25 Tamouz : 9ème Yortzeit de Serge Shimon ע’ה Benattar (1949-2011), fondateur de l’hebdomadaire «Actualité Juive»

25 Tamouz : 9ème Yortzeit de Serge Shimon ע’ה Benattar (1949-2011), fondateur de l’hebdomadaire «Actualité Juive»

 

 

Serge Benattar est né en 1949 à Oran, en Algérie. Il quitta ce monde à Paris le 27 juillet 2011, 25 Tamouz 5771, après que, lui et son épouse Lydia qui a depuis repris le flambeau,  aient réussi le grand défi de réunir toutes les communautés juives de France au travers d’un hebdomadaire qui restera unique : «Actualité Juive».

 

Serge Benattar arrive en France à l’âge de 13 ans en 1962, peu après la guerre d’Algérie. Il fallait bien tout reprendre dans cet autre pays.

Lorsqu’il commence dans la vie, Serge Benattar n’est pas promis à une grande carrière d’éditorialiste… Après trois ans d’étude à l’ORT de Montreuil, il sort de là avec un CAP de mécanicien tourneur.

C’est en Israël que Serge rencontre Lydia, lui le juif pratiquant originaire d’Oran et elle de famille ashkénaze à 100 % d’origine polonaise assimilée et française, petite-fille de trois grands-parents déportés morts de faim et de froid parce qu’ils étaient juifs.

En 1979, Serge et Lydia créent l’ancêtre d’Actualité Juive, le journal «Aleph », une expérience qui a duré deux ans et a été écourtée faute de moyens. Entre-temps, Ils ont trois enfants, qui plus tard sont tous scolarisés en écoles juives et fréquentent différents mouvements de jeunesse, l’un de leur fils a même fait l’armée en Israël.

Ce parcours avec la communauté a conduit Serge à créer Actualité Juive. En 1981, Actualité Juive voit le jour. A l’époque, il s’agissait de 8 pages de format A4. Mais Serge et Lydia font tout, tout seul. Ils gèrent la publicité, la maquette, la rédaction des articles et la distribution. La passion est là. Et il porte cette publication naissante comme un nouveau-né.

Lydia, échaudée par la faillite d’Aleph, est au départ très réticente vis-à-vis de nouvelle aventure professionnelle. Peu à peu, elle se laisse convaincre et ensemble ils hissent Actualité Juive au rang de média communautaire incontournable. Aujourd’hui, le journal est tiré à 20.500 exemplaires. Diffusé dans toute la France et l’étranger, «Actu J» est leader de la presse juive dans l’Hexagone. Quant à son fondateur, il s’est imposé comme un véritable homme de presse et de lettres. Ses éditoriaux ont rythmés les semaines des juifs de France.

Auteur d’un recueil de poèmes, éditorialiste, Serge Benattar a également signé plusieurs textes de chansons, notamment pour la star israélienne Shimi Tavori.

Nicole Guedj, ancien ministre et présidente de la Fondation France-Israël se souvient :
«Je l’ai connu en tant qu’avocate au début d’Actualité Juive. J’ai ainsi pu m’impliquer et me passionner pour cette si belle et noble aventure. Serge était pour moi un ami véritable et un guide. J’ai toujours fait appel à lui pour des décisions importantes. Il est le premier de mes amis auquel j’ai annoncé que je rentrais au gouvernement de Jean-Pierre Raffarin en 2004 en tant que secrétaire d’Etat aux programmes immobiliers de la Justice. J’ai pris son conseil également lorsque j’ai voulu postuler au Consistoire. Il était celui en qui j’avais confiance, mon complice, mon associé, pour monter la fondation France-Israël, pour lutter contre l’antisémitisme, etc…»

Joël Mergui, Président du Consistoire central:
« Serge était un grand homme. Un «mensch», un homme de bien, pour reprendre le terme Yiddish qu’a choisi Richard Prasquier, Président du CRIF, pour honorer le souvenir du fondateur d’Actualité Juive. J’ai connu Serge Benattar par le travail mais très vite il est devenu un ami. Il était un homme discret, réservé. Il connaissait la communauté juive comme personne. Il a aidé la communauté juive mais aussi le judaïsme. Il a rendu accessible beaucoup d’informations sur la religion que les gens ne connaissaient pas. Actualité Juive est un journal indépendant, rattaché à aucune institution. Au travers de cet hebdomadaire, il nous laisse comme héritage trente ans de journal, d’enquêtes, d’éditos… Je me souviens il y a quelques années. Nous étions à Jérusalem lors de Ticha Béav. Nous sommes allés prier au Kotel. Il tenait à faire cette prière et j’ai pu voir la profonde foi qu’il avait en D.ieu, en Israël. Il a toujours aimé les autres.%

« Je n’étais pas un intime de M. Benattar » explique Richard Prasquier, « mais j’avais un immense respect pour lui. Il incarnait l’attachement à la tradition, la rigueur morale et une parfaite équité dans ses positions et ses réactions. Je ne ratais jamais ses éditoriaux. Il cherchait à alimenter la paix au sein de notre communauté. »

 

 

Le billet de Lydia Benattar, Directrice de la Publication d’Actualité Juive

Il y a sept ans, le 25 Tamouz (8 juillet cette année), Serge Benattar (zl) nous quittait. Certains penseront « déjà » et pourtant, il me manque, il nous manque.

Je me demande souvent comment il aurait appréhendé ce magma d’informations, douloureuses à traiter et à vivre parfois. Qu’aurait-il pensé du malaise actuel des juifs de France, malaise qu’il avait pressenti il y a fort longtemps et qu’il n’a jamais cessé de dénoncer ?

Depuis sept ans, tu ne nous as pas laissé le choix que de poursuivre cette « oeuvre » que tu as créée voilà trente-sept ans. Avec les enfants et l’équipe, nous faisons en sorte que le navire arrive chaque semaine à bon port, contre vents et marées.

Plus qu’un hebdomadaire, Actualité juive est devenu au cours des années une institution, une mémoire vive de la communauté, un média qui recèle des trésors d’archives.

Trois décennies d’histoire des juifs de France de 1981 à 2018 qu’il conviendrait sans doute de sauvegarder et de mettre à la disposition des historiens, des étudiants et des chercheurs. Actualité juive est une histoire de famille.

Merci à tous nos lecteurs, nos contributeurs, nos annonceurs d’être là toutes les semaines depuis 1486 numéros.

 

« Cette fois-ci, on ne leur prête plus, on les abonne », par Alain Kaminski

 

 

Il y a dix ans, lors du dîner annuel du CRIF, je m’entretenais très longuement avec Serge Benattar (za’l) sur la vie d’un journal et l’importance de sa pérennité.

Merveilleux, c’est le seul terme que je puis trouver pour garder le souvenir d’un entretien avec un  homme lui-même merveilleux.

Je lui racontais qu’Actualité Juive était souvent lu par des gens qui ne l’achetaient jamais, ce qui le faisait bien rire. Le mois dernier, je découvrais encore un exemplaire sur la commande d’un vieil ami à qui je rendais visite, le journal lui avait été apporté par un voisin qui l’avait récupéré de son frère dont un des enfants était abonné. L’hebdomadaire, cité supra, avait donc fait une tournée de quatre familles et la tournée n’était sans doute pas terminée.

Je proposais alors à Serge une grande campagne d’abonnements, il m’en donna le feu vert à la seule condition de renouveler l’expérience tous les dix ans car, me disait-il, il faut toujours être répétitif pour les bonnes causes. Cette décennie semble être arrivée à son terme, alors je pense à Serge Benattar et je lance cet appel peu ou prou circonstancié.

Pour ma part, je savoure Actualité Juive à ma façon, je dévore ce qui me passionne comme je survole à une altitude stratosphérique ce qui gêne l’esprit libre qui m’habite, sans doute trop souvent.

Qu’il me soit pardonné de penser qu’un capitaine d’industrie est performant parce qu’il est brillant et non pas parce qu’il est juif.

Qu’il me soit pardonné de relire quatre fois les excellents témoignages de Claude Bochurberg parce qu’ils me touchent profondément.

Qu’il me soit pardonné d’avoir transgressé les recommandations de la rubrique Judaïsme et d’avoir occis un moustique un chabbath pour éviter que ma petite-fille Rachel ne soit victime d’un vol en piqué dudit insecte qui aurait pu atteindre sa petite frimousse pendant sa sieste.

C’est vrai, je m’adonne à la lecture d’Actualité Juive avec ma liberté que je protège jalousement et Serge me disait de continuer comme ça parce sa mission était de satisfaire toutes les sensibilités.

Il avait mille fois raison, c’était un rassembleur.

Je suis bouleversé bien sûr quand je lis les noms de ces enfants d’Israël qui perdent leur vie pour sauver celles des autres. Je suis fier de lire les noms de nos anciens, disparus au cours de la Shoah, honorant ainsi par ma seule lecture leur mémoire.

Puis en fin de journal, je me délecte parfois de ces petites annonces où je découvre qu’une jeune femme d’origine séfarade au physique agréable, aimant cuisiner, cherche un homme ashkénaze, non-fumeur, aimant voyager, en vue d’affinités.

Aussi, une petite annonce qui nous apprend qu’un bébé est arrivé dans un foyer et que naturellement, il est le plus beau bébé de l’année.

Serge avait raison, il en faut pour tout le monde.

Alors Serge, une dizaine d’années ont passé et une promesse doit être tenue.

Je propose à tous les abonnés de ne plus prêter Actualité juive, ou presque, mais d’offrir un abonnement à l’occasion d’un anniversaire, d’un événement familial, de Roch Hachana qui arrive très tôt cette année, et cela remplacera un énième parfum, un énième gâteau, une énième cravate, en revanche le nouvel abonné pensera à vous chaque semaine, c’est garanti.

Je propose à toutes les familles d’abonner les personnes âgées isolées, en maisons de retraite ou vivant dans des petites communes de province là où la vie juive apparaît chaque jour comme un lointain souvenir, car d’expérience, je puis vous dire que chaque semaine c’est un rayon de soleil qui envahit les boîtes aux lettres.

Je propose enfin à tous les lecteurs ayant bénéficié d’un abonnement annuel en cadeau de le renouveler d’eux-mêmes, exprimant ainsi leur soutien indéfectible à un journal qui, en avoisinant le 1500e numéro, a su montrer sa fidélité à la Communauté juive de France.

Dix années ont passé après notre entretien, Monsieur Benattar. Respect.

Alain Kaminski
Secrétaire général de la Fédération des Sociétés Juives de France

MOI AUSSI JE M’ABONNE A ACTUJ!

 

 

Joël Mergui dans une interview au «Monde» : « A l’hôpital, j’ai vécu de près la guerre menée par les soignants contre le virus »

Joël Mergui dans une interview au «Monde» : « A l’hôpital, j’ai vécu de près la guerre menée par les soignants contre le virus »

Le président du Consistoire central israélite de France enjoint à l’Etat, dans une interview au « Monde », d’aider la communauté juive affaiblie par l’épidémie de Covid-19, au nom d’un « enjeu humain majeur ».

Propos recueillis par Cécile Chambraud

Comme les autres lieux de culte, les synagogues ont prudemment rouvert depuis début juin. Mais leur fermeture pendant près de trois mois a mis à mal leur équilibre financier. Le président du Consistoire central des communautés juives, Joël Mergui, appelle l’Etat à étendre aux cultes la solidarité nationale postépidémique.

Le Covid-19 a durement frappé certaines communautés juives – et vous personnellement. Comment se portent-elles aujourd’hui ?
La communauté juive a été très touchée en effet. Elle est très implantée dans des régions où la maladie a sévi, comme l’Ile-de-France et le Grand-Est. Et la fête de Pourim a malheureusement eu lieu peu avant le confinement. Aujourd’hui, nos communautés pansent leurs plaies et essaient de se reconstruire.

Quant à moi, à l’hôpital, j’ai vécu de près la guerre menée par les soignants contre le virus et je voudrais rendre un hommage à l’engagement de toutes les catégories de personnels. En pleine conscience, ils ont pris des risques pour sauver des vies. Leur courage et leur solidarité auront été un épisode marquant dans ma vie.

Comment les communautés ont-elles fait face à ces deuils ?
La douleur est grande. Certains ont perdu des êtres chers sans pouvoir leur tenir la main, les accompagner au cimetière. Le kaddish – la prière des morts –, si important dans l’histoire du judaïsme, n’a pu être prononcé, faute de pouvoir se réunir dans les synagogues. On a pu surmonter ce moment très difficile par un principe fondamental du judaïsme qui se résume par ces mots : « Tu choisiras la vie. » Les décisionnaires religieux juifs ont été unanimes : en cas de risque pour la vie, on peut suspendre les règles religieuses. Un adage talmudique très ancien dit ainsi : « Quand la mort est dans la rue, tu restes chez toi. » C’est la base du confinement !

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Etude quotidienne du Rambam – 3 chapitres : #8 – Lois des fondements de la Torah – Chap. 10 et Lois relatives à la conduite morale  –  Chap. 1 – 2

Etude quotidienne du Rambam – 3 chapitres : #8 – Lois des fondements de la Torah – Chap. 10 et Lois relatives à la conduite morale – Chap. 1 – 2

הלכות יסודי התורה, פרק י
והלכות דעות פרקים א-ב’

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Lois des fondements de la Torah : Chapitre Dix

1. Tout prophète qui se lève après Moïse et dit que D.ieu l’a envoyé n’a pas besoin d’accomplir de signe comme Moïse notre maître, ou comme [le prophète] Élie ou Élisée, qui bouleverse les lois de la nature. Plutôt, tel est son signe : il prévoit l’avenir, et ses paroles s’avèrent véridiques, comme il est dit : « Mais tu diras, en toi-même, comment reconnaîtrons-nous la parole… ». C’est pourquoi, si un homme apte [de part ses qualités intellectuelles et morales] à la prophétie vient en délégué de D.ieu non pour ajouter ou retirer [un quelconque commandement de la Torah], mais pour [exhorter le peuple à] servir D.ieu dans les commandements de la Torah, on ne lui dit pas : « Fends-nous la mer […] » ou « Fais revivre un mort […] » – ou toute expression semblable – « … et ensuite nous aurons foi en toi ». Plutôt, on lui dit : « Si tu es un prophète, dis l’avenir » ; il dit [l’avenir], et on attend de voir si ce qu’il dit se réalise ou non. Même si un petit détail ne se réalise pas, il est certain que c’est un prophète mensonger. Et si toutes ses paroles s’accomplissent, il doit être crédible à nos yeux.

2. On l’examine à plusieurs reprises ; si toutes ses paroles se réalisent, c’est un prophète authentique, comme il est dit, à propos de Samuel : « Tout Israël, depuis Dan jusqu’à Beer Shéva, reconnut l’autorité de Samuel, comme prophète de l’Eterne-l ».

3. [Cependant,] les astrologues et les devins ne prédisent-ils pas, [eux aussi,] l’avenir ? Quelle différence y a-t-il donc entre le prophète et ceux-ci ? Les astrologues et les devins, une partie de leurs prédictions s’accomplit, et une partie ne se réalise pas, comme il est dit : « qu’ils se lèvent donc et te sauvent, ces contemplateurs du ciel qui observent les étoiles, qui pronostiquent à chaque lunaison ce [lit. de ce] qui doit t’arriver » ; [il est bien dit] « de ce [qu’il doit t’arriver] » et non « tout ce [qu’il doit t’arriver] », et il est impossible qu’aucune de leurs paroles ne s’accomplisse, et qu’ils se trompent dans tout [ce qu’ils disent], comme il est dit : « J’annule les présages de diseurs de mensonges, Je frappe de démence les devins ». En revanche, un prophète, toutes ses paroles se réalisent, comme il est dit : « qu’il ne tombera à terre aucune des paroles prononcées par le Seigneur ». De même, il est dit : « Que le prophète qui se targue d’un songe raconte ce songe ! Mais que celui qui est favorisé de Ma parole annonce fidèlement Ma parole : “que vient faire la paille avec le grain ?” dit l’Eterne-l ». Cela signifie que les paroles des devins et les rêves sont comme de la paille dans laquelle un peu de grain s’est mélangé, tandis que la parole de D.ieu est comme du grain sans paille. À ce sujet, l’Écriture a promis qu’à la place des fausses prédictions faites par les astrologues et devins aux nations, le prophète nous annoncera la vérité ; nous n’aurons donc pas besoin d’astrologue, de devin, ou de personne semblable, comme il est dit : « Qu’il ne se trouve personne chez toi, qui fasse passer par le feu son fils ou sa fille… car ces nations… », et il est dit : « C’est un prophète sorti de tes rangs, un de tes frères… ». Tu apprends donc qu’un prophète ne se lève que pour nous informer des évènements futurs : satiété et famine, guerre et paix, et ce qui est semblable. [Il peut également] informer un particulier concernant ses besoins, comme Saül qui perdit [ses ânesses] et se rendit chez le prophète [Samuel] pour savoir où elles se trouvaient ; telles sont les choses qu’annonce un prophète, il ne vient pas établir une autre religion, ajouter ou retirer une mitsva.

4. Les prédictions malheureuses d’un prophète, comme : « Untel mourra » ou « Telle année sera une année de famine » ou « […] de guerre » ou paroles semblables, si elles ne s’accomplissent pas, ne sont pas une contestation de son authenticité. On ne dit pas [dans ce cas] : « Voici que ce qu’il [le prophète] a annoncé n’a pas eu lieu ». En effet, le Saint béni soit-Il est lent à la colère, abondant en grâce et enclin à revenir sur le mal. Ainsi, il est possible qu’ils se soient repentis et aient été pardonnés, comme les habitants de Ninive [dans l’histoire de Jonas] ou [que leur punition] est mise en suspend, comme [ce fut le cas du roi] Ezéchias. En revanche, s’il [le prophète] promet un bienfait et dit qu’il y aura telle et telle chose, et que ce bienfait n’a pas lieu, il est certain qu’il est un prophète mensonger, car tout bien décidé par D.ieu, même sur condition, n’est jamais révoqué. (La seule fois où Il revint sur un bien [qu’Il avait décidé] fut lors de la destruction du premier [Temple], lorsqu’Il promit aux justes qu’ils ne mourraient pas avec les méchants, et revint sur Ses paroles. Ceci est explicitement mentionné dans le traité Chabbat.) Tu apprends donc qu’un prophète ne peut être testé que sur les bienfaits [qu’il annonce]. C’est là le sens de ce que dit Jérémie dans sa réponse à Hanania fils d’Azour, lorsque Jérémie annonçait un malheur et Hanania un bienfait, il dit à Hanania : « Si mes paroles ne s’accomplissent pas, il n’y a pas là de preuve que je suis un prophète mensonger. Mais si tes paroles ne s’accomplissent pas, l’on saura que tu es un prophète mensonger », comme il est dit : « Toutefois écoute, je t’en pris, la parole… Mais le prophète qui prédit un événement heureux n’est reconnu comme véritablement envoyé de D.ieu qu’autant sa prédiction s’accomplit ».

5. Quand un prophète atteste qu’un autre [homme] est prophète, on présume qu’il [le second] est prophète et il n’est pas nécessaire de faire une enquête. En effet, Moïse notre maître attesta [de l’autorité de] Josué, et tous les juifs eurent foi en lui avant qu’il ne montre de signe. De même, pour les générations [à venir :] quand un prophète fait connaître sa prophétie et ses paroles se réalisent plusieurs fois de suite, ou quand un [autre] prophète témoigne [de son autorité] alors qu’il marche dans les chemins de la prophétie, il est défendu d’avoir des soupçons à son égard, et de penser que sa prophétie n’est pas authentique. Il est défendu de le mettre à l’épreuve plus de fois qu’il n’en faut, on ne saurait le mettre à l’épreuve éternellement, comme il est dit : « Ne tentez point l’Eterne-l votre D.ieu comme vous l’avez tenté à Massa », où ils [les juifs] dirent : « [Nous verrons] si l’Eterne-l est avec nous ou non ». Plutôt, dès lors que nous savons qu’il est un prophète, nous devons avoir foi en lui et savoir que D.ieu est parmi nous, et non avoir des soupçons à son égard, comme il est dit : « ils sauront qu’il y avait un prophète parmi eux ».

Fin des lois des fondements de la Torah, avec l’aide de D.ieu.

Lois relatives à la conduite morale

Elles comprennent onze commandements, cinq commandements positifs, et six commandements négatifs, dont voici le détail :
Elles comprennent onze commandements, cinq commandements positifs et six commandements négatif, dont voici le détail :
1. Imiter Ses voies [de D.ieu].
2. S’attacher à ceux qui Le connaissent.
3. Aimer son prochain.
4. Aimer les convertis.
5. Ne pas haïr son frère [juif].
6. Réprimander.
7. Ne pas humilier.
8. Ne pas opprimer le malheureux.
9. Ne pas colporter.
10. Ne pas se venger.
11. Ne pas avoir de rancune.L’explication de ces lois se trouve dans les chapitres que voici :

Lois relatives à la conduite morale : Chapitre Un

1. Chaque individu est caractérisé par de nombreux traits de caractère divers et extrêmement différents les uns des autres : l’un est coléreux et toujours irascible, l’autre est posé, jamais en colère ; ou s’il se met en colère, cela est très léger et exceptionnel. L’un est hautain à l’excès, l’autre d’une humilité extrême. L’un est proie à ses désirs, et ceux-ci ne sont jamais satisfaits, l’autre est si pur en son cœur, qu’il n’aspire même pas aux petites choses nécessaires au corps. L’un est si avide, que tout l’argent du monde ne lui suffirait pas, comme il est dit : « Qui aime l’argent n’est jamais rassasié par l’argent », et l’autre refrène tant ses désirs qu’il se contente du minimum, même de ce qui est insuffisant, et ne s’emploie pas à obtenir tout ce dont il a besoin. L’un souffrira la faim pour sauver [son argent] et ne dépense pas la moindre pièce sans remords, alors qu’un autre dilapidera toute sa fortune délibérément. De la même manière, les hommes sont différents dans leurs autres traits de caractère. Il y a par exemple, le plaisantin et le mélancolique, l’avare [vis-à-vis des autres] et le généreux, le cruel et le clément, le peureux et le courageux, et ainsi de suite.

2. Il y a, entre chaque trait de caractère et son opposé à l’extrême, des intermédiaires plus ou moins distants l’un de l’autre. Parmi tous les traits de caractère, certains appartiennent à l’individu depuis sa naissance, et correspondent à la nature de son corps, et d’autres sont tels que la nature de l’individu est prédisposée à acquérir ceux-ci plus rapidement que d’autres traits. D’autres encore ne sont pas innés, mais [sont des traits de caractère qu’]il a appris des autres ou qu’il a acquis tout seul, selon l’idée qui lui est venue à l’esprit ou, ayant entendu que ce trait est bon pour lui, et qu’il convient de suivre [cette voie], il s’y est employé jusqu’à ce qu’il est devenu part de sa nature.

3. Dans chaque trait de caractère, les deux extrêmes ne sont pas le juste chemin ; il ne convient pas de suivre ceux-ci, ni de s’y employer. S’il remarque qu’il tend ou est prédisposé à l’un de [ces extrêmes] de part sa nature, ou s’il a acquis l’un d’eux et s’y est habitué, il doit revenir vers le bien, et marcher dans le chemin des bons, qui est le droit chemin.

4. Le droit chemin est le juste milieu dans chaque trait de caractère commun à l’homme, c’est-à-dire le trait équidistant des deux extrêmes, qui n’est pas plus proche d’un [extrême] que de l’autre. Ainsi, les sages d’antan nous ont exhortés à toujours évaluer ses traits de caractère et les ajuster au juste milieu, afin d’avoir un corps sain . Comment cela s’applique-t-il ? Un homme ne doit pas être coléreux, prompt à la colère, ni être comme un mort sans sensation ; il doit viser le juste milieu, [c’est-à-dire] se mettre en colère que pour quelque chose de grave, qui appelle à l’indignation, de sorte qu’une telle chose ne se reproduise plus. De même, il ne doit désirer que ce qui est indispensable au corps, comme il est dit : « Le juste mange pour apaiser sa faim ». Il ne doit peiner dans son travail que pour obtenir ce qui est nécessaire à sa subsistance, comme il est dit : « le peu qu’a le juste est meilleur ». Il ne doit pas être avare ni dépensier, mais donner la charité selon ses moyens et faire un prêt adéquat à celui qui en a besoin. Il ne sera ni frivole et dévoué à la plaisanterie, ni mélancolique et morne, mais se réjouira toute sa vie, posé et jovial. Et de même pour les autres traits. Ce chemin est le chemin des sages.

5. L’homme dont les traits de caractère sont intermédiaires est un sage. Celui qui est très scrupuleux et s’écarte légèrement d’un côté ou de l’autre du juste milieu est appelé un pieux (‘hassid). Comment cela ? Celui qui fuit l’orgueil au plus haut point et est excessivement humble est appelé un pieux, ceci étant le critère de la pitié. S’il s’écarte [de l’orgueil] jusqu’au milieu seulement et est humble, il est désigné comme sage, ceci étant le critère de la sagesse. Et de même pour tous les autres traits de caractère. Les pieux d’antan faisaient pencher leurs traits de caractère du juste milieu vers [l’un des] deux extrêmes, pour certains traits dans une direction, et pour d’autres, dans l’autre direction. Ceci était de la surérogation.

6. Nous sommes enjoints de marcher dans ces chemins intermédiaires, qui sont les bons et droits chemins, comme il est dit : « et tu marcheras dans Ses chemins » ; voici ce qu’ils [les sages] ont enseigné, en explication à ce commandement : « Tout comme Il [D.ieu] est appelé Bienveillant, toi aussi, sois bienveillant ; tout comme Il est appelé Compatissant, toi aussi, sois compatissant ; de même qu’Il est appelé Saint, toi aussi, tu dois être saint ». Ainsi, les prophètes ont décrit le Tout-Puissant avec tous ces attributs : « Lent à la colère et abondant dans la bonté, juste et droit, parfait, vaillant et puissant », et ainsi de suite, pour nous enseigner que [ces qualités] sont les bons et droits chemins que nous sommes tenus de développer en nous-mêmes, et dans lesquels nous devons, chacun selon son aptitude, Lui ressembler.

7. Comment l’homme peut-il suivre ces traits de caractère, de façon à ce qu’ils deviennent ancrés en lui ? Il doit exercer [son cœur] une première, une seconde, et une troisième [fois] à suivre la conduite dictée par ces traits intermédiaires, et répéter [ce comportement] continuellement, jusqu’à ce que cela devienne facile et n’exige plus un effort de sa part, et que ces traits deviennent partie intégrante de son caractère. Étant donné que le Créateur est appelé par ces attributs, qui constituent le chemin du milieu dans lequel nous devons marcher, ce chemin est appelé le Chemin de D.ieu ; c’est [le chemin] enseigné par Abraham notre patriarche à ses enfants, comme il est dit : « Car Je l’ai aimé, parce qu’il ordonnera…[de garder le chemin de D.ieu] ». Celui qui marche dans ce chemin s’attire le bien et la bénédiction, comme il est dit : « afin que l’Eterne-l accomplisse sur Abraham ce qu’il a déclaré à son égard ».

Lois relatives à la conduite morale : Chapitre Deux

1. Pour ceux qui sont malades, le goût amer passe pour doux, et le doux passe pour amer. Certains malades désirent des aliments qui sont inconsommables, comme la terre et le charbon, et ont une aversion pour les aliments tels que le pain et la viande, selon la gravité de leur maladie. De même, les individus dont l’âme est malade désirent et aiment les mauvais traits, haïssent le droit chemin et sont trop indolents pour le suivre, celui-ci leur étant extrêmement contraignant, suivant leur maladie. Isaïe dit de ces gens : « Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière et la lumière en ténèbres, qui changent l’amer en doux et le doux en amer ». À leur propos, il est dit : « qui abandonnent les droits chemins pour suivre les routes ténébreuses ». Quel est le remède pour ceux dont l’âme est malade ? Ils doivent se rendre chez les sages, qui sont les médecins de l’âme, et ils guériront leurs maladies en leur inculquant les traits de caractère [qu’ils doivent acquérir] jusqu’à ce qu’ils retournent dans le droit chemin. Concernant ceux qui sont conscients de leurs mauvais traits, mais n’ont pas recours au sage pour guérir ceux-ci, Salomon dit : « sagesse et morale excitent le dédain des sots ».

2. Comment se fait leur cure ? Celui qui est irascible, on l’exhorte à se maîtriser [de telle manière], que même s’il est frappé ou injurié, il ne ressentira aucun affront. Il devra se comporter longtemps de cette façon, jusqu’à ce que son tempérament colérique soit éradiqué. S’il est arrogant, il devra s’accoutumer à endurer l’humiliation, s’asseoir plus bas que chacun, porter des loques qui font honte à celui qui les porte, et ainsi de suite, jusqu’à ce que l’arrogance soit déracinée de son cœur, et qu’il revienne au juste milieu, qui est le bon chemin. Quand il aura regagné le chemin du milieu, il suivra celui-ci durant toute sa vie. C’est de cette manière qu’il procédera pour tous les autres traits de caractère. S’il se trouve à un extrême, il devra prendre la direction de l’extrême opposé et suivre celui-ci pendant une longue période jusqu’à ce qu’il regagne le bon chemin, qui est le juste milieu dans chaque trait de caractère.

3. Il y a certains traits de caractère par rapport auxquels il est défendu de suivre le [chemin du] milieu. [Au contraire, il convient de] fuir un extrême pour l’autre. Telle l’arrogance : il ne convient pas simplement d’être modeste, mais d’être extrêmement humble. C’est la raison pour laquelle il est dit de Moïse notre maître qu’il était « extrêmement modeste », non simplement modeste. Nos sages nous ont ainsi exhortés : « Sois très, très humble ». Ils dirent également que qui est arrogant nie l’essentiel [de notre religion], comme il est dit : « ton cœur s’enorgueillira, et tu oublieras l’Eterne-l, ton D.ieu ». Ils ont encore dit : « Que soit mis au ban celui qui a même un brin d’orgueil ». La colère aussi, est un trait de caractère très mauvais, qu’il convient de fuir au plus haut point. [L’homme] doit s’appliquer à ne jamais être en colère, même pour quelque chose qui justifierait la colère. S’il souhaite inspirer la crainte à ses enfants et à sa maisonnée, ou à la communauté dont il est à la tête, et désire se mettre en colère contre eux, afin qu’ils amendent leur conduite, il doit faire un semblant de colère afin de les punir, tout en étant calme intérieurement, comme un homme qui mime une personne en colère sans être lui-même en colère. Les sages d’antan dirent : « Qui est en colère est considéré comme s’il s’adonnait au paganisme ». Ils dirent [également] : « Qui se met en colère, s’il est un sage, sa sagesse le quitte, et s’il est un prophète, son don prophétique le quitte ». Ceux qui ont une tendance coléreuse, leur vie n’est pas une vie. C’est pourquoi, les sages nous ont enjoints de fuir la colère au point de devenir insensible même aux choses qui provoquent la colère ; ceci est le bon chemin. Telle est la voie des justes : ils subissent l’humiliation mais n’humilient pas, ils essuient des affronts et ne répliquent pas, ils agissent par amour [de D.ieu] et se réjouissent dans les souffrances. L’Ecriture dit à leur propos : « et ceux qui L’aiment rayonneront comme le soleil dans la gloire ».

4. Il convient de s’habituer au silence et ne s’entretenir que de sujets de sagesse ou ayant trait aux besoins de l’existence. On dit de Rav, le disciple de notre saint maître [Rabbi Juda le Prince], que toute sa vie durant, il n’eut jamais de conversation futile – [genre de propos qui] constituent la majorité des conversations des gens. Il ne convient même pas de multiplier les discussions sur les besoins du corps. Ainsi les sages nous ont-ils exhortés : « Qui parle excessivement provoque la faute ». Ils dirent [également] : « je n’ai trouvé de meilleur pour le corps que le silence ». Et de même, en matière de Torah et de sagesse, les paroles d’un homme doivent être brèves, mais débordantes de sens ; c’est [cette idée] les sages ont exprimée dans leur recommandation : « Un homme doit toujours enseigner à ses disciples laconiquement ». Mais lorsque ses paroles sont nombreuses, et pauvres en sens, c’est de la bêtise, dont il est dit : « Car les songes naissent de l’abondance des soucis, et la voix du sot se reconnaît à l’abondance de ses paroles ».

5. La clôture de la sagesse est le silence. C’est pourquoi, il ne convient pas de répondre hâtivement, ni de parler excessivement. On doit enseigner à ses disciples dans la tranquillité et le calme, sans crier, et sans prolixité. C’est [le sens de] ce que dit [le roi] Salomon : « Les paroles des sages avec douceur sont écoutées ».

6. Il est défendu d’employer des paroles mielleuses et la flatterie. On ne doit pas dire une chose alors que l’on pense le contraire. L’intérieur et l’extérieur [de la personne] doivent être en parfaite conformité ; c’est ce que l’on a dans le cœur que l’on doit exprimer. Il est défendu de se jouer des autres, même d’un non juif. Quel est le cas ? On ne doit pas vendre à un non juif de la viande [d’un animal] qui n’a pas été abattu rituellement en lui faisant croire que c’est de la viande [d’un animal] abattu rituellement, ni une chaussure [faite à base de peau] d’un [animal] mort naturellement à la place d’une chaussure [faite à base] d’un [animal tué] par abattage rituel [qui est plus résistante]. On ne doit pas insister pour qu’un ami mange chez soi tout en sachant qu’il déclinera [l’invitation], ni le forcer à accepter un présent tout en sachant qu’il refusera. On ne doit pas [feindre d’]ouvrir pour lui des tonneaux [de vin] que l’on doit [de toutes les façons] ouvrir pour la vente afin de lui faire croire qu’on les ouvre en son honneur. Même une seule parole de flatterie ou de bluff est défendue. [Au contraire, on doit toujours tenir] des propos intègres, [avoir] un esprit droit, un cœur pur, immaculé de toute injustice et ruse.

7. Un homme ne doit pas se livrer à la plaisanterie et à la nargue, ni être mélancolique et morne, mais être joyeux. Telle est la sentence des sages : « la plaisanterie et la légèreté conduisent l’homme à l’impudicité ». Ils [les sages] nous ont enjoints de ne pas nous livrer au rire immodérément, sans être [toutefois] triste et morne, mais [au contraire,] d’accueillir chacun amicalement. Et de même, il ne faut pas nourrir de trop grands désirs – à la course après la richesse – ni être triste et oisif. Plutôt, il doit être satisfait [de ce qu’il a] : avoir un peu une occupation professionnelle et se dévouer à l’étude de la Torah, et se réjouir du peu qui est sa part. Il ne doit pas être querelleur, jaloux, cupide ou ambitieux. Telle est la sentence des sages : « la jalousie, la cupidité, et l’ambition retirent l’homme du monde ». En règle général, il convient de suivre le juste milieu dans chaque trait de caractère, de sorte que tous ses traits se situent au juste milieu. C’est ce que dit [le roi] Salomon : « Aplanis [pèse] avec soin le sentier que foule ton pied, pour pouvoir cheminer en sûreté ».

Israel : A partir de la semaine prochaine,  interdiction de sortir de son domicile du vendredi matin au dimanche matin

Israel : A partir de la semaine prochaine, interdiction de sortir de son domicile du vendredi matin au dimanche matin

Netanyahu travaillera avec le président du Comité de la Constitution pour accélérer l’adoption de la loi autorisant les fermetures le week-end, à partir de la semaine prochaine.

 

Un nouveau plan gouvernemental visant à imposer des blocages à l’échelle nationale chaque week-end ne sera mis en place qu’à partir de la semaine prochaine, pas ce week-end.

Plus tôt jeudi , il a été signalé que le forum ministériel dirigé par le Premier ministre Benyamin Netanyahu avait approuvé un plan visant à imposer de nouvelles restrictions pour lutter contre le coronavirus, y compris un confinement nationales imposées chaque week-end.

Contrairement aux rapports initiaux, cependant, le verrouillage du premier week-end ne sera imposé que la semaine prochaine.

Le gouvernement doit se réunir jeudi à 20 h 30 pour délibérer sur les restrictions proposées, qui comprennent la fermeture des restaurants sur place – avec des services de livraisons et la fermeture des piscines publiques, des plages, des gymnases et des colonies d’été.

Le ministère de l’Éducation s’est opposé au plan de fermeture des programmes d’été, notant que seulement 895 élèves sur un total de plus de 700 000 étaient infectés.

De plus, les offices dans les synagogue seront limités à 10 personnes, tandis que les rassemblements en plein air seront limités à 20 personnes.

Mais les fermetures du week-end, qui interdiraient de sortir de son domicile du vendredi matin au dimanche matin, sauf pour les «besoins essentiels», notamment l’épicerie et les médicaments, ne seront pas imposées sans l’adoption d’une nouvelle législation à la Knesset.

Netanyahu s’est entretenu avec le député Yaakov Asher (judaïsme de la Torah unie), qui dirige le comité de la constitution de la Knesset, dans le but d’accélérer l’adoption d’un projet de loi autorisant le gouvernement à imposer un confinement chaque week-end.