L’Arche Sainte est au…présentement?! Par le Rav Zushe Silberstein
Mazal Tov aux parents:
Rav Yonathan Spitzer et son épouse
Rav Yaacov Abergel et son épouse


















2. Le feu et le vent ont tendance à s’élever de bas – [c’est-à-dire] de la terre – en haut – le firmament. L’eau et la terre ont tendance à descendre d’en dessous le ciel vers le bas, jusqu’au centre [du ciel, la terre], car le centre du ciel est le point le plus bas qui soit. Ce mouvement n’est ni conscient, ni voulu ; c’est une propriété, une nature qui leur a été attribuée. La nature du feu est d’être chaud et sec, et il est plus léger que tous. Le vent est chaud et humide. L’eau est froide et humide. La terre est sèche et froide, et est plus lourde que tous [les autres]. L’eau est plus légère, aussi recouvre-t-elle la terre. Le vent est plus léger que l’eau, aussi plane-t-il sur l’eau. Quant au feu, il est plus léger que le vent. Étant les éléments fondamentaux de tous les corps en dessous du firmament, la matière de chaque corps – homme, animal domestique, animal sauvage, volatile, poisson, végétal, métal et pierre – est une combinaison de feu, de vent, d’eau et de terre. Ces quatre [éléments] se mêlent ensemble et chacun [de ceux-ci] change dans ce mélange, si bien que [le résultat] de la combinaison des quatre [éléments] ne ressemble à aucun d’eux [des quatre éléments] séparément. Dans ce mélange, il n’est pas même une partie de feu, d’eau, de terre, ou de vent [tel que cet élément existe] séparément. Plutôt, tous [ces éléments] se sont modifiés pour former un autre corps. [Ainsi,] chaque corps composé de ces quatre [éléments] peut [combiner à la fois] le chaud et le froid, l’humidité et la sécheresse. Certains corps ont une concentration supérieure en l’élément de feu, comme les créatures vivantes, d’où leur chaleur accentuée. D’autres corps, comme les pierres, ont une concentration supérieure en l’élément de terre, d’où leur intense sécheresse. D’autres ont une concentration supérieure en l’élément d’eau, qui se manifeste dans leur humidité. De même, certains corps sont plus chauds que d’autres, ou encore plus secs que d’autres. [Certains] corps font apparaître la froideur seulement, d’autres font apparaître l’humidité seulement, d’autres font apparaître la froideur et la sécheresse à la fois, la froideur et l’humidité à la fois, la chaleur et la sécheresse à la fois, ou encore la chaleur et l’humidité à la fois, également. [Tout ceci] dépend de l’élément prépondérant du mélange, dont les propriétés et la nature se manifestent dans le mélange.
3. Tout ce qui est constitué d’une combinaison de ces quatre éléments se décompose [inévitablement] à la fin [pour revenir à son état initial] : certains se décomposent au bout de quelques jours, d’autres après de longues années. Tout ce qui fait d’une combinaison de ces [éléments] doit inévitablement se décomposer [pour revenir à son état initial]. Même l’or et le rubis doivent se décomposer et revenir à leurs éléments fondamentaux, une partie en feu, une partie en eau, une partie en vent, et une partie en terre.
4. Étant donné que tout [être finit par se] décomposer et retourner à ces éléments, pourquoi [D.ieu] dit-il à l’homme : « Tu retourneras à la poussière » ? Parce qu’il [l’homme] est essentiellement constitué de poussière. Chaque [être] qui se décompose ne retourne pas immédiatement à ces quatre éléments, mais subit différentes transformations, pour finalement retourner à ces éléments [fondamentaux]. Et ainsi, le cercle continue indéfiniment.
5. Ces quatre éléments se transforment sans cesse l’un en l’autre partiellement, non entièrement. Comment cela ? Une partie de la terre qui est proche de l’eau change en se dissolvant et devenant de l’eau. Et de même, une partie de l’eau qui est proche du vent change en devenant du vent. Et de même, une partie du vent proche du feu change en devenant du feu. De même, une partie du feu qui est proche du vent change en se contractant et devenant du vent. De même, une partie du vent proche de l’eau change en se contractant et devenant de l’eau. De même, une partie de l’eau proche de la terre change en devenant de la terre. Ce changement s’effectue petit à petit, avec le temps. Un élément ne subit jamais un changement entièrement, de manière [par exemple] à ce que toute l’eau devient du vent, ou tout le vent du feu, car il est impossible que l’un de ces quatre éléments s’annule [entièrement]. Plutôt, c’est une partie du feu qui se change en vent, et une partie du vent qui se change en feu. De même, entre chaque paire [d’éléments], une modification incessante s’effectue, et le cycle continue incessamment.
6. Ces changements sont dus à la révolution de la sphère. C’est [également] par cette révolution que les quatre [éléments] sont combinés ensemble, ce qui forme les autres [types de] matières des hommes, animaux, végétaux, pierres, et métaux. D.ieu pourvoit chaque matière de la forme [âme] appropriée par l’intermédiaire des anges de la dixième [catégorie], les ichim.
7. Tu ne verras jamais de matière sans forme, ni de forme sans matière ; en fait, c’est l’esprit de l’homme qui discerne dans un corps la combinaison de matière et de forme. [C’est l’esprit, qui] reconnaît qu’il y a des corps dont la matière est une combinaison des quatre éléments, et des corps dont la matière est simple, et n’est faite que d’une seule sorte de matière [comme les étoiles]. Les formes qui n’ont pas de matière [les anges] ne sont pas visibles à l’œil, mais ne sont discernables que par l’esprit, de la même manière que nous sommes conscients [de l’existence] Maître de tout sans [Le] voir de nos yeux.
8. L’âme de toute chair est la forme qui lui a été donnée par D.ieu. La connaissance particulière qui existe chez l’homme est la forme de l’homme parfait dans sa connaissance. Au sujet de cette forme, il est dit dans la Thora : « Faisons l’homme à notre image, à notre ressemblance », c’est-à-dire [un homme] doté d’une forme qui est consciente et perçoit les esprits immatériels, tels les anges, qui sont des formes immatérielles, au point de leur ressembler. [L’expression du verset : « à notre image »] ne fait pas référence à la forme [du corps humain] qui est visible, c’est-à-dire la bouche, le nez, les joues, et les autres parties du corps, car ceci est appelé toar. Il ne s’agit pas [non plus] de l’âme présente en chaque être vivant, grâce à laquelle il mange, boit, se reproduit, ressent et pense. Plutôt, [il s’agit de] la connaissance, qui est la forme de l’âme ; c’est à la forme de l’âme que l’Écriture fait référence [dans le verset :] « à notre image et à notre ressemblance ». Parfois, cette forme est [elle aussi] désignée comme néfesh et roua’h. C’est pourquoi, il est nécessaire de prêter attention à ces termes, afin de ne pas s’y tromper. [La signification de] chaque terme dépend du contexte [dans lequel il est employé].
9. La forme de l’âme [n’est pas vouée à la perte, à la mort de la personne car elle] n’est pas combinée des éléments fondamentaux pour se décomposer en ceux-ci, et n’est pas issue de la nechama pour avoir besoin de la néchama, tout comme la nechama a besoin du corps. Plutôt, elle est issue de D.ieu, des cieux. C’est pourquoi, lorsque la matière [du corps], qui est une combinaison des éléments fondamentaux, se décompose, et que la nechama cesse d’exister – parce qu’elle n’existe qu’avec le corps, et a besoin du corps dans toutes ses fonctions – cette forme ne cesse pas d’exister, car elle n’a nullement besoin de la nechama, mais connaît et perçoit les concepts immatériels, connaît le Créateur de tout, et existe éternellement. C’est le sens de ce qui dit [le roi] Salomon, dans sa sagesse : « La poussière retournera à la terre, redevant ce qu’elle était, et le rouah reviendra à D.ieu Qui l’a donné ».
10. Tout ce que nous avons exposé sur ce sujet n’est qu’une goutte [qui s’égoutte] d’un seau. Ce sont des notions complexes, qui ne sont toutefois pas aussi subtiles que [les concepts exposés dans] les premier et le second chapitres [Maasei Merkava]. L’explication de toutes les notions [exposées] dans les troisième et quatrième [chapitres] est appelée Maasei béréchit. Les sages d’antan ont enjoint de ne pas exposer ces notions en public, mais de les enseigner individuellement.
11. Quelle différence y a-t-il entre [les restrictions concernant l’enseignement] du concept de Maasei Merkava et du concept de Maasei Béréchit ? Maasei Merkava ne doit même pas être exposé individuellement ; [seuls] les intitulés sont communiqués [individuellement, et ce,] à une personne sage, à même de raisonner d’elle-même, tandis que Maasei Béréchit est enseigné individuellement, même s’il [le disciple] ne soit pas capable de raisonner de lui-même, on lui enseigne tout ce qu’il est à même de comprendre sur le sujet. Pourquoi n’enseigne-t-on pas [Maasei Béréchit] publiquement ? Parce qu’il n’est pas donné à tout le monde de comprendre le sens et l’explication de toutes ces notions, [connaissance] qui nécessaire un esprit large.
12. Lorsque l’homme médite sur ces concepts, et connaît [la nature de] toutes les créatures – anges, sphères, hommes et semblables – et voit à travers toutes ces formes et créatures la sagesse du Saint béni soit-Il, son amour pour l’Omniprésent sera ravivé, son âme aura soif et sa chair sera passionnée d’amour pour l’Omniprésent, béni soit-Il. [de plus,] il sera saisi de peur et de crainte considérant sa petitesse, sa pauvreté, et sa légèreté face à l’un des saints et grands corps, et a fortiori face à l’une des formes pures, totalement immatérielles, et se considérera comme un récipient empli d’humiliation et de honte, vide et manquant.
13. Les sujets abordés dans ces quatre chapitres liés à ces cinq commandements, sont ce que les sages d’antan ont désigné comme le pardess (« le verger »), comme [dans le récit relaté dans le Talmud] : quatre [sages] entrèrent dans le pardess ». Bien qu’ils furent des grands du peuple juif, et d’éminents sages, il n’était pas en le pouvoir de tout un chacun de comprendre et de percevoir pleinement tous ces concepts. Je dis qu’il ne convient pas de vaguer dans le pardess avant d’avoir rempli son ventre de pain et de viande. « Pain et viande » font référence à la connaissance de ce qui est interdit et ce qui est permis, et tout ce qui est semblable concernant les autres commandements. Bien que ces sujets soient assimilés à « une petite chose » par les sages, qui dirent : « Une grande chose, Maasei Markava. Une petite chose, les débats d’Abaye et de Rava », néanmoins, il convient de donner priorité [à cette étude], car elle développe l’esprit de l’homme. De surcroît, c’est l’immense bien dont nous a gratifié le Saint béni soit-Il pour [nous] permettre [de mener une vie] stable en ce monde, et d’hériter de la vie dans le monde futur. [Ces lois] peuvent être connues de tout un chacun, petit comme grand, homme et femme, [doté d’un] esprit large ou d’un esprit étroit.
2. Dans quel cas cela s’applique-t-il ? Pour les commandements autres que l’idolâtrie, les rapports sexuels interdits, et le meurtre. Quant à ces trois péchés, s’il [le non juif] lui dit : « Transgresse l’un d’eux ou tu seras tué », il doit se faire tuer plutôt que transgresser. Dans quel cas cela s’applique-t-il ? Si le non juif recherche son propre profit, par exemple, le contraint à construire sa maison le chabbat ou à lui cuire son met, ou s’il [le non juif désire] viole[r] une femme, ou un cas semblable. En revanche, si son seul but est de lui faire transgresser les commandements, [d’autres règles s’appliquent : si cela se passe] en privé, et non en présence de dix juifs, il [le juif] doit transgresser plutôt que de se faire tuer. Mais s’il [le non juif] le contraint en présence de dix juifs, il doit se faire tuer plutôt que transgresser, même s’il [le non juif] ne cherche qu’à lui faire transgresser un des autres commandements [de la Thora].
3. Toutes ces [règles] s’appliquent seulement quand il n’y a pas de persécutions religieuses. Mais en temps de persécutions, quand un roi scélérat comme Nabuchodonosor et ses semblables promulguent des décrets contre les juifs pour abolir leur religion ou l’un des commandements, il est préférable de se faire tuer plutôt que de transgresser, même [quand cela implique seulement la transgression d’]un commandement autre [que les trois susmentionnés], [que cette contrainte soit exercée] en présence de dix juifs ou au milieu de non juifs.
4. Dans tout [cas où la règle] est : « Il doit transgresser plutôt que se faire tuer », s’il se fait tuer et ne transgresse pas, il est tenu responsable de sa vie. Et dans tout [cas où la règle] est qu’il « doit se faire tuer plutôt que de transgresser », s’il se fait tuer et ne transgresse pas, il sanctifie le Nom [de D.ieu]. Et si cela a lieu en présence de dix juifs, il sanctifie le Nom [de D.ieu] publiquement comme Daniel, Hanania, Michael et Azaria, Rabbi Akiva et ses collègues ; ce sont les dix [sages] tués par les autorités, qui n’ont pas de supérieur. À leur sujet, il est dit : « Mais pour toi, nous subissons chaque jour la mort ; on nous considère comme des brebis destinées à l’abattage ». Il est dit [également] à leur sujet : « Rassemblez-moi mes pieux serviteurs, qui ont contracté Mon alliance par un sacrifice ». Si celui dont il est dit qu’il doit se faire tuer et ne pas transgresser transgresse plutôt que de se faire tuer, il profane le Nom [de D.ieu]. Et si cela a lieu en présence de dix juifs, c’est une profanation publique du Nom [de D.ieu]. Il manque à un commandement positif, qui est la sanctification du Nom [de D.ieu] et transgresse un commandement négatif, qui est la profanation du Nom [de D.ieu]. Néanmoins, étant donné qu’il est contraint [dans sa transgression], on ne lui inflige pas la flagellation, et inutile de mentionner que le tribunal ne le met pas à mort, même s’il est contraint de tuer [autrui]. En effet, la flagellation et la peine de mort ne sont appliquées que pour celui qui transgresse la volonté [de D.ieu] de plein gré, en présence de témoins, et en ayant été mis en garde, ainsi qu’il est dit, à propos de celui qui offre sa descendance à Molekh : « Je dirigerai Mon regard sur cet homme » ; par tradition orale, ils [les sages] ont appris que [l’adjectif démonstratif] « cet » [précise qu’il ne s’agit] ni d’une personne contrainte, ni d’une personne involontaire, ni d’une personne induite en erreur. Si celui qui est contraint au paganisme – qui est [une faute] plus grave que toutes les autres – n’est pas passible de retranchement, et inutile de mentionner, de mort par le tribunal, a fortiori en est-il de même pour [celui qui transgresse] les autres commandements de la Thora [sous la contrainte]. [De même,] concernant les interdits sexuels, il est dit : « tu ne feras rien à la jeune fille ». (Toutefois, s’il peut s’échapper et fuir l’autorité de ce roi scélérat mais ne le fait pas, il est [considéré] comme un chien qui retourne [lécher] sa vomissure. Il est alors considéré comme s’adonnant au paganisme volontairement ; l’accès au monde futur lui est bloqué, et il descend au plus bas niveau de la Géhenne) .
5. Si des non juifs disent à un groupe de femmes : « Livrez-nous l’une de vous, que nous allons souiller ; sinon, nous vous souilleront toutes », il est préférable qu’elles se fassent toutes souiller plutôt que de leur donner une seule âme juive. De même, si des non juifs disent [à des juifs] : « Livrez-nous l’un de vous, que nous allons tuer, sinon, nous vous tuerons tous », il est préférable qu’ils se fassent tous tuer plutôt qu’ils leur livrent une seule âme juive. [En revanche,] s’ils [les non juifs] désignent [la personne qu’ils désirent] et disent : « Livrez-nous untel, ou nous vous tuerons tous », s’il [cet individu] est passible de mort, comme [ce fut le cas de] Cheva ben Bichri, ils peuvent le leur livrer, bien qu’a priori, une telle directive ne leur soit pas donnée. Et s’il n’est pas passible de mort, il est préférable qu’ils se fassent tous tuer, plutôt qu’ils leur livrent une seule âme juive.
6. Ce qu’ils [les sages] ont dit concernant les contraintes s’applique également concernant la maladie. Quel est le cas ? Quand quelqu’un tombe malade et est en danger de mort, [si bien que] les médecins disent que sa guérison dépend de [la transgression d’]un des interdits de la Thora, on fait [le nécessaire]. Quand il y a un danger [de mort], tous les interdits de la Thora peuvent servir de remède, à l’exception de l’idolâtrie, les arayot et le meurtre, qui ne doivent pas servir de remède, même en cas de danger [de mort]. Et s’il transgresse et guérit, le tribunal le châti²e de manière appropriée.
7. D’où savons qu’aucune de ces trois fautes ne doit être commise, même en cas de danger de mort ? Car il est dit : « Tu aimeras l’Eterne-l ton D.ieu de tout ton corps, de toute ton âme, et de tout ton pouvoir », [c’est-à-dire] même s’il te retire la vie. Tuer un juif pour en guérir un autre, ou pour sauver un homme d’un oppresseur [est impensable ;] il va de soi que la vie de l’un ne saurait pas être sacrifiée pour la vie d’un autre. [Cela s’applique également pour les unions interdites, car la Thora] a assimilé les unions interdites au meurtre comme il est dit : « Car, comme un homme se jette sur un autre et le tue, ainsi cette chose ».
8. Quand dit-on que les autres choses interdites ne peuvent servir de remède qu’en cas de danger ? Lorsqu’il y a un plaisir [associé à l’acte], par exemple, donner à manger à un malade des animaux interdits et rampants, ou du ‘hamets durant Pessa’h, lui donner à manger le jour de Kippour. Mais s’il n’y a pas de plaisir [associé à cet acte], par exemple, lui faire un pansement ou un cataplasme à base de ‘hamets [durant Pessa’h] ou de [fruits] orla, ou lui donner à boire des substances amères mélangées à des aliments interdits à la consommation, de sorte que son palais n’en tire pas de profit, est permis, même s’il n’y a pas de danger [de mort]. Sont exclus les produits [cultivés] au milieu d’un vignoble, et la viande [cuite] dans le lait, qui sont interdits même s’ils ne procurent pas de profit. Aussi ne doivent-ils pas servir de remède, même s’ils ne procurent pas de profit, si ce n’est en cas de danger.
9. Celui qui s’éprend d’une femme, et tombe gravement malade [d’amour], [si bien que] les médecins disent : « sa seule guérison est qu’il ait des rapports avec elle », [on le laisse] mourir et non avoir des rapports avec elle, même si elle est célibataire. On ne lui recommande même pas de parler avec elle derrière un mur ; on le laisse mourir plutôt que de lui donner une telle recommandation, afin que les filles juives ne soient pas [traitées avec] légèreté, chose qui conduirait à l’impudicité.
10. Qui transgresse délibérément, sans y être contraint, l’un des commandements de la Thora avec dédain, par rébellion, profane le Nom [de D.ieu]. C’est pourquoi, il est dit au sujet du serment mensonger : « et tu profanerais le nom de Ton D.ieu, Je suis l’Eterne-l ». S’il commet cette transgression en présence de dix juifs, il profane le nom [de D.ieu] publiquement. Et de même, qui s’écarte d’une faute ou accomplit une mitsva sans [aucune motivation] extérieure : ni peur, ni crainte, ni recherche d’honneurs, mais pour le Créateur, béni soit-Il, comme Joseph le juste s’est retenu de la femme de son maître, sanctifie le Nom [de D.ieu].
11. Il y a d’autres [actes] qui sont compris comme une profanation du nom [de D.ieu]. Quand un homme remarque dans [sa connaissance de] la Thora et renommé pour sa piété, fait des choses qui [ont pour conséquence que] les gens tiennent des propos désobligeants à son égard, bien qu’il n’y ait pas de transgression [proprement parlé], il profane le Nom [de D.ieu]. Par exemple, il fait un achat et ne paie pas immédiatement alors qu’il en a les moyens, si bien que les vendeurs lui réclament [leur dû] et lui atermoie ; ou il se livre immodérément à la plaisanterie, ou mange et boit fréquemment chez des ignorants et en leur compagnie ; ou sa façon de s’adresser aux autres n’est pas douce, et il ne reçoit pas chacun affablement, mais est querelleur et irascible, et ce qui est semblable. Plus le sage est grand, plus il doit être minutieux dans sa conduite, et agir au-delà de ce que la loi exige de lui. De même, si le sage est scrupuleux dans son comportement, doux dans sa conversation, agréable envers son prochain, aimable dans sa façon de le recevoir, et ne réplique pas même quand il est humilié, est courtois même envers ceux qui le traitent avec dédain, intègre dans ses affaires, n’accepte pas volontiers l’hospitalité des ignorants et ne fréquente pas leur compagnie, et n’est vu qu’en train d’étudier la Thora, enveloppé de son tallit, couronné des téfiline, faisant toujours plus qu’il ne lui incombe – sans toutefois se tenir trop à l’écart [de la vie sociale], et devenir esseulé – si bien que tous le louent, l’aiment, et aspirent à lui ressembler, il sanctifie le Nom [de D.ieu]. À son sujet, l’Ecriture dit : « Et Il m’a dit : “Tu es Mon serviteur, Israël, par lequel Je suis glorifié”. »
2. Il y a sept noms : le nom écrit youd-ke-vav-he. Il est le nom explicite [de D.ieu], et est [également] écrit alef-dalet-noun-youd. [Les six autres noms sont] E-l, Elo-ha, Elo-him, Elo-haï, Sha-daï, Tseva-ot. Qui efface même une seule lettre de l’un de ces sept noms se voit infliger la flagellation.
3. Toutes [les lettres] accolées au nom [de D.ieu] placées avant celui-ci [comme préposition], comme le lamed de לי-ה-ו-ה, le beit de בא-להים, ou ce qui est semblable, n’ont pas la même sainteté que le Nom [de D.ieu]. Et toutes [les lettres] accolées au nom [de D.ieu, comme pronom possessif] placées après celui-ci, comme le khaf de א-להיך, et le khaf mem de א-להיכם, et ce qui est semblable, ne peuvent être effacées, et sont considérées comme les autres lettres du nom, parce que le nom leur confère une sainteté. Bien qu’elles reçoivent une sainteté et qu’il soit défendu de les effacer, celui qui efface ces lettres accolées ne se voit pas infliger la flagellation ; toutefois, on lui administre makat mardout.
4. S’il l’on écrit le alef et le lamed du [nom] E-lohim, ou le youd et le he du [nom] youd-ke-vav-he, elles [ces lettres] ne peuvent pas être effacées. Inutile de mentionner que [les lettres] youd-he forment un nom en soi, parce que ce nom est une partie du nom explicite. En revanche, si l’on écrit le shin et le dalet du nom Sha-daï, ou le tsaddei et le beit [du nom] Tseva-ot, elles [ces lettres] peuvent être effacées.
5. Les autres désignations employées pour louer le Saint béni soit-Il, comme le Bienveillant, le Compatissant, le Grand, le Vaillant, le Redoutable, le Fidèle, le Jaloux, le Puissant, et les [désignations] semblables, sont comme les autres textes saints, et il est permis de les effacer.
6. Si un [des] nom[s de D.ieu] est écrit sur un ustensile, on coupe l’emplacement du nom, que l’on enterre. Même si le nom est gravé sur un ustensile en métal ou en verre, et qu’on fait fondre l’ustensile, on se voit infliger la flagellation. Et de même, si un nom [de D.ieu] est écrit sur la peau [de quelqu’un], il se doit pas se laver, ni s’enduire, ni se tenir dans un endroit souillé. S’il doit s’immerger [dans un bain rituel], il enroule un jonc autour [du nom] et s’immerge. Et s’il ne trouve pas de jonc, il entoure ses vêtements, sans serrer [trop fort], de manière à ne pas faire de séparation [entre sa peau et l’eau]. En effet, la seule raison pour laquelle ils [les sages] ont enjoint d’entourer [la peau] d’un jonc est qu’il est défendu de se tenir nu devant le nom [de D.ieu].
7. Celui qui détruit même une seule pierre de l’autel, du Heikhal, ou du reste de la cour [du Temple sans intention de reconstruire,] avec la seule intention de détruire se voit infliger la flagellation, comme il est dit, à propos de l’idolâtrie : « Vous démolirez leurs autels », et il est dit : « Vous ne ferez pas ainsi à l’Eterne-l votre D.ieu ». Et de même, celui qui brûle le bois du Temple dans un but destructif se voit infliger la flagellation, comme il est dit : « vous brûlerez leurs achèra », et il est dit : « vous n’agirez pas ainsi envers l’Eterne-l votre D.ieu ».
8. Les textes sacrés [de la bible], leurs traductions et leurs commentaires, il est défendu de les brûler ou de les détruire directement. Celui qui les détruit directement se voit administrer makat mardout. Dans quel cas cela s’applique-t-il ? Pour les textes sacrés écrits par un juif avec [une intention] sacrée. Toutefois, si un juif hérétique écrit un rouleau de la Thora, on le brûle, avec les noms qu’il contient, parce qu’il n’a pas foi en la sainteté du nom [de D.ieu] et ne l’a pas écrit avec cette intention, mais considère que cela est semblable à toute autre chose. Puisque telle est son intention, le nom n’est pas sanctifié et il est une mitsva de brûler [ce rouleau], afin de ne pas laisser de souvenir des hérétiques et de leurs actes. En revanche, si un non juif écrit le nom [de D.ieu], on l’enterre. Et de même, les textes sacrés qui sont devenus usés ou qui ont été écrits par un non juif doivent être enterrés.
9. Tous les noms [de D.ieu] écrits dans la section d’Abraham sont saints. Même [le nom de D.ieu mentionné dans le passage :] « mon Seigneur, si j’ai trouvé grâce à tes yeux » est sacré. Tous les noms [de D.ieu] mentionnés [dans la section de] Loth sont profanes, à l’exception de celui-ci : « Loth leur dit : « Oh, non, mon Seigneur, voici donc Ton serviteur a trouvé grâce…pour faire vivre mon âme ». Tous les noms [de D.ieu] mentionnés au sujet de la Ghibea-en-Benjamin sont sacrés. Tous les noms mentionnés dans [le passage concernant] Micah sont profanes. Tous les noms mentionnés dans [la section de] Navot sont sacrés. [Le nom] Chlomo mentionné [à plusieurs reprises] dans le Cantique des cantiques est sacré, et est considéré comme les autres désignations [de D.ieu, cf. § 5], sauf dans ce [verset :] « à toi, Chlomo, les mille ». Le terme « roi » dans [les paroles de] Daniel est profane, à l’exception de celui-ci : « Toi, ô, Roi, le Roi des rois », qui est considéré comme les autres désignations [de D.ieu].
Jerusalem Post
Le rapport a révélé que les sites jamais publiés auparavant concentrés principalement dans les zones dominées par le Hezbollah à Beyrouth sont liés au lancement, au stockage et à la production des missiles à moyenne portée Fateh 110 / M600 du groupe et sont «les mêmes que ceux soumis à la Projet de missiles à guidage de précision (PGM) du Hezbollah . »
« Le monde doit comprendre et savoir que ces sites de lancement sont situés au cœur des infrastructures civiles résidentielles et urbaines », a déclaré Tal Beeri, chef du département de recherche au Centre ALMA, au Jerusalem Post .
Un centre de recherche israélien trouve l’emplacement de 28 nouveaux sites de lancement de missiles du Hezbollah à Beyrouth, au Liban (Crédit: ALMA RESEARCH AND EDUCATION CENTER)Un centre de recherche israélien trouve l’emplacement de 28 nouveaux sites de lancement de missiles du Hezbollah à Beyrouth, au Liban (Crédit: ALMA RESEARCH AND EDUCATION CENTER)
Le Hezbollah, a-t-il dit, utilise la population de Beyrouth comme bouclier humain en «n’hésitant pas à placer ses sites de lancement près des bâtiments publics, des établissements d’enseignement, des usines et plus encore».
Selon le rapport, le Hezbollah possède environ 600 missiles Fateh 110 / M600, qui ont une portée allant jusqu’à 300 km., Tandis que les modèles améliorés appelés «D ‘Al-Ficar» ont une portée allant jusqu’à 700 km.
Bien que les sites partagés par le rapport se trouvent à Beyrouth, le rapport indique également que de nombreux sites de lancement de missiles sont concentrés dans le sud du Liban ainsi que dans la vallée de la Bekaa, deux bastions du Hezbollah.
Les sites, qui comprenaient également des emplacements d’infrastructures de commandement et de contrôle, de montage de missiles, de sites de stockage de carburant pour fusées et de soutes à missiles, ont été trouvés à côté d’écoles secondaires, de cliniques, d’hôpitaux, de clubs de golf et de terrains de football, ainsi que de l’ambassade d’Iran et des Libanais. Ministère de la Défense.
«Presque tous les sites se trouvent dans le sud de Beyrouth, une zone contrôlée par le Hezbollah, et sont situés dans des quartiers civils, à l’intérieur de maisons privées, de centres médicaux, d’églises, de sites industriels, de bureaux publics, de chaînes de restauration rapide, ainsi que dans des espaces ouverts à proximité, activant ainsi la tactique du «bouclier humain» », indique le rapport.
Et selon le rapport, « Sur la base de notre compréhension des schémas d’action du Hezbollah, ces sites sont disponibles pour une utilisation opérationnelle immédiate. »
Le rapport s’appuyait sur des informations open source publiées sur Wikimapia.org, malgré certains des emplacements qui avaient été supprimés par la suite par un autre utilisateur identifié comme Dalany_ Mokus, qui, selon eux, est probablement un citoyen russe qui soutient le régime syrien de Bachar. Assad et son allié le Hezbollah.
Bien que l’utilisateur qui a téléchargé les emplacements ne soit pas connu de l’ALMA, ils ont écrit que cela avait probablement été fait par un gouvernement ou une entité de renseignement «souhaitant diffuser des informations obtenues par le biais de rapports de renseignement, bien qu’il soit possible que l’utilisateur soit un particulier avec des informations et des intérêts indépendants dans l’incrimination du Hezbollah ne peut être exclue. »
Un centre de recherche israélien trouve l’emplacement de 28 nouveaux sites de lancement de missiles du Hezbollah à Beyrouth, au Liban (Crédit: ALMA RESEARCH AND EDUCATION CENTER)Un centre de recherche israélien trouve l’emplacement de 28 nouveaux sites de lancement de missiles du Hezbollah à Beyrouth, au Liban (Crédit: ALMA RESEARCH AND EDUCATION CENTER)
Le groupe a élargi son arsenal avec plus de 130 000 roquettes et missiles de toutes sortes de portées et de charges utiles. Et bien qu’il se compose principalement de petites roquettes et missiles sol-sol portatifs et non guidés d’une portée de 10 à 500 km, le groupe continue de travailler sur son projet de missiles de précision.
Ainsi, malgré les efforts et les années investis, l’organisation ne dispose que de plusieurs dizaines de missiles de ce type.
Israël a répété à plusieurs reprises que le transfert de toute arme avancée au Hezbollah est une ligne rouge pour l’État juif et qu’il s’efforcera d’empêcher un tel mouvement.
Le projet du Hezbollah de construire des missiles précis, en utilisant le savoir-faire, le financement et les conseils iraniens, a été ciblé par Israël à de nombreuses reprises en Syrie.
Ynet
Le ministère israélien de la Santé a annoncé mardi qu’il y avait 1 681 nouveaux cas de coronavirus. C’est la deuxième fois de la semaine qu’il y a un nombre record d’infections.
Selon le National Coronavirus Information and Knowledge Center, le nombre de cas confirmés de COVID-19 devrait doubler tous les 12 jours au taux d’infection actuel.
Il y a actuellement 177 patients dans un état grave, dont 55 avec assistance respiratoire mécanique. Les cas actifs de coronavirus en Israël s’élèvent à 21 118. Trois autres personnes ont succombé à la maladie au cours des dernières 24 heures, portant le nombre de morts à 368 depuis le début de la pandémie.
Depuis le début du mois de juillet, 15 525 personnes ont été testées positives pour le virus, presque autant que celles des mois de mars et avril combinés. Selon le ministère de la Santé, les villes avec le plus grand nombre de nouveaux cas signalés au cours de la semaine dernière étaient :
Le directeur général adjoint du ministère de la Santé, le professeur Itamar Grotto, a déclaré mardi à Ynet que le gouvernement espérait réduire considérablement le nombre de cas quotidiens pour éviter une fermeture générale. Il a noté que l’augmentation du nombre de patients graves, qui avait doublé au cours de la dernière semaine, était un fait très préoccupant.
Lundi, le comité des coronavirus de la Knesset a annulé la décision du gouvernement de maintenir les piscines et les gymnases fermés, invoquant le manque de preuves qu’ils sont une source majeure d’infection. Cependant, Grotto a fait valoir que le gouvernement pourrait revoir cette décision et que les gymnases pourraient être fermés à nouveau.
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Alors que le nombre de cas de COVID-19 augmente rapidement en Californie, le gouverneur Gavin Newsom a annoncé lundi des restrictions à l’échelle de l’État pour fermer tous les restaurants à l’intérieur, les musées, les zoos et, de manière significative, les lieux de culte.
Les Beth Habad à travers l’État, qui avaient pu rouvrir, sont maintenant obligées de refermer leurs portes.
«Nous continuons de voir les hospitalisations augmenter et nous continuons de voir une augmentation du taux de positivité dans l’État», a déclaré Newsome. En conséquence, «Nous revenons dans un «mode de modification »de notre commande d’origine à domicile. Il s’agit d’une nouvelle action à l’échelle de l’État, effective aujourd’hui.»
En vertu de la nouvelle ordonnance, les comtés les plus peuplés sont également obligés de fermer des gymnases, les salons de coiffure, les centres commerciaux et d’autres entreprises.
Lundi, la Californie avait plus de 326 000 cas confirmés de COVID-19 et plus de 7 000 décès au total, selon le Los Angeles Times.
Les fermetures resteront en vigueur «jusqu’à ce que l’organisation de santé publique de l’État détermine qu’il est approprié de modifier l’ordre en fonction des conditions de santé publique».