Quatre musulmans crient des insultes au Rav Shmuel Aharon Brodman. Enquête de la police.
Le grand rabbin de Munich, le Rav Shmuel Aharon Brodman, a été attaqué jeudi soir par quatre musulmans qui lui ont crié des propos désobligeants.
Le Rav Brodman, membre de la Conférence des rabbins européens, a appelé la police qui a lancé une chasse à l’homme pour les assaillants.
Yaakov Hagoel, vice-président de l’Organisation sioniste mondiale, a répondu à l’attaque antisémite: «Les incidents antisémites sont devenus une routine et font partie de la routine quotidienne que vivent les Juifs du monde entier.»
« Malheureusement, comme je l’ai dit, une fois que nous pourrons à nouveau parcourir les rues après le passage du coronavirus, les incidents antisémites augmenteront et deviendront encore plus violents, et nous assistons ici à une attaque antisémite», a ajouté Hagoel.
L’année dernière, un rabbin et ses deux fils ont été agressés verbalement alors qu’ils quittaient une synagogue à Munich.
En 2019, l’Allemagne a enregistré le plus grand nombre de crimes antisémites à l’échelle nationale depuis 2001. La police a enregistré 2 032 crimes antisémites, dont deux homicides, en hausse de 13% par rapport à 2018.
1. Le premier des commandements positifs est de savoir qu’il y a un D.ieu, comme il est dit : «Je suis l’Eternel ton D.ieu».
2. Reconnaître Son unicité, comme il est dit : «l’Eternel est notre D.ieu, l’Eternel est Un».
3. L’aimer, comme il est dit : «Tu aimeras l’Eternel ton D.ieu».
4. Le craindre, comme il est dit : «Tu craindras l’Eternel ton D.ieu».
5. Prier, comme il est dit : «Vous servirez l’Eternel votre D.ieu» ; ce service est la prière.
6. S’attacher à Lui, comme il est dit : «Tu t’attacheras à Lui».
7. Jurer en Son Nom, comme il est dit : «Tu jureras en Son Nom».
8. Imiter ses bons et droits chemins, comme il est dit : «Tu marcheras dans ses chemins».
9. Sanctifier Son Nom, comme il est dit : «Et Je serai sanctifié au milieu des enfants d’Israël».
10. Réciter le Chéma deux fois par jour, comme il est dit : «Tu en parleras à ton coucher et à ton lever».
11. Étudier la Torah et l’enseigner, comme il est dit : «Tu l’enseigneras à tes enfants».
12. Attacher les téfiline sur la tête, ainsi qu’il est dit : «Et elles seront des frontaux entre tes yeux».
13. Attacher les téfiline sur son bras, ainsi qu’il est dit : «Tu les attacheras en signe sur ton bras».
14. Faire des tsitsit, comme il est dit : «qu’ils fassent pour eux des tsitsit».
15. Fixer une mezouza, comme il est dit : «Tu les écriras sur les poteaux de ta maison».
16. Rassembler le peuple pour écouter [la lecture de] la Torah à l’issu de la septième [année], ainsi qu’il est dit : «Rassemble le peuple».
17. Que chaque homme écrive pour lui-même un rouleau de la Torah, comme il est dit : «Ecrivez pour vous ce cantique».
18. Que le roi écrive pour lui-même un rouleau de la Torah en plus de celui qui incombe à tout un chacun. Il aura [ainsi] deux [rouleaux de la] Torah, comme il est dit : «il écrira pour lui une copie de cette Torah».
19. Bénir [D.ieu] après avoir mangé, comme il est dit : «Tu mangeras, tu seras rassasié, et tu béniras l’Eternel ton D.ieu».
20. Construire la maison d’Election, comme il est dit : «Vous me ferez un sanctuaire».
21. Révérer le Temple, comme il est dit : «Tu craindras Mon sanctuaire».
22. Surveiller en permanence cette maison, comme il est dit : «et toi, et tes fils avec toi, vous serez devant le tente d’Assignation».
23. Que les lévites servent dans le Temple, comme il est dit : «Et le lévite servira».
24. Que le cohen sanctifie ses mains et ses pieds au moment du service [dans le Temple], comme il est dit : «Aaron et ses fils laveront…».
25. Préparer des lampes du Sanctuaire, comme il est dit : «Aaron et ses fils prépareront».
26. Que les cohanim bénissent les juifs, comme il est dit : «Ainsi, vous bénirez les enfants d’Israël».
27. Disposer le pain et l’oliban devant D.ieu [dans le Temple] chaque chabbat, comme il est dit : «[Et tu placeras sur cette table] du pain de proposition en permanence devant Moi».
28. Brûler l’encens deux fois par jour, comme il est dit : «C’est sur lui qu’Aaron fera brûler l’encens aromatique».
29. Entretenir un feu continuel sur l’autel d’holocaustes, comme il est dit : «Un feu continuel sera entretenu sur l’autel».
30. Retirer les cendres de l’autel, ainsi qu’il est dit : «Il enlèvera la cendre».
31. Renvoyer les personnes impures du camp de la présence Divine, qui est le Temple, comme il est dit : «qu’ils renvoient du camp tout individu atteint d’affection lépreuse ou de flux, ou souillé par un cadavre».
32. Faire honneur aux descendants d’Aaron, et leur donner priorité dans toute [cérémonie] religieuse, comme il est dit : «Et tu le sanctifieras».
33. Revêtir les cohanim des vêtements de prêtrise pour le service, comme il est dit : «Et tu feras des vêtements saints».
34. Porter l’arche sur les épaules quand il est nécessaire de le porter, comme il est dit : «ils le porteront sur les épaules».
35. Oindre les grands prêtres et les rois avec l’huile d’onction, comme il est dit : «huile d’onction sainte».
36. Que les cohanim servent dans le Temple [durant l’année répartis] en gardes, et durant les fêtes ensemble, ainsi qu’il est dit : «Si le lévite vient… [il pourra servir]…à l’exception de ses ventes patrimoniales».
37. Que les cohanim se rendent impurs pour leurs proches parents [défunts] et portent le deuil de ceux-ci comme les autres israélites ordinaires ont l’obligation de porter le deuil de leurs [proches parents] défunts, comme il est dit : «Il se rendra impur pour elle» .
38. Qu’un grand prêtre épouse une femme vierge, comme il est dit : «Il devra épouser une femme vierge».
39. Offrir les offrandes de tamid chaque jour, comme il est dit : «deux par jour, holocauste perpétuel».
40. Que le grand prêtre offre une oblation chaque jour, comme il est dit : «Ceci est le sacrifice de Aaron et de ses fils».
41. [Offrir] un sacrifice supplémentaire chaque chabbat, comme il est dit : «et le jour du chabbat, deux agneaux».
42. [Offrir] un sacrifice supplémentaire chaque premier du mois, comme il est dit : «Et lors de vos néoménies […]».
43. [Offrir] un sacrifice supplémentaire lors de la fête de Pessa’h, ainsi qu’il est dit : «Sept jours durant, vous offrirez un holocauste à l’Eternel».
44. Offrir l’oblation du omer le lendemain du premier jour de Pessa’h ensemble avec un agneau, ainsi qu’il est dit : «Et vous apporterez le omer, les prémices de vos moissons, au cohen».
45. [Offrir] un sacrifice supplémentaire le jour de Chavouot, ainsi qu’il est dit : «Le jour des prémices…»
46. Apporter les deux pains avec les sacrifices qui accompagnent les pains le jour de Chavouot, ainsi qu’il est dit : «De vos habitations, vous apporterez [deux] pains destinés au balancement».
47. [Offrir] un sacrifice supplémentaire à Roch Hachana, comme il est dit : «au septième mois, le premier jour du mois».
48. [Offrir] un sacrifice supplémentaire le jour du jeûne [de Kippour], comme il est dit : «Et au dixième jour du septième mois, il y aura pour vous convocation sainte».
49. Effectuer le service de la journée le jour du jeûne [de Kippour], ainsi qu’il est dit : «Voici avec quoi Aaron entrera dans le sanctuaire : avec un jeune taureau» ; tout le service est décrit dans la section Aharei Mot.
50. [Offrir] un sacrifice supplémentaire durant la fête de Souccot, comme il est dit : «Vous offrirez un holocauste, comme sacrifice d’odeur agréable».
51. [Offrir] un sacrifice supplémentaire le jour de Chemini Atseret car c’est une fête à part entière, comme il est dit : «Et le huitième jour […]».
52. Célébrer les fêtes de pèlerinages, comme il est dit : «Tu célébreras pour Moi trois fêtes».
53. Paraître [devant D.ieu] durant les fêtes de pèlerinage, comme il est dit : «Trois fois par an, toute personne mâle parmi vous paraîtra».
54. Se réjouir durant les fêtes de pèlerinage, comme il est dit : «Tu te réjouiras durant tes fêtes».
55. Abattre l’agneau Pascal, comme il est dit : «Et toute l’assemblée l’abattra».
56. Manger la chair du sacrifice Pascal grillée la nuit du quinze Nissan, comme il est dit : «et ils mangeront la viande».
57. Offrir le second sacrifice Pascal, ainsi qu’il est dit : «c’est au second mois, le quatorze…»
58. Mangez la viande du second sacrifice Pascal avec des azymes et des herbes amères, comme il est dit : «Ils le mangeront avec des azymes et des herbes amères».
59. Sonner des trompettes quand les sacrifices [sont offerts] et dans les moments difficiles, comme il est dit : «vous sonnerez des trompettes».
60. Que tous les animaux sacrifiés soient [âgés] de huit jours ou plus, ainsi qu’il est dit : «à partir du huitième jour».
61. Que tout animal offert en sacrifice soit sans défaut, comme il est dit : «sans défaut, pour être agréé».
62. Saler chaque sacrifice, comme il est dit : «à tous tes sacrifices, tu joindras du sel».
63. Le rituel de holocauste, comme il est dit : «si son sacrifice est un holocauste».
64. Le rituel de l’offrande expiatoire, comme il est dit : «ceci est la règle de l’expiatoire».
65. Le rituel de l’offrande de culpabilité, comme il est dit : «Ceci est la règle de l’offrande de culpabilité».
66. Le rituel du sacrifice de paix, comme il est dit : «Ceci est la règle du sacrifice de paix».
67. Le rituel de l’oblation, comme il est dit : «Quand une personne offrira une oblation».
68. Que [les membres du Grand] tribunal offrent un sacrifice s’ils donnent une directive erronée, ainsi qu’il est dit : «Et si toute l’assemblée d’Israël a pêché par inadvertance».
69. Qu’un particulier offre un sacrifice expiatoire s’il transgresse par inadvertance un commandement négatif passible de retranchement, comme il est dit : «Quand une personne faute».
70. Qu’un particulier offre un sacrifice s’il doute s’il a commis une faute passible d’une offrande expiatoire ou non, comme il est dit : «mais est incertain… Il apportera son sacrifice de culpabilité». Ceci est désigné comme le sacrifice de culpabilité conditionnel.
71. Qu’une personne qui commet un sacrilège par inadvertance ou faute en volant, ou [en ayant des rapports avec] une servante désignée [pour un autre homme], ou en niant un dépôt et prêtant un serment [mensonger à cette fin], apporte un sacrifice expiatoire. Celui-ci est désigné comme «sacrifice de culpabilité inconditionnel».
72. Offrir le sacrifice de nature variable, comme il est dit : «si ses moyens ne vont pas jusqu’à […] s’il n’a pas les moyens».
73. Qu’une personne se confesse devant D.ieu de toute faute qu’elle a commise, qu’elle apporte un sacrifice ou non, ainsi qu’il est dit : «Et ils confesseront les fautes qu’ils ont commises.
74. Qu’un zav offre un sacrifice lorsqu’il devient purifié [de son flux], comme il est dit : «quand un zav deviendra pur».
75. Qu’une [femme] zava offre un sacrifice lorsqu’elle devient pure, comme il est dit : «Quand elle deviendra pure de son état de zava».
76. Que l’individu atteint d’affection lépreuse offre un sacrifice lorsqu’il devient pur, comme il est dit : «Le huitième jour, il prendra».
77. Qu’une femme ayant accouché offre un sacrifice quand elle devient pure, comme il est dit : «au terme de ses jours de pureté».
78. Prélever la dîme du bétail, comme il est dit : «toute dîme du gros et du menu bétail, tout ce qui passera».
79. Sanctifier le premier-né d’un animal pur [propre à la consommation] et l’offrir en sacrifice, comme il est dit : «Tout premier-né…»
80. Racheter les [fils] premier-nés, comme il est dit : «mais tu rachèteras certainement le premier-né de l’homme».
81. Racheter un âne premier-né, comme il est dit : «et le premier-né d’un âne, tu le rachèteras par un agneau».
82. Décapiter l’âne premier-né [qui n’est pas racheté], comme il est dit : «si tu ne le rachètes pas, tu le décapiteras».
83. Qu’une personne apporte tous les sacrifices qui lui incombent [d’apporter], par obligation, ou par offrande volontaire, à la première fête de pèlerinage qui se présente, ainsi qu’il est dit : «Et tu iras là-bas… et tu apporteras là-bas».
84. Offrir tous les sacrifices dans la maison d’Election, comme il est dit : «Tu y feras tout ce que je t’ordonne».
85. Prendre soin d’apporter les sacrifices de la diaspora en Terre [d’Israël] dans la Maison d’Élection, comme il est dit : «Tu prendras tes offrandes consacrées que tu auras et tes offrandes volontaires et tu iras». ; par tradition orale, ils [les sages] ont appris qu’il n’est question que des offrandes de la diaspora.
86. Racheter les [animaux] consacrés qui ont eu un défaut, et ils deviennent alors permis, comme il est dit : «Néanmoins, à ton gré, tu pourras tuer des animaux» ; par tradition orale, ils [les sages] ont appris qu’il est question des animaux consacrés qui ont été rachetés.
87. Qu’un animal substitué [à un animal consacré] soit consacré, ainsi qu’il est dit : «[L’animal consacré] et [l’animal] substitué seront consacrés.
88. Manger les restes des oblations, comme il est dit : «Aaron et ses fils mangeront les restes».
89. Manger la viande du sacrifice expiatoire et du sacrifice de culpabilité, comme il est dit : «Ils les mangeront [les sacrifices] par lesquels a eu lieu l’expiation».
90. Brûler la viande consacrée devenue impure, comme il est dit : «et la chair qui toucherait toute impureté».
91. Brûler les restes [des sacrifices], comme il est dit : «et ce qui reste de la viande du sacrifice au troisième jour sera brûlé par le feu».
92. Que le nazir laisse pousser ses cheveux, comme il est dit : «il laissera croître librement la chevelure de sa tête».
93. Que le nazir se rase quand il apporte ses sacrifices au terme de son naziréat ou durant son naziréat s’il s’est rendu impur, comme il est dit : «si quelqu’un meurt près de lui».
94. Qu’une personne accomplisse toute [promesse] qu’elle prononce, que ce soit un sacrifice, [un don à] la charité, ou ce qui est semblable, ainsi qu’il est dit : «ce qui sort de tes lèvres, tu garderas».
95. Appliquer les lois mentionnées dans la Torah concernant l’annulation des vœux.
96. Que toute [personne] qui touche la carcasse [d’un animal] soit impure, comme il est dit : «si un animal meurt».
97. Que les [carcasses des] huit rampants communiquent l’impureté, comme il est dit : «ceci sera pour vous impur».
98. Que [certains] aliments communiquent l’impureté, ainsi qu’il est dit : «de tout aliment que vous consommerez».
99. Qu’une [femme] nidda soit impure et transmette l’impureté aux autres.
100. Qu’une [femme] qui enfante soit impure comme une [femme] nidda.
101. Qu’une personne atteinte d’affection lépreuse soit impure et transmette l’impureté.
102. Qu’un vêtement atteint d’affection lépreuse soit impur et transmette l’impureté.
103. Qu’une maison atteinte d’affection lépreuse transmette l’impureté.
104. Qu’un zav transmette l’impureté.
105. Que la matière séminale transmette l’impureté.
106. Qu’une [femme] zava transmette l’impureté.
107. Qu’un cadavre communique l’impureté.
108. Que l’eau de lustration communique l’impureté à une personne pure et purifie seulement une personne devenue impure par un cadavre. La majorité des règles relatives à chaque type d’impureté sont exposées dans la Loi Écrite.
109. Que la purification de tout type d’impureté se fasse par l’immersion dans l’eau d’un mikve, comme il est dit : «Il lavera tout son corps dans l’eau». Par tradition orale, ils [les sages] ont appris que laver [signifie s’immerger dans une masse] d’eau où le corps entier peut s’immerger en une seule fois.
110. Que le processus de purification de l’affection lépreuse – d’un homme ou d’une maison – se fasse avec du bois de cèdre, de l’origan, de l’écarlate, deux oiseaux, et de l’eau vive, comme il est dit : «Ceci sera la loi de l’individu atteint d’affection lépreuse».
111 Que l’individu atteint d’affection lépreuse se rase entièrement, comme il est dit : «ce sera au septième jour, il rasera tous ses poils».
112. Que l’individu atteint d’affection lépreuse fasse connaître à tous [son état] par [les signes] mentionnés [dans la Torah] le concernant : «ses vêtements seront déchirés, [les cheveux de] sa tête ne seront pas coupés…». De même, les autres personnes impures doivent faire connaître [leur état].
113. Préparer la vache rousse afin que sa cendre soit prête [à l’utilisation], comme il est dit : «elle sera pour l’assemblée des enfants d’Israël [en dépôt…]».
114. [Qu’une personne] qui fait un vœu de l’estimation [faite par la Torah de la valeur] d’un homme paie le montant fixe mentionné dans la section [de la Torah], comme il est dit : «Si un homme exprime un vœu».
115. [Qu’une personne] qui fait un vœu de l’estimation d’un animal impur [impropre à la consommation] en paie la valeur, comme il est dit : «Il fera se tenir l’animal».
116. [Qu’une personne] qui fait vœu de l’estimation de sa maison paie [le prix] évalué par le cohen, ainsi qu’il est dit : «Et le cohen déterminera sa valeur».
117. [Qu’une personne] qui consacre son champ paie le montant déterminé par [la Torah], comme il est dit : «l’évaluation sera en fonction de sa semence».
118. Que celui qui, par inadvertance, fait usage d’un objet sacré paie le prix de [l’objet] qu’il a profané, en ajoutant un cinquième [à son prix], ainsi qu’il est dit : «quant au tort qu’il aura causé à ce qui est sacré».
119. Que les fruits de la quatrième année soient sacrés, comme il est dit : «tous ses fruits seront sanctifiés comme louage pour l’Eternel»
120. Laisser un coin [du champ non moissonné].
121. Laisser la glane.
122. Laisser la gerbe oubliée.
123. Laisser les grappillons d’une vigne.
124. Laisser les raisins tombés, car à propos de tous ceux-ci, il est dit : «Tu les abandonneras au pauvre et au converti» ; ceci est le commandement positif pour [tous ces dons].
125. Apporter les prémices à la Maison d’Election, comme il est dit : «les premiers fruits de ta terre».
126. Séparer la grande térouma pour le cohen, comme il est dit : «Tu lui donneras les prémices de ton blé».
127. Séparer la dîme du blé pour les lévites, ainsi qu’il est dit : «Toute la dîme de la terre…»
128. Séparer la seconde dîme, afin qu’elle soit consommée par son propriétaire à Jérusalem, comme il est dit : «Tu prélèveras la dîme» ; par tradition orale, ils [les sages] ont appris qu’il est question de la seconde dîme.
129. Que les lévites prélèvent eux aussi un dixième de la dîme qu’ils ont reçue des israélites, et le donnent aux cohanim, comme il est dit : «Parle aux lévites».
130. Séparer la dîme du pauvre à la place de la seconde dîme la troisième et la sixième [année] du cycle de sept ans, comme il est dit : «au bout de trois ans, tu feras sortir toute la dîme de ta récolte».
131. Réciter la confession concernant les dîmes, ainsi qu’il est dit : «Tu diras devant l’Eternel D.ieu : “J’ai éliminé ce qui est sacré”».
132. Lire la déclaration [de remerciement] pour les prémices, comme il est dit : «Tu annonceras et diras devant l’Eternel ton D.ieu».
133. Prélever la ‘halla [et la donner] au cohen, ainsi qu’il est dit : «Comme prémices de votre pâte, vous prélèverez une miche en prélèvement».
134. Laisser la terre en friche [la septième année], comme il est dit : «Durant la septième année, tu la laisseras en friche, et tu l’abandonneras».
135. Interrompre le travail de la terre [la septième année], comme il est dit : «tu t’abstiendras du labour et de la moisson».
136. Sanctifier l’année du Jubilé en interrompant le travail, comme pour la chemita, ainsi qu’il est dit : «Vous sanctifierez la cinquantième année».
137. Sonner du choffar l’année du Jubilé, comme il est dit : «tu feras entendre le son du choffar».
138. Restituer les terres [patrimoniales] durant l’année du Jubilé, comme il est dit : «Dans toutes vos terres patrimoniales, il y aura un rachat pour la terre».
139. Que les maisons dans une ville murée puissent être rachetées jusqu’à l’expiration d’une année [après la vente], comme il est dit : «si quelqu’un vend une maison d’habitation située dans une ville murée».
140. Compter les années et les cycles de sept ans [chemita] du cycle du Jubilé [cinquante ans], comme il est dit : «Tu compteras sept…»
141. Annuler toutes les dettes lors de la septième [année], comme il est dit : «tout créancier doit faire remise».
142. Exercer une pression sur un non juif [pour qu’il s’acquitte de sa dette], comme il est dit : «tu presseras le non juif, mais ce que ton frère aura à toi, que ta main l’abandonne».
143. Donner au cohen l’épaule, la mâchoire, et l’estomac d’un animal [abattu], comme il est dit : «il donnera au cohen l’épaule, la mâchoire, et l’estomac».
144. Donner les prémices de la tonte au cohen, comme il est dit : «Tu lui donneras les prémices de la tonte de tes moutons».
145. Appliquer les lois relatives aux [biens] voués, ceux qui reviennent à D.ieu et ceux qui reviennent au cohen, comme il est dit : «Mais toute propriété qu’un homme vouera».
146. Abattre rituellement un animal domestique, un animal sauvage, ou un volatile avant d’en manger la chair, ainsi qu’il est dit : «tu pourras égorger de ton bétail et de tes moutons».
147. Recouvrir le sang des animaux sauvages et des volatiles [égorgés], comme il est dit : «il versera son sang et le couvrira de poussière».
148. Renvoyer la mère [des oisillons] du nid [si l’on désire prendre les petits], comme il est dit : «Tu renverras certainement la mère».
149. Vérifier les signes [qui permettent d’identifier] les animaux [comme cacher], comme il est dit : «Tels sont les animaux que vous pourrez manger».
150. Vérifier les signes [de pureté] des volatiles de manière à distinguer ceux qui sont impurs [non cachers] de ceux qui sont purs, comme il est dit : «Tout oiseau pur…»
151. Vérifier les signes [de pureté] des sauterelles afin de savoir laquelle est pure [propre à la consommation] et laquelle est impure, comme il est dit : «celui qui a des articulations»
152. Vérifier les signes [de pureté] des poissons, comme il est dit : «Voici ce que vous mangerez de tout ce qui se trouve dans l’eau»
153. Sanctifier les mois et calculer les années et les mois. [Cela est du ressort] du tribunal seulement, comme il est dit : «Ce mois sera pour vous le commencement des mois, il sera pour vous le premier des mois de l’année».
154. Cesser [toute activité] le Chabbat, comme il est dit : «Au septième [jour], tu chômeras».
155. Sanctifier le Chabbat, comme il est dit : «Souviens-toi du jour du Chabbat pour le sanctifier».
156. Détruire le ‘hamets [avant Pessa’h], comme il est dit : «le premier jour [veille de la fête], vous éliminerez le levain de vos maisons».
157. Faire le récit de la sortie d’Egypte la première nuit de la fête des azymes, comme il est dit : «Tu diras à ton fils ce jour-là…»
158. Manger des azymes cette nuit-là, comme il est dit : «au soir, vous mangerez des azymes».
159. Cesser [toute activité] le premier jour de Pessa’h, comme il est dit : «le premier jour, il y aura convocation sainte».
160. Cesser [toute activité] le septième [jour de la fête de Pessa’h], comme il est dit : «le septième jour, convocation sainte».
161. Compter quarante-neuf jours depuis la moisson du omer, comme il est dit : «Vous compterez pour vous à partir du lendemain du jour de repos».
162. Cesser [toute activité] au cinquantième jour [Chavouot], comme il est dit : «Vous célébrerez ce jour-là même ; ce sera une convocation sainte».
163. Cesser [toute activité] le premier jour du septième mois [Roch Hachana], comme il est dit : «le premier jour du mois, ce sera pour vous un repos».
164. Jeûner le dixième [jour] de ce [mois, Yom Kippour], comme il est dit : «Le dixième [jour] du mois, vous mortifierez vos personnes».
165. Cesser [toute activité ce] jour de jeûne, comme il est dit : «un chabbat de repos solennel»
166. Cesser [toute activité] le premier [jour] de la fête de Souccot, comme il est dit : «Le premier jour, convocation sainte».
167. Cesser [toute activité] le huitième [jour] de la fête, comme il est dit : «le huitième jour, convocation sainte».
168. Résider dans une soucca pendant sept jours, comme il est dit : «Vous résiderez dans des cabanes pendant sept jours».
169. Prendre le loulav [et les trois autres espèces pendant Souccoth], comme il est dit : «Vous prendrez pour vous, le premier jour, le fruit de l’arbre hadar [le cédratier], une branche de palmier…».
170. Écouter le son du chofar à Roch Hachana, comme il est dit : «Ce sera pour vous un jour de sonnerie [du chofar]».
171. Donner un demi-sicle chaque année, comme il est dit : «Ceci sera donné par tous ceux qui seront inclus dans le dénombrement».
172. Obéir à chaque prophète en toute époque que ce soit, pourvu qu’il n’ajoute et ne retire rien [aux commandements de la Torah], comme il est dit : «Vous l’écouterez».
173. Nommer un roi, comme il est dit : «Tu établiras un roi sur toi».
174. Obéir à tout Grand Tribunal établi pour le peuple juif, comme il est dit : «conformément au jugement».
175. Suivre la majorité s’il y a une divergence d’opinions au sein du Sanhédrin dans la loi, comme il est dit : «Selon la majorité pour faire pencher».
176. Nommer des juges et des magistrats du tribunal dans chaque communauté juive, comme il est dit : «Tu institueras des juges et des magistrats».
177. Traiter impartialement les parties en litige qui se tiennent [au tribunal] pour être jugées, comme il est dit : «Juge ton prochain avec justice».
178. Que quiconque a des informations témoigne au tribunal, comme il est dit : «et il est témoin : ou il a vu, ou il a su».
179. Interroger minutieusement les témoins, comme il est dit : «Tu feras une enquête, tu examineras, et tu t’informeras avec soin».
180. Appliquer aux témoins la même peine que celle qu’ils désiraient faire subir [à l’accusé], comme il est dit : «Vous lui ferez ce qu’il avait le dessein de faire».
181. Décapiter la génisse [apportée en expiation pour un crime inexpliqué], comme il est dit : «Ils décapiteront la génisse auprès de la rivière.»
182. Préparer six villes de refuge, comme il est dit : «Tu prépareras la route et tu diviseras en trois».
183. Donner aux Lévites des villes pour résider, qui peuvent également servir de villes de refuge, comme il est dit : «qu’ils donnent aux lévites […] des villes».
184. Construire un parapet, comme il est dit : «Tu feras un parapet à ton toit».
185. Détruire les faux dieux et tous leurs objets de culte, comme il est dit : «Vous détruirez certainement».
186. Tuer les habitants d’une ville dévoyée à l’idolâtrie et brûler la ville, comme il est dit : «Tu brûleras la ville et tout son butin».
187. Détruire les sept peuples [vivant en] Terre d’Israël [énumérés dans la Torah], comme il est dit : «Tu les extermineras certainement».
188. Exterminer la descendance d’Amalek, comme il est dit «Tu effaceras le souvenir d’Amalek».
189. Se souvenir continuellement de ce que nous fit Amalek, comme il est dit : «Souviens-toi de ce que t’a fait Amalek».
190. Agir dans une guerre volontaire conformément aux lois de la Torah, comme il est dit : «Quand tu t’approcheras d’une ville».
191. Oindre un cohen [qui s’adressera au peuple avant la] guerre, comme il est dit : «le cohen s’avancera et parlera au peuple».
192. Préparer un endroit [à l’extérieur] du camp [pour servir de lieux d’aisance], comme il est dit : «Tu prépareras un endroit à l’extérieur du camp».
193. Préparer une bêche [pour creuser un trou et couvrir ses excréments], comme il est dit : «Tu auras une bêche dans ton équipement».
194. Restituer un objet volé, comme il est dit : «Il rendra l’objet qu’il aura volé».
195. Donner la charité, comme il est dit : «Tu ouvriras certainement ta main».
196. Offrir un «présent de séparation» à l’esclave hébreu, comme il est dit : «Tu lui donneras certainement un présent», et de même pour la servante hébreu.
197. Prêter au pauvre, comme il est dit : «Si tu prêtes de l’argent à Mon peuple». Le terme «si» ne vise pas ici un [acte] facultatif, mais un commandement, comme il est dit : «Tu lui prêteras certainement».
198. Prêter à intérêts au non-Juif, comme il est dit : «à l’étranger tu feras de l’usure» ; par tradition orale, ils [les sages] ont appris que ceci est un commandement positif.
199. Rendre un gage à son propriétaire, comme il est dit : «Tu lui rendras certainement le gage».
200. Payer le salaire d’un employé à temps, comme il est dit : «Tu lui donneras son salaire le jour même».
201. Qu’un employé [ouvrier agricole] ait le droit de manger [des produits du champ] pendant qu’il travaille, comme il est dit : «Quand tu entreras dans la vigne de son prochain […] Quand tu entreras dans les blés mûrs de ton prochain».
202. Aider son prochain à décharger un fardeau que lui ou son animal [porte], comme il est dit : «Tu l’aideras certainement».
203. [Aider son prochain à] recharger son animal, comme il est dit : «tu le relèveras avec lui».
204. Restituer un objet perdu, comme il est dit : «tu les ramèneras à ton frère».
205. Faire des remontrances à celui qui faute, ainsi qu’il est dit : «tu feras des remontrances à ton prochain».
206. Aimer chaque membre de l’alliance [notre peuple], comme il est dit : «Tu aimeras ton prochain comme toi-même».
207. Aimer le prosélyte, comme il est dit : «Vous aimerez le prosélyte».
208. S’assurer de l’exactitude des balances et des poids, comme il est dit : «des balances justes, et des poids corrects».
209. Honorer les sages, comme il est dit : «Tu te lèveras devant un ancien».
210. Honorer son père et sa mère, comme il est dit : «Honore ton père et ta mère».
211. Révérer son père et sa mère, comme il est dit : «un homme craindra sa mère et son père».
212. Fructifier et se multiplier, [comme il est dit :] «Fructifiez vous et multipliez vous».
213. Avoir des rapports intimes [uniquement avec] mariage, comme il est dit : «Si un homme prend une femme».
214. Que le jeune marié réjouisse son épouse pendant un an, comme il est dit : «il sera libre pour sa maison pendant un an».
215. Circoncire son fils, comme il est dit : «au huitième jour, la chair de son prépuce sera circoncise».
216. Épouser la femme de son frère [décédé sans enfant], comme il est dit : «son beau-frère s’unira à elle».
217. Retirer la chaussure du beau-frère [s’il ne désire pas l’épouser], comme il est dit : «Elle retirera la chaussure de son pied».
218. Que le violeur épouse la femme qu’il a violée, comme il est dit : «elle deviendra sa femme».
219. Que le diffamateur reste marié à son épouse durant toute sa vie, comme il est dit : «il l’aura pour femme».
220. Appliquer au séducteur [l’amende de] cinquante sicles, ainsi que les autres lois, comme il est dit : «si [un homme] séduit».
221. Agir envers la «belle captive» conformément à ce qui est écrit dans la Torah, comme il est dit : «si tu vois parmi les captives une femme de belle apparence».
222. Divorcer avec un acte de divorce, comme il est dit : «Et il lui écrira un acte de divorce».
223. Appliquer pour la [femme] sota la [procédure décrite dans] la Torah, comme il est dit : «et le cohen lui appliquera cette règle en tout point».
224. Fouetter le méchant, comme il est dit : «le juge le fera mettre à terre et battre devant lui».
225. Exiler celui qui a commis un meurtre par inadvertance, ainsi qu’il est dit : «Il y résidera jusqu’à la mort du grand prêtre».
226. Que le tribunal mette à mort par l’épée, ainsi qu’il est dit : «il sera vengé».
227. Que le tribunal mette à mort par strangulation, comme il est dit : «l’homme et la femme adultères doivent être mis à mort».
228. Que le tribunal [mette à mort] par le feu, comme il est dit : «ils seront livrés au feu».
229. Que le tribunal [mette à mort par] lapidation avec des pierres, comme il est dit : «vous les lapiderez…»
230. Pendre [le corps] de celui qui est passible [d’être pendu], comme il est dit : «tu l’auras pendu à un arbre».
231. Enterrer [le corps de] la personne exécutée le jour même, comme il est dit : «tu l’enterras le jour même».
232. Appliquer les lois prescrites [dans la Torah] à l’esclave hébreu, comme il est dit : «si tu achètes un esclave hébreu».
233. Épouser la servante hébreu, comme il est dit : «qui se l’était désignée, il la fera se racheter».
234. Racheter la servante hébreu, comme il est dit : «il la fera se racheter».
235. Qu’un esclave cananéen reste asservi pour toujours, comme il est dit : «vous les traiterez perpétuellement en esclaves».
236. Que celui qui blesse [autrui] paie une indemnité pécuniaire, comme il est dit : «si des hommes se querellent et que l’un frappe».
237. Appliquer les lois relatives aux dommages causés par un animal, comme il est dit : «si le bœuf d’un homme heurte le bœuf de son prochain».
238. Appliquer les lois relatives aux dommages causés par une fosse, comme il est dit : «si un homme ouvre une fosse».
239. Appliquer au voleur la peine du paiement du double [s’il dérobe un bien] ou la peine de mort [en cas de kidnappage], ainsi qu’il est dit : «si [un homme] dérobe», «si, pendant une effraction, un voleur est pris», «celui qui enlève un homme et le vend».
240. Appliquer les lois relatives aux dommages causés par la pâture, comme il est dit : «si un homme fait paître [ses animaux dans] un champ ou un vignoble».
241. Appliquer les lois relatives aux dommages causés par le feu, comme il est dit : «s’il sort un feu qui rencontre des ronces».
242. Appliquer les lois relatives au gardien non rémunéré, comme il est dit : «si un homme donne en garde à un autre de l’argent…»
243. Appliquer les lois relatives au [gardien] rémunéré, comme il est dit : «si quelqu’un donne à son prochain un âne ou un bœuf».
244. Appliquer les lois relatives à l’emprunteur, comme il est dit : «si quelqu’un emprunte à un autre».
245. Appliquer les lois relatives aux transactions commerciales, comme il est dit : «si tu fais une vente à ton prochain».
246. Appliquer les lois relatives aux réclamations faites, comme il est dit : «pour toute affaire de fraude, bœuf, âne, mouton».
247. Sauver une personne qui est poursuivie de son poursuivant, même s’il est nécessaire de tuer ce dernier, comme il est dit : «tu lui couperas la main».
248. Appliquer les lois des héritages, comme il est dit : «si un homme décède sans avoir de fils».
«Au nom de l’Eternel, le D.ieu du monde.»
«Je n’aurais pas honte, en regardant tous tes commandements.»Tous les commandements que Moïse reçut sur le Sinaï, furent donnés ensemble avec leur interprétation, comme il est dit : « Je te donnerai les tables de pierre, la loi et le commandement » ; « la loi » fait référence à la Loi Ecrite, le commandement [fait référence] à son interprétation. Il [D.ieu] nous a enjoint d’observer la loi conformément au « commandement » [l’interprétation]. Ce « commandement » est ce qui est appelé la Loi Orale. La Torah entière fut écrite par Moïse notre maître avant son décès, de sa propre main. Il remit un rouleau à chaque tribu, et plaça [également] un rouleau dans l’arche, en témoignage, ainsi qu’il est dit : « Prenez ce livre de la loi et déposez-le…et il restera là, comme témoin ». Le « commandement » qu’est l’interprétation de la Torah, il [Moïse] ne le consigna pas par écrit, mais l’enjoint aux anciens, à Josué, et à tout le peuple juif, comme il est dit : « Tout ce que je vous ai prescrit, observez-le exactement… » ; aussi est-elle [cette interprétation] désignée comme la Loi Orale. Bien que la Loi Orale ne fut pas consignée par écrit, Moïse l’enseigna dans son intégralité dans son tribunal aux soixante-dix anciens.Eleazar, Pinhas, et Josué reçurent tous les trois [la Loi Orale] de Moïse. À Josué, son [principal] disciple, Moïse transmis la Loi Orale, et prescrit [de l’étudier et de l’enseigner]. Ainsi, Josué, toute sa vie durant, enseigna oralement, et un grand nombre d’anciens reçurent [la Loi Orale] de Josué.Eli reçut [la Loi Orale] des anciens et de Pinhas.Samuel reçut [la Loi Orale] d’Eli et de son tribunal.David reçut [la Loi Orale] de Samuel et de son tribunal.A’hia de Chilo comptait parmi [les juifs] sortis d’Égypte. Il était un lévite, et entendit [l’enseignement] de Moïse ; [toutefois,] il était petit à l’époque de Moïse, et reçut [par la suite la Loi Orale] de David et de son tribunal.
[Le prophète] Élie reçut [la Loi Orale] de A’hia de Chilo et de son tribunal.
Élisée reçut [la Loi Orale] d’Elie et de son tribunal.
Yehoyada le cohen reçut [la Loi Orale] d’Elisée et de son tribunal.
Zacharie reçut [la Loi Orale] de Yehoyada et de son tribunal.
Osée reçut [la Loi Orale] de Zacharie et de son tribunal.
Amos reçut [la Loi Orale] d’Osée et de son tribunal.
Isaïe reçut [la Loi Orale] d’Amos et de son tribunal. Michée reçut [la Loi Orale] d’Isaïe et de son tribunal.
Joël reçut [la Loi Orale] de Michée et de son tribunal. Nahum reçut [la Loi Orale] de Joël et de son tribunal.
Habacuc reçut [la Loi Orale] de Nahum et de son tribunal.
Cefania reçut [la Loi Orale] de Habacuc et de son tribunal.
Jérémie reçut [la Loi Orale] de Cefania et de son tribunal.
Baruch fils de Néria reçut [la Loi Orale] de Jérémie et de son tribunal.
Ezra et son tribunal reçurent [la Loi Orale] de Baruch fils de Néria et de son tribunal.
[Les membres du] tribunal d’Ezra sont appelés « les membres de la grande assemblée » ; ce sont : Égée, Zacharie, Malachie, Daniel, Hanania, Michael, Azaria, Néhémie fils de Hakalia, Mardochée, Bilchan,
Zroubavel, ainsi que beaucoup d’autres sages, au total cent vingt anciens.
Le dernier d’entre eux fut Chimone le juste ; il faisait partie des cent-vingt [anciens] et reçut la Loi Orale de tous [les autres]. Il fut [également] le grand prêtre [dans le Temple] après Ezra.
Antignos de Sokho et son tribunal reçurent [la Loi Orale] de Chimone le juste et de son tribunal.
Yossé ben Yoézer de Tsréda et Yossef ben Yo’hanan de Jérusalem et leur tribunal reçurent [la Loi Orale] de Antignos de Sokho.
Yehochoua ben Péra’hia et Nitaï d’Arbel et leur tribunal reçurent [la Loi Orale] de Yossé et Yossef et leur tribunal.
Yehouda ben Tabaï et Chimone ben Chata’h et leur tribunal reçurent [la Loi Orale] de Yehochoua, Nitaï, et leur tribunal.
Chemaya et Avtalion les prosélytes et leur tribunal reçurent [la Loi Orale] de Yehouda, Chimone, et leur tribunal.
Hilel et Chamaï et leur tribunal reçurent [la Loi Orale] de Chemaya, Avtalion, et leur tribunal.
Raban Yo’hanan ben Zakaï et Raban Chimone, le fils d’Hilel l’ancien reçurent [la Loi Orale] de Hilel et de son tribunal.
Raban Yo’hanan ben Zakaï eut cinq disciples, qui furent les sages les plus éminents qui reçurent de lui [la Loi Orale] ; ce furent Rabbi Eliezer le grand, Rabbi Yehochoua, Rabbi Yossé le cohen, Rabbi Chimone ben Netanel, Rabbi Eleazar ben Arakh.
Rabbi Akiva ben Yossef reçut [la Loi Orale] de Rabbi Eliezer le grand.
Yossef son père était un prosélyte. Rabbi Ichmaël et Rabbi Méïr, le fils d’un prosélyte, reçurent [la Loi Orale] de Rabbi Akiva.
Rabbi Méir et ses collègues reçurent [la Loi Orale] de Rabbi Méir.
Les collègues de Rabbi Méir furent Rabbi Yehouda, Rabbi Yossé, Rabbi Chimone, Rabbi Ne’hemia, Rabbi Eleazar ben Chamoua, Rabbi Yo’hanan le cordonnier, Rabbi Chimone ben Azay, Rabbi Hanania ben Teradion.
Les collègues de Rabbi Akira reçurent également [la Loi Orale] de Rabbi Eliezer le grand.
Les collègues de Rabbi Akiva furent Rabbi Tarfon – le maître de Rabbi Yosse Haglili (le Galiléen) – Rabbi Chimone ben Eleazar, Rabbi Yo’hanan ben Nouri.
Raban Gamliel l’ancien reçut [la Loi Orale] de Raban Chimone son père, le fils de Hilel l’ancien.
Raban Chimone, son fils [de Raban Gamliel] reçut [la Loi Orale] de lui [son père].
Raban Gamliel son fils [de Raban Chimone] reçut [la Loi Orale] de lui [son père], et Raban Chimone son fils [de Raban Gamliel] reçut [la Loi Orale] de lui [son père].
Rabbi Yehouda, le fils de Raban Chimone, [et connu sous le nom de] Rabeinou Hakadoch « notre saint maître » reçut [la Loi Orale] de son père, ainsi que Rabbi Eleazar ben Chamoua, et de Raban Chimone ses collègues.
Rabeinou Hakadoch compila la Michna.
Depuis Moïse notre maître jusqu’à Rabeinou Hakadoch, aucun ouvrage n’avait été compilé pour l’enseignement public de la Loi Orale.
En fait, à chaque génération, le président du tribunal rabbinique ou le prophète prenait pour son usage personnel note des traditions qu’il avait entendues de ses maîtres, et les enseignait oralement.
Et de même, chaque [disciple] notait, selon son aptitude, les explications de la Torah et les lois telles qu’il les avait entendues, ainsi que les nouveaux points développés en chaque génération dans le domaine de la loi, non transmis par tradition orale, mais déduits par application de l’une des treize règles d’herméneutique, avec l’approbation du Grand Tribunal [le Sanhédrin].
Tel fut le mode [de transmission] jusqu’à Rabeinou Hakadoch. [Ce dernier] compila toutes les traditions, les [lois] promulguées, les interprétations et explications de chaque passage de la Torah, issues de Moïse notre maître ou déduites par les tribunaux à travers les générations successives.
De tout ceci il rédigea le livre de la Michna. Il l’enseigna aux sages en public, et celui-ci devint connu de tout le peuple juif. De nombreuses copies furent faites et furent largement diffusées, afin que la Loi Orale ne soit pas oubliée du peuple juif.
Pourquoi Rabeinou Hakadoch agit-il ainsi, et ne laissa pas [le mode de transmission] comme auparavant ?
Parce qu’il vit que le nombre de disciples ne cessait de diminuer, de nouvelles calamités ne cessaient de s’abattre, l’empire romain grandissait et devenait plus fort, et le peuple juif errait et devenait dispersé. Il rédigea donc un seul ouvrage accessible à chacun, qui pourrait être rapidement étudié, sans être oublié.
Toute sa vie durant, lui et son tribunal enseignèrent la Michna en public.
Tels sont les sages les plus éminents qui furent [membres] de son tribunal et reçurent de lui [la Loi Orale] :
Chimone et Gamliel ses fils, Rabbi Effes, Rabbi Hanina bar ‘Hama, Rabbi ‘Hiya, Rav, Rabbi Yanaï, Bar Kapara, Chmoue-l, Rabbi Yo’hanan, Rabbi Ochaya – tels sont les sages les plus éminents qui reçurent, ensemble avec des milliers et dizaines de milliers d’autres sages [la Loi Orale] de [Rabeinou Hakadoch].
Bien que ces onze [sages] reçurent [la Loi Orale] de Rabeinou Hakadoch et assistèrent [aux leçons qu’il délivra], Rabbi Yo’hanan était alors petit, et fut par la suite disciple de Rabbi Yanaï et reçut de lui [l’enseignement de] la Loi.
Rav, lui aussi, reçut [l’enseignement] de Rabbi Yanaï, et Chmoue-l reçut [l’enseignement] de Rabbi Hanina bar Hama.
Rav rédigea le Sifra et le Sifrei pour expliquer les sources de la michna.
Rabbi Hiya rédigea la Tossefta [lit. l’ajout], pour exposer les sujets [abordés de manière trop concise dans] la Michna.
Et de même, Rabbi Ochaya et bar Kapara rédigèrent des Baraïtot pour expliquer la Michna.
Rabbi Yohanan composa le Talmud de Jérusalem en Terre d’Israël environ trois cents ans après la destruction du Temple.
Parmi les sages les plus éminents qui reçurent [la Loi Orale] de Rav et Chemouel : Rav Houna, Rav Yehouda, Rav Na’hman et Rav Cahana.
Parmi les sages les plus éminents qui reçurent [la Loi Orale] de Rabbi Yo’hanan : Raba bar bar ‘Hana, Rav Ami, Rav Assi, Rav Dimi, et Rav Avine.
Parmi les sages qui reçurent [la Loi Orale] de Rav Houna et de Rav Yehouda : Abayé et Rav Yossef.
Tous deux reçurent également [l’enseignement] de Rav Na’hman.
Parmi les sages qui reçurent [la Loi Orale] de Rava : Rav Achi et Ravina.
Il y eut donc quarante générations [en arrière] depuis Rav Achi jusqu’à Moïse notre maître, puisse son âme reposer en paix. Ce sont :
1) Rav Achi [reçut] de Rava
2) Rava [reçut] de Rabba.
3) Rabba [reçut] de Rav Houna
4) Rav Houna [reçut] de Rabbi Yo’hana, Rav et Chemoue-l
5) Rabbi Yona’han, Rav, et Chemoue-l [reçurent] de Rabeinou Hakadoch
6) Rabeinou Hakadoch [reçut] de Rabbi Chimone son père.
7) Rabbi Chimone [reçut] de Raban Gamliel son père
8) Raban Gamliel [reçut] de Raban Chimone son père
9) Raban Chimone [reçut] de Raban Gamliel l’ancien son père
10) Raban Gamliel l’ancien [reçut] de Raban Chimone son père
11) Raban Chimone [reçut] de Hilel et Chamaï
12) Hilel et Chamaï [reçurent] de Chemaya et Avtalione
13) Chemaya et Avtalione [reçurent] de Yehouda et Chimone
14) Yehouda et Chimone [reçurent] de Yehochoua ben Pera’hia et Nitaï d’Arbel
15) Yehochoua ben Pera’hia et Nitaï d’Arbel [reçurent] de Yosse ben Yoézer et Yossef ben Yo’hanan.
16) Yosse ben Yoezer et Yossef ben Yo’hanan [reçurent] de Antignos.
17) Antignos [reçut] de Chimone le juste.
18) Chimone le juste [reçut] d’Ezra.
19) Ezra [reçut] de Baruch.
20) Baruch [reçut] de Jérémie.
21) Jérémie [reçut] de Cephania.
22) Céphania [reçut] de Habacuc.
23) Habacuc [reçut] de Nahum.
24) Nahum [reçut] de Joël.
25) Joël [reçut] de Michée.
26) Michée [reçut] de Isaïe.
27) Isaïe [reçut] de Amos.
28) Amos [reçut] de Osée.
29) Osée [reçut] de Zacharie.
30) Zacharie [reçut] de Yehoyada.
31) Yehoyada [reçut] d’Élisée.
32) Élisée [reçut] d’Elie.
33) Elie [reçut] d’A’hia.
34) A’hia [reçut] de David.
35) David [reçut] de Samuel.
36) Samuel [reçut] de Eli.
37) Eli [reçut] de Pinhas.
38) Pinhas [reçut] de Josué.
39) Josué [reçut] de Moïse.
40) Moïse [reçut] du Tout-Puissant.
[La source de] tous fut donc l’Eterne-l D.ieu d’Israël.
Tous les sages susmentionnés furent les plus éminents de leurs générations. Certains furent présidents d’académies, d’autres exilarques, ou encore membres du Grand Sanhédrine. Outre ceux-ci, en chaque génération, des milliers et dizaines de milliers [de d
De l’ensemble de [ces sources – que sont] les deux Talmuds, la Tossefta, le Sifra, et le Sifré – est mis au clair ce qui est interdit et ce qui est permis, ce qui est impur et ce qui est pur, ce qui constitue une violation pénale et ce qui n’implique pas de peine, ce qui est inapte à l’usage et ce qui est apte, conformément [aux traditions] reçues par [les sages] de leurs [prédécesseurs dans une chaîne ininterrompue remontant aux enseignements que] Moïse notre maître [reçut] sur le Sinaï.
[Ces sources] font également mention des décrets institués par les sages et les prophètes en chaque génération pour faire une clôture à la Loi, conformément à l’injonction explicite de Moïse : « Vous garderez Mon ordonnance », [ce qui signifie] « Vous ferez une protection à Mon ordonnance ».
[Ces sources] font également un exposé clair des coutumes et des ordonnances, formellement introduites [dans les diverses générations par les autorités rabbiniques] ou venues à l’usage avec leur approbation. Il est défendu de s’en écarter, comme il est dit : « Ne t’écarte pas de ce qu’ils te diront, ni à droite, ni à gauche ».
[Elles incluent aussi] jugements et règles qui ne furent pas transmis oralement depuis Moïse, mais furent déduits par le [Grand] tribunal d’une certaine époque par application des principes d’herméneutique ; les anciens [de ce tribunal] décidèrent que telle était la loi. Rav Achi compila dans le Talmud l’ensemble [de ces enseignements] depuis Moïse jusqu’à son époque.
Les sages de la Michna composèrent d’autres textes pour expliquer la Torah : Rabbi Ochaya, le disciple de Rabeinou Hakadoch rédigea une explication sur le livre de la Genèse, et Rabbi Ichmaël [rédigea] une explication sur [le reste de la Torah] depuis « Elé Chémot » jusqu’à la fin de la Torah, qui est appelée la Mekhilta.
Rabbi Akiva rédigea également une Mekhilta. D’autres sages après eux rédigèrent des midrachot ; tout ceci fut rédigé avant le Talmud de Babylone.
Ravina, Rav Achi, et leurs collègues marquèrent la fin [de cette ère de] grands sages d’Israël qui reçurent la Loi Orale , et qui promulguèrent des décrets, instituèrent des ordonnances, et introduirent des coutumes, lesquels se répandirent parmi tout le peuple juif, dans toutes les communautés.
Après le tribunal de Rav Achi qui compila le Talmud et acheva celui-ci du temps de son fils, une immense dispersion du peuple juif à travers le monde eut lieu. [Les juifs] émigrèrent dans les endroits les plus reculés et îles lointaines.
Le nombre croissant de guerres et [le déplacement] des armées rendirent les routes peu sûres. L’étude de la Torah connut un déclin. Les juifs n’affluaient plus aux maisons d’études par milliers et dizaines de milliers comme auparavant ; mais dans chaque ville et pays, quelques individus [qui ressentaient] l’appel divin se réunissaient et s’investissaient dans l’étude de la Torah, comprenaient tous les ouvrages des sages, et apprenaient ainsi la manière de légiférer.
Après l’époque du Talmud, quand un tribunal établi en quelque pays que ce soit promulguait des décrets, instituait des ordonnances ou introduisait des coutumes pour les [juifs] résidants dans ce pays ou dans un autre pays, ses mesures n’étaient pas acceptées par l’ensemble du peuple juif, du fait de l’isolement des colonies [juives] et des difficultés de voyage.
Étant donné que le tribunal de chaque pays consistait en quelques particuliers [dont l’autorité n’était pas universellement reconnue], alors que le Grand Tribunal composé de soixante et onze [juges] avait déjà cessé d’exister de longues années avant la compilation du Talmud, les habitants d’un pays n’étaient pas contraints de suivre les coutumes des habitants d’un autre pays, et un tribunal n’était pas tenu de promulguer le même décret qu’un autre tribunal de son pays.
De même, si l’un des guéonim a enseigné qu’une certaine manière de légiférer est correcte, et qu’il est clair, pour un tribunal ultérieur, que cela n’est pas conforme au Talmud, ce n’est pas la première [autorité] qui est [obligatoirement] suivie, mais celle dont la conception paraît la plus probable.
Les remarques susmentionnées concernent les règles, décrets, ordonnances, et coutumes post-talmudiques. En revanche, tout ce qui est mentionné dans le Talmud de Babylone incombe à tous les juifs.
Les sages qui sont apparus après la compilation du Talmud, qui l’ont étudié en profondeur, et qui sont devenus célèbres pour leur sagesse, sont appelés les guéonim. Tous ces guéonim qui ont fleuri en Terre d’Israël, en Babylonie, en Espagne, et en France ont enseigné la méthode du Talmud, élucidé ses passages obscurs, et exposé les [différents] sujets qui y sont abordés, car l’approche [talmudique] est très subtile.
De surcroît, il [le Talmud] fut rédigé en un mélange d’araméen et d’autres langues, qui était le dialecte des [juifs] babyloniens lors de sa compilation. Cependant, dans les autres pays, ainsi qu’en Babylonie du temps des guéonim, personne ne comprenait ce dialecte, à moins qu’il lui ait été enseigné. Les habitants de chaque ville soumettaient de nombreuses questions au Gaon de l’époque sur des passages difficiles du Talmud, et ces guéonim répondaient selon leur aptitude.
Ceux qui posaient les questions compilaient les réponses, dont ils firent des livres destinés à l’étude. Les guéonim, à différentes périodes, rédigèrent, eux aussi, des commentaires sur le Talmud : certains abordèrent [dans leurs écrits] quelques lois spécifiques, d’autres des chapitres particuliers qui présentaient des difficultés à leurs contemporains, et d’autres [exposèrent] des traités et des ordres [entiers du Talmud].
Il firent [également] des compilations de sentences concernant choses permises et interdites, [infractions] pénales ou non passibles d’une peine, traitant de sujets d’actualité, qui pourraient être compris par celui qui ne pouvait pénétrer les profondeurs du Talmud ; telle est la tâche divine dans laquelle tous les Guéonim ont œuvré, depuis la conclusion du Talmud jusqu’à la présente date, qui est la huitième année du douzième siècle après la destruction du Temple, ce qui correspond à l’année 4937 depuis la création du monde.
À notre époque, où les vicissitudes nous assaillissent, et tous ressentent la pression des temps difficiles, la sagesse de nos sages a disparu, et la compréhension de nos hommes dotés de discernement est devenue cachée.
Aussi, les commentaires des guéonim et les [compilations de] lois, et réponses, qu’ils considéraient [rédigés dans un style] limpide sont aujourd’hui devenus difficiles d’accès, et seul un petit nombre les comprennent. A fortiori [en est-il de même] pour le Talmud – [le Talmud] de Babylone comme [le Talmud] de Jérusalem – le Sifra, le Sifrei, la Tossefta, [dont la compréhension] nécessite un esprit large, une âme sage, et une [étude] considérable, pour y découvrir le droit chemin [dans la pratique, c’est-à-dire pour déterminer] ce qui est interdit et ce qui est permis, et autres règles de la Torah.
Pour cette raison, moi, Moïse, fils de Maïmon le Séfaradi, je me suis mis à l’œuvre, et m’en remettant à l’aide de D.ieu, béni soit-Il, j’ai minutieusement étudié tous ces livres, dans l’intention de réunir toutes les conclusions de ces ouvrages concernant ce qui est interdit et ce qui est permis, ce qui est impur et ce qui est pur, et autres lois de la Torah, tout ceci dans un style limpide et concis, afin que la Loi Orale puisse être connue de tous, sans [devoir évoquer] problèmes et solutions, et divergences d’opinion, chaque [sage] soutenant sa thèse, mais des propos clairs et convaincants, conformes aux conclusions tirées de toutes les compilations et commentaires ayant vu le jour depuis Rabeinou Hakadoch jusqu’à l’époque actuelle, de manière à ce que toutes les lois soient accessibles au plus jeune comme au plus âgé, qu’elles relèvent des préceptes [pentateutiques] ou des institutions établies par les sages et prophètes, de sorte qu’aucun autre ouvrage ne soit nécessaire pour [vérifier] quelque loi que ce soit.
[En d’autres termes,] que cet ouvrage réunisse l’ensemble de la Loi Orale, y compris ordonnances, coutumes, et décrets institués depuis Moïse notre maître jusqu’à la compilation du Talmud, tels qu’exposés pour nous par les guéonim dans tous leurs ouvrages post-talmudiques. J’ai donc intitulé cette œuvre le Michne Torah (« Répétition de la Loi »), car une personne qui lit tout d’abord la Loi écrite, et ensuite cet [ouvrage], connaît ainsi l’intégralité de la Loi Orale, sans avoir besoin de consulter un autre ouvrage entre eux.
Il m’a paru opportun de partager cet ouvrage en [sections de] lois [regroupées] par thème ; ces [sections de] lois sont divisées en chapitres, et chaque chapitre est divisé en petits paragraphes, afin qu’elles puissent être facilement retenues. Parmi les [sections de] lois réparties par thème, certaines sont des règles liées à un seul commandement [biblique], tant ce précepte est riche en traditions orales et forme un sujet en soi. D’autres [sections] regroupent des règles liées à plusieurs commandements, quand toutes celles-ci concernent un même sujet, car cet ouvrage est organisé par thèmes, indépendamment du nombre de commandements contenus, comme cela sera expliqué au lecteur.
Le nombre de commandements de la Torah qui incombent à toutes les générations est 613 : 248 sont des commandements positifs, [le moyen] mnémotechnique [pour les retenir est qu’ils correspondent] au nombre d’os du corps humain. 365 sont des commandements négatifs ; [le moyen] mnémotechnique [pour les retenir est qu’ils correspondent] au nombre de jours de l’année solaire.
Le ministère de la Santé rapporte 16 651 cas actifs de COVID-19 avec 124 personnes dans un état grave, dont 39 patients sous ventilation; plusieurs communautés placées sous verrouillage partiel
Ynet
Au cours des dernières 24 heures, 1464 personnes ont été testées positives pour le coronavirus, le plus grand décompte quotidien de cas confirmés d’Israël depuis le début de la pandémie, a rapporté vendredi le Centre national d’information et de connaissances sur le coronavirus.
Il y a actuellement 16 651 patients coronavirus actifs dans le pays, parmi eux, 124 patients dans un état grave et 39 patients sous ventilation.
Quatre Israéliens ont succombé du jour au lendemain aux complications de COVID-19, la maladie causée par le coronavirus, portant à 350 le nombre de décès liés au virus en Israël.
Jeudi, les autorités sanitaires ont effectué 26 446 tests de coronavirus, dont 5,5% sont revenus positifs.
Dans le cadre des mesures visant à empêcher la propagation de l’agent pathogène mortel, un verrouillage partiel est entré en vigueur vendredi à 13 heures dans :
plusieurs quartiers de Jérusalem,
Lod,
Ramla,
Beit Shemesh,
Kiryat Mala’hi.
Les blocages expireront vendredi prochain, à l’exception de Lod, dont les restrictions devraient expirer mercredi.
L’entrée dans ces zones restreintes est limitée uniquement pour les soins médicaux essentiels, les procédures judiciaires, le transfert de mineurs entre des parents vivant séparément, entre autres besoins essentiels.
L’activité commerciale a également été limitée dans ces domaines.
Le ministre de la Santé, Yuli Edelstein, a déclaré lors d’une réunion à huis clos que si Israël atteignait 2000 cas de coronavirus confirmés par jour, les autorités pourraient avoir à imposer un confinement général afin de contenir la propagation du virus, selon un rapport publié vendredi.