La parole mène à l’action : L’union fait la force – Parachat Nitsavim
Couverture : Le Rav Moché Lazar et le Rav Reouven Matusof à Calabre.
Rav Matusof, quelles ont été les conditions de la récolte cette année, et à quelle sorte d’étroguim devons-nous nous attendre ?
En premier lieu, je tiens à rassurer la communauté, nous avons été en mesure d’obtenir de très beaux étroguim de Calabre, très mehoudarim, dont certains sont également de belle taille, et ceux-ci se trouvent d’ores et déjà à Paris et en Israël où nous les diffusons également.
S’agissant des rumeurs concernant les incendies, ceux-ci n’ont jamais atteint la région où les étroguim sont cultivés. En revanche, dans la mesure où la récolte des étroguim se fait toujours au mois d’août et que, cette année, ce mois coïncide avec le mois hébraïque d’Eloul, la récolte a été relativement tardive. Ceci conjugué au fait que la maturation d’un grand nombre de cédratiers a également tardé cette année fait qu’il y a moins de « gros » étroguim que d’habitude. Toutefois, nous avons quand même pu en cueillir un bon nombre de sorte que ceux qui recherchent cette qualité seront également satisfaits (s’ils n’attendent pas pour venir). De manière générale, nous nous sommes concentrés sur le hidour dans l’aspect de la surface des étroguim ainsi que dans leur guidoul (forme), de sorte que je puis en toute confiance rassurer la communauté que cette mitsva unique où la recherche du hidour fait partie intégrante de la mitsva pourra être accomplie comme il se doit cette année. Cependant, à nouveau, il ne faut pas attendre la dernière minute.
Pouvez-vous nous rappeler un peu l’historique de votre implication dans la diffusion des étroguim et la relation avec votre chli’hout à la Lichka ?
Mon travail dans le domaine des étroguim a commencé il y a une quarantaine d’années, à l’initiative de mon ami le Rav Mendy Gourevitch, directeur de la yéchiva de Brunoy, qui assistait dans la diffusion des étroguim les célèbres ‘hassidim Rav Israël-Noa’h et son fils Rav Aharon-Yossef Blinitzky, à qui le Rav Israël Jacobson et son gendre le Rav Morde’haï Altein envoyaient les étroguim. Ceux-ci se rendaient en Calabre en chli’hout de nos Rebbéïm, puis par la suite et sur instruction du Rabbi, la surveillance et la récolte des « Etroguim Altein » sont réalisées jusqu’à aujourd’hui par les Chlou’him en Italie, le Rav Moché Lazar et le Rav Chmouel Rodal. »
L’initiative que je prenne en charge la tâche d’importer les étroguim en France fut approuvée par le grand-rabbin Binyamin Gorodetsky, fondé de pouvoir de nos Rebbéïm en Europe, en Afrique du Nord et en Terre Sainte, et j’ai ainsi commencé à expédier des étroguim de Calabre, en tant qu’importateur officiel des “Etroguim Altein” en France, dans la continuité du travail de la famille Blinitzky, fonction que j’occupe jusqu’à ce jour de manière exclusive.
Donc les étroguim ne sont pas spécifiquement du domaine de la Lichka ?
La Lichka n’assurait pas un service de diffusion d’étroguim auprès de la communauté Loubavitch. Celle-ci se fournissait auprès de Reb Israël-Noa’h et son fils Reb Aharon-Yossef, comme je l’ai rappelé. En revanche, la Lichka s’occupait d’envoyer des étroguim aux chlou’him de province et surtout derrière le Rideau de fer. Je me rappelle de cette époque où il nous fallait trouver toutes sorte de moyen pour faire parvenir des étroguim aux Juifs d’Europe de l’Est, parfois dans les valises de pilotes et d’hôtesses de l’air… Grâce à D.ieu et avec la bénédiction du Rabbi nous avons réussi. D’autre part, je me suis également occupé toutes ces années d’envoyer des étroguim de Calabre au Maroc (où mes parents étaient Chlou’him du Rabbi et où je suis né et j’ai grandi). Il y a eu bien sûr beaucoup d’obstacles au fil des années, mais là encore les bénédictions du Rabbi se sont toujours réalisées.
S’il vous fallait résumer brièvement le développement de cette aventure au cours des 40 dernières années, que diriez-vous ?
Je dirais qu’il faut considérer la chose sous deux angles : celui de la qualité et celui de la quantité.
Commençons par la quantité : s’il y a 40 ans ce sont à peine 200 étroguim de Calabre qui arrivaient en France (la plupart de Altein et une minorité de la Lichka), l’offre se chiffre aujourd’hui en milliers. Il y a également aujourd’hui de nombreux nouveaux importateurs. (Il est important de souligner que de nombreux étroguim provenant d’arbres greffés – et donc non cashers pour la mitsva – circulent sur le marché et que le consommateur doit faire particulièrement attention. Contrairement à ce qui prévalait il y a des décennies, cela ne se voit pas sur l’étrog lui-même mais sur l’arbre qui nécessite une inspection poussée pour laquelle une expertise est nécessaire.)
Cependant, ce qui constitue pour moi un développement essentiel est la capacité que nous avons développée de proposer aussi des étroguim de Calabre à bas prix, ainsi qu’avec pitom, de sorte que la plus grande partie de la communauté, ainsi que ceux pour qui le pitom est important – notamment beaucoup de sefaradim qui prennent des étroguim du Maroc pour cette raison, puisse accomplir le hidour de faire la bénédiction du loulav sur un étrog de Calabre.
S’agissant d’inclure dans l’offre des étroguim de Calabre à bas prix, je tiens à rappeler que l’initiateur de cette démarche fut le Rav Chmouel Azimov ע »ה, Chalia’h du Rabbi à Paris qui me l’a expressément demandé. Le chemin a été jalonné de multiples difficultés, mais nous avons persévéré jusqu’à ce que cela devienne une réalité. Le Rav Azimov m’avait raconté la yé’hidout avec le Rabbi de son père, le Rav ‘Haïm Hillel Azimov, dans les années 1970, dans laquelle le Rabbi avait dit qu’un jour viendrait où les étroguim de Calabre seraient disponibles en profusion, y compris avec pitom. Cette vision s’est réalisée.
Et s’agissant de la qualité ?
Là aussi il y a eu une révolution. Ceux qui s’en rappellent vous diront qu’il y a 40 ans la situation était tellement catastrophique qu’on recherchait uniquement deux qualités dans un étrog : qu’il soit de Calabre, et qu’il soit casher. Je me souviens que les rabbanim Rav Hillel Pevzner ע »ה et Rav Morde’haï Belinov ע »ה arrivaient les premiers pour faire un premier tri, et qu’au bout de celui-ci 20% des étroguim étaient déclarés non-cashers.
Au vu de cette situation, j’ai rapidement pris la décision de me rendre moi-même en Calabre et de superviser directement la cueillette et la sélection des étroguim. Bien que le Talmud nous enseigne qu’« un boulanger ne témoigne pas sur sa propre pâte », je puis tout de même dire que le niveau de beauté et de hidour des étroguim de Calabre s’est élevé de manière exponentielle par rapport à la situation qui prévalait il y a 40 ans, et que chaque année, nous travaillons à l’augmenter.
J’ajoute qu’en plus d’être les premiers dans ce secteur, nous sommes les seuls à diffuser en France des étroguim uniquement de Calabre (et non du Maroc ou d’Israël).
Pour terminer, maintenant que les étroguim sont à Paris, est-il possible de venir s’en procurer un ?
Lorsque les étroguim arrivent, il y a encore un processus d’inspection qui permet de les répartir en différentes catégories de hidour, « aleph », « aleph-aleph » etc. Cela comprend de nombreux critères : la propreté des différentes zones du étrog (le tiers supérieur, la moitié inférieure, etc), la nature des éventuelles traces (points noirs, contact avec une feuille (« bletel »), décoloration, puis la droiture et l’harmonie de la forme, la taille, etc.
Il était prévu que nous puissions commencer déjà la vente aussi bien au bureau que dans les grandes communautés Loubavitch, mais il y a quelques jours j’ai dû rentrer en quarantaine et cela a perturbé notre programme. J’espère donc que nous pourrons annoncer au début des jours de Seli’hot que le bureau de la rue Rouvet est prêt à accueillir le public, avec les précautions sanitaires qui s’imposent.
Je termine en souhaitant à toute la communauté ktiva va’hatima tova pour une bonne et douce année dans tous les domaines, avec la Guéoula immédiate et le dévoilement du Rabbi à notre tête.
Voici des photos prises ces jours-ci dans les vergers d’étroguim en Calabre montrant le Rav Moché Lazar et le Rav Reuven Matusof, ce dernier assisté également cette année par son fils le Rav Chnéour Zalman Matusof de Tsfat et par son petit-fils Mena’hem Mendel Zaltsman de Niagara Falls, Canada.

















Chaque vendredi, étude du Likoutei Si’hot avec le Rav Levi Azimov 10h30 – 11h30
Tél. : +33 0756753993 – code : 33 41 593#
Egalement EN DIRECT sur
RADIO HASSIDOUT
10h30 :: KOVETS CHABBAT PARACHAT NITSAVIM 5728 ET 5741
Le Rav Shmuel David Weissmandl, un résident de 69 ans du village de Mount Kisco, dans le nord de l’État de New York, est l’une des plus d’une douzaine de personnes décédées des inondations qui ont balayé la région de New York dans la nuit de mercredi à jeudi.
M. Weissmandl rentrait chez lui en voiture depuis le comté de Rockland lorsque sa voiture a été prise dans les eaux près du pont Tappan Zee. Il n’a pas pu sortir du véhicule et l’évacuer, et a été déclaré mort à l’arrivée des secours sur les lieux.
Au moins 44 personnes ont succombé à ces précipitations record alors que les restes de l’ouragan Ida traversaient le Nord-Est. Ces intempéries ont provoqué des crues soudaines et des coupures de courant qui ont bloqué de nombreuses personnes chez elles, ont interrompu le réseau de transport de la ville de New York et ont endommagé les infrastructures dans les zones touchées.
On ignore si le David Weissmandl s’est noyé dans les eaux ou s’il a fait une crise cardiaque en attendant les secours, selon Yeshiva World News, un site d’information orthodoxe qui a été le premier à signaler le décès.
Le Rav Shmuel David Weissmandl était le fils du Rav Michoel Dov Weissmandl, un chef religieux vénéré d’Agudath Israël qui a aidé des milliers de réfugiés polonais et de Juifs slovaques pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a également été reconnu comme le premier dirigeant juif européen pendant l’Holocauste à exhorter les puissances alliées à bombarder le camp de concentration d’Auschwitz ou les voies ferrées menant aux chambres à gaz. Il a ensuite fondé la Yeshiva de Nitra à Mount Kisco, New York.
BH
7 mini-cours sur les deux prochaines Parachiyot, pour rajouter un peu de Hassidout
avant Roch Hachana et finir l’année en beauté!
Les Parachiyot Nitsavim et Vayelekh ne sont pas jumelées cette année
(Nitsavim est lue ce Shabbat, Vayelekh est lue Shabbat prochain), elles l’étaient lors de l’enregistrement des mini-cours qui suivent.
*תש »פ – תהא שנת פדותנו*,
*שנת התגלות משיח צדקנו!*
Nitsavim – 1: Une alliance bien particulière
Nitsavim – 2: La Techouva, une force rétroactive
Nitsavim – 3: C’est tellement simple!!
Vayélèkh – 1:La fin du règne de Moché Rabélnou
Vayélèkh – 2: Les Cohanim et les trompettes
Vayélekh – 3: Si Di-eu se cache … c’est signe qu’Il est là !
Vayélèkh – 4: La lumière émane du Saint des Saints
Les médias syriens ont rapporté dans la nuit de jeudi que les systèmes de défense aérienne du pays avaient été activés à la suite d’une frappe aérienne israélienne sur plusieurs cibles à Damas.
La télévision syrienne a rapporté que les systèmes de défense avaient réussi à abattre la plupart des missiles et que seuls des dommages matériels avaient été causés.
Pendant ce temps, les habitants de Gush Dan ont signalé avoir entendu des explosions, notamment à Tel Aviv, Ramat Gan et Givatayim. L’armée israélienne enquête pour savoir si les explosions sont le résultat d’un missile anti-aérien syrien qui a percé Israël>
Il y a deux semaines, les médias syriens ont rapporté que des explosions avaient été entendues dans et autour de Damas.
La télévision d’ État syrienne Ekhbariya et l’agence de presse d’État SANA ont rapporté que les défenses aériennes syriennes étaient confrontées à une « agression israélienne » dans la campagne de Damas.
L’armée syrienne a déclaré que les systèmes de défense aérienne avaient été activés et que la plupart des missiles avaient été interceptés ».