Vendredi 26 septembre 2025 à 10h30 : Likouté Si’hot Vayele’h volume 19 – par le Rav Levi Azimov

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En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
avec le Rav Levi Azimov de 10h30 – 11h30
au Beth Loubavitch – 8 rue Lamartine 75009 Paris
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Tél.: +33159423068 – code: 33 41 593 (♯)

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Vendredi 26 septembre 2025 à 10h30 : Likouté Si’hot Vayele’h volume 19 – par le Rav Levi Azimov

Vendredi 12 septembre 2025 à 10h30 : Likouté Si’hot Ki Tavo volume 34, Siha 3 – par le Rav Levi Azimov

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Ki-Tavo – La maturité des quarante ans
Source : Likouté Si’hot volume 34, troisième Si’ha sur Ki-Tavo

 

 

 

 

 

Vendredi 26 septembre 2025 à 10h30 : Likouté Si’hot Vayele’h volume 19 – par le Rav Levi Azimov

Vendredi 5 septembre août 2025 à 10h30 : Likouté Si’hot Ki Tetsé volume 4 – par le Rav Levi Azimov

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Le divorce et sa dimension spirituelle
dans la mission de chaque juif
Likouté Si’hot Ki Tetsé volume 4

 

Kovets-Tetse-5785.pdf

 

Les trois opinions sur les motifs de divorce et leur signification spirituelle

L’école de Chamaï enseigne qu’un homme ne peut divorcer de sa femme que s’il a trouvé en elle « quelque chose d’indécent ». L’école de Hillel permet le divorce même si elle a brûlé son plat, tandis que Rabbi Akiva autorise le divorce même s’il a trouvé une autre femme plus belle qu’elle. Cette progression apparemment troublante nécessite une explication, particulièrement concernant Hillel et Rabbi Akiva – ce dernier ayant proclamé « tu aimeras ton prochain comme toi-même, c’est là un grand principe de la Torah ».

L’explication réside dans la dimension spirituelle du divorce. L’homme représente l’âme, tandis que la femme symbolise sa part dans ce monde. Le divorce exprime le refus d’accepter la mission qui lui a été confiée. L’école de Chamaï ne permet le changement de mission que si « quelque chose d’indécent » est découvert – c’est-à-dire quand le service divin produit une chute qui génère l’opposé du Choul’han Arou’h. L’école de Hillel autorise le divorce même si « elle a brûlé son plat » – quand la mission provoque une diminution dans les affaires spirituelles qu’il possédait auparavant. Rabbi Akiva permet le changement même si « il a trouvé une autre plus belle » – quand il ne ressent plus de vitalité ni de plaisir dans son service.

Bien que la halakha suive l’école de Hillel, permettant le divorce pour un plat brûlé, il demeure que « celui qui divorce fait couler des larmes sur l’autel ». Même quand on pense avoir « trouvé quelque chose d’indécent », il faut examiner minutieusement si c’est la vérité ou si l’on est influencé par des considérations personnelles.

 

 

 

 

 

Vendredi 26 septembre 2025 à 10h30 : Likouté Si’hot Vayele’h volume 19 – par le Rav Levi Azimov

Vendredi 29 août 2025 à 10h30 : Likouté Si’hot Choftim volume 34, Siha 1 – par le Rav Levi Azimov

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La différence fondamentale entre les policiers
de Choftim et ceux de Devarim
Likouté Si’hot Michpatim volume 34, Siha 1

 

Rachi explique deux fois le rôle des « Chotrim » (policiers) dans deux contextes différents, révélant une distinction essentielle dans leurs fonctions. Cette analyse du Likoutei Sih’ot dévoile la dimension spirituelle de cette différence et son application dans le service de D.ieu. L’enseignement nous éclaire sur la nature du jugement et de l’application de la loi dans la Torah.

 

Kovets – Likouté Si’hot Choftim volume 34, Siha 1

 

La question sur l’explication répétitive de Rachi

Dans le commentaire de Rachi sur le verset (16, 18) : « Juges et policiers : les juges sont ceux qui tranchent le jugement. Les policiers sont ceux qui dirigent le peuple selon leurs ordres, frappant et punissant avec le bâton et les lanières jusqu’à ce qu’il accepte sur lui le jugement du juge. » Il faut comprendre pourquoi Rachi avait déjà expliqué dans la section Devarim (1, 15) : « Et les policiers : je les ai établis sur vous selon vos tribus. Ce sont ceux qui frappent et punissent avec les lanières selon les juges. » Pourquoi explique-t-il encore une fois, et pourquoi développe-t-il davantage son explication dans notre section ?

Deux types distincts de policiers

L’explication est la suivante : les policiers de notre section sont différents de ceux de la section Devarim. Dans la section Devarim, il s’agit de ceux qui exécutent concrètement la sentence des juges – « selon les juges ». Mais les policiers de notre section agissent pour que le justiciable respecte la décision du juge, et de manière générale pour que les gens acceptent sur eux l’autorité du juge – « jusqu’à ce qu’il accepte sur lui le jugement du juge. » La nécessité pour Rachi d’expliquer qu’ici il s’agit d’un type différent de policiers vient du fait que le juge dans la Torah n’est pas seulement celui qui juge mais aussi celui qui exécute la sentence – comme par exemple à la fin de la section Balak (25, 5) : « Aux juges d’Israël : tuez chacun ses hommes. » Si c’est le cas, on ne peut pas expliquer que les policiers sont ceux qui exécutent la sentence, car l’exécution de la sentence est incluse dans les juges. Seule dans la section Devarim peut-on expliquer que les policiers sont ceux qui exécutent la sentence car là n’est pas mentionné « juges » mais « vos chefs. »

L’indication textuelle de cette différence

Dans la section Devarim, Rachi explique qu’il s’agit de policiers qui exécutent la sentence des juges – et non comme dans notre section – car il est dit là « et des policiers pour vos tribus, » c’est-à-dire que c’était une nomination sur les enfants d’Israël, qu’il y ait ceux qui jugent et ceux qui exécutent la sentence. Mais si l’intention était des policiers qui menacent le justiciable d’accepter le décret des juges, il aurait fallu dire dans le verset « et des policiers pour (aider) vos juges. »

L’application spirituelle : juges et policiers intérieurs

L’enseignement spirituel de la Torah : il est connu l’explication du Chla sur la Torah concernant « tes portes » qui sont les portes du corps – la bouche et les oreilles etc. – et il faut placer sur elles des juges et des policiers. En apparence, « juges » est l’aspect de l’étude et « policiers » est l’aspect de l’action. Mais selon ce qui précède, l’action aussi est incluse dans les juges – car la finalité de la sagesse est le repentir et les bonnes actions – et s’il manque dans l’action, alors il manque aussi dans l’étude elle-même.

Le rôle des policiers spirituels

Donc « policiers » c’est l’annulation du mauvais penchant en lui disant « tu es mauvais etc. » pour exciter le bon penchant contre le mauvais penchant, car par cela s’annule la domination du penchant. C’est pourquoi dans l’avenir il y aura « et Je restaurerai tes juges » – et non des policiers – car alors le mal sera annulé et donc on n’aura pas besoin de policiers mais seulement de juges – l’étude de la Torah et l’accomplissement des Mitsvot.

 

Vendredi 26 septembre 2025 à 10h30 : Likouté Si’hot Vayele’h volume 19 – par le Rav Levi Azimov

Vendredi 1er août 2025 à 10h30 : Likouté Si’hot Devarim volume 34, Si’ha 2 – par le Rav Levi Azimov

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Devarim – L’intuition innovante d’un juge
Source : Likouté Si’hot volume 34, deuxième Si’ha sur Devarim

 

 

Le problème : Moché cherche des hommes « intelligents » pour être juges mais n’en trouve pas, alors qu’il existait des hommes intelligents pour construire le Tabernacle (comme Betsalel).

La solution : Il existe deux niveaux d’intuition :

  • Niveau simple : compléter des détails manquants (suffisant pour les artisans)
  • Niveau supérieur : innovation totale, créer de nouveaux concepts (nécessaire pour les juges)

Pourquoi cette exigence élevée pour les juges ? Les juges doivent trancher des cas non explicitement mentionnés dans la Torah, nécessitant une capacité d’innovation constante et d’approfondissement créatif de la loi divine.

L’enseignement profond : Le dialogue entre Rabbi Yossi (maître de l’intuition divine) et Arius (représentant la sagesse profane) illustre la supériorité de l’intuition sainte sur la logique humaine ordinaire.

La dimension messianique : La recherche de Moché préfigure l’ère messianique, où la sagesse profane sera transformée en sagesse divine, permettant enfin l’existence de ces juges dotés d’une intuition parfaitement innovante.

Message central : D.ieu demandait une qualité rare mais pas impossible, préparant l’humanité à la transformation spirituelle future où l’intelligence humaine atteindra sa perfection divine.

 

 

 

Vendredi 26 septembre 2025 à 10h30 : Likouté Si’hot Vayele’h volume 19 – par le Rav Levi Azimov

Vendredi 25 juillet 2025 à 10h30 : Likouté Si’hot Matot-Massé volume 18, Si’ha 2 – par le Rav Levi Azimov

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Matot – Cachérisation et immersion des ustensiles
Source : Likouté Si’hot volume 18, deuxième Si’ha sur Matot

Dans la Paracha Matot, Eléazar rappelle aux guerriers de cachériser les ustensiles pris au butin de Midyan. Cette instruction révèle une distinction fondamentale entre deux types de purification :

1. La cachérisation : éliminer les interdits alimentaires réellement absorbés dans l’ustensile
2. L’immersion au Mikvé : préparer spirituellement l’ustensile à un usage permis, même sans interdit présent

Les questions résolues

Pourquoi pas d’instruction lors des guerres précédentes ?
Lors de la conquête de Si’hon et Og, tout était permis aux Israélites (même le gras de porc), donc aucune purification n’était nécessaire.

Faut-il tremper la vaisselle ‘Hamets vendue au non-juif ?
Non, car la vente est organisée pour que le non-juif n’utilise pas réellement ces ustensiles – il n’y a donc pas de « possibilité d’interdit ».

Les Israélites devaient-ils tremper leur vaisselle après le don de la Torah ?
Non, car ils évitaient déjà l’interdit viande-lait avant la révélation, leurs ustensiles n’avaient donc pas absorbé d’interdits.

Le principe spirituel

L’immersion au Mikvé transforme l’ustensile d’un statut où l’interdit est possible vers un statut de sainteté israélite où cette possibilité est éliminée. C’est une préparation spirituelle, pas seulement une purification matérielle.

 

Vendredi 26 septembre 2025 à 10h30 : Likouté Si’hot Vayele’h volume 19 – par le Rav Levi Azimov

Vendredi 18 juillet 2025 à 10h30 : Likouté Si’hot Pin’has volume 28, Si’ha 2 – par le Rav Levi Azimov

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Pin’has – Le «temps» d’un sacrifice perpétuel
Source : Likouté Si’hot volume 28, deuxième Si’ha sur Pin’has

https://drive.google.com/file/d/1AoxOKXTYI5n5T7MUnQfsKSeHrLaxHx55/view

Dans la Paracha Pin’has, la Torah nous enseigne les lois du sacrifice « Tamid », l’offrande quotidienne et perpétuelle qui était offerte chaque jour dans le Temple. Cette étude, basée sur le Likouté Si’hot volume 28, explore une divergence fascinante entre Rachi et Ibn Ezra concernant la signification du terme « moèd » (temps) appliqué à ce sacrifice perpétuel, et révèle un enseignement profond sur la sanctification du quotidien.

 

Les Lois du Sacrifice Tamid selon la Torah

La Torah énonce dans Pin’has (28, 1) : « D.ieu parla à Moché en ces termes : Ordonne ceci aux enfants d’Israël et dis-leur : Mon sacrifice, Mon pain qui se consume pour Moi en délectable odeur, vous aurez soin de Me le présenter en son temps (bemoado) ; deux par jour, en holocauste perpétuel. Un agneau tu offriras le matin et le second, tu l’offriras vers le soir. Et au jour du Chabbat, tu offriras deux agneaux d’un an, sans défaut ; l’holocauste du Chabbat, offert dans son Chabbat, indépendamment de l’holocauste perpétuel et de sa libation. »

La Divergence entre Rachi et Ibn Ezra

Rachi commente l’expression « en son temps » de manière révolutionnaire : « Chaque jour est le ‘temps (moèd)’ fixé pour les offrandes perpétuelles. » Pour Rachi, chaque jour possède sa propre dimension sacrée, constituant un moment spécifique destiné à l’offrande du sacrifice quotidien.

Cette interprétation soulève une question importante : si Rachi veut simplement indiquer que le sacrifice doit être offert même en état d’impureté, pourquoi ne l’indique-t-il pas explicitement comme il le fait ailleurs ?

Ibn Ezra propose une interprétation plus littérale : « En son temps. Il ne faut pas l’offrir avant le matin ni après le soir (la tombée de la nuit). » Cette explication se concentre sur les limites horaires de l’offrande.

Selon le Mizra’hi, Rachi vient indiquer que chaque jour est spécifiquement le « temps » des sacrifices perpétuels, sans aucune exception, au point que même en état d’impureté, on les offre le jour même. Cette constance absolue distingue le Tamid des autres sacrifices.

La Notion de Temps dans les Sacrifices

Le terme « moèd » appliqué aux sacrifices du Chabbat, du Roch ‘Hodech et des fêtes est facilement compréhensible, car ces célébrations ont des dates précises. Mais concernant le sacrifice Tamid, qui est perpétuel, l’expression « en son temps » semble moins appropriée.

C’est pourquoi Rachi ne suit pas l’explication d’Ibn Ezra, car cela concernerait alors non pas un temps spécifique réservé au Tamid, mais une règle applicable à tous les sacrifices. Rachi apporte plutôt une innovation : par le terme « moèd », la Torah souligne que « chaque jour est le temps des sacrifices perpétuels ». Chaque jour constitue un moment spécifique, désigné pour l’offrande du sacrifice quotidien de ce jour-là.

La Question de la Récupération des Sacrifices

Un sacrifice non offert à temps peut-il être « rattrapé » ? Cette question révèle deux aspects du rattrapage d’un sacrifice manqué :

Du point de vue de la personne : elle rattrape son devoir qui aurait dû être accompli le jour précédent.

Du point de vue de l’objet : l’acte devant être accompli sur un objet spécifique est réalisé ultérieurement sur ce même objet.

Pour les sacrifices du Chabbat, Rachi précise : « L’holocauste du Chabbat, en son Chabbat. Pas celui de ce Chabbat pour un autre Chabbat. Si le sacrifice d’un Chabbat n’a pas été offert, peut-on offrir deux sacrifices le Chabbat suivant ? La Torah répond : ‘en son Chabbat’, indiquant ainsi que si son jour du sacrifice est passé, son sacrifice est annulé. »

Cette règle s’applique également au Roch ‘Hodech : « Voici l’holocauste de chaque mois en son mois. Si son jour est passé, son sacrifice est annulé, sans possibilité de rattrapage. »

Selon l’explication de Rachi, ce principe doit s’appliquer également au sacrifice perpétuel : puisque « chaque jour est le temps spécifique du sacrifice perpétuel », si « son jour destiné à son offrande est passé », alors son sacrifice est annulé.

Cependant, le terme « en son Chabbat » nous apprend que si « son jour est passé, son sacrifice est annulé », le « sacrifice » n’existe plus. Mais pour le sacrifice perpétuel, aucun texte n’indique qu’en cas de retard, le sacrifice est annulé et qu’il n’existe plus. Selon le sens simple du texte, il est donc possible, voire nécessaire, d’offrir ces sacrifices le lendemain, car l’existence du sacrifice, ou de sa valeur, demeure.

Deux Types de Sacrifices, Deux Types de Révélations

Les sacrifices supplémentaires du Chabbat, du Roch ‘Hodech et des fêtes introduisent une sainteté qui modifie le « temps » – ces jours deviennent visiblement sacrés. La révélation divine qui illumine ces jours transforme ouvertement ces moments en temps saints.

À l’inverse, le sacrifice perpétuel représente une constance sans limites, révélant la sainteté continue liée à l’Essence même de D.ieu, qui ne connaît aucun changement, et qui est donc constante, intemporelle. Cette révélation divine est liée à l’aspect perpétuel, sans limitations.

Toutefois, « chaque jour est le temps spécifique du Tamid » – le temps lui-même (la journée) est également modifié par ce sacrifice pour devenir un jour sacré, même si cela n’est pas visible.

Enseignement Pratique : Transformer le Quotidien en Jour de Fête

Lorsqu’un Juif accomplit son service spirituel de manière constante (« Tamid »), son engagement ne varie pas selon les jours : aussi bien les jours ordinaires, le Chabbat, les fêtes et même Yom Kippour (le Chabbat des Chabbat) – dans toute situation et dans tout acte, un seul objectif prédomine : réaliser la volonté de D.ieu.

C’est ce que souligne Rachi : par ce service constant, chaque jour devient un « moèd » (temps), un jour particulier. Ce n’est plus un jour profane comme les autres, mais un jour spécialement destiné au sacrifice (korbane) – au rapprochement (kirouv) vers D.ieu.

Ainsi se réalise parfaitement l’objectif divin : avoir une résidence ici-bas. Même celui qui parvient à servir D.ieu de manière stable (« Tamid ») doit faire de chaque jour un « moèd », un grand jour de proximité avec D.ieu.

L’enseignement du sacrifice Tamid nous révèle que la spiritualité authentique ne se limite pas aux moments exceptionnels, mais consiste à transformer chaque instant du quotidien en moment sacré. Par un service constant et dévoué, nous pouvons faire de chaque jour ordinaire un « moèd », un temps de rencontre privilégiée avec le divin, réalisant ainsi l’aspiration suprême de D.ieu d’avoir une demeure dans notre monde matériel.

Vendredi 26 septembre 2025 à 10h30 : Likouté Si’hot Vayele’h volume 19 – par le Rav Levi Azimov

Vendredi 11 juillet 2025 à 10h30 : Likouté Si’hot Balak volume 23, Si’ha 2 – par le Rav Levi Azimov

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La prophétie de Bilam et le destin des nations à l’époque messianique
Source : Likouté Si’hot Balak volume 23, Si’ha 2

Une vision universelle de la rédemption selon la tradition juive

La prophétie de Bilam soulève une question fondamentale sur le rôle des nations du monde dans l’ère messianique. Entre annihilation et élévation spirituelle, les commentateurs offrent des perspectives divergentes qui reflètent deux conceptions distinctes de la rédemption universelle. Cette analyse explore les différentes interprétations et révèle la vision hassidique d’une rédemption qui englobe l’humanité tout entière.

La prophétie de Bilam : deux interprétations divergentes

Dans la prophétie de Bilam, il est écrit : « וקרקר כל בני שת » (ve-qarqar kol benei Shet). Cette expression cryptique a donné lieu à deux interprétations majeures qui façonnent notre compréhension du destin des nations.

Onkelos traduit cette phrase par « וישלוט על כל בני אנשא » (« et il dominera sur tous les fils de l’homme »), suggérant une domination politique et spirituelle d’Israël sur les nations du monde.

En revanche, l’Ibn Ezra interprète « וקרקר » comme un terme de destruction. Cette lecture s’aligne avec les traductions de Yonatan ben Ouziel et du Targoum Yeroushalmi, qui mettent l’accent sur l’annulation et l’anéantissement des nations du monde.

Le paradoxe des prophéties concernant les nations

Cette interprétation destructrice soulève une question théologique majeure : comment peut-on affirmer que toutes les nations du monde seront anéanties alors que de nombreuses prophéties évoquent explicitement la présence des nations à l’époque messianique ?

Les Écritures regorgent de visions prophétiques décrivant les nations se tournant vers D.ieu, participant aux célébrations du Temple, et reconnaissant la souveraineté divine. Cette contradiction apparente nécessite une résolution conceptuelle profonde.

La résolution selon le Rambam et la Hassidout

La solution à ce paradoxe réside dans une compréhension nuancée de l’existence des nations à l’ère messianique. Selon cette approche, toutes les opinions s’accordent sur le fait que les nations du monde existeront dans le futur.

La divergence porte sur la nature de leur existence :
Première approche : Leur existence sera purement fonctionnelle, servant uniquement d’instrument pour Israël. Leur essence propre sera annulée, ne conservant qu’un rôle utilitaire.
Seconde approche : Les nations elles-mêmes connaîtront un processus d’élévation et de purification spirituelle, participant activement à la révélation divine.

Le Rambam (Maïmonide) et la Hassidout tranchent en faveur de la seconde approche, prônant une vision inclusive de la rédemption.

L’impératif d’une rédemption universelle

La justification de cette position repose sur un principe fondamental de perfection divine. Si les nations du monde ne reconnaissent pas – de leur propre essence – que D.ieu est Roi sur toute la terre, alors la purification du monde demeure incomplète.

Cette imperfection dans la révélation universelle constituerait également une lacune dans la rédemption et la révélation destinées aux enfants d’Israël. La rédemption juive ne peut atteindre sa plénitude sans l’élévation spirituelle de l’humanité tout entière.

La vision du Rabbi : une lumière qui dissipe les ténèbres

Cette perspective trouve son expression la plus achevée dans les enseignements de Rabbi Chnéour Zalman de Liadi, l’Admour Hazaken, fondateur du mouvement Habad. Dans son œuvre fondamentale, le Tanya, il formule cette vision universelle :

« Et par l’excellence de l’illumination d’Israël, les ténèbres des nations seront dissipées. »

Cette formulation révèle que la mission d’Israël n’est pas de dominer ou d’anéantir les nations, mais de servir de catalyseur pour leur élévation spirituelle. La lumière d’Israël ne vise pas à éclipser les autres peuples, mais à illuminer leur propre potentiel divin.

Conclusion : vers une humanité unifiée

La prophétie de Bilam, comprise dans cette perspective, ne prédit pas l’anéantissement des nations mais leur transformation radicale. L’ère messianique verra l’émergence d’une humanité unifiée dans la reconnaissance divine, où chaque peuple contribuera à la révélation universelle selon sa nature propre.

Cette vision offre un modèle de rédemption qui respecte la diversité des nations tout en les élevant vers un objectif spirituel commun. Elle transforme le particularisme juif en universalisme divin, faisant d’Israël non pas un conquérant mais un guide vers la lumière.

 

 

 

 

Vendredi 26 septembre 2025 à 10h30 : Likouté Si’hot Vayele’h volume 19 – par le Rav Levi Azimov

Vendredi 4 juillet 2025 à 10h30 : Likouté Si’hot Houkat volume 23, Si’ha 2 – par le Rav Levi Azimov

En direct, chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot
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‘Houkat – Les deux cantiques d’Israël
Source : Likouté Si’hot volume 23, deuxième Si’ha sur ‘Houkat

 

 

 

La paracha Houkat relate les miracles extraordinaires qui se sont produits près du fleuve Arnon, ainsi que le cantique que les Enfants d’Israël ont entonné en reconnaissance. Cette Si’ha examine la nature exceptionnelle de ces événements et leur signification spirituelle profonde.

Le Miracle du Fleuve Arnon

Le contexte géographique Le fleuve Arnon coulait dans une vallée profonde et étroite, encadrée par deux montagnes si rapprochées qu’on pouvait converser de l’une à l’autre. Un chemin passait au fond de cette gorge, constituant un passage obligé pour les Enfants d’Israël.

Le piège tendu par les Émoréens Les Émoréens avaient élaboré un plan d’embuscade sophistiqué. Ils s’étaient cachés dans des grottes creusées dans la montagne située du côté de Moav, tandis que la montagne opposée, du côté émoréen, présentait des saillies rocheuses. Leur stratégie consistait à attaquer les Israélites par surprise lorsqu’ils traverseraient la vallée, en les bombardant de flèches et de pierres depuis leurs positions élevées.

L’intervention divine miraculeuse Selon le commentaire de Rashi, un prodige extraordinaire se produisit :

  • La montagne située en Terre d’Israël se mit à trembler « comme une servante qui sort accueillir sa maîtresse »
  • Elle s’inclina vers la montagne de Moav
  • Les saillies rocheuses pénétrèrent dans les anfractuosités où se cachaient les ennemis
  • Les Émoréens furent ainsi écrasés sans qu’Israël s’en aperçoive

Le Rôle du Puits Miraculeux

L’annonce du miracle D.ieu voulait faire connaître ce miracle aux Enfants d’Israël. Comme l’exprime le proverbe talmudique : « Si tu donnes du pain à un enfant, fais-le savoir à sa mère. » Le puits, qui accompagnait Israël dans le désert, fut chargé de cette mission d’information.

La révélation Le puits descendit dans la vallée d’Arnon et remonta à la surface, transportant les preuves du massacre : crânes, bras, jambes et autres membres des ennemis vaincus. Il fit ensuite le tour du camp israélite, révélant ainsi l’ampleur du danger auquel ils avaient échappé sans le savoir.

La Particularité de ces Miracles

Une protection totale Ces miracles d’Arnon, comme ceux de la Mer des Joncs, présentent une caractéristique unique : l’intervention divine fut si complète qu’Israël n’eut aucun effort à fournir. Comme l’indique le verset : « L’Éternel combattra pour vous, et vous vous tairez. »

L’ignorance du danger Point remarquable : même Moïse, le « berger fidèle » d’Israël, n’était pas conscient du péril imminent. Cette situation illustre un degré d’affection divine particulier, où D.ieu protège Son peuple sans même l’inquiéter par la connaissance du danger.

Le Cantique de Reconnaissance

La réaction d’Israël Lorsque les Enfants d’Israël découvrirent l’ampleur du miracle, ils entonnèrent spontanément un cantique : « Jaillis, source, et récitons-lui ce cantique ! »

L’enseignement spirituel Selon Rashi, « quand [Moïse] fut témoin du miracle, son cœur l’inspira à chanter un cantique. » Cette réaction enseigne que la prise de conscience d’un bienfait divin doit naturellement susciter la gratitude et la louange.

Conclusion

Les miracles d’Arnon illustrent la providence divine dans sa dimension la plus élevée : une protection si parfaite qu’elle épargne même l’angoisse à ceux qui en bénéficient. Le cantique qui s’ensuivit démontre que la reconnaissance envers D.ieu doit être proportionnelle aux bienfaits reçus, particulièrement lorsque ces bienfaits révèlent un amour et une sollicitude exceptionnels.

Cette étude, basée sur les commentaires de Rashi et les enseignements du Rabbi de Loubavitch, nous invite à développer notre sensibilité aux interventions divines dans nos vies et à exprimer notre gratitude par des « cantiques » appropriés.

 

Vendredi 20 juin 2025 à 10h30 : Likouté Si’hot volume 18, Si’ha 4 de Chela’h – par le Rav Levi Azimov

Vendredi 20 juin 2025 à 10h30 : Likouté Si’hot volume 18, Si’ha 4 de Chela’h – par le Rav Levi Azimov

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Chela’h – Les qualités uniques d’Israël
Source : Likouté Si’hot volume 18, quatrième Si’ha sur Chela’h

 

 

L’Essence divine d’Israël

Après la faute des Explorateurs qui refusèrent d’entrer en Terre Promise, Moché intercède auprès de D.ieu en prononçant une prière révélatrice : * »Que la puissance d’Ado-naï grandisse »*. Cette supplique dévoile des vérités profondes sur la nature unique du peuple juif.

L’erreur des Explorateurs
Les Explorateurs croyaient que D.ieu était limité par les lois naturelles qu’Il avait créées. Ils pensaient que les miracles n’étaient possibles qu’au désert et qu’en Terre Promise, il faudrait se soumettre aux contraintes naturelles face à des ennemis plus forts.

La réponse de Moché
En invoquant le Nom « Ado-naï » (qui signifie « Maître »), Moché rappelle que D.ieu reste le propriétaire absolu de toute la Création et peut transcender toutes les lois naturelles, surtout concernant Israël qui est * »une part divine d’En-Haut »*.

Les trois qualités uniques d’Israël révélées par le Zohar :

1. « D.ieu les désire » – Le but ultime de la Création
Le peuple d’Israël n’est pas un moyen vers autre chose, mais constitue la finalité même de toute la Création. Tout existe pour permettre à Israël d’accomplir sa mission spirituelle.

2. « Il est surnommé après eux » – La divinité perceptible
Chaque Juif porte une étincelle divine authentique qui demeure présente même dans la vie quotidienne. Le peuple d’Israël constitue le « surnom » de D.ieu dans ce monde.

3. « Il se glorifie par eux » – La révélation divine par excellence
Par leur service spirituel dans ce monde matériel, les Juifs révèlent la grandeur divine d’une manière impossible dans les mondes supérieurs. Ils font descendre la Présence divine ici-bas.

L’enseignement central
Ces qualités transcendent toutes les circonstances. Même quand les Juifs semblent « ordinaires » ou en exil, leur essence divine demeure intacte. Leur mission consiste précisément à révéler la divinité au cœur de la réalité matérielle, prouvant que rien n’est impossible pour D.ieu, même dans la nature.

La leçon pratique
Chaque Juif, par sa simple existence et ses actions dans ce monde, contribue à sanctifier la réalité et à révéler l’infini divin dans le fini matériel.

 

 

Vendredi 13 juin 2025 à 10h30 : Likouté Si’hot volume 13, Si’ha 1 de Behaaloteha – par le Rav Levi Azimov

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ET SUR RADIO HASSIDOUT
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Beha’alote’ha – Les trompettes après la guerre
Source : Likouté Si’hot volume 13, première Si’ha sur Beha’alote’ha

 

 

Les Trompettes de la Victoire : Enseignements sur la Soumission Divine

Introduction

Dans la paracha Beha’alote’ha, nous découvrons un verset particulièrement riche en enseignements : « Et au jour de votre joie, et dans vos fêtes et vos Roch ‘Hodèch, vous sonnerez des trompettes pour accompagner vos holocaustes et vos sacrifices rémunératoires ; et elles vous serviront de souvenir devant votre D.ieu, Je suis l’Éternel votre D.ieu » (Nombres 10:10).

Le commentaire de Rachi sur ce verset soulève des questions fascinantes qui nous amènent à comprendre des vérités profondes sur le service divin.

Les Questions de Rachi

Rachi fait deux observations importantes qui semblent, à première vue, s’éloigner du sens littéral :

  1. Les sacrifices communautaires : Pourquoi Rachi précise-t-il que le verset parle spécifiquement de sacrifices communautaires et non individuels ?
  2. L’enseignement mystique : Pourquoi explique-t-il que ce verset enseigne les lois de Roch Hachana (Malkhoyot, Zikhronot, et Shofarot) plutôt que de s’en tenir au sens simple ?

La Clé de Compréhension : Le Contexte

La réponse se trouve dans le verset précédent qui traite de la guerre : « Quand vous irez en guerre, dans votre pays, contre l’ennemi qui vous attaque, vous sonnerez des trompettes ; votre souvenir reviendra devant l’Éternel votre D.ieu et vous serez sauvés de vos ennemis » (Nombres 10:9).

La coordination entre les deux versets révèle que « le jour de votre joie » fait référence à la joie de la victoire militaire. Ainsi, le texte nous enseigne qu’après avoir sonné les trompettes pendant la bataille, il faut également les sonner lors de la célébration de la victoire.

Enseignements Spirituels Profonds

1. La Bataille Spirituelle

Les commentateurs nous enseignent que cette guerre n’est pas seulement physique. « L’ennemi qui vous opprime » fait également allusion au mauvais penchant (yetzer hara), notre adversaire spirituel le plus redoutable.

Comme l’explique le Zohar : « L’heure de la prière est l’heure du combat » – c’est pendant nos moments de service divin que le mauvais penchant nous attaque le plus intensément.

2. La Soumission Permanente

L’enseignement central est remarquable : même après la victoire spirituelle, lorsque nous servons D.ieu avec joie et compréhension, nous devons maintenir notre humilité et notre soumission.

Les trompettes symbolisent « un cœur brisé et contrit », la nécessité de toujours implorer la miséricorde divine, même dans nos moments de réussite spirituelle.

3. L’Ordre des Sacrifices

Le verset mentionne d’abord les holocaustes puis les sacrifices rémunératoires. Cette séquence enseigne un principe fondamental :

  • L’holocauste (entièrement consumé) représente la soumission totale à D.ieu – comme la prière quotidienne
  • Le sacrifice rémunératoire (partagé avec l’offrant) représente le service avec compréhension – comme notre travail sanctifié durant la journée

On ne peut accéder au second niveau qu’après avoir maîtrisé le premier.

4. L’Importance de la Communauté

Rachi insiste sur le caractère communautaire de ces sacrifices pour nous enseigner une leçon essentielle : il ne suffit pas d’avoir une relation personnelle avec D.ieu.

Nous devons nous intégrer à la communauté, car « la prière du public est mieux agréée devant D.ieu ». Notre service divin doit inclure notre responsabilité envers autrui.

Application Pratique

Ces enseignements ont des implications concrètes pour notre vie quotidienne :

  1. Dans la prière : Maintenir l’humilité même quand nous ressentons une connexion spirituelle
  2. Dans le succès : Ne pas oublier notre dépendance envers D.ieu quand tout va bien
  3. Dans la communauté : Privilégier l’intérêt collectif à nos préoccupations personnelles
  4. Dans l’ordre des priorités : Commencer par la soumission avant de chercher la compréhension

Conclusion

Le verset des trompettes nous enseigne que la véritable victoire spirituelle ne consiste pas à éliminer définitivement nos défis, mais à maintenir constamment notre connexion à D.ieu, dans l’humilité et la reconnaissance.

Comme les trompettes qui résonnent tant dans la bataille que dans la célébration, notre service divin doit être constant, alternant entre l’effort et la gratitude, l’individuel et le communautaire, la soumission et l’épanouissement.

C’est ainsi que nous transformons chaque moment de notre existence en une occasion de nous rapprocher du Divin, en gardant toujours présent à l’esprit que nous sommes sous la protection de Celui qui est « l’Éternel votre D.ieu ».

 

Vendredi 6 juin 2025 à 10h30 : Likouté Si’hot volume 17, Si’ha sur la Michna «Kol Israël» – par le Rav Levi Azimov

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Pirké Avot (Introduction) – Notre part au Monde Futur
Source : Likouté Si’hot volume 17, Si’ha sur la Michna « Kol Israël »

https://drive.google.com/file/d/1bGkMqm1T45SwXsFYqwFjkv4mvzren_Jg/view

Pourquoi récite-t-on « Tout Israël a une part au Monde Futur » avant d’étudier les Pirké Avot ?

La réponse en 5 points clés : 

1. Deux types de récompenses spirituelles
Gan Eden : récompense de l’étude de la Torah (inégale selon les capacités)
Monde Futur : récompense de l’action/Mitsvot (égale pour tous)

2. L’action est accessible à tous
Contrairement à l’étude intellectuelle qui révèle des niveaux différents, l’accomplissement des Mitsvot est à la portée de chaque Juif, sans exception.

3. Mission divine universelle
L’objectif n’est pas de créer une élite spirituelle, mais de transformer ce monde matériel en demeure divine – une mission qui nécessite la participation de tous.

4. Le corps juif = œuvre divine
Chaque Juif (corps ET âme) est « l’œuvre des mains » de D.ieu. Le raffinement spirituel concerne donc aussi la dimension physique et matérielle.

5. Double certitude pour tous
Aucun Juif ne peut échouer : tout corps juif finira par être raffiné
Aucun niveau n’est « trop bas » : la vraie piété consiste justement à raffiner la matérialité
La conclusion révolutionnaire

Les Pirké Avot ne s’adressent pas à une élite, mais à chaque Juif dans sa réalité quotidienne. Le travail de raffinement du caractère et des relations fait partie de la mission cosmique de transformation du monde.

Message essentiel : La spiritualité juive authentique est universelle, accessible et enracinée dans l’action concrète, pas dans la fuite du monde matériel.

 

 

Vendredi 30 mai 2025 à 10h30 : Likouté Si’hot volume 17, Si’ha sur Pirké Avot ch. 6 – par le Rav Levi Azimov

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Pirké Avot (ch. 6) – L’impact d’une étude désintéressée
Source : Likouté Si’hot volume 17, Si’ha sur le sixième chapitre de Pirké Avot

Question fondamentale : Si un érudit étudie la Torah de manière totalement désintéressée, pourquoi lui parler des bénéfices qu’il en retirera ? N’est-ce pas contradictoire ?

L’Innovation de Rabbi Méir

Le texte révèle que Rabbi Méir innove en expliquant que l’érudit désintéressé « mérite de nombreuses choses » – des qualités qui l’aident dans d’autres aspects du service divin.

Définition de l’Étude « Lishmah » (Désintéressée)

  • Pas pour un objectif externe, même saint
  • Uniquement pour l’étude elle-même
  • Engagement total : comme un homme d’affaires absorbé jour et nuit par son entreprise
  • L’étude devient toute son existence et son essence

Deux Catégories de Bienfaits

1. Qualités nécessitant un effort personnel

  • Humilité, crainte de D.ieu
  • Justice, piété, droiture, fidélité
  • La Torah « le revêt » de ces qualités, mais il doit travailler pour les actualiser

2. Dons naturels reçus sans effort particulier

  • Amour de D.ieu et des créatures
  • Capacité à donner de bons conseils, même dans les affaires matérielles
  • Relations harmonieuses avec autrui
  • Élévation intellectuelle générale

Enseignement Pratique

Pour ceux qui douteraient des conseils de l’érudit : Rabbi Méir rassure que précisément parce qu’il étudie de façon désintéressée, il acquiert une compréhension parfaite des réalités du monde. Ses conseils, donnés par amour et grâce à la force de la Torah, apportent certainement un profit.

Application Universelle

Le niveau d' »érudit désintéressé » est accessible à tous par :

  • L’effacement personnel au début de l’étude
  • À l’image du don de la Torah où le peuple juif a dit « nous ferons » avant « nous comprendrons »