Chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot avec le Rav Levi Azimov 10h30 – 11h30 Tél. : +33 0756753993 – code : 33 41 593#
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Vayikra – Transformation par le sacrifice Source : Likouté Si’hot volume 17, troisième Si’ha sur Vayikra
1- La procédure de l’offrande de l’holocauste volatile et le « drainage » de son sang.
2 – Le « drainage » du sang ressemble au service de l’aspersion du sang de l’holocauste animal sur l’autel.
3 – L’offrande de la graisse et du sang représentent le fait d’offrir son plaisir et sa passion à D.ieu.
4 – Le lien entre la « colère » et l’idolâtrie.
5 – Le « drainage » de la colère négative : sa transformation en « dispute » contre le mauvais penchant.
6 – La « colère » négative serait-elle un scénario prévu par D.ieu, pour la bonne « dispute » contre le mauvais penchant ?
7 – Le « drainage du lait » représente la transformation d’un objet interdit en objet louable !
8 – Enseignement : La satisfaction particulière de D.ieu, observant la transformation d’un « élément aigre » en un « mets délicieux » !
אאמו »ר [הרש »ב] כותב באחד ממכתביו: טובה פעולה אחת מאלף אנחות. אלוקינו חי, ותורה ומצוות נצחיים המה. עזוב את האנחה ושקוד בעבודה בפועל ויחנך האלוקים.
Mon père (le Rabbi Rachab) écrit dans l’une de ses lettres:
«Une action est préférable à mille soupirs. Notre D.ieu est vivant, la Torah et les Mitsvot sont éternelles. Abandonne les plaintes et applique-toi à servir D.ieu concrètement. Alors, l’Eternel te prendra en grâce.»
Avec des avant-postes dans toute l’Ukraine et dans toute la région, le mouvement Loubavitch a gagné l’admiration générale pour avoir fourni une aide désespérément nécessaire aux réfugiés.
Environ 15 000 réfugiés juifs ont fui l’Ukraine. 15 000 autres sont déplacées à l’intérieur du pays. ‘Habad s’est efforcé de fournir des bus et de la sécurité à ceux qui fuient les frontières, ainsi que de la nourriture et des provisions pour ceux qui n’ont pas quitté le pays.
« La grande majorité des Juifs restent sur place », explique le Rav Motti Seligson, porte-parole de Habad. «Les fournitures se font rares. Mais les Chlou’him ‘Habad de ces endroits sont en train de déterminer ce qu’ils doivent faire pour garder les gens en vie et en sécurité.
Le Rav Seligson dit que chaque groupe de personnes présente des défis uniques. « Il y a des gens qui ne veulent pas quitter leurs villes, des personnes déplacées à l’intérieur du pays, des réfugiés maintenant dans les pays voisins, et ceux qui ont temporairement déménagé plus loin en Europe ou en Israël », dit-il.
Au moment de l’invasion russe, le mouvement comptait 192 familles d’émissaires en Ukraine, dont 380 individus sur le terrain. Dimanche, ils ont affrété un vol vers Israël pour aider les Juifs à fuir. Ils ont également évacué 120 enfants à Berlin de leur orphelinat Mishpacha à Odessa. Le grand Rabbin ‘Habad de Berlin, le Rav Yudi Tiechtel, travaille maintenant avec des volontaires locaux pour les loger, les nourrir et les soigner.
« Certains des enfants n’avaient jamais quitté l’Ukraine, ils n’avaient même pas de passeport. C’était un énorme défi logistique et même politique. Je suis allé rendre visite au directeur de la police fédérale d’Allemagne, puis le gouvernement allemand avec les services de sécurité a travaillé dur, tendant la main à d’autres gouvernements pour laisser passer le convoi. Après 60 heures de voyage, ils sont arrivés ici vendredi.
Lundi, le président de l’Allemagne, Frank-Walter Steinmeier et son épouse Elke Büdenbender, ont demandé à nous visiter. « Il a dit: » J’ai lu ce que vous faites, et je pense que c’est très important. »
Le président a passé plus de deux heures avec l’ensemble du groupe, qui va d’un bébé de six semaines à 18 ans. ‘Habad fait maintenant en sorte qu’un deuxième groupe de 120 autres réfugiés arrive à Berlin, cette fois composé de mères et d’enfants.
Habad a mobilisé les communautés juives du monde entier grâce à son réseau international de Chlou’him et de centres communautaires, collectant rapidement des fonds grâce à son Fonds de secours juif ukrainien. Il fournit de la nourriture et des abris essentiels aux personnes dans le besoin. Jusqu’à présent, ils ont distribué 12 millions de dollars, sur les 30 millions de dollars estimés qui seront nécessaires d’ici la fin du mois.
Le Rav Seligson déclare : « Les Chlou’him ‘Habad et leurs familles sur le terrain sont de vrais héros. Même ceux qui ont évacué ne faisaient finalement que l’évacuer pour pouvoir mieux servir les communautés dans lesquelles ils se trouvent depuis l’extérieur. Jewish Chronicle
Les agences de renseignement israéliennes signalent régulièrement des menaces contre les communautés juives du monde entier
Le Mossad a averti les Chlou’him ukrainiens qu’ils étaient la cible des troupes d’invasion et qu’ils devraient partir, selon le grand rabbin séfarade d’Israël.
S’exprimant lors de son cours hebdomadaire, le rabbin Its’hak Yossef a accueilli le grand rabbin de Kiev, Yonatan Markovitch, après son évacuation dramatique d’Ukraine quelques jours auparavant.
Le Rav Yossef a fait l’éloge du Chalia’h du Rabbi à Kiev, disant « qu’il est resté jusqu’au dernier moment, prenant soin de sa communauté et prenant soin de tous les besoins de la communauté ».
Il a déclaré que le Rav Markovitch avait reçu jeudi des avertissements du Mossad et du Shin Bet « que les Tchétchènes voulaient lui faire du mal », il a donc été exfiltré clandestinement par des soldats avec d’autres rabbins ukrainiens. Les combattants tchétchènes font partie des forces d’invasion de Poutine.
Les agences de renseignement israéliennes sont connues pour partager des informations avec le personnel diplomatique du monde entier. Ils alertent les communautés juives et israéliennes à l’étranger des menaces potentielles pour leur vie ou leur bien-être.
Les diplomates israéliens en Ukraine et dans les pays voisins ont travaillé sans relâche sur le terrain pour évacuer des milliers de réfugiés juifs et israéliens, les aidant souvent à atteindre la frontière puis à passer dans les pays voisins. Ils ont également aidé de nombreux Arabes et autres non-juifs.
Le Rav Markovitch a déclaré la semaine dernière qu’il prévoyait de rester en Ukraine pour s’occuper de sa communauté, dont la plupart sont âgés et infirmes. Cependant, le grand rabbin séfarade d’Israël a déclaré que les avertissements des services de renseignement l’avaient incité à fuir.
S’exprimant lors du même événement, le Rav Markovitch a déclaré que sa communauté de milliers de Juifs à Kiev n’avait presque plus de nourriture, et que la nourriture et les boissons qu’ils avaient étaient grâce aux efforts et à l’intervention du Rav Yossef.
Il a remercié le Rav Yossef pour son intervention en disant : « On peut voir à quel point il pense à tous les Juifs d’après la lettre qu’il a envoyée d’Israël à l’Ukraine ». Il ajouta. « Le Rav s’inquiète pour tous les Juifs où qu’ils soient. »
Le directeur des relations publiques de Habad, le Rav Motti Seligson, a déclaré que les Chlou’him qui ont fui l’Ukraine continuent de travailler pour les membres de la communauté restés dans la zone de guerre : « Ils passent tout leur temps et leurs efforts à subvenir à leurs besoins depuis l’extérieur du pays ».
Photo : Des réfugiés ukrainiens d’Odessa, au centre communautaire juif Szloma-Albam à Berlin, avec le président allemand Frank-Walter Steinmeier (centre), le 7 mars 2022 (AFP/Michael Sohn)
Contraints de reprendre la route de l’exil, comme maintes fois dans leur histoire tourmentée, des dizaines de Juifs quittent chaque jour l' »inestimable » Odessa, ville d’Ukraine sur la mer Noire empreinte de culture et d’histoire juives, et pleurent la « désintégration » de leur communauté.
Tous les jours aux aurores, ils se rassemblent devant la gare et embarquent dans des bus, direction la Moldavie, la Roumanie… Certains iront en Allemagne, aux Etats-Unis, beaucoup en Israël.
Nombre d’entre eux sont des vieux. Ils sont la mémoire de l’histoire juive en Ukraine et ils savent qu’ils ne reviendront pas.
Certains ont déjà vécu l’exil, comme Galina Dimievitch, 87 ans, « une enfant de la guerre » ayant fui les nazis avec ses parents en 1942, et qui repart aujourd’hui vers Israël retrouver un de ses fils.
Son mari est décédé le 24 février, jour de l’invasion russe en Ukraine. « Je remercie Dieu qu’il n’ait pas vu ça », soupire cette ancienne ingénieure, rencontrée la veille de son départ dans un petit hôtel miteux d’Odessa où sont rassemblés des Juifs en partance.
« Aujourd’hui, je dois quitter la terre de mon mari et de mes parents, laisser leurs tombes derrière moi », ajoute la vieille dame, originaire de Mykolayiv, une ville sous le feu russe à une centaine de kilomètres plus à l’est.
« Je me rappelle quand ma mère me racontait comment ils avaient dû fuir devant les nazis. J’imagine que je ressens la même chose qu’elle aujourd’hui », dit de son côté Clara, 72 ans, sur les listes pour évacuer jeudi.
– « Désintégration » –
Objectif stratégique et symbolique pour les Russes, Odessa, principale ville portuaire d’Ukraine fondée par l’impératrice russe Catherine II, abritait jusqu’aux années 1940 une très importante communauté juive qui fut décimée par les massacres et les déportations.
Quelque 40.000 Juifs y vivaient encore avant l’invasion russe, sur un million d’habitants, selon les estimations du rabbin Avraham Wolff, responsable de la communauté ultra-orthodoxe Chabad à Odessa.
Depuis le début de la guerre, environ 20% sont déjà partis, selon le rabbin contacté par l’AFP en Allemagne où il s’est rendu quelques jours pour superviser les évacuations.
« C’est l’un des moments les plus difficiles de ma vie, voir cette désintégration de la communauté juive. Cela arrive alors qu’elle recommençait à se développer, avec des crèches, des écoles, des orphelinats, une université… » énumère-t-il.
« La douleur est très grande, mais maintenant, la seule chose qui compte est de faire sortir et de sauver les Juifs d’Ukraine », ajoute-t-il. Plusieurs associations communautaires s’emploient à rassembler les candidats au départ et organiser les évacuations.
– « Héritage juif » –
La synagogue Chabad à Odessa, vieille d’un siècle et fermée pendant la période soviétique, accueillait jusqu’à 150 fidèles par jour avant la guerre.
Désormais, seuls deux ou trois personnes viennent y prier. « Pour l’Ukraine ».
Olexsander Klimanov, 64 ans, retraité, bonnet gris sur la tête, est l’un de ceux-là. Sa famille a été évacuée, mais lui restera. « Toute ma vie est à Odessa, je suis vieux, je ne peux pas m’adapter comme les jeunes, apprendre une nouvelle langue », dit-il.
« Ce n’est pas la première fois qu’on voit des Juifs prendre la route de l’exil », ajoute le sexagénaire, qui se remémore les discriminations et l’émigration massive des Juifs soviétiques du temps de l’URSS.
Mais partir, c’est abandonner une histoire, des racines, un patrimoine juifs qui rendent cette ville et sa région « inestimable » pour la communauté. D’importantes figures y sont nées ou y ont vécu, comme le poète Haim Byalik ou le père de la droite nationaliste israélienne Vladimir Jabotinsky. La ville abrite un immense cimetière juif.
« Il faut préserver l’héritage », s’inquiète Anna Bartaret, une jeune mère de famille en passe d’être évacuée avec ses deux petites filles de huit et dix ans. Très impliquée dans la communauté juive de Mykolayiv, cette responsable de marketing dont l’arrière grand-père était rabbin craint pour les livres anciens de la synagogue, en particulier une Tora du 18e siècle, conservés chez elle.
Son visage se durcit à l’évocation de Vladimir Poutine et de la volonté du président russe de « dénazifier » l’Ukraine dont le président, Volodymyr Zelensky, est juif.
« Poutine est un malade », tranche cette femme qui ne veut pas être évacuée plus loin que la Moldavie, pour être en mesure de « rentrer à pied en Ukraine quand tout sera fini ».
Le député Avi Maoz, chef de la faction Noam insiste pour que seuls les réfugiés juifs de la guerre en Ukraine soient autorisés à entrer dans le pays.
La semaine dernière, la ministre de l’Intérieur Ayelet Shaked a annoncé que le gouvernement se préparait à absorber jusqu’à 100 000 Juifs, ainsi que ceux qu’elle a décrits comme étant « autorisés à entrer conformément à la loi du retour, et les membres de leur famille », ce qui inclut potentiellement un grand nombre de non-juifs, car la loi du retour permet à toute personne ayant au moins un grand-parent juif de revendiquer la citoyenneté israélienne.
Selon les estimations des dernières décennies, moins de dix pour cent des immigrants ukrainiens et russes en Israël étaient juifs selon la loi juive (hala’ha) ; beaucoup sont en fait des membres pratiquants d’autres religions.
« Les images de la guerre en Ukraine et la souffrance de ses citoyens choquent l’âme et ne nous laissent pas indifférents », a déclaré Shaked. « Ces événements difficiles ont également un impact direct sur l’État d’Israël, qui se prépare actuellement à absorber, selon les estimations, environ 100 000 Juifs et ayants droit à la loi du retour et les membres de leur famille fuyant les zones de combat ».
« Le pays ne doit absorber que les Juifs », a déclaré Maoz à Radio Tzafon. « Pas un seul non-juif ne devrait être autorisé à entrer en Israël, qui a été fondé en tant qu’État juif, le seul État juif au monde. »
Maoz a accusé le gouvernement et d’autres dirigeants influents de « créer un certain type de conscience publique selon lequel autant de non-juifs que possible doivent être introduits dans le pays. Nous devons nous opposer à toute ouverture des portes d’Israël aux non-juifs », a-t-il souligné.
Le Chalia’h à Marioupol, Rav Menahem Mendel Cohen a réussi à fuir Marioupol, mais d’autres qui tentent de partir risquent leur vie », dit-il.
Le Rav Menachem Mendel Cohen, l’émissaire ‘Habad à Marioupol, se trouve actuellement à la frontière entre la Moldavie et la Roumanie mais se tient au courant de la situation dans la ville ukrainienne qu’il a récemment fuie.
« Nous sommes au milieu d’une crise humanitaire », a déclaré le Rav Cohen à Radio 103FM. « Les gens sortent dans les rues là-bas pour ramasser de la neige pour se laver, se brosser les dents, avoir de l’eau à boire. Et il n’y a rien à manger. Les magasins sont vides et les pharmacies aussi. »
Le Rav Cohen a vivement condamné les Russes en disant : « Quiconque essaie de partir prend un risque énorme. Le Chabbat, nous avons essayé de sauver des personnes sous le feu et nous attendions juste un feu vert indiquant que nous pouvions partir en toute sécurité – puis nous avons découvert que pendant que les bus attendaient sur le parking, vingt d’entre eux avaient été détruits ».
« Je sais par quelqu’un qui l’a vu lui-même qu’il y a des cadavres dans les rues », a-t-il ajouté. « Personne ne les approche car il est tout simplement impossible de les transporter à cause des bombardements ».
Tatyana Goldin, résidente d’Ashdod, qui a vu sa mère à la télévision dans une rue de Marioupol, criant à l’aide, a déclaré : « Je veux rappeler au monde entier qu’il n’y a qu’un seul Babyn Yar mais qu’il va doubler de taille. S’il vous plaît, créez des couloirs humanitaires pour les gens qui veulent fuir. C’est tout ce que nous demandons ».