Hassidout pour les enfants – Bo # 1 : «Vous pouvez commencer à changer notre monde !»

« Vous pouvez commencer à changer notre monde,
chaque jour, même avec une petite action ! »
Rubrique réalisée par Réouven Bennaïm
Beth Habad des enfants de Perpignan
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Léilouy Nishmat Rav MORDE’HAÏ (Mottel) a’h PEVZNER
Chalia’h du Rabbi à Perpignan pendant 17 ans


Hayom Yom, Itgalya Design –  « Moment for Color » [email protected]
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HAYOM YOM DU 29 TEVET

« Anan Poalei Deyemama Anan! » La mission d’un Hassid est d’apporter la lumière de la Torah dans le monde.

Comment faisons-nous cela?

Il est évident que nous devons nous assurer de bien agir en tant que Hassid nous-mêmes. Mais cela ne suffit pas ! Nous devons également enseigner aux autres Juifs à agir comme des Hassidim et à leur apporter la lumière du Hassidisme ! Nous devons aider les autres à comprendre que l’apprentissage de la Torah et le respect des Mitsvot en eux-mêmes ne suffisent pas, il faut les faire avec un ‘Hayout ! Cette ‘Hayout, nous le recevons en priant de la manière enseignée par la Hassidout.

HOUMACH PARACHAT BO – RICHON AVEC RASHI

Moché et Aharon sont au milieu de la mission qu’Hachem leur a confiée, de sortir les Juifs d’Egypte. Ils ont dû apporter des plaies sur les Egyptiens pour les punir de la façon dont ils ont maltraité les Juifs, pour leur montrer les miracles d’Hachem et pour les faire partir les Juifs. Moché avertit Pharaon à propos de la prochaine plaie, les sauterelles, et les Egyptiens ont peur. Pharaon envisage de laisser partir les Juifs, mais lorsqu’il entend que tous partiront, il dit non !

8 : Makat Arbeh (sauterelles)

Hachem a dit à Moché et Aharon de prévenir Pharaon de laisser partir les Juifs. Même s’il est difficile pour lui de faire pénitence sans l’aide d’Hachem, Pharaon peut tout de même faire pénitence s’il le veut vraiment !

Donc Moché et Aharon ont dit à Pharaon que si il ne laisse pas partir les Juifs, Hachem enverra une plaie de sauterelles, une sorte de criquet qui va manger tout ce qui pousse, partout en Egypte ! Tout ce qui n’a pas été détruit par la grêle sera mangé par les sauterelles.

Les Egyptiens ont eu peur de la plaie, et ont dit à Pharaon de laisser partir les Juifs tout de suite !

Alors Pharaon a rappelé Moché et Aharon, et leur a demandé : « Qui partira ? »

Moché a répondu : « Tout le monde partira pour servir Hachem ! Les jeunes et les vieux, nos fils et nos filles, nos moutons et nos bovins. Tout le monde ! »

Pharaon a dit : « Les enfants ne font pas des sacrifices ! Pourquoi voulez-vous les emmener ? Vous ne voulez pas servir Hachem pendant quelques jours, vous voulez vous enfuir ! Je ne laisserai personne partir ! »

TEHILIM 140 – 150

Aujourd’hui, nous allons finir tout le Tehilim, du chapitre 140 au 150 ! Comme il y a seulement 29 jours en Tevet, nous disons les Tehilim pour le  29 le 30 du mois.

Il y a cinq chapitres très spéciaux à la fin du Tehilim, où David Hamele’h loue les louanges d’Hachem ! Les sages qui ont mis en place la prière ont fait de ces chapitres la partie principale de Pesoukei Dézimra, la partie de la prière où nous louons Hachem. En fait, dans certains cas, si quelqu’un n’a pas assez de temps pour toute la prière, la Hala’ha est que ces chapitres sont plus importants que de dire certaines des autres parties.

Le premier chapitre commence par les mots « Tehillah LeDavid, » « une chanson de David. » Ensuite, chaque chapitre commence et se termine par le mot « Hallélouka ».

Le dernier verset dans Tehilim est « Kol Hanechama Tehalel Kah, Hallélouka! » « Toutes les âmes louent Hachem – loué soit Hachem! » La Guemara dit que le mot « Néchama » peut également signifier « Néchima », respiration. Nous apprenons ici que nous devons remercier Hachem pour chaque respiration ! Même si nous ne disons merci qu’à certaines moments, nous devons le garder en tête toujours.

TANYA – LIKOUTEI AMARIM CHAPITRE 18

La Tanya d’aujourd’hui est une introduction à ce que nous allons apprendre pendant les huit prochains chapitres (jusqu’au chapitre 25) :

Jusqu’à présent, l’Alter Rebbe nous a dit ce qu’est l’avodah d’un beinoni et que être un beinoni est une avodah pour tout Juif. Nous avons appris que la principale tâche d’un beinoni est d’être constamment en contrôle de son comportement, et que la façon de le faire est à travers son Hitbonenout – en réfléchissant profondément à notre connexion avec Hachem et en réalisant que l’apprentissage de la Torah et le respect des Mitsvat sont la chose juste pour un Juif.

Nous avons également dit qu’un moment particulier pour son Hitbonenout est pendant la prière, et si c’est fait correctement, le Yetser Hara s’endormira, et il n’y aura pas de distractions pour le Yetser Tov pendant la prière – comme c’est le cas pour un Tsadik !

Le problème est que tout le monde ne peut avoir son Hitbonenout. Tout le monde ne sait pas assez sur les inyanim qui nous amènent à avoir de l’Ahava et de la Yirah, et tout le monde n’est pas capable de se concentrer correctement pour penser à ces choses.

L’Alter Rebbe va maintenant expliquer ce que nous pouvons faire pour prendre les bonnes décisions et réussir dans notre Chli’hout, même pour quelqu’un qui ne peut pas avoir son Hitbonenout. Donc maintenant, pendant les 8 prochains chapitres, l’Alter Rebbe va enseigner à ce sujet. Une fois que nous comprenons cela correctement, nous n’aurons pas besoin d’avoir son Hitbonenout – nous devrons simplement nous rappeler quelque chose qui est déjà là, et nous aurons la force de prendre la bonne décision, quelles que soient les circonstances!

Il s’agit d’une citation de l’Alter Rebbe, un leader de la communauté chassidique, qui parle de la nature naturelle d’un Juif. Selon lui, un Juif ne veut pas naturellement faire quelque chose contre Hachem et ne peut pas le faire s’il réalise que ce qu’il fait va à l’encontre de ce que Hachem veut. L’Alter Rebbe affirme que la seule chose qui peut pousser une personne à commettre une faute est une « Ruach Shtus », c’est-à-dire les pensées stupides de Yetser Hara qui nous convainquent que ce que nous faisons ne nous sépare pas de Hachem et de notre connexion à la judaïté. Dès que nous réalisons que c’est le plan de Yetser Hara, et que nous savons que tout ce que nous faisons est important pour notre relation avec Hachem et pour être un Juif, alors nous ne pourrons plus commettre de faute ! Nous n’avons même pas besoin d’avoir de son Hitbonenout pour cela, nous devons simplement nous rappeler ce qui est vrai !

Pour cela, il est nécessaire d’apprendre davantage sur la nature d’un Juif et sur le Roua’h Chtout du Yetser Hara, ainsi que sur d’autres sujets pour nous aider à utiliser cette force pour vaincre Yetser Hara à chaque fois. L’Alter Rebbe commence dans la Tanya d’aujourd’hui en nous disant que chaque Juif a un « Ahava Méssoutérète », un amour caché pour Hachem. C’est quelque chose que nous avons tous dans notre âme. Si vous avez une âme, vous avez automatiquement un amour pour Hachem caché en vous !

Vous pouvez probablement savoir ce que vous avez hérité de vos parents, comme la couleur de vos cheveux ou leur talent pour chanter. Chaque Juif reçoit une Ahava Méssoutérète des Patriarches, les parents de tous les Juifs !

Les Avot aimaient beaucoup Hachem. Ils étaient soumis à Hachem, faisant tout ce que Hachem voulait, sans penser à eux-mêmes du tout. En raison de cela, Hachem leur a donné une récompense – que leur amour pour Hachem deviendra quelque chose que leurs enfants possèderont dans leur âme. C’est pourquoi nous avons tous cet « Ahava Méssoutérète », cet amour caché pour Hachem !

Le lieu de cet Ahava Méssoutérète est dans la ‘Ho’hma de l’âme. Il y a une très bonne raison pour laquelle Hachem l’a mis là, et nous apprendrons plus à ce sujet dans l’étude de Tanya de demain!

SEFER HAMITSVOT – SHIOUR #249 – MITVAT LO TAASSEI #246, #243
En résumé, cette passage parle de deux Mitsvat de la catégorie de « lo ta’asei » (ne pas faire) dans le livre Sefer Hamitsvot. La première mitsva est de ne pas déplacer les clôtures d’un champ pour faire croire qu’il appartient à quelqu’un d’autre, ce qui est spécifique à la Terre d’Israël. La deuxième mitsva est de ne pas enlever ou kidnapper une personne pour la vendre comme esclave. Les détails de ces Mitsvat sont expliqués dans le chapitre Yud-Alef de la section Sanhédrin du Talmud.

 

 


LES DOUZE PSOUKIM

1 – Torah
TORAH TSIVA LANOU MOCHÉMORACHA KÉHILAT YAAKOV.

תּוֹרָה צִוָּה לָנוּ מֹשֶׁה מוֹרָשָׁה קְהִלַּת יַעֲקֹב

“La Torah que Moïse nous a ordonnée est l’héritage de la Communauté de Jacob” (Deut. 33:4)

C’est Moïse, le fidèle serviteur de D.ieu qui nous a transmis la Torah. Et chaque Juif, garçon ou fille, la reçoit pour lui-même. Qu’il l’ait étudiée durant des années ou qu’il n’en connaisse qu’un tout petit peu, Elle lui appartient, pour l’appr-endre et la mettre en pratique. C’est le plus beau cadeau que D.ieu pouvait nous faire.


2 – Chéma
CHEMA Israël ADO-NAY ELO-HÉNOU ADO-NAY É’HAD..

שְׁמַע יִשְׂרָאֵל ה’ אֱ־לֹהֵינוּ ה’ אֶחָד

Ecoute Israël, l’Eternel est notre D.ieu, l’Eternel est Un.

C’est Moïse, le fidèle serviteur de D.ieu qui nous a transmis la Torah. Et chaque Juif, garçon ou fille, la reçoit pour lui-même. Qu’il l’ait étudiée durant des années ou qu’il n’en connaisse qu’un tout petit peu, Elle lui appartient, pour l’appr-endre et la mettre en pratique. C’est le plus beau cadeau que D.ieu pouvait nous faire.


3 – Bé’hol
BÉ’HOL DOR VADOR ‘HAYAV ADAM LIROT ETE ATSMO KE-ILOU HOU YATSA MIMITSRAYIM

בְּכָל דּוֹר וָדוֹר חַיָּב אָדָם לִרְאוֹת אֶת עַצְמוֹ כְּאִלּוּ הוּא יָצָא מִמִּצְרַיִם

“Dans chaque génération, il faut se considérer comme sorti soi-même d’Egypte.

Il y a quelques 3500 ans, Hachem nous a fait sortir d’Egypte. Il nous a fait passer de l’esclavage à la liberté. Et, si Hachem ne l’avait pas fait, nous serions encore des esclaves aujourd’hui. Aussi, chaque jour, nous remercions D.ieu de nous avoir libérés. Et, dans notre cœur, nous promettons d’utiliser notre liberté du mieux possible, comme les serviteurs choisis du Roi des rois.


4 – Kol Israël
KOL ISRAEL YECH LAHEM ‘HÉLEK LÉOLAM HABA CHÉNÉÉMAR VÉAMÈ’H KOULAM TSADIKIM LÉOLAM YIRCHOU ARETS NÉTSER MATAAÏ MAASSÉ YADAÏ LEHITPAERE.

בכָּל יִשְׂרָאֵל יֵשׁ לָהֶם חֵלֶק לְעוֹלָם הַבָּא, שֶׁנֶּאֱמַר: וְעַמֵּךְ כֻּלָּם צַדִּיקִים לְעוֹלָם יִירְשׁוּ אָרֶץ, נֵצֶר מַטָּעַי מַעֲשֵׂה יָדַי לְהִתְפָּאֵר

Tous les Juifs ont une part dans le monde futur, comme il est dit : « Dans Ton peuple, il n’y a que des Justes. Ils hériteront de la terre pour toujours. Ils sont le produit de Mes plantations, l’œuvre de Mes mains. Et, J’en suis fier. «

D.ieu est particulièrement fier de chaque Juif. Il nous a créés et Il prend soin de nous comme un jardinier prend soin d’une jeune plante. Et, comme nous grandissons, en étudiant Sa Torah, en faisant Ses Mitsvot extraordinaires, alors D.ieu nous prépare une place dans le Monde Futur, à côté d’Avraham, d’Its’hak, de Yaakov, de Moché, du roi David et de tous les grands hommes de notre histoire.


5 – Ki Karov
KI KAROV ÉLÉ’HA HADAVAR MÉOD BÉFI’HA OUVILVAV’HA LAASSOTO.

כִּי קָרוֹב אֵלֶיךָ הַדָּבָר מְאֹד בְּפִיךָ וּבִלְבָבְךָ לַעֲשׂוֹתוֹ

Obéir à la Torah en paroles, en pensée et en action, tout cela est à ta portée.

Tu sais, la Torah n’est pas dans le ciel. Elle est ici, sur terre, toute proche, facile à étudier et à pratiquer. Elle est à ta portée, aussi proche que la synagogue du coin de la rue, aussi proche que le livre que je tiens dans la main ou la phrase de Torah que je connais par cœur, ou encore que le bonheur que je ressens au fond de moi. En fait, la Torah, c’est tout ce que je veux vraiment. C’est comme cela que Hachem m’a fait.


6 – Véhiné Hachem
VÉHINÉ HACHEM NITSAV ALAV OUMELO KOL HAARETS KEVODO OUMAVIT ALAV OUVO’HEN KÉLAYOT VALEV IM OVDO KARAOUÏ.

וְהִנֵּה ה’ נִצָּב עָלָיו וּמְלֹא כָּל הָאָרֶץ כְּבוֹדוֹ וּמַבִּיט עָלָיו וּבוֹחֵן כְּלָיוֹת וָלֵב, אִם עוֹבְדוֹ כָּרָאוּי

D.ieu se tient au-dessus de lui, et toute la terre est pleine de Sa gloire. Il regarde au fond de son esprit et de son cœur pour voir s’il Le sert comme il convient.

Imagine que tu sois dans le palais d’un roi. Autour de toi, tout est magnifique : les pièces, les murs, les meubles. Des princes et des gouverneurs, habillés d’or et d’argent, se tiennent debout avec respect, attendant d’obéir à l’ordre du roi ou simplement de le voir. Imagine que tu passes au milieu d’eux et, tout à coup, tu te trouves devant le roi. Personne ne dit un mot. Comme tu approches, il te regarde avec un grand intérêt. Imagine l’effet que cela ferait ! Eh bien, c’est exactement ainsi que nous nous tenons à tout instant devant Hachem, le Roi du monde entier.


7 – Béréchit
BERECHIT BARA ELO-HIM ETE HACHAMAYIM VEETE HAARETS.

בְּרֵאשִׁית בָּרָא אֱ-לֹהִים אֵת הַשָּׁמַיִם וְאֵת הָאָרֶץ

Au commencement, D.ieu créa le ciel et la terre.

D.ieu a créé tout l’univers : les cieux et tout ce qui s’y trouve, la terre et tout ce qui y vit. C’est la toute première chose que la Torah nous dit. Aussi, si jamais nous avons peur du noir, de la tempête, du froid, des gens et si rien ne semble aller comme cela devrait, la Torah nous dit de ne pas en être effrayé. Hachem a créé l’univers et Il en prend soin. Et, Il nous a donné la Torah pour faire que les choses soient comme elles doivent être. La Torah nous dit ce que nous devons faire et comment nous pouvons rendre, la terre meilleure et plus sainte. Et quand D.ieu voit que nous nous conduisons bien, alors Il nous donne la réussite et Sa bénédiction.


8 – Véchinanetam
VÉCHINANETAM LÉVANÉ’HA VÉDIBARTA BAM BÉCHIVTÉ’HA BÉVÉTÉ’HA OUVLE’HTÉ’HA VADÉRÈH OUVCHO’HVÉ’HA OUVKOUMÉ’HA.

וְשִׁנַּנְתָּם לְבָנֶיךָ וְדִבַּרְתָּ בָּם בְּשִׁבְתְּךָ בְּבֵיתֶךָ וּבְלֶכְתְּךָ בַדֶּרֶךְ וּבְשָׁכְבְּךָ וּבְקוּמֶךָ.

Et tu enseigneras la Torah à tes enfants, et tu en parleras chez toi et en voyage, avant de te coucher et quand tu te lèveras.

La Torah s’adresse à nos parents. Elle leur dit : « Papa, maman, enseignez-moi à vos enfants. Je veux qu’ils connaissent mes saints mots ». Nous aussi, il faut que nous disions à nos parents : « Papa, maman, faites la meilleure chose que vous puissiez faire pour moi: apprenez-moi la Torah. Apprenez-moi les phrases de la Torah avec soin jusqu’à ce que je m’en souvienne toujours, à la maison ou sur le chemin, en allant dormir ou en me levant ». Si nous le demandons du fond du cœur, de la manière que l’on utilise pour demander les choses que l’on veut vraiment, nos parents nous écouteront. Ils nous enverront dans une colonie de vacances dirigée selon la Torah et dans une école où nous apprendrons la Torah, les Mitsvot et tout le Judaïsme.


9 – Yagati
YAGATI VÉLO MATSATI AL TAAMINE. LO YAGATI OUMATSATI AL TAAMINE. YAGATI OUMATSATI TAAMINE.

ויָגַעְתִּי וְלֹא מָצָאתִי – אַל תַּאֲמִין, לֹא יָגַעְתִּי וּמָצָאתִי – אַל תַּאֲמִין, יָגַעְתִּי וּמָצָאתִי – תַּאֲמִין.

Si l’on te dit: « j’ai travaillé dur, mais je n’ai pas réussi », ne le crois pas. Si l’on te dit: « je n’ai pas travaillé dur, mais j’ai réussi », ne le crois pas. Si l’on te dit : « j’ai travaillé dur et j’ai réussi », tu peux le croire.

S’il arrive qu’un jour on n’agisse pas exactement comme il faudrait et que l’on ne se sente pas assez fort pour continuer d’étudier la Torah et de pratiquer les Mitsvot, alors il faudra se souvenir de la promesse de Hachem : Si nous essayons encore et encore plus, le mieux possible, alors finalement nous réussirons. Et ce que nous obtiendrons à ce moment-là dépassera tout ce que nous avions imaginé.


1 0 – Véahavta
VÉAHAVTA LÉRÉA’HA KAMO’HA. RABBI AKIVA OMER: ZÉ KLAL GADOL BATORAH.

וְאָהַבְתָּ לְרֵעֲךָ כָּמוֹךָ – רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר, זֶה כְּלָל גָּדוֹל בַּתּוֹרָה

Rabbi Akiva dit que « tu aimeras ton prochain comme toi-même » est un principe de base de la Torah.

Quand nous travaillons dur pour nous améliorer, il ne faut pas oublier nos amis et nos voisins. Comme l’a dit Rabbi Akiva, il faut aimer son prochain exactement comme on s’aime soi-même. C’est le plus important de tout ce que nous apprenons. Aussi, si nous avons la chance d’étudier la Torah, nous devons travailler dur pour aider nos amis juifs à la pratiquer eux aussi.


11 – Vézé
VÉZÉH KOL HAADAM VÉTA’HLIT BRIATO OUVRIAT KOL HAOLAMOT ÉLYONIM VETA’HTONIM LIHYOT LO ITBARE’H DIRA BETA’HTONIME.

וְזֶה כָּל הָאָדָם וְתַכְלִית בְּרִיאָתוֹ וּבְרִיאַת כָּל הָעוֹלָמוֹת, עֶלְיוֹנִים וְתַחְתּוֹנִים, לִהְיוֹת לוֹ יִתְבָּרֵךְ דִּירָה בְּתַחְתּוֹנִים.

Rabbi Akiva dit que « tu aimeras ton prochain comme toi-même » est un principe de base de la Torah.

Pourquoi D.ieu a-t-il créé chacun d’entre nous et l’univers tout entier ? Pour qu’en respectant la Torah et les Mitsvot, nous puissions faire de nous-mêmes, de nos maisons et du monde qui nous entoure un endroit où D.ieu puisse résider, un endroit où Il vivra exactement comme nous vivons dans nos maisons


12 – Yisma’h Israël
YISMA’H ISRAEL BÉOSSAV PÉROUCH CHÉKOL MI CHÉHOU MIZÉRA ISRAEL YECH LO LISMOA’H BESIM’HAT HACHEM ACHER SAS VÉSAMEA’H BÉDIRATO BÉTA’HTONIM.

יִשְׂמַח יִשְׂרָאֵל בְּעוֹשָׂיו, פֵּרוּשׁ שֶׁכָּל מִי שֶׁהוּא מִזֶּרַע יִשְׂרָאֵל יֵשׁ לוֹ לִשְׂמֹחַ בְּשִׂמְחַת ה’, אֲשֶׁר שָׂשׂ וְשָׂמֵחַ בְּדִירָתוֹ בְּתַחְתּוֹנִים.

« Les Juifs doivent se réjouir de leur Créateur ».Cela signifiqe que chaque Juif doit partager la joie de D.ieu, qui est heureux de Sa demeure dans ce monde.

Chaque Juif, quoi qu’il ait étudié jusqu’à présent, où qu’il ait vécu jusqu’ici, reste toujours un membre de notre peuple. Et il doit être heureux et fier que Hachem lui ait donné la plus grande mission du Monde : faire une Maison où D.ieu puisse habiter.

 

Hayom Yom du 12 Chevat : L’intellect et l’émerveillement sont deux mondes différents, l’un froid et réfléchi, l’autre impétueux et bouillant

Hayom Yom du 12 Chevat : L’intellect et l’émerveillement sont deux mondes différents, l’un froid et réfléchi, l’autre impétueux et bouillant

השכל וההתפעלות שני עולמות הם: עולם קר ומיושב, ועולם רותח ומבוהל. וזאת היא עבודת האדם, לחברם להיות לאחדים. ואז הבהלה נהפכת לשאיפה, והשכל – למורה דרך בחיים של עבודה ופועל.

L’intellect et l’émerveillement sont deux mondes différents, l’un froid et réfléchi, l’autre impétueux et bouillant. Et l’effort de l’homme consiste à les combiner et à les unir. Alors le bouillonnement devient attrait et l’intellect, un guide pour une vie consacrée à un service de D.ieu effectif, empli de réalisations concrètes.

Regardez : La maison où le Rabbi précédent fut hébergé lors de son séjour à Chicago du 7 au 11 Chevat 1942

Regardez : La maison où le Rabbi précédent fut hébergé lors de son séjour à Chicago du 7 au 11 Chevat 1942

80 ans après la visite du Rabbi précédent à Chicago en 5702-1942, le Rav Meyer Ebert est revenu sur ses pas en visitant la maison où il a été hébergé.

Le Rav Ebert a également visité l’emplacement de la synagogue « Bnei Reuven » dans le West Side de Chicago, où le Rabbi précédent se rendait lors de sa visite et où il avait dit un Maamar. La synagogue a depuis déménagé et l’emplacement d’origine est maintenant un terrain vague.

 

 

 

 

 

Hayom Yom du 12 Chevat : L’intellect et l’émerveillement sont deux mondes différents, l’un froid et réfléchi, l’autre impétueux et bouillant

Hayom Yom du 11 Chevat : Toutes les impuretés du monde ne sauraient souiller le « Modé Ani » d’un Juif

סדר היום מתחיל ב’מודה אני’, ואומרים זאת קודם לנטילת ידים, אפילו בידים טמאות – מפני שכל הטומאות שבעולם אין בכוחם לטמא ה’מודה אני’ של יהודי, אפשר שחסר בזה או בזה, אך ה’מודה אני’ נשאר בשלמותו.

 

Le jour commence avec la récitation du Modé Ani (Sidour p.6): « je te rends grâce, Roi vivant et existant, Qui m’a restitué mon âme… ».
On prononce cette phrase avant même de s’être lavé les mains, alors qu’elles sont encore impures.
En effet, toutes les impuretés du monde ne sauraient souiller le « Modé Ani » d’un Juif.
Celui-ci peut avoir une lacune dans tel ou tel autre domaine. Son « Modé Ani », néanmoins, reste intègre.

 

Texte et Audio : Vaéra à la lumière du Dvar Mal’hout – Rav Yaacov Abergel

Texte et Audio : Vaéra à la lumière du Dvar Mal’hout – Rav Yaacov Abergel

 

La définition de l’Artiste donnée par le Rabbi de Loubavitch :

Le Rabbi a donné une définition très profonde de l’Artiste en disant qu’il regarde un objet, en débarrasse l’aspect superficiel, les contours extérieurs, pour parvenir enfin à représenter l’Essence de cet objet. Le véritable Artiste nous donne donc à voir ce que l’on ne voit pas, c’est-à-dire le contenu profond de chaque chose. De la même façon exactement, le Rabbi regarde la réalité, la débarrasse de son aspect superficiel, de ses contours extérieurs, pour enfin voir son contenu profond. Le Rabbi change le regard que nous portons sur la réalité. L’obscurité de l’exil n’est qu’une apparence et elle cache en réalité une très grande lumière. C’est précisément l’objet de la ‘Hassidout que de nous faire prendre conscience d’une part, que tous les éléments négatifs de l’existence cachent un contenu profond et lumineux, et d’autre part, que nous possédons les capacités pour transformer l’obscurité qui est en nous-même, et l’obscurité de ce monde, en lumière. C’est la raison pour laquelle le Rabbi déclare que l’exil fait partie intégrante de la Délivrance, qu’il constitue une étape préparatoire au dévoilement du Machia’h.

Les qualités de l’Artiste peuvent servir d’exemple pour comprendre l’un des sujets de la Si’ha du Dvar Mal’hout sur notre Paracha. En effet, l’une des qualités de l’Artiste est qu’il est inspiré. Cependant, l’inspiration n’est pas toujours suffisante et le véritable Artiste possède également les moyens de réaliser son œuvre de manière concrète. Un Architecte, par exemple, élabore des plans précis qui contiennent toutes les informations sur les différents matériaux de tous les éléments qui composent l’édifice. L’inspiration de l’Architecte doit nécessairement s’accorder à toute la partie technique. L’Architecte imagine au départ un édifice avec sa forme extérieure et intérieure. Il considère l’espace naturel qui l’entoure et trouve les moyens de l’intégrer dans ce cadre de manière harmonieuse. Il peut aussi trouver des astuces pour éclairer l’intérieur du bâtiment en perçant les murs, ou même le toit, pour laisser entrer la lumière du soleil. Toutes les idées qui viennent de l’inspiration de l’Architecte doivent être réalisées dans ce monde matériel.

L’œuvre finale, c’est à dire l’édifice une fois construit, unit en lui-même l’esprit avec la matière. L’inspiration de l’Architecte commence à se matérialiser sous la forme d’un plan, et se matérialise véritablement avec la construction de l’édifice.

Ce qui est vrai pour un Architecte est également vrai pour tout autre Artiste. Un Peintre, par exemple, sait représenter les choses qu’il voit. Mais que serait le Tableau d’un Peintre inspiré si ce Peintre ne possède pas les moyens techniques de ‘matérialiser’ son inspiration ? Certes, l’inspiration de l’Artiste est essentielle mais elle doit nécessairement passer de l’état spirituel à l’état matériel.

L’héritage que les Patriarches ont transmis au peuple Juif :

Il est écrit au début de notre Paracha (Vaéra, 6, 3) : ‘Je suis apparu à Avraham, à Itz’hak et à Yaakov comme D.ieu Tout Puissant (‘Kel Chadaï’), mais sous Mon Nom ‘L’Eternel’ (‘Havayeh’) Je ne me suis pas fait connaitre à eux’.
Dans la Si’ha du Dvar Mal’hout sur notre Paracha le Rabbi nous explique à quels dévoilements correspondent les Noms divins de Kel-Chadaï et de Havayeh.

Tout au long de leurs Vies Avraham Itz’hak et Yaakov dévoilèrent les forces plus profondes qui découlent de l’Essence de l’âme Juive comme la foi en D.ieu (la force de la Emounah) et l’attitude qui consiste à faire don de sa propre vie pour accomplir la Volonté de D.ieu (la force de ‘Messirout néfech).

‘Je suis apparu à Avraham’ représente donc le dévoilement de la force de l’Essence de l’âme et cette force fut transmise par les Patriarches comme héritage aux enfants d’Israël.

Attirer l’Essence divine dans le monde grâce aux Commandements divins :

Bien qu’Avraham possédait un corps sain avant même de se circoncire, grâce à la Mitsvah de la Brit-mila Avraham sanctifia l’un des membres de son corps et en même temps cette Mitsvah eut une influence sur le monde entier. Malgré cela ce n’est qu’avec le dévoilement du Nom Havayeh lors du don de la Torah que les enfants d’Israël purent atteindre la perfection dans l’action d’unir le Divin spirituel avec le monde matériel.
L’Essence divine ne sera véritablement dévoilée qu’au moment de la venue du Machia’h, mais le don de la Torah sur le Mont-Sinaï permit aux enfants d’Israël d’attirer l’Essence divine dans le monde par leur accomplissement des Commandements divins (ainsi qu’il est sous-entendu dans la Parole de L’Eternel : ‘J’ai écrit Mon Essence et Je l’ai donnée’.

D’un côté, le Rabbi souligne que la mission qui consiste à unir les deux contraires que sont le spirituel et le matériel ne fut possible que parce le peuple Juif hérita de la force des Patriarches (seule l’Essence détient le pouvoir d’unir la matière à l’esprit, l’exil à la Délivrance). D’un autre côté, ce sont les enfants d’Israël, par l’accomplissement des Commandements divins, qui provoqueront la Délivrance finale en faisant de ce monde matériel une demeure spirituelle pour D.ieu.

Aussi, de manière profonde il est possible d’expliquer que le lien qui unit les Patriarches aux enfants d’Israël est le même lien qui unit l’Essence de l’âme avec les forces de la partie de l’âme qui s’habille dans le corps, c’est à dire avec les forces de l’intellect, avec les sentiments, et avec l’action.

Le don de la Torah permit de dévoiler la force de l’Essence de l’âme dans les forces de la partie de l’âme qui est révélée dans le corps en accomplissant les Commandements divins et faire ainsi de nous-mêmes et de ce monde matériel une demeure pour l’Essence divine. Faire de ce monde et de nous-mêmes une demeure pour D.ieu consiste à attirer l’Essence divine dans ce monde matériel, et c’est pour cette raison que nous avons rapporté au début de notre propos l’exemple de l’Artiste.

L’Artiste :

Comme il a été expliqué l’Artiste a au départ une inspiration et son travail consiste à matérialiser cette inspiration. Le Rabbi Rachab a donné l’exemple d’un homme qui éprouve du plaisir à concevoir les plans d’une demeure dans laquelle il prévoit de vivre. Le Rabbi Rachab explique que ce plaisir qu’il ressent fait naitre dans son esprit des idées concrètes qu’il va dessiner sur le plan.

Attirer le Divin dans les niveaux les plus bas et les plus grossiers :
D’une certaine manière l’inspiration de l’Artiste ressemble au dévoilement de l’Essence de l’âme et à l’intention d’un Juif de faire de lui-même et de ce monde une demeure pour D.ieu. Ce niveau correspond donc au niveau d’Avraham. Par ailleurs, le travail de l’Artiste qui consiste à réaliser concrètement l’œuvre en restant fidèle à l’inspiration première correspond au service divin des enfants d’Israël lorsqu’ils accomplissent les Commandements divins. Dans ce cas, unir ces deux niveaux consiste à dévoiler nos forces les plus profondes dans toutes nos actions.

Le Rabbi met en valeur l’importance de dévoiler la force de l’Essence de l’âme au point qu’elle nous imprègne de manière profonde et rapporte sur ce sujet l’explication du Rabbi Rayats sur la déclaration de l’Admour Hazaken dans le Livre du Tanya selon laquelle ‘l’âme divine est une parcelle véritable de divinité d’En-haut’ : ‘Hélek Eloka mimaal mamach’.

Le mot ‘mamach’ signifie ici : ‘véritable’ mais le Rabbi Rayats rapporte que le mot ‘mamach’ signifie aussi ‘réalité’ : ‘mamachout’. Ainsi, Hélek Eloka mimaal mamach’ est une allusion au fait de faire pénétrer le divin,’Hélek Eloka mimaal’, de manière profonde dans les niveaux les plus bas et les plus matériels de notre réalité : ‘mamachout’.

De la même façon que l’inspiration de l’Artiste doit pénétrer son œuvre, un Juif doit faire pénétrer le divin dans tous les sujets de sa vie et de ce monde. La lumière et la force de l’Essence de l’âme représentent l’inspiration divine d’un Juif. L’Art d’un Juif consiste alors à attirer ce reflet Divin dans les forces de la partie révélée de son âme, c’est à dire dans les forces de l’intellect, dans les sentiments et finalement dans les actes.

Par ailleurs, plus un Juif agira au-delà de ses propres limites plus il sera inspiré, plus Hachem dévoilera la partie la plus élevée, les forces les plus profondes de son âme, plus il touchera au but de sa mission, de faire de ce monde une demeure pour l’Essence divine, un chef d’œuvre. C’est donc seulement par l’accomplissement des Mitsvoth, qui sont appelées par le Zohar : ‘les membres du Roi’ (le corps de l’Assemblée d’Israël), que l’Essence divine, le ‘Roi’, peut être attirée ici-bas, dans ce monde inférieur.

Le Nom ‘Chnéor-Zalman’ :

Le Rabbi a donné plusieurs significations du prénom de L’Admour Hazaken : Chnéor-Zalman. Chnéor se décompose de la manière suivante : Chné-or et fait donc allusion aux deux (‘chné’) lumières (‘or’) de la Torah : la partie profonde de la Torah et la partie révélée de la Torah. Cependant, le Rabbi met ici en évidence le fait que ces deux lumières s’unissent en un seul nom : Chnéor et la signification profonde de cela est que l’Admour Hazaken est parvenu à unir deux lumières en une seule. La ‘Hassidout représente l’âme de la Torah et la partie révélée de la Torah représente le corps de la Torah et l’Admour Hazaken dévoile le lien qui unit l’un avec l’autre. De manière générale cela signifie que l’Admour Hazaken unit le Divin spirituel avec le monde matériel, et de manière particulière cela consiste à dévoiler la partie profonde de l’âme qui est au-delà de ce monde avec les forces de l’âme qui s’habillent dans le corps.

Le Rabbi explique que ces deux lumières qui s’unissent en une seule expriment le fait que les enseignements de la ‘Hassidout doivent faire Un avec nous-mêmes et c’est à ce sujet que le Rabbi écrit dans son ouvrage intitulé ‘Iniana chel Torat-HaHassidout’, le Rabbi écrit la chose suivante :
‘Selon le principe général d’après lequel ‘le début est ancré dans la fin’, il apparaît que plus la ‘Hassidout est diffusée jusqu’aux aspects les plus grossiers de la Création, pour transformer jusqu’à la nature de l’âme animale qui constitue un extérieur au sein même de l’individu, au point même que l’individu parvienne à sublimer la part du monde qui lui a été assignée à cet effet, et qui caractérise son extérieur véritable, et plus la nature de la ‘Hassidout se trouve intensément exprimée. C’est pourquoi mon saint beau-père soulignait tant lors de ses interventions, le fait que chaque concept étudié en ‘Hassidout doit être cristallisé par les actes car c’est seulement dans sa concrétisation qu’est appréhendée la nature essentielle de la ‘Hassidout’.

Résumé :
Les choses peuvent donc être résumées de la manière suivante. L’Eternel apparut aux Patriarches sous le Nom de ‘Kel Chadaï’ et aux enfants d’Israël, lors du don de la Torah, sous le Nom d’Havayéh. Au moment de la Délivrance finale L’Eternel nous apparaîtra sous un Nom divin ‘qu’aucun œil n’a vu’ : l’Essence du Nom Divin. C’est précisément grâce au dévoilement de nos forces les plus profondes que nous parviendrons à provoquer ce dévoilement. A l’exemple d’un Artiste inspiré, nous devons attirer et révéler dans notre accomplissement des Commandements divins notre inspiration la plus profonde, c’est à dire que nous devons être inspiré par le lien le plus profond de notre âme avec D.ieu. De cette manière nous parviendrons à réaliser notre Œuvre, en faisant de ce monde matériel une demeure pour l’Essence divine, avec le dévoilement de notre Juste Machia’h, avec l’aide de D.ieu.

Hassidout pour les enfants – Vaéra # 6 : «Vous pouvez commencer à changer notre monde !»

Hassidout pour les enfants – Vaéra # 6 : «Vous pouvez commencer à changer notre monde !»

 vous pouvez commencer à changer notre monde,
chaque jour, même avec une petite action ! »

Léilouy Nishmat Rav MORDE’HAÏ (Mottel) a’h PEVZNER
Chalia’h du Rabbi à Perpignan pendant 17 ans


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HAYOM YOM DU 27 TEVET

Aujourd’hui, dans Hayom Yom, nous apprenons un vort (citation) de l’Alter Rebbe :

D.ieu a un accord permanent avec les juifs : nous avons besoin des choses matérielles que seul D.ieu peut nous donner (comme la santé, l’argent et la joie). D.ieu a besoin de nous pour apporter la judaïsme, la Torah et les Mitsvot dans le monde – la dimension spirituelle !

Le problème est que nous ne pouvons pas faire notre dimension spirituelle si D.ieu ne nous donne pas les choses matérielles.

Donc, voici l’accord : D.ieu nous donne les choses matérielles, et ensuite, nous les utilisons pour faire ce que D.ieu veut, et les choses matérielles deviennent spirituelles. Alors, les choses matérielles d’un juif SONT spirituelles !

Parfois, cependant, D.ieu ne donne qu’un peu de choses matérielles à une personne. Alors, c’est PLUS DIFFICILE de faire de la dimension spirituelle, et nous pourrions ne pas être en mesure de donner autant à D.ieu ! Malgré tout, si nous sommes en mesure de donner au moins quelque chose de petit (comme Min’hat Ani, l’offrande qu’un pauvre apportait à D.ieu dans le Temple) cela rendra D.ieu très heureux.

Ensuite, D.ieu nous donnera BEAUCOUP de choses matérielles et nous pourrons en faire BEAUCOUP de dimension spirituelle.

HOUMACH – CHICHI DE VAERA

Le quatrième fléau était les Makat Arov (animaux sauvages). Pharaon n’a pas écouté les avertissements de Moïse, donc Dieu a été obligé d’envoyer des animaux sauvages qui ont causé des dommages et des blessures dans tout l’Egypte, sauf dans Goshen où vivaient les Hébreux. Pharaon a été très effrayé et était presque prêt à laisser les Hébreux partir pour offrir des sacrifices à Dieu dans le désert comme Moïse et Aaron le lui avaient demandé. Cependant, une fois que Moïse a prié pour que les animaux sauvages disparaissent, Pharaon a changé d’avis et n’a pas laissé les Hébreux partir.

Le cinquième fléau était les Makat Dever (épidémie animale). Dieu a dit à Moïse de prévenir Pharaon qu’il y aurait un autre fléau, une épidémie qui tuerait tous les animaux à l’extérieur. Pharaon a ignoré l’avertissement, mais certains Égyptiens ont compris qu’ils devaient écouter et ont ramené leurs animaux à l’intérieur pour les protéger. Tous les autres animaux sont morts, sauf ceux appartenant aux Hébreux. Pharaon a demandé si les animaux des Hébreux étaient morts et ses serviteurs lui ont répondu que non. Malgré cela, Pharaon a encore décidé de ne pas écouter Dieu et de ne pas laisser partir les Hébreux.

Le sixième fléau était les Makat She’hin (pustules). Moïse et Aaron ont prévenu Pharaon qu’il y aurait un autre fléau, les bouillons, s’il ne suivait pas les ordres de Dieu. Dieu leur a demandé de prendre chacun deux poignées de cendres d’un four et de les donner à Moïse, qui a réussi à tenir les quatre poignées dans un seul poing. Moïse a lancé les cendres dans les airs devant Pharaon, qui se sont transformées en poussière qui a recouvert tout l’Egypte. La poussière a causé des boutons douloureux sur ceux qui étaient à l’extérieur, aussi bien les gens que les animaux. Les magiciens de Pharaon ont dû admettre que seul Dieu pouvait faire un tel miracle, mais Pharaon est resté têtu et n’a pas laissé partir les Hébreux. Dieu a alors durci le cœur de Pharaon.

Le septième fléau était les Makat Barad (grêle). Moïse et Aaron n’ont pas mis en garde Pharaon cette fois-ci, ils lui ont simplement dit que le prochain fléau, les Makat Barad (grêle) allait arriver. Ils ont dit à Pharaon que Dieu aurait pu le tuer lors des autres fléaux, mais qu’il est resté en vie pour qu’il reconnaisse finalement que Dieu est en charge.

Dans cette interprétation, le Rabbi explique que la libération des Hébreux d’Egypte visait à les unir en une seule nation sous la direction de Dieu. La parole malveillante, cependant, crée des divisions et des malentendus entre les gens, ce qui empêche l’unité. C’est pourquoi Moïse était si inquiet à ce sujet. Dans ce chapitre des Psaumes, le roi David met en garde contre les dangers de la parole malveillante et nous encourage à être attentionnés dans nos paroles en ne disant que des choses positives les uns sur les autres.

TANYA LIKUTEI AMARIM PEREK YUD-ZAYIN

Sur la page du Shaar de Tanya, le Alter Rebbe nous a dit que la Tanya est basée sur le verset (qui est l’un des 12 Psoukim!) « Ki Karov Eile’ha Hadavar Meod, Befi’ha Uvilvav’ha Laasoto – C’est très proche de toi (très possible), dans votre bouche et votre cœur de le faire. »

Comment pouvons-nous dire que c’est très proche DANS NOS CŒURS? Nous pouvons comprendre que c’est très possible de FAIRE ce que Hachem veut. Nous pouvons parler des mots de la Torah, nous pouvons même être attentifs à ce que nous pensons dans nos esprits. Mais comment pouvons-nous contrôler ce qui se passe dans nos cœurs, pour contrôler comment nous NOUS SENTONS?

Savez-vous comment vous aimez votre mère et votre père, vos frères et sœurs ou votre meilleur ami? Vous pourriez les aimer parce qu’ils sont votre famille, mais pour les aimer plus, vous pouvez penser à combien ils sont spéciaux, combien ils font pour vous et combien vous aimez être avec eux. Et même s’ils ne sont pas là, vous pouvez vraiment ressentir combien vous les aimez.

Le Alter Rebbe donne un exemple pour expliquer cette idée du Tanya dans un autre discours : Certains adultes AIMENT leur travail. Ils sont tellement excités de se rendre au travail chaque matin ! Mais la plupart des gens n’aiment pas ce qu’ils font. Ils ne l’aiment pas, et cela ne les excite pas. Alors pourquoi le font-ils ? Ils savent que c’est important, ils savent qu’ils doivent être payés pour leur travail, et ils savent également que des gens dépendent d’eux. Dans leur esprit, ils l’apprécient, alors même s’ils se sentent paresseux ou pas d’humeur, ils montrent de la maturité. Ils peuvent ne pas être excités, mais ce qu’ils savent les motive à faire ce qu’il faut. La même chose est valable pour la judaïsme pour un beinoni ! Même s’il se sent paresseux ou pas d’humeur, il peut toujours servir Hachem « bilvave’ha ». S’il a appris en Hassidout que c’est important pour son âme d’être connectée à Hachem à travers la prière, l’étude de la Torah ou le respect des commandements, cela le motivera plus tard, même s’il n’est pas d’humeur.

Pour un beinoni, agir comme Hachem le souhaite en raison de cette maturité spirituelle qu’il obtient en apprenant la Hassidout ou en allant à un Farbrenguen ou en priant, est considéré comme servir Hachem avec son cœur.

 

SEFER HAMITZVOS SHIOUR #247 – MITSVAT LO TAASEI #244, MITSVAT ASSEI #239

Aujourd’hui, nous apprenons deux commandements sur le vol :

  1. (Mitzvat Lo Taasei #244) interdit de voler!

Nous l’apprenons d’un verset dans la Parachat Kedoshim, qui dit: לֹא תִּגְנֹבוּ

La Mitsva est expliquée dans le Perek 7 de la Mese’hta Bava Kama.

  1. (Mitzvat Assei #239) nous devons suivre les hala’hot sur la façon de juger et de punir un voleur. Parfois, le voleur doit rembourser double de ce qu’il a volé, voire quatre ou cinq fois ce qu’il a volé ! Si un voleur n’a pas assez d’argent pour rembourser ce qu’il a volé, il est vendu comme esclave.

Les hala’hot de cette mitsva sont expliquées dans le Perek 7 de la Mese’hta Bava Kama, le Perek 8 de la Mese’hta Sanhedrin, le Perek 3 de Bava Metsiah et à quelques endroits dans les traités de Ketoubot, Kiddoushin et Shevouot.

 

 


LES DOUZE PSOUKIM

1 – Torah
TORAH TSIVA LANOU MOCHÉMORACHA KÉHILAT YAAKOV.

תּוֹרָה צִוָּה לָנוּ מֹשֶׁה מוֹרָשָׁה קְהִלַּת יַעֲקֹב

“La Torah que Moïse nous a ordonnée est l’héritage de la Communauté de Jacob” (Deut. 33:4)

C’est Moïse, le fidèle serviteur de D.ieu qui nous a transmis la Torah. Et chaque Juif, garçon ou fille, la reçoit pour lui-même. Qu’il l’ait étudiée durant des années ou qu’il n’en connaisse qu’un tout petit peu, Elle lui appartient, pour l’appr-endre et la mettre en pratique. C’est le plus beau cadeau que D.ieu pouvait nous faire.


2 – Chéma
CHEMA Israël ADO-NAY ELO-HÉNOU ADO-NAY É’HAD..

שְׁמַע יִשְׂרָאֵל ה’ אֱ־לֹהֵינוּ ה’ אֶחָד

Ecoute Israël, l’Eternel est notre D.ieu, l’Eternel est Un.

C’est Moïse, le fidèle serviteur de D.ieu qui nous a transmis la Torah. Et chaque Juif, garçon ou fille, la reçoit pour lui-même. Qu’il l’ait étudiée durant des années ou qu’il n’en connaisse qu’un tout petit peu, Elle lui appartient, pour l’appr-endre et la mettre en pratique. C’est le plus beau cadeau que D.ieu pouvait nous faire.


3 – Bé’hol
BÉ’HOL DOR VADOR ‘HAYAV ADAM LIROT ETE ATSMO KE-ILOU HOU YATSA MIMITSRAYIM

בְּכָל דּוֹר וָדוֹר חַיָּב אָדָם לִרְאוֹת אֶת עַצְמוֹ כְּאִלּוּ הוּא יָצָא מִמִּצְרַיִם

“Dans chaque génération, il faut se considérer comme sorti soi-même d’Egypte.

Il y a quelques 3500 ans, Hachem nous a fait sortir d’Egypte. Il nous a fait passer de l’esclavage à la liberté. Et, si Hachem ne l’avait pas fait, nous serions encore des esclaves aujourd’hui. Aussi, chaque jour, nous remercions D.ieu de nous avoir libérés. Et, dans notre cœur, nous promettons d’utiliser notre liberté du mieux possible, comme les serviteurs choisis du Roi des rois.


4 – Kol Israël
KOL ISRAEL YECH LAHEM ‘HÉLEK LÉOLAM HABA CHÉNÉÉMAR VÉAMÈ’H KOULAM TSADIKIM LÉOLAM YIRCHOU ARETS NÉTSER MATAAÏ MAASSÉ YADAÏ LEHITPAERE.

בכָּל יִשְׂרָאֵל יֵשׁ לָהֶם חֵלֶק לְעוֹלָם הַבָּא, שֶׁנֶּאֱמַר: וְעַמֵּךְ כֻּלָּם צַדִּיקִים לְעוֹלָם יִירְשׁוּ אָרֶץ, נֵצֶר מַטָּעַי מַעֲשֵׂה יָדַי לְהִתְפָּאֵר

Tous les Juifs ont une part dans le monde futur, comme il est dit : « Dans Ton peuple, il n’y a que des Justes. Ils hériteront de la terre pour toujours. Ils sont le produit de Mes plantations, l’œuvre de Mes mains. Et, J’en suis fier. «

D.ieu est particulièrement fier de chaque Juif. Il nous a créés et Il prend soin de nous comme un jardinier prend soin d’une jeune plante. Et, comme nous grandissons, en étudiant Sa Torah, en faisant Ses Mitsvot extraordinaires, alors D.ieu nous prépare une place dans le Monde Futur, à côté d’Avraham, d’Its’hak, de Yaakov, de Moché, du roi David et de tous les grands hommes de notre histoire.


5 – Ki Karov
KI KAROV ÉLÉ’HA HADAVAR MÉOD BÉFI’HA OUVILVAV’HA LAASSOTO.

כִּי קָרוֹב אֵלֶיךָ הַדָּבָר מְאֹד בְּפִיךָ וּבִלְבָבְךָ לַעֲשׂוֹתוֹ

Obéir à la Torah en paroles, en pensée et en action, tout cela est à ta portée.

Tu sais, la Torah n’est pas dans le ciel. Elle est ici, sur terre, toute proche, facile à étudier et à pratiquer. Elle est à ta portée, aussi proche que la synagogue du coin de la rue, aussi proche que le livre que je tiens dans la main ou la phrase de Torah que je connais par cœur, ou encore que le bonheur que je ressens au fond de moi. En fait, la Torah, c’est tout ce que je veux vraiment. C’est comme cela que Hachem m’a fait.


6 – Véhiné Hachem
VÉHINÉ HACHEM NITSAV ALAV OUMELO KOL HAARETS KEVODO OUMAVIT ALAV OUVO’HEN KÉLAYOT VALEV IM OVDO KARAOUÏ.

וְהִנֵּה ה’ נִצָּב עָלָיו וּמְלֹא כָּל הָאָרֶץ כְּבוֹדוֹ וּמַבִּיט עָלָיו וּבוֹחֵן כְּלָיוֹת וָלֵב, אִם עוֹבְדוֹ כָּרָאוּי

D.ieu se tient au-dessus de lui, et toute la terre est pleine de Sa gloire. Il regarde au fond de son esprit et de son cœur pour voir s’il Le sert comme il convient.

Imagine que tu sois dans le palais d’un roi. Autour de toi, tout est magnifique : les pièces, les murs, les meubles. Des princes et des gouverneurs, habillés d’or et d’argent, se tiennent debout avec respect, attendant d’obéir à l’ordre du roi ou simplement de le voir. Imagine que tu passes au milieu d’eux et, tout à coup, tu te trouves devant le roi. Personne ne dit un mot. Comme tu approches, il te regarde avec un grand intérêt. Imagine l’effet que cela ferait ! Eh bien, c’est exactement ainsi que nous nous tenons à tout instant devant Hachem, le Roi du monde entier.


7 – Béréchit
BERECHIT BARA ELO-HIM ETE HACHAMAYIM VEETE HAARETS.

בְּרֵאשִׁית בָּרָא אֱ-לֹהִים אֵת הַשָּׁמַיִם וְאֵת הָאָרֶץ

Au commencement, D.ieu créa le ciel et la terre.

D.ieu a créé tout l’univers : les cieux et tout ce qui s’y trouve, la terre et tout ce qui y vit. C’est la toute première chose que la Torah nous dit. Aussi, si jamais nous avons peur du noir, de la tempête, du froid, des gens et si rien ne semble aller comme cela devrait, la Torah nous dit de ne pas en être effrayé. Hachem a créé l’univers et Il en prend soin. Et, Il nous a donné la Torah pour faire que les choses soient comme elles doivent être. La Torah nous dit ce que nous devons faire et comment nous pouvons rendre, la terre meilleure et plus sainte. Et quand D.ieu voit que nous nous conduisons bien, alors Il nous donne la réussite et Sa bénédiction.


8 – Véchinanetam
VÉCHINANETAM LÉVANÉ’HA VÉDIBARTA BAM BÉCHIVTÉ’HA BÉVÉTÉ’HA OUVLE’HTÉ’HA VADÉRÈH OUVCHO’HVÉ’HA OUVKOUMÉ’HA.

וְשִׁנַּנְתָּם לְבָנֶיךָ וְדִבַּרְתָּ בָּם בְּשִׁבְתְּךָ בְּבֵיתֶךָ וּבְלֶכְתְּךָ בַדֶּרֶךְ וּבְשָׁכְבְּךָ וּבְקוּמֶךָ.

Et tu enseigneras la Torah à tes enfants, et tu en parleras chez toi et en voyage, avant de te coucher et quand tu te lèveras.

La Torah s’adresse à nos parents. Elle leur dit : « Papa, maman, enseignez-moi à vos enfants. Je veux qu’ils connaissent mes saints mots ». Nous aussi, il faut que nous disions à nos parents : « Papa, maman, faites la meilleure chose que vous puissiez faire pour moi: apprenez-moi la Torah. Apprenez-moi les phrases de la Torah avec soin jusqu’à ce que je m’en souvienne toujours, à la maison ou sur le chemin, en allant dormir ou en me levant ». Si nous le demandons du fond du cœur, de la manière que l’on utilise pour demander les choses que l’on veut vraiment, nos parents nous écouteront. Ils nous enverront dans une colonie de vacances dirigée selon la Torah et dans une école où nous apprendrons la Torah, les Mitsvot et tout le Judaïsme.


9 – Yagati
YAGATI VÉLO MATSATI AL TAAMINE. LO YAGATI OUMATSATI AL TAAMINE. YAGATI OUMATSATI TAAMINE.

ויָגַעְתִּי וְלֹא מָצָאתִי – אַל תַּאֲמִין, לֹא יָגַעְתִּי וּמָצָאתִי – אַל תַּאֲמִין, יָגַעְתִּי וּמָצָאתִי – תַּאֲמִין.

Si l’on te dit: « j’ai travaillé dur, mais je n’ai pas réussi », ne le crois pas. Si l’on te dit: « je n’ai pas travaillé dur, mais j’ai réussi », ne le crois pas. Si l’on te dit : « j’ai travaillé dur et j’ai réussi », tu peux le croire.

S’il arrive qu’un jour on n’agisse pas exactement comme il faudrait et que l’on ne se sente pas assez fort pour continuer d’étudier la Torah et de pratiquer les Mitsvot, alors il faudra se souvenir de la promesse de Hachem : Si nous essayons encore et encore plus, le mieux possible, alors finalement nous réussirons. Et ce que nous obtiendrons à ce moment-là dépassera tout ce que nous avions imaginé.


1 0 – Véahavta
VÉAHAVTA LÉRÉA’HA KAMO’HA. RABBI AKIVA OMER: ZÉ KLAL GADOL BATORAH.

וְאָהַבְתָּ לְרֵעֲךָ כָּמוֹךָ – רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר, זֶה כְּלָל גָּדוֹל בַּתּוֹרָה

Rabbi Akiva dit que « tu aimeras ton prochain comme toi-même » est un principe de base de la Torah.

Quand nous travaillons dur pour nous améliorer, il ne faut pas oublier nos amis et nos voisins. Comme l’a dit Rabbi Akiva, il faut aimer son prochain exactement comme on s’aime soi-même. C’est le plus important de tout ce que nous apprenons. Aussi, si nous avons la chance d’étudier la Torah, nous devons travailler dur pour aider nos amis juifs à la pratiquer eux aussi.


11 – Vézé
VÉZÉH KOL HAADAM VÉTA’HLIT BRIATO OUVRIAT KOL HAOLAMOT ÉLYONIM VETA’HTONIM LIHYOT LO ITBARE’H DIRA BETA’HTONIME.

וְזֶה כָּל הָאָדָם וְתַכְלִית בְּרִיאָתוֹ וּבְרִיאַת כָּל הָעוֹלָמוֹת, עֶלְיוֹנִים וְתַחְתּוֹנִים, לִהְיוֹת לוֹ יִתְבָּרֵךְ דִּירָה בְּתַחְתּוֹנִים.

Rabbi Akiva dit que « tu aimeras ton prochain comme toi-même » est un principe de base de la Torah.

Pourquoi D.ieu a-t-il créé chacun d’entre nous et l’univers tout entier ? Pour qu’en respectant la Torah et les Mitsvot, nous puissions faire de nous-mêmes, de nos maisons et du monde qui nous entoure un endroit où D.ieu puisse résider, un endroit où Il vivra exactement comme nous vivons dans nos maisons


12 – Yisma’h Israël
YISMA’H ISRAEL BÉOSSAV PÉROUCH CHÉKOL MI CHÉHOU MIZÉRA ISRAEL YECH LO LISMOA’H BESIM’HAT HACHEM ACHER SAS VÉSAMEA’H BÉDIRATO BÉTA’HTONIM.

יִשְׂמַח יִשְׂרָאֵל בְּעוֹשָׂיו, פֵּרוּשׁ שֶׁכָּל מִי שֶׁהוּא מִזֶּרַע יִשְׂרָאֵל יֵשׁ לוֹ לִשְׂמֹחַ בְּשִׂמְחַת ה’, אֲשֶׁר שָׂשׂ וְשָׂמֵחַ בְּדִירָתוֹ בְּתַחְתּוֹנִים.

« Les Juifs doivent se réjouir de leur Créateur ».Cela signifiqe que chaque Juif doit partager la joie de D.ieu, qui est heureux de Sa demeure dans ce monde.

Chaque Juif, quoi qu’il ait étudié jusqu’à présent, où qu’il ait vécu jusqu’ici, reste toujours un membre de notre peuple. Et il doit être heureux et fier que Hachem lui ait donné la plus grande mission du Monde : faire une Maison où D.ieu puisse habiter.

 

Chabbat 28 Tevet : Anniversaire de la Rabbanit Hanna, mère du Rabbi de Loubavitch (1880 – 1964)

Chabbat 28 Tevet : Anniversaire de la Rabbanit Hanna, mère du Rabbi de Loubavitch (1880 – 1964)

 

fr.chabad.org

 

La Rabbanit ‘Hanna Schneerson est née le 28 Tevet 5640 (1880) à Nikolayev en Ukraine. Elle est la fille du Rav Meïr Chlomoh Yanovsky, qui était le rabbin de Nikolayev, et de la Rabbanit Ra’hel. Le 13 Nissan 5660 (1900), elle épousa Rabbi Lévi Its’hak Schneerson et le 11 Nissan 5662 (1902) naquit leur fils aîné, le futur Rabbi de Loubavitch.
Ceux qui eurent le privilège de la connaître savaient à quel point sa personnalité était noble. Elle connut de longues années de souffrances, aussi bien lors de l’emprisonnement et de l’exil de son mari, qu’après le décès de ce dernier, lorsqu’elle se retrouva seule et sans ressources dans l’environnement hostile de l’Union Soviétique des années 40, dont les autorités avaient déclaré la guerre à tout ce qui touchait de près ou de loin à la famille Schneerson. Cependant, même en ces temps difficiles elle ne se plaignait pas, son visage n’était pas empreint de tristesse et on ne lisait aucune amertume dans son regard. Elle gardait sa souffrance à l’intérieur et se gardait d’en parler à quiconque.

L’épouse d’un homme illustre, Rabbi Lévi Its’hak Schneerson

En 1909, Rabbi Lévi Its’hak devint le rabbin de la ville de Yekatrinoslav. Tout au long des trente années qu’il occupa cette fonction, son épouse la Rabbanit fut ezer kenegdo, « une aide à ses côtés » dans sa tâche sacrée. Mis à part sa grande érudition en Torah, la Rabbanit maitrisait parfaitement la langue du pays (ce qui n’était pas toujours le cas parmi les Juifs, qui parlaient entre eux le yiddish) et elle brillait par son intelligence et par sa personnalité avenante. C’est ainsi qu’elle joua un rôle important dans le succès de son mari auprès de la communauté et des autorités.

En 1939, Rabbi Lévi Its’hak fut arrêté par les autorités communistes soviétiques pour son travail en faveur du maintien du Judaïsme. Il fut condamné à trois ans d’exil à Tchiali, une petite ville reculée du Kazakhstan. Dès que la Rabbanit fut informée du lieu de relégation de son mari, elle entreprit de le rejoindre, malgré les difficultés et les dangers que cela représentait. Une fois sur place, elle se dévoua à alléger les souffrances de son mari dans ce lieu de perdition, où ils vivaient dans le dénuement le plus total dans une habitation qui n’assurait qu’une maigre protection contre la rigueur du climat. Par ailleurs, c’est à elle que le peuple juif tout entier doit de pouvoir étudier les profonds commentaires de son mari.

Une page des notes de Rabbi Lévi Its’hak écrites en marge d’un exemplaire du Zohar, avec l’encre confectionnée par la Rabbanit ‘Hanna. Ces manuscrits furent plus tard publiés par son fils, le Rabbi de Loubavitch
Elle déploya en effet des efforts incommensurables pour procurer à Rabbi Lévi Its’hak du papier ainsi que de l’encre qu’elle prépara elle-même à partir de plantes. Rabbi Lévi Its’hak put mettre par écrit, quoique de manière extrêmement concise, de très profonds commentaires ‘hassidiques et kabbalistiques que, des années plus tard, son illustre fils développera en public chaque Chabbat des années durant.

Le 20 Av 5704 (1944), peu après avoir purgé l’intégralité de sa peine et s’être établi dans la ville d’Alma-Ata, Rabbi Lévi Its’hak quitta ce monde. La Rabbanit ‘Hanna se retrouva alors seule. Un ami réussit la prouesse de lui obtenir un billet de train pour Moscou où elle se cacha des autorités pendant plusieurs mois. A l’été 1946, elle réussit à franchir la frontière russo-polonaise et à parvenir à Cracovie. De là, elle rejoignit le « camp pour personnes déplacées » administré par les Américains de Pokking en Allemagne. Elle put ensuite quitter ce camp puis, via Munich et Francfort, arriva à Paris au printemps 1947.

De Paris aux États-Unis

C’est là qu’elle retrouva son fils aîné, qu’elle n’avait plus vu depuis vingt ans, qui était venu à sa rencontre depuis New York où il se trouvait avec son épouse, la Rabbanit ‘Haya Mouchka, aux côtés de son beau-père, Rabbi Yossef Its’hak Schneerson, le Rabbi précédent.

Après quelques mois de présence à Paris en compagnie de son fils, elle s’en fut vivre à ses côtés à New York où s’ouvrit pour elle une période heureuse, en particulier lorsque celui-ci succéda à son beau-père et devint le septième Rabbi de Loubavitch, le 10 Chevat 5711 (1951).

Le Rabbi lui témoignait un honneur hors du commun. Il lui rendait visite chaque jour, aussi bien la semaine que le Chabbat.

Lors du Farbrenguen du 6 Tichri 5746 (1986), jour anniversaire de son décès, le Rabbi dit à son sujet :
« Malgré toutes les difficultés et les préoccupations d’un quotidien incertain, elle prit sur elle une préoccupation supplémentaire : celle de rendre possible la publication des enseignements de mon père, de sorte que le plus grand nombre de Juifs possible puisse s’adonner à l’étude de ses éclaircissements de profonds sujets mystiques à la lumière de la ‘Hassidout ‘Habad, et cela dans le souci de rapprocher la délivrance et la venue du Machia’h, qui dépend de la diffusion des sources de la ‘Hassidout ! »
La Rabbanit ‘Hanna vécut les dix-sept dernières années de sa vie à proximité du 770 Eastern Parkway, le quartier général du mouvement Loubavitch, jusqu’à son départ de ce monde le Chabbat 6 Tichri – Chabbat Techouva – 5725 (1964). Elle avait 85 ans.

Un fait étrange se produisit ce Chabbat-là : le siège que la Rabbanit ‘Hanna occupait habituellement dans la section des femmes du 770 prit feu de manière inexpliquée.
Ses funérailles eurent lieu le lendemain. Elle fut accompagnée à sa dernière demeure par une foule de 5000 personnes, à la tête desquelles se tenait son fils, le Rabbi. Elle a été enterrée au cimetière ‘Habad à Queens, près du Ohel.

À partir de cette date, le Rabbi commença à expliquer chaque Chabbat, en son honneur, un des commentaires de Rachi sur la paracha de la semaine. Il introduisit une approche nouvelle de l’étude de Rachi qui révolutionna l’étude de la Torah.

De très nombreuses institutions éducatives furent fondées à sa mémoire dans le monde, sous le nom de Beth ‘Hanna.