Rubrique réalisée par Réouven Bennaïm Beth Habad des enfants de Perpignan – « Tsivot Moshiah »
Léilouy Nishmat Rav MORDE’HAÏ (Mottel) a’h PEVZNER Chalia’h du Rabbi à Perpignan pendant 17 ans
РУССКИЙ 🇷🇺
Вы можете начать менять наш мир к лучшему уже сегодня, и, неважно, насколько малы ваши действия.Бейт Хабад Детей Перпиньяна
О свободе и проколотом ухе
Р-н Александр Фейгин
Много всякого говорят о религиозных людях. Самая, пожалуй, распространенная сказка о них такова: слабые люди нуждаются в утешении, надежде, а особенно в том, чтобы за них решали. Люди с рабской психологией сбиваются в робкие стада – это и есть религиозные общины. Надо заметить, выдумка эта родилась не на еврейской улице, не в современном Израиле. Идея старая, психологически объяснимая: всякому атеисту хочется объяснить свой выбор не духовной поверхностностью, а свободолюбием.
Тора – не только Закон Жизни (Торат Хаим), но и закон свободы. Начало Израиля как народа лежит там, где кончается рабство. Тора говорит: «А если скажет раб: «Я люблю своего хозяина, свою жену и своих детей – не выйду на свободу!» – то его хозяин приведет его к судьям, и подведут его к двери или к мезузе, и проколет хозяин ему ухо и станет его рабом навсегда».
Нет в еврейском языке ругательства более крепкого (хотя и вполне цензурного), чем эвед нирца – раб с проколотым ухом. Раб, пренебрегший свободой, любящий хозяина, любящий сытое рабство, – нет человека ниже, презреннее.
Раби Шимон сын Раби (раби Йегуды Анаси) удивляется: почему еврейского раба, отказывающегося выйти из рабства, подводят именно к дверям и мезузе? И отвечает – дверь и мезуза были свидетелями чуда в Египте, когда в заслугу того, что евреи смазали косяки дверей кровью пасхальной жертвы, не боясь египтян, Всевышний миновал (пасах на иврите) их двери и вывел евреев из рабства на свободу, сказав: «Мне сыновья Израиля рабы, а не рабы рабов».
Раби Йоханан бен Закай, спрашивает, в чем провинилось именно ухо. Еврей, слышавший на горе Синай: «Мне сыновья Израиля рабы», (а не рабы рабов) и «Пусть не будет у тебя других богов», – и при этом все-таки предпочетший ярмо другого человека прямой власти Всевышнего заслуживает, чтобы прокололи его ухо!
Может быть, именно в этом и заключается судьбоносная ошибка тех, кто выбирает неверие из искреннего свободолюбия (это отнюдь не большинство атеистов): человек стоит не перед воображаемым выбором: быть свободным или рабом. Он может выбрать только между признанием над собой власти Всевышнего или власти людей.
Р-н Александр Фейгин
« Vous pouvez commencer à changer notre monde, chaque jour, pour le MEILLEUR, même avec une petite action ! »
Le Hayom Yom d’aujourd’hui explique la différence entre les règles que les humains créent pour rendre les choses plus organisées et les règles de la Torah.
Les règles humaines sont basées sur des événements passés pour EN améliorer l’organisation, tandis que les règles de la Torah viennent directement de Hachem pour donner la vie de la façon dont elle devrait être.
Par exemple, allumer les bougies de Chabbat n’est pas une règle créée en raison d’un événement passé, mais une Mitsva qui a pour but d’apporter de la kédoucha dans le monde. La Torah est universelle et immuable car elle n’est pas basée sur le fonctionnement du monde, mais c’est la Torah qui guide le monde à être ce qu’il doit être selon la volonté d’Hachem.
HOUMACH
La Paracha Michpatim se poursuit dans le Houmach, continuant ainsi d’enseigner aux juifs les Mitsvot qu’Hachem a ordonné à Moché Rabbénou de transmettre. L’objectif est de les guider vers un comportement en adéquation avec la volonté d’Hachem.
Dans la Paracha de ce jour, plusieurs Mitsvot sont présentées. Tout d’abord, les sanctions encourues pour avoir causé du tort à une personne ou à son esclave sont énoncées.
Ensuite, le traitement à adopter en cas de décès causé par un animal est abordé. Ce traitement varie en fonction de la dangerosité de l’animal, qui peut être un tam, c’est-à-dire non habituellement dangereux, ou un mu’ad, qui a déjà tué. Le texte traite également de la responsabilité d’un individu ayant creusé un trou non couvert dans le sol, qui est responsable en cas de chute d’un animal.
Enfin, la Paracha présente la punition prévue pour un voleur.
TEHILIM
Dans le chapitre 107, nous apprenons qu’il y a quatre moments où une personne en danger doit remercier Hachem pour le miracle qu’il a accompli.
Le Rabbi explique que ces quatre types de dangers sont comparables aux quatre sortes de « dangers » qui rendent difficile pour un juif d’agir comme il devrait :
1 – Une personne malade qui guérit – car un juif a besoin d’une tête et d’un cœur en bonne santé pour servir Hachem. S’il est malade, ‘Hass Vechalom, il ne peut pas servir Hachem correctement.
2 – Une personne qui sort de prison – il y a une certaine sorte de « prison » spirituelle que le Yetser Hara peut faire subir à une personne, ne laissant pas la Néchama faire ce qu’elle veut.
3 – Voyager par la mer – il y a des années, les gens voyageaient principalement parce qu’ils avaient besoin de parnassa. Tous les sentiments qu’une personne éprouve à propos de la parnassa – l’inquiétude ou la peur – peuvent empêcher un juif de servir Hachem.
4 – Voyager dans le désert – cela représente le travail que doit accomplir un juif pour faire une Dira Beta’htonim. Un désert est un endroit où personne ne vit. Le monde peut sembler être un désert, car nous ne pouvons pas voir Hachem dans le monde. Notre travail est de nous assurer que nous POUVONS voir Hachem, mais cela peut être un travail difficile !
Tout cela fait partie de notre Chli’hout, et lorsque nous faisons de notre mieux, Hachem nous aide et nous voyons des miracles dans l’accomplissement de notre Chli’hout correctement !
TANYA CHAPITRE 26
Dans le Tanya d’aujourd’hui, nous apprenons comment un juif peut servir Hachem besim’ha, même s’il sait qu’il a commis une faute pour laquelle il doit faire Téchouva.
Pour vaincre son Yetser Hara, un juif ne peut pas être paresseux. C’est seulement lorsqu’une personne est heureuse qu’elle peut vaincre son Yetser Hara !
Cependant, certaines choses peuvent faire ressentir à une personne de l’inquiétude ou de la tristesse. L’une d’entre elles est si une personne a fait quelque chose qu’elle n’était pas censée faire – cela pourrait la rendre très contrariée et très très malheureuse. Si elle est contrariée, elle n’aura pas beaucoup d’énergie pour combattre son Yetser Hara !
L’Alter Rabbi nous enseigne donc une façon de ne pas être triste :
Une personne devrait se dire : « Hachem m’a envoyé ici dans ce monde pour faire une Chli’hout ! Quelle est ma Chli’hout ? Agir comme un juif devrait le faire. Et cette Chli’hout a lieu CHAQUE INSTANT de ma vie ! Penser à ce que j’ai fait de mal ne me permettra pas de faire la Chli’hout que je suis censé faire maintenant ! Donc, je ne dois pas y penser maintenant. »
Mais que dire de la Téchouva ? Une personne doit penser à ses Aveirot pour pouvoir faire Téchouva !
Pour cela, il y a un moment spécial pour y penser et faire Téchouva, dont l’Alter Rabbi parlera plus tard dans le Tanya. Mais à tout autre moment, penser aux Aveirot, c’est écouter le Yetser Hara, qui essaie de vous dissuader de faire la Chli’hout que vous êtes censé faire à ce moment là ! Il veut que vous soyez de mauvaise humeur pour que vous empêcher de faire ce que vous êtes censé faire.
SEFER HAMITSVOT
La Mitsva d’aujourd’hui (Mitsvat Lo Taassei #252) est de ne pas parler d’une manière qui blesserait les sentiments d’un converti.
Nous apprenons cette Mitsva d’un verset de la Paracha Mishpatim : וְגֵר לֹא תוֹנֶה.
Tout comme nous avons appris dans le Sefer Hamitsvot d’hier qu’il y a une Mitsva spéciale de ne pas tromper un converti, même si bien sûr, nous n’avons pas le droit de tromper QUI QUE CE SOIT, nous avons également une Mitsva spéciale de ne pas dire de paroles balisantes à un converti, même si nous avons également une Mitsva de ne pas dire de choses désagréables à quiconque!
Nous ne devrions pas dire des choses comme: « Hier, tu as servi l’Avodah Zarah, et aujourd’hui, tu étudies la Torah et fais des Mitsvot. »
“La Torah que Moïse nous a ordonnée est l’héritage de la Communauté de Jacob” (Deut. 33:4)
C’est Moïse, le fidèle serviteur de D.ieu qui nous a transmis la Torah. Et chaque Juif, garçon ou fille, la reçoit pour lui-même. Qu’il l’ait étudiée durant des années ou qu’il n’en connaisse qu’un tout petit peu, Elle lui appartient, pour l’apprendre et la mettre en pratique. C’est le plus beau cadeau que D.ieu pouvait nous faire.
Ecoute Israël, l’Eternel est notre D.ieu, l’Eternel est Un.
C’est Moïse, le fidèle serviteur de D.ieu qui nous a transmis la Torah. Et chaque Juif, garçon ou fille, la reçoit pour lui-même. Qu’il l’ait étudiée durant des années ou qu’il n’en connaisse qu’un tout petit peu, Elle lui appartient, pour l’appr-endre et la mettre en pratique. C’est le plus beau cadeau que D.ieu pouvait nous faire.
3 – Bé’holBÉ’HOL DOR VADOR ‘HAYAV ADAM LIROT ETE ATSMO KE-ILOU HOU YATSA MIMITSRAYIM
“Dans chaque génération, il faut se considérer comme sorti soi-même d’Egypte.
Il y a quelques 3500 ans, Hachem nous a fait sortir d’Egypte. Il nous a fait passer de l’esclavage à la liberté. Et, si Hachem ne l’avait pas fait, nous serions encore des esclaves aujourd’hui. Aussi, chaque jour, nous remercions D.ieu de nous avoir libérés. Et, dans notre cœur, nous promettons d’utiliser notre liberté du mieux possible, comme les serviteurs choisis du Roi des rois.
Tous les Juifs ont une part dans le monde futur, comme il est dit : « Dans Ton peuple, il n’y a que des Justes. Ils hériteront de la terre pour toujours. Ils sont le produit de Mes plantations, l’œuvre de Mes mains. Et, J’en suis fier. «
D.ieu est particulièrement fier de chaque Juif. Il nous a créés et Il prend soin de nous comme un jardinier prend soin d’une jeune plante. Et, comme nous grandissons, en étudiant Sa Torah, en faisant Ses Mitsvot extraordinaires, alors D.ieu nous prépare une place dans le Monde Futur, à côté d’Avraham, d’Its’hak, de Yaakov, de Moché, du roi David et de tous les grands hommes de notre histoire.
Obéir à la Torah en paroles, en pensée et en action, tout cela est à ta portée.
Tu sais, la Torah n’est pas dans le ciel. Elle est ici, sur terre, toute proche, facile à étudier et à pratiquer. Elle est à ta portée, aussi proche que la synagogue du coin de la rue, aussi proche que le livre que je tiens dans la main ou la phrase de Torah que je connais par cœur, ou encore que le bonheur que je ressens au fond de moi. En fait, la Torah, c’est tout ce que je veux vraiment. C’est comme cela que Hachem m’a fait.
6 – Véhiné HachemVÉHINÉ HACHEM NITSAV ALAV OUMELO KOL HAARETS KEVODO OUMAVIT ALAV OUVO’HEN KÉLAYOT VALEV IM OVDO KARAOUÏ.
D.ieu se tient au-dessus de lui, et toute la terre est pleine de Sa gloire. Il regarde au fond de son esprit et de son cœur pour voir s’il Le sert comme il convient.
Imagine que tu sois dans le palais d’un roi. Autour de toi, tout est magnifique : les pièces, les murs, les meubles. Des princes et des gouverneurs, habillés d’or et d’argent, se tiennent debout avec respect, attendant d’obéir à l’ordre du roi ou simplement de le voir. Imagine que tu passes au milieu d’eux et, tout à coup, tu te trouves devant le roi. Personne ne dit un mot. Comme tu approches, il te regarde avec un grand intérêt. Imagine l’effet que cela ferait ! Eh bien, c’est exactement ainsi que nous nous tenons à tout instant devant Hachem, le Roi du monde entier.
7 – BéréchitBERECHIT BARA ELO-HIM ETE HACHAMAYIM VEETE HAARETS.
D.ieu a créé tout l’univers : les cieux et tout ce qui s’y trouve, la terre et tout ce qui y vit. C’est la toute première chose que la Torah nous dit. Aussi, si jamais nous avons peur du noir, de la tempête, du froid, des gens et si rien ne semble aller comme cela devrait, la Torah nous dit de ne pas en être effrayé. Hachem a créé l’univers et Il en prend soin. Et, Il nous a donné la Torah pour faire que les choses soient comme elles doivent être. La Torah nous dit ce que nous devons faire et comment nous pouvons rendre, la terre meilleure et plus sainte. Et quand D.ieu voit que nous nous conduisons bien, alors Il nous donne la réussite et Sa bénédiction.
Et tu enseigneras la Torah à tes enfants, et tu en parleras chez toi et en voyage, avant de te coucher et quand tu te lèveras.
La Torah s’adresse à nos parents. Elle leur dit : « Papa, maman, enseignez-moi à vos enfants. Je veux qu’ils connaissent mes saints mots ». Nous aussi, il faut que nous disions à nos parents : « Papa, maman, faites la meilleure chose que vous puissiez faire pour moi: apprenez-moi la Torah. Apprenez-moi les phrases de la Torah avec soin jusqu’à ce que je m’en souvienne toujours, à la maison ou sur le chemin, en allant dormir ou en me levant ». Si nous le demandons du fond du cœur, de la manière que l’on utilise pour demander les choses que l’on veut vraiment, nos parents nous écouteront. Ils nous enverront dans une colonie de vacances dirigée selon la Torah et dans une école où nous apprendrons la Torah, les Mitsvot et tout le Judaïsme.
9 – YagatiYAGATI VÉLO MATSATI AL TAAMINE. LO YAGATI OUMATSATI AL TAAMINE. YAGATI OUMATSATI TAAMINE.
Si l’on te dit: « j’ai travaillé dur, mais je n’ai pas réussi », ne le crois pas. Si l’on te dit: « je n’ai pas travaillé dur, mais j’ai réussi », ne le crois pas. Si l’on te dit : « j’ai travaillé dur et j’ai réussi », tu peux le croire.
S’il arrive qu’un jour on n’agisse pas exactement comme il faudrait et que l’on ne se sente pas assez fort pour continuer d’étudier la Torah et de pratiquer les Mitsvot, alors il faudra se souvenir de la promesse de Hachem : Si nous essayons encore et encore plus, le mieux possible, alors finalement nous réussirons. Et ce que nous obtiendrons à ce moment-là dépassera tout ce que nous avions imaginé.
Rabbi Akiva dit que « tu aimeras ton prochain comme toi-même » est un principe de base de la Torah.
Quand nous travaillons dur pour nous améliorer, il ne faut pas oublier nos amis et nos voisins. Comme l’a dit Rabbi Akiva, il faut aimer son prochain exactement comme on s’aime soi-même. C’est le plus important de tout ce que nous apprenons. Aussi, si nous avons la chance d’étudier la Torah, nous devons travailler dur pour aider nos amis juifs à la pratiquer eux aussi.
11 – VézéVÉZÉH KOL HAADAM VÉTA’HLIT BRIATO OUVRIAT KOL HAOLAMOT ÉLYONIM VETA’HTONIM LIHYOT LO ITBARE’H DIRA BETA’HTONIME.
Rabbi Akiva dit que « tu aimeras ton prochain comme toi-même » est un principe de base de la Torah.
Pourquoi D.ieu a-t-il créé chacun d’entre nous et l’univers tout entier ? Pour qu’en respectant la Torah et les Mitsvot, nous puissions faire de nous-mêmes, de nos maisons et du monde qui nous entoure un endroit où D.ieu puisse résider, un endroit où Il vivra exactement comme nous vivons dans nos maisons
12 – Yisma’h IsraëlYISMA’H ISRAEL BÉOSSAV PÉROUCH CHÉKOL MI CHÉHOU MIZÉRA ISRAEL YECH LO LISMOA’H BESIM’HAT HACHEM ACHER SAS VÉSAMEA’H BÉDIRATO BÉTA’HTONIM.
« Les Juifs doivent se réjouir de leur Créateur ». Cela signifie que chaque Juif doit partager la joie de D.ieu, qui est heureux de Sa demeure dans ce monde.
Chaque Juif, quoi qu’il ait étudié jusqu’à présent, où qu’il ait vécu jusqu’ici, reste toujours un membre de notre peuple. Et il doit être heureux et fier que Hachem lui ait donné la plus grande mission du Monde : faire une Maison où D.ieu puisse habiter.
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Le « Ohel » est l’endroit où repose le Rabbi de Loubavitch, Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson, depuis le 3 Tamouz 5754 (12 Juin 1994), aux côtés de son beau-père, le sixième Rabbi de Loubavitch, Rabbi Yossef Yts’hak Schneersohn. Le terme « Ohel » (signifiant littéralement « tente ») fait référence à la structure érigée au-dessus du tombeau d’un Tsadik, d’un Juste.
Le Rabbi était toujours à l’écoute de chacun, peu importe son niveau d’éducation ou de pratique religieuse. Ceux qui l’ont approché ont ressenti son attention particulière et ont trouvé réconfort dans ses conseils et ses bénédictions.
Aujourd’hui, rien n’a changé : des milliers d’hommes et de femmes se rendent au Ohel ou écrivent au Rabbi pour lui demander d’intercéder en leur faveur auprès du Tout-Puissant. Ils en ressentent une inspiration et une vitalité renouvelées.
Si l’on ne peut se rendre personnellement au Ohel, on peut toutefois écrire des lettres, des fax ou des mails au Rabbi.
Le Zohar enseigne que « Un Tsaddik, un Juste, qui quitte ce monde n’en disparaît pas. Il s’y trouve avec une intensité encore plus grande ». Le 3 Tamouz, jour où le Rabbi a quitté ce monde, cette phrase résonne dans l’esprit et dans l’âme de chacun.
Ainsi, avec le temps, la présence du Rabbi semble encore plus forte. Par ses enseignements et les actions qu’il suscite à travers le monde, le Rabbi continue de guider et de vivifier des centaines de milliers de personnes, quelle que soit leur origine, leur mode de vie, leurs opinions ou leur situation géographique.
Le Rabbi recevait des centaines de lettres chaque jour de personnes de tous les milieux, quelle que soit leur origine sociale, leur âge, leur niveau de pratique religieuse ou leur lieu de résidence. Aujourd’hui encore, des milliers de personnes écrivent au Rabbi pour solliciter ses bénédictions et ses conseils.
« Nous ne cessons de pleurer » à la maison de la famille Pelay, où les deux fils – Acher, 8 ans, et Yaakov, 6 ans – ont été assassinés dans l’attentat à la voiture bélier de vendredi. « Dieu m’a donné un cadeau pendant quelques années et maintenant je fais à nouveau un sacrifice pour Lui », sanglote la mère, Devorah. Le cousin déclare : « Nous savons que leur mort a servi un but, ils sont des sacrifices de la communauté. » La famille implore toute la nation d’Israël de « déchirer les cieux avec des prières » pour leur père de famille, Avraham, hospitalisé dans un état grave.
La famille Pelay, dont deux de leurs enfants, Oushy, 8 ans, et Yaakov, 6 ans, ont été assassinés dans l’attentat à la voiture bélier vendredi à Jérusalem, passent les Chivea dans leur maison du quartier de Ramot près de l’endroit où l’attentat tragique a eu lieu. Des membres de la famille et des amis viennent les réconforter dans leur immense douleur, entourant la mère, Devorah, et les enfants, et priant pour la guérison du père de famille, Avraham Nahman ben Yehoudit, qui a été gravement blessé dans l’attentat et est hospitalisé dans un état critique au Hadassah Ein Kerem.
Asher Ravinovitz, leur cousin qui était proche d’eux tout au long de leur courte vie, a déclaré : « C’étaient des enfants très spirituels, qui ont été élevés dans une famille qui éduque les enfants à faire le bien dans le monde pour accomplir la volonté du Créateur, sans limite. Il y avait neuf personnes dans la famille, et deux d’entre elles nous ont été malheureusement arrachées. Nous demandons de prier pour la guérison complète de leur père, Avraham Nahman ben Yehoudit, qui a été blessé dans l’attentat. Il est leur soutien. Tous les vendredis, il passe de porte en porte dans le quartier pour collecter de l’argent pour les familles dans le besoin. C’est la façon dont les petits enfants, Oushy et Yaakov, ont été éduqués – avec une éducation de modestie et de sourire. Toujours avec foi. »
La mère, Devorah, a déclaré après avoir appris que ses enfants avaient été tués : « Le premier mot que j’ai dit était : ‘Le Seigneur m’a donné un cadeau pour quelques années et maintenant je lui offre un sacrifice en retour’. Ce sont deux enfants que le Créateur a décidé que leur mission dans ce monde était accomplie. La famille ne cesse de pleurer, mais en même temps, ils disent que ces enfants sont des Tsadikim qui ont donné leur vie. La douleur et la rupture sont énormes et difficilement compréhensibles. »
Asher Ravivovich, qui porte le nom de son cousin, Oushy, qui a été tué dans l’attaque, a ajouté: « Nous vivions près de leur maison, et Oushy et Yaakov étaient souvent chez nous. Nous étions comme une seule famille. Nous sommes brisés, mais nous savons que c’est pour le bon objectif. La douleur est celle de tout le peuple d’Israël. L’objectif est que le peuple d’Israël se rassemble et se réveille pour être en relation avec le Créateur. »
Le cousin a raconté les moments qui ont précédé le terrible attentat : « Il y avait une célébration familiale de Chéva Brahot à Bnei Brak. Une partie des enfants ont voyagé en voiture et d’autres en bus. Quand ils sont arrivés à la station de bus avec leur père, le terroriste est arrivé. Le fils Tzviki est resté dans la voiture de la famille et n’a donc pas été blessé, et le fils Moushi a été légèrement blessé. Ils ont vu des scènes difficiles. Tzviki a appelé sa mère sur les lieux et a vu qu’ils ont tenté de réanimer son frère. Oshi et Yaakov étaient de bons enfants, pleins de dons, accomplissant des commandements avec un grand enthousiasme. Des enfants-anges. Ils ont reçu une éducation où la meilleure chose à faire était des actes de bonté, des commandements et l’étude de la Torah. C’était profond et ancré en eux. Ils avaient un caractère incroyable. »
« Ils ont renoncé à prendre la voiture pour se rendre à Bnei Brak et se sont portés volontaires pour prendre le bus. La famille ressent que malgré l’immense douleur, il y a un mérite pour eux, car ces enfants sont saints de la manière dont le Seigneur a décidé de les rassembler. Notre message est d’être unis, que tout est pour le bien et sous la providence divine. La fracture est immense, mais nous acceptons le jugement avec amour. La famille implore tout le peuple d’Israël de déchirer les cieux par les prières pour la guérison du père de la famille, Avraham Nahum ben Yehoudis, qui traverse des heures critiques. »
Il y avait autrefois différentes synagogues pour différentes classes sociales : une pour les charpentiers et les cordonniers, une autre pour les agriculteurs, et une tout à fait séparée pour les érudits de la Torah qui ne priaient pas aux côtés des « juifs simples ».
Incroyable ? Il y a à peine deux cents ans, c’était effectivement la situation dans les shtetls d’Europe de l’Est.
Puis vint le Baal Shem Tov.
Rabbi Israël Baal Shem Tov (lit. « Maître du Bon Nom », 1694-1748), fondateur des Hassidim, a montré comment de telles divisions « sociales » étaient incompatibles avec le judaïsme. Il a expliqué l’origine divine commune de toutes les âmes et les belles qualités de trésors spirituels que l’on peut trouver en chaque Juif, qu’il soit savant ou ignorant. Il a enseigné :
Partout où il allait, le Baal Shem Tov abattait les barrières entre les Juifs, construisait des ponts d’Ahavat Israël (amour de son prochain), les réunissait, leur enseignait leurs énormes obligations de responsabilité et d’affection mutuelles ; montrant que nous ne faisons qu’un.
Mais l’opposition était féroce, parfois fanatique. Construire des ponts entre l’érudit de la Torah et l’ignorant – déclaraient ses opposants – dégradait l’honneur de la Torah et encourageait la simplicité.
Pourtant, en quelques générations, l’attitude hassidique est devenue universelle. De nos jours, l’idée de synagogues séparées pour différentes classes de Juifs semble être une absurdité telle que certains, encore aujourd’hui, ont du mal à accepter que le Baal Shem Tov ait été l’auteur de la révolution de fusion des barrières dans la société juive il y a deux siècles.
L’histoire se répète. Il y a à peine soixante-dix ou quatre-vingts ans, toutes les petites communautés rurales d’Europe étaient entièrement composées de religieux ; un Juif non pratiquant était un phénomène inouï. Mais les bouleversements consécutifs des deux guerres mondiales ont complètement changé le visage de la société juive, et dans les années 1930 et 1940, les communautés d’Europe occidentale et d’Amérique se sont divisées en deux camps distincts, partiellement ou totalement non religieux d’un côté, et pratiquants de l’autre, ces derniers n’ayant aucun désir de se mélanger ou d’atteindre le camp non religieux.
Puis vint Loubavitch, dans les années 1940, et l’assaut sur les barricades qui divisaient les Juifs commença sérieusement.
Tout d’abord, Loubavitch a été le pionnier du système d’école juive aux États-Unis, introduisant le concept qu’une éducation à temps plein de la Torah soit disponible pour tous les enfants juifs. Ensuite, ils se sont tournés vers les écoles publiques, où la majorité des enfants juifs présents n’étaient pas religieux. Cependant, précisément pour ces enfants, les éducateurs de Loubavitch ont utilisé la disposition de «Released Time» de la loi de l’État de New York pour mettre en place, en 1942, un réseau de classes fournissant une instruction de base de la Torah pendant une heure par semaine. Des groupes de jeunes « Messibot Chabbat » pour les après-midi du Chabbat ont été établis; des Hassidim de Habad ont commencé à apparaître dans les rues de la ville pendant la fête de Souccot, offrant Etrog et Loulav, à qui? – aux non-observants, bien sûr; le premier mensuel pour enfants en anglais orienté vers la Torah, « Conversation avec les jeunes », a été publié pour la première fois pour Hanouccah en 1942.
Il y a trente ans, les «Haabadniks» russes se sont assis côte à côte avec leurs frères juifs communiste et «anti-religieux» supposée, dans une atmosphère d’affection chaleureuse et d’amitié joyeuse, lors d’une réunion hassidique dans l’établissement de Loubavitch en Israël, à Kfar Habad. La première Yéchiva au monde pour les Baalei Téchouva («retournés» à la pratique juive), Hadar Hatorah, a ouvert ses portes à Brooklyn en 1962. Plus tard, une autre, le Tiferet Ba’hurim «New Direction Program» à Morristown, New Jersey. Puis les Beth Habad?
Et le reste est de l’histoire.
Tout comme à l’époque du Baal Shem Tov, l’approche de Loubavitch brisant les barrières a été, au début, fortement critiquée, voire attaquée avec véhémence; et une fois de plus, après seulement quelques années, le système d’école juive et une attitude «d’ouverture» sont devenus presque universels. Dans l’ensemble de la communauté, il est de plus en plus reconnu et accepté que nous sommes un. Une unité unique au peuple juif. Des membres du même corps. Renforcer un membre, un Juif, nous renforce tous. Une unité mise en avant avec fréquence et éloquence dans le hassidisme de Habad, reflétant sa croyance fondamentale que chaque Juif, quel que soit son affiliation ou son contexte, possède une Néchama, une âme unique, une étincelle divine. En son essence, cette étincelle de divinité est commune à tous les Juifs et égale en tous les Juifs, ce qui donne une nouvelle signification au cliché souvent répété, «Un Juif est un Juif !».
En vertu de la Néchama (l’âme divine), la Torah et tous ses préceptes sont l’héritage, le droit et le privilège de notre peuple. Ainsi, lorsque la question est posée: « Pourquoi mettez-vous des Téfilines dans la rue ou distribuez-vous des bougies et des chandeliers de Chabbat à des hommes et des femmes que vous n’avez jamais rencontrés auparavant? », le hassid de Loubavitch répond :
En raison de ce qu’ils sont déjà, pas en raison de ce qu’ils pourraient devenir ; pas pour qu’il ou elle devienne un jour «orthodoxe», mais parce qu’en ce moment, ils sont déjà juifs, et les Téfilines et les bougies de Chabbat leur appartiennent ; il est de leur droit et de leur obligation de réaliser la Mitsva, et c’est notre privilège, notre honneur et notre obligation de les aider avec la même ferveur et compassion que je fournirais un repas chaud et un endroit où dormir pour un passant que je n’ai jamais vu et que je ne verrai peut-être jamais plus.
Certains ont qualifié cette action de Kirouv Re’hokim, «rapprocher ceux qui sont éloignés». Loubavitch commente : aucun Juif ne devrait être caractérisé comme «éloigné», car en essence, nous sommes un.
Rabbi Chnéour Zalman de Liadi, fondateur de Habad-Loubavitch, a déclaré : « Grand-père (comme il appelait le Baal Shem Tov) aimait profondément les gens simples. Dans mes premiers jours à Mezritch, mon Rebbe (le successeur du Baal Shem Tov) a dit : c’était une remarque coutumière fréquente du Baal Shem Tov que l’amour du juif est l’amour de D.ieu. « Vous êtes des enfants de D.ieu, votre D.ieu » ; quand on aime le père, on aime les enfants. »
Le génie mystérieux qui connaissait toute la Torah est né en Europe, a émigré à Yerushalayim et est retourné à la vie en exil à un jeune âge. Il a vécu un style de vie étrange et sans-abri et a choisi de vivre sous un voile de mystère. En 5707, il a rencontré le Rabbi à Paris pour des discussions profondes en matière d’apprentissage et à la fin de sa vie, il a rencontré le secrétaire du Rabbi et a indiqué qu’il connaissait le Rabbi de près. * Qui était cet homme, Monsieur Chouchani – ‘Ha’ham Chouchani ?
La prière avait pris fin depuis un certain temps dans la synagogue de R’ Zalman Schneersohn au centre de Paris. Seuls quelques personnes étaient restées, certaines regardant dans un livre ou un autre. Le silence fut interrompu soudainement par une conversation qui se tenait calmement, mais dans cette immobilité totale, il était possible d’entendre clairement. Cependant, même si les présents avaient essayé de la suivre, ils n’auraient pas été en mesure de comprendre quoi que ce soit.
Les deux personnes étaient engagées dans une discussion savante. Comme si un feu brûlait en eux, ils commencèrent à arpenter la synagogue, les yeux fixés, les sourcils froncés. Une personne instruite entendrait des sujets dans le Shas être évoqués : Rishonim, A’haronim, Midrashim, arguments logiques et dialectiques exégétiques de partout.
La première personne était familière. Bien qu’il ne soit qu’un invité à Paris qui était venu pour une courte période, beaucoup le connaissaient déjà. D’une stature droite avec des yeux perçants, vêtu simplement mais impeccablement d’un costume gris court, d’un chapeau pincé et d’une courte barbe noire ; c’était le Ramash, le gendre du Rabbi Rayats, qui devait plus tard être son successeur. Il était venu saluer sa mère, la Rabbitzin Hanna. Bien qu’il fût un invité, de nombreux Juifs avaient appris à connaître cette personnalité spirituelle puissante. Il a profondément impressionné des centaines de personnes au sein de la communauté juive à Paris.
Qui était l’autre homme qui parlait avec le Rabbi avec tant de génie ? Qui était la personne qui pouvait rivaliser avec le Rabbi dans tous les domaines de la Torah ?
C’est le secret de cet homme mystérieux qui est notre histoire ici. Personne ne connaissait sa véritable identité à part le fait qu’il se présentait comme ‘Ha’ham Chouchani et parfois comme Professeur Chouchani. Plus que cela, personne ne savait rien de lui. Il était de taille moyenne et rasé de près. Quelques-uns de ses connaissances savaient cela, qu’il était compétent en Shas et Rishonim par cœur. Les gens parlaient également de sa compétence dans les travaux kabbalistiques. Étrangement, personne ne l’avait jamais vu étudier, ce qui n’a fait qu’ajouter au mystère qui entourait cet homme.
Qui était ‘Ha’ham Chouchani à qui, non sans raison, on attribuait le surnom de « L’énigme du XXe siècle » ?
Le vagabon devenu génie
‘Ha’ham Chouchani, avec sa connaissance immense de la Torah, était capable de citer sans effort de mémoire un éventail de sources de toutes les parties de la Torah. Il n’y avait pas de question à laquelle il n’avait pas de réponse immédiate avec une citation complète et des sources. Les gens venaient à lui avec des questions en Hala’ha et en judaïsme, dans tous les domaines de la vie, et Chouchani répondait immédiatement.
En dehors de cela, il connaissait de nombreuses langues et avait une connaissance approfondie de nombreux sujets dans les sciences humaines, la philosophie et les mathématiques. Il lisait des livres sans arrêt et avec une grande rapidité.
Ceux qui ont fait des recherches sur lui ont écrit en admiration de « l’étudiant sage avec pas beaucoup comme lui, qui nage comme un champion nageur dans la mer du Talmud, des Midrashim, des commentaires des Rishonim et A’haronim, et de la connaissance profane…
Sa connaissance jaillit comme une source et ses étonnantes intuitions stupéfient ses auditeurs et il parle couramment dans de nombreuses langues. Si on dit d’une personne instruite qu’elle est un ilui, à propos de quelqu’un comme lui, on dit qu’il est un gaon ».
L’un de ses nombreux et célèbres talmidim était le lauréat du prix Nobel, Elie Wiesel, qui a dit de lui : « Je sais que je ne serais pas devenu l’homme que je suis, le Juif que je suis, si ce n’était pas pour ce jour où un vagabond étonnant, qui inspirait de l’inquiétude, m’a dit que je ne comprends rien ».
Le philosophe juif-français, Emmanuel Levinas, l’a qualifié d’incroyable professeur et lui a attribué sa capacité à élucider un sujet dans le Guemara. Il a souligné à plusieurs reprises que sa compréhension du Talmud n’était qu’une « ombre de l’ombre » de ce qu’il avait appris de son grand maître, ‘Ha’ham Chouchani.
Ses connaissances et ses élèves ne le connaissaient que sous le nom de « Monsieur Chouchani », mais cela semble aussi être simplement un surnom qu’il a choisi pour lui-même.
De son vivant, il voyageait entre l’Europe de l’Est, la France, les États-Unis, Eretz Yisroel, l’Afrique du Nord et l’Amérique du Sud. Vagabond perpétuel, il s’habillait comme un vagabond. Seul au monde, il restait chez des gens pendant quelques jours à la fois et mangeait avec ses hôtes. Il gardait jalousement son passé et ses origines.
Pourtant, partout où il visitait, il laissait une trace d’admirateurs qui étaient stupéfaits par sa connaissance, à la fois juive et générale, et par sa capacité à les tisser en ‘Hidouchim fascinants.
Wiesel a écrit dans ses mémoires qu’où qu’il parle de Chouchani dans le monde, il rencontre des gens qui l’ont également rencontré à un moment de leur vie et ont été profondément marqué par sa personnalité, « À San Francisco et à Montréal, à Caracas et à Marseille, lorsque j’ai mentionné Chouchani, quelques auditeurs ont souri et j’ai su que j’avais rallumé la flamme ».
Beaucoup le considéraient comme l’un des plus grands enseignants du XXe siècle dans le monde juif tout en le considérant comme l’une des figures les plus mystérieuses du siècle ; une sorte de comète humaine qui a traversé en excitant tous ceux qu’il a rencontrés.
Jusqu’à aujourd’hui, sa date de naissance n’est pas connue, ni le pays dans lequel il est né. Même son vrai nom est contesté. On suppose qu’il a grandi en Europe de l’Est en tant qu’enfant prodige, un génie depuis un jeune âge qui connaissait tout le Tana’h et le Shass par cœur. On pense qu’il avait une mémoire photographique et que son cerveau fonctionnait comme un scanner informatique.
Rosenberg et d’autres disent que de ce qu’ils ont réussi à extraire de Chouchani lui-même, son père l’emmènerait dans les villes d’Europe de l’Est et gagnerait de l’argent grâce aux exploits de démonstrations de mémoire incroyables qu’il réalisait. Il est fort possible que ce soit une enfance traumatisante pour lui et qui a transformé Chouchani en un éternel vagabond et en quelqu’un qui ne pouvait pas adapter ses talents prodigieux à un format structurel.
Certains témoins disent l’avoir vu dans les années 1920 au Maroc et en Algérie. Il a également vécu aux États-Unis pendant les années 1920.
Au fil des ans, Chouchani était un pauvre vagabond. Ses connaissances disent qu’il avait toujours l’air sale et qu’il ne se faisait pas couper les cheveux. Il portait toujours la même petite casquette et les verres épais de ses lunettes déformaient son regard. Si vous le rencontriez dans la rue et que vous ne le connaissiez pas, vous garderiez vos distances. Quant à lui, il préférait que ce soit ainsi.
Au domicile de R’ Binyamin Nahoum Zilberstrom
Dans la période précédant la Seconde Guerre mondiale, R’ Binyamin Nahoum Zilberstrom, un Hassid Loubavitch et grand talmid ‘Ha’ham qui vivait à Paris et était connu pour avoir aidé énormément les réfugiés juifs, a rencontré Chouchani. R’ Zilberstrom était l’un des piliers de la communauté religieuse et c’est là qu’il l’a rencontré.
À l’époque, avant le déclenchement de la guerre, le Consistoire – l’organisme juif officiel qui supervisait les congrégations juives en France, commença à instituer des réformes dans les pratiques traditionnelles depuis des générations. R’ Binyamin Nahoum était l’un de ceux qui ont lutté contre ces compromis.
Lorsque ces réformes ont pris racine parmi les Juifs de France, R’ Binyamin Nahoum a cherché à offrir une éducation juive appropriée à son fils aîné, R’ Aharon Mordehai. ‘Ha’ham Chouchani a été choisi pour enseigner à son fils.
‘Ha’ham Chouchani, malgré le fait de ne pas avoir de domicile et de vivre grâce à des petits boulots, gardait la plus grande distance possible avec les gens à moins d’y être contraint. C’est la raison pour laquelle il n’a pas accepté facilement l’offre de R’ Binyamin Nahoum. Mais lorsqu’on l’a supplié maintes fois et qu’on lui a même offert un logement chez eux pour une durée illimitée, il a accepté. Il a commencé à vivre avec les Zilberstrom et tous ses besoins étaient pris en charge.
Aharon Mordehai n’avait que huit ans lorsqu’il a commencé à étudier avec le génie anonyme. « Pendant environ un an, il m’a enseigné la Guemara avec Tossfot et d’autres commentaires et il parlait beaucoup avec moi dans l’après-midi chaque fois qu’il était d’humeur, » a raconté plus tard R’ Aharon Morde’hai. Ce dernier est devenu plus tard un éducateur exceptionnel et a été l’un des fondateurs de Reshet Oholei Yossef Itshak en Erets Israël.
Bien que ‘Ha’ham Chouchani ait vécu avec la famille Zilberstrom, il a continué à garder sa vie privée secrète et personne n’a eu la moindre idée ou aperçu de ce à quoi ressemblait vraiment sa vie. Il recevait de nombreuses lettres par la poste, mais il maintenait une intimité absolue et ne permettait à personne de savoir ce qu’elles contenaient.
Sauver une vie
L’été 5700/1940. Les Allemands ont conquis de vastes étendues de la France en relativement peu de temps. Avec la conquête nazie, Chouchani a essayé de s’échapper en Suisse neutre mais a été arrêté, selon l’une des histoires racontées à son sujet, par des gardes allemands et a été emmené par la Gestapo pour être interrogé.
Il a caché son identité juive et a prétendu être né en Alsace et être professeur de mathématiques à l’université de Strasbourg. L’officier nazi a ri de l’homme qui ressemblait à un mendiantqu’à un professeur et a déclaré : « Vous avez fait une grave erreur. Dans la vie civile, je suis moi-même professeur de mathématiques. »
‘Ha’ham Chouchani a proposé un marché. Il présenterait une énigme mathématique. Si l’officier la résolvait, Chouchani serait exécuté ; s’il échouait, il serait libéré. Chouchani a été libéré peu de temps après et a réussi à fuir en Suisse.
Selon une autre version, lorsqu’il a été arrêté par la Gestapo, il n’avait aucun document mais parce qu’il était circoncis, on a supposé qu’il était juif. Il a réussi à convaincre ses interrogateurs qu’il était circoncis en tant que musulman. Pour corroborer son histoire, le grand mufti de France a été amené dans sa cellule. Après cinq heures de conversation, le mufti a exigé la libération de Chouchani, affirmant qu’il était un saint homme musulman.
Après la guerre, Chouchani est retourné en France, d’abord à Strasbourg puis à Paris. Encore une fois, il a survécu grâce aux Juifs qui appréciaient ses dons et également grâce à des cours privés.
C’est à cette époque qu’il a rencontré le Rabbi qui est venu à Paris accompagner sa mère pour quelques mois, d’Adar jusqu’à Sivan 1947.
Des décennies plus tard, R’ Aharon Morde’hai a déclaré que Chouchani avait un lien avec le Rabbi, un érudit prodigieux comme lui avec qui il pouvait discuter de tous les sujets :
« Aussi loin que je me souvienne, les deux se sont enfermés ensemble au moins une fois dans la bibliothèque de R’ Shneur Zalman Schneersohn ou dans la salle qui servait de Beth Midrash à l’époque (au troisième étage à côté des quartiers d’habitation de R’ Zalman), et je pense que lorsqu’ils se sont rencontrés, ceux qui se tenaient à l’extérieur de la pièce pouvaient entendre des voix fortes. Je ne sais pas si la rencontre a été initiée par l’un ou l’autre ou si elle s’est produite de manière providentielle. »
Des années plus tard, R’ Aharon Morde’hai rencontra Monsieur Chouchani en Erets Israël et lui demanda son impression du Rabbi. Chouchani a déclaré que le Rabbi était un expert du Babli et du Yérouchalmi et de nombreuses sciences.
Le Rav Binyamin Klein, secrétaire du Rabbi, rencontre Monsieur Chouchani
Chouchani a voyagé toute sa vie, en Europe, en Israël, aux États-Unis, en Uruguay et dans d’autres pays. Jusqu’en 1952, il est resté en France, puis il a décidé qu’il était temps de partir. Il est allé en Israël après qu’un de ses élèves lui ait obtenu un certificat de naissance falsifié avec lequel il a pu obtenir un passeport. En Israël, il a principalement passé son temps dans des kibboutz religieux. Le professeur Tzvi Bachrach, plus tard conférencier en histoire à l’Université Bar Ilan, l’a rencontré au kibboutz Be’erot Yits’hak :
« Un jour, quelqu’un que personne ne connaissait est apparu et a dit : « Donnez-moi une chambre et de la nourriture et je vous enseignerai tout ce que vous voulez ». Il avait l’air négligé, comme un vagabond. Nous avons pensé qu’il était bizarre, mais nous ne pouvions pas le chasser, alors nous lui avons donné une petite cabane en bois. Après un moment, nous avons dit : « Écoutons ce que vous avez à enseigner ». Il a donné un cours de Guemara tout en corrigeant une erreur d’impression dans le commentaire de Tossfot et tout était de mémoire. C’était si impressionnant que nous avons décidé de lui donner un logement chez nous. »
Il a vécu à Be’erot Its’hak pendant quelques mois, puis a déménagé au kibboutz Saad dans le sud, puis dans les kibboutz de la vallée de Beit Shaan.
Au fil des ans, des centaines d’élèves et d’admirateurs se sont rassemblés autour de lui. Tous ceux qui l’ont entendu ont été fascinés par sa puissance et sa connaissance encyclopédique de la Torah, sa largeur et sa profondeur, et il les a encouragés à s’améliorer et à progresser. On dit qu’il pouvait passer des heures à expliquer une seule ligne de la Guemara sans se répéter. À l’aide d’une courte déclaration de la Guemara, il exposait tous les problèmes contemporains de l’époque.
Il était considéré comme un enseignant exigeant. Le mythe à son sujet a été construit, entre autres, sur ses diverses obsessions. La plus grande était sa vigilance à préserver sa vie privée et son identité secrètes. Ses élèves disent qu’il a refusé des aliyot à la Torah pour que son vrai nom reste inconnu. Bachrach raconte qu’un jour, il est entré dans la chambre de Chouchani et a vu un papier par terre. Il l’a innocemment ramassé et a vu des lignes écrites en écriture serrée ressemblant à des formules mathématiques. « Il a arraché le papier de ma main ».
Toute sa vie, il a vécu comme un pauvre, pourtant des rumeurs prétendaient qu’il possédait beaucoup d’argent qu’il avait reçu en salaire de la part de personnes célèbres qui voulaient qu’il leur enseigne. C’est ainsi, par exemple, que son aptitude à voyager était expliquée. Elie Wiesel pense que ce n’étaient pas que des rumeurs : « Un jour, en France, nous étions assis et nous apprenions dans ma chambre quand nous avons vu soudainement des soldats entrer dans l’immeuble. Ils étaient venus pour vérifier nos documents, mais il était effrayé et a fui, me disant de surveiller sa valise. C’était une vieille et miteuse valise. Quand je l’ai ouverte, j’ai vu de l’argent en argent et en or. Je l’ai refermée et, lorsqu’il est revenu, je n’ai rien dit à ce sujet. »
Entre 5716 et 5717, Chouchani a vécu en France et au milieu des années 50, il s’est installé à Montevideo, en Uruguay, sa destination finale. Il y a été invité par un de ses anciens élèves de France qui avait émigré là-bas.
Le secrétaire du Rabbi, R’ Binyamin Klein a”h, est allé une fois à Montevideo en Chli’hout du Rabbi pour le Merkos et il a saisi l’occasion de rencontrer le prodige mystérieux qu’il savait être en relation avec le Rabbi.
« Lors d’un de mes voyages en Uruguay avec un collègue Chalia’h, nous avons entendu parler d’un certain Professeur Chouchani qui connaissait le Rabbi en Europe. Nous l’avons cherché pendant un certain temps et l’avons finalement trouvé assis dans l’une des synagogues. Il portait des vêtements très vieux et avait l’air négligé. Lorsque nous l’avons rencontré, nous lui avons dit que nous étions des hassidim du Rabbi.
« ‘Connaissez-vous le Rabbi’, nous a-t-il demandé.
« ‘Bien sûr, nous le voyons tous les jours’, avons-nous répondu.
« Il a dit : ‘Vous le voyez… mais vous ne le connaissez pas !.’
« Ensuite, il a demandé que le Rabbi lui envoie un grand Talit et un Shass.
« Quand nous sommes rentrés à New York, nous avons informé le Rabbi et le Rabbi a dit de répondre à sa demande. Après un certain temps, j’ai appris qu’après sa mort, il avait été enterré dans le talit envoyé par le Rabbi. »
Le Chabbat de Parachat Vaeira, le 26 Tevet 5728-1968, il a assisté à un séminaire pour les jeunes à Montevideo. Deux de ses élèves ont également participé. Le vendredi soir, il s’est effondré, apparemment d’une crise cardiaque. Son élève, Sholom Rosenberg, dit que du temps a été perdu à chercher un médecin. « Le médecin qui est finalement venu n’avait pas les compétences nécessaires », et M. Chouchani est décédé.
Même à cette étape, à la fin de sa vie, le mystère de son identité n’a pas été résolu.
La Conférence internationale des Chlou’hot Habad a débuté le jeudi 9 février. Avec plus de 3 000 leaders communautaires et laïcs présents, il s’agit de la plus grande convention de leadership féminin juif au monde.
Environ 70 ans après que le Rabbi de Lubavitch, ait envoyé ses premiers émissaires pour atteindre les Juifs non affiliés, le phénomène continue.
Les émissaires viennent d’Afrique, d’Australie et d’Andalousie. Certains ont la vingtaine, d’autres ont entre 70 et 80 ans. Mais leur cause commune – en tant qu’ambassadeurs de la vie juive et de la continuité juive – fait disparaître toutes les barrières linguistiques et culturelles.
Raizy Zaklas, 40 ans, a fait le voyage depuis Zagreb, en Croatie, où elle et son mari ont créé une communauté juive florissante. « Je voulais vraiment passer quelques jours dans cette bulle d’énergie fantastique et créative », a-t-elle déclaré. « Je veux établir des connexions et apprendre des femmes qui sont aux prises avec des problèmes similaires. »
La Conférence de cinq jours comprend des conférences et des ateliers sur une variété de sujets liés à la vie d’un émissaire de Habad. « Shlucha of All Trades » explorera l’art d’équilibrer leurs rôles multifacettes : directeur de programme, mère, mentor, confidente, marketeuse, collectrice de fonds, et plus encore. Un autre atelier abordera le défi de fournir un soutien aux endeuillés dans leurs communautés. Et l’un se concentrera sur la santé mentale.
Leah Brook, du Beth Habad à Shelton, une ville du comté de Fairfield, CT, a parcouru la liste des sessions à la recherche de celles axées sur les petites communautés. Lorsqu’elle et son mari ont établi Habad à Shelton il y a environ cinq ans, il n’y avait aucune infrastructure juive. Aujourd’hui, une communauté juive s’est développée autour des programmes sociaux et éducatifs qu’elle et son mari ont introduits à Shelton, notamment une école hébraïque qui, après seulement un an, compte 21 élèves.
« J’ai beaucoup appris de cette conférence depuis que nous sommes arrivés à Shelton », a déclaré Leah. « Il y a des sessions qui parlent précisément des défis de la construction d’une communauté juive dans une petite ville. Et rencontrer des amis que vous ne voyez pas toute l’année en fait une occasion rare. »
Le conférencier d’honneur lors du banquet de gala de cette année, Sivan Rahav-Meir, est une journaliste israélienne bien connue avec une grande audience. Rahav-Meir a couvert la conférence pour la télévision israélienne les années passées et a suivi le travail des émissaires Habad dans le monde entier. Elle mettra en évidence l’immense impact que le Rebbe a eu sur son parcours personnel.
La conférence coïncide avec l’année de Hakhel (quand, à l’époque du Temple, tous les sept ans, l’ensemble de la nation juive faisait un pèlerinage à Jérusalem pour écouter le roi lire des versets du livre du Deutéronome). Notant son importance, le Rav Moshe Kotlarsky, président de la Conférence internationale des Chlou’hot, déclare : « Cette conférence incarne l’essence même d’une année de Hakhel, quand nous nous réunissons pour nous connecter et nous inspirer les uns des autres pour remplir notre mandat. Les Chlou’hot sont les piliers de leurs communautés chez elles ; donc l’inspiration de cette conférence résonne à travers le monde entier ».
Jeudi, la conférence a interrompu sa programmation pour les funérailles de Henya Federman, l’émissaire Habad aux Îles Vierges. Des milliers de ses collègues ont pleuré sa mort tragique à l’âge de 40 ans. Lorsque la procession funéraire silencieuse a parcouru Eastern Parkway, en passant par le siège mondial de Habad-Lubavitch, l’air était ponctué de sanglots étouffés de sa famille, de ses amis et de ses collègues Chlou’hot.
« Je n’ai jamais rencontré Henya », a déclaré une femme parlant avec un fort accent français après les funérailles. « Mais c’est une perte pour la famille. Nous partageons tellement de choses en tant que Chlou’hot. Notre mode de vie, nos luttes, nos rêves. Nous pleurons les uns pour les autres et nous célébrons les uns avec les autres ».
Dans le cadre de l’opération de sauvetage en Turquie, une force de recherche et de sauvetage du Commandement du front intérieur est arrivée dans la ville ancienne d’Antakya le week-end dernier, où se trouvait une ancienne communauté juive de 15 familles.
Au cours de leur travail sur le terrain, la mission a rencontré les responsables de la synagogue ancienne, qui ont présenté sept rouleaux de Torah et un certain nombre de manuscrits anciens. Ils ont demandé que ces objets soient transportés à Istanbul de peur de profanation et pour préserver ces découvertes archéologiques. Les rouleaux de Torah et les manuscrits seront remis à la communauté juive d’Istanbul.
Lors de cette mission, la force de recherche a également retrouvé et exhumé les corps de Shaul et Portona Junodi, le chef de la communauté juive de la ville antique et son épouse. Après une mission de 48 heures, leurs corps ont été récupérés.
Le lieutenant Yuval Klein, un officier de la mission, a déclaré que la communauté était l’une des plus anciennes communautés juives du monde, estimée à environ 1 500 ans. Il a ajouté que le frère du chef de la communauté décédé, Ezra, qui était l’héritier désigné, avait remis les objets sacrés aux forces de sauvetage et avait demandé qu’ils soient préservés.
La communauté a terminé son parcours historique, selon Klein. Tous ceux qui ont survécu ont déménagé à Istanbul et ne devraient pas retourner sur les lieux. Le transport des manuscrits marquait la fin de 1 500 ans d’histoire dans cette ville. Klein a souligné l’importance de cette mission émouvante qui a permis de récupérer les corps des Juifs et de les enterrer, ainsi que de récupérer les objets sacrés appartenant à la communauté juive.