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Ki-Tavo – Dimension profonde des remontrances Source : Likouté Si’hot volume 19, deuxième Si’ha sur Ki-Tavo
Pour l’élévation de l’âme de René Ma’hlouf Klein ben David et Esther Sellem
Au commencement de la Paracha Ki Tavo (26, 1, 2), il est écrit que ‘les enfants d’Israël, après qu’ils aient conquis la terre, avaient l’obligation de prendre, de leurs champs, des prémices des sept fruits de la terre (le blé, l’orge, le raisin, la figue, la grenade, l’olive et la datte), de les placer dans un panier, et de les apporter au Cohen dans le Beït-ha-Mikdache’.
Le Rabbi de Loubavitch nous enseigne que cette Mitsva des prémices est à la base de notre service divin et de l’ensemble de tous les autres commandements.
Chaque juif dès son réveil récite la prière du ‘Modé ani’. La ‘Hassidout met l’accent sur le fait qu’en récitant cette prière il remercie l’Eternel, non pas seulement parce qu’Il lui donne à nouveau la vie, mais il Le remercie de l’avoir fait juif. Aussi, nous pouvons nous interroger sur la particularité de la Mitsva des prémices. En effet, nous remercions l’Eternel, et reconnaissons Ses bienfaits tout au long de notre vie, que ce soit dans nos prières, ou que ce soit dans les Bénédictions, que nous disons tout au long du jour. Pour quelle raison la Mitsva des prémices, qui exprime aussi notre reconnaissance pour D.ieu, précède-t-elle dans notre Paracha tous les autres commandements divins ?
Le Rabbi répond que l’âme possède trois vêtements, la pensée la parole et l’action, et que la Mitsva des prémices a ceci de particulier, que lorsqu’il accomplit cette Mitsva, un juif exprime sa reconnaissance vis à vis de l’Eternel, non pas seulement par la pensée, ou par la parole, mais il l’exprime par un acte, et ‘l’acte est essentiel’. En d’autres termes, la Mitsva des prémices exprime par un acte la prière de ‘Modé ani’ que l’on dit chaque matin, en ouvrant les yeux.
Par ailleurs, le Rabbi donne le sens profond de ‘Ki Tavo’ : ‘Quand tu entreras’. En quoi notre entrée sur la Terre d’Israël est-elle si importante, et cela à tel point que la Paracha elle-même est nommée sur ce nom : ‘Ki Tavo’, ‘Quand tu entreras ‘ ?
Le Rabbi nous explique alors que toute préparation à un évènement important (en l’occurrence ici notre entrée sur la Terre d’Israël) est essentielle. En réalité, tout ce qui nous paraît comme un détail de notre existence mérite toute notre attention. Aucun détail ne peut être négligé, et chaque évènement doit être vécu de manière intense. Aussi le Rabbi souligne l’importance de nous investir totalement à chaque moment de notre existence, dans tous les évènements et dans toutes les situations de notre vie, même pour tout ce qui nous paraît de moindre importance.
Au commencement de la Paracha ‘Ki Tavo’ (26, 1, 2), il est écrit que les enfants d’Israël, après qu’ils aient conquis la Terre, avaient l’obligation de prendre des prémices des sept fruits de la terre, le blé, l’orge, le raisin, la figue, la grenade, l’olive et la datte, de les placer dans un panier, et de les apporter au Cohen dans le Beït-ha-Mikdache.
De manière profonde, le mot ‘Bikourim’ s’apparente au mot ‘Békhor’ qui signifie ‘Premier-né’. Les ‘Prémices’ représentent donc les enfants d’Israël car ils sont les ‘Premiers-nés’ de l’Eternel, ainsi qu’il est dit au début du second chapitre du Tanya de l’Admour Hazaken, dans lequel il est question de l’âme divine : ‘Les âmes Juives apparurent dans la Pensée divine, ainsi qu’il est écrit : ‘Mon fils aîné Israël’ et : ‘Vous êtes des fils pour L’Eternel votre D.ieu’.
Ainsi, d’une part, le Rabbi nous donne à comprendre que l’entrée en Terre d’Israël est essentielle car toute préparation à un évènement important est en soi un évènement important, et d’autre part, le Rabbi introduit l’enseignement selon lequel ‘l’Essence de l’âme Juive est enracinée dans l’Essence divine.
La Torah désigne les enfants d’Israël comme étant les premiers-nés de l’Eternel, car l’âme des enfants d’Israël a précédé la Création du monde. Dans le Dvar Mal’hout de la Paracha Ki Tétsé, le Rabbi nous enseigne que l’âme juive, du fait ‘qu’elle est véritablement une parcelle de divinité d’En-haut’, existait déjà avant la Création du monde et de tout ce qu’il contient. C’est à cela que se rapporte l’enseignement de Rabbi Shimon Bar Yo’haï selon lequel ‘Le Saint béni soit-Il Israël et la Torah ne font qu’Un’, et Rabbi Shimon enseigne que trois liens les unissent, l’un avec l’autre.
Il existe un lien entre le Saint béni soit-Il et la Torah, un lien entre la Torah et Israël, et un lien direct entre le Saint béni soit-Il et Israël.
Le Rabbi souligne ici que l’âme d’Israël précède la Torah, et que l’existence de la Torah ne dépend que d’Israël, car les juifs sont la raison d’être de la Torah. Ainsi, dans une situation où un juif est en danger, l’Eternel nous ordonne de transgresser la Torah, s’il doit en être ainsi pour sauver la vie de ce juif (pikoua’h néfèch).
A l’opposé, l’existence de la Torah ne dépend que des juifs, que de leur accomplissement des commandements divins, lesquels représentent la Volonté du Saint béni soit-Il. C’est ce lien, ce lien essentiel qui unit l’Eternel à chaque juif, qui représente le contenu profond de la Mitsva des prémices.
Chaque juif est le premier-né de l’Eternel, et demeure lié à Lui d’un lien éternel, et lorsqu’un Juif apporte au Temple les prémices des fruits de son champ, il remercie L’Eternel, non seulement pour les bienfaits matériels qu’Il lui dispense, et de manière plus profonde il Le remercie pour avoir fait de lui Son premier-né, pour lui avoir donné une ‘parcelle véritable’ de Lui-même par laquelle il demeure constamment lié à Lui et accomplit Sa Volonté.
Le Tsémach Tsédèk rapporte dans le ‘Or ha Torah’ sur la Paracha ‘Ki Tavo’ un enseignement de la Guémara Sotah (page 46) dans lequel les Sages de la Torah comparent les Mitsvoth à des fruits. Autour de cette idée, le Tsémach Tsédek explique que de même que la terre possède en elle-même la force de faire pousser des arbres et des fruits à l’infini, chaque Juif est capable de faire don de lui-même au-delà de toutes les limites pour sanctifier le Nom de D.ieu.
Dans le Hayom-Yom du 18 Elloul, qui est le jour de l’anniversaire du Baal Chem Tov et de l’Admour Hazaken, le Rabbi rapporte à son tour une explication du Baal Chem Tov sur le premier verset de la Paracha Ki Tavo (26, 1), qui s’accorde parfaitement à cet enseignement du Tsémach Tsédek :
‘Et ce sera quand tu arriveras sur la Terre (le Pays) que l’Eternel ton D.ieu te donne en héritage, que tu en prendras possession et que tu t’y installeras’
En effet, le Baal Chem Tov explique que la ‘Terre’ (‘Erets’) est de la même étymologie que ‘Méroutsa’ (Empressement) et ‘Ratson’ (Volonté). Dans ce cas, ‘Arriver sur la Terre que l’Eternel ton D.ieu te donne en héritage’ signifie qu’un Juif parvient, grâce à ses efforts et à son travail, à recevoir comme don de D.ieu, la Volonté.
De fait, la Volonté est un don d’en-haut, et celui qui ressent en lui-même le profond désir de s’attacher à D.ieu et d’accomplir Ses Commandements, dans la plus grande soumission et le plus grand amour, peut estimer que cette Volonté qui l’anime n’est autre qu’un don qu’il a reçu de l’Eternel.
Ainsi, le Rabbi explique dans le Hayom-Yom au nom du Baal Chem Tov, que lorsque l’on a mérité d’être animé par une telle Volonté, on doit alors ‘prendre possession et s’installer sur cette Terre que l’on a reçue en héritage’, c’est-à-dire ‘que l’on doit intérioriser ce que l’on a obtenu, en le faisant descendre ici-bas de façon définitive’.
Cette explication mérite toute notre attention. Le Rabbi souligne ici l’importance ‘d’intérioriser ce que l’on a obtenu’, c’est-à-dire que nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour faire de nous-mêmes des réceptacles capables de recevoir des dévoilements divins supérieurs. ‘Intérioriser la Volonté’ signifie dans ce cas que nous devons nous préparer pour recevoir cette force, afin que celle-ci ne soit plus comme ‘ajoutée’ à nous-même, mais qu’elle fusionne véritablement avec notre personnalité, notre intellect et nos sentiments.
Cette idée qui revient sans cesse, tout au long de l’année dans le Dvar Mal’hout et les discours ‘hassidiques du Rabbi, consiste à recevoir et à intégrer dans les limites que nous impose le corps une lumière qui dépasse totalement les limites, afin de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour provoquer la venue de notre Juste Machia’h, très bientôt et de nos jours, avec l’aide de D.ieu.
Le 18 Eloul marque l’anniversaire de deux grands luminaires de l’histoire du ‘Hassidisme. Tous deux, le fondateur du mouvement ‘hassidique, Rabbi Israël Baal Chem Tov (1698-1760) et le fondateur de la branche ‘hassidique ‘Habad, Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi (1745-1812), naquirent en ce jour.
Il est intéressant de noter que ce n’est que dans les générations récentes, et par le biais de l’influence du ‘Hassidisme ‘Habad qu’on a commencé à marquer le jour de l’anniversaire comme une occasion spirituelle significative dans la vie juive.
Bien que la Torah accorde une signification particulière à la date de naissance1, les Juifs ne lui ont pas, dans les derniers siècles, accordé une grande importance. Les dates de décès des grands Sages et Leaders du Peuple Juif sont soulignées dans le calendrier juif mais leurs dates anniversaires restent le plus souvent inconnues.
Les Rabbis de ‘Habad, cependant, ont redonné son importance à l’anniversaire, en commençant par établir la date du 18 Eloul comme une fête ‘hassidique. Ils ont mis l’accent sur le fait que le jour anniversaire d’un Sage est un jour particulièrement adéquat pour suivre son exemple et poursuivre l’œuvre de sa vie.
Ils ont également enseigné que notre propre jour d’anniversaire est un jour où nous avons une force accrue et où se présente une occasion unique pour que nous mettions en place de nouveaux projets et nous attelions à de nouveaux accomplissements. Le 18 Eloul peut donc être considéré comme l’anniversaire de l’anniversaire juif.
Mais pourquoi la date de naissance devrait-elle être considérée comme plus significative que n’importe quelle autre date ? En réalité, la société en tant qu’entité célèbre les anniversaires. Mais y a-t-il une véritable base pour de telles célébrations ?
La date du décès, et tout particulièrement celle de quelqu’un qui a mené une vie pleine et productive, peut être considérée comme le moment suprême de son impact sur le monde. En ce jour, les effets accumulés de tout ce qu’il a produit atteignent le point culminant de sa vie.2
Mais que se passe-t-il le jour de la naissance ? Bien avant que le fœtus ne quitte le giron maternel, il est un organe vivant, avec un cerveau qui fonctionne, un cœur, des membres renfermant déjà le potentiel de tous les développements et accomplissements qui vont suivre.
Et si la réalisation du potentiel est ce qui nous intéresse, alors le moment de la naissance est loin d’être une marque de maturité et de perfection. En fait, l’enfant d’un jour est, par bien des aspects, bien plus vulnérable que lorsqu’il était protégé dans l’environnement du giron maternel.
Il faudra attendre un bon nombre d’années pour que cet enfant soit en position d’actualiser son potentiel à quelque niveau significatif que ce soit.
Ainsi, encore une fois, pourquoi la naissance devrait-elle considérée comme un événement que l’on doit commémorer ou célébrer?
Vivant ou en vie ?
Pour comprendre la signification du jour de l’anniversaire, il nous faut explorer la manière dont la Halakha (la loi de la Torah) considère l’événement de la naissance.
Au premier abord, la Halakha est un code de lois et de comportements qui traite d’abord des aspects pratiques de la vie. Mais un regard plus profond révèle une philosophie et une perspective qui donnent les réponses idéologiques et spirituelles aux questions qui se posent à l’âme humaine.
Selon la loi de la Torah, un enfant qui n’est pas encore né est considéré comme « un membre de sa mère ».3 C’est pourquoi si le fœtus venait à mettre en danger la vie de sa mère, la grossesse devrait être interrompue puisque « tant qu’il n’a pas émergé dans le monde (en dehors du giron maternel), il n’est pas considéré comme une âme ».
Mais, dès l’instant où sa tête émerge, il est considéré « une âme », et le principe « on ne peut détruire une âme pour en sauver une autre » s’applique alors.4
En d’autres termes, un fœtus ne constitue pas une vie indépendante, mais une extension, bien que vivante, de l’être de sa mère, animée par l’âme de sa mère. Contrairement à un corps avec son âme propre qui assume la qualité de vie comme un état intrinsèque, le fœtus ne fait que réagir à la force extérieure de vitalité, un peu comme une machine réagit au flot d’énergie qui lui est insufflé.
Une machine peut être fabriquée pour montrer des caractéristiques de la vie : la chaleur, le mouvement, la croissance; elle peut même être programmée pour accomplir des fonctions d’intelligence et d’émotion. Mais la machine n’est pas chaude, elle est chauffée; elle ne bouge pas, on la fait bouger. Son corps reste intrinsèquement inanimé, il résiste au mouvement (et à d’autres stimulations analogues) qui lui est imposé.
De la même façon, le fœtus, n’ayant pas encore cimenté sa fusion avec sa propre âme, réagit à l’énergie vitale générée par l’âme de sa mère, mais n’est pas, de façon autonome, pleinement vivant.5
Le moment de la naissance marque le point où un corps animé mais par essence sans vie autonome, devient un être vivant. Un « membre » de la mère devient un être à part entière, une « âme ».
Le fœtus spirituel
La vie humaine, si elle doit être distinguée de la vie animale, comprend une dimension spirituelle, un ensemble de valeurs morales et d’aspirations transcendantes.
C’est pourquoi le Talmud enseigne : « Les méchants, même durant leur vie, sont considérés comme morts ».6 Une âme n’est pleinement en vie que si elle est reliée à sa source, attachée à son dessein et fidèle à sa mission dans la vie.
Mais la vie, comme on l’a dit, peut être soit un état intrinsèque soit l’effet d’une influence. Il en va de même pour la vie spirituelle : un individu peut mener une existence morale et sainte et cependant rester un fœtus spirituel, un être dont la vie spirituelle ne fait pas partie intégrante de lui-même, mais lui est imposée par une source extérieure.
Une vie spirituelle, dans son sens ultime, est la vie de celui dont la spiritualité émerge de son identité même et de sa propre définition, d’une appréciation que dans son lien avec D.ieu résident l’essence et le but de son existence.
Une personne peut toutefois mener une existence juste et une vie spirituelle, mais seulement par habitude, par pression, par peur de la punition divine ou par expectation de la récompense, par sens du devoir, pour sa « contribution » en bon citoyen du monde de D.ieu.
Le facteur commun de tous ces scénarios est que la personne et son entité spirituelle sont deux entités distinctes : l’être de la personne n’est pas défini par ses aspirations spirituelles mais par ses besoins et ses désirs matériels, en dehors desquels il « possède » également une vie spirituelle, imposée sur l’être physique par les réalités et les forces qui sont hors de sa portée.
Un tel individu n’a pas d’anniversaire car il ne possède la vie qu’au niveau fœtal. Il est vivant spirituellement, il sert le but pour lequel il a été créé, mais sa vie spirituelle lui est « fournie » par une source extérieure. Il n’a pas assez grandi pour atteindre l’état de vie intrinsèque accomplie en dehors du giron maternel.
Un avant-goût du futur
C’est pourquoi nos Sages comparent l’état du Galout (exil) présent à celui de la grossesse et la venue de Machia’h au moment qui verra notre « naissance », notre émergence dans une vie réellement digne de ce nom.7
Car le Galout est plus que l’exil d’un peuple de sa terre. C’est un état de déplacement spirituel, une obstruction de la vérité, un déplacement des priorités, une aliénation de son essence et de sa source. Dans le Galout, nous ne pouvons pas voir D.ieu et sommes donc étrangers à notre véritable être.
Dans le Galout, nous ne pouvons expérimenter la véritable vie, la véritable identification à notre moi le plus profond et notre but essentiel.
Nous ne pouvons, au meilleur des cas, qu’atteindre un lien fœtal à la source de vitalité, en nous soumettant à une vie plus grande que nous-mêmes, une vie où nous aspirons à actualiser notre comportement quotidien mais ne pouvons espérer intérioriser et intégrer notre propre existence.
C’est la raison pour laquelle la célébration des anniversaires ne fut pas une priorité de la vie juive pendant bien des générations.
Au cours des siècles de notre exil, la signification spirituelle de l’anniversaire, le passage d’une vie imposée extérieurement d’une âme pas encore née à l’état post natal d’une vie pleinement endossée, pleinement assumée n’était l’apanage que d’un nombre sélectionné de géants spirituels.
Et puis le 18 Eloul l’anniversaire renaquit
Les enseignements du ‘Hassidisme révélés dans les dernières heures de l’exil comme un avant goût de l’ère de Machia’h pénétrèrent le voile du Galout et nous réunirent à notre propre essence.
Ils vinrent transformer notre vie spirituelle la faisant passer d’une « religion » (c’est-à-dire une soumission et une réaction à quelque chose de plus grand et d’au-delà du moi) à quelque chose qui est appréhendé, expérimenté et intériorisé comme l’essence même de ce que nous sommes.
Notre véritable et ultime naissance attend la venue de Machia’h quand « la terre sera remplie de la connaissance de D.ieu comme les eaux couvrent la mer »8 et quand « l’étincelle de Divinité » qui est au cœur de l’âme humaine s’affirmera comme le siège de notre identité et l’essence de notre vie.
Mais les premiers mouvements de la naissance ont déjà commencé, enclenchés par deux grands Maîtres, nés le 18 Eloul, dont les enseignements nous donnent un aperçu de la vie en dehors du giron maternel.
NOTES
1. Voir Midrache Tan’houma, Pekudei, fin; Talmud, Meguilah 13b; Talmud de Jérusalem, Roch Hachana 3, 8.
2. Voir Tanya, Igueret HaKodech, chapitre 27.
3. Talmud, Guittin 23b.
4. Talmud, Ohalot 7, 6; ibid., Sanhedrin 72b et commentaire de Rachi. Voir également Na’hmanide sur Chabbat 107b et Niddah 44b; Meiri sur Chabbat 107b et Sanhedrin 72b.
5. Le problème de l’avortement est souvent présenté comme dépendant uniquement de la question de savoir si le foetus est une vie, auquel cas sa destruction serait un « meurtre », ou non, auquel cas cela relèverait seulement du « droit d’une femme sur son propre corps ». Il existe cependant d’autres atteintes morales que le meurtre. Certes, d’après la Torah, l’avortement n’est pas un meurtre au sens strict de supprimer une vie humaine et est donc justifié (et obligatoire) si la grossesse présente un danger pour la vie de la mère. Mais cela reste néanmoins la destruction de la vie, aussi bien de l’extension vivante de la mère que de l’ »âme » en devenir. La question du « droit de la femme » est discutable : aucun être humain, homme ou femme, n’a le droit de détruire sa propre vie, son propre corps, ni aucune parcelle de ces derniers, et la société est responsable d’empêcher de tels actes.
6. Talmud, Berakhot 18b.
7. Voir Torah Or, Béréchit p.55a et suiv.
8. Isaïe 11, 9.
9. Likoutei Si’hot vol. 24, p. 178-187.
Un nouveau mikvé pour femmes à Haditch portera le nom de la Rebbetzin Freida, fille du Alter Rebbe, tous deux enterrés dans le cimetière d’Haditch en Ukraine. Une collecte de fonds aidera à sa construction et à son entretien.
À l’anniversaire de la naissance de l’Alter Rebbe, Haï Elloul, chaque ‘hassid voudrait plus que tout être plus proche du Baal Hatanya et du Choul’han Arou’h, Rabbi Shneur Zalman de Liadi .
En temps ordinaire, la chose la plus naturelle à faire serait de prendre l’avion pour le Ohel à Haditch. Au cours de la dernière année et demie, cependant, les vols spontanés de cette nature sont la dernière chose qui vient à l’esprit… avec les tests PCR répétés, les quarantaines, les exigences de voyage spéciales et surtout une carte des pays changeant de statut de couleur plusieurs fois par semaine , les vols deviennent extrêmement difficiles.
Puisque cette réalité est inévitable, nous nous sommes assis pour une interview spéciale avec l’homme qui a l’honneur de connecter des dizaines de milliers de personnes avec le Alter Rebbe chaque année, le rabbin Shneour ZalmanDeutsch, le directeur du Ohel de Haditch et du Beth Habad.
“Pour nous, vous êtes les invités de l’Alter Rebbe, peu importe si vous êtes arrivé ici physiquement ou si vous êtes simplement avec nous en esprit, de toute façon, nous nous engageons à vous offrir une hospitalité chaleureuse!”
Comment s’est passée l’année écoulée pour vous au Ohel de l’Admour Hazaken ?
« Baruch Hachem, nous avons eu la chance d’avoir une activité accrue. Comme vous le savez, un hassid aspire toujours à être en mouvement et à progresser – il y a toujours de la place pour apporter des améliorations et étendre nos efforts. Cette année, nous avons pu rénover le Saint Ohel lui-même. Les travaux comprenaient une clôture autour de l’ancien cimetière et la rénovation de la passerelle menant au Ohel afin d’offrir aux visiteurs un maximum de confort et de sécurité. Le point culminant est, bien sûr, la création du Mikvah Freida au nom de la fille de l’Alter Rebbe qui est également enterrée ici.
Comme vous le savez, en dehors de nos opérations dans le Tziyun pour ceux qui viennent de l’extérieur de Haditch, nous servons également de Beth Habad pour la population juive locale de la ville et pour les Juifs ukrainiens en général. Si D.ieu le veut, à Haï Elloul, nous organiserons une cérémonie d’inauguration du Mikvé !
En fait, l’hospitalité n’est qu’une partie des vastes vastes activité du Beth Habad ?
« Exactement. Même l’hospitalité elle-même est souvent incorporée dans les activités de sensibilisation. Par exemple, tout au long de l’année, nous organisons des séminaires pour des groupes de jeunes juifs de toute l’Ukraine, en coopération avec les nombreux Beth Habad dispersées dans tout le pays. Même des groupes d’étudiants d’Israël et des États-Unis viennent ici dans le cadre de leurs voyages sur les traces des grands dirigeants hassidiques. Vous pouvez dire sans réserve que ce sont des visites qui changent la vie. Ils participent à des Frabrenguen, des événements, ils étudient la Torah comme préparation spirituelle pour visiter le Ohel et quand ils arrivent dans le lieu saint, cela fait une impression profonde dans leurs âmes !