En prenant la direction des ‘Hassidim, le Rabbi fit souffler un esprit nouveau sur la vie juive. Il revitalisa et développa les activités de diffusion initiées par son beau-père et prédécesseur, le Rabbi Rayats. Le Rabbi, chef de notre génération, fut toujours attentif à chaque appel à l’aide, à la fois physique et moral, quels que soient le contexte ou l’éloignement. A une certaine occasion, le Rabbi déclara :

« Le chef de la génération ne se rend pas personnellement en chaque endroit du globe. Il délègue ses émissaires pour répandre la Torah, le Judaïsme et la ‘Hassidout. Or, cet émissaire s’identifie à celui qui le délègue, à proprement parler. Par son intermédiaire, c’est donc le chef de la génération qui est présent en chaque endroit ».

L’émissaire du Rabbi est donc réellement une émanation du Rabbi. Le mérite d’apporter la lumière et la chaleur du Judaïsme dans un monde de froideur et d’obscurité morale revient à l’armée du Rabbi, à ceux qui ont volontairement renoncé au confort, ont quitté : « ton pays, ta patrie et la maison de ton père », pour voyager, avec la bénédiction et l’encouragement du Rabbi, « vers le pays que Je te montrerai » et révéler leur moi intérieur. Le lien qui les unit apparaît dans toute sa force quand on sait que l’essence du ‘Hassid est le Rabbi lui-même.

Un émissaire du Rabbi ne se limite pas à certaines activités. Sa mission englobe et recouvre toute son existence, qui est ainsi pleinement unie à celui qui le délègue. A travers cette unité, l’émissaire reçoit le pouvoir du Rabbi lui-même.

A de nombreuses occasions, lors de ses interventions publiques, le Rabbi a demandé à ses ‘Hassidim, en fait à tous les Juifs, de répondre à l’appel qui est le besoin du moment, de rejoindre l’armée des allumeurs de réverbères, qui répandent le Judaïsme dans le monde avec la plus grande abnégation.

Le statut véritable d’un émissaire du Rabbi peut être tracé à partir des nombreuses causeries dans lesquelles il dresse le portrait d’un ‘Hassid véritable, attaché au Rabbi par chaque fibre de son être, soucieux de mettre en pratique la mission divine. Un tel ‘Hassid représente effectivement le Rabbi et il mérite pleinement d’être défini comme son émissaire.

*

Les émissaires du Rabbi sont les travailleurs du jour, ceux qui introduisent la clarté dans un monde obscur, conçu pour voiler la Divinité, comme le Rabbi l’explique dans le Likouteï Si’hot, tome 26, à la page 382 :

Selon les termes de la Guemara, « nous sommes les travailleurs du jour », notre travail est d’éclairer, en étudiant la Torah et en mettant en pratique les Mitsvot, de même qu’en diffusant la Torah, les Mitsvot et les sources de la ‘Hassidout à l’extérieur.

Chaque émissaire bâtit Erets Israël, dans sa dimension morale, en l’endroit où s’exerce sa mission, comme l’explique le Rabbi, dans une causerie prononcée le Chabbat Parchat Chela’h 5746 (1986) :

Le contenu de la mission, en rapport avec la conquête d’Erets Israël, correspond, dans le service de D.ieu, au dicton du Tséma’h Tsédek : « Fais ici Erets Israël ». Parvenant en l’endroit dans lequel on est envoyé, on le transforme en Erets Israël en y diffusant la Torah et le Judaïsme.

Faisant référence à l’endroit dans lequel chacun se trouve, c’est aussi ce qu’explique le Rabbi dans le Likouteï Si’hot, tome 8, à la page 91 :

Chaque Juif, quel que soit l’endroit dans lequel il se trouve, est l’émissaire de D.ieu, chargé d’y bâtir Erets Israël. La qualité intrinsèque de la Terre sainte doit apparaître clairement dans l’endroit où il se trouve, de sorte que : « les yeux de D.ieu sont toujours tournés vers elle ».

Dans cet endroit, sera implanté un Beth ‘Habad, un Beth Loubavitch, qui le transformera, comme l’indique le Sefer Ha Cheli’hout, publié en Erets Israël, à la page 184 :

Le Beth Loubavitch emportera et supprimera les « eaux nombreuses », émanant de « l’autre côté », en multipliant les « eaux nombreuses » du domaine de la sainteté, ainsi qu’il est écrit : « la terre s’emplira de connaissance de D.ieu, comme l’eau recouvre le fond de la mer ». C’est le sens des « eaux nombreuses » du domaine de la sainteté.

Le Beth Loubavitch est un lieu de prise de conscience pour les Juifs, comme en atteste le Sefer Ha Cheli’hout, paru en Erets Israël, à la page 185 :

Tel est le rôle fondamental d’un centre Loubavitch. On peut y réunir tous les enfants juifs, des enfants au sens littéral ou bien ceux qui le sont par leur connaissance de D.ieu, de Sa Torah et de Ses Mitsvot, afin de mettre en évidence la profondeur de leur âme, leur nature, leur essence, de les conduire à la conscience que : « vous êtes des fils pour l’Eternel votre D.ieu ».

Cette prise de conscience de tous les Juifs fut voulue, d’emblée, par l’Admour Hazaken, dès la fondation de la ‘Hassidout ‘Habad, comme le Rabbi le rappelle dans une causerie du Chabbat Parchat Chela’h 5743 (1983) :

On connaît le récit de celui dont nous célébrons la délivrance, à propos du rêve de l’Admour Haémtsahi. Sa signification est la suivante. L’Admour Hazaken, fondateur de la ‘Hassidout ‘Habad, avait pour objet de conduire les hommes à la Techouva. Or, lorsque l’on emprunte ce chemin, aucun obstacle ne peut se dresser. C’est l’importance de la diffusion à l’extérieur qui est soulignée de cette façon, dans un endroit qui était éloigné de la sainteté et de la Divinité. C’est le sens de cet accès à la Techouva.

Et, c’est cette Techouva qui conduit le monde entier à la délivrance véritable et complète, comme l’indique le Sefer Ha Cheli’hout, publié à New York, à la page 19 :

Chaque Juif, quand il met en évidence le Machia’h qu’il porte en lui, introduit l’Aleph, initiale du Maître du monde dans l’exil, Gola, pour en faire la délivrance, Gueoula.

Traduit par le Rav Haim Mellul

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