette au pillage : ce sera le salaire de son armée, comme prix de son labeur, qu’il a œuvré contre Tyr ». »
L’objectif d’une Haftara : Accentuer et développer les messages de la Paracha
Likouté Si’hot : Dans chaque Paracha de la Torah, il y a un enseignement (« Torah » signifie « enseignement »). Ainsi, dans la Haftara, provenant des prophètes, où les sujets sont plus expliqués, ce même enseignement sera plus explicite. De ce fait, la seconde prophétie sur le salaire de Nabuchodonosor fait partie de notre Haftara, car l’enseignement que cet épisode procure est un détail, un élément dérivé du message général de la Haftara.
Développement : D.ieu a-t-Il répondu à l’argument antérieur de Moché ?
« Chemot 5, 22 : Moché retourna vers D.ieu et dit : « Mon D.ieu, pourquoi as-Tu fait du mal à ce peuple ? Pourquoi m’as-Tu envoyé ? Depuis que je suis venu pour parler au Pharaon en Ton Nom, le sort de ce peuple a empiré, et Tu n’as pas sauvé Ton peuple ! ». D.ieu dit à Moché : « Tu verras maintenant ce que Je vais faire à Pharaon… ».
Likouté Si’hot : L’exil égyptien était une préparation au don de la Torah, dans lequel arrivera l’innovation d’une « Mitsva », la possibilité de s’attacher à D.ieu en accomplissant toutes les Mitsvot uniquement du fait de la volonté divine, en étudiant la Torah par soumission à Celui Qui l’a donnée. Pour être prêt à cela, il fallait passer par les rudes souffrances de l’exil égyptien, qui poussèrent le peuple d’Israël à effacer leur existence devant D.ieu. »
L’objectif des Dix Plaies : soumettre Pharaon et la superpuissance de l’époque
Likouté Si’hot : Pharaon ressentait son égo au point le plus fort, comme il l’affirma : « Qui est D.ieu pour je l’écoute ? », et encore plus clairement : « Le Nil est à moi et je me suis créé » ; cela exprime son opposition au don de la Torah. Ainsi, lorsque l’exil égyptien produit la soumission d’Israël, cela brisa également l’égocentrisme dans le monde, l’annulation de Pharaon et de son royaume, ainsi qu’il avoua finalement que D.ieu avait raison.
Cela explique le lien entre les deux raisons expliquant la défaite de l’Egypte
Likouté Si’hot : L’origine du « faible soutien » de l’Egypte envers Israël, alors qu’ils avaient promis le contraire, est leur égocentrisme. Et cela est aussi lié avec la Paracha, car la Torah donne deux raisons aux Dix Plaies : (a) Montrer à l’Egypte que « Je suis D.ieu », (b) Les punir pour l’asservissement des hébreux ; et ces deux raisons sont liées : le fait que Pharaon renia l’existence de D.ieu est bien ce qui le poussa à asservir et à opprimer les enfants d’Israël de la pire façon possible, qui ne peut être aucunement acceptée, même humainement parlant.
Approfondissement : L’innovation du don de la Torah : l’action est essentielle !
Likouté Si’hot : Les Mitsvot accomplies par les Patriarches avant le don de la Torah étaient liées à la capacité de l’être créé : l’aspect technique de la Mitsva était donc secondaire en rapport à son aspect spirituel. Après le don de la Torah, l’accomplissement d’une Mitsva est lié à la capacité du Créateur, transcendant la séparation entre le matériel et le spirituel. Dès lors, l’essentiel n’est plus l’intention d’une Mitsva, dans laquelle chacun sera différent selon son niveau, mais plutôt l’action concrète de la Mitsva, permettant l’attachement avec Celui Qui l’ordonne.
Explication : le lien entre la défaite de l’Egypte et le salaire de Nabuchodonosor
Likouté Si’hot : A priori, Nabuchodonosor ne cherchait pas à accomplir la volonté divine en conquérant Tyr, il le fit pour lui-même : il voulait conquérir le monde entier, or Tyr était : (a) en bord de mer, (b) sur la route menant à l’Egypte qu’il voulait conquérir. Et pourtant, il mérite un salaire pour son « labeur » : On ne prête pas de grande importance à ses intentions, mais plutôt au fait qu’il contribua à la réalisation de la volonté divine.
Enseignement : Avoir de la gratitude, même pour un service ayant l’air intéressé
Likouté Si’hot : Lorsqu’un Juif se fait aider par son prochain, il ne doit pas faire de calculs si ce service était intéressé ou pas, ou encore si cet homme est bon de nature et ne mérite donc pas d’en être remercié. La Haftara nous apprend que même Nabuchodonosor, qui était surement intéressé, fut rétribué par D.ieu pour son « labeur » ; à plus forte raison lorsqu’il s’agit d’une bonne action d’un Juif, miséricordieux de nature, le faisant de tout cœur !
Annexe : Le dicton du Ba’al Chem Tov sur l’amour à porter à chaque Juif
« Hayom Yom 15 Kislev : Le grand-père (le Ba’al Chem Tov) dit qu’il faut faire preuve de don de soi pour l’amour du prochain, même pour un Juif que l’on n’aurait jamais vu.
Likouté Si’hot : Chaque Juif, peu importe sa situation, a certainement fait plusieurs bonnes actions. Or, étant donné que chaque bonne action, et même chaque bonne pensée, porte une influence sur le monde entier, il en ressort que chaque Juif est sauvé par chacun et chacune du peuple d’Israël ! Et même si ces derniers n’y ont pas pensé, puisque concrètement ils ont rendu service, il faut leur en être reconnaissant, jusqu’à les aimer ! »
Depuis quelques temps, B »H, tout le monde parle et même, attend la venue du Machia’h.
Certains d’entre vous, pourtant, se posent encore des questions sur ce sujet :
Quand viendra-t-il ?
Quelle sera sa mission principale ?
En quoi notre quotidien sera-t-il différent d’aujourd’hui ?
Quel sera le rôle des mitsvot à l’ère de Machia’h ?
Ces questions, parmi tant d’autres, restent pour beaucoup des énigmes. Aussi, avons-nous le plaisir de vous proposer aujourd’hui, une série de 15 vidéos traitant du thème de Machia’h.
Nous souhaitons ardemment que cette série de cours, contribue avec l’aide de D., à éclaircir ce sujet.
Vous découvrirez Machia’h, à travers des explications, toutes plus fascinantes les unes que les autres.
Les sujets seront présentés quotidiennement, par le Rav Levy Gurewitz et ce, jusqu’à la fête de Chavouot.
On sait tous que l’étude des sujets liés au Machia’h accélère sa venue !
Nous espérons donc que ces vidéos réussiront à faire venir le Machia’h le plus rapidement possible !
Réflexion sur la Paracha de la semaine, Vaéra, ״Et les fils de Kora’h Assir Èlkana et Aviassaf », à la lumière de la Kabbale, selon les enseignements de Rabbi Levi Ytshak Schneerson נ »ע (le père du Rabbi) , par le Rav Elyahou Wolf
Veille du 28 Tévèt, jour anniversaire de la Rabbanit ‘Hanna תנצב »ה.
Lors de célèbres causeries, le Rabbi accorda une importance toute particulière à l’incroyable dévouement de sa mère la Rabbanit Hanna qui se donna sans relâche et prépara l’encre avec laquelle son mari le Rabbi Levi Ytshak écrivit ses profonds enseignements en bordure des quelques livres qu’il possédait en exil notamment le Zohar.
Ci-joint un court métrage, qui reprend six lignes extraites d’un commentaire qui tient sur dix-neuf pages, à propos du Zohar (Paracha A’harei) en lien avec la Paracha de la semaine, Vaéra,
« Et les fils de Kora’h Assir Èlkana et Aviassaf ».
Chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot avec le Rav Levi Azimov 10h30 – 11h30 Tél. : +33 0756753993 – code : 33 41 593#
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Chemot – Entre croyance et confiance en D.ieu Source : Likouté Si’hot volume 36, première Si’ha sur Chemot
Chemot – Entre « Emouna », croyance en D.ieu, et « Bita’hone », confiance en D.ieu Source : Likouté Si’hot volume 36, première Si’ha sur Chemot
Moché prend peur et s’enfuit suite à un avis de recherche du Pharaon La réaction de Moché suite à la mort de l’Egyptien : avait-il réellement peur pour sa vie ou craignait-il pour le sort d’Israël ?
Chemot 2, 11 : Moché grandit et alla parmi ses frères et fut témoin de leurs souffrances. Il aperçut un Égyptien frappant un Hébreu, un de ses frères. Il se tourna de côté et d’autre et ne voyant paraître personne, il frappa l’Égyptien et l’ensevelit dans le sable. Étant sorti le jour suivant, il remarqua deux Hébreux qui se querellaient et il dit au coupable : « Pourquoi frappes-tu ton prochain ? » L’autre répondit : « Qui t’a fait notre seigneur et notre juge ? Voudrais-tu me tuer, comme tu as tué l’Égyptien ?! ». Moché prit peur et se dit : « En vérité, la chose est connue ! ». Pharaon fut instruit de ce fait et voulut tuer Moché. Celui-ci s’enfuit de devant Pharaon.
Rachi – [Moché] prit peur : Il faut le comprendre au sens littéral. Et selon le Midrash, Moché s’est inquiété de voir en Israël des mécréants délateurs, et il dit : « Peut-être que, dès lors, ne méritent-ils pas d’être délivrés ? ».
Analyse : La peur de Moché était-elle justifiée ou devait-il être confiant ? Est-ce normal pour un Juste d’avoir peur même après une promesse de protection divine ?
Midrach Berechit Rabba 76, 1 : Rabbi Pin’has dit au nom de Rabbi Reouven : D.ieu promit à deux hommes Sa protection et ils prirent tout de même peur : l’élu des patriarches et l’élu des prophètes. L’élu des patriarches est Jacob, D.ieu lui dit « je serai avec toi » (Vayétsé 28, 15) et il eut pourtant peur (de Essav). L’élu des prophètes est Moché, D.ieu lui dit : « Je serai avec toi » (Chemot 3, 12), et il prit peur. D’ailleurs, D.ieu dut lui dire par la suite « ne le crains pas » (‘Houkat 21, 34) : on ne dit « ne crains pas » qu’à une personne qui a effectivement peur.
Yefé Toar sur Berechit Rabba : Il ne faut pas suivre leur exemple, ils ne devaient pas avoir peur !
Psaumes 112, 7 : Son cœur est ferme, plein de confiance en l’Eternel.
Ohr HaSe’hel sur Berechit Rabba : Ainsi est la conduite des Justes : même en ayant une promesse Divine, ils restent sur leurs gardes.
Guemara Bera’hot 4a : « Ya’akov eut très peur » (Vayichla’h 32, 8). Il dit : peut-être que la faute [que j’ai éventuellement commise] entraînera [la fin de la protection divine sur moi].
Développement : Est-il anormal de craindre l’arrêt de la protection divine ? Peut-on être serein et confiant dans la protection divine, en ignorant l’impact éventuel de ses fautes ?
‘Hovote Halevavote, portique de la Confiance, ch. 1 : L’essence du Bita’hone (confiance en D.ieu) est la tranquillité d’esprit de l’homme confiant, son cœur s’en remettant entièrement à Celui en Qui il a confiance, en étant certain qu’Il fera ce qu’Il estimera être bon et juste dans le sujet sur lequel la confiance est portée.
Likouté Si’hot : La « confiance » (« Bita’hone ») n’est pas seulement la croyance (« Emounah ») que D.ieu a la possibilité de l’aider et de le libérer de son problème. En fait, il a confiance dans le fait que D.ieu agira effectivement [pour son bien]. Il en est persuadé, à tel point qu’il est parfaitement serein et ne se soucie aucunement ! Mais cela demande explication : quel est le fondement de cette certitude ?! Le risque que « peut être la faute entraine » l’arrêt de la protection existe pour chacun, à plus forte raison du fait que même Ya’akov en avait la crainte !
Hypothèse : Le « Bita’hone » est la certitude que tout est déjà prévu par D.ieu ! La confiance se définit-elle par l’acceptation que tout ce que D.ieu fait est forcément pour le bien ?
Likouté Si’hot : La confiance (« Bita’hone ») en D.ieu est fondée sur la croyance (« Emounah ») que tout vient de Lui. L’homme est donc serein, en tout état de cause : soit il ne mérite aucun mal, et D.ieu le tirera certainement d’affaire ; soit il ne mérite pas l’aide divine, et ce mal le lavera de ses fautes passées, et il restera absolument serein.
‘Hovote Halevavote, portique de la Confiance, ch. 2 : Une des raisons de la faisabilité du « Bita’hone » est le fait de compter sur Celui qui est au summum de la générosité et de la bonté, Qui donne à celui qui mérite et à celui qui ne mérite pas (en l’occurence pour quelqu’un qui a commis des fautes), dont la générosité et la bonté sont constantes, elles ne s’arrêteront jamais !
Explication : Le « Bita’hone » est un niveau plus élevé que la « Emounah » ! « Pense bien, cela sera bien ! » : La confiance en D.ieu est le fait d’être persuadé que l’on ne recevra qu’un bien tangible !
Réponse du Rabbi Tsema’h Tsedek à une personne lui demandant de prier pour une personne gravement malade : « Pense bien, cela ira bien ! ». On comprend de ses propos que l’effort de penser bien et d’avoir confiance en D.ieu, cet effort produira le bien tangible.
‘Hovote Halevavote ibid. : Le concept du « Bita’hone » en D.ieu est à l’image d’un serviteur emprisonné, étant dans un trou chez son maître, n’ayant confiance qu’en ce dernier, lui seul pouvant le blesser ou l’aider.
N’est-ce pas trop facile de compter sur D.ieu, sans forcément le mériter ? Cette confiance exige de grands efforts, qui produisent des résultats surnaturels !
Likouté Si’hot : Le « Bita’hone » demande beaucoup d’efforts : l’homme doit décharger son fardeau sur D.ieu, en comptant qu’Il lui amènera un bien visible et évident. Ainsi, lorsque l’homme compte uniquement sur D.ieu, sans faire de calculs sur la faisabilité du sauvetage, alors D.ieu se conduira également « mesure pour mesure » avec cet homme, Il le protégera et aura pitié de lui, même si ce dernier ne le méritait pas.
Explication : Pourquoi le texte nous précise-t-il que Moché prit peur ? Si Moché avait eu confiance que rien ne lui arriverait, rien ne le serait arrivé !
Likouté Si’hot : Cela nous enseigne que c’est le « Bita’hone » qui provoque le salut Divin. De l’aspect positif nous déduisons l’aspect négatif : lorsqu’un homme n’est pas sauvé d’un malheur, cela est dû au fait qu’il manquait de « Bita’hone ». Ainsi, puisque Moché prit peur et n’eut la certitide qu’aucun mal n’arrivera de ses bonnes actions, cela même fit en sorte que Pharaon eut vent de l’affaire et voulut le tuer, et Moché dut s’enfuir.
Enseignement : La réaction aux obstacles à la réalisation de la volonté divine La confiance absolue en l’aide de D.ieu fait disparaître les obstacles à la volonté divine !
Likouté Si’hot : Lorsqu’un homme rencontre des empêchements et des difficultés à pratiquer la Torah et les Mitsvot, il doit savoir que la victoire sur ces obstacles dépend de lui : s’il a une confiance absolue en l’aide que D.ieu procurera, au point d’être parfaitement serein, sans aucune inquiétude (tout en faisant son possible pour mettre fin à ces difficultés dans les voies naturelles) – alors se réalisera l’assurance : « pense bien, cela ira bien », tous les obstacles et les difficultés s’annuleront, et il verra le bien – très concrètement !