Un membre de la communauté de Montréal a surpris un groupe d’adolescents israéliens victimes du terrorisme ou proches de quelqu’un qui l’a été, en offrant une paire de Tefilines, à chaque jeune homme et un chandelier de Chabbat, à chaque jeune fille.
Les adolescents sont venus au Canada pour participer à l’association IVOW (Israelian Victims of War), un voyage unique pour des adolescents israéliens à Montréal, pendant un mois chaque été. « Les adolescents représentent un véritable échantillon d’Israël », explique M. Richard Dermer, qui dirige le programme, Certains sont religieux, d’autres ne le sont pas, certains sont ashkénazes, d’autres sont séfarades. Ce programme existe maintenant depuis trente ans.
Après avoir participé à des camps juifs locaux pendant trois semaines, les adolescents ont passé une semaine à visiter le Canada. Lors de leur dernier Chabbat avant de rentrer en Israël, les adolescents de l’IVOW ont visité le Centre Toranique de Montréal, où plusieurs membres du personnel bénévole de l’organisation sont membres, pour les services de Chabbat et un programme unique en l’honneur des victimes israéliennes du terrorisme.
Après la lecture de la Torah, M. Abie Moses a partagé son histoire. En 1987, sa femme Ofra, enceinte et son fils de cinq ans, Tal, ont été assassinés par un terroriste palestinien. Aujourd’hui, Moses est le président national de l’Organisation des victimes du terrorisme en Israël.
M. Obie Ben-Chaim, un ancien soldat israélien grièvement blessé à la tête alors qu’il servait lors de la première guerre du Liban, était également présent pour partager son histoire. En solidarité avec les adolescents et le chagrin qu’ils ont vécu, le consul général d’Israël à Montréal, M. Paul Hirschson, s’est également entretenu avec le groupe. « Leurs remarques ont donné à la communauté une idée précise de qui sont ces enfants et du chagrin qu’eux-mêmes et leurs familles ont traversé », a déclaré M. Dermer.
Après les discours, le programme est sorti de l’ordinaire lorsque M. Jeremy Levy, membre de la communauté, a discrètement dit à un rabbin que lui et sa femme voulaient faire don d’une paire de Tefilines pour chaque garçon du voyage et de chandeliers de Chabbat pour chaque fille, à condition qu’elles s’engagent à les utiliser régulièrement. Lorsque le rabbin a transmis son offre aux adolescents, la grande majorité a levé la main, cinquante-cinq filles et vingt garçons.
Mais obtenir les Tefilines et les chandeliers promis aux adolescents avant leur vol de retour vers Israël mercredi matin n’était pas une mince affaire. Pour compliquer les choses, les adolescents partaient pour Toronto immédiatement après Chabbat pour la fin de leur voyage.
Le rabbin New et son équipe sont passés à la vitesse supérieure. Ils ont trouvé le nombre approprié de Tefilines à Crown Heights, et les ont fait expédier par FedEx à Toronto. Mais le colis a rencontré des problèmes à la douane. Au moment où le rabbin New a atterri à Toronto mardi après-midi pour les livrer, il a dû héler un taxi et retrouver le colis dans un immense entrepôt FedEx à l’extérieur de Toronto. Les adolescents partant dans quelques heures, il s’est précipité à leur hôtel, les Tefilines à la main.
Enseignante de maternelle? Tu as un mérite !
Une lettre du Rabbi dans laquelle il explique le grand privilège d’être enseignant de maternelle, d’influencer et de graver chez les enfants la religion et les coutumes d’Israël par l’illustration :
Vous m’avez fait savoir que vous êtes devenue jardinière d’enfants, afin d’éduquer les filles juives aux valeurs sacrées et je vous adresse ma réponse.
Puisse D.ieu faire que vous acceptiez ce poste en un moment bon et fructueux, afin d’éduquer vos élèves selon les fondements de notre Torah, Torah de vie, selon les Paroles du D.ieu de vie, pour qu’elles deviennent un exemple et qu’elles inspirent la fierté.
Il est sans doute inutile de vous signaler l’immense importance de graver les lois et les coutumes juives dans la mémoire des enfants juifs. A l’âge du jardin d’enfants, on ne peut pas, à proprement parler, d’enseignement. Malgré cela, on peut vérifier concrètement que l’habitude acquise par les jeunes enfants de ces lois et de ces coutumes est beaucoup plus déterminante que leur étude proprement dite.
Bien plus, à ces lois et à ces coutumes, il faut ajouter un récit, que les enfants peuvent comprendre et qui leur illustre le sujet.
Sans doute avez-vous, vous-même, un temps fixé pour l’étude et vous ne vous contentez pas de réviser ce que vous avez appris auparavant. Vous y faites un ajout, d’autant que la divine Providence vous a confié un rôle important et une responsabilité effective, comme je le disais, celle d’une éducation juive et traditionnelle.
Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit et pour en donner de bonnes nouvelles,
Source : Lettre 4825
À l’initiative du Beth Loubavitch et du Mak’hon Or Ha’Hassidout
Les élèves du lycée juif YULA pour garçons de Los Angeles ont surpris leur professeur, avec une toute nouvelle voiture, le deuxième jour d’école.
M. Julio Castro, professeur de mathématiques bien-aimé à YULA, une école juive orthodoxe moderne du quartier de Pico Robertson à Los Angeles, vit dans la vallée de Santa Clarita et fait la navette environ quatre heures par jour en scooter et en bus pour se rendre à l’école. Il se réveille généralement à 4h30. et rentre chez lui à 21h30, alors que ses trois jeunes enfants dorment déjà.
Au cours d’une campagne de financement de plusieurs mois menée par des étudiants, 30 000 $ ont été récoltés pour acheter la voiture avec un an d’assurance et d’essence offerts pour remercier l’enseignant qui parcourt chaque jour de nombreux kilomètres supplémentaires pour eux.
Au cours de la première semaine d’école, le lycée YULA a convoqué une grande assemblée dans le gymnase de l’école. Toute l’école s’est préparée à surprendre M. Castro et le directeur de l’école, le rabbin Arye Sufrin a prévenu tout le monde.
Le rabbin Sufrin a expliqué comment la surprise fonctionnerait et ce dont il avait besoin des garçons pour y parvenir. Ils ont appelé cela le coup d’envoi de la semaine d’appréciation des enseignants et ils ont commencé à tirer au sort des cadeaux spéciaux à des enseignants au hasard. M. Castro a été conduit avec désinvolture dans le gymnase, tandis que divers enseignants ont reçu de petits prix, comme des cartes-cadeaux. Le nom définitif a été retiré de la boîte et M. Castro a été appelé au centre du gymnase. Sa récompense était simplement « un film ».
» Veuillez vous asseoir, M. Castro, et regardez ce film en votre honneur « .
La vidéo présentait un montage d’étudiants remerciant M. Castro pour tout son travail acharné. A la fin de la présentation, M. Castro a fait remarquer à quel point il se sentait heureux et honoré de faire partie de la famille YULA. Il a clairement montré son amour pour les étudiants en disant : « Ce n’est pas un travail, c’est mon plaisir. »
À ce moment-là, le directeur a demandé aux garçons de retourner en classe. Sans que M. Castro le sache, les garçons faisaient la queue dans un tunnel humain. M. Castro a été conduit à l’extérieur, à travers le tunnel humain, jusqu’à l’entrée de l’école. Des confettis ont été lancés et des centaines d’enfants se sont rassemblés autour de lui.
L’événement a été filmé par des journalistes qui ont déclaré : « Nous sommes si heureux d’avoir filmé cette célébration afin que votre famille puisse voir à quel point les élèves de cette école vous apprécient. Mais ne serait-ce pas mieux s’ils soient ici?
« Oui, mais ils sont à l’école », a déclaré M. Castro.
« Eh bien, en fait, nous avons passé quelques appels téléphoniques, et ils sont là. »
Julio s’est retourné et a été époustouflé de voir que sa famille était venue assister à cette journée d’appréciation des enseignants.
À ce moment-là, l’agent de sécurité de l’école a fait taire la foule et a crié avec colère : « Tout le monde ! A qui appartient ce véhicule ? Il est mal garé. »
Josh Gerendash, un quinquagénaire, a répondu : « Oh, c’est le mien, je vais le déplacer, mais j’ai juste un cadeau pour M. Castro à l’intérieur.
Une piñata a été sortie de la voiture et M. Castro et sa famille l’ont ouverte. Un cadeau emballé est tombé et Josh l’a donné à M. Castro.
« Tiens, ouvre ça, » dit-il.
Des centaines de garçons entouraient M. Castro alors qu’il ouvrait soigneusement le cadeau. À l’intérieur de la boîte se trouvait une clé.
M. Castro leva les yeux et demanda : « Une clé ? »
La foule s’écarta pour montrer la voiture derrière eux. Josh a dit : « En fait, M. Castro, cette voiture est à toi ».
Les garçons ont éclaté dans une chanson et une danse joyeuses, et M. Castro a été choqué et bouleversé. Il essuya les larmes de ses yeux. Tous ceux qui regardaient ont été visiblement émus par l’expérience.
Un ancien Sefer Torah qui a été récemment découvert met en lumière l’une des Mahloket qui dure depuis des centaines d’années sur la façon d’écrire Daka avec un ה ou א à la fin du mot.
Un Sefer Torah ashkénaze « complet » du XIIIe siècle découvert aux États-Unis a été testé au carbone par le Dr Hong Wang qui a déterminé qu’il s’agissait bien de l’un des plus anciens Sefer Torah au monde et qu’il avait plus de huit cents ans.
Selon la publication de Hagai Huberman dans le magazine Mood, le Sefer Torah en question a été vendu il y a environ un mois et demi lors d’une vente aux enchères chez Sotheby’s à New York. Avant de le vendre, les propriétaires du Sefer Torah ont contacté le Dr Yossi Peretz, responsable de la spécialisation en langue hébraïque au Orot Israel College, et lui ont demandé de décrire le livre, suite à ses recherches pendant lesquelles il a examiné deux cent quarante manuscrits ashkénazes du Moyen Âge et les a classés d’après leur typologie.
Après avoir donné son avis sur la nature de l’écriture et la pagination du livre, le Dr Peretz a mis en lumière l’un des différends qui dure depuis des centaines d’années, à savoir comment le mot « דכא » doit être orthographié, il apparaît dans le livre du Deutéronome au verset « לֹא יָבֹא פְצוּעַ דַּכָּא [דַּכָּה] וּכְרוּת שָׁפְכָה בִּקְהַל ה « , alors que certains ont soutenu qu’il fallait l’écrire avec un ה et non un א.
Dans les Sifrei Torah d’aujourd’hui, à la fois séfarades et ashkénazes, il est écrit « דכה », avec un ה à la fin du mot, alors que dans les Sifrei Torah yéménites, il est écrit « דכא » avec un א à la fin du mot.
Dans les Sifrei Torah de Habad, d’après l’Admour Hazaken, le mot דכא était écrit avec un א, et c’est une instruction qui a guidé les hassidim pendant plus de deux cents ans.
Et ici, dans l’ancien Sefer Torah devant nous, le mot דכא était bien écrit avec un א, ce qui confirme l’avis de l’Admour Hazaken au sujet de cette Mahloket.
Le nouveau single du chanteur Aharon Sitbon – « Yamim Bayim »
Le chanteur Aharon Sitbon présente son nouveau single « Yamim Bayim » plein d’émotion et de prières pour la rédemption.
Le single ‘Yamim Bayim‘, qui sort avant les Yamim Noraïm et la nouvelle année, met l’accent sur l’attente de la rédemption complète très prochainement, dans le style musical unique des compositions de Aharon Sitbon qui traitent de l’attente de la rédemption et émeut les auditeurs par ses mélodies originales.
Compositeur : Aharon Sitbon
Paroles, arrangement musical et production : Eli Klein & Itzi Berry
Clip : Arnon Elmesi
Photographe : Raphaël Brodo
Media : Adi Nathanali
Marketing numérique : Moshe Sofer
Relations publiques : Sandman & Gandel
Pour le mérite de Rachel Naomi fille de Alte Deborah pour une longue vie en bonne santé Puissions nous assister à la venue du Machia’h très bientôt
Quant au rapport du judaïsme vis-à- vis de la psychanalyse.
L’inconscient que Freud fait découvrir au grand monde au début du 20ème siècle est déjà monnaie courante dans les ouvrages de Rabbi Shneur Zalman, auteur du Tanya, qui datent de presque 150 ans plus tôt.
En effet dès le début du Tanya se dépeint une structure à plusieurs niveaux de conscience allant du niveau le plus basique nommé « animal » car il est axé autour de la survie et de l’auto-préservation, jusqu’à son opposé; l’âme Divine qui est totalement altruiste et ne cherche que la vérité peu importe ce que cela lui coûte et combien cela rapporte, elle est dénuée d’ego. Dans les mots du Baal HaTanya, l’âme Divine ne cherche qu’à retourner et se perdre dans Sa Source, D-ieu.
Dans la psychologie moderne, le mot âme a été remplacé par le mot psyché par un Freud évidemment fort mal à l’aise avec tout ce qui a trait au spirituel.
FREUD TRAHIT PAR SON SUCCESSEUR.
Le seul élève de Freud qui n’était pas juif était le célèbre Carl JUNG, et c’est justement lui que le maître choisit comme successeur. Certains disent qu’il avait peur que la psychanalyse devienne une affaire juive1, on retrouve ce mal aise névrotique (le cordonnier mal chaussé) vis à vis de son judaïsme qu’il s’efforcera toute sa vie d’ignorer.
Un jour, Freud fait jurer Jung de ne jamais abandonner l’idée que le moteur le plus enfoui chez l’homme est la libido. Jung voit cela comme une campagne plutôt qu’une quête de vérité et commence à se détacher de son maître.
Lors d’un voyage vers les États Unis en bateau Jung et son maître Freud s’amusent à s’analyser les rêves l’un l’autre. Jung raconte qu’il rêve qu’il entre dans une maison à la décoration moderne puis qu’il descend d’un niveau et cette fois la décoration est antique et ainsi de suite jusqu’à arriver à un sous-sol à l’ambiance préhistorique où il y trouve un crâne humain. A l’écoute de ce rêve Freud fait une syncope. Après avoir repris connaissance Freud expliquera à Jung qu’il a réagi de la sorte car de ce rêve il a compris que son élève souhaitait inconsciemment la mort du maître, qu’il voulait « tuer le père spirituel ». Jung est désemparé, il pense que Freud a tout faux et demande à analyser à son tour le maître mais ce dernier refuse par peur de perdre la distance qu’il avait imposé en tant que maître. Jung comprend que l’intégrité intellectuelle de Freud a ses limites. Le divorce est consommé. Jung trace son chemin, il est désormais plus libre de penser et révolutionne à son tour le monde de la psychanalyse.
Tel le cerf aspire à la source d’eau, Ainsi mon âme aspire à Toi, Dieu!
Là où Freud n’avait trouvé que désir sexuel et libido, Jung va trouver des archétypes dans l’âme, des sortes de symboles ainsi qu’une aspiration à la spiritualité. Il explique qu’il ne l’a pas cherché mais qu’à chaque fois qu’il plonge dans le psyché d’un patient il retrouve une espèce de similitude, une sorte de point commun, comme une structure de l’âme.
Un jour, un patient du nom de Roland H. consulte Carl Jung pour un sérieux problème d’addiction à l’alcool. Le psychiatre ne peut pas trop lui en dire mais explique néanmoins qu’en réalité ce qui le motive à boire de l’alcool est une manifestation bas de gamme d’une recherche bien plus profonde qu’il a en lui. Il s’agit d’une quête spirituelle.
20 ans plus tard Bill Wilson, le co-fondateur du célèbre club AA, les alcooliques anonymes, écrit à Carl Jung car il a rencontré cet ancien alcoolique qui dit s’être totalement remis de cette addiction en la remplaçant par ce qu’il cherchait vraiment au fond des verres de spiritueux: le spirituel…
Bill Wilson étant à la recherche d’une méthode pour aider les alcooliques voulait en savoir plus et écrit une lettre à Jung.
Carl Jung répond et ce sera une de ses dernières lettres (il a plus de 80 ans):
« Son désir d’alcool était l’équivalent à un bas niveau de sa soif spirituelle de plénitude, exprimée dans un langage médiéval : l’union avec D.ieu. »
« j’avais mes raisons de ne pas tout expliquer à Roland H. Mais je prends le risque avec vous car je conclu de votre lettre honnête et honorable que vous avez acquis un point de vue au-delà des banalités trompeuses que l’on entend généralement sur l’alcoolisme. Voyez-vous, en latin alcool se dit spiritus et l’on utilise le même mot pour la plus grande expérience religieuse que pour la plus dépravante. La bonne formule serait dans notre cas « spiritus contra spiritum » »
Jung ajoute en post scriptum le fameux psaumes 42,2 en anglais כאיל תערוג על אפיקי מים כן נפשי תערוג אליך אלוקים Tel le cerf aspire à la source d’eau, Ainsi mon âme aspire à Toi, Dieu!
Ce que l’on prend parfois pour une forte attirance vers un vice quelconque peut n’être qu’une manifestation très basse d’une quête bien plus noble car au fond, si l’on creuse, l’âme cherche la plénitude, l’union avec D-ieu.
C’EST UN ÉLÉPHANT!
Voici une métaphore pour comprendre ou se place la pensée du Baal HaTanya par rapport à la psychanalyse. Un jour on banda les yeux de Freud en lui demandant de décrire ce qu’il touchait. Freud dit: il s’agit d’une corde.
Puis vint le tour du psychiatre Viktor Frankl, pour lui il s’agit d’un tuyau de plomberie. Ensuite Carl Jung se prêta au même exercice sauf que pour lui il s’agit d’un large tuyau d’arrosage.
Arriva enfin le Baal HaTanya et s’exclama: c’est un éléphant !
Freud n’avait touché que la queue
Frankl une des défense du pachyderme
Jung la trompe de l’animal
Le Baal HaTanya à vu l’ensemble.
On pourrait dire que dans la quête du subconscient certains se sont arrêtés en chemin.
Freud s’est arrêté à la libido et a résumé l’homme à cela.
Frankl lui a vu quelque chose de bien plus noble, l’homme cherche un sens à sa vie.
Jung a même trouvé quelque chose qui a trait au Divin, une quête spirituelle.
Le Baal HaTanya y a trouvé D-ieu.
QUEL EST NOTRE MOTEUR? QU’EST CE QUI NOUS FAIT VIBRER?
Le Baal HaTanya ne nie pas qu’il ya toutes sortes de choses qui sont le moteur de l’homme, parfois la libido, la gloire, la puissance, la connaissance, des plaisirs plus ou moins nobles en d’autres mots : la quête de l’égo. L’âme animale.
Mais il y aussi un autre moteur, une autre source de motivation : l’union avec D-ieu. La quête de vérité, quoi qu’il en coûte.
Cela ne décrit pas plusieurs types de personnes mais une seule et même personne comme le Baal HaTanya le dit dans le tout premier chapitre de son magnum opus en citant Rabbi Haïm Vital: chaque personne, peu importe son état spirituel, n’a pas une mais bien deux âmes. Traduisez deux moteurs.
L’âme en hébreu se dit aussi Nefesh et Nefesh désigne aussi la volonté. Qu’est-ce qu’une âme? Un moteur, une volonté. En anglais on dit un Drive… qu’est-ce qui motive l’homme? Qu’est-ce qui le fait se lever le matin? Tout dépend quelle profondeur on laisse s’exprimer. Des fois, le besoin de se préserver. Des fois la quête de sens. Des fois la recherche de l’union avec La Vérité Ultime: D-ieu.
TOUT ÉTAIT DANS LES ENSEIGNEMENTS DU GRAND MAGGID.
Vers la fin de sa vie, Carl Jung donne une interview2 ou il dira qu’il a étudié les enseignements d’un fameux Grand Maggid grâce à un ami qui savait traduire ses textes et que toute la pensée qu’il avait développée avec les années et les milliers de personnes qu’il avait traité, tout était résumé dans les écrits du Grand Maggid !
Il s’agit du Maggid de Mezeritch qui était le Maître du Baal HaTanya et l’élève et successeur du Baal Shem Tov.
APPRENDRE À SE CONNAÎTRE.
Imaginons que l’on puisse savoir qu’est ce qui nous pousse à penser, dire ou faire telle ou telle chose? Est-ce mes craintes? Mes névroses? Mon besoin d’auto-préservation? Ou bien est-ce la responsabilité d’une mission? Est-ce une quête de sens? Un sincère désir d’Union avec D-ieu?
En étudiant la structure de nos âmes, (traduisez nos psychismes et nos moteurs) les choses deviennent incomparablement plus claires.
Plutôt que de commencer par passer des années sur le divan d’un psychanalyste, le Tanya propose tout d’abord de connaître notre propre structure. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a plus besoin de psychanalyse pour personne. Le Roi Salomon dit “Le souci abat le cœur de l’homme; mais une bonne parole y ramène la joie.” Proverbes (Mishlei) 12, 25
Et le Rabbi Rashab (5eme Rabbi de Loubavitch, 1860-1920) qui avait d’ailleurs rencontré Freud explique dans son pamphlet Echaltsu que parler de ses soucis peut faire retrouver la joie, soulignant donc l’importance de parfois mettre des mots sur nos souffrances. Cependant, ce doit toujours être fait avec la ferme conscience que l’homme est composé de plusieurs strates et que la plus enfouie d’entre elle est une parcelle d’Infini. Loin des théories de Freud qui limitent l’homme à un désir de reproduction.
Pas étonnant qu’en 2019, 60 psychiatres ont lancé un appel pour bannir les théories de Freud des tribunaux français 4.
Apprendre a se connaitre, c’est justement ce à quoi servent les 12 premiers chapitres du Tanya. Ils dépeignent très clairement la structure de nôs âmes et les différents mécanismes qui les animent.
Afin d’avoir une meilleure relation avec le monde, avec ses proches et avec D-ieu (et donc avec soi-même), la meilleure solution est toujours celle d’apprendre d’abord à se connaître soi-même.
Le Lev Simha, précédent Admour de Gour disait que sans connaître les 12 premiers chapitres du Tanya, la crainte du Ciel (traduisez, la relation avec D-ieu) n’est qu’une illusion…
Jung, voyage vers soi, Frederic Lenoir
2. GOD of our understanding, Rabbi Shais Taub , KTAV.
3. C. G. JUNG speaking, interviews and encounters, Princeton University
4. https://sante.lefigaro.fr/article/des-psychiatres-et-des-psychologues-appellent-a-exclure-la-psychanalyse-des-tribunaux/
5. שמן ששון מחבריך, הרב שלום דובער וולפא