Autriche : une nouvelle Yéchiva Tomhei Tmimim ouvre à Vienne

Autriche : une nouvelle Yéchiva Tomhei Tmimim ouvre à Vienne

Une nouvelle Yéchiva Ketana « Tomhei Tmimim » a été inaugurée aujourd’hui à Vienne, en Autriche, 125 ans (le 15 Elloul 1897) après que le Rabbi Rashab a fondé et établi la Yéchiva « Tomhei Tmimim » • La Yéchiva ouvrira ses portes avec la première classe de dix huit élèves • Elle fonctionnera sous les auspices des institutions Habad d’Autriche, dirigées par le Chaliah, Rav Yaacov Biederman.

La Yéchiva sera présidée par le Rav Haïm Fieldstill, qui a occupé ces dernières années les fonctions de chef du département des étudiants avancés au « Rohr Institute for Jewish Studies » (JLI) et qui était Maguid Chiour à la Yéchiva Tomhei Tmimim du 770 Eastern Parkway.

Le Rav Israël Hassin Shay, qui a été enseignant ces dernières années à la Yéchiva Tomhei Tmimim de Or Yehouda, sera enseignant à la Yéchiva de Vienne.

Le Rav Avi Biderman Shay, qui a été le Rav du Beth Habad à Vienne ces dernières années, sera le Machpia de la Yéchiva.

La direction de la Yéchiva a décidé de suivre la loi « les pauvres de votre ville passent en premier », et n’a donc accepté que les étudiants de la ville de Vienne, les enfants de Chlouhim et la communauté locale, aux côtés des enfants de Chlouhim et Habad d’Ukraine .

Cependant, les plans pour la prochaine année universitaire mûrissent déjà, avec l’intention d’ouvrir les portes aux communautés aux élèves d’autres villes.

 

 

Lettre du Rabbi : « l’assurance et la joie sont les clés de la victoire »

Lettre du Rabbi : « l’assurance et la joie sont les clés de la victoire »

Différents textes, en particulier le chapitre 26 du Tanya, expliquent que, quand il s’agit d’obtenir gain de cause et d’être victorieux au combat, a fortiori quand celui-ci est âpre, la joie est impérative, car elle ouvre le cœur, l’apure de tout soucis, des tracas et de la tristesse. Le Tanya explique tout cela longuement.

Vous connaissez le dicton de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon lequel un soldat partant pour le front, chante une marche victorieuse et se réjouit, bien qu’il n’ait pas encore, à proprement parler, pris part à la guerre.

Dans la pratique, une telle démarche et une forte confiance en la victoire et la joie qui l’accompagne renforcent et hâtent l’issue positive de la lutte.

Puisse D.ieu faire que les difficultés dont vous faites état dans votre lettre soient transformées, qu’elles contribuent à la réussite de votre entreprise.

Source : Lettre 5262

À l’initiative du Beth Loubavitch et du Mak’hon Or Ha’Hassidout

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135 jeunes des États-Unis terminent leur voyage à Tsfat

135 jeunes des États-Unis terminent leur voyage à Tsfat

La Yechivat Kayits a terminé un été incroyable en Israël dans la ville de Tsfat. Cent trente cinq Bahourim des États-Unis et d’ailleurs ont participé au voyage, sous la direction de Rav Haïm et Rav Zalman Kaplan de Tsfat.

Leur séjour s’est déroulé sur le campus rénové de la Yéchiva Beth Menahem Mendel, équipé de cinq terrains de sport ultra-modernes, un nouveau Zal, des salles de classes et un Mikvé.

Cette année, la Yéchivat Kayits s’est associée au Jewish Learning Institute pour créer des cours de Gemara uniques inspirés du programme d’apprentissage du Jewish Learning Institute, mais adaptés aux Bahourim.

Il y avait aussi un vaste programme sur Eretz Israël explorant l’histoire et la signification des grandes villes, en partant des sources du Tanah et selon les enseignements du Rabbi.

Le Mivtsa Torah a été un énorme succès, avec plus de quarante Bahourim complétant de grandes parties du Traité Taanit. Ceux qui ont excellé dans l’apprentissage ont été récompensés par une incroyable expérience de plongée à Eilat !

En seulement six semaines, la Yéchivat Kayits a exploré tout Israël, y compris la vieille ville de Jérusalem, les magnifiques rivages d’Eilat, les falaises de Har Arbel et, bien sûr, Tsfat. Des pélerinages sur les tombeaux des Tsadikim à la descente en rappel dans le Néguev, ces voyages étaient à la fois, éducatifs, enrichissants et pleins de sensations fortes. Explorer la grotte de Hizkiyaou ou conduire des jeeps dans les hauteurs du Golan est quelque chose que les Bahourim n’oublieront pas. Toute l’expérience a été particulièrement excitante cette année, car la Yéchivat Kayits était enfin de retour à Tsfat.

Les soirées ont été un mélange passionnant d’événements et d’orateurs, dont un ex membre du Hezbollah devenu espion juif, une conférence sur l’intégrité de Eretz Israël, un concert de Simha Friedman. Au fil des semaines, les objectifs sont devenus de plus en plus difficiles. Etudier le Hitat et le Rambam, réciter le Chema Israël le soir avec une veste et un chapeau, et connaître la traduction des mots de la Tefila faisaient partie du Mivtsa. En retour, les garçons ont eu droit à trois événements de grande qualité, ainsi qu’à de nombreuses récompenses.

« Le Mivtsa « Maamar pour Chmouel » à la mémoire de l’ancien élève de la Yéchivat Kayits, Chmouel ben R ‘Osher Karnowsky a »h est devenu un incontournable de la Yéchivat Kayits à ce jour. Plus de quatre vingt Bahourim ont appris par cœur un Maamar du Rabbi chaque Chabbat et ont eu droit à une expérience passionnante à cheval dans la colline boisée près de Tsfat. Tout cela a été rendu possible grâce à la générosité des parents de Chmouel, le Rav et Mme Osher Karnowsky.

L’été s’est terminé avec une excursion inhabituelle de cinq jours. Ils ont parcouru Massada, flotté dans la mer Morte, passé Chabbat à Hevron, navigué à Eilat, monté sur des chameaux et descendu des falaises en rappel et terminé par un beau banquet à Kfar Habad.

La clé du succès de l’été a été le personnel exemplaire dirigé par Levi Shaw et Mendy Konikov qui ont veillé à ce que chaque Bahour vive une expérience extraordinaire et retourne dans sa Yéchiva, dynamisé et inspiré pour une année réussie. Les souvenirs et les expériences accumulés tout au long de l’été auront certainement un impact durable.

 














De Dubaï au 770 de Kfar Habad,  l’incroyable épopée de deux hommes d’affaires

De Dubaï au 770 de Kfar Habad, l’incroyable épopée de deux hommes d’affaires

Le mois dernier, Bruce Gurfein et Joe Koen, deux hommes d’affaires juifs vivant à Dubaï, ont célébré le deuxième anniversaire des accords d’Abraham d’une manière unique en voyageant en voiture des Émirats arabes unis (EAU) vers Israël.

Les accords d’Abraham ont été une réalisation historique négociée par le président Donald Trump en août 2020. Ils ont normalisé les relations entre Israël et plusieurs pays arabes, ce qui ne s’était pas produit depuis 1994, lorsqu’Israël a normalisé ses relations avec la Jordanie.

Intitulé «Voyaging Ventures», Gurfein et Koen ont traversé l’Arabie saoudite, la Jordanie, Bahreïn et la Judée-Samarie.

Le but de leur voyage était de promouvoir la paix et de renforcer les liens entre les pays concernés. Il s’agissait du premier voyage de ce type et il a recueilli le soutien enthousiaste des abonnés en ligne et des résidents locaux.

« À chaque arrêt en cours de route, nous expliquions aux habitants le but de notre voyage et nous recevions beaucoup d’encouragements en retour », ont-ils déclaré.

En Israël, les deux hommes se sont arrêtés au village de Kfar Habad le lundi 15 août dans leur célèbre voiture équipée de plaques de Dubaï. Ils ont été chaleureusement accueillis par les Hassidim Habad et ont visité le bâtiment 770, une réplique du siège mondial de Habad à Brooklyn, New York.

Ils entrèrent dans la réplique de la chambre du Rabbi pour faire une prière pour la paix. Ils ont loué le travail du Chaliah du Rabbi aux Émirats arabes unis, le Rav Levi Duchman, qui dirige la communauté juive en plein développement. Depuis la signature des accords, les affaires et le commerce ont prospéré entre Israël et les Émirats arabes unis, en particulier avec El-Al, la compagnie aérienne nationale israélienne, effectuant des vols réguliers entre les deux pays.

Bien que Gurfein soit ravi des progrès qui ont été réalisés, il a déclaré au Jerusalem Post qu’il pensait que le moment n’était pas encore venu d’établir des relations diplomatiques entre l’Arabie Saoudite et Israël.

 

 













Chaar Habita’hon #2 : Est-il possible d’affronter les problèmes de la vie sans s’inquiéter?

Chaar Habita’hon #2 : Est-il possible d’affronter les problèmes de la vie sans s’inquiéter?

Dans la leçon précédente, nous avons appris que la bonne façon de vivre est de toujours se sentir en sécurité.

1/ Se sentir en sécurité afin de pouvoir servir Dieu de la meilleure façon. Ce que Rabbénou Behayé appelle « les sujets relatifs à la vie religieuse »

2 / Se sentir en sécurité dans nos vies quotidiennes que l’on appelle « les affaires du monde ».
C’est précisément dans « les affaires du monde » que le besoin de sécurité nous est évident. Devoir continuellement déterminer dans la vie, quoi faire, est stressant. Notre besoin d’avoir une bonne Parnassa, de devoir prendre soin de notre famille, de réussir, de devoir nous frayer un chemin dans la vie es source de beaucoup de stress. Cela s’accompagne de défis, de peurs, d’inquiétudes sans fin, et le besoin de sécurité est évidemment indispensable pour se sentir plainement heureux.

Mais en quoi avons nous besoin de sécurité  dans notre service de Dieu? Rabbénou Béhayé souligne justement que le besoin de sécurité relatif à la vie religieuse est encore plus fondamental que celui relatif aux domaines matériels.

C’est là que Rabbénou Béhayé révèle sa compréhension de l’âme humaine :  le cœur de l’homme ne peut avoir deux occupations en même temps.

On peut le constater concrètement. Lorsque, par exemple, vous rentrez du travail et que vous êtes préoccupé par celui-ci, votre esprit est distrait et vous n’êtes pas disponible pour pouvoir vous occuper de vos enfants.

Il en est ainsi dans tous les domaines. Notre cœur se fixe sur une seule chose à la fois et il lui est difficile de se diviser.

Or, pour servir Dieu pleinement, nous avons besoin que notre cœur et notre esprit soient entièrement disponibles.

Quand nous sommes préoccupés par les affaires de ce monde, quand notre cœur y est consacré, nous ne sommes plus libres pour servir Dieu.

Le Rabbi de Loubavitch explique ainsi le verset  « יגיע כפיך כי תאכל c’est par le travail de « tes mains » que tu mangeras » : l’energie que nous devons investir pour la Parnassa doit être uniquement celle « de nos mains ». Nous devons garder nos cœurs et nos esprits libres.

Mais  comment pouvons-nous vraiment libérer nos cœurs, avec toute la pression, avec toutes les inquiétudes, avec toutes les difficultés que nous présente la vie quotidienne ?

Et cela ne concerne pas uniquement les problèmes de Parnassa, cela peut concerner aussi des préoccupations de la paix du foyer, ou des problèmes de santé, d’éducation des enfants ou de toute autre chose qui ne fonctionne pas correctement dans nos vies.

Notre esprit réfléchit constamment et notre cœur s’inquiète. Comment peut-on exiger de nous de tout mettre de coté et de nous consacrer entièrement au service de Dieu ? Cela semble tout simplement impossible. La pression, le stress ne nous permettent pas de nous détendre pour pouvoir penser à autre chose. Et même lorsque nous nous y consacrons, notre cœur est ailleurs…

Rabbénou Béhayé nous enseigne que si nous parvenons à atteindre le sentiment de sécurité, qui signifie le calme et la tranquillité d’esprit, la réalité de nos vies n’absorbera plus nos cœurs et nous pourrons nous tourner vers le service de Dieu.

La base de ce que nous venons de dire peut être trouvée dans les paroles du Rambam dans les Lois de la Repentance. Le Rambam attire notre attention sur le fait qu’il y a de nombreux endroits dans la Torah ou D.ieu nous promet une récompense matérielle pour avoir observé Ses Mitsvot.

« Si vous gardez la Torah, Dieu vous apportera la pluie au bon moment, vos champs produiront, vous aurez l’abondance et la bonté ». Le sens de l’abondance et de la bonté ici est bien matériel.

Apparemment, ceci semble être en contradiction avec la compréhension que la récompense des Mitsvot est spirituelle, ce qui signifie une récompense pour l’âme dans le monde futur.

Mais le Rambam révèle ici une chose merveilleuse. Il dit que cette promesse de biens matériels n’est pas une récompense.

Dieu dit : « si vous gardez Mes Commandements et suivez Mes Voies », alors je vous donnerai les conditions matérielles afin de vous  libérer des soucis de ce monde, et que vous puissiez Me servir pleinement afin de recevoir la véritable récompense, qui elle sera donnée dans le monde futur.

La profondeur cachée derrière les paroles du Rambam est la compréhention que ce qui rend possible un servir de Dieu entier, est la nécessité de se libérer des soucis matériels, que nous ne soyons plus inquiété par les « affaires du monde ».

Cela semble être une tâche insurmontable, mais dans les chapitres suivants, Rabbénou Béhayé détaillera étape par étape, comment ceci est à la portée de chacun d’entrenous.

Bat Sheva Dargan

Texte et Audio : ‘A la Lumière du Dvar Mal’hout’ Ki Tetsé, par le Rav Yaacov Abergel

Texte et Audio : ‘A la Lumière du Dvar Mal’hout’ Ki Tetsé, par le Rav Yaacov Abergel

Pour l’élévation de l’âme de Tsiporah bat Esther

 

Il est possible d’établir un lien entre l’enseignement du Rabbi sur la Paracha Ki Tètsé qui est basé sur le verset ‘Quand tu sortiras en guerre contre ton ennemi’ et l’enseignement de l’Admour Hazaken sur le fait que ‘dans les temps futurs L’Eternel fera sortir le soleil de son étui’.

‘Le soleil sortira de son étui’ est une allusion au fait que dans les temps messianiques, l’Eternel dévoilera Son Essence, symbolisée par la lumière du ‘soleil’ : ‘Havayeh’, qui pour l’instant est cachée par un ‘étui’ : ‘Elokim’, lequel masque l’Essence divine et ne laisse pour lumière à la Création qu’un mince reflet, au moyen duquel l’homme ne peut absolument pas ressentir la Présence divine.

Aussi, la déclaration du Tanya selon laquelle ‘Havayeh Elokim est un soleil et un bouclier’ exprime la dissimulation (le Tsimtsoum) : ‘Elokim’, ‘le bouclier’, de la lumière infinie de D.ieu : ‘Havayeh’.

Ce principe s’applique également à notre âme, car ce n’est que dans les temps futurs que l’Essence de l’âme ‘sortira de son étui’ ; c’est à dire que la force de l’Essence de l’âme Juive illuminera notre être tout entier.

Dans le Dvar Ma’hout sur la Paracha ‘Ki Tetsé’, le Rabbi rapporte le récit du Midrache dans lequel il est rapporté que L’Eternel s’adressa aux âmes des Justes d’Israël et leur demanda s’il fallait oui ou non créer le monde.

A travers ce Midrache, le Rabbi met en valeur le fait que l’âme d’Israël est ‘une parcelle véritable de divinité d’En-haut’ qui est au-delà de ce monde.
De ce fait, notre âme est une arme redoutable dans le combat de D.ieu que nous menons car elle précède toute la Création. Dans ce cas et sans aucun doute tout au long de notre mission dans ce monde, c’est la Création elle-même qui doit être impressionnée par nous-mêmes, mais jamais le contraire.

Aussi, lorsque ‘nous sortons en guerre contre notre ennemi’ comme il est mentionné dans notre Paracha, c’est-à-dire lorsque nous devons affronter toutes sortes de difficultés dans notre mission de faire de ce monde matériel une demeure pour D.ieu, nous devons avoir conscience du fait que nous possédons les moyens de soumettre ce monde à notre volonté qui se fond en celle de D.ieu.

En effet, il est dit (Tanya) : ‘D.ieu se trouve à la droite du pauvre’, c’est-à-dire qu’Il a donné à notre âme divine (‘le pauvre’), tous les pouvoirs pour vaincre le mal qui se trouve de ‘l’autre côté de la Sainteté’ dans ce monde et en nous-mêmes.

En fait, le Rabbi nous enseigne ici qu’un Juif détient le moyen de dominer ce monde, et de dominer sa nature qui le pousse vers le mal, en éveillant la force de l’Essence divine afin que celle-ci se révèle dans les forces de son âme, et en particulier dans ses actes. De fait, comme le Rabbi l’a enseigné, à de nombreuses reprises ‘l’Essence de l’âme d’un Juif est enracinée dans l’Essence divine’ et dans ce cas, si ce Juif parvient à dévoiler ce niveau supérieur, rien ne pourra alors s’opposer à lui, de la même façon que rien ne peut s’opposer à D.ieu.

L’Essence de l’âme Juive est au centre des discours du Rabbi car c’est en la dévoilant dans nos actes que l’on parvient à susciter le désir divin de provoquer la venue de notre Juste Machia’h. Il est donc essentiel de s’attacher à tous les enseignements que le Rabbi délivre au sujet de l’Essence de l’âme, et de manière plus générale aux sujets du Machia’h et de la Guéoula.

Il existe une très belle image du Tséma’h Tsédek au sujet de l’âme (Séfer ha Likoutim, lettre Youde, ‘Yonah’). Le Tséma’h Tsédek citant le verset du ‘Cantique des Cantiques’ (2, 14) : ‘Ma colombe, nichée dans les fentes du rocher’.

Le Tséma’h Tsédek explique que le nom du prophète Yona, qui fut jeté à la mer et englouti par un énorme poisson, est une allusion à l’âme divine. La signification de l’image de Yona, qui adressa à l’Eternel une prière du fond des entrailles de cet énorme poisson (comparable à un ‘étui’) évoque donc l’âme divine prisonnière du corps et de l’âme animale, contre lesquels elle doit mener un combat incessant pour imposer sa volonté.

Par ailleurs, la Paracha ‘Ki Tètsé’ fait aussi allusion à la descente de l’âme dans le corps, et le verset ‘Quand tu sortiras en guerre contre ton ennemi’ met l’accent sur le fait qu’un juif doit mener une véritable guerre face au mauvais penchant.

Cependant le Rabbi donne une explication beaucoup plus profonde de ce verset : ‘Quand tu sortiras en guerre contre ton ennemi’ :
Les termes ‘tu sortiras’ évoquent l’endroit d’où provient l’âme, sa source première. Cet ‘endroit’ désigne en fait l’Essence divine qui ne fait qu’Un avec l’Ame, ainsi qu’il est dit dans le saint Zohar : ‘D.ieu Israël et la Torah ne font qu’un’.

Comme il a été dit précédemment, l’âme d’Israël précède toute la Création (puisqu’avant la Création du monde, D.ieu demanda aux âmes des Justes d’Israël si oui ou non Il devait créer le monde).

Le Rabbi nous enseigne donc que du fait que l’âme Juive a précédé le monde, un Juif ne doit jamais être impressionné par le monde. Bien au contraire sa mission consiste à mener le combat de D.ieu en faisant apparaître aux yeux de l’Ennemi la Lumière de l’Endroit divin d’où provient son Ame.
En d’autres termes, sa mission consiste à dévoiler l’Essence de D.ieu, et peu importe l’endroit où la situation dans lesquels il se trouve car c’est précisément dans les profondeurs de l’abîme de ce monde, qu’un Juif doit faire une demeure pour l’Essence divine. De fait, même l’âme animale doit devenir une demeure pour l’Essence divine, pas moins que cela.

Dans les temps futurs l’âme, qui est pour l’instant comme une colombe ‘nichée dans les fentes du rocher’ sortira finalement de son étui, de son exil. C’est peut-être pour cela qu’il est dit que ‘le Machia’h voit entre les fentes des murs’. Le Roi Machia’h est l’Essence de l’âme d’Israël, laquelle est à présent ‘cachée entre les fentes’, confinée dans un ‘étui’. Ainsi, ‘Machia’h voit entre les fentes des murs’ signifie peut-être aussi qu’il observe la profondeur de l’âme de chaque enfant d’Israël et il s’attache à la dévoiler.

Aussi, c’est par notre attachement au Rabbi que l’on peut dévoiler l’Essence de notre âme afin que celle-ci ‘sorte en guerre contre l’ennemi’, c’est à dire afin que celle-ci transforme l’âme animale et illumine le corps (comme pour les Tsadikim), c’est à dire tout ce qui s’oppose à la révélation de l’Essence divine et au dévoilement du Machia’h.

Par ailleurs il est intéressant de remarquer que juste après le verset ‘Ma colombe, nichée dans les fentes du rocher’, il est écrit (verset 16) : ‘Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi’.

Ce verset contient en effet les initiales du mot : ‘Elloul’ qui est le mois de la Téchouva et du retour vers D.ieu. De fait, l’âme est comparable au vol de cet oiseau au départ ‘niché dans les fentes du rocher’ et qui finit par s’élever dans le ciel, comme l’âme qui désire retourner vers sa source divine, ou comme le son du Choffar qui crie de toutes ses forces le désir d’Israël du dévoilement de D.ieu, du Machiah et du troisième Temple, dès-a-présent avec l’aide de D.ieu. Machia’h maintenant !