Comment être un pionnier – 30 jours 30 lettres

Comment être un pionnier – 30 jours 30 lettres

Deuxième cours de la série 30 JOURS 30 LETTRES en l’honneur du 120e anniversaire du Rabbi.

Disponible en Podcast sur Apple – Google – Spotify – Deezer

Abonnez-vous à la liste de diffusion : https://wa.link/srf96p

Lettre 2970

Par la grâce de D.ieu,
6 Tichri 5715,
Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue largement,

Nous(1) vivons actuellement les dix jours de Techouva, à propos desquels le prophète dit : “ Recherchez D.ieu pendant qu’on peut le trouver. Invoquez-Le quand Il est proche ” bien plus que durant le reste de l’année. En conséquence, je voudrais ajouter ces quelques lignes à la lettre que je vous ai écrite auparavant(2).

D.ieu merci, les ‘Hassidim ont, dernièrement, adopté certaines coutumes et pratiques, qu’ils n’observaient pas, de par le passé, pour différentes raisons.

Il est facile de remettre en cause un comportement qui est nouveau, dans un certain endroit. Quiconque contribue à le renforcer acquiert donc un mérite considérable. En outre, il est plus aisé de se convaincre soi-même de le faire, même si l’on n’en a pas réellement mesuré l’importance, en se disant que l’on n’agit pas uniquement à titre personnel, mais que l’on peut ainsi convaincre plusieurs autres personnes d’en faire de même.

Peu importe donc pourquoi il a été difficile, jusqu’ici, d’instaurer certaines pratiques dans les foyers ‘hassidiques, qu’il s’agisse de la manière de se vêtir ou bien d’éduquer les enfants. Je voudrais vous rappeler que, désormais, toutes, sans aucune exception, doivent imiter les femmes ‘hassidiques qui portent des perruques(3), donnent à leur enfants une véritable éducation ‘hassidique, ont un foyer ‘hassidique, jusque dans le moindre détail.

Puisse D.ieu faire que vous preniez conscience de la vérité, vous aperceviez que tout cela n’est pas si difficile, qu’il n’y a pas lieu d’en éprouver de la honte, ce qu’à D.ieu ne plaise. Bien au contraire, vous devez en être fière.

Comment avoir la détermination nécessaire pour ne pas éprouver de la honte ? En faisant en sorte que, lorsque l’on marche dans la rue, les amies et les connaissances puissent reconnaître un femme juive, qui applique la Loi de Moché et d’Israël, ne cherche pas à la cacher, en est fière, fait acquérir à ses enfants la conviction d’être différents de toutes les autres nations, d’avoir reçu la Torah, Torah de vie, qui est à la base même de leur éducation.

C’est uniquement après avoir posé les fondations d’un édifice et les avoir renforcées, pendant un certain temps, sans être distrait ou troublé par d’autres études, que l’on peut penser aux phases ultérieures de l’éducation.

Que le mérite de prendre une ferme résolution, en la matière, de tout son cœur et avec bonheur, puis de l’appliquer immédiatement dans sa vie permette, et D.ieu fera que ce soit effectivement le cas, que vous soyez définitivement scellées, de même que tous les vôtres, pour une bonne année, aux jours sacrés de Hochaana Rabba et de Chemini Atséret, qui approchent.

Avec ma bénédiction pour que vous ayez une bonne année et dans l’attente de vos bonnes nouvelles, très bientôt, dans tous ces domaines,

Notes

(1) Cette lettre fut adressée par le Rabbi à plusieurs femmes ou organisations féminines.
(2) Voir la lettre n°2869.
(3) Voir, les lettres n°2637, 3053, 3151, 3171 et 3266.

Hayom Yom du 13 Adar 2 :   Amalek introduit la froideur dans la sainteté de la Torah

Hayom Yom du 13 Adar 2 : Amalek introduit la froideur dans la sainteté de la Torah

‘ויבא עמלק וילחם עם ישראל ברפידים – שרפו ידיהם מדברי תורה’. כשמתרפים בתורה, שלימוד התורה היא הרי על מנת לעשותם ולקיים – בא עמלק ומצנן התלהבותו של יהודי; ‘ וילחם עם ישראל’ – ר’ת יש ששים רבוא אותיות לתורה, – דכל אחד מישראל יש לו אות אחת בתורה, ולכן נהגו כל ישראל לכתוב אות בתורה – ועמלק מצנן את קדושת התורה. והעצה לזה: ‘בחר לנו אנשים’, אנשי משה, ואתפשטותא דמשה בכל דרא, שבכל דור יש ראשי אלפי ישראל. ‘וצא הלחם בעמלק’ – בלשון יחיד, לפי שהתורה היא נצחית בכל דור ובכל זמן ובכל מקום בשווה.

 

«Amalek vint et combattit Israël à Refidim» (Chemot 17, 8).
Le terme ‘Refidim’ désigne ‘l’affaiblissement des mains’, la négligence de l’étude par les enfants d’Israël.
Lorsque les Juifs s’affaiblissent dans la Torah, alors que le but de leur étude est de réaliser et d’accomplir, Amalek survient et refroidit leur ardeur, «il combattit Israël».

Israël est composé des initiales de ‘Yech Chichim Ribo Otiyot LaTorah’, il y a six cent mille lettres dans la Torah. Car chaque Juif possède sa propre lettre dans la Torah. C’est la raison pour laquelle tous les Juifs ont coutume d’écrire une lettre dans le Sefer Torah. Mais, Amalek introduit la froideur dans la sainteté de la Torah.

La solution à cette situation est l’ordre que donna Moché à Yochoua, «choisis pour nous des hommes» (Chemot 17, 9), des hommes de Moché.
Car, «dans chaque génération, il existe une extension de Moché». A chaque époque, il y a des têtes du peuple juif.
«Et va, combat Amalek», le verbe, au singulier, s’adresse à chacun en particulier. Car la Torah est éternelle, identique en toute génération, en tout temps et en tout lieu.

Ukraine : Un missile russe frappe la Yéchiva Loubavitch à Kharkiv sans faire de victimes

Ukraine : Un missile russe frappe la Yéchiva Loubavitch à Kharkiv sans faire de victimes

Emissaire Habad en Ukraine : Malgré le bombardement de nos institutions, nous les reconstruirons.

Un missile tiré par les forces russes a frappé une Yéchiva Habad à Kharkiv où fonctionnent une école et une synagogue juives et a causé d’importants dégâts. Il n’y a pas eu de victimes dans la frappe.

Le Rav Moshe Moskowitz, émissaire Habad à Kharkiv, a déclaré: « C’est un bâtiment où les hassidim priaient à l’époque communiste, et il y avait un séminaire dirigé par le Rav Aharon Tumarkin. »

« Ces dernières années, des jeunes Hassidim ont quitté ce bâtiment, fondant des familles de Torah et observant les commandements, qui sont aujourd’hui des émissaires du Rabbi de Loubavitch. »

Il a déclaré : « Malgré le bombardement de nos institutions, les dommages directs à la Yéchiva, les dommages aux fenêtres de la synagogue et au jardin d’enfants, à la première occasion, nous reconstruirons, rénoverons et renforcerons toutes ces institutions, et nous développerons toutes les activités, de plus en plus. »

« Pour le moment, nous continuons à sauver les Juifs de la ville, en fournissant de la nourriture et des médicaments », a conclu le Rav Moskowitz.

 

L’Admour Hazaken et le Tsema’h Tsedek, par le Rav Yaacov Abergel

L’Admour Hazaken et le Tsema’h Tsedek, par le Rav Yaacov Abergel

.

 

 

Dans le Dvar Mal’hout sur la Paracha Vayikra, le Rabbi nous enseigne que lorsque le jour de Roch ‘Hodech Nissan tombe le jour du Chabbat nous sortons trois Sefer-Torah, et cela a pour effet de renforcer considérablement les enfants d’Israël, même durant les années pendant lesquelles Roch ‘Hodech Nissan ne tombe pas Chabbat, comme c’est le cas cette année. En effet cette année le Chabbat de la Vayikra tombe pendant le mois d’Adar-chéni et nous nous attacherons donc à relever quelques points particuliers que le Rabbi développe dans le Dvar Mal’hout sur notre Paracha.

Chaque fois que nous sortons un Séfer-Torah nous disons le verset (Bamidbar, 10, 35) : ‘C’était quand l’Arche se mettait en voyage, Moché disait lève-toi Eternel, que Tes ennemis se dispersent et que ceux qui te haïssent fuient de devant Toi…’.

Le Rabbi nous rappelle ici l’enseignement du Tanya selon lequel chaque Juif possède en lui-même une étincelle de Moché. Aussi, quand Moché s’adresse à D.ieu en disant ‘Lève-Toi Eternel’, il exprime l’importance pour chaque Juif d’ajouter dans le domaine de la Sainteté, et lorsque Moché déclare ‘que tes ennemis se dispersent et que ceux qui te haïssent fuient de devant Toi’, il souligne l’importance d’effacer tout ce qui s’oppose à notre élévation et qui perturbent notre service divin.

Par ailleurs, dans la Paracha Vayikra il est écrit : ‘Il appela Moché et D.ieu lui parla depuis la tente d’assignation en disant’ (Vayikra, 1, 1). Le sujet de ‘Vayikra’ est que Moché reçoit de D.ieu la force nécessaire qui lui permet d’entrer dans la tente d’assignation où l’Eternel se dévoile à lui. Or, comme il vient d’être dit, chaque Juif possède une étincelle de Moché, et de ce fait il peut attirer et dévoiler en lui-même un reflet de cette force que reçut Moché ; chaque Juif détient la force d’attacher sa pensée à D.ieu d’un lien si puissant, qu’il peut ressentir et ‘voir avec ses yeux’ les plus hauts dévoilements divins, comme ce sera effectivement le cas au moment de la Délivrance finale.

Un jour un ‘Hassid qui vivait à Loubavitch emmena son fils qui venait d’atteindre l’âge de rentrer au ‘Héder à un entretien privé avec le Rabbi. Le Rabbi bénit le jeune enfant en ces termes : Investis ton ardeur dans l’étude et ne perds pas ton temps, D.ieu béni soit-Il, te viendra en aide pour que tu sois un érudit et un ‘Hassid. Quand l’enfant et son père sortirent du bureau du Rabbi, le père expliqua à son fils que le Rabbi est pour ses ‘Hassidim ‘l’Arche Sainte’ dans laquelle se trouve les Tables de la Torah écrites du doigt de D.ieu, béni soit-Il’.

Pour comprendre et ressentir un tant soit peu, la profondeur des paroles du ‘Hassid à son fils ‘hassidiques, il est nécessaire de savoir que les Tables de la Loi sont ‘écrites du doigt de D.ieu’, c’est à dire qu’elles sont un acte divin. Nous devons comprendre que l’Arche de l’Alliance qui contient ces Tables n’est pas un simple objet matériel. Le traité ‘Yoma’ nous enseigne que bien que l’on puisse en mesurer sa hauteur sa longueur et sa largeur, l’Arche ne prend pas de place dans le Saint des Saint ou elle est déposée.

En effet, la largeur totale du Saint des Saints est de 20 ama (environ une dizaine de mètres) et la longueur de l’Arche est de 2,5 ama. Or quand l’Arche est déposée dans le Saint des Saints elle perd ses mesures : elle ne prend plus de place. En effet, si l’on mesure les distances entre les deux extrémités de l’Arche et les deux murs entre lesquels elle se trouve, elles sont chacune de 10 ama.

L’explication à ce phénomène physique est que l’Arche contient en elle-même une lumière infinie. En effet, l’écriture, gravée sur les Tables, est une lumière infinie qui n’a ni fin, ni mesure. De ce fait, l’Arche perd ses propres mesures et échappe aux lois physiques de ce monde lorsqu’elle est déposée dans le Saint des Saints, et le Tsémah Tsédek nous en donne la raison :
L’Arche est l’endroit où se révèle la lumière qui entoure les mondes, car elle contient les ‘Tables écrites du doigt de D.ieu’. Or, ‘la lumière qui entoure les mondes’ est l’origine même de l’espace et du temps, et ceux-ci lui sont totalement soumis. A l’évidence donc, l’espace matériel de l’Arche est totalement soumis à cette lumière qui entoure les mondes, qui n’a ni fin ni mesure. L’Arche ne prend donc pas de place.

D’une certaine manière, il en va de même pour le Rabbi, lequel est ‘l’Arche sainte’ pour ses ‘Hassidim, car le Rabbi, du fait qu’il consacre continuellement son existence aux autres Juifs, considère leur existence plus que la sienne propre. Le Rabbi est comme ‘l’Arche qui n’a pas de mesures’, et le seul but qu’il poursuit est d’attirer l’Essence divine en ce monde matériel. En d’autres termes le Rabbi ‘ne prend pas de place’ car la toute la place qu’il donne à l’Existence est celle du Saint béni soit-Il. Autrement dit, du fait que la volonté du Rabbi se fond en celle de D.ieu, (ainsi qu’il est rapporté dans le livre du Tanya au sujet des Patriarches : ‘lls sont un char de la volonté de D.ieu’), c’est l’Existence de D.ieu et l’expression de Sa volonté qui transparaissent à travers l’Existence du Rabbi.

Il y a un deuxième enseignement que l’on peut tirer du fait que lorsque l’Arche était déposée dans le Saint des Saints elle ne prenait pas de place.

De fait, chaque Juif doit être à l’image de l’Arche. Quand il sert D.ieu, il se doit d’agir au-delà de toutes les mesures, de toutes les limites, à l’exemple de l’Arche ‘qui ne prend pas de place’ et que l’on ne peut mesurer lorsqu’elle est déposée dans le Saint des Saints. Cependant, tout en servant D.ieu, l’âme, même si elle connaît la plus haute élévation, doit demeurer dans le corps, à l’exemple de l’Arche qui bien qu’elle soit l’œuvre de D.ieu, un objet Divin, demeure aussi être un objet matériel que l’on peut mesurer.

De la même façon, la qualité d’un ‘Hassid consiste à unir la lumière divine infinie aux limites de ce monde matériel. Il accomplit les Commandements divins, qui possèdent des mesures et des limites, avec un amour infini pour D.ieu.

On raconte que lorsque le Tséma’h Tsédek était un jeune enfant, son grand-père l’Admour Hazaken, le fit entrer au ‘Héder. L’Admour Hazaken demanda à son professeur d’enseigner au jeune enfant la première Paracha du livre de Vayikra. Lorsqu’il revint de son étude, le Tséma’h Tsédek demanda à son grand-père : ‘Pourquoi le mot ‘Vayikra’ est-il écrit avec un petit aleph ? Pourquoi-donc la lettre aleph est-elle plus petite que toutes les autres lettres de ce mot ? ‘. L’Admour Hazaken se concentra profondément puis il répondit à son petit-fils de la manière suivante :
Il existe trois dimensions dans les lettres de la Torah : les petites, les moyennes et les grandes. Par exemple, lorsqu’elle est de grande taille, la lettre aleph est une allusion au sentiment de fierté qui naquit dans le cœur d’Adam Ha Richon lorsqu’il médita au fait que le Saint béni soit-Il Lui-même avait formé son corps. Adam se considéra pour cela comme un être important, et cela ne fut d’ailleurs pas sans provoquer par la suite sa chute, quand il commit le péché de l’Arbre de la connaissance du bien et du mal.

Quant à la petite lettre aleph du mot ‘Vayikra’, elle fait allusion au fait que Moché était d’une extrême humilité. Même s’il avait conscience de sa position, Moché n’en concevait jamais de la fierté, et il ne se considérait pas comme important.

La Torah est écrite avec des lettres de taille moyenne afin de nous montrer le niveau que nous devons atteindre : le niveau de ‘l’homme moyen’, le ‘Bénoni’. D’un côté, nous devons apprendre d’Adam-Ha-Richon que nous possédons des qualités. Avoir conscience, par exemple, du fait que nous possédons une âme divine, et que par elle nous percevons le divin.

D’un autre côté, nous devons apprendre de Moché, de ne jamais céder à l’orgueil. Aussi, quand nous demandons à un enfant juif d’ajouter dans la Torah et les Mitsvoth, l’enfant ne doit jamais penser : qui suis-je ? Que suis-je ? Comment pourrais-je réussir ?

Bien au contraire, il doit savoir et ressentir la qualité de l’existence d’un Juif, la force de l’âme d’Israël, à l’exemple d’Adam-Ha-Richon qui connaissait ses qualités, mais sans pour autant ressentir le moindre orgueil, à l’exemple de Moché, lequel est le plus humble parmi tous les hommes. En d’autres termes il doit savoir concilier le fait qu’il possède une âme Divine qui est au-delà de toutes les limites avec le fait de vivre dans un monde matériel qui est limité.

Cela s’accorde à un autre point qui est essentiel parmi les enseignements du Rabbi. De fait, même si l’on atteint le plus haut dévoilement, il est impératif que l’âme demeure dans le corps. En effet, la ‘Hassidout nous enseigne qu’un Juste parfait, même lorsqu’il connaît l’extase, tant est grande sa perception du Divin, ne perd jamais de vue le désir de D.ieu d’avoir une demeure ici-bas.

Les fils d’Aaron, Nadav et Avihou, perdirent leurs Vies car leur désir de s’attacher à D.ieu était plus fort que la nécessité que l’âme demeure dans le corps. Contrairement à leurs attitudes, nous devons toujours élever notre âme vers les cimes les plus élevées, mais en ayant conscience que l’âme ne doit jamais quitter le corps. Bien que le désir de l’âme de quitter le corps pour s’unir à D.ieu soit très fort, il ne doit jamais mettre en danger notre existence. Aussi, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour nous élever aux plus hauts niveaux et en même temps garder à l’esprit que cette élévation a pour but d’agir dans ce monde.

Il est écrit dans la Torah que durant le séjour des enfants d’Israël dans le désert, lorsque L’Eternel S’adressait à Moché, la Voix de l’Eternel ‘sortait du ciel et passait entre les deux chérubins’ qui se trouvent sur l’Arche de l’Alliance, ainsi qu’il est écrit (Nasso, 7, 89) :
‘Et quand Moché venait à la tente d’assignation pour Lui parler, il entendait La voix d’au-dessus du couvercle qui était sur l’Arche du témoignage, d’entre les deux chérubins et Il lui parlait’.
Rabbi Yom-Tov Lippman explique dans son livre intitulé ‘Alpha-Beïta’ que la lettre Aleph est une allusion à ‘La voix qui sortait du ciel et qui passait entre les deux chérubins’. En effet, la forme du Aleph est composée d’un Vav et de deux Youd. Les deux Youd font allusion aux deux chérubins. Vav est une allusion à ‘la voix de L’Eternel qui passait entre les deux chérubins’.

La lettre Aleph de taille moyenne exprime le fait qu’un Juif doit s’efforcer d’intégrer la Parole de D.ieu pour agir, l’âme dans le corps, dans ce monde matériel. A l’évidence c’est par son attachement au Rabbi qu’il parviendra ‘à avoir conscience de sa petitesse et de la possibilité qui lui est donner de s’élever en faisant de ce monde une demeure pour l’Essence divine.

Par ailleurs, dans une Si’ha (Likoutey Si’hot, ‘Helek Aleph, pages 134-138), le Rabbi nous enseigne que ‘la mer s’ouvrit par le mérite d’un seul juif, du nom de Na’hchon ben Aminadav’. Ce juste du Peuple juif savait que le Saint béni soit-Il a libéré Ses enfants de l’Egypte afin de les conduire au pied du Mont-Sinaï et de leur donner la Torah, laquelle n’est autre que l’Arbre de vie, la Sagesse de D.ieu grâce à laquelle les enfants d’Israël pourraient s’attacher à Lui et feraient de ce monde matériel une demeure pour Son Essence bénie. Na’hchon ne fut donc pas du tout impressionné par tous les évènements extérieurs qui se produisirent autour de lui. Alors qu’une partie de l’Assemblée d’Israël désirait retourner en Egypte, qu’une autre partie envisageait de combattre les Egyptiens qui les poursuivaient, et que d’autres souhaitaient fuir dans le désert, il n’y avait seulement qu’un groupe d’hommes qui pensait que la solution était de rentrer dans la mer.

Na’hchon fut l’un de ces hommes. Il ressentait profondément le projet divin, et ne fut donc nullement apeuré par l’image des Egyptiens qui approchaient. La seule chose qui importait à ses yeux était de gagner le plus vite possible le Mont-Sinaï pour y recevoir la Torah.

Il agit donc au-delà de la raison, de la logique, et de l’intellect, et sauta dans la mer. De même, notre attitude doit être semblable à la sienne et nous devons savoir et ressentir profondément que notre objectif est le dévoilement du Machia’h et dans ce cas tous les obstacles qui nous séparent du Machia’h ne doivent absolument pas nous impressionner. Chaque épreuve qui se dresse devant nous doit être traversée à l’exemple de Nah’chon qui se jeta dans la mer avec le désir de recevoir la Torah. Lorsqu’un Juif se trouve dans les 4 coudées du Rabbi il est animé par le désir de recevoir la Torah ‘Hadacha et cette Volonté fait lever ses pieds et lui permet de traverser tout ce qui s’oppose au dévoilement du Machia’h.

Dans le Dvar Mal’hout sur notre Paracha, le Rabbi rapporte le Midrache Raba selon lequel le nom Na’hchon vient de Na’hchol qui désigne ‘les grandes vagues de la mer’ que Na’hchon n’eut pas peur d’affronter lorsqu’il entra, le premier, dans la mer.

Le nom de Na’hchon n’est donc pas sans évoquer la force de Messirout -néfech, et la soumission la plus totale vis-à-vis du Saint béni soit-Il.

Le Midrache nous révèle que Na’hchon avança dans la mer jusqu’à ce que le niveau de l’eau atteint celui de ses yeux, bien que cela l’empêchait de respirer, et alors seulement après cela la mer s’ouvrit devant lui. Nous comprenons de cela que lorsqu’un juif dépasse le niveau de l’intellect, comme ‘l’eau de la mer dépassa le niveau de son nez et atteint celui de ses yeux’, alors l’Eternel ouvre la mer devant lui. Le Rabbi souligne à ce sujet que la Mitsva de la Tsédaka, plus que tout autre Mitsvah, doit être accomplie avec le plus grand dévouement, au-delà de toutes les limites. Dès-lors, rien ne pourra constituer d’obstacle, pas même ces ‘grandes vagues de la mer’, pour voir enfin avec nos yeux de chair, la Délivrance finale avec la venue de notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours. Avec l’aide de D.ieu.

« Vaad Or Ve’hom », un soutien aux hassidim du monde entier pour passer un Chabbat édifiant au Ohel

« Vaad Or Ve’hom », un soutien aux hassidim du monde entier pour passer un Chabbat édifiant au Ohel

Vaad Or Ve’hom fournit des ressources et un soutien aux hassidim du monde entier pour passer un Chabbat édifiant au Ohel du Rabbi dans le Queens.

Les peintures représentent un groupe de hassidim joyeux assis dans une charrette volant vers leur Rabbi pour s’inspirer pour une autre année de vie au shtetel. Les charrettes volantes ne sont plus imaginaires, le mashké a augmenté de prix et les défis matériels de la vie dans le shtetel ont depuis longtemps disparu, mais l’image reste la même : les hassidim voyageant afin de se rendre auprès de leur Rabbi.

Ces dernières années, une tendance a commencé dans les communautés Habad du monde entier où des groupes – certains plus petits, d’autres plus grands – organisent des Chabbat au Ohel à Cambria Heigts, Queens, NY, où ils passent 25 heures ensemble, priant, étudiant et se réunissant autour d’un Farbrenguen.

Alors que certains groupes sont capables de prendre leurs propres dispositions et d’organiser leur propre programme, pour beaucoup, c’est une tâche intimidante. Où vont-ils dormir ? Qui va organiser un Farbrenguen ? Pour aider les communautés à venir chez le Rabbi pour Chabbat, Vaad Or Vechom a mis à disposition des ressources et une assistance personnalisée pour organiser tout le nécessaire pour un temps édifiant passé dans les quatre Amot du Rabbi.

L’impact d’un tel Chabbat est immense, affirme Hertzel Koussashvili , un Hassid Habad de Lod, en Israël, qui a dirigé plusieurs groupes dans le passé. « Pour de nombreux participants, cela leur a procuré une véritable énergie. Les mots ne peuvent décrire le sentiment des hassidim se réunissant tard le vendredi soir, apprenant une Si’ha ou un Maamar du Rabbi ensemble Chabbat matin – et tous à proximité du ohel du Rabbi.

Getzel Itzinger , un Loubavitch de Londres est d’accord. « Nous avons amené plusieurs groupes au fil des ans, et l’expérience a été vraiment édifiante et significative. C’est un vrai Chabbat plein. Les groupes londoniens n’ont pas pu venir à New York pendant la période du Covid, mais Itzinger dit qu’ils attendent avec impatience un autre voyage bientôt. En effet, alors que Covid décline, des groupes ont récemment pu revenir, d’autres prévoyant des voyages bientôt, en l’honneur du 120e anniversaire du Rabbi. Vraiment une belle façon pour votre communauté de marquer cette grande étape.

Visitez GroupsToOhel.com pour toutes les ressources et informations dont vous avez besoin pour passer un Chabbat au Ohel.

 

<