VIDEO. 70 ans – 70 événements : Un été mémorable de 1960, la visite du Rabbi au Camp Gan Israël

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Pour célébrer les soixante-dix ans de leadership du Rabbi, le JEM présente une initiative mettant en valeur l’influence durable du Rabbi.

Soixante-dix courts métrages explorant différents événements, idées ou personnalités impactés par le Rabbi.

Regardez, apprenez et soyez inspiré.

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Mystérieuses séries d’explosions en Iran : Nouvelle explosion dans une centrale électrique, dimanche

Mystérieuses séries d’explosions en Iran : Nouvelle explosion dans une centrale électrique, dimanche

Les nouvelles de l’État iranien font état d’une explosion due à un équipement défectueux, aucune victime.

Une explosion a frappé dimanche une centrale électrique dans la province d’Ispahan, au centre de l’Iran, a rapporté l’agence de presse officielle IRNA, affirmant qu’elle était due à un équipement défectueux et n’avait fait aucune victime.

Un « transformateur usé … de la centrale thermique d’Isfahan d’Isfahan a explosé vers 5 heures du matin aujourd’hui », a déclaré à l’agence le directeur général de la compagnie d’électricité d’Ispahan, Said Mohseni.

L’installation est revenue à des conditions de travail normales après environ deux heures et l’alimentation électrique d’Ispahan n’a pas été interrompue, a-t-il ajouté.

La semaine dernière, sept navires ont pris feu dans le port de Bushehr et une explosion s’est produite dans une usine chimique de la province de Razavi Khorasan, dans l’est de l’Iran.

Ces incidents étaient les derniers d’une série d’événements mystérieux, qui ont commencé le 30 juin.

  • Une explosion de gaz a secoué samedi un immeuble résidentiel à Téhéran, en Iran, blessant une personne, a rapporté l’ ISNA semi-officiel iranien .
  • Vendredi, l’IRIB a rapporté qu’une explosion avait été entendue dans l’ouest de Téhéran et que l’électricité avait été coupée dans la zone autour de laquelle l’explosion s’est produite.
  • Le 7 juillet, deux personnes ont été tuées dans une explosion dans une usine de Téhéran .
  • Le 2 juillet, une explosion a gravement endommagé la centrale nucléaire de Natanz.
  • En juin, une explosion près d’un complexe militaire dans la région de Parchin au sud-est de Téhéran a secoué la capitale iranienne. Les autorités ont imputé cette explosion aux «réservoirs de gaz qui fuyaient».
  • Le 30 juin, 13 personnes ont été tuées dans une explosion dans un centre médical de Téhéran. Le sous-gouverneur de Téhéran, Hamid Reza Goudarzi, a déclaré à la télévision d’État que l’explosion avait été causée par une fuite de gaz.
Etude quotidienne du Rambam – 3 chapitres : #10 – Lois relatives à la conduite morale, Chap. 6 et 7 et Lois relatives à l’étude de la Torah chap.1

Etude quotidienne du Rambam – 3 chapitres : #10 – Lois relatives à la conduite morale, Chap. 6 et 7 et Lois relatives à l’étude de la Torah chap.1

 

הלכות דעות פרקים ו-ז

 

Lois relatives à la conduite morale : Chapitre Six

1. Il est naturel d’être influencé, dans son caractère et sa conduite, par ses voisins et amis, et de suivre les habitudes des habitants de sa ville. Aussi convient-il de s’associer aux justes, et de toujours fréquenter la compagnie des sages, afin d’apprendre de leur conduite, et de fuir les méchants qui marchent dans l’obscurité, afin de ne pas être influencé par leurs pratiques. C’est ce que dit [le roi] Salomon : « Celui qui fraie avec les sages deviendra sage ; celui qui fréquente les sots deviendra mauvais ». Il est dit [également] : « Heureux l’homme qui ne suit point les conseils des méchants, qui ne se tient pas dans la voie des pécheurs ». Et de même, s’il vit dans un pays où les coutumes sont pernicieuses, et les habitants ne marchent pas dans le droit chemin, il doit quitter [cet endroit] pour un lieu où les gens sont justes, et suivent les chemins du bien. Et si tous les pays qu’il connaît personnellement ou dont il a ouï dire suivent un mauvais chemin, comme à l’époque actuelle, ou si les campagnes militaires ou la maladie l’empêchent de se rendre dans un pays ayant une bonne conduite, il devra vivre dans la solitude, comme il est dit : « de s’asseoir solitaire en se résignant silencieusement ». Et s’ils [les habitants de son pays] sont de mauvais pécheurs qui ne le laissent pas vivre dans le pays à moins qu’il se mêle à eux et adopte leur mauvaise conduite, il devra se retirer dans les cavernes, les buissons, ou les déserts, et ne pas suivre le chemin des pécheurs, comme il est dit : « Qui me transportera dans le désert, dans un refuge de voyageurs ».

2. Il est un commandement positif de s’attacher aux sages et à leurs disciples, afin de prendre leur exemple, comme il est dit : « attache-toi à Lui ». Or, est-il possible à l’homme de s’attacher à la Présence Divine ? Voici ce qu’ont dit les sages, en explication de ce commandement : « Attache-toi aux sages et à leurs disciples ». C’est pourquoi, un homme doit faire effort pour épouser la fille d’un érudit, et marier sa fille avec un érudit, manger et boire avec les érudits, leur donner l’opportunité de faire des affaires [en gérant leur argent], et s’unir à eux de toutes les manières possibles. Voici ce qu’ont dit les sages : « assis-toi dans la poussière de leurs pieds, et bois avec avidité leurs paroles ».

3. Il incombe à chacun d’aimer chaque juif comme soi-même, comme il est dit : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». C’est pourquoi, il convient de faire l’éloge [de son prochain] et de prêter attention à ses biens comme l’on prête attention à ses propres biens et d’être soucieux de son honneur. Celui qui se glorifie en humiliant un autre n’a pas de part au monde à venir.

4. Aimer le converti qui vient et entre sous les ailes de la Présence Divine est [l’accomplissement de] deux commandements positifs : premièrement, parce qu’il est inclus parmi le prochain [que la Thora nous a enjoints d’aimer], et deuxièmement, parce qu’il est un converti, et la Thora dit : « vous aimerez le converti ». [D.ieu nous] a ordonné d’aimer le converti comme Il [nous] a ordonné d’aimer Son Nom, comme il est dit : « Tu aimeras l’Eterne-l ton D.ieu ». Le Saint Béni soit-Il Lui-même aime les convertis, comme il est dit : « Qui aime le converti ».

5. Qui nourrit en son cœur une haine contre un autre juif transgresse un commandement négatif, comme il est dit : « Tu ne haïras pas ton frère en son cœur ». [La transgression de] ce commandement positif n’est [néanmoins] pas punie de flagellation, car elle n’implique pas d’acte. La Thora [dans ce verset] n’a mis en garde que contre la haine dans le cœur. En revanche, celui qui frappe ou injurie son prochain, bien qu’il n’en ait pas le droit, ne contrevient pas [à l’injonction] « Tu ne haïras pas ».

6. Quand un homme commet une faute envers un autre, il [la victime] ne doit pas le haïr et garder le silence, comme il est dit, concernant les méchants : « Absalon n’adressa pas une parole, mauvaise ou bonne, à Amnon, car il l’avait pris en haine ». Plutôt, il est de son devoir de l’informer et de lui dire : « Pourquoi m’as-tu fait ceci ? Pourquoi as-tu fauté de telle façon envers moi ? ». Ainsi, il est dit : « Tu réprimanderas ton prochain ». S’il se repent et lui demande pardon, il doit lui pardonner, et ne doit pas être cruel, comme il est dit : « Et Abraham pria D.ieu… » [pour le pardon d’Avimelekh].

7. Qui voit son prochain commettre une faute ou marcher dans un mauvais chemin a le devoir de le ramener au droit chemin et de lui signaler qu’il faute par ses mauvaises actions, comme il est dit : « Tu réprimanderas ton prochain ». Celui qui réprimande autrui – pour le tort qu’il lui a fait [cf. § précédent] ou pour une faute qu’il a commise envers l’Omniprésent – doit l’admonester en privé, lui parler doucement et tendrement, lui montrer qu’il ne lui parle que pour son bien pour lui permettre d’avoir accès à la vie du monde futur. S’il [le pécheur] accepte les réprimandes, très bien ; dans le cas contraire, il doit le réprimander une seconde, et une troisième fois. Ainsi, il a l’obligation de le réprimander jusqu’à ce que le pécheur le frappe et lui dise : « Je refuse d’écouter ». Qui a l’opportunité d’empêcher un mal et ne le fait pas est puni pour la faute de tous ceux qu’il aurait pu empêcher.

8. Qui adresse des réprimandes à un autre ne doit pas au début parler avec dureté et ainsi lui faire honte, comme il est dit : « et tu n’assumeras pas de péché à cause de lui ». Nos sages ont expliqué : « Nous aurions pu supposer qu’il convient de réprimander le pécheur au point que son visage change de couleur [qu’il pâlisse de honte], le verset précise donc : “Tu n’assumeras pas de péché à cause de lui” ». Nous en déduisons qu’il est défendu de faire honte à un juif, notamment en public. Bien que celui qui fasse honte à un autre ne soit pas puni de flagellation, c’est là une grande faute. Voici ce que les sages ont dit : « Celui qui fait pâlir son prochain en public n’a pas part au monde futur ». Aussi doit-on prendre garde de ne pas faire honte à autrui – jeune ou plus âgé – publiquement. On ne doit pas l’appeler par un nom dont il a honte, ni relater devant lui un fait qui l’humilie. Dans quel cas cela s’applique-t-il ? Pour [une faute commise] envers autrui. En revanche, pour [une faute commise] envers D.ieu, s’il ne se repent pas [après avoir été réprimandé] en privé, on lui fait honte en public, on publie sa faute, on le vilipende, on lui fait des affronts, et on le maudit jusqu’à ce qu’il regagne le droit chemin ; c’est ainsi que firent tous les prophètes d’Israël.

9. Si celui qui a été préjudicié par un autre ne désire pas le réprimander, ni lui adresser la parole, car le pécheur est un homme commun ou a des problèmes mentaux, et lui pardonne en son cœur, sans lui garder rancune, ni le réprimander, ceci est le trait du pieux. La Thora s’est seulement opposée au fait d’éprouver du ressentiment.

10. Il est une obligation d’être particulièrement attentif aux orphelins et aux veuves, parce que leurs âmes sont extrêmement abattues et leur esprit est bas. Même s’ils sont riches, même s’il s’agit de la veuve et des orphelins d’un roi, nous sommes mis en garde les concernant : « N’humiliez jamais la veuve, ni l’orphelin ». Comment doit-on se conduire envers eux ? On doit toujours leur parler tendrement et montrer de la courtoisie. On ne doit ni les faire souffrir physiquement par un dur travail, ni moralement par des paroles dures. Il convient de prendre soin de leurs biens plus que de ses propres biens. Qui les irrite ou les met en colère, leur fait de la peine, les tyrannise ou leur cause une perte d’argent, est coupable d’une transgression, et a fortiori celui qui les bat ou les maudit. Bien que la peine de flagellation ne soit pas prévue pour [la transgression de] cet interdit, le châtiment [du contrevenant] est explicitement mentionné dans la Thora : « Mon courroux s’enflammera et Je vous ferai périr par le glaive ». « Celui Qui a dit et le monde fut » a conclu une alliance avec [les veuves et les orphelins :] à chaque fois qu’ils crient à cause de la violence [qui leur est faite], ils sont exaucés, comme il est dit : « quand sa plainte s’élèvera vers Moi, assurément, J’entendrai sa plainte ». Dans quel cas cela s’applique-t-il ? S’ils sont tourmentés à des fins égoïstes. Mais si un maître punit [un enfant orphelin] afin de lui enseigner la Thora ou un métier ou le conduire dans le droit chemin, cela est permis. Même alors, il ne doit pas les traiter comme les autres, mais faire des distinctions en leur faveur : les diriger avec douceur et la plus grande tendresse, et avec courtoisie, qu’ils soient privés de père ou de mère, comme il est dit : « car le Seigneur prend en main leur cause ». Jusqu’à quel âge sont-ils considérés comme orphelins de ce point de vue ? Jusqu’à ce qu’ils n’aient plus besoin d’un adulte pour subvenir à leurs besoins, les éduquer, et prendre soin d’eux, et sont à même de pourvoir à tous leurs besoins, comme des adultes.

Lois relatives à la conduite morale : Chapitre Sept

1. Celui qui colporte [des histoires sur] un autre transgresse un interdit, comme il est dit : « ne va point colportant parmi les tiens ». Bien que [le contrevenant à] cette interdiction ne soit pas passible de flagellation, c’est une grande faute, qui cause la mort de nombreux juifs. C’est pourquoi, il est dit juste après : « tu ne te tiendras pas sur le sang de ton prochain » ; va, apprends ce qui est arrivé à [cause du rapport de] Doeg l’Édomite [à propos des cohanim de Nov].

2. Qu’est-ce que le « colporteur » ? Celui qui porte des nouvelles et chez l’un et l’autre, disant : « Voici ce qu’a dit untel », « Voici ce que j’ai entendu à propos d’untel ». Bien que cela soit vrai, il détruit le monde. Il y a une faute bien plus grave que cela et qui est incluse dans cette interdiction : la médisance, c’est-à-dire le fait de raconter des choses défavorables à propos d’un autre, malgré la véracité [de ses propos]. En revanche, celui qui tient des propos mensongers [à l’égard d’autrui et lui porte préjudice] est appelé « diffamateur ». Mais le médisant est s’assoit et dit : « Voici ce qu’a fait untel », « Voici ce qu’ont fait ses pères », « Voici ce que j’ai entendu à son sujet », et relate des choses défavorables. À ce sujet, l’Écriture dit : « Que l’Eterne-l supprime toutes les langues mielleuses, les lèvres qui s’expriment avec arrogance ».

3. Les sages ont dit : « Pour trois fautes, l’homme se voit infliger un châtiment en ce monde, et n’a pas part au monde futur : l’idolâtrie, les rapports interdits, et le crime, et la médisance équivaut à elles toutes ». Plus encore ont dit les sages : « Celui qui médit est considéré comme s’il niait l’essentiel [de notre religion], comme il est dit : « Ceux qui disent : “Par notre langue, nous triomphons, nos lèvres sont nos forces : qui serait notre maître ? ». Les sages ont dit encore : « La médisance tue trois personnes : celui qui la dit, celui qui l’accepte, celui sur qui portent [les propos] ; [cela nuit à] celui qui l’accepte plus qu’à celui qui la dit ».

4. Certaines choses sont de la poussière de médisance. Qu’est-ce cela ? [Celui qui dit :] « Qui aurait pu dire qu’untel deviendrait tel qu’il est aujourd’hui ? » ou dit : « Ne parlez pas d’untel ; je ne voudrais pas raconter ce qui s’est passé », ou des propos semblables. Le fait de faire l’éloge d’un ami en présence de ses ennemis est [également une forme de] poussière de médisance, car cela les encouragera à tenir des propos infamants à son égard. À ce sujet, [le roi] Salomon dit : « Assourdir de grand matin son prochain avec de bruyants saluts, c’est comme si on lui disait des injures », car de ce bien, découlera un mal. De même, celui qui tient des propos médisants par plaisanterie et légèreté, c’est-à-dire sans parler avec haine. C’est ce que [le roi] Salomon dit, dans sa sagesse : « Comme un dément qui lance des brandons, des flèches meurtrières, ainsi fait l’homme qui dupe son prochain et dit : “Mais je plaisantais !” ». De même, celui qui tient des propos médisants avec ruse, c’est-à-dire innocemment, comme s’il ne savait pas que cela est de la médisance, et lorsqu’on l’arrête, il répond ignorer que cela est de la médisance ou qu’untel est impliqué.

5. La médisance est aussi bien le fait de tenir des propos médisants [envers autrui] en sa présence ou non, que de tenir des propos qui, s’ils sont ébruités, lui causeront un préjudice physique ou financier, ou même [tout simplement] du tourment ou de la peur. Si de tels propos sont tenus en présence de trois personnes, [on considère que] le fait est déjà devenu connu du public. Et si l’un des trois raconte [à son tour ce qu’il a entendu], [il] n’est pas [coupable] de médisance, pourvu qu’il n’ait pas l’intention d’ébruiter davantage [le fait].

6. Tous les individus [susmentionnés] dont des médisants, dans le voisinage desquels il est défendu de résider. A fortiori est-il défendu de s’asseoir avec eux et d’écouter leurs propos. La sentence contre nos aïeux dans le désert ne fut scellée qu’à cause de la médisance.

7. Celui qui se venge transgresse une interdiction, comme il est dit : « tu ne te vengeras pas ». Bien que la flagellation ne soit pas prévue pour [la transgression de cette interdiction], c’est un très mauvais trait de caractère. Il convient à l’homme de faire abstraction de ses sentiments dans toutes les choses profanes ; l’homme doté de discernement est conscient que ce sont des choses vaines et sans valeur, pour lesquelles il ne sied pas de prendre vengeance. Qu’est-ce que « se venger » ? Son ami lui dit : « Prête-moi ta hache », et il lui répond : « Je ne te la prêterai pas ». Le lendemain, c’est à son tour d’avoir besoin [d’une faveur] de la part [de son ami], et il lui dit : « Prête-moi ta hache », et lui [son ami] lui répond : « Je ne te la prêterai pas, de la même manière que tu ne me l’as pas prêtée quand je te l’ai demandée » ; cela est une vengeance. Plutôt, lorsqu’il lui demande [un service], il doit lui offrir sincèrement, et ne pas rendre l’impolitesse dont il a été l’objet. Ainsi, [le roi] David, exprimant ses bons sentiments, dit : « si j’ai rendu la pareille à qui m’a fait du mal, et dépouillé, etc. »

8. Et de même, qui garde rancune contre un juif transgresse un commandement négatif, comme il est dit : « ni ne garde rancune aux enfants de ton peuple ». Qu’est-ce que « garder rancune » ? Réouven dit à Chimone : « Loue-moi cette maison » ou « Prête-moi ce bœuf », et Chimone refuse. Quelques jours après, Chimone vient chez Réouven lui emprunter ou lui louer [un bien], et Réouven lui dit : « Voici, je te prête, je ne suis pas comme toi, je ne te traite pas comme tu [m’]as traité ». Celui qui agit ainsi contrevient à [l’interdiction] : « tu ne garderas pas rancune ». Plutôt, il doit en effacer le souvenir de son cœur et ne pas garder rancune. Car tant qu’il nourrit une rancune et garde celle-ci en son esprit, peut-être de la vengeance en découlera. Aussi la Thora a-t-elle réprouver la rancune, de sorte que le tord [qui lui a été causé] soit effacé de son cœur et qu’il ne s’en souvienne plus. Ceci est un trait de caractère droit, qui rend possible une vie civilisée et des rapports sociaux.

Fin des lois relatives à la conduite morale, avec l’aide de D.ieu

Lois relatives à l’étude de la Thora

Elles comprennent deux commandements positifs, dont voici le détail :
1. Étudier la Thora.
2. Honorer ceux qui l’étudient et la connaissent.L’explication de ces lois se trouve dans les chapitres que voici :Chapitre Premier

9. Les femmes, les esclaves, et les mineurs sont exempts [de l’obligation] d’étudier la Thora. Toutefois, le mineur, son père a l’obligation de lui enseigner [la Thora], comme il est dit : « Vous l’enseignerez à vos enfants pour en parler ». Une femme n’a pas l’obligation d’enseigner [la Thora] à son fils, car c’est celui qui a l’obligation de l’étudier qui a l’obligation de l’enseigner.

10. De même qu’un homme a l’obligation d’enseigner [la Thora] à son fils, ainsi, il a l’obligation de l’enseigner au fils de son fils, comme il est dit : « Faits les connaître à tes fils et aux fils de tes fils ». [L’obligation de perpétuer la Thora n’est pas limitée] aux fils et petits-fils ; en fait, il incombe à chaque sage du peuple juif d’enseigner [la Thora] aux disciples, bien qu’ils ne soient pas ses enfants, comme il est dit : « Tu les enseigneras à tes fils » ; par tradition orale, ils [les sages] ont appris : « tes fils », ce sont tes disciples, car les disciples sont [également] appelés « fils », comme il est dit : « Les fils des prophètes allèrent ». S’il en est ainsi, pourquoi [l’ordre de la Thora] concerne-t-il fils et petits-fils ? Pour [nous enseigner que] le fils a priorité sur le petit-fils, et son propre fils a priorité sur le fils d’un autre. [Deuxième différence :] il est une obligation de payer un instituteur pour enseigner [la Thora] à son fils [et à son petit-fils], [tandis que] pour le fils d’autrui, il n’est pas tenu de faire des dépenses.

11. Celui qui n’a pas reçu l’enseignement de son père a l’obligation d’apprendre [la Thora] dès qu’il a la capacité de comprendre, comme il est dit : « étudiez-les et appliquez-vous à les suivre ». De même, l’on trouve partout que l’étude est préalable à l’action, parce que l’étude conduit à l’action, alors que l’action ne conduit pas à l’étude.

12. S’il désire lui-même apprendre la Thora et a également un fils qui doit étudier [alors que ses moyens ne permettent qu’à l’un d’eux d’étudier, l’autre devant pourvoir aux besoins de la famille], il a priorité sur son fils. [Toutefois,] si son fils est intelligent et à même de mieux comprendre que lui ce qu’il apprend, son fils a priorité. Bien que son fils ait priorité, il ne doit pas lui-même se soustraire [à l’obligation d’étudier la Thora], car de même qu’il a l’obligation d’enseigner [la Thora] à son fils, ainsi, il a l’obligation d’étudier lui-même [la Thora].

13. Un homme doit toujours en premier lieu étudier la Thora, puis, se marier, car s’il se marie d’abord, il n’aura pas l’esprit tranquille pour étudier. [Néanmoins,] s’il est assailli par son penchant, il doit se marier et ensuite, il étudiera la Thora.

14. À partir de quand un père a-t-il l’obligation d’enseigner la Thora [à son fils] ? Dès qu’il [son fils] commence à parler, il lui enseigne : « La Loi que Moïse nous a enseignée […] » et [le verset] : « Écoute, Israël, [l’Eterne-l est notre D.ieu, l’Eterne-l est Un] ». Puis, il lui enseigne petit à petit, verset par verset, jusqu’à l’âge de six ou sept ans – selon sa santé – et l’emmène [alors] chez un instituteur.

15. Si l’usage local veut que l’instituteur soit payé, il [le père de l’enfant] lui paye son salaire. [Celui-ci] est obligé de payer pour l’enseignement [de son fils] jusqu’à ce qu’il connaisse toute la Thora Écrite . Là où l’usage local est de percevoir un salaire pour l’enseignement de la Thora Écrite, il est permis de percevoir un salaire pour cet enseignement. En revanche, il est défendu de percevoir un salaire pour l’enseignement de la Loi Orale, car il est dit : « Voyez, je vous ai enseigné des lois et des statuts, selon ce que m’a ordonné l’Eterne-l… » ; « De même que j’ai [Moïse] appris [la Loi Orale] gratuitement, ainsi, vous avez reçu cet enseignement de moi gratuitement. Ainsi, quand vous l’enseignerez aux générations futures, vous l’enseignerez gratuitement, comme vous l’avez reçu ». S’il ne trouve pas [un maître] qui lui enseigne gratuitement, il devra payer pour son étude, comme il est dit : « Achète la vérité ». Pourrions-nous suggérer qu’il soit payé pour l’enseigner aux autres ? Le verset dit [ensuite] : « et ne la revends pas », tu apprends donc qu’il est défendu de percevoir un salaire pour l’enseigner, bien que son maître ait demandé salaire pour lui enseigner.

16. Tout juif a l’obligation d’étudier la Thora, qu’il soit pauvre ou riche, en bonne santé, ou souffrant, jeune ou très âgé, affaibli. Même un pauvre qui subvient à ses besoins de la charité et quémande aux portes, même s’il a une femme et des enfants, il a l’obligation de fixer un temps pour l’étude de la Thora, le jour et la nuit, comme il est dit : « tu le méditeras jour et nuit ».

17. Parmi les grands sages d’Israël, certains étaient des bûcherons, d’autres des puiseurs d’eau, d’autres des aveugles, néanmoins, ils étudiaient la Thora jour et nuit et faisaient partie de la chaîne [ininterrompue] de transmission de la tradition depuis Moïse notre maître.

18. Jusqu’à quand a-t-on l’obligation d’étudier la Thora ? Jusqu’au jour de sa mort, comme il est dit : « [garde-toi] de les laisser échapper de ton cœur, tous les jours de ta vie » ; or, quand on n’étudie pas, on oublie.

19. Le temps alloué [à l’étude] doit être divisé en trois : un tiers [doit être consacré] à [l’étude de] la Thora Écrite, un tiers à [l’étude de] la Loi Orale, et un tiers à la réflexion, [c’est-à-dire] à tirer des conclusions des prémisses, faire des déductions et des comparaisons entre les concepts, étudier les règles d’herméneutique par lesquelles la Thora est interprétée, jusqu’à ce que l’on connaisse l’essence de ces règles et [que l’on sache] comment déduire le permis et l’interdit, et autres [principes] de la tradition. Cela est appelé le Talmud.

20. Comment cela ? Soit un artisan, qui consacre trois heures dans la journée à son métier, et neuf heures à [l’étude de] la Thora ; dans ces neuf heures, trois doivent être consacrées à la lecture de la Thora Écrite, trois à [l’étude de] la Loi Orale, et trois à la réflexion pour dériver une idée d’une autre. Les prophètes et les hagiographes sont inclus dans la Thora Écrite, et leur explication dans la Loi Orale. Les notions appelées le Pardess sont incluses dans le Talmud. Quand cela s’applique-t-il ? Au début de son étude. Mais quand qu’il grandit dans la sagesse et n’a plus besoin d’étudier la Thora Écrite, ni d’être toujours versé dans la Loi Orale, il lira à des moments fixes la Loi Écrite et la tradition [Loi Orale], afin de n’oublier aucune règle de la Thora, et se consacrera la majeure partie de son temps au Talmud exclusivement, selon la largesse de son esprit et la maturité de son intellect.

21. Une femme qui étudie la Thora sera récompensée [pour cela], mais [sa récompense] n’est pas semblable à celle de l’homme, parce qu’elle n’en a pas l’obligation. Quand quelqu’un accomplit un acte dont il n’a pas l’obligation, sa récompense n’est pas comme celle de celui qui accomplit son obligation, mais est inférieure à celle-ci. Bien qu’elle ait une récompense, les sages ont exhorté l’homme à ne pas enseigner la Thora à sa fille, parce que la majorité des femmes n’ont pas l’esprit disposé à l’étude, et transforment donc les paroles de la Thora en futilités, suivant la pauvreté de leur esprit. Les sages ont dit : « Celui qui enseigne la Thora à sa fille est considéré comme s’il lui avait enseigné des futilités ». Dans quel cas cela s’applique-t-il ? Pour la Loi Orale. En revanche, la Loi Écrite, il ne doit pas lui enseigner a priori, mais s’il lui enseigne, il n’est pas considéré comme lui ayant enseigné des futilités.

Deauville : L’hebdomadaire « Gallim » publie une interview du Rav Mendel Azimov, Président du Beth Loubavitch

Deauville : L’hebdomadaire « Gallim » publie une interview du Rav Mendel Azimov, Président du Beth Loubavitch

L’hebdomadaire « Gallim », newsletter du Beth Habad de Deauville, dirigée par le Rav Chmouel Lewin, a interviewé le Rav Mendel Azimov, Président du Beth Loubavitch.

Gallim

Après la disparition de votre père, le Rav Chmouel Azimov, en 2014, comment se porte le Beth Loubavitch aujourd’hui ?
B’’H il y a eu beaucoup de miracles et nous avons réussi non seulement à maintenir l’existant mais à le developper de plus en plus, nous comptons des dizaines de nouveaux Chlou’him qui se sont installés depuis!
Nous avons constaté que des structures du Beth Loubavitch existaient là où il y avait soit le potentiel, soit une grande communauté. Nous avons donc décidé de renforcer la présence de nos représentants dans certains quartiers, et nous le faisons tous les jours grâce à la Bra’ha du Rabbi et bien sûr de mon père qui veille sur nous.

Expliquez nous qui gère les Chlou’him dans le monde aujourd’hui.?
Il y a plusieurs éléments. Au départ, le Rabbi envoyait des émissaires dans les pays qui demandaient de l’aide. Ensuite, le Rabbi a instauré un système où, tous les ans, il envoyait des jeunes étudiants en Yechiva pendant un mois ou deux pour renforcer, diffuser et développer le judaïsme sur place. En fonction du retour, la question se posait de savoir si l’endroit en question était «prêt» à recevoir un Chalia’h de façon permanente et il arrivait souvent que ces jeunes qui étaient partis célibataires dans cet endroit, y revenaient en tant que Chlou’him mariés. On peut parler de stratégie dans la mesure où le Rabbi a mis en place, comme dans une armée avec des généraux et des officiers, des émissaires dans de nombreux pays en fonction des besoins et des ressources, et qui a permis au activités de de se renforcer. Grâce à D.ieu, nous sommes arrivés à un développement important.

Y a-t-il un bureau central qui finance tous les Beth Habad dans le monde?
Un Chalia’h doit savoir tout faire et ensuite, il fait ce qu’il doit en fonction de ses moyens. Le Rabbi insistait beaucoup pour que chaque émissaire soit indépendant financièrement là où il se trouve, et fasse en sorte de trouver sur place les ressources financières pour développer ses activités. Il arrive qu’au début, une partie de ses dépenses soient couvertes par le bureau central à New York mais cette aide est très ponctuelle.

Quel message adressez-vous à vos fidèles au sujet de la situation sécuritaire dans le pays ?
Nous travaillons avec les pouvoirs publics et le service de protection de la communauté juive pour faire ce qu’il faut sur le plan matériel et technique, pour parer aux inquiétudes et assurer la sécurité. Le peuple juif a toujours vécu des moments difficiles. Nous avons confiance en D.ieu et faisons au mieux pour adresser un message de confiance à nos fidèles.

 

Le Rav Chmouel Lewin, Chalia’h à Deauville

 

Quelques mots sur notre belle ville… Deauville?
Deauville est souvent appelée le 21ème arrondissement, donc reliée directement à Paris! Beaucoup de nos fidèles passent du temps à Deauville, pour les Chabbat ou les vacances … J’ai eu moi-même l’occasion avec ma famille et aussi avec mes parents de m’y rendre. On y respire l’air frais iodé et c’est très agréable! Mais je dois dire que depuis une dizaine d’années, on y respire aussi de l’air spirituel grâce à mon ami le Rav Chmouel Lewin et sa famille qui se sont implantés dans cette ville et qui font un travail remarquable avec le Beth Habad. Je leur souhaite beaucoup de succès et que nous puissions tous nous rencontrer à Jérusalem avec la venue de Machia’h Tsidkénou.

Le président iranien Hassan Rohani : « 25 millions d’Iraniens ont contracté le coronavirus »

Le président iranien Hassan Rohani : « 25 millions d’Iraniens ont contracté le coronavirus »

L’Iran, avec une population de plus de 81 millions d’habitants, a été le pays du Moyen-Orient le plus durement touché par l’épidémie.

« Jusqu’à présent, quelque 25 millions de personnes en Iran ont contracté le nouveau coronavirus », a déclaré samedi le président iranien Hassan Rohani.

« Entre 30 et 35 millions de personnes supplémentaires sont également susceptibles de contracter la maladie », a indiqué M. Rohani, citant un rapport du ministre de la Santé.

« Le rapport du ministre suggère que dans les mois à venir le nombre de personnes à hospitaliser sera deux fois plus élevé que celui des cinq derniers mois », a poursuivi M. Rohani.

Le président iranien a déclaré qu’il est probable que jusqu’à la fin de l’année iranienne actuelle, qui se terminera le 20 mars 2021, le pays sera aux prises avec la maladie.

Il a appelé les autorités sanitaires à fournir suffisamment de matériel médical et de services de traitement pour faire face à la hausse des infections par le nouveau coronavirus.

Depuis le début de la pandémie, l’Iran n’avait signalé que 271.606 cas de COVID-19 et 13.979 décès.

 

Etude quotidienne du Rambam – 3 chapitres : #10 – Lois relatives à la conduite morale, Chap. 6 et 7 et Lois relatives à l’étude de la Torah chap.1

Etude quotidienne du Rambam – 3 chapitres : #9 – Lois relatives à la conduite morale – Chap. 3-4-5

 

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הלכות דעות פרקים ג-ה

 

 

Lois relatives à la conduite morale : Chapitre Trois

1. Peut-être pourrait-on dire : « Étant donné que la jalousie, la cupidité et l’ambition et les semblables sont un mauvais chemin qui retirent l’homme du monde, je vais m’en séparer au plus haut point, et rechercher leur contraire » au point de ne pas manger de viande ou boire du vin, ne pas se marier, ne pas habiter une maison décente, ne pas porter de beaux vêtements, mais du sac et de la laine grossière, comme les prêtres païens. Ceci aussi est un mauvais chemin, qui ne doit pas être suivi. Celui qui emprunte ce chemin est désigné comme pécheur, car il est dit du nazir : « il fera expiation pour lui du péché qu’il a commis contre l’âme ». Les sages ont dit : « Si le nazir, qui s’est seulement abstenu du vin, a besoin d’une expiation, a fortiori celui qui s’abstient de chaque chose ». C’est pourquoi, les sages nous ont enjoints de ne nous abstenir que de ce dont la Thora nous a privé, et non de nous interdire, par des vœux et des serments, ce qui est permis. Telle est la sentence des sages : « Les interdictions de la Thora ne te suffisent-elles pas, que tu t’en rajoutes d’autres ! » Sont inclus également [dans cette condamnation] ceux qui jeûnent continuellement ; ils ne sont pas dans le bon chemin. Les sages ont interdit de se mortifier par le jeûne. Concernant ces [pratiques] et les [pratiques] similaires, [le roi] Salomon nous a exhortés : « Ne sois pas juste à l’excès, ne sois pas sage plus qu’il ne faut ; pourquoi t’exposer à la désolation ? ».

2. L’homme doit concentrer son cœur et toutes ses actions [vers un but unique, qui est de] connaître D.ieu, béni soit-Il. Ainsi, son repos, son lever, ses paroles doivent tous être motivés par cet objectif. Comment cela ? Lorsqu’il fait du commerce ou un travail pour recevoir un salaire, son objectif ne doit pas être simplement d’amasser de l’argent, mais de pourvoir à ses besoins, que sont le manger et le boire, le logement, et le mariage. De même, quand il mange, boit, ou a des rapports conjugaux, il doit pas simplement rechercher un profit, et ainsi manger et boire que ce qui est doux, et avoir des rapports pour son plaisir. Plutôt, il doit prendre soin de manger et boire pour la santé de son corps et de ses membres uniquement. Aussi ne doit-il pas manger tout ce que son palais désire, comme un chien ou un âne, mais uniquement des aliments qui sont bénéfiques pour le corps, qu’ils soient amers ou doux. [De même,] il ne doit pas manger les aliments qui sont mauvais pour le corps, bien qu’ils soient doux. Comment cela ? Celui qui est de constitution chaude ne doit pas manger de viande, ni de miel, et ne doit pas boire de vin, comme la métaphore [du roi] Salomon : « Manger trop de miel n’est pas bon… » Il doit boire du jus de chicorée [qui a des propriétés thérapeutiques], bien que ce soit amer. Ainsi, il mangera et boira pour des raisons thérapeutiques, afin d’être en bonne santé, car l’homme ne peut vivre que s’il mange et boit. De même, lorsqu’il a des rapports, son but doit être de maintenir son corps en bonne santé et procréer. C’est pourquoi, il ne doit pas avoir des rapports à chaque fois qu’il en a envie, mais quand il sait qu’il a besoin d’avoir une émission séminale, comme un remède, ou pour procréer.

3. Celui qui se conduit conformément à ces règles d’hygiène, avec pour unique but d’avoir un corps sain et robuste, et d’avoir des enfants accomplissant son travail et tâchant pour son propre bénéfice, n’est pas dans le bon chemin. En fait, il doit rechercher à maintenir une bonne santé physique afin que son âme soit droite [et ainsi capable] de connaître D.ieu. En effet, il est impossible de comprendre les sagesses et d’y réfléchir lorsque l’on a faim ou que l’on est malade, ou que l’on souffre d’un membre. [De même, son intention dans la procréation] doit être d’avoir un enfant qui pourra devenir un sage et un grand homme au sein du peuple juif. Qui suit ce chemin durant toute sa vie sert D.ieu incessamment, même durant ses activités commerciales, et même quand il a des rapports, car son objectif dans tout [ce qu’il fait] est de répondre à ses besoins pour avoir un corps en bonne santé, [à même de] servir D.ieu. Même lorsqu’il dort, s’il dort pour reposer son esprit et son corps, de façon à ne pas tomber malade et être incapable de servir D.ieu, son sommeil est une forme de service de l’Omniprésent, béni soit-Il. À ce sujet, les sages nous ont enjoints : « Que tous tes actes soient pour le Ciel ». C’est ce que dit [le roi] Salomon, dans sa sagesse : « Dans tous tes chemins, connais-Le, et Il redressera tes chemins ».

Lois relatives à la conduite morale : Chapitre Quatre

1. Étant donné que le maintien d’un corps en bonne santé et vigoureux fait partie des chemins de D.ieu – puisqu’il est impossible, en étant malade, de parvenir à une quelconque compréhension ou connaissance de D.ieu – il appartient à l’homme de s’éloigner de tout ce qui est nuisible pour le corps, et prendre des habitudes qui sont bénéfiques pour sa santé et sa vigueur. Ces [règles d’hygiène de vie] sont : un homme ne doit manger que lorsqu’il a faim, et boire que lorsqu’il a soif. Il ne doit pas contenir ses besoins même un instant, mais doit, dès qu’il a besoin d’uriner ou de déféquer, le faire immédiatement.

2. Il ne doit pas manger jusqu’à ce que son ventre soit plein. Plutôt, il doit manquer environ un quart à son rassasiement. Il ne doit boire au cours du repas qu’un peu d’eau, mélangée avec du vin. Lorsqu’il commence à digérer, il boit ce qu’il a besoin. Il ne doit pas boire trop d’eau, même une fois qu’il a digéré. Il ne doit pas manger avant de s’être assuré qu’il ne doit pas faire ses besoins. Il ne doit pas manger avant d’avoir fait une marche [suffisante] pour que son corps commence à se réchauffer, ou d’avoir fait un travail ou tout autre effort semblable. En règle générale, il doit soumettre son corps à un exercice physique chaque matin, jusqu’à ce qu’il commence à se réchauffer. Alors, il se repose légèrement, puis mange. Se laver avec de l’eau chaude après un effort est bénéfique. Puis, il attend un petit moment, et mange.

3. Quand on mange, il faut s’asseoir à sa place ou s’allonger sur le côté gauche ; il ne faut pas marcher, chevaucher, faire un effort, transpirer, ni se promener avant d’avoir digéré. Celui qui se promène ou fait un effort après avoir mangé s’expose à de mauvaises et graves maladies.

4. Le jour et la nuit durent vingt-quatre heures. Il est suffisant de dormir un tiers, soit huit heures, qui seront [de préférence] à la fin de la nuit, de sorte qu’il y ait du début de son sommeil lorsqu’au lever du soleil huit heures, et ainsi, il se lèvera de son lit avant le lever du soleil.

5. On ne doit pas dormir à plat ventre ou sur le dos, mais sur le côté ; au début de la nuit sur le côté gauche, et à la fin de la nuit sur le côté droit. On ne doit pas dormir peu après avoir mangé ; il faut un intervalle de trois ou quatre heures environ. Il ne faut pas [non plus] dormir le jour.

6. Les aliments laxatifs, comme les raisins, les figues, les mûres, les poires, les pastèques, les différentes sortes de melon chate et de concombres, doivent être mangés avant le repas. Il ne faut pas mêler ceux-ci au repas, mais au contraire, attendre légèrement jusqu’à ce qu’ils quittent la partie supérieure de l’estomac. Les aliments constipants, tels les grenades, les coings, les pommes et certaines poires peuvent être mangés immédiatement après le repas, mais non en quantité.

7. Lorsque l’on désire manger de la viande de volaille et de la viande d’animal, il faut commencer par la viande de volaille. Et de même, [lorsque l’on désire manger] des œufs et de la viande de volaille, il faut tout d’abord manger les œufs. [Si l’on désire manger] de la viande de menu et de gros bétail, il faut tout d’abord manger la viande de menu bétail. Il convient de toujours donner priorité à l’aliment le plus léger.

8. En été, [il convient de] manger des aliments qui refroidissent [le corps], qui ne sont pas trop assaisonnés, et utiliser du vinaigre. En hiver, des aliments qui réchauffent, très épicés [sont conseillés], [et seulement] un peu de moutarde et d’asa-foetida. Il faut ainsi adapter [son alimentation] en fonction du climat du lieu où l’on se trouve, et [choisir l’aliment] approprié à chaque endroit.

9. Certains aliments sont extrêmement nuisibles, et il convient de ne jamais en manger. Ce sont : les grands poissons [conservés] longtemps dans le sel, le fromage [conservé] longtemps dans le sel, les truffes et les champignons, la viande qui est vieille et salée, le vin du pressoir [en cours de fermentation], un met qui a été laissé jusqu’à ce qu’il dégage une odeur nauséabonde, et de même, tout aliment qui a une mauvaise odeur ou qui est très amer, ceux-ci sont pour le corps comme un poison. Certains aliments sont mauvais, mais non autant que les premiers, aussi convient-il de n’en manger qu’un petit peu, à de longs intervalles, et non d’en faire régulièrement son repas ou d’en accompagner régulièrement son repas, par exemple : les grands poissons, le fromage, le lait qui a été laissé vingt-quatre heures après avoir été trait, la viande de grands bœufs et de grands boucs, les fèves, les lentilles, les haricots du Nil, le pain à base d’orge, le pain azyme, le chou, les poireaux, les oignons, l’ail, la moutarde, et le radis long ; tous ceux-ci sont des aliments mauvais, qu’il ne convient de manger qu’en très petite quantité, [et ce,] en hiver, non en été. Les fèves et les lentilles, il ne convient pas d’en manger, ni en été, ni en hiver. Quant aux potirons, on peut en manger en été.

10. Certains aliments sont mauvais, mais non comme ceux-ci, ce sont : les oiseaux aquatiques, les jeunes pigeons, les dattes, le pain frit dans l’huile ou pétri avec de l’huile, la farine bien tamisée, au point qu’il ne reste plus de trace de son, la saumure de poisson et la sauce [huile ou graisse] de poisson mariné ; il ne convient pas d’abuser de ces aliments. Un homme qui est sage et refrène son penchant et n’est pas proie à ses désirs, et ne mange aucun des [aliments] susmentionnés, à moins qu’ils lui soient nécessaires, comme remède, est vaillant.

11. Il convient de s’abstenir de fruits d’arbres. Il ne faut pas en abuser, même s’ils sont secs, et inutile de mentionner, s’ils sont frais. Mais avant qu’ils parviennent à maturité, ils sont considérés comme des épées pour le corps. De même, les caroubes sont toujours mauvais [pour le corps]. Tous les fruits au vinaigre sont mauvais, et on ne peut en manger qu’un peu en été et dans les endroits chauds. Les figues, les raisins, les amandes sont toujours bénéfiques [pour le corps], qu’ils soient frais ou secs, et on peut en manger autant que l’on désire. Il ne faut [néanmoins] pas en manger constamment, bien que ce soient les meilleurs fruits d’arbres.

12. Le miel et le vin sont mauvais pour les enfants et bons pour les personnes âgées, surtout en hiver. En été, il faut en manger deux tiers de ce que l’on mange en hiver.

13. Il convient de faire effort pour toujours avoir les intestins relâchés, penchant légèrement vers la diarrhée. Cela est une règle médicale fondamentale : quand une personne éprouve une impossibilité ou des difficultés à évacuer les matières fécales, elle encoure de graves maladies. Comment peut-on guérir une légère constipation ? Un jeune homme devra, chaque matin, manger de l’arroche cuite assaisonnée avec de l’huile d’olive, de la sauce de poisson et du sel, sans pain, ou boire l’eau dans laquelle a été bouilli de la bette ou du chou [assaisonné] avec de l’huile d’olive, de la sauce de poisson, et du sel. [Un homme] âgé devra boire du miel dilué avec de l’eau chaude le matin, et attendre environ quatre heures pour prendre son repas. Il doit agir ainsi un jour, ou trois, quatre jours si nécessaire, jusqu’à ce qu’il guérisse.

14. Il est une autre règle fondamentale pour la santé du corps : tant qu’un homme fait des exercices et beaucoup d’efforts, et n’est pas rassasié [cf. supra § 2], et ses intestins sont relâchés, il est pas proie aux maladies, et sa force s’accroît, même s’il mange de mauvais aliments.

15. Qui est oisif et ne fait pas d’exercice, retient ses besoins, ou est constipé, même s’il mange de bons aliments et se conforme aux règles médicales, souffrira de maux toute sa vie et s’affaiblira. Un repas copieux est comme du poison pour le corps et est la principale source de maladie. La majorité des maladies qui assaillissent l’homme ne sont dues qu’aux mauvais aliments ou aux repas trop copieux, même de bons aliments. C’est ce que [le roi] Salomon dit, dans sa sagesse : « Celui qui garde sa bouche et à sa langue se préserve de bien des tourments », c’est-à-dire « celui qui garde sa bouche » de manger des mauvais aliments ou d’être rassasié, et sa langue de parler d’autre chose que ce dont il a besoin.

16. La toilette : on doit aller aux bains une fois tous les sept jours. Il ne faut pas s’y rendre immédiatement après le repas, ni lorsque l’on a faim, mais au début de la digestion. On doit se baigner tout le corps dans de l’eau chaude qui n’est pas brûlante, et [on se lave] la tête seulement avec de l’eau brûlante. Puis, l’on se baigne le corps dans de l’eau tiède, et enfin, dans de l’eau froide. On ne doit pas se laver la tête avec de l’eau tiède ou froide. Il ne faut pas prendre de bain froid en hiver. Il ne faut pas prendre de bain avant d’être en sueur et que tout le corps ait été massé. Il ne faut pas s’attarder aux bains ; plutôt, une fois que le corps transpire et a été massé, on se rince et sort. Il faut s’assurer que l’on ne doit pas faire ses besoins avant d’entrer, et en sortant. Et de même, il faut s’assurer [que l’on ne doit pas faire ses besoins] avant et après le repas, avant et après les rapports conjugaux, avant et après un exercice et un effort, avant et après le sommeil, ce qui fait au total dix fois.

17. Lorsque l’on sort du bain, il faut s’habiller et se couvrir la tête dans la pièce extérieure [de l’établissement] afin de ne pas prendre froid. Même, en été il faut prêter attention [à cela]. Une fois sorti, on attend de s’apaiser et de reposer son corps, et que la chaleur s’en aille, puis, on prend son repas. Dormir un peu après le bain et avant le repas est très bénéfique. On ne doit pas boire d’eau froide en sortant du bain, et inutile de mentionner dans le bain même. Si l’on a soif en sortant du bain et que l’on ne peut pas s’abstenir, on peut mélanger l’eau avec du vin ou du miel pour la boire. S’enduire d’huile au bain en hiver après s’être rincé est bénéfique.

18. Il ne convient pas de s’habituer à faire continuellement des saignées. Une saignée ne doit être faite qu’en cas d’extrême besoin, [et ce,] ni en été, ni en hiver, mais un peu en Nissan et un peu en Tichri. À partir de l’âge de cinquante ans, il ne faut plus pratiquer de saignée. Il ne faut pas se rendre aux bains ni partir en voyage dans la journée où l’on a fait une saignée. [On ne doit] pas non plus [faire de saignée] le jour d’un retour de voyage. Un jour de saignée, l’on doit manger et boire moins que de coutume ; il faut se reposer et non faire un effort, ni un exercice, ni se promener.

19. La matière séminale est la force du corps, sa vie, et la lumière des yeux. Plus elle est émise, plus le corps se gâte, sa force diminue, et sa vie s’abrège. C’est ce que dit [le roi] Salomon dans sa sagesse : « Ne donne pas aux femmes ta force ». Celui se livre abonnement aux rapports est pris de vieillesse [avant son temps], sa force diminue, ses yeux faiblissent, une odeur nauséabonde se dégage de sa bouche et de ses aisselles, il perd ses cheveux, ses sourcils, et ses cils, alors que les poils de sa barbe, de ses aisselles, et les poils de ses jambes poussent en abondance. [Outre cela,] ses dents tombent, et il souffre de bien d’autres maladies. Les médecins ont dit : un sur mille meurt d’autres maladies, et mille meurent d’un excès de rapports. C’est pourquoi, il convient de prêter attention à cela si l’on veut vivre en bonne santé. Un homme ne doit avoir de rapports que lorsque son corps est en bonne santé et vigoureux, et qu’involontairement il a des érections, [au point que] même lorsqu’il détourne sa pensée, cette érection subsiste ; il sent une lourdeur au niveau des reins et en dessous, les tendons des testicules semblent s’étirer, et son corps est chaud, celui-ci a besoin d’avoir des rapports, et cela est pour lui un remède. Il ne faut pas avoir de rapports alors que l’on est rassasié, ni quand on a faim, mais après la digestion. Il faut vérifier [si l’on doit faire ses besoins] avant et après les rapports. Il ne faut pas avoir des rapports debout, ni assis, ni dans l’établissement de bains, ni le jour où l’on se rend aux bains, ni le jour d’une saignée, ni un jour de départ ou de retour de voyage, ni avant, ni après.

20. Qui suit les chemins que nous avons indiqués, je garantis qu’il ne tombera jamais malade, jusqu’à ce qu’il atteigne un âge de vieillesse avancé et meure. Il n’aura pas besoin de médecin et aura un corps sain, en bonne santé, toute sa vie durant. [Ce,] à moins que son corps soit sujet à une maladie depuis sa naissance, ou qu’il ait pris l’une des mauvaises habitudes depuis sa naissance, ou qu’une épidémie ou la sécheresse sévisse dans le monde.

21. Toutes ces bonnes habitudes que nous avons exposées ne conviennent que pour une personne en bonne santé. En revanche, pour tel qui est malade, tel qui a un membre malade, ou tel qui a suivi de mauvaises habitudes pendant de longues années, d’autres mesures s’appliquent, chacun selon sa maladie, comme cela est expliqué dans les livres de médecine. Un changement d’habitude est un début de maladie.

22. Dans un endroit où il n’y a pas de médecin, il ne convient pas – pour la personne en bonne santé comme pour le malade – de s’écarter de tous les chemins que nous avons exposés dans ce chapitre, car chacun d’eux est finalement bénéfique [même pour le malade].

23. Un érudit n’a pas le droit d’habiter dans toute ville où ne se trouvent pas les dix choses suivantes : un médecin, un chirurgien, un établissement de bains, des latrines, [une source d’]eau disponible, comme un fleuve ou une source, une synagogue, un instituteur, un scribe, un trésorier d’œuvres de bienfaisance, et un tribunal qui inflige des peines de flagellation et d’emprisonnement.

Lois relatives à la conduite morale : Chapitre Cinq

1. De même qu’un sage se distingue par sa sagesse et par ses traits de caractère, dans lesquels il est différent des autres, ainsi, il doit se distinguer par ses actions – sa façon de manger, de boire, d’accomplir son devoir conjugal, de faire ses besoins, de s’exprimer, de marcher, de se vêtir, d’organiser sa vie et de faire des affaires ; tous ces actes doivent empreints d’élégance et de vertu. Comment cela ? Un érudit ne doit pas être un glouton, mais doit manger des aliments favorables à sa santé, sans en manger avec abus. Il ne doit pas cherchant à remplir son ventre, comme ceux qui se gorgent d’aliments et de boissons jusqu’à ce que leur ventre enfle. À leur sujet, il est dit : « Je jetterai des excréments sur vos visages » ; les sages ont dit : [cela fait allusion] aux hommes qui mangent et boivent [avec excès] et passent tous leurs jours comme des fêtes, disant : « Mangeons et buvons, car demain nous mourrons » ; ceci est la façon de manger des méchants. Ces tables sont réprouvées par l’Ecriture : « En effet, toutes ces tables sont couvertes de vomissures et d’immondices, pas un coin n’y échappe ». En revanche, un sage, lui, ne doit manger qu’un ou deux mets, dont il mangera la quantité nécessaire pour sa subsistance, et cela lui sera suffisant. C’est ce que dit Salomon : « le juste mange pour apaiser sa faim ».

2. Lorsqu’un sage mange le peu qui lui convient, il doit manger chez lui, à sa table. Il ne doit manger dans un magasin, ni sur la place du marché, sauf en cas d’extrême nécessité, afin de ne pas être considéré avec dédain par les autres. Il ne doit pas manger chez des ignorants, ni sur ces tables, « couvertes de vomissures et d’immondices ». Il ne doit pas fréquemment manger autre part [que chez lui], même avec des sages. Il ne doit pas prendre part à un repas où beaucoup de monde est rassemblé. Il ne lui convient que de participer à un repas lié à une mitsva, comme un repas de fiançailles ou de mariage, à condition que ce soit le mariage d’un érudit avec la fille d’un érudit. Les sages et pieux d’antan ne mangeaient pas d’un repas qui ne leur appartenait pas.

3. Lorsqu’un sage boit du vin, il ne doit boire que [la quantité suffisante] pour amollir la nourriture qu’il a dans l’estomac [et ainsi faciliter la digestion]. Celui qui se rend ivre est un pécheur, indigne, et perd sa sagesse. S’il se rend ivre en présence d’ignorants, il profane le Nom [de D.ieu]. Il est défendu de boire du vin l’après-midi, même en petite quantité, à moins que cela soit inclus dans le repas, car boire dans un repas ne rend pas ivre. Seul le vin qui fait suite au repas doit être évité.

4. Bien qu’un homme ait toujours le droit [d’avoir des rapports] avec son épouse [quand elle n’est pas nidda], il convient à l’érudit de se conduire avec sainteté, et ne pas être présent auprès de sa femme comme un coq, mais chaque nuit de chabbat, s’il en a la force. Il ne doit avoir des rapports conjugaux au début de la nuit, lorsqu’il est rassasié et a le ventre plein, ni à la fin de la nuit, lorsqu’il a faim, mais au milieu de la nuit, une fois qu’il a digéré. Il ne doit pas se conduire avec légèreté, ni tenir des propos obscènes, même dans sa conversation intime. Il est dit : « Il dira à l’homme sa conversation » ; les sages ont dit : un homme devra rendre compte même d’une parole légère qu’il a eue avec sa femme. Ils ne doivent, tous deux, être ni ivres, ni indolents, ni tristes, et elle ne doit pas être endormie. Il ne doit pas la forcer contre son gré. Plutôt, [les rapports doivent avoir lieu] avec leur consentement et joie mutuels. Il doit parler et plaisanter légèrement avec elle, afin qu’elle soit détendue, et avoir des rapports avec elle pudiquement, non effrontément, et se séparer [d’elle] immédiatement.

5. Qui se conduit de cette manière s’est non seulement sanctifié, purifié, et raffiné, mais [de plus,] s’il a des enfants, ils seront beaux et pudiques, dignes de sagesse et de piété. Qui se conduit comme le reste du peuple qui marche dans l’obscurité aura des enfants comme ces gens.

6. Les sages doivent se conduire avec une pudeur exceptionnelle. [Un sage] ne doit pas se rabaisser, ni se découvrir la tête ou le corps. Même dans les latrines, il doit être pudique, et ne doit pas se découvrir jusqu’à ce qu’il soit assis. Il ne doit pas se nettoyer avec la main droite. Il doit s’écarter de tout homme, et entrer une pièce dans une autre, une caverne dans une autre et faire ses besoins. S’il fait ses besoins derrière une clôture, il doit s’éloigner [suffisamment] pour que personne n’entende de bruit s’il a des flatulences. S’il fait ses besoins dans une vallée, il doit s’éloigner afin que personne ne le voit dénudé. Il ne doit pas parler lorsqu’il fait ses besoins, même dans un cas d’extrême nécessité. Les mêmes mesures de pudeur observées aux latrines [durant la journée] doivent être observées la nuit. Il convient de s’habituer à faire ses besoins le matin et le soir seulement, afin de ne pas [devoir] s’éloigner [pour ne pas être vu].

7. Un érudit ne doit pas crier et hurler quand il parle, comme les animaux domestiques et sauvages. Il ne doit pas trop élever la voix, mais parler doucement à tout le monde. Lorsqu’il parle doucement, il doit prendre soin de ne pas s’éloigner [pousser à l’extrême], ce qui apparaîtrait comme l’expression des gens hautains. Il doit toujours être le premier à adresser des salutations, afin d’être apprécié par les autres. Il doit juger chacun favorablement, parler positivement de chacun – et non tenir des propos infamants – aimer la paix et rechercher la paix. C’est quand il sait que ses paroles ont un effet et sont écoutées qu’il parle. Dans le cas contraire, il garde le silence. Quel est le cas ? Il ne doit pas [tenter de] calmer un ami quand celui-ci est en colère, il ne doit pas l’interroger [sur les motifs] de son vœu quand il fait celui-ci jusqu’à ce qu’il se calme. Il ne doit pas le consoler alors que son défunt se trouve devant lui, parce qu’il est soucieux jusqu’à l’enterrement. Et de même pour tout cas semblable. Il n’observe pas son ami dans un moment de déshonneur, mais en détourne ses yeux. Il ne doit pas mentir, exagérer ou minimiser [un fait], si ce n’est pour la paix et ce qui est semblable. Il ne doit pas parler avec une femme dans sur la place du marché, même s’il s’agit de sa femme, sa sœur ou sa fille.

8. Un érudit ne doit pas marcher doit, la tête haute, comme il est dit : « s’avançant le cou dressé, lançant des regards provocants ». Il ne doit pas marcher [avec de trop petits pas] le talon à côté de l’orteil, noblement, comme font les femmes et les personnes hautaines, comme il est dit : « puisqu’elles marchent à pas mesurés et font sonner les clochettes de leurs pieds ». Il ne doit pas courir dans un lieu public, comme les sots, ni être courbé, comme les bossus ; plutôt, il doit maintenir le regard vers le bas, comme lorsqu’il prie. Il doit marcher sur la place du marché [empreint de sérieux] comme un homme préoccupé par ses affaires. Dans la marche d’un homme également, il est possible de distinguer s’il est sage et réfléchi, ou s’il est stupide et sot. Ainsi, [le roi] Salomon dit dans sa sagesse : « même dans la voie où se dirige le sot, l’intelligence lui fait défaut : il dit à tous qu’il est sot » ; il montre à tous ce qu’il est, sot.

9. Les vêtements d’un sage doivent être des vêtements beaux et propres. Aucune [tache de] sang, de graisse, ou ce qui est semblable ne doit y apparaître. Il ne doit porter ni des vêtements de roi, comme les vêtements en or et en pourpre, que tout le monde contemple, ni des vêtements de pauvre qui humilient celui qui les porte, mais des vêtements moyens, beaux. Sa peau ne doit pas être visible à travers son vêtement, comme [c’est le cas des] vêtements en lin très fin fabriqués en Égypte. Ses vêtements ne doivent pas traîner sur le sol, comme les vêtements des gens hautains, mais [doivent descendre] jusqu’à son talon et ses manches jusqu’à ses doigts. Il ne doit pas laisser pendre son vêtement, parce que cela lui donne une apparence hautaine, excepté le chabbat, s’il n’a pas de vêtement de rechange. Il ne doit pas porter des chaussures rapiécées de plusieurs pièces en été. Toutefois, durant la saison des pluies, cela est permis, s’il est pauvre. Il ne doit pas sortir [le corps] parfumé ou avec des vêtements parfumés sur la place du marché. Il ne doit pas [non plus] se parfumer les cheveux. Toutefois, il est permis de s’enduire la peau d’huile pour enlever la saleté. De même, il ne doit pas sortir seul la nuit à moins qu’il ait un temps fixe pour se rendre à son étude. Tout ceci, à cause des soupçons [d’immoralité qui pourraient être portés à son égard].

10. Un érudit doit organiser sa vie convenablement : il mange, boit, et nourrit sa maisonnée selon ses moyens et sa réussite, sans se surmener [à cause de dépenses trop importantes]. Les sages nous ont enjoint en règle de bienséance de ne manger de la viande qu’avec appétit, comme il est dit : « car ton âme désireras manger de la viande ». Pour un individu en bonne santé, il suffit de manger de la viande chaque soir de chabbat. S’il est suffisamment riche pour manger chaque jour de la viande, il peut le faire. Telle est la sentence des sages : « Il convient de manger moins que l’on pourrait selon ses moyens, de se vêtir comme l’on peut, et d’honorer sa femme et ses enfants plus que l’on peut ».

11. Les hommes réfléchis ont pour coutume de tout d’abord trouver un travail pour pourvoir à ses besoins, puis, d’acheter une demeure, et enfin d’épouser une femme, comme il est dit : « quel est l’homme qui a planté une vigne et ne l’a pas rachetée ? […] quel est l’homme qui a construit une nouvelle maison mais ne l’a pas inaugurée ? […] quel est l’homme qui s’est fiancé avec une femme et ne l’a pas prise ? » Mais les sots commencent par se marier, puis, s’ils en ont les moyens, ils achètent une maison, puis, à la fin de leur vie, recherchent un travail ou vivent de la charité. De même, il est dit dans les malédictions : « Tu te fianceras avec une femme […] tu construiras une maison […] tu planteras une vigne […] », c’est-à-dire que toutes tes actions se dérouleront dans l’ordre inverse, afin que tu ne réussisses pas. Concernant la bénédiction, il est dit : « David avait du succès dans toutes ses expéditions et l’Eterne-l était avec lui ».

12. Il est défendu de renoncer à son droit de propriété [sur ses biens] ou de consacrer tous ses biens [pour le Temple], et de tomber à la charge de la communauté. On ne doit pas vendre son champ pour acheter une maison, ni [vendre] sa maison pour acheter des biens mobiliers, ou pour faire une affaire. Mais on peut vendre des biens mobiliers pour acheter un champ. En règle générale, il faut chercher à faire fructifier ses biens, et remplacer un [bien] périssable par un [bien] durable, et non d’avoir un léger profit momentané, ni s’embellir pour une perte considérable.

13. Un érudit doit diriger ses affaires honnêtement et en bonne foi. Son non est un non et son oui un oui. Dans ses comptes, il est minutieux [à répondre à ses obligations]. Lorsqu’il fait un achat, il est généreux et n’est pas dur en affaires. Il paie immédiatement son achat. Il refuse d’être caution ou dépositaire , et ne vient pas avec une procuration [chez un débiteur pour son créancier]. Dans ses affaires, il accepte des obligations qui ne lui sont pas imposées par la loi, afin de respecter sa parole et ne pas enfreindre celle-ci. Si d’autres sont jugés redevables envers lui, il est plein d’égards, et même fait grâce du montant dû. Il accorde des prêts et fait des faveurs. Il ne se mêle jamais des affaires d’un autre, et, tout au long de sa vie, n’offense personne. En bref, il fait partie de ceux qui sont persécutés mais ne persécutent pas, de ceux qui sont humiliés mais n’humilient pas. L’homme qui se comporte ainsi, l’Ecriture dit de lui : « Et il m’a dit : “Tu es mon serviteur ; Israël, c’est par toi que je me couvre de gloire” ».

Israël bat un nouveau record  : 1814 personnes infectées en 24 heures

Israël bat un nouveau record : 1814 personnes infectées en 24 heures

Trois autres personnes succombent au virus, faisant 388 morts en Israël; 25 636 personnes luttent actuellement contre le COVID-19, dont 213 dans un état grave, 58 sous ventilation. Alors que les ministres approuvent de nouvelles mesures dans le but de réduire la contagion, les restaurateurs disent qu’ils ignoreront les directives interdisant les repas en salle.

Ynet

Israël a de nouveau constaté jeudi un nombre record de nouvelles infections quotidiennes aux coronavirus, a annoncé vendredi le ministère de la Santé, avec 1 814 diagnostics.

Trois autres personnes sont décédées cette nuit, ce qui porte à 387 le nombre de décès dus à COVID-19 vendredi matin.

Vendredi, sur 58636 personnes aux prises avec le virus, 585 sont hospitalisées, dont 213 dans un état grave. 58 sont sous ventilateurs.

Lors d’une réunion de cabinet en fin de soirée, les ministres ont approuvé de nouvelles mesures destinées à lutter contre l’augmentation rapide des cas confirmés, notamment l’imposition d’un verrouillage partiel le week-end, l’interdiction des repas en salle et la fermeture des gymnases et des piscines publiques.

Certains propriétaires de restaurants ont déclaré qu’ils prévoyaient d’ignorer la directive du gouvernement de fermer les établissements sauf les plats à emporter à partir de 17 heures vendredi.

Les restaurateurs ont déclaré qu’il ne répondraient pas aux décisions prises par les ministres, qui pourraient ruiner leurs commerces. « Nous avons investi dans des actions et ne serons pas soumis à des mesures irresponsables et inexplicables prises par le gouvernement », a déclaré Asaf Lees, propriétaire de Kitchen Market, un restaurant populaire de Tel Aviv.